LIBTAYO 350 mg, solution à diluer pour perfusion
CIS 61660291
Informations à jour au 5 décembre 2025.Version vérifiée par justelesRCP le 27 juillet 2026.
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Sommaire
Ce médicament bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché européenne centralisée. Le texte ci-dessous est le résumé des caractéristiques du produit (et sa notice) publié par l'Agence européenne des médicaments (EMA), converti par justelesRCP depuis le PDF officiel. En cas de doute, reportez-vous au PDF ci-dessus.
ANNEXE I - RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
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1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
LIBTAYO 350 mg, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Un ml de solution à diluer contient 50 mg de cémiplimab. Chaque flacon contient 350 mg de cémiplimab dans 7 ml. Le cémiplimab est produit par technologie de l’ADN recombinant dans des cellules ovariennes de hamster chinois (Chinese hamster ovary, CHO) en culture en suspension. Excipients à effet notoire Chaque flacon de 7 ml contient 105 mg de L-proline et 14 mg de polysorbate 80. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution à diluer pour perfusion (solution à diluer stérile). Solution limpide à légèrement opalescente, incolore à jaune pâle, avec un pH de 6,0 et une osmolalité comprise entre 300 et 360 mmol/kg. La solution peut contenir des traces de particules translucides à blanches dans un flacon à usage unique.
4. INFORMATIONS CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
Carcinome épidermoïde cutané LIBTAYO est indiqué en monothérapie pour le traitement de patients adultes atteints d’un carcinome épidermoïde cutané métastatique ou localement avancé (CECm ou CECla) qui ne sont pas candidats à une chirurgie curative ni à une radiothérapie curative. LIBTAYO est indiqué en monothérapie pour le traitement adjuvant des patients adultes atteints de CEC à haut risque de récidive après une intervention chirurgicale et une radiothérapie (voir rubrique 5.1 pour les critères de sélection). Carcinome basocellulaire LIBTAYO est indiqué en monothérapie pour le traitement de patients adultes atteints d’un carcinome basocellulaire localement avancé ou métastatique (CBCla ou CBCm) ayant progressé ou présentant une intolérance à un inhibiteur de la voie Hedgehog (IHH). Cancer bronchopulmonaire non à petites cellules LIBTAYO est indiqué en monothérapie pour le traitement de première ligne de patients adultes atteints d’un cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC) exprimant PD-L1 (dans ≥ 50 % des cellules tumorales) sans altérations du gène EGFR, ALK ou ROS1, et qui ont : • un CBNPC localement avancé et ne sont pas candidats à une radiochimiothérapie, ou • un CBNPC métastatique. LIBTAYO est indiqué en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine pour le traitement de première ligne de patients adultes atteints d’un cancer bronchopulmonaire non à petites
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cellules (CBNPC) exprimant PD-L1 (dans ≥ 1 % des cellules tumorales) sans altérations du gène EGFR, ALK ou ROS1, et qui ont : • un CBNPC localement avancé et ne sont pas candidats à une radiochimiothérapie, ou • un CBNPC métastatique. Cancer du col de l’utérus LIBTAYO est indiqué en monothérapie pour le traitement de patientes adultes atteintes d’un cancer du col de l’utérus récidivant ou métastatique et présentant une progression de la maladie pendant ou après une chimiothérapie à base de sels de platine.
4.2 Posologie et mode d’administration
Le traitement doit être instauré et surveillé par des médecins expérimentés dans le traitement des cancers. Recherche de l’expression de PD-L1 pour les patients atteints de CBNPC Le traitement des patients atteints de CBNPC doit être évalué sur la base de l’expression tumorale de PD-L1 confirmée par un test validé (voir rubrique 5.1). Posologie Dose recommandée CEC, CBNPC, CBC et cancer du col de l’utérus récurrent ou métastatique localement avancé ou métastatique La dose recommandée est de 350 mg de cémiplimab, administrée toutes les 3 semaines (Q3S) par perfusion intraveineuse de 30 minutes. Le traitement pourra être poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou une toxicité inacceptable. Traitement adjuvant du CEC à haut risque La dose recommandée de cémiplimab administrée par perfusion intraveineuse de 30 minutes est de : • 350 mg toutes les 3 semaines pendant 12 semaines, puis 700 mg toutes les 6 semaines, ou • 350 mg toutes les 3 semaines. Le traitement peut être poursuivi jusqu’à la récidive de la maladie, l’apparition d’une toxicité inacceptable ou jusqu’à 48 semaines de traitement total. Adaptations de doses Aucune réduction de dose n’est recommandée. Il peut s’avérer nécessaire de reporter l’administration ou d’interrompre le traitement en fonction de la sécurité et de la tolérance du patient. Les adaptations de dose recommandées pour prendre en charge les effets indésirables sont indiquées dans le Tableau 1 (voir également les rubriques 4.4 et 4.8). Des recommandations détaillées sur la prise en charge des effets indésirables à médiation immunitaire sont décrites dans le Tableau 1.
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Tableau 1 : Adaptations recommandées du traitement
| Effet indésirablea | Sévéritéb | Adaptation de dose | Intervention supplémentaire |
|---|---|---|---|
| Effets indésirables à médiation immunitaire | |||
| Pneumopathie inflammatoire | Grade 2 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si la pneumopathie inflammatoire s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent | |||
| Grade 3 ou 4 ou grade 2 récurrente | Arrêt définitif | Dose initiale de 2 à 4 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive | |
| Colite | Grade 2 ou 3 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si la colite ou la diarrhée s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent. | |||
| Grade 4 ou grade 3 récurrente | Arrêt définitif | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive | |
| Hépatite | Grade 2 avec ASAT ou ALAT > 3 et ≤ 5 × LSN ou bilirubine totale > 1,5 et ≤ 3 × LSN | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si l’hépatite s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent, ou en cas de retour à la valeur initiale d’ASAT ou d’ALAT après diminution progressive des corticoïdes | |||
| Grade ≥ 3 avec ASAT ou ALAT > 5 × LSN ou bilirubine totale > 3 x LSN | Arrêt définitif | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive | |
| Hypothyroïdie | Grade 3 ou 4 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier un traitement substitutif en hormone thyroïdienne si cliniquement indiqué |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO lorsque l’hypothyroïdie revient au grade 0 à 1 ou est stable sur le plan clinique | |||
| Hyperthyroïdie | Grade 3 ou 4 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier un traitement symptomatique |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO lorsque l’hyperthyroïdie revient au grade 0 à 1 ou est stable sur le plan clinique | |||
| Thyroïdite | Grade 3 à 4 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier un traitement symptomatique |
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| Reprendre le traitement par LIBTAYO lorsque la thyroïdite revient au grade 0 à 1 ou est stable sur le plan clinique | |||
|---|---|---|---|
| Hypophysite | Grade 2 à 4 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive et d’un traitement hormonal substitutif si cliniquement indiqué |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si l’hypophysite s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent, ou est stable sur le plan clinique | |||
| Insuffisance surrénalienne | Grade 2 à 4 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive et d’un traitement hormonal substitutif si cliniquement indiqué |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si l’insuffisance surrénalienne s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent, ou est stable sur le plan clinique | |||
| Diabète de type 1 | Grade 3 ou 4 (hyperglycémie) | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier le traitement par des hypoglycémiants si cliniquement indiqué |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO lorsque le diabète revient au grade 0 à 1 ou est stable sur le plan clinique | |||
| Effets indésirables cutanés | Grade 2 durant plus d’une semaine, Grade 3 Ou suspicion de syndrome de Stevens- Johnson (SSJ) ou de nécrolyse épidermique toxique (NET) | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si la réaction cutanée s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent | |||
| Grade 4 ou SSJ ou NET confirmé(e) | Arrêt définitif | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive | |
| Réaction cutanée à médiation immunitaire ou autres effets indésirables à médiation immunitaire chez les patients ayant été traités par idélalisib | Grade 2 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier immédiatement le traitement, notamment la dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si la réaction cutanée ou tout autre effet indésirable à médiation immunitaire s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent. | |||
| Grade 3 ou 4 (sauf endocrinopathies) ou grade 2 récurrente | Arrêt définitif | Initier immédiatement le traitement, notamment la dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
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| Néphrite avec insuffisance rénale | Augmentation de la créatinine de grade 2 | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive |
|---|---|---|---|
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si la néphrite s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent | |||
| Augmentation de la créatinine de grade 3 ou 4 | Arrêt définitif | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent, suivie d’une diminution progressive | |
| Autres effets indésirables à médiation immunitaire (y compris, mais sans s’y limiter, l’encéphalomyélite paranéoplasique, la méningite, la myosite, le rejet de greffe d’organe solide, la maladie du greffon contre l’hôte, le syndrome de Guillain- Barré, l’inflammation du système nerveux central, la polyradiculoneuropathie chronique inflammatoire démyélinisante, l’encéphalite, la myasthénie grave, la neuropathie périphérique, la myocardite, la péricardite, la thrombopénie immunitaire, la vascularite, l’arthralgie, l’arthrite, la faiblesse musculaire, la myalgie, la pseudopolyarthrite rhizomélique, le syndrome de Sjögren, le prurit, la kératite, la gastrite à médiation immunitaire, la stomatite et la lymphohistiocytose hémophagocytaire). | Grade 2 ou 3 en fonction du type d’effet | Suspendre le traitement par LIBTAYO | Initier un traitement symptomatique, incluant une dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent si cliniquement indiqué, suivie d’une diminution progressive |
| Reprendre le traitement par LIBTAYO si l’un des autres effets indésirables à médiation immunitaire s’améliore et reste au grade 0 à 1 après diminution progressive des corticoïdes à ≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent | |||
| – Grade 3 en fonction du type d’effet ou grade 4 (sauf troubles endocriniens) – Toxicité neurologique de grade 3 ou 4 – Myocardite ou péricardite de grade 3 ou 4 – Lymphohistiocytose hémophagocytaire confirmée – Effet indésirable à médiation immunitaire de grade 3 récurrent – Effets indésirables à médiation immunitaire de grade 2 ou 3 persistants durant 12 semaines ou plus (sauf troubles endocriniens) – Incapacité à diminuer la dose de corticoïdes à 10 mg ou moins de prednisone ou équivalent par jour sur 12 semaines | Arrêt définitif | Dose initiale de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent si cliniquement indiqué, suivie d’une diminution progressive |
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| Réactions liées à la perfusiona | |||
|---|---|---|---|
| Réaction liée à la perfusion | Grade 1 ou 2 | Suspendre ou ralentir le débit de la perfusion | Initier un traitement symptomatique |
| Grade 3 ou 4 | Arrêt définitif |
ALAT : alanine aminotransférase ; ASAT : aspartate aminotransférase ; LSN : limite supérieure de la normale. a. Voir également rubriques 4.4 et 4.8. b. La toxicité devrait être évaluée selon la version actuelle du National Cancer Institute Common Terminology Criteria for Adverse Events (NCI CTCAE). Carte Patient Tous les prescripteurs de LIBTAYO doivent connaître les documents éducationnels et informer leurs patients de la Carte Patient, en leur expliquant ce qu’ils doivent faire s’ils présentent tout symptôme d’effets indésirables à médiation immunitaire et de réactions à la perfusion. Le médecin remettra la Carte Patient à chaque patient. Populations particulières Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de LIBTAYO chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Patients âgés Aucune adaptation posologique n’est recommandée chez les patients âgés. L’exposition au cémiplimab est similaire dans tous les groupes d’âge (voir rubriques 5.1 et 5.2). Les données sont limitées chez les patients âgés de ≥ 75 ans recevant le cémiplimab en monothérapie. Insuffisants rénaux Aucune adaptation posologique de LIBTAYO n’est recommandée pour les patients insuffisants rénaux. Il existe peu de données concernant LIBTAYO chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère associée à une CLcr de 15 à 29 ml/min (voir rubrique 5.2). Insuffisants hépatiques Aucune adaptation posologique n’est recommandée pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. LIBTAYO n’a pas été étudié chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère. Les données chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère sont insuffisantes pour établir des recommandations posologiques (voir rubrique 5.2). Mode d’administration LIBTAYO doit être administré par voie intraveineuse. Il est administré en perfusion intraveineuse pendant 30 minutes en utilisant une tubulure pour voie intraveineuse munie d’un filtre stérile, apyrogène, à faible fixation protéique, en ligne ou additionnel (taille de pores de 0,2 à 5 microns). Ne pas administrer d’autres médicaments dans la même tubulure. Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
4.3 Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
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4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Traçabilité Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés. Effets indésirables à médiation immunitaire Des effets indésirables à médiation immunitaire graves et d’issue fatale ont été observés avec le cémiplimab (voir rubrique 4.2 et 4.8). Ces réactions à médiation immunitaire peuvent impliquer n’importe quel système d’organes. Des réactions à médiation immunitaire peuvent se manifester à tout moment pendant le traitement par cémiplimab. Cependant, des effets indésirables à médiation immunitaire peuvent aussi apparaître après l’arrêt du cémiplimab. Les recommandations concernant les effets indésirables à médiation immunitaire s’appliquent au cémiplimab, qu’il soit administré en monothérapie ou en association avec une chimiothérapie. Chez les patients traités par cémiplimab ou par d’autres inhibiteurs du PD-1/PD-L1, des effets indésirables à médiation immunitaire affectant plus d’un système d’organes peuvent survenir simultanément, telles que la myosite et la myocardite ou la myasthénie grave. Surveiller les patients pour détecter tout signe et symptôme d’effets indésirables à médiation immunitaire. Les effets indésirables à médiation immunitaire doivent être pris en charge en adaptant le traitement par cémiplimab, en instaurant un traitement hormonal substitutif (si cela est cliniquement indiqué) et en administrant une corticothérapie. En cas de suspicion d’effets indésirables à médiation immunitaire, une évaluation appropriée doit être conduite afin de confirmer un effet indésirable à médiation immunitaire et exclure d’autres causes, dont l’infection. En fonction de la sévérité de l’effet indésirable, le traitement par cémiplimab doit être suspendu ou définitivement arrêté (voir rubrique 4.2). Chez les patients atteints d’une maladie auto-immune (MAI) préexistante, les données issues d’études observationnelles suggèrent un risque accru d’effets indésirables à médiation immunitaire après un traitement par inhibiteur de point de contrôle immunitaire par rapport aux patients ne présentant pas de MAI préexistante. De plus, les poussées de MAI sous-jacentes étaient fréquentes, mais la majorité étaient d’intensité légère et gérables. Pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire Des pneumopathies inflammatoires à médiation immunitaire, définies comme nécessitant l’utilisation de corticoïdes en l’absence d’une étiologie alternative identifiée, parfois d’issue fatale, ont été observées chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter tout signe et symptôme de pneumopathie inflammatoire et les autres causes que la pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire doivent être exclues. Les patients ayant une suspicion de pneumopathie inflammatoire doivent être évalués par une imagerie radiographique, en fonction de l’évaluation clinique. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée (voir rubrique 4.2). Colite à médiation immunitaire Une diarrhée ou une colite à médiation immunitaire, définie comme nécessitant l’utilisation de corticoïdes en l’absence d’une étiologie alternative identifiée, a été observée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter tout signe et symptôme de diarrhée ou de colite. Le traitement par cémiplimab doit être adapté, des anti- diarrhéiques ainsi qu’une corticothérapie doivent être administrés (voir rubrique 4.2). Hépatite à médiation immunitaire Une hépatite à médiation immunitaire, définie comme nécessitant l’utilisation de corticoïdes en l’absence d’une étiologie alternative identifiée, parfois fatale, a été observée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter toute modification de la fonction hépatique, avant le traitement puis régulièrement par la suite en fonction de l’évaluation
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clinique. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée (voir rubrique 4.2). Troubles endocriniens à médiation immunitaire Des troubles endocriniens à médiation immunitaire, définis comme des endocrinopathies apparues sous traitement, en l’absence d’une étiologie alternative identifiée, ont été observés chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Troubles thyroïdiens (hypothyroïdie/hyperthyroïdie/thyroïdite) Des troubles thyroïdiens à médiation immunitaire ont été observés chez des patients recevant du cémiplimab. Une thyroïdite peut être présente avec ou sans altération des tests de la fonction thyroïdienne. Une hypothyroïdie peut faire suite à une hyperthyroïdie. Les troubles thyroïdiens peuvent survenir à tout moment au cours du traitement. Les altérations de la fonction thyroïdienne doivent être surveillées chez les patients, au début du traitement puis régulièrement par la suite, en fonction de l’évaluation clinique (voir rubrique 4.8). Les patients doivent recevoir un traitement hormonal substitutif (si cela est indiqué) et le traitement par cémiplimab doit être adapté. L’hyperthyroïdie doit être prise en charge selon les pratiques médicales standardisées (voir rubrique 4.2). Hypophysite Une hypophysite à médiation immunitaire a été observée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour déceler tout signe et symptôme d’hypophysite. Le traitement par cémiplimab doit être adapté, une corticothérapie et un traitement hormonal substitutif doivent être administrés si cliniquement indiqué (voir rubrique 4.2). Insuffisance surrénalienne Une insuffisance surrénalienne a été observée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter tout signe et symptôme d’insuffisance surrénalienne pendant et après le traitement. Le traitement par cémiplimab doit être adapté, une corticothérapie et un traitement hormonal substitutif doivent être administrés si cliniquement indiqué (voir rubrique 4.2). Diabète de type 1 Un diabète de type 1 à médiation immunitaire, pouvant inclure des cas d’acidocétose diabétique, a été observé chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter les hyperglycémies et tout signe et symptôme de diabète. Un traitement par hypoglycémiants oraux ou insuline doit être instauré et le traitement par cémiplimab doit être adapté (voir rubrique 4.2). Effets indésirables cutanés à médiation immunitaire Des effets indésirables cutanés à médiation immunitaire, définis comme nécessitant l’utilisation de corticoïdes systémiques en l’absence d’une étiologie alternative identifiée, incluant des effets indésirables cutanés graves (EICG), comme le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET) (dans certains cas avec une issue fatale), et d’autres réactions cutanées comme des éruptions cutanées, un érythème polymorphe, une pemphigoïde, ont été rapportés en association avec un traitement par cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter toute manifestation de réactions cutanées sévères et exclure d’autres causes. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée (voir rubrique 4.2). En cas de signes et symptômes de SSJ et NET, diriger le patient vers une unité spécialisée pour évaluation et prise en charge, et adapter la posologie de cémiplimab (voir rubrique 4.2). Des cas de SSJ, de NET fatale et de stomatite sont survenus après l’administration d’une dose unique de cémiplimab chez des patients précédemment exposés à l’idélalisib, qui participaient à un essai clinique évaluant le cémiplimab dans le lymphome non hodgkinien (LNH) et qui avaient récemment été exposés à des antibiotiques sulfamidés (voir rubrique 4.8). Le traitement par cémiplimab doit être
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adapté et une corticothérapie doit être administrée, tel que décrit ci-dessus (voir rubrique 4.2). Néphrite à médiation immunitaire Une néphrite à médiation immunitaire, définie comme nécessitant l’utilisation de corticoïdes en l’absence d’étiologie alternative identifiée, y compris un cas d’issue fatale, a été observée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Surveiller les patients pour détecter toute modification de la fonction rénale. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée (voir rubrique 4.2). Autres effets indésirables à médiation immunitaire D’autres effets indésirables à médiation immunitaire, d’issue fatale ou mettant en jeu le pronostic vital, ont été observés chez des patients recevant du cémiplimab, notamment des cas d’encéphalomyélite paranéoplasique, de méningite, de myosite, de myocardite et de pancréatite (voir rubrique 4.8 pour les autres effets indésirables à médiation immunitaire). Une cystite non infectieuse a été rapportée avec d’autres inhibiteurs du PD-1/PD-L1. Évaluer les effets indésirables à médiation immunitaire suspectés afin d’exclure les autres causes. Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme d’effets indésirables à médiation immunitaire. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée si cliniquement indiqué (voir rubriques 4.2 et 4.8). Un rejet de greffe d’organe solide a été signalé après la mise sur le marché chez des patients traités par inhibiteurs du PD-1. Le traitement par cémiplimab est susceptible d’augmenter le risque de rejet chez les bénéficiaires d’une greffe d’organe solide. Il convient de prendre en considération le rapport entre les bénéfices du traitement par cémiplimab et le risque de rejet d’organe chez ces patients. Des cas de maladie du greffon contre l’hôte, ont été signalés après la mise sur le marché chez des patients traités par inhibiteurs du PD-1/PD-L1 en association avec une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques. Une lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH) a été rapportée chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe clinique et symptôme de LHH. Si la LHH est confirmée, l’administration du cémiplimab doit être interrompue et le traitement pour la LHH instauré (voir rubrique 4.2). Réactions liées à la perfusion Le cémiplimab peut entraîner des réactions liées à la perfusion sévères ou menaçant le pronostic vital (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour détecter tout signe et symptôme de réaction liée à la perfusion. Le traitement par cémiplimab doit être adapté et une corticothérapie doit être administrée. Le traitement par cémiplimab doit être interrompu ou le débit de la perfusion ralenti en cas de réactions liées à la perfusion d’intensité légère à modérée. La perfusion doit être arrêtée et le traitement par cémiplimab définitivement arrêté en cas de réactions liées à la perfusion sévères (de grade 3) ou menaçant le pronostic vital (de grade 4) (voir rubrique 4.2). Patients exclus des études cliniques Les patients présentant des infections actives, immunodéprimés, ayant des antécédents de maladies auto-immunes, présentant un indice de performance (IP) ECOG ≥ 2 ou ayant des antécédents de pneumopathie interstitielle diffuse n’ont pas été inclus. Pour la liste complète des patients exclus des études cliniques, voir rubrique 5.1. En l’absence de données, le cémiplimab doit être utilisé avec précaution chez ces populations après évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque pour le patient. Excipients Chaque flacon de 7 ml contient 105 mg de L-proline et 14 mg de polysorbate 80.
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La L-proline peut être nocive pour les patients atteints d’hyperprolinémie de type I ou de type II. Ce médicament contient du polysorbate 80, qui peut provoquer des réactions allergiques.
4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
Aucune étude pharmacocinétique (PK) d’interaction médicamenteuse n’a été réalisée avec le cémiplimab. À l’exception de doses physiologiques de corticoïdes systémiques (≤ 10 mg/jour de prednisone ou équivalent), l’utilisation de corticoïdes systémiques ou d’immunosuppresseurs avant l’instauration du cémiplimab doit être évitée en raison de leur interférence potentielle avec l’activité pharmacodynamique et l’efficacité du cémiplimab. Cependant, des corticoïdes systémiques ou d’autres immunosuppresseurs peuvent être utilisés après l’initiation du cémiplimab pour traiter les effets indésirables à médiation immunitaire (voir rubrique 4.2).
4.6 Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par cémiplimab et au moins 4 mois après la dernière dose de cémiplimab. Grossesse Aucune étude sur la reproduction animale n’a été menée avec le cémiplimab. Il n’existe pas de données sur l’utilisation du cémiplimab chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont démontré que l’inhibition de la voie PD-1/PD-L1 peut augmenter le risque de rejet immunologique du fœtus en développement et ainsi la mort du fœtus (voir rubrique 5.3). L’IgG4 humaine est connue pour traverser la barrière placentaire. Le cémiplimab étant une IgG4, il existe un risque potentiel de transmission de la mère au fœtus en développement. L’utilisation du cémiplimab n’est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas une méthode de contraception efficace, sauf si le bénéfice clinique est évalué comme étant supérieur au risque potentiel. Allaitement On ne sait pas si le cémiplimab est excrété dans le lait maternel. Dans la mesure où il est connu que les anticorps (notamment l’IgG4) sont excrétés dans le lait maternel, un risque pour les nouveau- nés/nourrissons allaités ne peut être exclu. Si une femme décide d’être traitée par le cémiplimab, elle devra être informée de ne pas allaiter pendant le traitement par cémiplimab et au moins 4 mois après la dernière dose de cémiplimab. Fertilité Il n’existe pas de donnée clinique sur les effets possibles de l’utilisation du cémiplimab sur la fertilité. Aucun effet n’a été observé sur les paramètres d’évaluation de la fertilité ou sur les organes de reproduction mâles ou femelles au cours d’une étude d’évaluation de la fertilité avec administration répétée de 3 mois menée chez des singes cynomolgus sexuellement matures.
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le cémiplimab n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des cas de fatigue ont été rapportés suite au traitement par cémiplimab (voir rubrique 4.8).
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4.8 Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité Des effets indésirables à médiation immunitaire peuvent apparaître avec le cémiplimab. La plupart de ces effets, y compris les effets sévères, ont disparu suite à l’introduction d’un traitement médical adapté ou à l’arrêt du cémiplimab (voir la rubrique « Description de certains effets indésirables » ci- dessous). Cémiplimab en monothérapie La sécurité d’emploi du cémiplimab en monothérapie a été évaluée chez 1 281 patients présentant des tumeurs solides avancées, qui ont reçu le cémiplimab en monothérapie dans le cadre de 5 études cliniques. La durée médiane de l’exposition au cémiplimab était de 28 semaines (intervalle : de 2 jours à 144 semaines). Des effets indésirables à médiation immunitaire sont apparus chez 21 % de patients traités par cémiplimab lors des essais cliniques, y compris de grade 5 (0,3 %), de grade 4 (0,6 %), de grade 3 (5,7 %) et de grade 2 (11,2 %). Ces effets indésirables à médiation immunitaire ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 4,6 % des patients. Les effets indésirables à médiation immunitaire les plus fréquents étaient l’hypothyroïdie (6,8 %), l’hyperthyroïdie (3,0 %), la pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire (2,6 %), l’hépatite à médiation immunitaire (2,4 %), la colite à médiation immunitaire (2,0 %) et les effets indésirables cutanés à médiation immunitaire (1,9 %) (voir les rubriques « Description de certains effets indésirables » ci-dessous, « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi » à la rubrique 4.4 et « Adaptations recommandées du traitement » à la rubrique 4.2). Les événements indésirables étaient graves chez 32,4 % des patients. Ils ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 9,4 % des patients. Des effets indésirables cutanés graves (EICG), dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), ont été rapportés chez des patients recevant du cémiplimab (voir rubrique 4.4). Cémiplimab dans le cadre du traitement adjuvant du CEC La sécurité du cémiplimab en monothérapie dans le traitement adjuvant des patients atteints de CEC à haut risque de récidive a été évaluée chez 205 patients dans l’étude C-POST. La durée médiane d’exposition était de 47,9 semaines (intervalle : 3 semaines à 52 semaines) dans le groupe cémiplimab. Le profil de sécurité d’emploi du cémiplimab dans le contexte adjuvant dans l’étude C-POST est cohérent avec le profil de sécurité d’emploi connu pour le cémiplimab en monothérapie dans les cancers avancés. L’incidence des effets indésirables à médiation immunitaire du cémiplimab en monothérapie dans l’étude C-POST était de 22,9 % par rapport à 20,8 % dans la population en monothérapie atteinte de tumeurs malignes solides avancées. Les événements indésirables étaient graves chez 17,6 % des patients. Ces évènements indésirables ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 9,8 % des patients. Cémiplimab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine La sécurité du cémiplimab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine a été évaluée au cours d’une étude clinique menée auprès de 465 patients présentant un CBNPC localement avancé ou métastatique. La durée médiane de l’exposition était de 38,5 semaines (intervalle : de 10 jours à 102,6 semaines) dans le groupe cémiplimab plus chimiothérapie et de 21,3 semaines (intervalle : de 4 jours à 95 semaines) dans le groupe chimiothérapie. Des effets indésirables à médiation immunitaire sont apparus chez 18,9 % de patients, y compris de grade 5 (0,3 %), de grade 3 (2,6 %) et de grade 2 (7,4 %). Ces effets indésirables à médiation
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immunitaire ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 1,0 % des patients. Les effets indésirables à médiation immunitaire les plus fréquents étaient l’hypothyroïdie (7,7 %), l’hyperthyroïdie (5,1 %), l’augmentation de la thyréostimuline sanguine (4,2 %), les effets indésirables cutanés à médiation immunitaire (1,9 %), la pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire (1,9 %) et la diminution de la thyréostimuline sanguine (1,6 %) (voir les rubriques « Description de certains effets indésirables » ci-dessous, « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi » à la rubrique 4.4 et « Adaptations recommandées du traitement » à la rubrique 4.2). Les événements indésirables étaient graves chez 25,3 % des patients. Ils ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 5,1 % des patients. Tableau des effets indésirables Le Tableau 2 présente l’incidence des effets indésirables dans les bases de données de sécurité d’emploi du cémiplimab en monothérapie ainsi que pour les patients traités par cémiplimab en association avec une chimiothérapie. Les effets indésirables sont présentés par classe de systèmes d’organes et par fréquence. Les fréquences sont définies ainsi : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les effets indésirables connus pour survenir avec le cémiplimab ou avec les agents composant le traitement d’association et administrés seuls peuvent survenir pendant le traitement par ces médicaments en association. Tableau 2 : Tableau des effets indésirables chez les patients traités par cémiplimab en
monothérapie et par le cémiplimab en association avec une chimiothérapie
| Cémiplimab en monothérapie | Cémiplimab en association avec une chimiothérapie | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Classes de systèmes d’organes Terme préférentiel | Tous grades % | Grades 3-5 (%) | Tous grades % | Grades 3-5 (%) | ||
| Infections et infestations | ||||||
| Infection des voies aériennes supérieuresa | Très fréquent | 10,9 | 0,4 | |||
| Infection des voies urinairesb | Fréquent | 8,4 | 2,3 | |||
| Affections hématologiques et du système lymphatique | ||||||
| Anémie | Très fréquent | 15,0 | 5,2 | Très fréquent | 43,6 | 9,9 |
| Neutropénie | Très fréquent | 15,4 | 5,8 | |||
| Thrombopénie | Très fréquent | 13,1 | 2,6 | |||
| Lymphohistiocytose hémophagocytaired | Fréquence indéterminée | -- | -- | |||
| Affections du système immunitaire | ||||||
| Réaction liée à la perfusion | Fréquent | 3,3 | < 0,1 | Peu fréquent | 0,3 | 0 |
| Thrombopéniec | Peu fréquent | 0,9 | 0 | |||
| Syndrome de Sjögren | Peu fréquent | 0,2 | 0 | |||
| Rejet de greffe d’organe solided | Fréquence indéterminée | -- | -- | |||
| Affections endocriniennes | ||||||
| Hypothyroïdiee | Fréquent | 6,8 | < 0,1 | Fréquent | 7,7 | 0,3 |
| Hyperthyroïdie | Fréquent | 3,0 | < 0,1 | Fréquent | 5,1 | 0 |
| Thyroïditef | Peu fréquent | 0,6 | 0 | Peu fréquent | 0,6 | 0 |
| Hypophysiteg | Peu fréquent | 0,5 | 0,2 | |||
| Insuffisance surrénalienne | Peu fréquent | 0,5 | 0,5 | |||
| Diabète de type 1h | Rare | < 0,1 | < 0,1 | Peu fréquent | 0,3 | 0 |
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| Affections du système nerveux | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Céphalée | Fréquent | 8,0 | 0,3 | |||
| Neuropathie périphériquei | Fréquent | 1,3 | < 0,1 | Très fréquent | 21,2 | 0 |
| Méningitej | Rare | < 0,1 | < 0,1 | |||
| Encéphalite | Rare | < 0,1 | < 0,1 | |||
| Myasthénie grave | Rare | < 0,1 | 0 | |||
| Encéphalomyélite paranéoplasique | Rare | < 0,1 | < 0,1 | |||
| Polyradiculoneuropathie chronique inflammatoire démyélinisante | Rare | < 0,1 | 0 | |||
| Affections oculaires | ||||||
| Kératite | Rare | < 0,1 | 0 | |||
| Uvéite | Rare | < 0,1 | < 0,1 | |||
| Affections cardiaques | ||||||
| Myocarditek | Peu fréquent | 0,5 | 0,3 | |||
| Péricarditel | Peu fréquent | 0,3 | 0,2 | |||
| Affections vasculaires | ||||||
| Hypertensionm | Fréquent | 5,7 | 2,6 | |||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | ||||||
| Diminution de l’appétit | Très fréquent | 13,0 | 0,6 | Très fréquent | 17,0 | 1,0 |
| Hyperglycémie | Très fréquent | 17,6 | 1,9 | |||
| Hypoalbuminémie | Très fréquent | 10,3 | 0,6 | |||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | ||||||
| Touxn | Très fréquent | 10,8 | 0,2 | |||
| Dyspnéeo | Fréquent | 9,7 | 1,2 | Très fréquent | 12,8 | 2,2 |
| Pneumopathie inflammatoirep | Fréquent | 3,3 | 1,1 | Fréquent | 4,2 | 0,6 |
| Affections gastro-intestinales | ||||||
| Nausée | Très fréquent | 14,7 | 0,2 | Très fréquent | 25,0 | 0 |
| Diarrhée | Très fréquent | 16,3 | 0,7 | Très fréquent | 10,6 | 1,3 |
| Constipation | Très fréquent | 12,3 | 0,2 | Très fréquent | 13,8 | 0,3 |
| Douleur abdominaleq | Très fréquent | 11,5 | 0,7 | |||
| Vomissement | Fréquent | 9,9 | 0,2 | Très fréquent | 12,2 | 0 |
| Coliter | Fréquent | 2,0 | 0,8 | Fréquent | 1,0 | 0,3 |
| Stomatite | Fréquent | 1,8 | < 0,1 | |||
| Gastrites | Peu fréquent | 0,2 | 0 | |||
| Pancréatitet | Peu fréquent | 0,2 | 0,2 | |||
| Affections hépatobiliaires | ||||||
| Hépatiteu | Fréquent | 2,7 | 1,8 | |||
| Affections psychiatriques | ||||||
| Insomnie | Très fréquent | 10,9 | 0 | |||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | ||||||
| Éruption cutanéev | Très fréquent | 21,4 | 1,6 | Très fréquent | 12,5 | 1,3 |
| Pruritw | Très fréquent | 12,7 | 0,2 | Fréquent | 3,5 | 0 |
| Kératose actinique | Fréquent | 3,7 | 0 | |||
| Alopécie | Très fréquent | 36,9 | 0 | |||
| Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif | ||||||
| Douleur musculosquelettiquex | Très fréquent | 28,3 | 1,8 | Très fréquent | 26,9 | 1,3 |
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| Arthritey | Peu fréquent | 0,9 | 0,2 | Fréquent | 1,0 | 0 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Myositez | Peu fréquent | 0,3 | < 0,1 | |||
| Faiblesse musculaire | Peu fréquent | 0,2 | 0 | |||
| Pseudo-polyarthrite rhizomélique | Peu fréquent | 0,2 | 0 | |||
| Affections du rein et des voies urinaires | ||||||
| Néphriteaa | Fréquent | 1,2 | 0,2 | Fréquent | 2,6 | 0 |
| Cystite non infectieuse | Fréquence indéterminée | -- | -- | |||
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | ||||||
| Fatiguebb | Très fréquent | 29,9 | 2,6 | Très fréquent | 23,4 | 3,8 |
| Fièvrecc | Fréquent | 8,7 | 0,2 | |||
| Œdèmedd | Fréquent | 7,9 | 0,4 | |||
| Investigations | ||||||
| Alanine aminotransférase augmentée | Fréquent | 4,6 | 0,5 | Très fréquent | 16,3 | 2,2 |
| Aspartate aminotransférase augmentée | Fréquent | 4,4 | 0,7 | Très fréquent | 14,7 | 0,3 |
| Phosphatase alcaline sanguine augmentée | Fréquent | 1,9 | 0,2 | Fréquent | 4,5 | 0 |
| Créatinine sanguine augmentée | Fréquent | 1,6 | 0 | Fréquent | 8,7 | 0 |
| Thyréostimuline sanguine augmentée | Peu fréquent | 0,8 | 0 | Fréquent | 4,2 | 0 |
| Transaminases augmentées | Peu fréquent | 0,4 | < 0,1 | |||
| Bilirubine sanguine augmentée | Peu fréquent | 0,4 | < 0,1 | Fréquent | 1,6 | 0,3 |
| Thyréostimuline sanguine diminuée | Rare | < 0,1 | 0 | Fréquent | 1,6 | 0 |
| Poids diminué | Très fréquent | 11,2 | 1,3 | |||
| Gamma-glutamyltransférase augmentée | Peu fréquent | 0,6 | 0,3 |
La version 4.03 du NCI CTCAE a été utilisée pour évaluer le grade de toxicité. a. Infections des voies respiratoires supérieures incluent infections des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngite, sinusite, infections respiratoires, rhinite, infections virales des voies respiratoires supérieures, infections respiratoires virales, pharyngite, laryngite, rhinite virale, sinusite aiguë, amygdalite et trachéite. b. Infections urinaires incluent infections urinaires, cystite, pyélonéphrite, infection rénale, pyélonéphrite aiguë, urosepsis, cystite bactérienne, infections urinaires à Escherichia, pyélocystite, infections urinaires bactériennes et infection à Pseudomonas des voies urinaires. c. Thrombopénie comprend thrombopénie et thrombopénie immunitaire. d. Événement après commercialisation. e. Hypothyroïdie comprend hypothyroïdie et hypothyroïdie à médiation immunitaire. f. Thyroïdite comprend thyroïdite, thyroïdite auto-immune et thyroïdite à médiation immunitaire. g. Hypophysite comprend hypophysite et hypophysite lymphocytaire. h. Diabète de type 1 comprend acidocétose diabétique et diabète de type 1. i. Neuropathie périphérique comprend neuropathie périphérique sensitive, neuropathie périphérique, paresthésie, polyneuropathie, névrite et neuropathie périphérique motrice. j. Méningite comprend méningite aseptique. k. Myocardite comprend myocardite, myocardite auto-immune et myocardite à médiation immunitaire. l. Péricardite comprend péricardite auto-immune et péricardite. m. Hypertension comprend hypertension et crise hypertensive. n. Toux comprend toux, toux productive et syndrome de toux d’origine des voies aériennes supérieures. o. Dyspnée comprend dyspnée et dyspnée d’effort. p. Pneumopathie comprend pneumopathie inflammatoire, maladie pulmonaire à médiation immunitaire, pneumopathie interstitielle diffuse et fibrose pulmonaire. q. Douleurs abdominales comprennent douleurs abdominales, douleurs abdominales hautes, distension abdominale, douleurs abdominales basses, gêne abdominale et douleurs gastro-intestinales. r. Colite comprend colite, colite auto-immune, entérocolite et entérocolite à médiation immunitaire. s. Gastrite comprend gastrite et gastrite à médiation immunitaire.
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t. Pancréatite (pancréatite aigüe et pancréatite à médiation immunitaire) : n’a pas été observée dans les études incluses dans le groupe en monothérapie (n = 1 281). La fréquence est basée sur l’exposition chez les patients traités par cémiplimab en monothérapie dans les études pertinentes. u. Hépatite comprend hépatite auto-immune, hépatite à médiation immunitaire, hépatite, hépatotoxicité, hyperbilirubinémie, atteinte hépatocellulaire, insuffisance hépatique et anomalie de la fonction hépatique. v. Éruption cutanée comprend éruption cutanée, éruption cutanée maculopapuleuse, dermatite, érythème, éruption cutanée prurigineuse, urticaire, éruption cutanée érythémateuse, dermatite bulleuse, dermatite acnéiforme, éruption cutanée maculaire, psoriasis, éruption cutanée papuleuse, eczéma dyshidrotique, pemphigoïde, dermatite auto-immune, dermatite allergique, dermatite atopique, éruption d’origine médicamenteuse, érythème noueux, réaction cutanée, toxicité cutanée, dermatite exfoliative, dermatite exfoliative généralisée, dermatite psoriasiforme, érythème polymorphe, éruption cutanée exfoliative, dermatite à médiation immunitaire, lichen plan, et parapsoriasis. w. Prurit comprend prurit et prurit allergique. x. Douleur musculosquelettique comprend arthralgie, dorsalgie, extrémités douloureuses, myalgie, cervicalgie, douleur musculosquelettique du thorax, douleur osseuse, douleur musculosquelettique, douleur rachidienne, raideur musculosquelettique et gêne musculosquelettique. y. Arthrite comprend arthrite, polyarthrite, polyarthrite auto-immune et arthrite à médiation immunitaire. z. Myosite comprend myosite et dermatomyosite. aa. Néphrite comprend insuffisance rénale aiguë, atteinte de la fonction rénale, néphrite à médiation immunitaire, néphrite, insuffisance rénale, néphrite tubulo-interstitielle et néphropathie toxique. bb. Fatigue comprend fatigue, asthénie et malaise. cc. Fièvre comprend fièvre, hyperthermie, et hyperpyrexie. dd. Œdème comprend œdème périphérique, œdème facial, gonflement périphérique, gonflement du visage, œdème localisé, œdème généralisé et gonflement. Description de certains effets indésirables Les effets indésirables décrits ci-dessous s’appuient sur la sécurité d’emploi du cémiplimab chez 1 281 patients dans le cadre d’études cliniques en monothérapie. Ces effets indésirables sélectionnés étaient cohérents lorsque le cémiplimab était administré en monothérapie chez des patients atteints de tumeurs malignes solides avancées, en monothérapie dans le cadre d’un traitement adjuvant ou en association avec une chimiothérapie. Effets indésirables à médiation immunitaire (voir rubriques 4.2 et 4.4) Pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire Des pneumopathies inflammatoires à médiation immunitaire sont survenues chez 33 (2,6 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 4 cas (0,3 %) de grade 4, et 8 cas (0,6 %) de grade 3. La pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire a entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 17 (1,3 %) des 1 281 patients. Parmi les 33 patients présentant une pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire, le délai médian d’apparition était de 2,7 mois (intervalle : de 7 jours à 22,2 mois) et sa durée médiane était de 1,1 mois (intervalle : de 5 jours à 16,9 mois). Vingt-sept des 33 patients (81,8 %) ont reçu une corticothérapie à forte dose pendant une durée médiane de 15 jours (intervalle : de 1 jour à 5,9 mois). La pneumopathie inflammatoire était résolue chez 20 (60,6 %) des 33 patients à la date de clôture des données.
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Colite à médiation immunitaire Une diarrhée ou une colite à médiation immunitaire est survenue chez 25 (2,0 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 10 (0,8 %) présentant une diarrhée ou une colite à médiation immunitaire de grade 3. La diarrhée ou la colite à médiation immunitaire a entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 5 (0,4 %) des 1 281 patients. Parmi les 25 patients présentant une diarrhée ou une colite à médiation immunitaire, le délai médian d’apparition était de 3,8 mois (intervalle : de 1 jour à 16,6 mois) et la durée médiane de la diarrhée ou de la colite à médiation immunitaire était de 2,1 mois (intervalle : de 4 jours à 26,8 mois). Dix-neuf des 25 patients (76,0 %) présentant une diarrhée ou une colite à médiation immunitaire ont reçu une corticothérapie à forte dose pendant une durée médiane de 22 jours (intervalle : de 2 jours à 5,2 mois). La diarrhée ou la colite à médiation immunitaire était résolue chez 14 (56,0 %) des 25 patients à la date de clôture des données. Hépatite à médiation immunitaire Une hépatite à médiation immunitaire est survenue chez 31 (2,4 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 1 (< 0,1 %) patient de grade 5, 4 (0,3 %) patients de grade 4 et 21 (1,6 %) patients de grade 3. L’hépatite à médiation immunitaire a entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 18 (1,4 %) des 1 281 patients. Parmi les 31 patients présentant une hépatite à médiation immunitaire, le délai médian d’apparition était de 2,8 mois (intervalle : de 7 jours à 22,5 mois) et la durée médiane de l’hépatite à médiation immunitaire était de 2,3 mois (intervalle : de 5 jours à 8,7 mois). Vingt-sept des 31 patients (87,1 %) présentant une hépatite à médiation immunitaire ont reçu une corticothérapie à forte dose pendant une durée médiane de 24 jours (intervalle : de 2 jours à 3,8 mois). L’hépatite était résolue chez 12 (38,7 %) des 31 patients à la date de clôture des données. Troubles endocriniens à médiation immunitaire Une hypothyroïdie est survenue chez 87 (6,8 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab dont 1 (< 0,1 %) patient avec une hypothyroïdie de grade 3. Trois (0,2 %) des 1 281 patients ont arrêté le cémiplimab en raison d’une hypothyroïdie. Parmi les 87 patients présentant une hypothyroïdie, le délai médian d’apparition était de 4,0 mois (intervalle : de 15 jours à 18,9 mois) et la durée médiane était de 9,2 mois (intervalle : de 1 jour à 37,1 mois). L’hypothyroïdie était résolue chez 5 (5,7 %) des 87 patients à la date de clôture des données. Une hyperthyroïdie est survenue chez 39 (3,0 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 1 (< 0,1 %) patient avec une hyperthyroïdie de grade 3 et 11 (0,9 %) patients avec une hyperthyroïdie de grade 2. Aucun patient n’a arrêté le cémiplimab en raison d’une hyperthyroïdie. Parmi les 39 patients présentant une hyperthyroïdie, le délai médian d’apparition était de 1,9 mois (intervalle : de 20 jours à 23,8 mois) et la durée médiane était de 1,9 mois (intervalle : de 9 jours à 32,7 mois). L’hyperthyroïdie était résolue chez 22 (56,4 %) des 39 patients à la date de clôture des données. Une thyroïdite est survenue chez 8 (0,6 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 4 (0,3 %) patients avec une thyroïdite de grade 2. Aucun patient n’a arrêté le cémiplimab en raison d’une thyroïdite. La résolution de la thyroïdite était survenue chez 1 (12,5 %) des 8 patients à la date de clôture des données. Une insuffisance surrénalienne est survenue chez 6 (0,5 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 6 (0,5 %) patients avec une insuffisance surrénalienne de grade 3. Un (< 0,1 %) des 1 281 patients a arrêté le cémiplimab en raison de l’insuffisance surrénalienne. Parmi les 6 patients présentant une insuffisance surrénalienne, le délai médian d’apparition était de 7,5 mois (intervalle : de 4,2 mois à 18,3 mois) et la durée médiane était de 2,9 mois (intervalle : de 22 jours à 6,1 mois). Deux des 6 patients (33,3 %) ont reçu une corticothérapie à forte dose. La résolution de l’insuffisance surrénalienne était survenue chez 1 (16,7 %) des 6 patients à la date de clôture des données.
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Une hypophysite à médiation immunitaire est survenue chez 7 (0,5 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 3 (0,2 %) patients avec une hypophysite de grade 3. Un (< 0,1 %) des 1 281 patients a arrêté le cémiplimab en raison de l’hypophysite. Parmi les 7 patients présentant une hypophysite, le délai médian de survenue était de 7,4 mois (intervalle : de 2,5 mois à 10,4 mois) et la durée médiane était de 2,7 mois (intervalle : de 9 jours à 34,9 mois). Trois des 7 patients (42,9 %) ont reçu une corticothérapie à forte dose. La résolution de l’hypophysite était survenue chez 1 (14,3 %) des 7 patients à la date de clôture des données. Un diabète de type 1 sans autre étiologie identifiée est apparu chez 1 (< 0,1 %) des 1 281 patients (Grade 4). Effets indésirables cutanés à médiation immunitaire Des effets indésirables cutanés à médiation immunitaire sont apparus chez 24 (1,9 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 11 (0,9 %) de grade 3. Les effets indésirables cutanés à médiation immunitaire ont entraîné un arrêt définitif du cémiplimab chez 3 (0,2 %) des 1 281 patients. Parmi les 24 patients présentant des effets indésirables cutanés à médiation immunitaire, le délai médian d’apparition était de 2,0 mois (intervalle : de 2 jours à 17,0 mois) et la durée médiane était de 2,9 mois (intervalle : de 8 jours à 38,8 mois). Dix-sept des 24 patients (70,8 %) présentant des effets indésirables cutanés à médiation immunitaire ont reçu une corticothérapie à forte dose pendant une durée médiane de 10 jours (intervalle : de 1 jour à 2,9 mois). Les effets indésirables cutanés étaient résolus chez 17 (70,8 %) des 24 patients à la date de clôture des données. Néphrite à médiation immunitaire Une néphrite à médiation immunitaire est survenue chez 9 (0,7 %) des 1 281 patients recevant du cémiplimab, dont 1 (< 0,1 %) de grade 5 et 1 (< 0,1 %) de grade 3. La néphrite à médiation immunitaire a entraîné l’arrêt définitif du cémiplimab chez 2 (0,2 %) des 1 281 patients. Parmi les 9 patients présentant une néphrite à médiation immunitaire, le délai médian d’apparition était de 2,1 mois (intervalle : de 14 jours à 12,5 mois) et la durée médiane était de 1,5 mois (intervalle : de 9 jours à 5,5 mois). Six des 9 patients (66,7 %) présentant une néphrite à médiation immunitaire ont reçu des corticostéroïdes à forte dose pendant une durée médiane de 18 jours (intervalle : de 3 jours à 1,3 mois). La néphrite était résolue chez 7 (77,8 %) des 9 patients à la date de clôture des données. Autres effets indésirables à médiation immunitaire Les effets indésirables à médiation immunitaire cliniquement significatifs suivants sont apparus avec une fréquence inférieure à 1 % (sauf indication contraire) chez les 1 281 patients traités par cémiplimab en monothérapie. Ces effets étaient de grade 3 ou de grade inférieur sauf indication contraire : Affections du système nerveux : méningite aseptique, encéphalomyélite paranéoplasique (grade 5), polyradiculoneuropathie chronique inflammatoire démyélinisante, encéphalite, myasthénie grave, neuropathie périphériquea Affections cardiaques : myocarditeb (grade 5), péricarditec Affections du système immunitaire : thrombopénie immunitaire Affections musculosquelettiques et systémiques : arthralgie (1,2 %), arthrited, faiblesse musculaire, myalgie, myositee (grade 4), pseudopolyarthrite rhizomélique, syndrome de Sjögren Affections de la peau et du tissu sous-cutané : prurit Affections oculaires : kératite, uvéitef (grade 4) Affections gastro-intestinales : stomatite, gastrite à médiation immunitaire, pancréatite (grade 4) a. Inclut la névrite, la neuropathie périphérique, la neuropathie périphérique sensitive et la polyneuropathie b. Inclut la myocardite auto-immune, la myocardite à médiation immunitaire, et la myocardite c. Inclut la péricardite auto-immune et la péricardite d. Inclut l’arthrite, l’arthrite à médiation immunitaire et la polyarthrite e. Inclut la myosite et la dermatomyosite f. Rapportée dans les études cliniques en dehors de la base de données groupées
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Les effets indésirables à médiation immunitaire supplémentaires suivants ont été observés chez des patients recevant un traitement d’association dans des essais cliniques : vascularite, syndrome de Guillain-Barré, inflammation du système nerveux central, et méningite (grade 4), chacun avec la fréquence « rare ». Effets de la classe des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire Des cas avec l’effet indésirable suivant ont été rapportés au cours du traitement par d’autres inhibiteurs de point de contrôle immunitaire, qui peuvent également survenir au cours du traitement par cémiplimab: maladie cœliaque, insuffisance pancréatique exocrine. Réactions liées à la perfusion Des réactions liées à la perfusion sont apparues chez 94 (7,3 %) des 1 281 patients traités par cémiplimab en monothérapie dont 2 (0,2 %) de grade 3 ou 4. Les réactions liées à la perfusion ont entraîné l’arrêt du cémiplimab chez 1 (< 0,1 %) patient. Les symptômes de réaction liée à la perfusion fréquents comprennent la nausée, la fièvre, et les vomissements. Ces réactions liées à la perfusion se sont résolues chez 93 des 94 (98,9 %) patients à la date de clôture des données. Immunogénicité Comme avec toutes les protéines thérapeutiques, il existe un risque potentiel d’immunogénicité avec le cémiplimab. Dans les études cliniques incluant 1 029 patients traités par cémiplimab, 2,1 % des patients ont développé des anticorps pendant le traitement, dont approximativement 0,3 % présentaient des réponses persistantes des anticorps. Aucun anticorps neutralisant n’a été observé. Aucune altération du profil pharmacocinétique ni du profil de sécurité d’emploi n’a été mise en évidence avec le développement d’anticorps anti-cémiplimab. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
4.9 Surdosage
En cas de surdosage, les patients doivent être rigoureusement surveillés pour détecter tout signe ou symptôme d’effet indésirable, et un traitement symptomatique adapté doit être instauré.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
5.1 Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : agents antinéoplasiques, inhibiteurs de PD-1/PD-L1 (protéine de mort cellulaire programmée 1/ligand de mort 1), Code ATC : L01FF06 Mécanisme d’action Le cémiplimab est un anticorps monoclonal entièrement humain de type G4 (IgG4) qui se lie au récepteur de mort cellulaire programmé-1 (PD-1) et bloque son interaction avec ses ligands PD-L1 et PD-L2. L’engagement de PD-1 avec ses ligands PD-L1 et PD-L2, qui sont exprimés par des cellules présentatrices d’antigène et peuvent être exprimés par des cellules tumorales et/ou d’autres cellules du microenvironnement tumoral, entraîne une inhibition de la fonction des lymphocytes T, telle que la prolifération, la sécrétion de cytokines et l’activité cytotoxique. Le cémiplimab potentialise les réponses des lymphocytes T, y compris les réponses anti-tumorales, en bloquant la liaison de PD-1 aux ligands PD-L1 et PD-L2.
| système national de déclaration – | voir Annexe V |
|---|
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Efficacité et sécurité cliniques CEC CEC avancé L’efficacité et la sécurité d’emploi du cémiplimab chez des patients atteints d’un CECm (ganglionnaire ou à distance) ou d’un CECla qui n’étaient pas candidats à une chirurgie ou à une radiothérapie curative ont été étudiées dans le cadre d’un essai clinique, l’essai R2810-ONC-1540 (étude 1540). L’étude 1540 était une étude de phase II, en ouvert, multicentrique, qui a inclus 193 patients atteints d’un CECm ou CECla dans les groupes 1 à 3 avec un suivi médian combiné de 15,7 mois au total. La durée médiane de suivi était de 18,5 mois pour le groupe CECm à 3 mg/kg toutes les deux semaines (Q2S) (Groupe 1), de 15,5 mois pour le groupe CECla à 3 mg/kg Q2S (Groupe 2), de 17,3 mois pour le groupe CECm à 350 mg Q3S (Groupe 3). Dans une cohorte supplémentaire de 165 patients atteints d’un CEC avancé (CECm et CECla) recevant une dose de 350 mg Q3S, la durée médiane de suivi était de 8,7 mois (Groupe 6). Les patients présentant l’un des symptômes suivants ont été exclus : une maladie auto-immune ayant nécessité un traitement systémique par des immunosuppresseurs au cours des 5 dernières années ; antécédents de greffe d’organe solide ; antécédents de pneumopathie inflammatoire au cours des 5 dernières années ; traitement antérieur par un anti-PD-1/PD-L1 ou un autre inhibiteur de point de contrôle immunitaire ; infection active nécessitant un traitement incluant une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ou une infection active par le virus de l’hépatite B ou l’hépatite C ; une leucémie lymphoïde chronique (LLC) ; des métastases cérébrales ; ou ayant un indice de performance (IP) ECOG ≥ 2. Dans le cadre de l’étude 1540, les patients ont reçu du cémiplimab par voie intraveineuse jusqu’à la progression de la maladie, une toxicité inacceptable ou l’achèvement du traitement prévu [3 mg/kg Q2S pendant 96 semaines (Groupes 1 et 2) ou 350 mg Q3S pendant 54 semaines (Groupe 3)]. Si les patients présentant une maladie localement avancée montraient une réponse suffisante au traitement, une chirurgie curative était autorisée. Des évaluations de la réponse tumorale ont été réalisées toutes les 8 ou 9 semaines (pour les patients recevant 3 mg/kg Q2S ou 350 mg Q3S, respectivement). Le critère d’évaluation principal de l’efficacité de l’étude 1540 était le taux de réponse objective (TRO) confirmé, tel qu’évalué par un examen centralisé indépendant (independent central review, ICR). Pour les patients atteints d’un CECm sans lésions cibles visibles de l’extérieur, le TRO était déterminé en fonction des critères d’évaluation de la réponse dans les tumeurs solides (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors, RECIST 1.1). Pour les patients présentant des lésions cibles visibles de l’extérieur (CECla et CECm), le TRO était déterminé en fonction d’un critère composite qui intégrait les évaluations des données radiologiques par un ICR (RECIST 1.1) et une photographie numérique médicale (critères de l’OMS). Le critère clé d’évaluation secondaire était la durée de la réponse (DR) évaluée par ICR. Les autres critères d’évaluation secondaires incluaient le TRO et la DR par l’évaluation de l’investigateur (investigator assessment, IA), la survie sans progression (SSP) évaluée par ICR et par IA, la survie globale (SG), le taux de réponse complète (RC) évalué par ICR et l’évolution des scores concernant les résultats rapportés par le patient dans le questionnaire de base sur la qualité de vie Core 30 (Quality of Life Questionnaire Core 30, QLQ-C30) de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (European Organisation for Research and Treatment of Cancer, EORTC). Dans l’analyse d’efficacité de 193 patients atteints de CEC avancé ayant participé à l’étude 1540 dans les groupes 1 à 3, 115 étaient atteints d’un CECm et 78 d’un CECla. L’âge médian était de 72 ans (intervalle : de 38 à 96) : soixante-dix-huit (40,4 %) patients étaient âgés de 75 ans ou plus, 66 patients (34,2 %) de 65 ans à 75 ans et 49 patients (25,4 %) de moins de 65 ans. Au total, 161 (83,4 %) patients étaient des hommes et 187 (96,9 %) patients étaient blancs ; l’IP ECOG était de 0 (44,6 %) et 1 (55,4 %). Trente-trois et 7/10 pour cent (33,7 %) des patients avaient reçu au moins un traitement systémique anticancéreux antérieur, 81,3 % des patients avaient déjà fait l’objet d’une intervention chirurgicale liée au cancer et 67,9 % des patients avaient déjà reçu une radiothérapie. Parmi les patients atteints d’un CECm, 76,5 % présentaient des métastases à distance et 22,6 % des métastases
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ganglionnaires. Les résultats d’efficacité basés sur l’analyse finale des groupes 1 à 3 de l’étude 1540 sont présentés dans le Tableau 3. Tableau 3 : Résultats d’efficacité – étude 1540 – CEC métastatique par groupe posologique,
CEC localement avancé Critères d’évaluation de l’efficacité CECm cémiplimab : 3 mg/kg toutes les 2 semaines (Groupe 1)
| Critères d’évaluation de l’efficacité | CECm cémiplimab : 3 mg/kg toutes les 2 semaines (Groupe 1) (N = 59) ICR | CECla cémiplimab : 3 mg/kg toutes les 2 semaines (Groupe 2) (N = 78) ICR | CECm cémiplimab : 350 mg toutes les 3 semaines (Groupe 3) (N = 56) ICR |
|---|---|---|---|
| Taux de réponse objective (TRO) confirméa | |||
| TRO | 50,8 % | 44,9 % | 46,4 % |
| IC à 95 % pour le TRO | (37,5 ; 64,1) | (33,6 ; 56,6) | (33,0 ; 60,3) |
| Réponse complète (RC)b | 20,3 % | 12,8 % | 19,6 % |
| Réponse partielle (RP) | 30,5 % | 32,1 % | 26,8 % |
| Maladie stable (MS) | 15,3 % | 34,6 % | 14,3 % |
| Progression de la maladie (PM) | 16,9 % | 12,8 % | 25,0 % |
| Durée de réponse (DR) | |||
| Médianec (mois) IC à 95 % | NA (20,7 ; NE) | 41,9 (20,5 ; 54,6) | 41,3 (40,8 ; 46,3) |
| Extrêmes (mois) | 2,8 – 38,9 | 1,9 – 54,6 | 4,2 – 46,3 |
| Patients avec une DR ≥ 6 mois, % | 93,3 % | 88,6 % | 96,2 % |
| Délai de réponse (DDR) | |||
| Médian (mois) Extrêmes (min:max) | 1,9 (1,7 : 21,8) | 2,1 (1,8 : 8,8) | 2,1 (2,0 : 22,8) |
| Survie sans progression (SSP)a, c | |||
| 6 mois (IC à 95 %) | 66,4 % (52,5 ; 77,1) | 72,4 % (60,1 ; 81,5) | 60,7 % (46,7 ; 72,1) |
| 12 mois (IC à 95 %) | 53,8 % (40,0 ; 65,8) | 60,8 % (47,8 ; 71,5) | 53,4 % (39,5 ; 65,4) |
| Survie globale (SG)a, c | |||
| 12 mois (IC à 95 %) | 81,3 % (68,7 ; 89,2) | 91,8 % (82,6 ; 96,2) | 72,5 % (58,6 ; 82,5) |
72,5 % (58,6 ; 82,5) IC : intervalle de confiance ; ICR : examen centralisé indépendant ; NA : Non atteint ; NE : Non évaluable. a. Dans les groupes 1, 2 et 3, la durée médiane de suivi était respectivement de 18,5, 15,5 et 17,3 mois. b. Ne comprend que les patients présentant une guérison complète d’une atteinte cutanée antérieure ; les patients atteints de CECla de l’étude 1540 ont dû subir une biopsie pour confirmer leur RC. c. Basé sur les estimations de Kaplan Meier. Efficacité et statut PD-L1 : L’activité clinique a été observée quel que soit le statut d’expression de la tumeur PD-L1. Traitement adjuvant du CEC à haut risque L’efficacité du cémiplimab a été évaluée pour le traitement adjuvant des patients atteints de CEC à haut risque de récidive après une intervention chirurgicale suivie d’une radiothérapie dans l’étude C- POST, une étude de phase 3 randomisée, en double aveugle, multicentrique, contrôlée par placebo. Les participants à l’étude présentaient un risque élevé de récidive due à des caractéristiques ganglionnaires (extension extracapsulaire ou ≥ 3 ganglions lymphatiques impliqués) et/ou des caractéristiques non ganglionnaires (métastases en transit, lésion T4, invasion périneurale ou récidive tumorale locale avec ≥ 1 caractéristique défavorable supplémentaire), et avaient terminé la radiothérapie adjuvante dans les 2 à 10 semaines précédant la randomisation.
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L’étude excluait les patients dans les cas suivants : maladie auto-immune nécessitant un traitement systémique par immunosuppresseurs dans les 5 ans qui précédaient ; antécédents de greffe d’organe solide ; greffe antérieure de cellules souches allogénique ou autologue ; infection par le VIH, le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C non contrôlée ; ou indice de performance (IP) ECOG ≥ 2. Les patients atteints de LLC étaient éligibles s’ils n’avaient pas nécessité de traitement systémique pour la LLC dans les 6 mois. Dans l’étude C-POST, 415 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir du cémiplimab (N = 209) ou un placebo (N = 206). Dans la partie 1, 334 patients ont été assignés pour recevoir 350 mg de cémiplimab (N = 171) ou un placebo (N = 163) par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 12 semaines, puis 700 mg de cémiplimab ou de placebo par voie intraveineuse toutes les 6 semaines pendant 36 semaines supplémentaires, et 81 patients ont été assignés pour recevoir 350 mg de cémiplimab (N = 38) ou un placebo (N = 43) par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 48 semaines au maximum. Le traitement a été poursuivi jusqu’à la récidive de la maladie, l’apparition d’une toxicité inacceptable ou pendant au maximum 48 semaines. Dans la partie 2 de l’étude, qui était en ouvert et facultative, les patients qui avaient présenté une récidive de la maladie à un moment quelconque pendant l’étude et qui étaient dans le bras placebo ont eu la possibilité de recevoir un traitement ultérieur par cémiplimab à raison de 350 mg par voie intraveineuse toutes les 3 semaines. Les patients ayant présenté une récidive de la maladie ≥ 3 mois après avoir effectué 48 semaines du traitement par cémiplimab prévu et étant dans le bras cémiplimab avaient la possibilité de recevoir le cémiplimab à raison de 350 mg par voie intraveineuse toutes les 3 semaines. Les patients pouvaient être traités pendant 96 semaines au maximum dans la partie 2. Le critère d’évaluation principal était la survie sans maladie (SSM) définie comme le délai entre la randomisation et la première récidive documentée de la maladie selon l’évaluation de l’investigateur ou le décès toutes causes confondues. Des évaluations par imagerie ont été effectuées à la fin de chaque cycle de 12 semaines pendant les 48 semaines. Pendant la période de suivi, des examens d’imagerie ont été réalisés tous les 4 mois pendant les 2 premières années de suivi prévues, puis tous les 6 mois jusqu’à la récidive. Les caractéristiques de la population de l’étude étaient : âge médian : 71 ans (intervalle : 33 à 95) ; 83,9 % d’hommes ; 91,1 % de caucasiens, 3,1 % d’asiatiques ; 63,6 % présentaient un IP ECOG de 0 et 36,4 % un IP ECOG de 1. La tumeur était localisée au niveau de la tête et du cou (head and neck, HN) chez 82,7 % des patients et ailleurs chez 17,3 % des patients. Le caractère à haut risque était ganglionnaire chez 58,3 % des patients et exclusivement non ganglionnaire chez 41,7 % des patients. Les résultats d’efficacité pour l’étude C-POST sont présentés dans le Tableau 4 et la Figure 1.
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Tableau 4 : Résultats d’efficacité pour l’étude C-POST dans le CEC à haut risque dans l’analyse primaire dans le cadre du traitement adjuvant Critères d’évaluation de l’efficacitéa
| Critères d’évaluation de l’efficacitéa | Cémiplimab | Placebo |
|---|---|---|
| N = 209 | N = 206 | |
| Survie sans maladie (SSM) | ||
| Nombre d’événements, n (%) | 24 (11,5 %) | 65 (31,6 %) |
| Récidives de la maladie, n (%) | 18 (8,6 %) | 61 (29,6 %) |
| Décès, n (%) | 6 (2,9 %) | 4 (1,9 %) |
| Médiane (IC à 95 %) en moisc | NA (NE–NE) | 49,4 (48,5 à NE) |
| Risque relatif (IC à 95 %)d | 0,32 (0,20 à 0,51) | |
| Valeur pe | < 0,0001 |
IC : intervalle de confiance ; NE : non évaluable ; NA : non atteint (date limite de recueil des données : 4 octobre 2024) a. Durée médiane du suivi : cémiplimab : 24,5 mois ; placebo : 23,8 mois b. Décès comptabilisés comme événements de SSM selon l’évaluation de l’investigateur ; n’inclut pas les décès chez les patients ayant précédemment présenté une récidive c. Basé sur la méthode de Kaplan Meier d. D’après un modèle à risques proportionnels stratifiés e. D’après une valeur p bilatérale Au moment de la mise à jour de l’analyse (date limite de recueil des données : 7 avril 2025), 29 (13,9 %) événements de SSM dans le groupe cémiplimab et 68 (33,0 %) événements de SSM dans le groupe placebo ont été rapportés à un suivi médian de 31 mois dans le groupe cémiplimab et de 30 mois dans le groupe placebo (RR : 0,35 ; IC à 95 % : 0,23 à 0,55). Les résultats de SG n’étaient pas matures au moment de l’analyse principale prédéfinie. Figure 1 : SSM dans l’étude C-POST sur le CEC à haut risque dans l’analyse mise à jour du contexte adjuvanta
a. Basé sur l’analyse mise à jour (date limite de recueil des données : 7 avril 2025)
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CBC L’efficacité et la sécurité du cémiplimab chez les patients atteints de CBCla ou de CBCm ayant progressé sous traitement par IHH, qui étaient intolérants à un traitement antérieur par IHH ou qui présentaient au mieux une maladie stable après 9 mois de traitement par IHH (à l’exclusion des pauses thérapeutiques) ont été évaluées dans l’étude 1620, une étude en ouvert, multicentrique, non randomisée. L’étude excluait les patients dans les cas suivants : maladie auto-immune nécessitant un traitement systémique par immunosuppresseurs dans les 5 ans qui précédaient ; antécédents de greffe d’organe solide ; traitement antérieur par anti-PD-1/PD-L1 ou par un autre inhibiteur de point de contrôle immunitaire ; infection par le VIH, le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C ; ou indice de performance (IP) ECOG ≥ 2. Les patients ont reçu 350 mg de cémiplimab par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 5 cycles de 9 semaines, suivis par 4 cycles de 12 semaines jusqu’à 93 semaines de traitement. Le traitement s’est poursuivi jusqu’à la progression de la maladie, l’apparition d’une toxicité inacceptable ou jusqu’au terme du traitement prévu. Des évaluations des tumeurs étaient réalisées toutes les 9 semaines pendant les cycles 1 à 5, puis toutes les 12 semaines pendant les cycles 6 à 9. Les critères majeurs d’évaluation d’efficacité étaient le TRO et la DR, évalués par ICR. Les critères d’évaluation secondaires d’efficacité incluaient le TRO et la DR évalués par IA, la SSP, la SG, la RC évalués par ICR, et le délai de réponse. Pour les patients atteints de CBCm sans lésions cibles visibles de l’extérieur, le TRO était déterminé en fonction des critères RECIST 1.1. Pour les patients présentant des lésions cibles visibles de l’extérieur (CBCla et CBCm), le TRO était déterminé en fonction d’un critère d’évaluation composite qui intégrait évaluations des données radiologiques par un ICR (RECIST 1.1) et une photographie numérique médicale (critères de l’OMS). Un total de 138 patients atteints de CBC avancé a été inclus dans l’analyse d’efficacité de l’étude 1620, 84 patients atteints de CBCla et 54 patients atteints de CBCm. Dans le groupe CBCla, l’âge médian était de 70,0 ans (intervalle : de 42 à 89 ans) : 31 (37 %) patients étaient âgés de moins de 65 ans et 53 (63 %) de 65 ans et plus. Au total, 56 (67 %) patients étaient des hommes et 57 (68 %) étaient blancs ; l’indice de performance ECOG était de 0 (61 %) et 1 (39 %) ; quatre-vingt-trois pour cent (83 %) des patients avaient subi au moins 1 intervention chirurgicale antérieure liée au cancer et 35 % des patients avaient subi plus de 3 interventions chirurgicales antérieures liées au cancer (médiane : 3,0 interventions, de 1 à 43) ; 50 % des patients avaient reçu au moins 1 radiothérapie (RT) anticancéreuse antérieure (médiane : 1,0 RT, de 1 à 6). Dans le groupe CBCm, l’âge médian était de 63,5 ans (intervalle : de 38 à 90 ans) : 27 (50 %) patients étaient âgés de moins de 65 ans et 27 (50 %) de 65 ans et plus. Au total, 38 (70 %) patients étaient des hommes et 47 (87 %) étaient blancs ; l’indice de performance ECOG était de 0 (67 %) et 1 (33 %) ; quatre-vingt-cinq pour cent (85 %) des patients avaient subi au moins 1 intervention chirurgicale antérieure liée au cancer et 28 % des patients avaient subi plus de 3 interventions chirurgicales antérieures liées au cancer (médiane : 2,0 interventions, de 1 à 8) ; 59 % des patients avaient reçu au moins 1 radiothérapie (RT) anticancéreuse antérieure (médiane : 1,0 RT, de 1 à 4). L’ensemble des 138 patients avaient précédemment été traités par IHH et 12 % (16/138) à la fois par vismodégib et sonidégib (comme lignes de traitement distinctes). Sur les 84 patients atteints de CBCla, 71 % (60/84) ont arrêté le traitement par IHH en raison d’une progression de la maladie, 38 % (32/84) en raison d’une intolérance et 2 % (2/84) uniquement en raison d’une absence de réponse. Sur les 54 patients atteints de CBCm, 76 % (41/54) ont arrêté le traitement par IHH en raison d’une progression de la maladie, 33 % (18/54) en raison d’une intolérance et 6 % (3/54) uniquement en raison d’une absence de réponse. Les investigateurs pouvaient sélectionner plus d’une raison d’arrêt du traitement antérieur par IHH pour un même patient. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 5.
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Tableau 5 : Résultats d’efficacité pour l’étude 1620 pour le carcinome basocellulaire
localement avancé et métastatique Critères d’évaluation d’efficacité CBCla cémiplimab 350 mg toutes les
| Critères d’évaluation d’efficacité | CBCla cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines | CBCm cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines |
|---|---|---|
| N = 84 | N = 54 | |
| ICR | ICR | |
| Meilleure réponse globale (MRG)a, b, c | ||
| Taux de réponse objective (TRO : RC + RP) (IC à 95 %) | 27 (32,1 %) (22,4 ; 43,2) | 12 (22,2 %) (12,0 ; 35,6) |
| Taux de réponse complète (RC)d (IC à 95 %) | 6 (7,1 %) (2,7 ; 14,9) | 1 (1,9 %) (0,0 ; 9,9) |
| Taux de réponse partielle (RP) | 21 (25,0 %) | 11 (20,4 %) |
| Taux de progression de la maladie (PM) | 9 (10,7 %) | 16 (29,6 %) |
| Durée de réponse (DR) | N = 27 répondeurs | N = 12 répondeurs |
| Médianee (mois) (IC à 95 %) | NA (15,5, NE) | 16,7 (9,8, NE) |
| Extrêmes (observés) (mois) | 2,1 – 36,8+ | 9,0 – 25,8+ |
| Patients avec une DR ≥ 6 mois, %e (IC à 95 %) | 88,5 % (68,4 ; 96,1) | 100,0 % (100 ; 100) |
| Délai de réponse (DDR) | N = 27 répondeurs | N = 12 répondeurs |
| Médiane (mois) (Intervalle) | 4,3 (2,1 – 21,4) | 3,1 (2,0 – 10,5) |
3,1 (2,0 – 10,5) IC : intervalle de confiance ; + : indique un événement toujours en cours lors de la dernière évaluation ; ICR : revue centralisée indépendante ; NA : non atteint ; NE : non évaluable
a. Durée médiane du suivi : CBCla : 15,9 mois, CBCm : 8,4 mois. b. Inclut 2 patients atteints de CBCla qui ont répondu aux critères d’inclusion sur la seule base de « Pas mieux qu’une maladie stable (MS) après 9 mois d’un traitement par IHH ». Les résultats de la MRG par ICR étaient MS pour 1 patient et NE pour 1 patient. c. Inclut 3 patients atteints de CBCm qui ont répondu aux critères d’inclusion sur la seule base de « Pas mieux qu’une maladie stable (MS) après 9 mois d’un traitement par IHH ». Les résultats de la MRG par ICR étaient RP pour 1 patient et MS pour 2 patients. d. Les patients atteints de CBC localement avancé de l’étude 1620 devaient subir une biopsie pour confirmer une réponse complète. e. D’après les estimations de Kaplan Meier. Efficacité et statut PD-L1 L’activité clinique était observée indépendamment du statut d’expression PD-L1 des tumeurs CBNPC Traitement de première intention du CBNPC par le cémiplimab en monothérapie L’efficacité et la sécurité d’emploi du cémiplimab par rapport à une double chimiothérapie à base de sels de platine chez des patients atteints de CBNPC localement avancé qui n’étaient pas candidats à une radiochimiothérapie, ou de CBNPC métastatique avec une expression de PD-L1 des tumeurs ≥ 50 % au moyen du test PD-L1 IHC 22C3 pharmDx ont été évaluées dans l’étude 1624, une étude multicentrique, randomisée, en ouvert. Au total, 710 patients ont été inclus. L’étude a exclu les patients présentant des altérations tumorales du gène EGFR, ALK ou ROS1, un indice de performance (IP) ECOG ≥ 2, des affections qui nécessitaient une immunosuppression systémique, une infection non contrôlée par le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C ou du VIH, des antécédents de pneumopathie interstitielle diffuse, qui n’avaient jamais fumé ou qui avaient présenté une maladie auto-immune nécessitant un traitement systémique dans les 2 ans précédant le traitement. Le traitement de métastases cérébrales était autorisé et les patients pouvaient être inclus dans l’étude s’ils avaient été correctement traités et qu’ils étaient revenus à la situation neurologique initiale au moins 2 semaines avant la randomisation. La confirmation radiologique de la stabilité ou de la réponse
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n’était pas nécessaire. La randomisation était stratifiée par histologie (non épidermoïde ou épidermoïde) et région géographique (Europe, Asie ou Reste du monde). Les patients ont été randomisés (1:1) pour recevoir 350 mg de cémiplimab par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 108 semaines maximum ou le choix de l’investigateur parmi les protocoles suivants de double chimiothérapie à base de platine pendant 4 à 6 cycles : paclitaxel + cisplatine ou carboplatine ; gemcitabine + cisplatine ou carboplatine ; ou pémétrexed + cisplatine ou carboplatine suivi par un traitement d’entretien facultatif par pémétrexed (ce protocole n’était pas recommandé pour les patients atteints de CBNPC épidermoïde). Le traitement par cémiplimab a continué jusqu’à la progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1, une toxicité inacceptable ou au terme des 108 semaines. Les patients ayant connu une progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1 et évaluée par un comité d’examen indépendant (CEI) pendant le traitement par cémiplimab étaient autorisés à poursuivre le traitement par cémiplimab en y ajoutant 4 cycles de chimiothérapie spécifique à l’histologie jusqu’à ce qu’une nouvelle progression soit observée. Les patients ayant connu une progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1 et évaluée par le CEI pendant le traitement par chimiothérapie étaient autorisés à recevoir le traitement par cémiplimab jusqu’à une nouvelle progression, l’apparition d’une toxicité inacceptable ou jusqu’au terme des 108 semaines. Parmi les 203 patients randomisés pour recevoir une chimiothérapie qui ont connu une progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1 et évaluée par le CEI, 150 (73,9 %) sont passés à un traitement par cémiplimab. Une évaluation du statut tumoral était réalisée toutes les 9 semaines. Les critères d’évaluation principaux d’efficacité étaient la survie globale (SG) et la survie sans progression (SSP), telles qu’évaluées par le CEI en aveugle à l’aide des critères RECIST 1.1. Un critère d’évaluation secondaire clé était le taux de réponse objective (TRO). Parmi les 710 patients, les caractéristiques à l’inclusion étaient les suivantes : âge médian de 63 ans (45 % étaient âgés de 65 ans et plus), 85 % d’hommes, 86 % de patients blancs, indice de performance ECOG de 0 et 1 chez 27 % et 73 % des patients, respectivement, et 12 % de patients ayant des antécédents de métastases cérébrales. Les caractéristiques de la maladie étaient un cancer localement avancé (16 %), métastatique (84 %), épidermoïde (44 %) et non épidermoïde (56 %). L’étude a mis en évidence une amélioration statistiquement significative de la SG pour les patients randomisés pour recevoir le cémiplimab par rapport à la chimiothérapie. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 6, à la Figure 2 et à la Figure 3. Tableau 6 : Résultats d’efficacité de l’étude 1624 pour le cancer bronchopulmonaire non à
petites cellules Critères d’évaluation de l’efficacitéa Cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines N = 356
| Critères d’évaluation de l’efficacitéa | Cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines N = 356 | Chimiothérapie N = 354 |
|---|---|---|
| Survie globale (SG) | ||
| Décès n (%) | 108 (30,3) | 141 (39,8) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 22,1 (17,7 ; NE) | 14,3 (11,7 ; 19,2) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,68 (0,53 ; 0,87) | |
| Valeur pd | 0,0022 | |
| Taux de SG à 12 mois (IC à 95 %)b | 70 % (64 ; 75) | 56 % (49 ; 62) |
| Survie sans progression (SSP) | ||
| Événements n (%) | 201 (56,5) | 262 (74,0) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 6,2 (4,5 ; 8,3) | 5,6 (4,5 ; 6,1) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,59 (0,49 ; 0,72) | |
| Taux de SSP à 12 mois (IC à 95 %)b | 38 % (32 ; 44) | 7 % (4 ; 11) |
| Taux de réponse objective (%)e | ||
| TRO (IC à 95 %) | 36,5 (31,5 ; 41,8) | 20,6 (16,5 ; 25,2) |
| Taux de réponse complète (RC) | 3,1 | 0,8 |
| Taux de réponse partielle (RP) | 33,4 | 19,8 |
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Durée de réponse N = 130 répondeurs N = 73 répondeurs Médiane (mois)b 21,0 6,0 Extrêmes (mois) (1,9+ ; 23,3+) (1,3+ ; 16,5+) Patients avec DR observée ≥ 6 mois, % 69 % 41 % IC : Intervalle de confiance ; NE : Non évaluable ; + : Réponse en cours a. Durée médiane du suivi : cémiplimab : 13,1 mois ; chimiothérapie : 13,1 mois
| Durée de réponse | N = 130 répondeurs | N = 73 répondeurs |
|---|---|---|
| Médiane (mois)b | 21,0 | 6,0 |
| Extrêmes (mois) | (1,9+ ; 23,3+) | (1,3+ ; 16,5+) |
| Patients avec DR observée ≥ 6 mois, % | 69 % | 41 % |
b. D’après les estimations de Kaplan-Meier c. D’après un modèle à risques proportionnels stratifiés d. D’après une valeur p bilatérale e. D’après l’intervalle de confiance exact de Clopper-Pearson Figure 2 : SG dans l’étude 1624 pour le CBNPC
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Figure 3 : SSP dans l’étude 1624 pour le CBNPC
Traitement de première intention du CBNPC par le cémiplimab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine L’efficacité et la sécurité d’emploi du cémiplimab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine ont été évaluées dans l’étude 16113, un essai randomisé, multicentrique, en double aveugle et contrôlé par traitement actif mené auprès de 466 patients atteints d’un CBNPC localement avancé qui n’étaient pas candidats à une radiochimiothérapie ou d’un CBNPC métastatique, indépendamment du statut d’expression de PD-L1 tumoral, et n’ayant pas reçu auparavant de traitement systémique pour le CBNPC métastatique. Le dépistage d’aberrations tumorales génomiques autres que EGFR, ALK ou ROS1 n’était pas obligatoire pour l’inclusion dans l’étude 16113. Les patients présentant des altérations tumorales du gène EGFR, ALK ou ROS1, des affections qui nécessitaient une immunosuppression systémique, une infection active par le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C ou du VIH, ou une maladie auto-immune récente nécessitant ou ayant nécessité un traitement systémique, étaient exclus de l’étude. Les patients présentant des antécédents de métastases cérébrales pouvaient être inclus s’ils avaient été correctement traités et qu’ils étaient revenus à la situation neurologique initiale au moins 2 semaines avant la randomisation. La confirmation radiologique de la stabilité ou de la réponse n’était pas nécessaire. La randomisation était stratifiée par histologie (non épidermoïde ou épidermoïde) et expression du PD-L1 (< 1 % versus 1 % à 49 % versus ≥ 50 %) selon le test VENTANA PD-L1 (SP263). Les patients ont été randomisés (2:1) pour recevoir 350 mg de cémiplimab par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 108 semaines au maximum plus une chimiothérapie à base de sels de platine toutes les 3 semaines pendant 4 cycles ou un placebo par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pendant 108 semaines plus une chimiothérapie à base de sels de platine toutes les 3 semaines pendant 4 cycles.
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Le traitement par cémiplimab ou placebo a continué jusqu’à la progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1, une toxicité inacceptable ou jusqu’au terme des 108 semaines. La chimiothérapie a été administrée pendant 4 cycles, puis suivie d’un traitement d’entretien par pémétrexed si cliniquement indiqué ou jusqu’à la progression de la maladie définie selon les critères RECIST 1.1 ou une toxicité inacceptable. La chimiothérapie employée dans l’étude 16113 était constituée de carboplatine ou de cisplatine combinée au paclitaxel ou au pémétrexed, les schémas au pémétrexed étant soumis à un traitement d’entretien obligatoire. Une évaluation du statut tumoral était réalisée toutes les 9 semaines au cours de l’année 1 à partir de la semaine 9, puis toutes les 12 semaines au cours de l’année 2 à partir de la semaine 55. Le critère d’évaluation principal d’efficacité était la survie globale (SG). Les critères d’évaluation secondaires clés d’efficacité étaient la survie sans progression (SSP) et le taux de réponse objective (TRO), tels qu’évalués par le CEI en aveugle à l’aide des critères RECIST 1.1. Parmi les 466 patients, 327 (70 %) présentaient des tumeurs exprimant PD-L1 (sur ≥ 1 % des cellules tumorales). Parmi ces patients, 217 étaient dans le groupe cémiplimab et chimiothérapie et 110 dans le groupe placebo et chimiothérapie. Les caractéristiques à l’inclusion des 327 patients présentant des tumeurs exprimant PD-L1 dans ≥ 1 % des cellules tumorales étaient : âge médian de 62 ans (38 % de 65 ans ou plus), 83 % de sexe masculin, 87 % de patients blancs, un indice de performance ECOG de 0 et 1 de 16 % et 83 % respectivement, et 6 % présentaient des antécédents de métastases cérébrales ; 51 % des patients étaient des fumeurs, 34 % étaient d’anciens fumeurs et 15 % n’avaient jamais fumé (moins de 100 cigarettes au cours de la vie). Les caractéristiques de la maladie étaient localement avancées (14 %), métastatiques (86 %), histologiques épidermoïdes (45 %) et histologiques non épidermoïdes (55 %). Lors de l’analyse principale dans la population globale avec une durée médiane de suivi de 16,4 mois, l’étude a montré une amélioration statistiquement significative de la SG chez les patients randomisés ayant reçu du cémiplimab en association avec une chimiothérapie comparé au placebo en association avec une chimiothérapie. Les résultats d’efficacité chez les patients dont les tumeurs ont exprimé un taux de PD-L1 ≥ 1 % sont présentés dans le Tableau 7, à la Figure 4 et à la Figure 5.
Tableau 7 : Résultats d’efficacité de l’étude 16113 pour le cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (patients avec une expression du PD-L1 ≥ 1 %)a
| Critères d’évaluationa | cémiplimab et chimiothérapie N = 217 | placebo et chimiothérapie N = 110 |
|---|---|---|
| Survie globale (SG) | ||
| Décès n (%) | 78 (35,9) | 55 (50,0) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 21,9 (17,3 ; NE) | 12,6 (10,3 ; 16,4) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,55 (0,39 ; 0,78) | |
| Survie sans progression (SSP) | ||
| Événements n (%) | 134 (61,8) | 86 (78,2) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 8,5 (6,7 ; 10,7) | 5,5 (4,3 ; 6,2) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,48 (0,36 ; 0,63) | |
| Taux de réponse objective (TRO) (%) | ||
| TRO (IC à 95 %)d | 47,9 (41,1 ; 54,8) | 22,7 (15,3 ; 31,7) |
| Taux de réponse complète (RC) | 2,8 | 0 |
| Taux de réponse partielle (RP) | 45,2 | 22,7 |
| Durée de réponse | ||
| Médiane en moisb (intervalle) | 15,6 (1,7 ; 18,7+) | 4,9 (1,9 ; 18,8+) |
Médiane en moisb (intervalle) 15,6 (1,7 ; 18,7+) 4,9 (1,9 ; 18,8+) IC : Intervalle de confiance ; NE : Non évaluable ; + : Réponse en cours (Date limite de clôture des données : 14 juin 2021). a. Durée médiane du suivi : cémiplimab plus chimiothérapie : 15,9 mois ; placebo plus chimiothérapie : 16,1 mois
b. D’après les estimations de Kaplan-Meier c. D’après un modèle à risques proportionnels stratifiés d. D’après l’intervalle de confiance exact de Clopper-Pearson
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Au moment de l’analyse finale pré-spécifiée, les patients dont les tumeurs exprimaient un taux de PD-L1 ≥ 1 %, randomisés dans le groupe cémiplimab en association avec une chimiothérapie, avec une durée médiane de suivi de 27,9 mois, ont continué à présenter un bénéfice cliniquement significatif en termes de survie et de survie sans progression par rapport à la chimiothérapie seule.
Figure 4 : SG dans l’étude 16113 pour le CBNPC (patients avec une expression de PD-L1 ≥ 1 %) – (analyse finale)a
a. Basé sur l’analyse finale de la SG (date limite de clôture des données : 14 juin 2022)
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Figure 5 : SSP dans l’étude 16113 dans le CBNPC (patients avec une expression de PD-L1 ≥ 1 %) – (analyse finale)a
a. Basé sur l’analyse finale de la SSP (Date limite de clôture des données : 14 juin 2022) Cancer du col de l’utérus L’efficacité et la sécurité d’emploi du cémiplimab ont été évaluées chez des patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus récidivant ou métastatique dont les tumeurs ont progressé pendant ou après une chimiothérapie à base de sels de platine, avec ou sans bévacizumab dans l’étude 1676, une étude randomisée, en ouvert, multicentrique. Les patientes ont été incluses indépendamment du statut d’expression de la tumeur PD-L1. L’étude a exclu les patientes atteintes de maladie auto-immune ayant nécessité un traitement systémique par des immunosuppresseurs dans les 5 ans précédant le traitement par anti-PD-1/PD-L1. Les facteurs de stratification pour l’analyse d’efficacité étaient la région géographique (Amérique du Nord, Asie, reste du monde) et l’histologie [histologie épidermoïde (SCC), histologies d’adénocarcinome/adénosquameuses (AC)]. La randomisation a été stratifiée selon l’administration ou non d’un traitement antérieur par bévacizumab et selon l’indice de performance ECOG des patientes. Les patientes ont été randomisées (1:1) pour recevoir le cémiplimab 350 mg par voie intraveineuse toutes les 3 semaines ou la chimiothérapie intraveineuse selon le choix de l’investigateur parmi le pémétrexed, le topotécan, l’irinotécan, la gemcitabine ou la vinorelbine, pendant 96 semaines au maximum. Le traitement s’est poursuivi jusqu’à la progression de la maladie, une toxicité inacceptable ou la fin du traitement prévu. Des évaluations de la tumeur ont été effectuées toutes les 6 semaines pendant les 24 premières semaines et toutes les 12 semaines par la suite. Le critère d’évaluation principal de l’efficacité était la SG pour le SCC suivi de la population totale. Les critères d’évaluation secondaires incluaient la SSP, le TRO selon le critère RECIST 1.1 et la DR selon l’évaluation de l’investigateur.
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L’âge médian était de 51 ans (22 à 87 ans) ; 63 % étaient blanches, 29 % asiatiques, 3,5 % noires ; 49 % ont reçu un traitement antérieur par bévacizumab, 47 % ont présenté un IP ECOG de 0 et 53 % un IP ECOG de 1 ; 78 % étaient atteintes d’un SCC et 22 % d’un AC, 94 % étaient atteintes d’une maladie métastatique ; 57 % avaient reçu 1 ligne antérieure de traitement dans le contexte récidivant ou métastatique et 43 % avaient reçu > 1 ligne antérieure de traitement dans le contexte récidivant ou métastatique. La durée médiane du suivi pour l’analyse principale dans la population totale était de 18,2 mois. Le cémiplimab a montré une amélioration de la SG statistiquement significative pour le SCC et la population totale par rapport à la chimiothérapie. Les résultats d’efficacité sont présentés au Tableau 8, Figure 6 et Figure 7. Tableau 8 : Résultats d’efficacité pour l’étude 1676 pour le cancer du col de l’utérus
| Histologie épidermoïde (SCC) (N = 477) | Population totale (N = 608) | |||
|---|---|---|---|---|
| Critères d’évaluation d’efficacité | cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines (n = 239) | chimiothérapie (n = 238) | cémiplimab 350 mg toutes les 3 semaines (n = 304) | chimiothérapie (n = 304) |
| Survie globale (SG)a | ||||
| Décès, n (%) | 143 (59,8 %) | 161 (67,6 %) | 184 (60,5 %) | 211 (69,4 %) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 11,1 (9,2, 13,4) | 8,8 (7,6, 9,8) | 12,0 (10,3, 13,5) | 8,5 (7,5, 9,6) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,73 (0,58, 0,91) | 0,69 (0,56, 0,84) | ||
| Valeur pd | 0,00306 | 0,00011 | ||
| Survie sans progression (SSP)a | ||||
| Événements, n (%) | 197 (82,4 %) | 214 (89,9 %) | 253 (83,2 %) | 269 (88,5 %) |
| Médiane en mois (IC à 95 %)b | 2,8 (2,6, 4,0) | 2,9 (2,7, 3,9) | 2,8 (2,6, 3,9) | 2,9 (2,7, 3,4) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)c | 0,71 (0,58, 0,86) | 0,75 (0,62, 0,89) | ||
| Valeur pd | 0,00026 | 0,00048 | ||
| Taux de réponse objective (%)a | ||||
| TRO (IC à 95 %)e | 17,6 (13,0, 23,0) | 6,7 (3,9, 10,7) | 16,4 (12,5, 21,1) | 6,3 (3,8, 9,6) |
| Durée de la réponse (DR)a | N = 42 | N = 16 | N = 50 | N = 19 |
| Médiane (mois)b (IC à 95 %) | 16,4 (12,4, NE) | 6,9 (4,2, 7,7) | 16,4 (12,4, NE) | 6,9 (5,1, 7,7) |
a. Durée médiane du suivi : 18,2 mois. (date limite de clôture des données : 4 janvier 2021). b. D’après les estimations de Kaplan-Meier. c. D’après un modèle à risques proportionnels stratifiés selon l’histologie et la région géographique. d. Valeur p unilatérale basée sur le modèle à risques proportionnels stratifiés (cémiplimab vs. chimiothérapie). e. D’après l’intervalle de confiance exact de Clopper-Pearson. Dans une analyse actualisée de la SG (date limite de clôture des données : 4 janvier 2022), avec une durée médiane de suivi de 30,2 mois, le cémiplimab a montré un bénéfice continu en termes de survie par rapport à la chimiothérapie (Hazard Ratio (HR) : 0,66, IC à 95 % [0,55 ; 0,79]) (voir Figure 6).
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Figure 6 : SG dans l’étude 1676 pour le cancer du col de l’utérus – Population totale (Analyse mise à jour)a
a. D’après les résultats d’une analyse actualisée de la SG réalisée 1 an après l’analyse principale Figure 7 : SSP dans l’étude 1676 pour le cancer du col de l’utérus – Population totale (Analyse
principale)
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Analyses en sous-groupes : Dans une analyse en sous-groupes de la SG par histologie basée sur l’analyse exploratoire actualisée de la SG, le HR pour le groupe SCC était de 0,69 (IC à 95 % : 0,56 ; 0,85) et le HR pour le groupe AC était de 0,55 (IC à 95 % : 0,36 ; 0,81). Une analyse en sous-groupes exploratoire a été menée sur la survie selon le statut d’expression de la cellule tumorale (CT) PD-L1 de la tumeur à l’aide d’un test d’essai clinique (test VENTANA PD-L1 SP263). Sur les 608 patientes incluses, 42 % des patientes ont fourni des échantillons qui ont été analysés pour PD-L1. Parmi ces échantillons, 64 % présentaient un taux d’expression de PD-L1 ≥ 1 % et 36 % PD-L1 < 1 %. Lors de l’analyse exploratoire actualisée de la SG, avec une durée médiane de suivi de 30,2 mois, le HR pour le groupe PD-L1 ≥ 1 % était de 0,70 (IC à 95 % : 0,48 ; 1,01) et le HR pour le groupe PD-L1 < 1 % était de 0,85 (IC à 95 % : 0,53 ; 1,36). Population âgée Monothérapie Parmi les 1 281 patients traités par cémiplimab en monothérapie dans des études cliniques, 52,2 % (669/1 281) des patients étaient âgés de moins de 65 ans, 25,9 % (332/1 281) de 65 ans à moins de 75 ans et 21,9 % (280/1 281) de 75 ans ou plus. Il n’a pas été observé de différence en termes d’efficacité entre les patients âgés et les patients plus jeunes. La fréquence des événements indésirables graves et des arrêts du traitement en raison d’événements indésirables avait tendance à être supérieure chez les patients âgés de 65 ans et plus par rapport aux patients âgés de moins de 65 ans traités par cémiplimab en monothérapie. Traitement d’association Parmi les 312 patients traités par cémiplimab en association avec une chimiothérapie, 59 % (184/312) des patients étaient âgés de moins de 65 ans, 35,3 % (110/312) avaient entre 65 et 75 ans et 5,8 % (18/312) 75 ans ou plus. Il n’a pas été observé de différence en termes d’efficacité ou de sécurité entre les patients âgés et les patients plus jeunes traités par cémiplimab en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine. Population pédiatrique L’efficacité, la sécurité d’emploi et la pharmacocinétique du cémiplimab ont été évaluées chez 57 patients pédiatriques et jeunes adultes atteints de tumeurs solides et du SNC récidivantes ou réfractaires, d’un gliome pontique intrinsèque diffus (DIPG) nouvellement diagnostiqué, d’un gliome de haut grade (GHG) nouvellement diagnostiqué ou d’un GHG récidivant dans l’étude 1690. L’étude, une étude en ouvert, multicentrique, comprenait deux phases, la phase 1 et la phase d’évaluation de l’efficacité, menées en parallèle. Au cours de la phase 1, la sécurité d’emploi et la pharmacocinétique du cémiplimab en monothérapie ont été évaluées chez 25 patients (âgés de 0 à moins de 18 ans) : 8 patients atteints de tumeurs solides récidivantes ou réfractaires et 17 patients atteints de tumeurs du SNC récidivantes ou réfractaires. Seize patients atteints de tumeurs solides ou du SNC ont reçu une dose de cémiplimab de 3 mg/kg toutes les 2 semaines et 9 patients atteints de tumeurs du SNC ont reçu une dose de cémiplimab de 4,5 mg/kg toutes les 2 semaines. Au cours de la phase d’évaluation de l’efficacité, l’efficacité et la sécurité d’emploi du cémiplimab en association avec une radiothérapie ont été évaluées chez 32 patients (âgés de 3 à 25 ans) atteints de tumeurs du SNC : 11 patients atteints d’un DIPG nouvellement diagnostiqué, 12 patients d’un GHG nouvellement diagnostiqué et 9 patients d’un GHG récidivant. Tous les patients âgés de 12 ans et plus ont reçu une dose de cémiplimab de 3 mg/kg et les patients âgés de 3 à moins de 12 ans ont reçu une dose de cémiplimab de 4,5 mg/kg toutes les 2 semaines. Le cémiplimab était administré sous forme d’une perfusion intraveineuse de 30 minutes.
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L’efficacité du cémiplimab en association avec une radiothérapie n’a pas été établie dans les populations étudiées car une amélioration de la SG et de la SSP n’a pas été démontrée d’après les données historiques. Aucun nouveau risque ou signal de sécurité n’a été identifié.
5.2 Propriétés pharmacocinétiques
Des données sur la concentration chez 1 063 patients atteints de diverses tumeurs solides ayant reçu du cémiplimab par voie intraveineuse ont été combinées dans une analyse PK de population. À 350 mg Q3S, les concentrations moyennes de cémiplimab à l’état d’équilibre variaient entre une Cmin de 59 mg/l et une concentration à la fin de la perfusion (Cmax) de 171 mg/l. L’exposition à l’état d’équilibre est atteinte après environ 4 mois de traitement. L’exposition au cémiplimab à l’état d’équilibre chez les patients atteints de tumeurs solides est similaire à 350 mg Q3S et à 3 mg/kg Q2S. Chez les patients atteints d’un CEC à haut risque, les concentrations moyennes simulées ont été générées à l’aide d’un modèle de PK de population mis à jour et de 1 000 patients virtuels par schéma thérapeutique. Chez ces patients, à une dose de 350 mg administrée 1x/3 sem. pendant 12 semaines, suivie d’une dose de 700 mg administrée 1x/6 sem. pendant 36 semaines supplémentaires, les concentrations moyennes de cémiplimab à l’état d’équilibre étaient comprises entre une Cmin de 52,5 mg/l et une concentration à la fin de la perfusion (Cmax) de 233 mg /l, tandis qu’à une dose de 350 mg administrée 1x/3 sem. pendant 48 semaines, les concentrations moyennes de cémiplimab à l’état d’équilibre étaient comprises entre une Cmin de 66,3 mg/l et une concentration à la fin de la perfusion (Cmax) de 154 mg/l. Absorption Le cémiplimab est administré par voie intraveineuse et est par conséquent complètement biodisponible. Distribution Le cémiplimab est principalement distribué dans le système vasculaire avec un volume de distribution à l’état d’équilibre (Vee) de 5,9 l. Le Tmax médian est atteint à la fin de la perfusion de 30 minutes. Biotransformation Aucune étude spécifique du métabolisme n’a été menée car le cémiplimab est une protéine. Il est attendu que le cémiplimab se dégrade en petits peptides et acides aminés individuels. Élimination La clairance du cémiplimab est linéaire à des doses de 1 mg/kg à 10 mg/kg toutes les deux semaines. La clairance du cémiplimab après la première dose est d’environ 0,25 l/jour. La clairance totale semble diminuer d’environ 11 % au cours du temps, résultant en une clairance à l’état d’équilibre (CLee) de 0,22 l/jour. La diminution de la CL n’est pas considérée comme cliniquement pertinente. La demi-vie moyenne dans l’intervalle de dose à l’état d’équilibre est de 22 jours. Linéarité/non-linéarité En suivant des schémas posologiques de 1 mg/kg à 10 mg/kg toutes les deux semaines, la pharmacocinétique du cémiplimab était linéaire et dose-dépendante, suggérant une saturation de la voie systémique médiée par la cible. Populations particulières Une analyse pharmacocinétique de population suggère que les facteurs suivants n’ont aucun effet cliniquement significatif sur l’exposition au cémiplimab : âge, sexe, poids, origine ethnique, type de cancer, taux d’albumine, insuffisance rénale et insuffisance hépatique légère à modérée.
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Population pédiatrique La pharmacocinétique chez les patients pédiatriques a été estimée en se basant sur un modèle de pharmacocinétique de population actualisé contenant des données de PK de 1 227 adultes atteints de diverses tumeurs solides qui recevaient par voie intraveineuse du cémiplimab en monothérapie, regroupées avec des données de PK de 55 patients pédiatriques et jeunes adultes âgés de 1 à 24 ans qui recevaient du cémiplimab par voie intraveineuse à une dose de 3 mg/kg ou de 4,5 mg/kg toutes les 2 semaines, associé ou non à une radiothérapie. L’exposition chez les patients pédiatriques était comparable à celle des adultes recevant le cémiplimab par voie intraveineuse à une dose de 350 mg toutes les 3 semaines, une exposition légèrement plus élevée étant observée chez les patients pédiatriques âgés de 0 à moins de 12 ans recevant une dose de 4,5 mg/kg toutes les 2 semaines. Globalement, la Cmin,éq médiane prédite la plus faible et la Cmax,éq la plus élevée chez les patients pédiatriques se trouvaient dans l’intervalle des valeurs observées chez les patients adultes recevant une dose de 350 mg par voie intraveineuse toutes les 3 semaines. Insuffisance rénale L’effet d’une insuffisance rénale sur l’exposition au cémiplimab a été évalué par une analyse pharmacocinétique de population chez des patients présentant une insuffisance rénale légère (CLcr 60 à 89 ml/min ; n = 396), modérée (CLcr 30 à 59 ml/min ; n = 166) ou sévère (CLcr 15 à 29 ml/min ; n = 7). Il n’y a pas eu de différence cliniquement importante entre les patients atteints d’insuffisance rénale et les patients présentant une fonction rénale normale. Le cémiplimab n’a pas été étudié chez les patients présentant une CLcr < 21 ml/min (voir rubrique 4.2). Insuffisance hépatique L’effet d’une insuffisance hépatique sur l’exposition au cémiplimab a été évalué par une analyse pharmacocinétique de population chez des patients atteints d’insuffisance hépatique légère (n = 22) (bilirubine totale [BT] supérieure à 1,0 à 1,5 fois la limite supérieure de la normale [LSN] et tout taux d’aspartate aminotransférase [ASAT]) et des patients atteints d’insuffisance hépatique modérée (n = 3) (bilirubine totale > 1,5 fois la LSN et jusqu’à 3,0 fois la LSN) et tout taux d’ASAT ; il n’y a pas eu de différence cliniquement significative observée par rapport à des patients présentant une fonction hépatique normale. Le cémiplimab n’a pas été étudié chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère. Les données chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère sont insuffisantes pour des recommandations posologiques (voir rubrique 4.2).
5.3 Données de sécurité préclinique
Aucune étude évaluant le potentiel carcinogène ou génotoxique du cémiplimab n’a été réalisée. Aucune étude sur la reproduction animale n’a été menée avec le cémiplimab (voir rubrique 4.6). Comme indiqué dans la littérature, la voie de signalisation PD-1/PD-L1 joue un rôle dans le maintien de la grossesse en maintenant la tolérance immunologique et des études ont montré que le blocage des récepteurs PD-1 aboutissait à une interruption précoce de la grossesse. L’augmentation de l’avortement et/ou de la résorption fœtale spontanés chez les animaux à expression restreinte de PD-L1 (animaux knock-out ou anticorps monoclonaux anti-PD-1/PD-L1) a été démontrée chez la souris et le singe. Ces espèces animales ont une interface mère-fœtus similaire à celle des humains.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
6.1 Liste des excipients
L-histidine Chlorhydrate de L-histidine monohydraté Saccharose L-proline Polysorbate 80 Eau pour préparations injectables
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6.2 Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
6.3 Durée de conservation
Flacon non ouvert 4 ans. Après ouverture Une fois ouvert, le médicament devra être dilué et perfusé immédiatement (voir la rubrique 6.6 pour les instructions de dilution du médicament avant administration). Après préparation de la perfusion D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion préparée doit être utilisée immédiatement. Si la solution diluée n’est pas administrée immédiatement, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur. La stabilité chimique et physique en cours d’utilisation a été démontrée comme suit : • à une température ambiante ne dépassant pas 25 °C pendant 8 heures au maximum à compter de l’heure de la préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. ou • au réfrigérateur, entre 2 °C et 8 °C pendant 10 jours au maximum à compter de l’heure de préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. Laissez la solution diluée revenir à température ambiante avant administration. Ne pas congeler.
6.4 Précautions particulières de conservation
Flacon non ouvert À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler. À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture ou dilution, voir la rubrique 6.3.
6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur
LIBTAYO est fourni dans un flacon en verre transparent de type 1 de 10 ml scellé par un bouchon en chlorobutyle gris avec revêtement FluroTec et muni d’un opercule d’étanchéité avec capsule à soulever. Chaque boîte contient un flacon.
6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation
Préparation et administration • Inspectez visuellement le médicament pour vérifier l’absence de particules ou de coloration anormale avant l’administration. LIBTAYO est une solution limpide à légèrement opalescente, incolore à jaune pâle pouvant contenir des traces de particules translucides à blanches. • Éliminez le flacon si vous remarquez que la solution est trouble, présente une coloration
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anormale ou contient des particules externes autres que quelques particules translucides à blanches. • Ne pas secouer le flacon. • Prélevez 7 ml (350 mg) du flacon de LIBTAYO et transférez-les dans une poche de perfusion intraveineuse contenant une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou de glucose à 50 mg/ml (5 %). Retournez délicatement afin de mélanger la solution diluée. Ne pas secouer la solution. La concentration finale de la solution diluée doit être comprise entre 1 mg/ml et 20 mg/ml. Utilisez 2 flacons pour les doses de 700 mg. • LIBTAYO est administré par perfusion intraveineuse sur 30 minutes via une tubulure contenant un filtre stérile, apyrogène, à faible fixation protéique, en ligne ou additionnel (taille de pores de 0,2 micron à 5 microns). • Ne pas administrer simultanément d’autres médicaments par la même ligne de perfusion. LIBTAYO est réservé à un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
Regeneron Ireland Designated Activity Company (DAC) One Warrington Place Dublin 2, D02 HH27 Irlande
8. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/19/1376/001
9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION Date de première autorisation : 28 juin 2019 Date du dernier renouvellement : 1er juillet 2022
10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.
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ANNEXE II
A. FABRICANT(S) DE LA/DES SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
D’ORIGINE BIOLOGIQUE ET FABRICANT(S) RESPONSABLE(S) DE LA LIBÉRATION DES LOTS
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET
D’UTILISATION
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE
L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE
UTILISATION SÛRE ET EFFICACE DU MÉDICAMENT
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A. FABRICANT(S) DE LA/DES SUBSTANCE(S) ACTIVE(S) D’ORIGINE
BIOLOGIQUE ET FABRICANT(S) RESPONSABLE(S) DE LA LIBÉRATION DES LOTS Nom et adresse du (des) fabricant(s) de la (des) substance(s) active(s) d’origine biologique Regeneron Pharmaceuticals, Inc. 81 Columbia Turnpike Rensselaer, NY 12144 Etats-Unis Regeneron Ireland DAC Raheen Business Park Limerick Irlande Nom et adresse du (des) fabricant(s) responsable(s) de la libération des lots Regeneron Ireland DAC Raheen Business Park Limerick Irlande
B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET D’UTILISATION
Médicament soumis à prescription médicale restreinte (voir annexe I : Résumé des Caractéristiques du Produit, rubrique 4.2).
C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION DE MISE SUR
LE MARCHÉ • Rapports périodiques actualisés de sécurité (PSURs) Les exigences relatives à la soumission des PSURs pour ce médicament sont définies dans la liste des dates de référence pour l’Union (liste EURD) prévue à l’article 107 quater, paragraphe 7, de la directive 2001/83/CE et ses actualisations publiées sur le portail web européen des médicaments.
D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION SÛRE ET
EFFICACE DU MÉDICAMENT • Plan de gestion des risques (PGR) Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché réalise les activités de pharmacovigilance et interventions requises décrites dans le PGR adopté et présenté dans le Module 1.8.2 de l’autorisation de mise sur le marché, ainsi que toutes actualisations ultérieures adoptées du PGR. De plus, un PGR actualisé doit être soumis : • à la demande de l’Agence européenne des médicaments ; • dès lors que le système de gestion des risques est modifié, notamment en cas de réception de nouvelles informations pouvant entraîner un changement significatif du profil bénéfice/risque, ou lorsqu’une étape importante (pharmacovigilance ou réduction du risque) est franchie.
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• Mesures additionnelles de réduction du risque Avant la mise sur le marché de LIBTAYO dans chaque État membre, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché doit valider le contenu et le format du programme pédagogique, notamment les supports de communication, les modalités de distribution et tout autre aspect du programme avec les Autorités Nationales Compétentes. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché doit s’assurer, dans chaque État membre où LIBTAYO est commercialisé, que tous les professionnels de santé et les patients/aidants qui sont susceptibles de prescrire et d’utiliser LIBTAYO ont accès et ont reçu l’ensemble du matériel pédagogique comprenant : - une Carte Patient
• La Carte Patient doit inclure les éléments clés suivants :
o Un message d’alerte pour les professionnels de santé traitant le patient à tout moment, y compris dans les situations d’urgence, indiquant que le patient est traité par LIBTAYO. o Description des principaux signes et symptômes des effets indésirables à médiation immunitaire (pneumopathie inflammatoire, colite, hépatite, troubles endocriniens, effets indésirables cutanés à médiation immunitaire, néphrite et autres effets indésirables à médiation immunitaire) et les réactions liées à la perfusion, et l’importance de notifier immédiatement à son médecin traitant toute survenue de symptômes. o Les coordonnées du médecin ayant prescrit LIBTAYO. o L’importance de ne pas soigner soi-même les symptômes sans avoir au préalable consulté un professionnel de santé. o L’importance de toujours garder sur soi la Carte Patient et de la montrer lors de toute visite médicale chez des professionnels de santé que le prescripteur (p.ex. les professionnels de santé intervenant en urgence). o Un rappel que tout effet indésirable connu ou suspecté peut aussi être notifié aux autorités réglementaires locales.
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ANNEXE III - ÉTIQUETAGE ET NOTICE
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A. ÉTIQUETAGE
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MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR EMBALLAGE EXTÉRIEUR
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
LIBTAYO 350 mg, solution à diluer pour perfusion cémiplimab
2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)
Un ml contient 50 mg de cémiplimab. Chaque flacon contient 350 mg de cémiplimab dans 7 ml.
3. LISTE DES EXCIPIENTS
Excipients : L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, L-proline, polysorbate 80, saccharose et eau pour préparations injectables.
4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU
solution à diluer pour perfusion 350 mg/7 ml 1 flacon
5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
Lire la notice avant utilisation. Voie intraveineuse. À usage unique.
6. MISE EN GARDE SPÉCIALE INDIQUANT QUE LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE
CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉE DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉCIALE(S), SI NÉCESSAIRE
8. DATE DE PÉREMPTION
EXP :
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9. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
À conserver au réfrigérateur. Ne pas congeler. À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière.
10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON
UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU
11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE
MARCHÉ Regeneron Ireland DAC One Warrington Place Dublin 2, D02 HH27, Irlande
12. NUMÉRO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ
EU/1/19/1376/001
13. NUMÉRO DU LOT
Lot :
14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE
15. INDICATIONS D’UTILISATION
16. INFORMATIONS EN BRAILLE
Justification de ne pas inclure l’information en Braille acceptée.
17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D
Code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.
18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS
PC SN NN
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MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES ÉTIQUETTE
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION
LIBTAYO 350 mg, solution à diluer stérile cémiplimab IV
2. MODE D’ADMINISTRATION
3. DATE DE PÉREMPTION
EXP
4. NUMÉRO DU LOT
Lot
5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ
350 mg/7 ml
6. AUTRE
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B. NOTICE
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Notice : Information du patient
LIBTAYO 350 mg, solution à diluer pour perfusion
cémiplimab Veuillez lire attentivement cette notice avant de recevoir ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. - Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. - Il est important que vous ayez sur vous la Carte Patient pendant le traitement. - Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin. - Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 1. Qu’est-ce que LIBTAYO et dans quels cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant de recevoir LIBTAYO 3. Comment utiliser LIBTAYO 4. Quels sont les effets indésirables éventuels ? 5. Comment conserver LIBTAYO 6. Contenu de l’emballage et autres informations
1. Qu’est-ce que LIBTAYO et dans quels cas est-il utilisé
LIBTAYO est un médicament anticancéreux contenant comme substance active le cémiplimab, un anticorps monoclonal. LIBTAYO est utilisé chez l’adulte pour traiter : • un type de cancer de la peau appelé cancer épidermoïde cutané (CEC) au stade avancé, • un type de cancer de la peau appelé carcinome basocellulaire (CBC) au stade avancé pour lequel vous avez reçu un traitement par un inhibiteur de la voie Hedgehog qui n’a pas été efficace ou n’a pas été bien toléré, • un type de cancer du poumon appelé cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC) au stade avancé, • un type de cancer appelé cancer du col de l’utérus qui s’est aggravé pendant ou après une chimiothérapie. LIBTAYO est utilisé après une intervention chirurgicale pour retirer le CEC afin de prévenir la récidive du cancer (traitement adjuvant). LIBTAYO peut être administré en association avec une chimiothérapie pour un CBNPC. Il est important que vous lisiez également les notices de la chimiothérapie que vous recevez. Si vous avez des questions concernant ces médicaments, adressez-vous à votre médecin. LIBTAYO agit en aidant votre système immunitaire à combattre votre cancer.
2. Quelles sont les informations à connaître avant de recevoir LIBTAYO
Ne prenez jamais LIBTAYO : - si vous êtes allergique au cémiplimab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament mentionnés dans la rubrique 6. Si vous pensez être allergique, ou si vous avez un doute, adressez-vous à votre médecin avant de recevoir LIBTAYO.
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Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin ou infirmier/ère avant de recevoir LIBTAYO si : • vous êtes atteint(e) d’une maladie auto-immune (une maladie dans laquelle le corps attaque ses propres cellules), • vous avez reçu une greffe d’organe, vous avez reçu ou prévoyez de recevoir une greffe de moelle osseuse en provenance d’une autre personne (greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques), • vous avez des problèmes de poumons ou respiratoires, • vous avez des problèmes de foie, • vous avez des problèmes de reins, • vous avez un diabète, • vous avez d’autres problèmes médicaux. LIBTAYO agit sur votre système immunitaire. Il peut provoquer une inflammation dans certaines parties de votre organisme. Votre risque de développer ces effets indésirables peut-être plus élevé si vous avez déjà une maladie auto-immune (une maladie dans laquelle l’organisme attaque ses propres cellules). Vous pouvez également présenter des poussées fréquentes de votre maladie auto-immune, qui, sont d’intensité légère dans la majorité des cas. Si vous êtes concerné(e) par l’une des conditions ci-dessus, ou si vous n’êtes pas sûr(e), adressez-vous à votre médecin ou à votre infirmier/ère avant de recevoir LIBTAYO. Soyez vigilant(e) en cas d’effets indésirables LIBTAYO peut provoquer des effets indésirables graves que vous devez signaler immédiatement à votre médecin. Ces effets peuvent survenir à tout moment lors de votre traitement ou bien après l’arrêt de votre traitement. Vous pouvez présenter plus d’un effet indésirable à la fois. Ces effets indésirables graves comprennent : • problèmes cutanés, • problèmes pulmonaires (pneumopathie), • problèmes intestinaux (colite), • problèmes du foie (hépatite), • problèmes de glandes hormonales (en particulier la thyroïde, l’hypophyse, les glandes surrénales et le pancréas), • diabète de type 1, incluant une acidocétose diabétique (production d’acide dans le sang liée au diabète), • problèmes au niveau des reins (néphrite et insuffisance rénale), • problèmes du système nerveux central (comme une méningite), • réactions liées à la perfusion, • problèmes musculaires (inflammation des muscles appelée myosite), • inflammation du muscle cardiaque (myocardite), • une maladie dans laquelle votre système immunitaire fabrique un trop grand nombre de cellules normales combattant habituellement les infections, appelées histiocytes et lymphocytes, ce qui peut causer divers symptômes (lymphohistiocytose hémophagocytaire) (voir « Quels sont les effets indésirables éventuels ? » pour consulter la liste des signes et symptômes), • inflammation du pancréas qui peut comprendre des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements (pancréatite), • problèmes présents dans d’autres parties du corps (voir « Quels sont les effets indésirables éventuels ? »). Surveillez ces effets indésirables pendant que vous recevez LIBTAYO. Consultez la rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ». Si vous présentez l’un de ces effets, parlez-en immédiatement à votre médecin.
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Votre médecin peut vous prescrire d’autres médicaments afin de prévenir l’apparition de réactions plus sévères et de réduire vos symptômes. Votre médecin peut également reporter votre prochaine dose de LIBTAYO ou arrêter votre traitement. Enfants et adolescents LIBTAYO ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Autres médicaments et LIBTAYO Informez votre médecin si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. En particulier, informez votre médecin si vous prenez ou avez déjà pris l’un des médicaments suivants : • un médicament anticancéreux appelé idélalisib, • des médicaments qui affaiblissent votre système immunitaire (par exemple, les corticoïdes comme la prednisone). Ces médicaments peuvent interférer avec l’effet de LIBTAYO. Cependant, une fois que vous serez traité(e) par LIBTAYO, votre médecin pourra vous administrer des corticoïdes afin de réduire les effets indésirables que vous pourriez présenter sous LIBTAYO. Grossesse Si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de recevoir ce médicament. • LIBTAYO peut être dangereux pour votre enfant à naître. • Si vous débutez une grossesse pendant votre traitement par LIBTAYO, signalez-le immédiatement à votre médecin. • Si vous êtes en âge de procréer, vous devez utiliser une méthode de contraception efficace pour éviter de débuter une grossesse : - pendant votre traitement par LIBTAYO et - pendant au moins 4 mois après la dernière dose. • Discutez avec votre médecin des méthodes de contraception que vous devez utiliser pendant cette période. Allaitement • Si vous allaitez ou prévoyez d’allaiter, parlez-en à votre médecin avant de recevoir ce médicament. • N’allaitez pas pendant votre traitement par LIBTAYO ni pendant au moins 4 mois après la dernière dose. • On ne dispose pas d’information sur le passage de LIBTAYO dans le lait maternel. Conduite de véhicules et utilisation de machines LIBTAYO n’a aucun effet ou qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si vous vous sentez fatigué(e), ne conduisez pas ou n’utilisez pas de machines tant que vous ne vous sentez pas mieux. LIBTAYO contient de la L-proline Ce médicament contient 105 mg de L-proline dans chaque flacon de 7 ml, ce qui équivaut à 15 mg/ml. La L-proline peut être nocive pour les patients atteints d’hyperprolinémie, un trouble génétique rare dans lequel la L-proline s’accumule dans l’organisme. Si vous avez une hyperprolinémie, n’utilisez pas ce médicament, à moins que votre médecin ne l’ait recommandé. LIBTAYO contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 14 mg de polysorbate 80 par flacon de 7 ml, équivalent à 2 mg/ml. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.
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3. Comment utiliser LIBTAYO
• LIBTAYO vous sera administré à l’hôpital ou à la clinique sous la surveillance d’un médecin expérimenté dans le traitement du cancer. • LIBTAYO est administré en goutte-à-goutte par voie veineuse (perfusion intraveineuse). • La perfusion durera environ 30 minutes. Quelle quantité recevrez-vous LIBTAYO est généralement administré à une dose de 350 mg toutes les 3 semaines. Lorsqu’il est administré pour prévenir la récidive du CEC après une intervention chirurgicale, le traitement peut être administré à raison de 350 mg toutes les 3 semaines pendant 48 semaines, ou de 350 mg toutes les 3 semaines pendant 12 semaines, puis de 700 mg toutes les 6 semaines pendant 48 semaines au total. Votre médecin décidera quelle quantité de LIBTAYO vous recevrez et combien de traitements il vous faudra. Votre médecin analysera votre sang pour surveiller la présence de certains effets indésirables pendant votre traitement. Si vous manquez un rendez-vous Appelez dès que possible votre médecin pour fixer un autre rendez-vous. Il est très important que vous ne manquiez aucune dose de ce médicament. Si vous arrêtez de recevoir LIBTAYO N’arrêtez pas le traitement par LIBTAYO à moins d’en avoir discuté avec votre médecin. En effet, l’arrêt de votre traitement pourrait interrompre l’effet du médicament. Carte Patient Les informations contenues dans cette notice sont disponibles sur la Carte Patient qui vous a été remise par votre médecin. Il est important que vous conserviez cette Carte Patient et que vous la montriez à vos proches ou à vos soignants. Si vous avez des questions au sujet de votre traitement, posez-les à votre médecin.
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Votre médecin en discutera avec vous et vous expliquera les risques et les bénéfices de votre traitement. LIBTAYO agit sur votre système immunitaire et peut provoquer une inflammation dans certaines parties de votre corps (voir les affections énumérées dans la rubrique 2 « Soyez vigilant(e) en cas d’effets indésirables »). L’inflammation peut provoquer de graves lésions dans votre corps et pourrait nécessiter un traitement, ou vous pourriez devoir arrêter le traitement par LIBTAYO. Certaines affections inflammatoires peuvent également entraîner la mort. Consultez immédiatement un médecin si vous présentez l’un de ces signes ou symptômes suivants, ou s’ils s’aggravent : • Problèmes cutanés tels qu’une éruption cutanée ou des démangeaisons, cloques ou ulcères dans la bouche ou dans d’autres muqueuses. • Problèmes pulmonaires (inflammation des poumons) tels que l’apparition ou l’aggravation d’une toux, d’un essoufflement ou de douleurs thoraciques.
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• Problèmes digestifs (colite) tels qu’une diarrhée fréquente contenant souvent du sang ou des glaires, des selles plus fréquentes que d’habitude, des selles noirâtres ou goudronneuses, et des douleurs ou une sensibilité sévère à l’estomac (au ventre). • Problèmes du foie (hépatite) tels qu’un jaunissement de votre peau ou du blanc de vos yeux, nausées ou vomissements sévères, douleur sur le côté droit du ventre, envie de dormir, urines foncées (de la couleur du thé), saignements ou hématomes apparaissant plus facilement que d’habitude et un manque d’appétit. • Problèmes au niveau des glandes hormonales tels que maux de tête persistants ou inhabituels, battements rapides du cœur, augmentation de la transpiration, sensation d’avoir plus froid ou plus chaud que d’habitude, grande fatigue, vertiges ou malaises, prise de poids ou perte de poids, sensation de faim ou de soif plus importante que d’habitude, chute des cheveux, constipation, voix plus grave, tension artérielle très basse, besoins d’uriner plus fréquents que d’habitude, nausées ou vomissements, douleur au ventre, changements de l’humeur ou du comportement (tels que baisse de la libido, irritabilité ou étourderie). • Symptômes du diabète de type 1 ou d’acidocétose diabétique tels qu’une sensation de faim ou de soif plus importante que d’habitude, un besoin plus fréquent d’uriner, une perte de poids, une sensation de fatigue ou une sensation de malaise, une douleur à l’estomac, une respiration rapide et profonde, une confusion, une somnolence inhabituelle, une haleine avec une odeur sucrée, un goût sucré ou métallique dans votre bouche, ou une odeur différente de votre urine ou de votre transpiration. • Problèmes rénaux (néphrite et insuffisance rénale) tels que besoins d’uriner moins fréquents que d’habitude, présence de sang dans les urines, chevilles gonflées et manque d’appétit. • Réactions à la perfusion (parfois sévères ou mettant la vie en danger) telles que frissons, tremblements ou fièvre, démangeaisons ou éruptions cutanées, rougeurs passagères ou visage gonflé, essoufflement ou sifflements, vertiges ou sensation de malaise et douleur du dos ou du cou, nausées, vomissements ou douleur abdominale. • Problèmes dans d’autres parties de l’organisme tels que : - Problèmes du système nerveux tels que maux de tête ou nuque raide, fièvre, sensation de fatigue ou de faiblesse, frissons, vomissements, confusion, problèmes de mémoire ou envie de dormir, crises (convulsions), voir ou entendre des choses qui ne sont pas là (hallucinations), faiblesse musculaire sévère, picotements, engourdissement, faiblesse ou douleur de type brûlure dans les bras ou les jambes, paralysie des extrémités. - Problèmes des muscles et des articulations tels que douleur ou gonflement articulaire, douleur, faiblesse, ou raideur musculaire. - Problèmes des yeux tels que modifications de la vue, douleur ou rougeur des yeux, sensibilité à la lumière. - Problèmes du cœur et de la circulation tels que changements des battements du cœur, battements du cœur rapides, sensation de battements lents ou forts, douleur thoracique, essoufflement. - Autres : sécheresse sur plusieurs parties du corps de la bouche aux yeux, du nez, de la gorge, et des couches superficielles de la peau, et hématomes sur la peau ou saignement, augmentation du volume du foie et/ou de la rate, gonflement des ganglions lymphatiques. Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez les patients traités par cémiplimab seul au cours des études cliniques : Très fréquent (peut affecter plus d’1 personne sur 10) : • sensation de fatigue • douleur musculaire ou douleur osseuse • éruption cutanée • diarrhée (selles trop liquides) • diminution du nombre de globules rouges • nausées • diminution de la sensation de faim • démangeaisons
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• constipation • toux • douleur à l’estomac (douleur abdominale) • infection des voies aériennes supérieures Fréquent (peut affecter jusqu’à 1 personne sur 10) : • vomissements • essoufflement • fièvre • infection des voies urinaires • céphalée • gonflement (œdème) • problèmes de thyroïde (hyperthyroïdie et hypothyroïdie) • pression artérielle élevée • augmentation des enzymes hépatiques dans le sang • plaques de peau épaisse, écailleuse ou croûteuse (kératose actinique) • toux, inflammation des poumons • réactions liées à la perfusion • inflammation du foie • inflammation des intestins (diarrhée, évacuation des selles plus fréquente que d’habitude, selles noires ou goudronneuses, douleur ou sensibilité sévère à l’estomac [abdomen]) • inflammation de la bouche • anomalie du test de la fonction rénale • inflammation des nerfs provoquant picotements, engourdissement, faiblesse ou douleur à type de brûlures des bras ou des jambes • inflammation des reins Peu fréquent (peut affecter jusqu’à 1 personne sur 100) : • douleur articulaire, gonflement, polyarthrite et épanchement articulaire • ecchymoses/hématomes sur la peau ou saignements • inflammation de la thyroïde • inflammation du muscle du cœur, qui peut se présenter sous la forme d’un essoufflement, de battements du cœur irréguliers, d’une sensation de fatigue ou de douleurs thoraciques • diminution de la sécrétion des hormones produites par les glandes surrénales • faiblesse musculaire • inflammation de l’hypophyse située à la base du cerveau • inflammation de l’enveloppe du cœur • sécheresse dans de nombreuses parties de l’organisme, de la bouche aux yeux, du nez, de la gorge et des couches supérieures de la peau • inflammation des muscles qui peut se manifester par une douleur ou une faiblesse musculaire (myosite) et pourrait être associée à une éruption cutanée (dermatomyosite) • inflammation de la paroi de l’estomac • douleur ou raideur musculaire (pseudopolyarthrite rhizomélique) • inflammation du pancréas (pancréatite). Les signes et les symptômes peuvent inclure des douleurs à l’estomac (abdomen), des nausées et des vomissements. Rare (peut affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000) : • inflammation des membranes du cerveau et de la moelle épinière, qui peut être provoquée par une infection • diabète de type 1 pouvant inclure une sensation de faim ou de soif plus intense que d’habitude, le besoin d’uriner plus souvent, une perte de poids et une sensation de fatigue ou une acidocétose diabétique
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• douleur, irritation, démangeaisons ou rougeurs oculaires, inflammation, vision trouble, sensibilité et inconfort à la lumière (uvéite et kératite) • inflammation temporaire des nerfs provoquant une douleur, une faiblesse et une paralysie au niveau des extrémités • une affection qui entraîne une faiblesse et une fatigue rapides des muscles, douleur musculaire Autres effets indésirables rapportés (fréquence indéterminée) : • rejet de greffe d’organe • inflammation de la vessie. Les signes et symptômes peuvent inclure une miction fréquente et/ou douloureuse, une envie pressante d’uriner, la présence de sang dans les urines, des douleurs ou une pression dans la partie inférieure de l’abdomen • lymphohistiocytose hémophagocytaire. Une maladie dans laquelle votre système immunitaire fabrique un trop grand nombre de cellules normales combattant habituellement les infections, appelées histiocytes et lymphocytes. Les symptômes peuvent inclure une augmentation du volume du foie et/ou de la rate, des éruptions cutanées, un gonflement des ganglions lymphatiques, des problèmes respiratoires, une tendance aux ecchymoses, des problèmes des reins et du cœur • maladie cœliaque (caractérisée par des symptômes tels que des douleurs à l’estomac, une diarrhée et des ballonnements après la consommation d’aliments contenant du gluten) • absence ou réduction des enzymes digestives produites par le pancréas (insuffisance pancréatique exocrine). Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez les patients traités par cémiplimab associé à une chimiothérapie au cours des études cliniques : Très fréquent (peut affecter plus d’1 personne sur 10) : • diminution du nombre de globules rouges • chute des cheveux • douleur musculaire ou douleur osseuse • nausées • sensation de fatigue • inflammation des nerfs provoquant picotements, engourdissement, faiblesse ou douleur à type de brûlures des bras ou des jambes • taux élevé de sucre dans le sang • diminution de la sensation de faim • augmentation des enzymes du foie dans le sang • diminution du nombre de globules blancs (neutrophiles) • constipation • diminution du nombre de plaquettes • essoufflement • éruption cutanée • vomissement • perte de poids • problèmes de sommeil • diarrhée (selles trop liquides) • faible taux d’une protéine appelée « albumine » dans le sang Fréquent (peut affecter jusqu’à 1 personne sur 10) : • examen de la fonction rénale anormal • problèmes de thyroïde (hyperthyroïdie ou hypothyroïdie) • toux, inflammation des poumons • démangeaisons • inflammation des reins
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• inflammation des intestins (diarrhée, évacuation des selles plus fréquente que d’habitude, selles noires ou goudronneuses, sensibilité ou douleur sévère à l’estomac (abdomen)) • douleur articulaire, gonflement, polyarthrite et épanchement articulaire Peu fréquent (peut affecter jusqu’à 1 personne sur 100) : • inflammation de la thyroïde • réactions liées à la perfusion • diabète de type 1 pouvant inclure une sensation de faim ou de soif plus intense que d’habitude, le besoin d’uriner plus souvent, une perte de poids et une sensation de fatigue Autres effets indésirables rapportés (fréquence indéterminée) : • maladie cœliaque (caractérisée par des symptômes tels que des douleurs à l’estomac, une diarrhée et des ballonnements après la consommation d’aliments contenant du gluten) • absence ou réduction des enzymes digestives produites par le pancréas (insuffisance pancréatique exocrine). Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. Comment conserver LIBTAYO
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage et sur le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler. À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière. D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion préparée doit être utilisée immédiatement. Si la solution diluée n’est pas administrée immédiatement, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur. La stabilité chimique et physique en cours d’utilisation a été démontrée comme suit : • à une température ambiante ne dépassant pas 25 °C pendant 8 heures au maximum à compter de l’heure de la préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. ou • au réfrigérateur, entre 2 °C et 8 °C pendant 10 jours au maximum à compter de l’heure de préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. Laissez la solution diluée revenir à température ambiante avant administration. Ne conserver aucune portion non utilisée de la solution pour perfusion en vue d’une réutilisation. Toute portion non utilisée de la solution pour perfusion ne doit pas être réutilisée, et doit être jetée conformément aux exigences locales.
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6. Contenu de l’emballage et autres informations
Ce que contient LIBTAYO La substance active est le cémiplimab : • Un ml de solution à diluer contient 50 mg de cémiplimab. • Chaque flacon contient 350 mg de cémiplimab dans 7 ml de solution à diluer. Les autres composants sont : L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, L-proline, saccharose, polysorbate 80, et eau pour préparations injectables. Comment se présente LIBTAYO et contenu de l’emballage extérieur LIBTAYO, solution à diluer pour perfusion (solution stérile) se présente sous la forme d’une solution stérile limpide à légèrement opalescente, incolore à jaune pâle pouvant contenir des traces de particules blanches à translucides. Chaque boîte contient 7 ml de solution à diluer dans un flacon en verre de type I. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Regeneron Ireland Designated Activity Company (DAC) One Warrington Place, Dublin 2, D02 HH27 Irlande Fabricant Regeneron Ireland DAC Raheen Business Park Limerick Irlande Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :
België/Belgique/Belgien Regeneron Ireland DAC Tél/Tel: 0800 89383
Lietuva Medison Pharma Lithuania UAB Tel: 8 800 33598 България Medison Pharma Bulgaria Ltd. Тел.: 008002100419
Luxembourg/Luxemburg Regeneron Ireland DAC Tél/Tel: 8007-9000 Česká republika Medison Pharma s.r.o. Tel: 800 050 148
Magyarország Medison Pharma Hungary Kft Tel.: 06-809-93029 Danmark Regeneron Ireland DAC Tlf: 80 20 03 57
Malta Genesis Pharma (Cyprus) Ltd Tel: 80065169 Deutschland Regeneron GmbH Tel.: 0800 330 4267
Nederland Regeneron Ireland DAC Tel: 0800 020 0943
Eesti Medison Pharma Estonia OÜ Tel: 800 004 4845
Norge Regeneron Ireland DAC Tlf: 8003 15 33
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Ελλάδα ΓΕΝΕΣΙΣ ΦΑΡΜΑ Α.Ε. Τηλ: 00800 44146336
Österreich Regeneron Ireland DAC Tel: 01206094094 España Regeneron Spain S.L.U. Tel: 900031311
Polska Medison Pharma Sp. z o.o. Tel.: 800 080 691 France Regeneron France SAS Tél: 080 554 3951
Portugal Regeneron Ireland DAC Tel: 800783394 Hrvatska Medison Pharma d.o.o. Tel: 800 787 074
România Medison Pharma SRL Tel: 0800 400670
Ireland Regeneron Ireland DAC Tel: 1800800920
Slovenija Medison Pharma d.o.o. Tel: 0800 83155 Ísland Regeneron Ireland DAC Sími: 800 4431
Slovenská republika Medison Pharma s.r.o. Tel: 0800 123 255
Italia Regeneron Italy S.r.l. Tel: 800180052
Suomi/Finland Regeneron Ireland DAC Puh/Tel: 0800 772223 Κύπρος Genesis Pharma (Cyprus) Ltd Τηλ: 800 925 47
Sverige Regeneron Ireland DAC Tel: 0201 604786 Latvija Medison Pharma Latvia SIA Tel: 8000 5874
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est. Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de la santé : Instructions d’utilisation Préparation • Inspectez visuellement le médicament pour vérifier l’absence de particules ou déceler une coloration anormale avant l’administration. LIBTAYO est une solution limpide à légèrement opalescente, incolore à jaune pâle pouvant contenir des traces de particules blanches à translucides. • Jetez le flacon si vous remarquez que la solution est trouble, présente une coloration anormale ou contient des particules externes autres que des traces de particules blanches à translucides. • Ne pas secouer le flacon. • Prélevez 7 ml (350 mg) du flacon de LIBTAYO et transférez-les dans une poche de perfusion intraveineuse contenant une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou de glucose à 50 mg/ml (5 %). Retournez délicatement afin de mélanger la solution diluée. Ne pas secouer la solution. La concentration finale de la solution diluée doit être comprise entre 1 mg/ml et 20 mg/ml. Utilisez 2 flacons pour les doses de 700 mg. • LIBTAYO est réservé à un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur. Conservation de la solution diluée LIBTAYO ne contient pas de conservateur. D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion préparée doit être utilisée immédiatement. Si la solution diluée n’est pas administrée immédiatement, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur. La stabilité chimique et physique en cours d’utilisation a été démontrée comme suit : • à une température ambiante ne dépassant pas 25 °C pendant 8 heures au maximum à compter de l’heure de la préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. Ou • au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C pendant 10 jours au maximum à compter de l’heure de préparation de la perfusion jusqu’à la fin de la perfusion. Laissez la solution diluée revenir à température ambiante avant administration. Ne pas congeler. Administration • LIBTAYO est destiné à un usage intraveineux. Il est administré par perfusion intraveineuse sur 30 minutes via une tubulure contenant un filtre stérile, apyrogène, de faible fixation protéique, en ligne ou additionnel (taille de pores de 0,2 micron à 5 microns). • Ne pas administrer simultanément d’autres médicaments dans la même ligne de perfusion.
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