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BRIDION 100 mg/mL, solution injectable

CIS 64333487

Informations à jour au 16 octobre 2025.Version vérifiée par justelesRCP le 27 juillet 2026.

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Sommaire

Ce médicament bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché européenne centralisée. Le texte ci-dessous est le résumé des caractéristiques du produit (et sa notice) publié par l'Agence européenne des médicaments (EMA), converti par justelesRCP depuis le PDF officiel. En cas de doute, reportez-vous au PDF ci-dessus.

N° d'AMM européenne : EU/1/08/466
Titulaire : MERCK SHARP & DOHME (PAYS-BAS)

ANNEXE I

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

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1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Bridion 100 mg/mL, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 mL contient l’équivalent de 100 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique. Chaque flacon de 2 mL contient l’équivalent de 200 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique. Chaque flacon de 5 mL contient l’équivalent de 500 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique.

Excipient(s) à effet notoire Contient jusqu’à 9,7 mg/mL de sodium (voir rubrique 4.4).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable (injection). Solution limpide, incolore à légèrement jaune.

Le pH est compris entre 7 et 8 et l’osmolalité entre 300 et 500 mOsm/kg.

4. INFORMATIONS CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Décurarisation chez l’adulte après bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium.

Population pédiatrique : le sugammadex est recommandé uniquement pour la décurarisation en routine après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium chez les patients pédiatriques de la naissance à 17 ans.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

Le sugammadex ne doit être administré que par ou sous la surveillance d’un anesthésiste. L’utilisation d’une méthode appropriée de monitorage neuromusculaire est recommandée pour surveiller la

récupération du bloc neuromusculaire (voir rubrique 4.4). La dose de sugammadex recommandée dépend du degré du bloc neuromusculaire à décurariser. La dose recommandée est indépendante du protocole anesthésique.

Le sugammadex peut être utilisé pour décurariser différents degrés de bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium :

Adultes

Décurarisation en routine : Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée après réapparition de 1 à 2 réponses minimum

au Compte Post Tétanique (PTC) après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium. Le délai médian de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 est alors d’environ 3 minutes (voir rubrique 5.1).

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Une dose de 2 mg/kg de sugammadex est recommandée après réapparition spontanée de la 2ème

réponse au train-de-quatre (T2) après un bloc induit par le rocuronium ou le vécuronium. Le délai médian de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 est alors d’environ 2 minutes (voir rubrique 5.1).

L’utilisation des doses recommandées pour une décurarisation en routine conduit à un délai médian de

récupération du rapport T4/T1 à 0,9 du bloc neuromusculaire induit par le rocuronium légèrement plus court comparativement au bloc neuromusculaire induit par le vécuronium (voir rubrique 5.1).

Décurarisation immédiate après un bloc induit par le rocuronium : En cas de nécessité clinique d’une décurarisation immédiate après administration de rocuronium, une dose de 16 mg/kg de sugammadex est recommandée. L’administration de 16 mg/kg de sugammadex 3 minutes après une dose de 1,2 mg/kg de bromure de rocuronium permet une médiane de récupération attendue du rapport T4/T1 à 0,9 d’environ 1,5 minutes (voir rubrique 5.1). En l’absence de données, le sugammadex n’est pas recommandé pour une décurarisation immédiate après un bloc neuromusculaire induit par le vécuronium.

Nouvelle administration du sugammadex : Dans le cas exceptionnel d’une récurrence du bloc neuromusculaire en post-opératoire (voir rubrique 4.4) après une dose initiale de 2 mg/kg ou de 4 mg/kg de sugammadex, il est recommandé d’administrer une dose supplémentaire de 4 mg/kg de sugammadex. Après l’administration de cette seconde dose de sugammadex, le patient devra être étroitement surveillé afin de s’assurer d’une récupération complète et stable de la fonction neuromusculaire.

Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après le sugammadex : Pour les délais nécessaires avant une nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après

décurarisation par le sugammadex, voir rubrique 4.4.

Informations complémentaires concernant des populations particulières

Insuffisance rénale : L’utilisation du sugammadex chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (avec ou sans dialyse (CLCr < 30 mL/min)) n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Les études réalisées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère n'ont pas fourni de données de sécurité suffisantes pour permettre l'utilisation du sugammadex chez ces patients (voir également la rubrique 5.1).

Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine  30 et < 80 mL/min) : les doses recommandées sont les mêmes que celles recommandées chez les adultes sans insuffisance rénale.

Sujets âgés : Après administration du sugammadex à la réapparition de la 2ème réponse au train-de-quatre (T2) après

un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium, le délai médian de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 a été alors de 2,2 minutes chez l’adulte (18-64 ans), 2,6 minutes chez le sujet âgé (65-74 ans) et de 3,6 minutes chez le sujet très âgé (75 ans ou plus). Bien que les délais de récupération chez le sujet âgé soient plus longs que dans la population adulte, aucune adaptation de doses de sugammadex n’est nécessaire dans cette population (voir rubrique 4.4).

Patients obèses : Chez les patients obèses, y compris les patients présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle ≥ 40 kg/m2), la dose de sugammadex devrait être calculée sur le poids corporel réel. Chez ces patients les doses de sugammadex recommandées sont les mêmes que pour la population adulte.

Insuffisance hépatique : Aucune étude n’a été réalisée chez les patients insuffisants hépatiques. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ou lorsque l’insuffisance hépatique s’accompagne d’une coagulopathie, des précautions doivent être prises lorsque l’utilisation du sugammadex est envisagée (voir rubrique 4.4).

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Insuffisance hépatique légère à modérée : le sugammadex étant principalement éliminé par voie rénale, aucune adaptation de dose n’est nécessaire.

Population pédiatrique (de la naissance à 17 ans)

Bridion 100 mg/mL peut être dilué à 10 mg/mL pour une plus grande précision de la dose administrée dans la population pédiatrique (voir rubrique 6.6).

Décurarisation de routine : Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée pour une décurarisation après un bloc

neuromusculaire induit par le rocuronium après réapparition de 1 à 2 réponses minimum au PTC. Une dose de 2 mg/kg est recommandée pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium à la réapparition de T2 (voir rubrique 5.1).

Décurarisation immédiate :

La décurarisation immédiate n’a pas été étudiée dans la population pédiatrique.

Mode d’administration

Le sugammadex doit être administré par voie intraveineuse en bolus unique. L’injection en bolus doit

être rapide, dans les 10 secondes, dans un cathéter intraveineux déjà mis en place (voir rubrique 6.6). Au cours des études cliniques, le sugammadex n’a été administré que par injection en bolus unique.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Conformément à la pratique habituelle après un bloc neuromusculaire, il est recommandé de surveiller

le patient au cours de la période post-anesthésique immédiate pour détecter la survenue d’évènements indésirables y compris une récurrence du bloc neuromusculaire.

Surveillance de la fonction respiratoire au cours de la récupération : Il est obligatoire d’avoir à disposition un matériel d’assistance ventilatoire jusqu’au retour d’une respiration spontanée efficace après décurarisation du bloc neuromusculaire. Dans le cas d’une décurarisation complète, d’autres médicaments utilisés en période péri et post-opératoire peuvent déprimer la fonction respiratoire, c’est pourquoi une ventilation assistée peut encore être nécessaire. En cas de récurrence du bloc neuromusculaire après l’extubation, une ventilation assistée adéquate

devra être mise en place.

Récurrence du bloc neuromusculaire : Dans des études cliniques chez des sujets traités par le rocuronium ou le vécuronium, lorsque le sugammadex était administré à la dose recommandée selon la profondeur du bloc neuromusculaire,

une incidence de 0,20 % a été observée pour la récurrence du bloc neuromusculaire, sur la base d’un monitorage neuromusculaire ou de signes cliniques. L'utilisation de doses inférieures à celles

recommandées peut conduire à un risque accru de récurrence du bloc neuromusculaire après la décurarisation initiale, et n’est pas recommandée (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Effet sur l’hémostase : Dans une étude chez des volontaires, des doses de 4 mg/kg et 16 mg/kg de sugammadex ont provoqué

respectivement une augmentation maximale moyenne du temps de céphaline activée (TCA) de 17 et 22 % et du taux de prothrombine (TP) / International Normalized Ratio (INR) de 11 et 22 %. Ces faibles augmentations de TCA et de TP (INR) étaient de courte durée (≤ 30 minutes). D’après la base de données cliniques (N = 3 519), et d’après une étude spécifique menée chez 1 184 patients ayant subi une chirurgie pour fracture de la hanche/remplacement d’une articulation majeure, le

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sugammadex 4 mg/kg, seul ou en association avec des anticoagulants, n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur l’incidence des complications hémorragiques péri- ou post-opératoires.

Une interaction pharmacodynamique (allongement du TCA et du TP) avec les anti-vitamines K, l’héparine non fractionnée, les héparinoïdes de bas poids moléculaire, le rivaroxaban et le dabigatran a été mise en évidence lors d’expériences in vitro. Cette interaction pharmacodynamique n’est pas cliniquement significative chez les patients recevant un traitement anticoagulant prophylactique post-opératoire de routine. Des précautions doivent être prises au moment de prendre la décision d’utiliser le sugammadex chez des patients recevant un traitement anticoagulant pour un état préexistant ou une co-morbidité.

Une augmentation du risque hémorragique ne peut être exclue chez les patients : • présentant des déficits héréditaires en facteurs de la coagulation vitamine K dépendants ; • présentant des coagulopathies pré-existantes ; • traités par dérivés coumariniques et présentant un INR supérieur à 3,5 ; • traités par anticoagulants et recevant une dose de 16 mg/kg de sugammadex. S’il y a une nécessité médicale à administrer du sugammadex à ces patients, l’anesthésiste devra

déterminer si les bénéfices sont supérieurs au risque potentiel de complications hémorragiques en tenant compte des antécédents d’épisodes hémorragiques du patient et du type de chirurgie prévue. Si du sugammadex est administré à ces patients, il est recommandé de surveiller les paramètres de l’hémostase et de la coagulation.

Délai nécessaire avant une nouvelle administration de curares après décurarisation par le sugammadex :

Tableau 1 : Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation en routine (jusqu’à 4 mg/kg de sugammadex) :

Délai minimum nécessaireCurare et dose à administrer
5 minutes1,2 mg/kg de rocuronium
4 heures0,6 mg/kg de rocuronium ou 0,1 mg/kg de vécuronium

L’installation du bloc neuromusculaire peut être retardée jusqu’à 4 minutes environ, et la durée du bloc neuromusculaire peut être raccourcie jusqu’à 15 minutes environ après une nouvelle administration de 1,2 mg/kg de rocuronium dans les 30 minutes après l'administration de sugammadex.

Sur la base de la modélisation pharmacocinétique, le délai nécessaire recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée est de 24 heures avant toute nouvelle administration de 0,6 mg/kg de rocuronium ou de 0,1 mg/kg de vécuronium après décurarisation en routine par le sugammadex. Si un délai plus court est nécessaire, la dose de rocuronium pour un nouveau bloc neuromusculaire doit être de 1,2 mg/kg.

Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation immédiate (16 mg/kg de sugammadex) : Pour les très rares cas où cela pourrait être requis, un délai de 24 heures est suggéré.

En cas de nécessité d’un bloc neuromusculaire avant la fin du délai recommandé, un curare non stéroïdien devra être utilisé. L’action du curare dépolarisant peut être plus lente que prévue, car une fraction substantielle des récepteurs nicotiniques postjonctionnels peut encore être occupée par le curare.

Insuffisance rénale : Le sugammadex n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, y

compris les patients nécessitant une dialyse (voir rubrique 5.1).

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Anesthésie légère : Au cours d’essais cliniques, une décurarisation après un bloc neuromusculaire par sugammadex a été réalisée volontairement à mi-anesthésie, des signes d’anesthésie légère ont alors pu être observés

(mouvement, toux, grimaces et succion de la sonde endotrachéale). En cas de décurarisation après un bloc neuromusculaire en cours d’anesthésie, des doses supplémentaires d’anesthésiques et/ou d’opiacés devront être administrées si besoin.

Bradycardie marquée : Dans de rares cas, une bradycardie marquée a été observée dans les minutes suivant l’administration du sugammadex pour décurarisation après un bloc neuromusculaire. La bradycardie peut parfois

conduire à un arrêt cardiaque (voir rubrique 4.8). L’évolution des paramètres hémodynamiques des patients doit être étroitement surveillée pendant et après décurarisation après un bloc neuromusculaire. Un traitement par des agents anticholinergiques tels que l’atropine doit être administré en cas de

bradycardie cliniquement significative.

Insuffisance hépatique : Le sugammadex n’est ni métabolisé ni excrété par le foie ; par conséquent, aucune étude spécifique n’a été réalisée chez des insuffisants hépatiques. Les patients insuffisants hépatiques sévères devront

être traités avec grande précaution. En cas d’insuffisance hépatique associée à une coagulopathie, se reporter aux informations concernant l’effet sur l’hémostase.

Utilisation en Unité de Soins Intensifs (USI) : Le sugammadex n’a pas été étudié chez les patients recevant du rocuronium ou du vécuronium en USI.

Décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares autres que le rocuronium ou le vécuronium :

Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares non stéroïdiens comme la succinylcholine ou les benzylisoquinolines. Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares stéroïdiens autres que le rocuronium ou le vécuronium car il n’existe pas de données d’efficacité et de sécurité dans ces situations. Des données limitées sont disponibles sur l’utilisation du sugammadex dans la décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le pancuronium ; cependant l’utilisation du sugammadex est déconseillée dans cette situation.

Bloc neuromusculaire prolongé :

Dans certaines conditions, il existe un allongement du temps de circulation du rocuronium ou du vécuronium (maladies cardiovasculaires, sénescence (voir en rubrique 4.2 les délais de récupération chez le sujet âgé) ou état œdémateux (par exemple, insuffisance hépatique sévère)) ; par conséquent

dans ces conditions le temps de récupération peut être allongé.

Réactions d’hypersensibilité au médicament : Les cliniciens doivent être préparés au risque de survenue de réactions d’hypersensibilité au médicament (y compris de réactions anaphylactiques) et doivent prendre les précautions nécessaires (voir rubrique 4.8).

Sodium : Ce médicament contient jusqu’à 9,7 mg de sodium par mL, ce qui équivaut à 0,5 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Les informations contenues dans cette rubrique sont basées sur l’affinité de la liaison entre le sugammadex et d’autres médicaments, sur des expérimentations non cliniques, sur des études cliniques ainsi que sur des données de modélisation prenant en compte les effets pharmacodynamiques des curares et les interactions pharmacocinétiques entre les curares et le sugammadex. Sur la base de

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ces données, aucune interaction pharmacodynamique cliniquement significative avec d’autres médicaments n’est attendue, à l’exception des cas suivants : Concernant le torémifène et l’acide fusidique, la possibilité d’interactions par déplacement ne peut être exclue (aucune interaction par fixation cliniquement significative n’est attendue). Concernant les contraceptifs hormonaux, une interaction par fixation cliniquement significative ne peut être exclue (aucune interaction par déplacement n’est attendue).

Interactions pouvant potentiellement modifier l’efficacité du sugammadex (interactions par

déplacement) : Certains médicaments administrés après le sugammadex, peuvent en théorie déplacer le rocuronium

ou le vécuronium du sugammadex. Par conséquent, une récurrence du bloc neuromusculaire pourrait être observée. Dans ce cas, le patient devra être placé sous ventilation assistée. L’administration du médicament suspecté d’entraîner un tel déplacement devra être arrêtée en cas de perfusion. Dans le cas d’une interaction par déplacement attendue, les patients devront être surveillés attentivement afin d’observer des signes de récurrence du bloc neuromusculaire (pendant environ 15 minutes) après administration parentérale d’un autre médicament survenant au cours des 7,5 heures suivant l’administration du sugammadex.

Torémifène : Le torémifène a une affinité de liaison relativement élevée avec le sugammadex et peut présenter des

concentrations plasmatiques relativement élevées. Le vécuronium ou le rocuronium peuvent être déplacés du complexe formé avec le sugammadex. Les praticiens doivent être avertis que le délai de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 peut par conséquent être augmenté chez des patients ayant reçu du torémifène le jour même de l’intervention.

Administration intraveineuse d’acide fusidique : L’utilisation d’acide fusidique en période pré-opératoire peut augmenter le délai de récupération du rapport T4/T1 à 0,9. Aucune récurrence du bloc neuromusculaire n’est attendue en période post-opératoire étant donné que la perfusion d’acide fusidique est administrée en plusieurs heures et que les taux sanguins s’accumulent jusqu’à 2 – 3 jours. Pour une nouvelle administration de

sugammadex, voir rubrique 4.2.

Interactions pouvant modifier l’efficacité d’autres médicaments (interactions par fixation) : Après administration de sugammadex, l’efficacité de certains médicaments peut être réduite par diminution de leurs concentrations plasmatiques libres. Dans ce cas, il est conseillé au clinicien d’envisager une nouvelle administration du médicament impliqué, l’administration d’un équivalent thérapeutique (de préférence de classe chimique différente)

et/ou des interventions non pharmacologiques, le cas échéant.

Contraceptifs hormonaux : L’interaction entre 4 mg/kg de sugammadex et un progestatif peut diminuer l’exposition au progestatif (34 % de l’ASC) ; cette diminution est comparable à celle observée en cas de prise d’un contraceptif oral avec 12 heures de retard. Dans ce cas, une diminution de l’efficacité peut être observée. Pour les œstrogènes, l’effet attendu est moindre. Par conséquent, l’administration d’une injection de sugammadex peut être considérée comme équivalente à l’oubli d’une dose quotidienne d’un contraceptif stéroïdien oral (combiné ou uniquement progestatif). Lorsque le sugammadex est administré le même jour que la prise d’un contraceptif oral, se reporter aux instructions données en cas d’oubli d’une prise dans la notice du contraceptif oral. Dans le cas de contraceptifs hormonaux non administrés par voie orale, la patiente devra utiliser en complément une autre méthode contraceptive non hormonale pendant les 7 jours suivants et se reporter aux instructions de la notice du médicament concerné.

Interactions dues à une prolongation de l’effet du rocuronium ou du vécuronium : Lors de l’utilisation de médicaments potentialisant le bloc neuromusculaire au cours de la période post-opératoire, il convient de surveiller attentivement la récurrence possible du bloc neuromusculaire. Pour connaître la liste des médicaments spécifiques potentialisant le bloc neuromusculaire, reportez-vous au RCP du rocuronium ou du vécuronium. En cas de récurrence du bloc

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neuromusculaire, il pourra être nécessaire de placer le patient sous ventilation assistée et de lui

administrer une autre dose de sugammadex (voir rubrique 4.2).

Interférence avec les examens biologiques : En général, le sugammadex n’interfère pas avec les examens biologiques à l’exception peut-être du

dosage de la progestérone sérique. Une interférence avec cet examen est observée à des concentrations plasmatiques de sugammadex de 100 microgrammes/mL (pic de concentration plasmatique après injection d’un bolus de 8 mg/kg).

Dans une étude chez des volontaires, des doses de 4 mg/kg et 16 mg/kg de sugammadex ont provoqué

respectivement une augmentation maximale moyenne du temps de cephaline activée (TCA) de 17 et 22 % et du temps de prothrombine (TP) [INR] de 11 et 22 %. Ces faibles augmentations de TCA et de TP (INR) étaient de courte durée (≤ 30 minutes).

Une interaction pharmacodynamique (allongement du TCA et du TP) avec les anti-vitamines K, l’héparine non fractionnée, les héparinoïdes de bas poids moléculaire, le rivaroxaban et le dabigatran a

été mise en évidence lors d’expériences in vitro (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

Aucune étude formelle d’interaction n’a été réalisée. Les interactions mentionnées ci-dessus chez l’adulte ainsi que les mises en garde mentionnées en rubrique 4.4 doivent également être prises en compte pour la population pédiatrique.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse Il n’existe pas de données disponibles sur l’utilisation du sugammadex chez la femme enceinte. Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, l’accouchement ainsi que sur le développement post-natal. Le sugammadex devra être administré avec précaution chez la femme enceinte.

Allaitement

On ne sait pas si le sugammadex est excrété dans le lait maternel. Les études chez l’animal ont montré une excrétion du sugammadex dans le lait. L’absorption orale des cyclodextrines est faible et aucun effet n’est attendu chez l’enfant allaité après administration d’une dose unique de sugammadex à la mère. Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre/de s’abstenir du

traitement avec le sugammadex en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité Les effets du sugammadex sur la fertilité humaine n'ont pas été étudiés. Les études évaluant la fertilité

chez l'animal n'ont pas révélé d'effets délétères.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Bridion n’a pas d’effet connu sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance Bridion est co-administré avec des curares et des anesthésiques chez les patients opérés. Le lien de causalité des événements indésirables est donc difficile à évaluer. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients opérés étaient la toux, les

complications des voies respiratoires liées à l'anesthésie, les complications anesthésiques, l’hypotension liée aux procédures et les complications liées aux procédures (fréquent (≥ 1/100, < 1/10)).

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Tableau 2 : Tableau de synthèse des effets indésirables La tolérance du sugammadex a été évaluée chez 3 519 sujets uniques à partir d’une base de données de tolérance regroupant les études de phase I - III. Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans les essais contrôlés versus placebo, chez les sujets recevant des anesthésiques et/ou des curares (1 078

sujets ayant reçu du sugammadex versus 544 ayant reçu du placebo) : [Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000)]

Classes de systèmes d’organesFréquencesEffets indésirables (Termes préférentiels)
Affections du système immunitairePeu fréquentRéactions d’hypersensibilité au médicament (voir rubrique 4.4)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesFréquentToux
Lésions, intoxications et complications liées aux procéduresFréquentComplication des voies respiratoires liée à l’anesthésie Complication anesthésique (voir rubrique 4.4) Hypotension liée aux procédures Complication liée aux procédures

Description de certains effets indésirables Réactions d’hypersensibilité au médicament : Des réactions d’hypersensibilité, incluant l'anaphylaxie, se sont produites chez certains patients et volontaires (pour des informations sur les volontaires, voir le paragraphe ci-dessous "Information sur

les volontaires sains"). Au cours des essais cliniques réalisés chez les patients opérés, ces réactions ont été peu fréquemment rapportées et pour les rapports post-commercialisation, la fréquence est inconnue. Ces réactions variaient de réactions cutanées isolées à des réactions systémiques graves (c’est-à-dire anaphylaxie, choc anaphylactique) et se sont produites chez des patients sans exposition préalable au sugammadex. Les symptômes associés à ces réactions peuvent inclure : bouffées de chaleur, urticaire, rash

érythémateux, hypotension (sévère), tachycardie, gonflement de la langue, gonflement du pharynx, bronchospasme et événements pulmonaires obstructifs. Les réactions sévères d'hypersensibilité peuvent être fatales. Des cas d’hypersensibilité post-commercialisation ont été observés pour le sugammadex ainsi que pour le complexe sugammadex-rocuronium.

Complication des voies respiratoires liée à l’anesthésie : Les complications des voies respiratoires liées à l’anesthésie incluaient un « bucking » contre la sonde

endotrachéale, une toux, un « bucking » modéré, une réaction d’éveil pendant la chirurgie, une toux au cours de la procédure d'anesthésie ou pendant la chirurgie, ou une respiration spontanée du patient liée à la procédure d’anesthésie.

Complication anesthésique : Il s’agit d’une restauration de la fonction neuromusculaire, comportant des mouvements d’un membre ou du corps ou une toux pendant l’anesthésie ou la chirurgie, des grimaces ou la succion de la sonde endotrachéale. Voir rubrique 4.4 Anesthésie légère.

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Complication liée aux procédures : Les complications liées aux procédures incluaient la toux, la tachycardie, la bradycardie, les mouvements, et l'augmentation de la fréquence cardiaque.

Bradycardie marquée :

Depuis la commercialisation, des cas isolés de bradycardie marquée et de bradycardie avec arrêt cardiaque ont été observés dans les minutes suivant l’administration du sugammadex (voir rubrique 4.4).

Récurrence du bloc neuromusculaire :

Dans des études cliniques chez des sujets traités par le rocuronium ou le vécuronium, lorsque le sugammadex était administré à la dose recommandée selon la profondeur du bloc neuromusculaire (N = 2 022), une incidence de 0,20 % a été observée pour la récurrence du bloc neuromusculaire, sur la base d’un monitorage neuromusculaire ou de signes cliniques (voir rubrique 4.4).

Information sur les volontaires sains : Une étude randomisée en double aveugle a évalué l'incidence des réactions d'hypersensibilité au médicament chez des volontaires sains recevant jusqu'à 3 doses, de placebo (N = 76), de sugammadex 4 mg/kg (N = 151) ou de sugammadex 16 mg/kg (N = 148). Les cas rapportés d’hypersensibilité suspectée ont été jugés en aveugle par un comité. L'incidence de l'hypersensibilité avérée était

respectivement de 1,3%, 6,6% et 9,5% dans les groupes placebo, sugammadex 4 mg/kg et sugammadex 16 mg/kg. Il n’y a pas eu de cas d'anaphylaxie après placebo ou sugammadex 4 mg/kg. Il y a eu un seul cas d'anaphylaxie avérée après la première dose de sugammadex 16 mg/kg (incidence 0,7%). L’augmentation de la fréquence ou de la gravité de l'hypersensibilité avec des doses répétées de sugammadex n’a pas été démontrée. Dans une précédente étude avec le même design, il y a eu trois cas d'anaphylaxie avérée, tous avec sugammadex 16 mg/kg (incidence 2,0%). Dans la base de données regroupant les études de Phase I, les effets indésirables considérés comme fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) ou très fréquents (≥ 1/10) et plus fréquents chez les sujets traités par sugammadex que ceux du groupe placebo, comprennent dysgueusie (10,1%), céphalées (6,7%), nausées (5,6%), urticaire (1,7%), prurit (1,7%), vertiges (1,6%), vomissements (1,2%) et douleurs abdominales (1,0%).

Informations complémentaires concernant des populations particulières

Patients ayant une pathologie pulmonaire : Dans les données recueillies depuis la commercialisation et dans un essai clinique concernant des

patients présentant des antécédents de complications pulmonaires, un bronchospasme a été rapporté comme évènement indésirable possiblement lié. Comme avec tous les patients avec des antécédents de complications pulmonaires, le médecin doit être averti de la survenue possible d’un bronchospasme.

Population pédiatrique

Dans les études menées chez des patients pédiatriques de la naissance à 17 ans, le profil de tolérance du sugammadex (jusqu'à 4 mg/kg) était généralement similaire à celui observé chez les adultes.

Patients présentant une obésité morbide

Dans un essai clinique spécifiquement mené chez des patients présentant une obésité morbide, le profil de tolérance était généralement similaire à celui observé chez l’adulte dans les études poolées de Phase I à III (voir Tableau 2).

Patients atteints d'une maladie systémique sévère

Dans un essai chez des patients qui ont été classés score American Society of Anesthesiologists (ASA) 3 ou 4 (patients présentant une maladie systémique sévère ou patients présentant une maladie systémique sévère représentant une menace vitale constante), le profil de tolérance chez ces patients de

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score ASA 3 et 4 était généralement similaire à celui des patients adultes dans les études poolées de

Phase I à III (voir Tableau 2), voir section 5.1.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle

permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de

santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Lors des études cliniques, 1 cas de surdosage accidentel après administration de 40 mg/kg de

sugammadex a été rapporté sans aucun effet indésirable significatif. Dans une étude de tolérance chez l’homme, le sugammadex a été administré à des doses atteignant 96 mg/kg. Aucun effet indésirable lié à la dose, ni d’effet indésirable grave n’a été rapporté. Le sugammadex peut être éliminé en effectuant une hémodialyse avec un filtre à haut débit, mais pas avec un filtre à bas débit. Sur la base d'études cliniques, les concentrations plasmatiques du

sugammadex sont réduites jusqu'à 70 % après 3 à 6 heures de dialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : autres produits thérapeutiques, antidotes, code ATC : V03AB35

Mécanisme d’action :

Le sugammadex est une gamma cyclodextrine modifiée qui se lie spécifiquement avec certains myorelaxants. Le sugammadex forme, dans le plasma, un complexe avec le rocuronium ou le vécuronium ; cette interaction va diminuer ainsi la quantité de curare disponible pour se lier aux récepteurs nicotiniques de la jonction neuromusculaire. Ceci provoque une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium.

Effets pharmacodynamiques :

Le sugammadex a été administré à des doses allant de 0,5 mg/kg à 16 mg/kg au cours d’études dose-réponse sur la décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium (0,6 ; 0,9 ; 1,0 et 1,2 mg/kg de bromure de rocuronium avec ou sans doses d’entretien) ainsi que sur la décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le vécuronium (0,1 mg/kg de bromure de vécuronium avec ou sans doses d’entretien) à différents délais/et différents niveau de bloc

neuromusculaire. Dans ces études, une relation dose-réponse a été observée de manière évidente.

Efficacité et sécurité clinique : Le sugammadex peut être administré à différents moments après l’administration de bromure de vécuronium ou de rocuronium :

Décurarisation en routine - bloc neuromusculaire profond :

Dans une étude pivot, les patients ont été randomisés pour recevoir soit du rocuronium soit du vécuronium. Après la dernière dose de rocuronium ou de vécuronium, et la réapparition de 1 ou 2 réponses au PTC, les patients ont reçu soit 4 mg/kg de sugammadex soit 70 µg/kg de néostigmine

selon un ordre randomisé. Le délai entre le début de l’administration du sugammadex ou de la néostigmine et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 a été :

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Tableau 3 : Délai (minutes) entre l’administration du sugammadex ou de la néostigmine et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 au cours d’un bloc neuromusculaire profond (1 à 2 réponses au PTC) induit par le rocuronium ou le vécuronium

CurareSchéma thérapeutique
sugammadex (4 mg/kg)néostigmine (70 µg/kg)
Rocuronium N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes37 2,7 1,2-16,137 49,0 13,3-145,7
Vécuronium N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes47 3,3 1,4-68,436 49,9 46,0-312,7

Décurarisation en routine – bloc neuromusculaire modéré :

Dans une autre étude pivot, les patients ont été randomisés pour recevoir soit du rocuronium soit du vécuronium. Après la dernière dose de rocuronium ou de vécuronium, et réapparition de T2, les

patients ont reçu soit 2 mg/kg de sugammadex soit 50 µg/kg de néostigmine selon un ordre randomisé. Le délai entre le début de l’administration du sugammadex ou de la néostigmine et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 a été :

Tableau 4 : Délai (minutes) entre l’administration du sugammadex ou de la néostigmine à la réapparition de T2 et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 après injection de rocuronium ou vécuronium

CurareSchéma thérapeutique
sugammadex (2 mg/kg)néostigmine (50 µg/kg)
Rocuronium N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes48 1,4 0,9-5,448 17,6 3,7-106,9
Vécuronium N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes48 2,1 1,2-64,245 18,9 2,9-76,2

La décurarisation par le sugammadex d’un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium a été comparée à la décurarisation par la néostigmine d’un bloc neuromusculaire induit par le cisatracurium.

A la réapparition de T2, une dose de 2 mg/kg de sugammadex ou de 50 µg/kg de néostigmine a été administrée. Le sugammadex a entraîné une décurarisation du bloc neuromusculaire induit par le rocuronium plus rapide que celle provoquée par la néostigmine pour décurariser un bloc

neuromusculaire induit par le cisatracurium :

Tableau 5 : Délai (minutes) entre l’administration du sugammadex ou de la néostigmine à la réapparition de T2 et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 après injection de rocuronium ou cisatracurium

CurareSchéma thérapeutique
rocuronium et sugammadex (2 mg/kg)cisatracurium et néostigmine (50 µg/kg)
N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes34 1,9 0,7-6,439 7,2 4,2-28,2

12

Décurarisation immédiate : Le délai de récupération d’un bloc neuromusculaire induit par la succinylcholine (1 mg/kg) a été comparé au délai de récupération par le sugammadex (16 mg/kg, 3 minutes plus tard) d’un bloc

neuromusculaire induit par le rocuronium (1,2 mg/kg).

Tableau 6 : Délai (minutes) entre l’administration de rocuronium et de sugammadex ou l’administration de succinylcholine et une récupération de 10 % de T1

CurareSchéma thérapeutique
rocuronium et sugammadex (16 mg/kg)succinylcholine (1 mg/kg)
N Médiane (minutes) Valeurs extrêmes55 4,2 3,5-7,755 7,1 3,7-10,5

Dans une analyse poolée, les délais de récupération suivants, dans le cas d’une administration de 16 mg/kg de sugammadex après administration de 1,2 mg/kg de bromure de rocuronium, ont été rapportés :

Tableau 7 : Délai (minutes) entre l’administration de sugammadex 3 minutes après le rocuronium et la récupération du rapport T4/T1 à 0,9 ; 0,8 ou 0,7

T /T à 0,9 4 1T /T à 0,8 4 1T /T à 0,7 4 1
N656565
Médiane (minutes)1,51,31,1
Valeurs extrêmes0,5-14,30,5-6,20,5-3,3

Insuffisance rénale : Deux essais en ouvert ont comparé l'efficacité et la sécurité du sugammadex chez les patients opérés avec ou sans insuffisance rénale sévère. Dans une étude, le sugammadex était administré après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium à réapparition de 1 à 2 réponses au PTC (4 mg/kg ; N=68) ;

dans une autre étude, le sugammadex était administré dès la réapparition du T2 (2 mg/kg ; N=30). La récupération du bloc neuromusculaire était légèrement plus longue chez les patients présentant une

insuffisance rénale sévère que chez les patients sans insuffisance rénale. Il n'a pas été rapporté de bloc neuromusculaire résiduel ou de récurrence du bloc neuromusculaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère dans ces études.

Patients présentant une obésité morbide : Un essai mené chez 188 patients, diagnostiqués comme présentant une obésité morbide, a évalué le temps de récupération après un bloc neuromusculaire modéré ou profond induit par le rocuronium ou le vécuronium. Dans cette étude randomisée en double-aveugle, les patients ont reçu, en fonction du niveau de bloc neuromusculaire, 2 mg/kg ou 4 mg/kg de sugammadex dosé selon leur poids corporel réel ou selon leur poids corporel idéal. Regroupé par profondeur du bloc et par curare, le délai médian

pour revenir à un rapport train de quatre (TOF) ≥ 0,9 a été statistiquement significativement plus rapide (p <0,0001) chez les patients ayant reçu une dose en fonction du poids corporel réel (1,8 minutes) que chez les patients ayant reçu une dose en fonction du poids corporel idéal (3,3 minutes).

Population pédiatrique : De 2 à < 17 ans : Un essai mené chez 288 patients âgés de 2 à < 17 ans a étudié la sécurité et l’efficacité du sugammadex versus la néostigmine comme un agent de décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium. La récupération après un bloc modéré à un rapport TOF ≥ 0,9 était significativement plus rapide dans le groupe ayant reçu le sugammadex 2 mg/kg comparé au groupe ayant reçu la néostigmine (moyenne géométrique de 1,6 minute pour le sugammadex 2 mg/kg et 7,5 minutes pour la néostigmine, rapport des moyennes géométriques de 0,22 , IC à 95 % (0,16, 0,32), (p<0,0001)). Le sugammadex 4 mg/kg a permis une décurarisation du bloc profond avec une moyenne géométrique de 2,0 minutes, similaire aux résultats observés chez les adultes. Ces effets

13

étaient cohérents pour toutes les cohortes d’âges étudiées (de 2 à < 6 ; de 6 à < 12 ; de 12 à < 17 ans)

pour le rocuronium et le vécuronium. Voir rubrique 4.2.

De la naissance à < 2 ans : Un essai mené chez 145 patients de la naissance à < 2 ans a étudié la sécurité et l’efficacité du sugammadex versus la néostigmine comme un agent de décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium. Le temps de récupération neuromusculaire après un bloc modéré était significativement plus rapide (p = 0,0002) chez les participants ayant reçu 2 mg/kg de

sugammadex par rapport à ceux ayant reçu la néostigmine (médiane de 1,4 minute pour le sugammadex 2 mg/kg et de 4,4 minutes pour la néostigmine ; hazard ratio = 2,40, IC à 95 % : 1,37,

4,18). Le sugammadex 4 mg/kg a permis une récupération neuromusculaire rapide après un bloc profond avec une médiane de 1,1 minute. Ces effets étaient cohérents pour toutes les cohortes d’âge étudiées (de la naissance à 27 jours ; de 28 jours à < 3 mois ; de 3 mois à < 6 mois et de 6 mois à < 2 ans). Voir rubrique 4.2.

Patients atteints d'une maladie systémique sévère : Un essai mené chez 331 patients qui ont été classés ASA 3 ou 4 a étudié l’incidence des arythmies apparues sous traitement (bradycardie sinusale, tachycardie sinusale ou autres arythmies cardiaques) après l’administration de sugammadex. Chez les patients recevant du sugammadex (2 mg/kg, 4 mg/kg ou 16 mg/kg), l’incidence des arythmies

apparues sous traitement était généralement similaire à celle de la néostigmine (50 µg/kg jusqu’à une dose maximale de 5 mg) + glycopyrrolate (10 µg/kg jusqu'à une dose maximale de 1 mg). Le profil de tolérance chez les patients avec un score ASA 3 et 4 était généralement similaire à celui des patients

adultes dans les études poolées de Phase I à III ; par conséquent, aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Voir rubrique 4.8.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Les paramètres pharmacocinétiques du sugammadex ont été calculés à partir de la somme totale des concentrations de sugammadex lié et libre. Chez les patients anesthésiés, les paramètres

pharmacocinétiques tels que la clairance et le volume de distribution sont supposés être identiques pour le sugammadex libre et le sugammadex lié.

Distribution : Le volume de distribution du sugammadex observé à l’état d’équilibre est d’environ 11 à 14 litres chez

les patients adultes présentant une fonction rénale normale (basée sur une analyse pharmacocinétique conventionnelle, non compartimentale). Ni le sugammadex ni le complexe sugammadex-rocuronium

ne se lie aux protéines plasmatiques ou aux érythrocytes, comme ceci a été démontré in vitro en utilisant du plasma de sujets de sexe masculin et du sang total. Le sugammadex présente une cinétique linéaire dans la fourchette posologique de 1 à 16 mg/kg lorsqu’il est administré en bolus IV.

Métabolisation : Au cours d’études pré-cliniques et cliniques, aucun métabolite du sugammadex n’a été observé et seule une excrétion rénale du produit sous forme inchangée a été rapportée comme voie d’élimination.

Elimination : Chez les patients adultes anesthésiés présentant une fonction rénale normale, la demi-vie d’élimination (t1/2) du sugammadex est d'environ 2 heures et la clairance plasmatique estimée est d'environ 88 mL/min. Une étude d’équilibre de masse a démontré que > 90 % de la dose est excrétée dans les 24 heures. 96 % de la dose est excrétée dans l’urine, dont au moins 95 % pourraient correspondre au sugammadex sous forme inchangée. L’excrétion via les fèces ou l’air expiré est inférieur à 0,02 % de la dose. L’administration du sugammadex à des volontaires sains a entraîné une augmentation de l’élimination rénale du rocuronium sous forme liée.

14

Populations particulières :

Insuffisance rénale et âge : Dans une étude pharmacocinétique comparant les patients présentant une insuffisance rénale sévère aux patients ayant une fonction rénale normale, les taux de sugammadex dans le plasma étaient

similaires pendant la première heure après administration, ensuite les taux diminuaient plus rapidement dans le groupe contrôle. L'exposition totale au sugammadex a été prolongée, conduisant à une exposition 17 fois plus importante chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère. De

faibles concentrations de sugammadex sont détectables au moins pendant les 48 heures suivant l’administration chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère. Dans une seconde étude comparant les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère aux patients ayant une fonction rénale normale, la clairance du sugammadex a progressivement diminué et la demi-vie d’élimination (t1/2) a été progressivement prolongée avec la diminution de la fonction rénale. L'exposition était 2 fois et 5 fois plus élevée chez les patients présentant respectivement, une insuffisance rénale modérée et sévère. Les concentrations de sugammadex n’étaient plus détectables au-delà de 7 jours suivant l’administration, chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.

15

Tableau 8 : Un résumé des paramètres pharmacocinétiques du sugammadex stratifiés selon l’âge et l’état de la fonction rénale est présenté ci-dessous :

Caractéristiques des patients sélectionnésParamètres pharmacocinétiques moyens estimés (CV*%)
Caractéristiques démographiques Age Poids corporelFonction rénale Clairance de la créatinine (mL/min)Clairance (mL/min)Volume de distribution à l’état d’équilibre (L)Demi-vie d’élimination (h)
AdulteNormale10084 (26)132,2 (23)
40 ans 75 kgInsuffisance rénaleLégère5048 (28)154,1 (25)
Modérée3029 (28)157,0 (26)
Sévère108,9 (27)1623 (27)
Sujet âgéNormale8073 (27)132,6 (25)
75 ans 75 kgInsuffisance rénaleLégère5048 (27)154,1 (25)
Modérée3029 (26)156,9 (25)
Sévère108,9 (28)1623 (27)
AdolescentNormale9571 (27)102,0 (23)
15 ans 56 kgInsuffisance rénaleLégère4841 (28)113,8 (25)
Modérée2925 (28)126,3 (25)
Sévère9,57,4 (28)1222 (28)
Période intermédiaire de l’enfanceNormale6039 (29)5,82,1 (24)
9 ans 28 kgInsuffisance rénaleLégère3021 (27)6,34,0 (25)
Modérée1812 (28)6,56,8 (26)
Sévère6,03,3 (28)6,725 (27)
Petite enfanceNormale3722 (26)3,42,1 (24)
3,5 ans 15 kgInsuffisance rénaleLégère1811 (28)3,54,2 (25)
Modérée116,1 (27)3,67,6 (27)
Sévère3,71,6 (27)3,728 (27)
Enfant en bas âgeNormale2816 (28)2,52,1 (24)
1,5 ans 11 kgInsuffisance rénaleLégère147,6 (28)2,54,4 (26)
Modérée8,44,2 (28)2,67,9 (28)
Sévère2,81,1 (27)2,629 (27)
NourrissonNormale2112 (28)1,82,2 (24)
6 mois 7,9 kgInsuffisance rénaleLégère115,4 (27)1,94,6 (26)
Modérée6,42,9 (26)1,98,3 (26)
Sévère2,10,76 (28)1,932 (27)
Nouveau-néNormale1313 (28)1,11,3 (22)
15 jours 3,8 kgInsuffisance rénaleLégère6,45,7 (26)1,12,7 (23)
Modérée3,93,1 (27)1,14,8 (26)
Sévère1,30,77 (27)1,118 (26)

*CV= coefficient de variation

Sexe : Aucune différence liée au sexe n’a été observée.

Origine ethnique :

Dans une étude chez des sujets sains japonais et caucasiens, aucune différence cliniquement significative n’a été observée dans les paramètres pharmacocinétiques. Les données disponibles sont

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limitées et ne montrent pas de différence des paramètres pharmacocinétiques dans les populations

noires ou afro-américaines.

Poids corporel : Une analyse de pharmacocinétique de population de patients adultes et de patients âgés n’a montré aucune relation cliniquement significative entre la clairance et le volume de distribution d’une part et le poids corporel d’autre part.

Obésité : Dans une étude clinique menée chez des patients présentant une obésité morbide, 2 mg/kg et 4 mg/kg de sugammadex ont été administrés selon le poids corporel réel (n=76) ou selon le poids corporel idéal (n=74). Après administration, l’exposition au sugammadex a montré une augmentation linéaire dose-dépendante, selon le poids corporel réel ou le poids corporel idéal. Aucune différence cliniquement significative n’a été observée dans les paramètres pharmacocinétiques entre les patients présentant une obésité morbide et la population générale.

5.3 Données de sécurité préclinique

Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, potentiel génotoxique, des fonctions de reproduction, de tolérance locale ou de compatibilité sanguine, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

En préclinique, le sugammadex a été rapidement éliminé chez les espèces, bien qu’un résidu de sugammadex était observé dans les os et les dents de jeunes rats. Des études précliniques, chez les rats adultes jeunes et matures, ont montré que le sugammadex n’a pas de conséquence néfaste sur la

couleur des dents ou la qualité osseuse, la structure osseuse, ou le métabolisme osseux. Le sugammadex n'a pas d'effet sur la réparation de fracture et sur le remodelage osseux.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Acide chlorhydrique 3,7 % (pour ajustement du pH) et/ou hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)

Eau pour préparations injectables

6.2 Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6. Une incompatibilité physique a été rapportée avec le vérapamil, l’ondansétron et la ranitidine.

6.3 Durée de conservation

3 ans

Après première ouverture et dilution, la stabilité physico-chimique de la solution a été démontrée pendant 48 heures à une température comprise entre 2 °C et 25 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit dilué doit être utilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement,

la durée et les conditions de conservation de la solution diluée avant utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, à

moins que la dilution n’ait été effectuée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

17

Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament dilué, voir rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacons en verre de type I contenant 2 mL ou 5 mL de solution, fermés par des bouchons en caoutchouc chlorobutyle avec des opercules de sertissage en aluminium scellés par une capsule « flip- off ». Présentations : 10 flacons de 2 mL ou 10 flacons de 5 mL.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

Bridion peut être injecté dans la ligne de perfusion intraveineuse d’une perfusion en cours avec les

solutés intraveineux suivants : chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), glucose à 50 mg/mL (5 %), chlorure de sodium à 4,5 mg/mL (0,45 %) et glucose à 25 mg/mL (2,5 %), soluté de Ringer Lactate, soluté de Ringer, glucose à 50 mg/mL (5 %) dans du chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %).

La ligne de perfusion doit être correctement rincée (par exemple, avec du chlorure de sodium à 0,9 %)

entre l'administration de Bridion et d'autres médicaments.

Utilisation dans la population pédiatrique Chez les patients pédiatriques, Bridion peut être dilué à l’aide d’une solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) à une concentration de 10 mg/mL (voir rubrique 6.3).

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Merck Sharp & Dohme B.V.

Waarderweg 39 2031 BN Haarlem Pays-Bas

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/08/466/001 EU/1/08/466/002

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 25 juillet 2008 Date du dernier renouvellement : 21 juin 2013

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence

européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

18

ANNEXE II

A. FABRICANTS RESPONSABLES DE LA LIBERATION DES

LOTS

B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DELIVRANCE ET

D’UTILISATION

C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE

L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE

UTILISATION SURE ET EFFICACE DU MEDICAMENT

19

A. FABRICANTS RESPONSABLES DE LA LIBERATION DES LOTS

Nom et adresse du fabricant responsable de la libération des lots

N.V. Organon

Kloosterstraat 6 P.O. Box 20 NL-5340 BH Oss Pays-Bas

Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39 2031 BN Haarlem Pays-Bas

La notice imprimée du médicament doit mentionner le nom et l’adresse du fabricant responsable de la libération du lot concerné.

B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DELIVRANCE ET D’UTILISATION

Médicament soumis à prescription médicale restreinte (voir Annexe I : Résumé des Caractéristiques du Produit, rubrique 4.2).

C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION DE MISE SUR

LE MARCHE

• Rapports périodiques actualisés de sécurité (PSURs)

Les exigences relatives à la soumission des PSURs pour ce médicament sont définies dans la liste des dates de référence pour l’Union (liste EURD) prévue à l’article 107 quater, paragraphe 7, de la directive 2001/83/CE et ses actualisations publiées sur le portail web européen des médicaments.

D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION SÛRE ET

EFFICACE DU MÉDICAMENT

• Plan de gestion des risques (PGR)

Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché réalise les activités de pharmacovigilance et interventions requises décrites dans le PGR adopté et présenté dans le Module 1.8.2 de l’autorisation de mise sur le marché, ainsi que toutes actualisations ultérieures adoptées du PGR.

De plus, un PGR actualisé doit être soumis : • à la demande de l’Agence européenne des médicaments; • dès lors que le système de gestion des risques est modifié, notamment en cas de réception de nouvelles informations pouvant entraîner un changement significatif du profil bénéfice/risque, ou lorsqu’une étape importante (pharmacovigilance ou réduction du risque) est franchie.

20

ANNEXE III

ETIQUETAGE ET NOTICE

21

A. ETIQUETAGE

22

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTERIEUR

ETUI, 10 flacons de 5 mL

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Bridion 100 mg/mL, solution injectable sugammadex

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

1 mL contient 100 mg de sugammadex (sous forme de sugammadex sodique). Chaque flacon de 5 mL contient 500 mg de sugammadex (sous forme de sugammadex sodique). 500 mg/5 mL

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Autres composants : acide chlorhydrique 3,7 % et/ou hydroxyde de sodium (ajustement du pH), eau pour préparations injectables. Pour plus d’informations, consulter la notice.

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution injectable 10 flacons 500 mg/5 mL

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Voie intraveineuse

Pour usage unique seulement. Lire la notice avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPECIALE INDIQUANT QUE LE MEDICAMENT DOIT ETRE

CONSERVE HORS DE PORTEE ET DE VUE DES ENFANTS

Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPECIALE(S), SI NECESSAIRE

8. DATE DE PEREMPTION

EXP Après première ouverture et dilution, à conserver entre 2 et 8 °C et à utiliser dans les 24 heures.

23

9. PRECAUTIONS PARTICULIERES DE CONSERVATION

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

10. PRECAUTIONS PARTICULIERES D’ELIMINATION DES MEDICAMENTS NON

UTILISES OU DES DECHETS PROVENANT DE CES MEDICAMENTS S’IL Y A LIEU

Jeter toute solution inutilisée.

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHE

Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39

2031 BN Haarlem Pays-Bas

12. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/08/466/002

13. NUMERO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Justification de ne pas inclure l’information en Braille acceptée

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l'identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC {numéro}

SN {numéro}

NN {numéro}

24

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES

ETIQUETTE DU FLACON, 10 flacons de 5 mL

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Bridion 100 mg/mL, solution injectable sugammadex IV

2. MODE D’ADMINISTRATION

3. DATE DE PEREMPTION

EXP

4. NUMERO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITE

500 mg/5 mL

6. AUTRE

25

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTERIEUR

ETUI, 10 flacons de 2 mL

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Bridion 100 mg/mL, solution injectable sugammadex

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

1 mL contient 100 mg de sugammadex (sous forme de sugammadex sodique). Chaque flacon de 2 mL contient 200 mg de sugammadex (sous forme de sugammadex sodique). 200 mg/2 mL

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Autres composants : acide chlorhydrique 3,7 % et/ou hydroxyde de sodium (ajustement du pH), eau pour préparations injectables. Pour plus d’informations, consulter la notice.

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution injectable 10 flacons 200 mg/2 mL

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Voie intraveineuse

Pour usage unique seulement. Lire la notice avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPECIALE INDIQUANT QUE LE MEDICAMENT DOIT ETRE

CONSERVE HORS DE PORTEE ET DE VUE DES ENFANTS

Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPECIALE(S), SI NECESSAIRE

8. DATE DE PEREMPTION

EXP Après première ouverture et dilution, à conserver entre 2 et 8 °C et à utiliser dans les 24 heures.

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9. PRECAUTIONS PARTICULIERES DE CONSERVATION

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

10. PRECAUTIONS PARTICULIERES D’ELIMINATION DES MEDICAMENTS NON

UTILISES OU DES DECHETS PROVENANT DE CES MEDICAMENTS S’IL Y A LIEU

Jeter toute solution inutilisée.

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHE

Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39

2031 BN Haarlem Pays-Bas

12. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/08/466/001

13. NUMERO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Justification de ne pas inclure l’information en Braille acceptée.

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l'identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC {numéro}

SN {numéro}

NN {numéro}

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MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES

ETIQUETTE DU FLACON, 10 flacons de 2 mL

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Bridion 100 mg/mL, solution injectable sugammadex IV

2. MODE D’ADMINISTRATION

3. DATE DE PEREMPTION

EXP

4. NUMERO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITE

200 mg/2 mL

6. AUTRE

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B. NOTICE

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Notice : Information de l’utilisateur

Bridion 100 mg/mL, solution injectable

sugammadex

Veuillez lire attentivement cette notice avant qu’on ne vous administre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre anesthésiste ou votre médecin. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre anesthésiste ou à un autre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ? : 1. Qu’est-ce que Bridion et dans quel cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant que Bridion ne soit administré 3. Comment Bridion est-il administré 4. Quels sont les effets indésirables éventuels ? 5. Comment conserver Bridion 6. Contenu de l’emballage et autres informations

1. Qu’est-ce que Bridion et dans quel cas est-il utilisé

Qu’est-ce que Bridion Bridion contient la substance active sugammadex. Bridion est considéré comme un Agent de liaison

spécifique de certains myorelaxants, car il n’agit qu’avec des relaxants musculaires spécifiques, le bromure de rocuronium ou le bromure de vécuronium.

Dans quel cas Bridion est-il utilisé Lorsque vous subissez certains types d’opérations, il faut que vos muscles soient totalement relâchés. Ceci rend l’opération plus facile pour le chirurgien. Pour cela, l’anesthésie générale qui vous est faite inclut des médicaments permettant de relâcher vos muscles. On les appelle des myorelaxants ; il s’agit

par exemple du bromure de rocuronium et du bromure de vécuronium. Ces médicaments provoquant également le relâchement des muscles respiratoires, vous avez besoin d’être aidé pour respirer

(ventilation artificielle) pendant et après votre opération jusqu’à ce que vous puissiez respirer à nouveau par vous-même. Bridion est utilisé pour accélérer la récupération musculaire après une intervention chirurgicale, afin de permettre votre retour à une respiration autonome plus rapidement. Il agit en se combinant avec le bromure de rocuronium ou de vécuronium dans votre organisme. Il peut être utilisé chez l’adulte avec

le bromure de rocuronium ou de vécuronium. Il peut être utilisé chez les nouveau-nés, les nourrissons, les enfants en bas âge, les enfants, et les adolescents (de la naissance à 17 ans) quand le bromure de rocuronium est utilisé.

2. Quelles sont les informations à connaître avant que Bridion ne soit administré

Il ne faut jamais vous administrer Bridion • si vous êtes allergique au sugammadex ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6). → Prévenez votre anesthésiste si vous êtes concerné.

Avertissements et précautions Informez votre anesthésiste avant que Bridion vous soit administré • si vous avez, ou avez eu, une maladie rénale. Ceci est important car Bridion est éliminé de votre organisme par les reins. • si vous avez ou avez eu une maladie du foie.

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• si vous avez une rétention de liquide (oedème). • si vous avez des maladies connues pour provoquer une augmentation du risque de saignement (perturbations de la coagulation du sang) ou si vous prenez un traitement anticoagulant.

Autres médicaments et Bridion → Informez votre anesthésiste si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. Bridion peut avoir une incidence sur d’autres médicaments ou inversement, ces autres médicaments peuvent en avoir sur lui.

Certains médicaments diminuent l’effet de Bridion → Il est particulièrement important d’informer votre anesthésiste si vous avez pris récemment : • du torémifène (utilisé pour traiter le cancer du sein). • de l’acide fusidique (un antibiotique).

Bridion peut avoir des conséquences sur les contraceptifs hormonaux • Bridion peut diminuer l’efficacité des contraceptifs hormonaux – y compris « pilule », anneau vaginal, implant ou Dispositif Intra Utérin (DIU) hormonal – car il diminue la quantité d’hormone progestative que vous recevez. La quantité de progestérone perdue lors de l’utilisation de Bridion correspond à peu près à l’oubli d’une pilule contraceptive orale.

→ Si vous prenez la pilule le jour même où Bridion vous est administré, suivez les instructions de la notice concernant l’oubli d’un comprimé. → Si vous utilisez d’autres contraceptifs hormonaux (par exemple un anneau vaginal, un

implant ou un DIU), vous devez utiliser une méthode contraceptive non hormonale complémentaire (comme un préservatif) pendant les 7 jours suivants et suivre les

recommandations de la notice.

Effets sur les examens sanguins

En général, Bridion ne modifie pas les résultats des examens biologiques. Néanmoins, il peut avoir des conséquences sur les résultats d’un examen sanguin concernant la progestérone (hormone). Informez votre médecin si vous devez faire vérifier votre taux de progestérone le jour de l’injection de Bridion.

Grossesse et allaitement → Informez votre anesthésiste si vous êtes enceinte ou pourriez l’être ou si vous allaitez. Il se peut que l’on vous administre quand même Bridion, mais vous devez en discuter préalablement. On ne sait pas si le sugammadex passe dans le lait maternel. Votre anesthésiste vous aidera à déterminer s’il est préférable d’arrêter l’allaitement, ou de s’abstenir du traitement par sugammadex, en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour le bébé au regard du bénéfice de Bridion pour la mère.

Conduite de véhicules et utilisation de machines Bridion n’a pas d’effet connu sur votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

Bridion contient du sodium Ce médicament contient jusqu’à 9,7 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par

mL. Cela équivaut à 0,5 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.

3. Comment est administré Bridion

Bridion vous sera administré par votre anesthésiste ou sous le contrôle de votre anesthésiste.

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Dose

Votre anesthésiste calculera la dose de Bridion qui vous est nécessaire en fonction : • de votre poids • du niveau de votre relaxation musculaire La dose habituelle est de 2 à 4 mg par kg de poids corporel chez les patients de tout âge. Une dose de 16 mg/kg peut être administrée chez l’adulte si une récupération musculaire urgente est nécessaire après relaxation.

Comment est administré Bridion Bridion vous sera administré par votre anesthésiste. Il est administré en injection unique à travers une ligne de perfusion intraveineuse.

Si on vous administre plus de Bridion que ce qui est recommandé Comme votre anesthésiste surveillera attentivement votre état, il est peu probable qu’il vous soit administré trop de Bridion. Si un surdosage devait se produire, il est peu probable que surviennent des problèmes.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre anesthésiste ou à votre médecin.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si ces effets indésirables surviennent pendant que vous êtes anesthésié, ils seront détectés et traités par votre anesthésiste.

Effets indésirables fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 10) • Toux • Difficultés respiratoires qui peuvent inclure une toux ou des mouvements comme si vous vous réveilliez ou vous preniez une inspiration • Anesthésie légère – il se peut que vous commenciez à vous réveiller du sommeil profond et que vous ayez par conséquent besoin de plus d’anesthésiques. Cela peut vous faire bouger ou tousser à la fin de l’opération • Complications pendant l’intervention tels que des changements de la fréquence du cœur, une toux ou des mouvements • Diminution de la pression du sang en raison de l'intervention chirurgicale

Effets indésirables peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 100) • Un essoufflement dû à un bronchospasme (diminution du calibre des bronches) est survenu chez des patients avec des antécédents de problèmes pulmonaires • Réactions allergiques (hypersensibilité au médicament) – telles qu’éruption, rougeur de la peau, gonflement de votre langue et/ou gorge, essoufflement, changements de la pression artérielle ou

du rythme cardiaque, entraînant parfois une diminution grave de la tension artérielle. Les réactions allergiques ou de type allergique sévères peuvent engager votre pronostic vital. Les réactions allergiques ont été plus fréquemment rapportées chez les volontaires sains conscients. • Réapparition du relâchement des muscles après l'opération

Effets indésirables de fréquence indeterminée • Un ralentissement sévère du rythme cardiaque pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque peut se produire lorsque Bridion est administré.

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Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre anesthésiste ou à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous

pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration

décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. Comment conserver Bridion

Conservation assurée par les professionnels de santé.

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et sur l’étiquette après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

Après première ouverture et dilution, à conserver entre 2 et 8 °C et à utiliser dans les 24 heures.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Bridion - La substance active est le sugammadex. 1 mL de solution injectable contient du sugammadex sodique équivalent à 100 mg de sugammadex .

Chaque flacon de 2 mL contient du sugammadex sodique équivalent à 200 mg de sugammadex. Chaque flacon de 5 mL contient du sugammadex sodique équivalent à 500 mg de sugammadex.

- Les autres composants sont de l’eau pour préparations injectables, de l’acide chlorhydrique 3,7 % et/ou de l’hydroxyde de sodium.

Comment se présente Bridion et contenu de l’emballage extérieur Bridion est une solution injectable limpide et incolore à légèrement jaune.

Il se présente sous deux tailles de conditionnement différentes, contenant chacune soit 10 flacons de 2 mL, soit 10 flacons de 5 mL de solution injectable.

Tous les conditionnements peuvent ne pas être commercialisés.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

Fabricant

N.V. Organon Kloosterstraat 6 5349 AB Oss Pays-Bas

Merck Sharp & Dohme B.V.

Waarderweg 39

2031 BN Haarlem

Pays-Bas

Merck Sharp & Dohme B.V. Waarderweg 39

2031 BN Haarlem Pays-Bas

33

Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :

België/Belgique/Belgien

Lietuva

MSD Belgium

UAB Merck Sharp & Dohme

Tél/Tel: +32(0)27766211

Tel. +370 5 2780 247

dpoc_belux@msd.com

dpoc_lithuania@msd.com

Luxembourg/Luxemburg

България Мерк Шарп и Доум България ЕООД Тел.: +359 2 819 3737

MSD Belgium

Tél/Tel: +32(0)27766211

dpoc_belux@msd.com

info-msdbg@msd.com

Magyarország

Česká republika

Merck Sharp & Dohme s.r.o.

MSD Pharma Hungary Kft.

Tel.: +420 277 050 000

Tel.: +36 1 888 5300

hungary_msd@msd.com

dpoc_czechslovak@msd.com

Danmark

Malta

MSD Danmark ApS

Merck Sharp & Dohme Cyprus Limited

Tlf.: +45 4482 4000

Tel: 8007 4433 (+356 99917558)

dkmail@msd.com

dpoccyprus@msd.com

Deutschland

Nederland

MSD Sharp & Dohme GmbH

Merck Sharp & Dohme B.V.

Tel.: +49 (0) 89 20 300 4500

Tel: 0800 9999000

medinfo@msd.de

(+31 23 5153153)

medicalinfo.nl@msd.com

Eesti

Norge

Merck Sharp & Dohme OÜ

MSD (Norge) AS

Tel: +372 614 4200

Tlf: +47 32 20 73 00

dpoc.estonia@msd.com

medinfo.norway@msd.com

Österreich

Eλλάδα MSD Α.Φ.Ε.Ε. Τηλ: +30 210 98 97 300

Merck Sharp & Dohme Ges.m.b.H.

Tel: +43 (0) 1 26 044

dpoc.greece@msd.com

dpoc_austria@msd.com

Polska

España

Merck Sharp & Dohme de España, S.A.

MSD Polska Sp. z o.o.

Tel: +34 91 321 06 00

Tel.: +48 22 549 51 00

msd_info@msd.com

msdpolska@msd.com

France

Portugal

MSD France

Merck Sharp & Dohme, Lda

Tél: +33 (0)1 80 46 40 40

Tel.: +351 21 4465700

inform_pt@msd.com

Hrvatska

România

Merck Sharp & Dohme d.o.o.

Merck Sharp & Dohme Romania S.R.L.

Tel: +385 1 6611 333

Tel.: +40 21 529 29 00

dpoc.croatia@msd.com

msdromania@msd.com

34

Ireland

Slovenija

Merck Sharp & Dohme Ireland (Human Health)

Merck Sharp & Dohme, inovativna zdravila

Limited

d.o.o.

Tel: +353 (0)1 2998700

Tel: +386 1 520 4201

medinfo_ireland@msd.com

msd.slovenia@msd.com

Ísland

Slovenská republika

Merck Sharp & Dohme, s. r. o.

Vistor ehf.

Sími: +354 535 7000

Tel.: +421 2 58282010

dpoc_czechslovak@msd.com

Suomi/Finland

Ιtalia

MSD Italia S.r.l.

MSD Finland Oy

Tel: 800 23 99 89 (+39 06 361911)

Puh/Tel: +358 (0)9 804 650

dpoc.italy@msd.com

info@msd.fi

Κύπρος

Sverige

Merck Sharp & Dohme Cyprus Limited Τηλ: 800 00 673 (+357 22866700)

Merck Sharp & Dohme (Sweden) AB

Tel: +46 77 5700488

dpoccyprus@msd.com

medicinskinfo@msd.com

Latvija

SIA Merck Sharp & Dohme Latvija

Tel.: +371 67025300

dpoc.latvia@msd.com

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est <{MM/AAAA}> <{mois AAAA}>.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence

européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé : Pour des informations détaillées, voir le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de BRIDION.

Indications thérapeutiques et posologie

Décurarisation chez l’adulte après bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le vécuronium.

Population pédiatrique : le sugammadex est recommandé uniquement pour la décurarisation en routine

après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium chez les patients pédiatriques de la naissance à 17 ans.

Le sugammadex ne doit être administré que par ou sous la surveillance d’un anesthésiste. L’utilisation d’une méthode appropriée de monitorage neuromusculaire est recommandée pour surveiller la récupération du bloc neuromusculaire (voir RCP, rubrique 4.4).

Adultes

Décurarisation en routine : Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée après réapparition de 1 à 2 réponses minimum au Compte Post Tétanique (PTC) après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium ou le

vécuronium. Le délai médian de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 est alors d’environ 3 minutes (voir RCP, rubrique 5.1).

35

Une dose de 2 mg/kg de sugammadex est recommandée après réapparition spontanée de la 2ème

réponse au train-de-quatre (T2) après un bloc induit par le rocuronium ou le vécuronium. Le délai médian de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 est alors d’environ 2 minutes (voir RCP, rubrique 5.1).

L’utilisation des doses recommandées pour une décurarisation en routine conduit à un délai médian de

récupération du rapport T4/T1 à 0,9 du bloc neuromusculaire induit par le rocuronium légèrement plus court comparativement au bloc neuromusculaire induit par le vécuronium (voir RCP, rubrique 5.1).

Décurarisation immédiate après un bloc induit par le rocuronium : En cas de nécessité clinique d’une décurarisation immédiate après administration de rocuronium, une dose de 16 mg/kg de sugammadex est recommandée. L’administration de 16 mg/kg de sugammadex 3 minutes après une dose de 1,2 mg/kg de bromure de rocuronium permet une médiane de récupération attendue du rapport T4/T1 à 0,9 d’environ 1,5 minutes (voir RCP, rubrique 5.1). En l’absence de données, le sugammadex n’est pas recommandé pour une décurarisation immédiate après un bloc neuromusculaire induit par le vécuronium.

Nouvelle administration du sugammadex : Dans le cas exceptionnel d’une récurrence du bloc neuromusculaire en post-opératoire (voir RCP, rubrique 4.4) après une dose initiale de 2 mg/kg ou de 4 mg/kg de sugammadex, il est recommandé d’administrer une dose supplémentaire de 4 mg/kg de sugammadex. Après l’administration de cette

seconde dose de sugammadex, le patient devra être étroitement surveillé afin de s’assurer d’une récupération complète et stable de la fonction neuromusculaire.

Insuffisance rénale : L’utilisation du sugammadex chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (avec ou sans

dialyse (CLCr < 30 mL/min)) n’est pas recommandée (voir RCP, rubrique 4.4).

Patients obèses : Chez les patients obèses, y compris les patients présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle ≥ 40 kg/m2), la dose de sugammadex devrait être calculée sur le poids corporel réel. Chez

ces patients les doses de sugammadex recommandées sont les mêmes que pour la population adulte.

Population pédiatrique (de la naissance à 17 ans)

Bridion 100 mg/mL peut être dilué à 10 mg/mL pour une plus grande précision de la dose administrée

dans la population pédiatrique (voir RCP, rubrique 6.6).

Décurarisation de routine : Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium après réapparition de 1 à 2 réponses minimum au PTC.

Une dose de 2 mg/kg est recommandée pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le rocuronium à la réapparition de T2 (voir RCP, rubrique 5.1).

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés dans le RCP à la rubrique 6.1.

Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Conformément à la pratique habituelle après un bloc neuromusculaire, il est recommandé de surveiller le patient au cours de la période post-anesthésique immédiate pour détecter la survenue d’évènements indésirables y compris une récurrence du bloc neuromusculaire.

Surveillance de la fonction respiratoire au cours de la récupération : Il est obligatoire d’avoir à disposition un matériel d’assistance ventilatoire jusqu’au retour d’une respiration spontanée efficace après décurarisation du bloc neuromusculaire.

36

Dans le cas d’une décurarisation complète, d’autres médicaments utilisés en période péri et post-opératoire peuvent déprimer la fonction respiratoire, c’est pourquoi une ventilation assistée peut encore être nécessaire. En cas de récurrence du bloc neuromusculaire après l’extubation, une ventilation assistée adéquate devra être mise en place.

Récurrence du bloc neuromusculaire : Dans des études cliniques chez des sujets traités par le rocuronium ou le vécuronium, lorsque le sugammadex était administré à la dose recommandée selon la profondeur du bloc neuromusculaire, une incidence de 0,20 % a été observée pour la récurrence du bloc neuromusculaire, sur la base d’un monitorage neuromusculaire ou de signes cliniques. L'utilisation de doses inférieures à celles recommandées peut conduire à un risque accru de récurrence du bloc neuromusculaire après la décurarisation initiale, et n’est pas recommandée (voir RCP, rubriques 4.2 et 4.8).

Effet sur l’hémostase :

Dans une étude chez des volontaires, des doses de 4 mg/kg et 16 mg/kg de sugammadex ont provoqué respectivement une augmentation maximale moyenne du temps de céphaline activée (TCA) de 17 et 22 % et du taux de prothrombine (TP) / International Normalized Ratio (INR) de 11 et 22 %. Ces faibles augmentations de TCA et de TP (INR) étaient de courte durée (≤ 30 minutes). D’après la base de données cliniques (N = 3 519), et d’après une étude spécifique menée chez 1 184 patients ayant subi une chirurgie pour fracture de la hanche/remplacement d’une articulation majeure, le sugammadex 4 mg/kg, seul ou en association avec des anticoagulants, n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur l’incidence des complications hémorragiques péri- ou post-opératoires.

Une interaction pharmacodynamique (allongement du TCA et du TP) avec les anti-vitamines K, l’héparine non fractionnée, les héparinoïdes de bas poids moléculaire, le rivaroxaban et le dabigatran a été mise en évidence lors d’expériences in vitro. Cette interaction pharmacodynamique n’est pas

cliniquement significative chez les patients recevant un traitement anticoagulant prophylactique post-opératoire de routine. Des précautions doivent être prises au moment de prendre la décision d’utiliser le sugammadex chez des patients recevant un traitement anticoagulant pour un état

préexistant ou une co-morbidité.

Une augmentation du risque hémorragique ne peut être exclue chez les patients : • présentant des déficits héréditaires en facteurs de la coagulation vitamine K dépendants ; • présentant des coagulopathies pré-existantes ; • traités par dérivés coumariniques et présentant un INR supérieur à 3,5 ; • traités par anticoagulants et recevant une dose de 16 mg/kg de sugammadex. S’il y a une nécessité médicale à administrer du sugammadex à ces patients, l’anesthésiste devra déterminer si les bénéfices sont supérieurs au risque potentiel de complications hémorragiques en

tenant compte des antécédents d’épisodes hémorragiques du patient et du type de chirurgie prévue. Si du sugammadex est administré à ces patients, il est recommandé de surveiller les paramètres de l’hémostase et de la coagulation.

Délai nécessaire avant une nouvelle administration de curares après décurarisation par le sugammadex :

Tableau 1 : Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation en routine (jusqu’à 4 mg/kg de sugammadex) :

Délai minimum nécessaireCurare et dose à administrer
5 minutes1,2 mg/kg de rocuronium
4 heures0,6 mg/kg de rocuronium ou 0,1 mg/kg de vécuronium

L’installation du bloc neuromusculaire peut être retardée jusqu’à 4 minutes environ, et la durée du bloc neuromusculaire peut être raccourcie jusqu’à 15 minutes environ après une nouvelle administration de 1,2 mg/kg de rocuronium dans les 30 minutes après l'administration de sugammadex.

37

Sur la base de la modélisation pharmacocinétique, le délai nécessaire recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée est de 24 heures avant toute nouvelle administration de 0,6 mg/kg de rocuronium ou de 0,1 mg/kg de vécuronium après décurarisation en routine par le sugammadex. Si un délai plus court est nécessaire, la dose de rocuronium pour un nouveau bloc

neuromusculaire doit être de 1,2 mg/kg.

Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation immédiate (16 mg/kg

de sugammadex) : Pour les très rares cas où cela pourrait être requis, un délai de 24 heures est suggéré.

En cas de nécessité d’un bloc neuromusculaire avant la fin du délai recommandé, un curare non stéroïdien devra être utilisé. L’action du curare dépolarisant peut être plus lente que prévue, car une

fraction substantielle des récepteurs nicotiniques postjonctionnels peut encore être occupée par le curare.

Insuffisance rénale : Le sugammadex n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, y

compris les patients nécessitant une dialyse (voir RCP, rubrique 5.1).

Anesthésie légère : Au cours d’essais cliniques, une décurarisation après un bloc neuromusculaire par sugammadex a été réalisée volontairement à mi-anesthésie, des signes d’anesthésie légère ont alors pu être observés

(mouvement, toux, grimaces et succion de la sonde endotrachéale). En cas de décurarisation après un bloc neuromusculaire en cours d’anesthésie, des doses supplémentaires d’anesthésiques et/ou d’opiacés devront être administrées si besoin.

Bradycardie marquée : Dans de rares cas, une bradycardie marquée a été observée dans les minutes suivant l’administration du sugammadex pour décurarisation après un bloc neuromusculaire. La bradycardie peut parfois

conduire à un arrêt cardiaque (voir RCP, rubrique 4.8). L’évolution des paramètres hémodynamiques des patients doit être étroitement surveillée pendant et après décurarisation après un bloc

neuromusculaire. Un traitement par des agents anticholinergiques tels que l’atropine doit être administré en cas de bradycardie cliniquement significative.

Insuffisance hépatique : Le sugammadex n’est ni métabolisé ni excrété par le foie ; par conséquent, aucune étude spécifique n’a été réalisée chez des insuffisants hépatiques. Les patients insuffisants hépatiques sévères devront être traités avec grande précaution. En cas d’insuffisance hépatique associée à une coagulopathie, se reporter aux informations concernant l’effet sur l’hémostase.

Utilisation en Unité de Soins Intensifs (USI) : Le sugammadex n’a pas été étudié chez les patients recevant du rocuronium ou du vécuronium en USI.

Décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares autres que le rocuronium ou le vécuronium :

Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares non stéroïdiens comme la succinylcholine ou les benzylisoquinolines. Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares stéroïdiens autres que le rocuronium ou le vécuronium car il n’existe pas de données d’efficacité et de sécurité dans ces situations. Des données limitées sont disponibles sur l’utilisation du sugammadex dans la décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par le pancuronium ; cependant l’utilisation du sugammadex est

déconseillée dans cette situation.

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Bloc neuromusculaire prolongé :

Dans certaines conditions, il existe un allongement du temps de circulation du rocuronium ou du vécuronium (maladies cardiovasculaires, sénescence (voir RCP, en rubrique 4.2 les délais de

récupération chez le sujet âgé) ou état œdémateux (par exemple, insuffisance hépatique sévère)) ; par conséquent dans ces conditions le temps de récupération peut être allongé.

Réactions d’hypersensibilité au médicament : Les cliniciens doivent être préparés au risque de survenue de réactions d’hypersensibilité au médicament (y compris de réactions anaphylactiques) et doivent prendre les précautions nécessaires (voir RCP, rubrique 4.8).

Sodium : Ce médicament contient jusqu’à 9,7 mg de sodium par mL, ce qui équivaut à 0,5 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Les informations contenues dans cette rubrique sont basées sur l’affinité de la liaison entre le sugammadex et d’autres médicaments, sur des expérimentations non cliniques, sur des études cliniques ainsi que sur des données de modélisation prenant en compte les effets pharmacodynamiques

des curares et les interactions pharmacocinétiques entre les curares et le sugammadex. Sur la base de ces données, aucune interaction pharmacodynamique cliniquement significative avec d’autres médicaments n’est attendue, à l’exception des cas suivants : Concernant le torémifène et l’acide fusidique, la possibilité d’interactions par déplacement ne peut être exclue (aucune interaction par fixation cliniquement significative n’est attendue). Concernant les contraceptifs hormonaux, une interaction par fixation cliniquement significative ne peut être exclue (aucune interaction par déplacement n’est attendue).

Interactions pouvant potentiellement modifier l’efficacité du sugammadex (interactions par déplacement) :

Certains médicaments administrés après le sugammadex, peuvent en théorie déplacer le rocuronium ou le vécuronium du sugammadex. Par conséquent, une récurrence du bloc neuromusculaire pourrait être observée. Dans ce cas, le patient devra être placé sous ventilation assistée. L’administration du médicament suspecté d’entraîner un tel déplacement devra être arrêtée en cas de perfusion. Dans le cas d’une interaction par déplacement attendue, les patients devront être surveillés attentivement afin d’observer des signes de récurrence du bloc neuromusculaire (pendant environ 15 minutes) après administration parentérale d’un autre médicament survenant au cours des 7,5 heures suivant l’administration du sugammadex.

Torémifène :

Le torémifène a une affinité de liaison relativement élevée avec le sugammadex et peut présenter des concentrations plasmatiques relativement élevées. Le vécuronium ou le rocuronium peuvent être

déplacés du complexe formé avec le sugammadex. Les praticiens doivent être avertis que le délai de récupération du rapport T4/T1 à 0,9 peut par conséquent être augmenté chez des patients ayant reçu du torémifène le jour même de l’intervention.

Administration intraveineuse d’acide fusidique : L’utilisation d’acide fusidique en période pré-opératoire peut augmenter le délai de récupération du rapport T4/T1 à 0,9. Aucune récurrence du bloc neuromusculaire n’est attendue en période post-opératoire étant donné que la perfusion d’acide fusidique est administrée en plusieurs heures et que les taux sanguins s’accumulent jusqu’à 2 – 3 jours. Pour une nouvelle administration de sugammadex, voir RCP, rubrique 4.2.

Interactions pouvant modifier l’efficacité d’autres médicaments (interactions par fixation) : Après administration de sugammadex, l’efficacité de certains médicaments peut être réduite par diminution de leurs concentrations plasmatiques libres.

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Dans ce cas, il est conseillé au clinicien d’envisager une nouvelle administration du médicament impliqué, l’administration d’un équivalent thérapeutique (de préférence de classe chimique différente) et/ou des interventions non pharmacologiques, le cas échéant.

Contraceptifs hormonaux : L’interaction entre 4 mg/kg de sugammadex et un progestatif peut diminuer l’exposition au progestatif (34 % de l’ASC) ; cette diminution est comparable à celle observée en cas de prise d’un contraceptif oral avec 12 heures de retard. Dans ce cas, une diminution de l’efficacité peut être observée. Pour les œstrogènes, l’effet attendu est moindre. Par conséquent, l’administration d’une injection de sugammadex peut être considérée comme équivalente à l’oubli d’une dose quotidienne d’un contraceptif stéroïdien oral (combiné ou uniquement progestatif). Lorsque le sugammadex est administré le même jour que la prise d’un contraceptif oral, se reporter aux instructions données en cas d’oubli d’une prise dans la notice du contraceptif oral. Dans le cas de contraceptifs hormonaux non administrés par voie orale, la patiente devra utiliser en complément une autre méthode contraceptive non hormonale pendant les 7 jours suivants et se reporter aux instructions de la notice du médicament concerné.

Interactions dues à une prolongation de l’effet du rocuronium ou du vécuronium : Lors de l’utilisation de médicaments potentialisant le bloc neuromusculaire au cours de la période post-opératoire, il convient de surveiller attentivement la récurrence possible du bloc neuromusculaire.

Pour connaître la liste des médicaments spécifiques potentialisant le bloc neuromusculaire, reportez-vous au RCP du rocuronium ou du vécuronium. En cas de récurrence du bloc neuromusculaire, il pourra être nécessaire de placer le patient sous ventilation assistée et de lui

administrer une autre dose de sugammadex (voir RCP, rubrique 4.2).

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse Il n’existe pas de données disponibles sur l’utilisation du sugammadex chez la femme enceinte. Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, l’accouchement ainsi que sur le développement post-natal. Le sugammadex devra être administré avec précaution chez la femme enceinte.

Allaitement On ne sait pas si le sugammadex est excrété dans le lait maternel. Les études chez l’animal ont montré une excrétion du sugammadex dans le lait. L’absorption orale des cyclodextrines est faible et aucun effet n’est attendu chez l’enfant allaité après administration d’une dose unique de sugammadex à la mère. Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre/de s’abstenir du traitement avec le sugammadex en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au

regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité Les effets du sugammadex sur la fertilité humaine n'ont pas été étudiés. Les études évaluant la fertilité chez l'animal n'ont pas révélé d'effets délétères.

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance Bridion est co-administré avec des curares et des anesthésiques chez les patients opérés. Le lien de

causalité des événements indésirables est donc difficile à évaluer. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients opérés étaient la toux, les

complications des voies respiratoires liées à l'anesthésie, les complications anesthésiques, l’hypotension liée aux procédures et les complications liées aux procédures (fréquent (≥ 1/100, < 1/10)).

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Tableau 2 : Tableau de synthèse des effets indésirables

La tolérance du sugammadex a été évaluée chez 3 519 sujets uniques à partir d’une base de données de tolérance regroupant les études de phase I - III. Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans

les essais contrôlés versus placebo, chez les sujets recevant des anesthésiques et/ou des curares (1 078 sujets ayant reçu du sugammadex versus 544 ayant reçu du placebo) : [Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000)]

Classes de systèmes d’organesFréquencesEffets indésirables (Termes préférentiels)
Affections du système immunitairePeu fréquentRéactions d’hypersensibilité au médicament (voir RCP, rubrique 4.4)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesFréquentToux
Lésions, intoxications et complications liées aux procéduresFréquentComplication des voies respiratoires liée à l’anesthésie Complication anesthésique (voir RCP, rubrique 4.4) Hypotension liée aux procédures Complication liée aux procédures

Description de certains effets indésirables Réactions d’hypersensibilité au médicament : Des réactions d’hypersensibilité, incluant l'anaphylaxie, se sont produites chez certains patients et volontaires (pour des informations sur les volontaires, voir le paragraphe ci-dessous "Information sur les volontaires sains"). Au cours des essais cliniques réalisés chez les patients opérés, ces réactions ont

été peu fréquemment rapportées et pour les rapports post-commercialisation, la fréquence est inconnue. Ces réactions variaient de réactions cutanées isolées à des réactions systémiques graves (c’est-à-dire anaphylaxie, choc anaphylactique) et se sont produites chez des patients sans exposition préalable au sugammadex.

Les symptômes associés à ces réactions peuvent inclure : bouffées de chaleur, urticaire, rash érythémateux, hypotension (sévère), tachycardie, gonflement de la langue, gonflement du pharynx,

bronchospasme et événements pulmonaires obstructifs. Les réactions sévères d'hypersensibilité peuvent être fatales. Des cas d’hypersensibilité post-commercialisation ont été observés pour le sugammadex ainsi que

pour le complexe sugammadex-rocuronium.

Complication des voies respiratoires liée à l’anesthésie : Les complications des voies respiratoires liées à l’anesthésie incluaient un « bucking » contre la sonde endotrachéale, une toux, un « bucking » modéré, une réaction d’éveil pendant la chirurgie, une toux au cours de la procédure d'anesthésie ou pendant la chirurgie, ou une respiration spontanée du patient liée à la procédure d’anesthésie.

Complication anesthésique : Il s’agit d’une restauration de la fonction neuromusculaire, comportant des mouvements d’un membre ou du corps ou une toux pendant l’anesthésie ou la chirurgie, des grimaces ou la succion de la sonde endotrachéale. Voir RCP, rubrique 4.4 Anesthésie légère.

Complication liée aux procédures :

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Les complications liées aux procédures incluaient la toux, la tachycardie, la bradycardie, les mouvements, et l'augmentation de la fréquence cardiaque.

Bradycardie marquée : Depuis la commercialisation, des cas isolés de bradycardie marquée et de bradycardie avec arrêt

cardiaque ont été observés dans les minutes suivant l’administration du sugammadex (voir RCP, rubrique 4.4).

Récurrence du bloc neuromusculaire : Dans des études cliniques chez des sujets traités par le rocuronium ou le vécuronium, lorsque le sugammadex était administré à la dose recommandée selon la profondeur du bloc neuromusculaire (N = 2 022), une incidence de 0,20 % a été observée pour la récurrence du bloc neuromusculaire, sur la base d’un monitorage neuromusculaire ou de signes cliniques (voir RCP, rubrique 4.4).

Information sur les volontaires sains :

Une étude randomisée en double aveugle a évalué l'incidence des réactions d'hypersensibilité au médicament chez des volontaires sains recevant jusqu'à 3 doses, de placebo (N = 76), de sugammadex 4 mg/kg (N = 151) ou de sugammadex 16 mg/kg (N = 148). Les cas rapportés d’hypersensibilité suspectée ont été jugés en aveugle par un comité. L'incidence de l'hypersensibilité avérée était respectivement de 1,3%, 6,6% et 9,5% dans les groupes placebo, sugammadex 4 mg/kg et sugammadex 16 mg/kg. Il n’y a pas eu de cas d'anaphylaxie après placebo ou sugammadex 4 mg/kg. Il y a eu un seul cas d'anaphylaxie avérée après la première dose de sugammadex 16 mg/kg (incidence 0,7%). L’augmentation de la fréquence ou de la gravité de l'hypersensibilité avec des doses répétées de sugammadex n’a pas été démontrée. Dans une précédente étude avec le même design, il y a eu trois cas d'anaphylaxie avérée, tous avec sugammadex 16 mg/kg (incidence 2,0%). Dans la base de données regroupant les études de Phase I, les effets indésirables considérés comme fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) ou très fréquents (≥ 1/10) et plus fréquents chez les sujets traités par sugammadex que ceux du groupe placebo, comprennent dysgueusie (10,1%), céphalées (6,7%), nausées (5,6%), urticaire (1,7%), prurit (1,7%), vertiges (1,6%), vomissements (1,2%) et douleurs

abdominales (1,0%).

Informations complémentaires concernant des populations particulières

Patients ayant une pathologie pulmonaire :

Dans les données recueillies depuis la commercialisation et dans un essai clinique concernant des patients présentant des antécédents de complications pulmonaires, un bronchospasme a été rapporté

comme évènement indésirable possiblement lié. Comme avec tous les patients avec des antécédents de complications pulmonaires, le médecin doit être averti de la survenue possible d’un bronchospasme.

Population pédiatrique

Dans les études menées chez des patients pédiatriques de la naissance à 17 ans, le profil de tolérance du sugammadex (jusqu'à 4 mg/kg) était généralement similaire à celui observé chez les adultes.

Patients présentant une obésité morbide

Dans un essai clinique spécifiquement mené chez des patients présentant une obésité morbide, le profil de tolérance était généralement similaire à celui observé chez l’adulte dans les études poolées de Phase I à III (voir Tableau 2).

Patients atteints d'une maladie systémique sévère

Dans un essai chez des patients qui ont été classés score American Society of Anesthesiologists (ASA) 3 ou 4 (patients présentant une maladie systémique sévère ou patients présentant une maladie systémique sévère représentant une menace vitale constante), le profil de tolérance chez ces patients de

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score ASA 3 et 4 était généralement similaire à celui des patients adultes dans les études poolées de

Phase I à III (voir Tableau 2). voir RCP, section 5.1.

Surdosage

Lors des études cliniques, 1 cas de surdosage accidentel après administration de 40 mg/kg de sugammadex a été rapporté sans aucun effet indésirable significatif. Dans une étude de tolérance chez l’homme, le sugammadex a été administré à des doses atteignant 96 mg/kg. Aucun effet indésirable lié à la dose, ni d’effet indésirable grave n’a été rapporté. Le sugammadex peut être éliminé en effectuant une hémodialyse avec un filtre à haut débit, mais pas

avec un filtre à bas débit. Sur la base d'études cliniques, les concentrations plasmatiques du sugammadex sont réduites jusqu'à 70 % après 3 à 6 heures de dialyse.

Liste des excipients

Acide chlorhydrique 3,7 % (pour ajustement du pH) et/ou hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH) Eau pour préparations injectables

Durée de conservation

3 ans

Après première ouverture et dilution, la stabilité physico-chimique de la solution a été démontrée pendant 48 heures à une température comprise entre 2 °C et 25 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit dilué doit être utilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement, la durée et les conditions de conservation de la solution diluée avant utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, à moins que la dilution n’ait été effectuée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. Ne pas congeler. Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament dilué, voir RCP, rubrique 6.3.

Précautions particulières d’élimination et manipulation

Bridion peut être injecté dans la ligne de perfusion intraveineuse d’une perfusion en cours avec les

solutés intraveineux suivants : chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), glucose à 50 mg/mL (5 %), chlorure de sodium à 4,5 mg/mL (0,45 %) et glucose à 25 mg/mL (2,5 %), soluté de Ringer Lactate,

soluté de Ringer, glucose à 50 mg/mL (5 %) dans du chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %).

La ligne de perfusion doit être correctement rincée (par exemple, avec du chlorure de sodium à 0,9 %)

entre l'administration de Bridion et d'autres médicaments.

Utilisation dans la population pédiatrique Chez les patients pédiatriques, Bridion peut être dilué à l’aide d’une solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) à une concentration de 10 mg/mL (voir RCP, rubrique 6.3).

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En savoir plus

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