justelesRCP

REMSIMA 100 mg, poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion

CIS 67582262

Informations à jour au 22 avril 2026.Version vérifiée par justelesRCP le 24 juillet 2026.

Ouvrir la source officielle

En savoir plus

BDPMHASEMACRATVidal

Sommaire

Ce médicament bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché européenne centralisée. Le texte ci-dessous est le résumé des caractéristiques du produit (et sa notice) publié par l'Agence européenne des médicaments (EMA), converti par justelesRCP depuis le PDF officiel. En cas de doute, reportez-vous au PDF ci-dessus.

N° d'AMM européenne : EU/1/13/853
Titulaire : CELLTRION HEALTHCARE HUNGARY (HONGRIE)

ANNEXE I

RÉ SUMÉ DES CARACTÉ RISTIQUES DU PRODUIT

1

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 100 mg, poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Un flacon contient 100 mg d’infliximab*. Après reconstitution, chaque mL contient 10 mg d’infliximab. * L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/murin de type IgG1 produit dans des cellules hybridomes murines par la technique de l’ADN recombinant. Excipient à effet notoire : Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 (E433) par flacon. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre pour solution à diluer pour perfusion (pour à diluer). La poudre est blanche.

4. INFORMATIONS CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Polyarthrite rhumatoïde Remsima, en association avec le méthotrexate, est indiqué pour la réduction des signes et symptômes mais aussi l’amélioration des capacités fonctionnelles chez : • les patients adultes ayant une maladie active lorsque la réponse aux traitements de fond antirhumatismaux (DMARDs), dont le méthotrexate, a été inappropriée. • les patients adultes ayant une maladie active, sévère et évolutive, non traitée auparavant par le méthotrexate ni les autres DMARDs. Dans ces populations de patients, un ralentissement de la destruction articulaire, mesuré par radiographie, a été démontré (voir rubrique 5.1). Maladie de Crohn chez l’adulte Remsima est indiqué dans : • le traitement de la maladie de Crohn active, modérée à sévère, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un corticoïde et/ou un immunosuppresseur ; ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré. • le traitement de la maladie de Crohn active fistulisée, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement conventionnel approprié et bien conduit (comprenant antibiotiques, drainage et thérapie immunosuppressive). Maladie de Crohn chez l’enfant Remsima est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère, chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu à un traitement conventionnel comprenant un corticoïde, un immunomodulateur et un traitement nutritionnel de première intention ; ou chez lesquels

2

ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués. L’infliximab a été étudié uniquement en association avec un traitement conventionnel immunosuppresseur. Rectocolite hémorragique Remsima est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active, modérée à sévère chez les patients adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoïdes et la 6-mercaptopurine (6-MP) ou l’azathioprine (AZA), ou chez lesquels ce traitement est mal toléré ou contre-indiqué. Rectocolite hémorragique chez l’enfant Remsima est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active sévère chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoïdes et la 6-MP ou l’AZA, ou chez lesquels ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués. Spondylarthrite ankylosante Remsima est indiqué dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active, sévère, chez les adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel. Rhumatisme psoriasique Remsima est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif chez les patients adultes quand la réponse à un précédent traitement avec les DMARDs a été inadéquate. Remsima doit être administré : • en association avec le méthotrexate • ou seul chez les patients qui ont montré une intolérance au méthotrexate ou chez lesquels le méthotrexate est contre-indiqué. Il a été démontré que l’infliximab améliorait la fonction physique chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, et ralentissait l’évolution de l’arthrite périphérique à la radiographie chez les patients présentant des formes polyarticulaires symétriques de la maladie (voir rubrique 5.1). Psoriasis Remsima est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère des patients adultes en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance aux autres traitements systémiques y compris la ciclosporine, le méthotrexate ou le psoralène plus ultraviolets A (puvathérapie) (voir rubrique 5.1).

4.2 Posologie et mode d’administration

Remsima doit être initié sous le contrôle de médecins qualifiés expérimentés dans le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, des maladies inflammatoires de l’intestin, de la spondylarthrite ankylosante, du rhumatisme psoriasique ou du psoriasis. Remsima doit être administré par voie intraveineuse. Les perfusions de Remsima doivent être administrées par des professionnels de santé qualifiés exercés à détecter toute complication liée aux perfusions. Les patients traités par Remsima devront recevoir la notice ainsi que la carte de rappel patient. Pendant le traitement par Remsima, les autres traitements concomitants tels que les corticoïdes et les immunosuppresseurs devront être optimisés. Il est important de consulter la notice du produit afin de s’assurer que la bonne formulation (intraveineuse ou sous-cutanée) est administrée au patient, selon la prescription. La formulation sous- cutanée de Remsima n’est pas prévue pour une administration intraveineuse et ne doit être administrée qu’en injection sous-cutanée.

3

Posologie Chez les adultes (≥ 18 ans) Polyarthrite rhumatoïde 3 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 3 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Remsima doit être administré en association avec le méthotrexate. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 12 semaines de traitement. Si un patient obtient une réponse inadéquate ou ne répond plus après cette période, une augmentation de la dose par paliers d’environ 1,5 mg/kg peut être considérée, jusqu’à un maximum de 7,5 mg/kg toutes les 8 semaines. Alternativement, une administration de 3 mg/kg aussi souvent que toutes les 4 semaines peut être envisagée. Si une réponse adéquate est obtenue, les patients doivent être maintenus à la dose ou à la fréquence d’administration sélectionnée. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours des 12 premières semaines du traitement ou après un ajustement de la dose. Maladie de Crohn active, modérée à sévère 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse, suivis d’une perfusion supplémentaire de 5 mg/kg 2 semaines après la première perfusion. Si un patient ne répond pas après 2 doses, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Les données disponibles indiquent que le traitement sous infliximab ne doit pas être poursuivi chez les patients non répondeurs dans les 6 semaines suivant la perfusion initiale. Chez les patients répondeurs, les stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont : • Traitement d’entretien : une perfusion supplémentaire de 5 mg/kg à la semaine 6 après la dose initiale, suivie de perfusions toutes les 8 semaines ou • Ré-administration : une perfusion de 5 mg/kg si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent (voir « Ré-administration » ci-après et la rubrique 4.4). Bien qu’il manque des données comparatives, des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu à 5 mg/kg, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose. Maladie de Crohn active fistulisée 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse suivis de perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion. Si le patient ne répond pas après 3 doses, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Chez les patients répondeurs, les stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont : • Traitement d’entretien : perfusions supplémentaires de 5 mg/kg toutes les 8 semaines ou • Ré-administration : perfusion de 5 mg/kg si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, suivie par des perfusions de 5 mg/kg toutes les 8 semaines (voir « Ré-administration » ci-après et la rubrique 4.4). Bien qu’il manque des données comparatives, des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu à 5 mg/kg, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose.

4

Dans la maladie de Crohn, l’expérience de la ré-administration en cas de réapparition des signes et symptômes de la maladie est limitée et les données comparatives sur le rapport bénéfice/risque des stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont insuffisantes. Rectocolite hémorragique 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 14 semaines de traitement, i.e. après trois doses. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours de cet intervalle de temps. Spondylarthrite ankylosante 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 6 à 8 semaines. Si un patient ne répond pas à la semaine 6 (i.e. après 2 doses), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Rhumatisme psoriasique 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Psoriasis 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Si un patient ne répond pas après la semaine 14 (i.e. après 4 doses), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Ré-administration pour la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde Si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, l’infliximab peut être ré-administré dans les 16 semaines suivant la dernière perfusion. Lors des études cliniques, les réactions d’hypersensibilité retardée ont été peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an (voir rubriques 4.4 et 4.8). La sécurité et l’efficacité de la ré-administration après un intervalle sans infliximab de plus de 16 semaines n’ont pas été établies. Cela s’applique à la fois chez les patients atteints de la maladie de Crohn et chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Ré-administration pour la rectocolite hémorragique La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour la spondylarthrite ankylosante La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 6 à 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour le rhumatisme psoriasique La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, en dehors du schéma posologique toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour le psoriasis L’expérience limitée du re-traitement du psoriasis par une seule dose d’infliximab après un intervalle de 20 semaines suggère une efficacité réduite et une incidence plus élevée de réactions à la perfusion légères à modérées en comparaison à un régime initial d’induction (voir rubrique 5.1). L’expérience limitée de la réintroduction du traitement suite à la reprise de la maladie suggère une plus grande incidence de réactions à la perfusion, incluant des réactions graves, en comparaison à

5

celles qui peuvent être observées lors d’un traitement d’entretien administré régulièrement toutes les 8 semaines (voir rubrique 4.8). Ré-administration pour toutes les indications En cas d’interruption du traitement d’entretien, et de nécessité de reprendre le traitement, l’utilisation du schéma d’induction n’est pas recommandée (voir rubrique 4.8). Dans cette situation, l’infliximab doit être ré-initié sous forme d’une seule administration, suivie de la dose d’entretien selon les recommandations décrites ci-dessus. Populations particulières Sujets âgés L’infliximab n’a pas été étudié chez le sujet âgé. Aucune différence majeure liée à l’âge n’a été observée dans les études cliniques pour ce qui concerne la clairance ou le volume de distribution. Aucun ajustement de dose n’est nécessaire (voir rubrique 5.2). Pour plus d’informations sur la tolérance de l’infliximab chez les sujets âgés (voir les rubriques 4.4 et 4.8). Insuffisance rénale et/ou hépatique L’Infliximab n’a pas été étudié dans cette population de patients. Aucune recommandation de dose ne peut être faite (voir rubrique 5.2). Population pédiatrique Maladie de Crohn (6 à 17 ans) 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles indiquent que le traitement par infliximab ne doit pas être poursuivi chez les enfants et les adolescents qui n’auront pas répondu dans les 10 premières semaines de traitement (voir rubrique 5.1). Pour certains patients un intervalle d’administration plus court peut être nécessaire afin de maintenir le bénéfice clinique tandis que pour d’autres, un intervalle plus long entre chaque dose semble suffisant. Le risque d’effets indésirables est augmenté chez les patients pour lesquels l’intervalle d’administration a été réduit à moins de 8 semaines. La poursuite du traitement chez les patients pour lesquels un intervalle d’administration plus court est nécessaire doit être attentivement reconsidérée si aucun bénéfice thérapeutique supplémentaire n’est apporté après une modification de l'intervalle entre chaque dose. La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants de moins de 6 ans atteints de la maladie de Crohn n’ont pas été établies. Les données de pharmacocinétiques actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée pour les enfants de moins de 6 ans. Rectocolite hémorragique (6 à 17 ans) 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles indiquent que le traitement par infliximab ne doit pas être poursuivi chez les enfants et les adolescents qui n’auront pas répondu dans les 8 premières semaines de traitement (voir rubrique 5.1). La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants de moins de 6 ans atteints de rectocolite hémorragique n’ont pas été établies. Les données de pharmacocinétiques actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée pour les enfants de moins de 6 ans.

6

Psoriasis La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans l’indication du psoriasis n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Arthrite juvénile idiopathique, rhumatisme psoriasique et spondylarthrite ankylosante La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans les indications d’arthrite juvénile idiopathique, de rhumatisme psoriasique et de spondylarthrite ankylosante n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Arthrite rhumatoïde juvénile La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans l’indication d’arthrite rhumatoïde juvénile n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Mode d’administration L’Infliximab doit être administré par voie intraveineuse sur une durée de 2 heures. Tous les patients recevant l’infliximab doivent être maintenus en observation pendant au moins 1 à 2 heures après la perfusion en raison du risque de réactions aiguës liées à la perfusion. Un équipement d’urgence, tel qu’adrénaline, antihistaminiques, corticoïdes ainsi qu’une assistance respiratoire doivent être disponibles. Les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol et la vitesse de perfusion peut être ralentie afin de diminuer les risques de réactions liées à la perfusion surtout s’il y a déjà eu des antécédents (voir rubrique 4.4). Perfusion d’une durée raccourcie, pour toutes les indications chez l’adulte Chez certains patients adultes soigneusement sélectionnés qui ont toléré au moins 3 perfusions initiales de l’infliximab, chacune ayant duré 2 heures (traitement d’induction) et recevant un traitement d’entretien, l’administration des perfusions suivantes sur une durée plus courte, qui ne doit pas être inférieure à 1 heure, peut être considérée. Si une réaction à la perfusion survient au cours d’une perfusion d’une durée raccourcie et si le traitement est poursuivi, une diminution de la vitesse de perfusion doit être considérée pour les perfusions suivantes. Les perfusions plus courtes aux doses > 6 mg/kg n’ont pas été étudiées (voir rubrique 4.8). Pour les instructions de préparation et d’administration, voir la rubrique 6.6.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux autres protéines murines, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Patients atteints de tuberculose ou d’autres infections sévères telles que sepsis, abcès, et infections opportunistes (voir rubrique 4.4). Patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée ou sévère (de classe III/IV dans la classification NYHA) (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Traçabilité Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

7

Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité L’infliximab a été associé à des réactions aiguës liées à la perfusion, comprenant des chocs anaphylactiques et des réactions d’hypersensibilité retardée (voir rubrique 4.8). Des réactions aiguës liées à la perfusion dont des réactions anaphylactiques peuvent survenir au moment (dès les premières secondes) de la perfusion ou au cours des quelques heures suivant le début de la perfusion. Lorsque ces réactions aiguës liées à la perfusion surviennent, la perfusion doit être interrompue immédiatement. Un équipement d’urgence, tel qu’adrénaline, antihistaminiques, corticoïdes ainsi qu’une assistance respiratoire doivent être disponibles. Les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol afin de prévenir la survenue d’effets indésirables légers et transitoires. Des anticorps anti-infliximab peuvent se développer et ont été associés à une augmentation de la fréquence des réactions liées à la perfusion. Une faible proportion de ces réactions liées à la perfusion était de graves réactions allergiques. Une relation entre le développement d’anticorps anti-infliximab et la diminution de la durée de réponse a été également observée. L’administration concomitante d’immunosuppresseurs a été associée à une plus faible incidence des anticorps anti-infliximab et à une réduction de la fréquence des réactions liées à la perfusion. L’effet d’une thérapie concomitante avec les immunosuppresseurs était plus marqué chez les patients traités à la demande que chez les patients sous traitement d’entretien. Les patients qui arrêtent les immunosuppresseurs avant ou pendant le traitement par l’infliximab ont un risque plus élevé de développer ces anticorps. Les anticorps anti-infliximab ne peuvent pas toujours être détectés par une prise de sang. Si des réactions graves surviennent, un traitement symptomatique doit être donné et l’infliximab ne doit pas être ré-administré (voir rubrique 4.8). Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée ont été rapportées. Les données disponibles suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un allongement de l’intervalle sans infliximab. Les patients doivent être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de tout effet indésirable retardé (voir rubrique 4.8). Si après une longue période sans traitement par infliximab, des patients sont retraités, ils doivent être étroitement surveillés vis-à-vis des signes et symptômes d’une réaction d’hypersensibilité retardée. Infections Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive au regard des infections y compris la tuberculose avant, pendant et après le traitement par infliximab. L’élimination de l’infliximab pouvant prendre jusqu’à 6 mois, la surveillance doit être maintenue pendant toute cette période. L’infliximab ne doit pas être ré-administré si le patient développe une infection sévère ou un sepsis. Des précautions doivent être prises lorsque l’utilisation d’infliximab est envisagée chez les patients ayant une infection chronique ou des antécédents d’infections récurrentes, y compris en cas de traitement immunosuppresseur concomitant. Les patients doivent être avertis du risque infectieux et éviter l’exposition à tout facteur de risque potentiel d’infection. Le facteur alpha de nécrose tumorale (TNFα) médie l’inflammation et module les réponses immunitaires à médiation cellulaire. Les données expérimentales montrent que le TNFα est essentiel pour lutter contre les infections intracellulaires. L’expérience clinique a montré que les défenses de l’hôte contre l’infection sont altérées chez certains patients traités par infliximab. Il doit être souligné que la suppression du TNFα peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre. Une reconnaissance précoce de tableaux cliniques atypiques d’infections graves et de tableaux cliniques typiques d’infections rares et inhabituelles est importante dans le but de réduire les délais dans le diagnostic et le traitement. Les patients traités par anti-TNF sont plus exposés à des infections sévères.

8

Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients traités par infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose. Les patients qui développent une nouvelle infection au cours d’un traitement par infliximab doivent être étroitement surveillés et bénéficier d’un diagnostic complet. L’administration d’infliximab doit être arrêtée si un patient développe une nouvelle infection grave ou un sepsis, et un traitement antimicrobien ou antifongique approprié doit être instauré jusqu’à ce que l’infection soit contrôlée. Tuberculose Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients recevant de l’infliximab. Il doit être noté que dans la majorité de ces cas, la tuberculose était extra-pulmonaire, se présentant soit comme une maladie locale soit comme une maladie disséminée. Avant de débuter un traitement par infliximab, une tuberculose active ou inactive (« latente ») doit être recherchée chez tous les patients. Cette recherche doit comprendre un entretien médical détaillé précisant les antécédents personnels de tuberculose, d’éventuels contacts antérieurs avec un patient tuberculeux et les traitements immunosuppresseurs anciens et/ou en cours. Des tests appropriés, (par exemple intradermo-réaction à la tuberculine, radiographie pulmonaire et/ou test de détection de l’interféron-gamma), devront être réalisés chez tous les patients (sans préjuger d’éventuelles recommandations locales). Il est recommandé de consigner les dates de ces examens sur la carte de rappel patient. Il est rappelé aux prescripteurs qu’une intradermo-réaction peut s’avérer faussement négative, surtout chez un patient sévèrement malade ou immunodéprimé. Si une tuberculose active est diagnostiquée, le traitement par infliximab ne doit pas être instauré (voir rubrique 4.3). En cas de suspicion de tuberculose latente, il est conseillé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de la tuberculose. Dans tous les cas décrits ci-dessous, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement évalué. Si une tuberculose inactive (« latente ») est diagnostiquée, un traitement antituberculeux adapté à une tuberculose latente doit être démarré avec un antituberculeux avant d’instaurer un traitement par infliximab, en accord avec les recommandations nationales. Chez les patients qui présentent des facteurs de risque multiples ou significatifs pour la tuberculose et dont le test pour la tuberculose latente est négatif, un traitement antituberculeux doit être envisagé avant d’instaurer un traitement par infliximab. La prise d’un traitement antituberculeux doit également être envisagée avant d’instaurer un traitement par infliximab chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active pour qui le bon déroulement du traitement ne peut pas être confirmé. Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients traités par infliximab pendant et après un traitement pour une tuberculose latente. Tous les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin si des signes ou des symptômes évoquant une tuberculose (par exemple, toux persistante, asthénie/perte de poids, fébricule) apparaissent pendant ou après le traitement par infliximab. Infections fongiques invasives Chez les patients traités par infliximab, une infection fongique invasive telle qu’aspergillose, candidose, pneumocystose, histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose doit être suspectée

9

s’ils développent une maladie systémique grave, et un médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement des infections fongiques invasives devra être consulté précocement lors de l’auscultation de ces patients. Les infections fongiques invasives peuvent se présenter sous une forme disséminée plutôt qu’une forme locale, et le test antigène-anticorps peut être négatif chez certains patients présentant une infection active. Un traitement antifongique empirique approprié devra être considéré dès lors que les tests diagnostiques sont en cours de réalisation, en tenant compte à la fois du risque d’une infection fongique sévère et du traitement antifongique. Pour les patients qui ont séjourné ou voyagé dans des régions endémiques pour les infections fongiques invasives telles qu’histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement considéré avant son initiation. Maladie de Crohn fistulisée Le traitement par infliximab ne doit pas être instauré chez les patients présentant une maladie de Crohn avec une fistule suppurative en phase aiguë, avant que tout foyer infectieux, en particulier un abcès, n’ait été éliminé (voir rubrique 4.3). Réactivation d’une hépatite B (VHB) Une réactivation d’hépatite B est survenue chez des patients ayant reçu un anti-TNF, y compris l’infliximab, et qui étaient porteurs chroniques de ce virus. Certains cas ont été fatals. La recherche d’une infection par VHB doit être effectuée avant d’initier un traitement par infliximab. Pour les patients dont le test d’infection VHB est positif, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de l’hépatite B. Il faut surveiller étroitement les patients porteurs de VHB nécessitant un traitement par infliximab pour déceler les signes ou symptômes révélateurs d’une infection active de VHB tout au long du traitement par infliximab et plusieurs mois après la fin de celui-ci. Aucune donnée pertinente pour traiter les patients porteurs de VHB par un traitement antiviral conjointement avec un anti-TNF afin de prévenir une réactivation du VHB n’est disponible. Chez les patients qui développent une réactivation du VHB, le traitement par Remsima doit être interrompu et un traitement antiviral efficace avec un traitement supplétif approprié doit être instauré. Atteintes hépatobiliaires Des cas de jaunisse et d’hépatites non infectieuses, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été observés depuis la commercialisation de l’infliximab. Des cas isolés d’insuffisance hépatique conduisant à une transplantation du foie ou au décès sont survenus. La preuve d’une atteinte hépatique doit être recherchée chez les patients ayant les symptômes ou les signes d’un dysfonctionnement hépatique. Si une jaunisse et/ou une élévation des ALAT ≥ 5 fois la limite normale supérieure se développe(nt), l’infliximab doit être arrêté, et une investigation plus approfondie des signes anormaux doit être menée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNF-alpha et d’anakinra Des infections sévères et des neutropénies ont été observées lors d’essais cliniques au cours desquels l’anakinra et un autre agent anti-TNFα, l’étanercept ont été administrés de façon concomitante, sans bénéfice clinique supplémentaire comparativement à l’étanercept administré seul. En raison de la nature des effets indésirables observés lors de l’association thérapeutique de l’anakinra et de l’étanercept, des toxicités similaires peuvent résulter de l’association entre l’anakinra avec un autre agent anti-TNFα. Par conséquent, l’association de l’infliximab et de l’anakinra n’est pas recommandée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNFα et d’abatacept Dans les études cliniques, l’administration concomitante d’anti-TNFα et d’abatacept a été associée à une augmentation du risque d’infections, y compris des infections graves, sans augmentation du

10

bénéfice clinique, par rapport aux anti-TNF seuls. L’association de l’infliximab et de l’abatacept n’est pas recommandée. Administration concomitante avec d’autres biothérapies Les informations sont insuffisantes concernant l’utilisation concomitante d’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab. L’administration concomitante d’infliximab avec ces biothérapies n’est pas recommandée en raison de l’augmentation possible du risque d’infections, et d’autres interactions pharmacologiques potentielles. Changement de traitements de fond antirhumatismaux (DMARD) biologiques Des précautions doivent être prises lors du changement d’un agent biologique par un autre, et les patients doivent rester sous surveillance, puisque le risque d’effets indésirables, dont les infections, peut être augmenté. Vaccinations Il est recommandé que les patients aient si possible leurs vaccinations à jour conformément aux recommandations vaccinales en vigueur, avant d’instaurer un traitement par Remsima. Les patients sous infliximab peuvent recevoir plusieurs vaccins simultanément, excepté en ce qui concerne les vaccins vivants (voir rubriques 4.5 et 4.6). Dans un sous-groupe de l'étude ASPIRE de 90 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, une proportion similaire de patients dans chaque groupe de traitement (méthotrexate plus: placebo [n=17], 3 mg/kg [n=27] ou 6 mg/kg de infliximab [n=46]) a présenté une double augmentation du titre d'anticorps contre un vaccin antipneumococcique polyvalent, indiquant que l’infliximab n'interférait pas avec les réponses immunitaires humorales indépendantes des lymphocytes T. Cependant, des études publiées dans la littérature dans diverses indications (par exemple polyarthrite rhumatoïde, psoriasis, maladie de Crohn) suggèrent que les vaccins non vivants reçus pendant le traitement par anti-TNF, y compris l’infliximab, peuvent induire une réponse immunitaire plus faible que chez les patients ne recevant pas de traitement par anti-TNF. Vaccins vivants et autres agents infectieux thérapeutiques Chez les patients recevant un traitement par anti-TNF, des données limitées sont disponibles sur la réponse à la vaccination avec des vaccins vivants ou sur la transmission secondaire de l’infection par des vaccins vivants. L'utilisation de vaccins vivants peut entraîner des infections cliniques, y compris des infections disséminées. L’administration concomitante de vaccins vivants avec l’infliximab n’est pas recommandée. Exposition du nourrisson in utero Chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab, une issue fatale due à une infection disséminée par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) a été rapportée suite à l’administration du vaccin BCG après la naissance. Un délai de douze mois après la naissance est recommandé avant l’administration de vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.6). Exposition du nourrisson via le lait maternel L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubrique 4.6).

11

Agents infectieux thérapeutiques D'autres utilisations d'agents infectieux thérapeutiques tels que des bactéries vivantes atténuées (par exemple, l’instillation vésicale de BCG pour le traitement d’un cancer) pourraient entraîner des infections cliniques, y compris des infections disséminées. Il est recommandé de ne pas administrer d’agents infectieux thérapeutiques de façon concomitante avec l’infliximab. Processus auto-immuns La relative déficience du TNFα causée par la thérapie anti-TNF peut provoquer le début d’un processus auto-immun. Si des symptômes évocateurs d’un syndrome lupique « type lupus » se développent chez un patient à la suite du traitement par infliximab et si ce patient présente des anticorps anti-ADN double-brin, un nouveau traitement par infliximab ne doit pas être administré (voir rubrique 4.8). Atteintes neurologiques L’utilisation d’agents inhibiteurs du TNF, y compris l’infliximab, a été associée à des cas de nouvelle poussée ou d’aggravation des symptômes cliniques et/ou des preuves radiographiques d’atteintes démyélinisantes centrales, y compris la sclérose en plaques, et d’atteintes démyélinisantes périphériques, y compris le syndrome de Guillain-Barré. Chez les patients présentant des antécédents ou des manifestations récentes d’atteintes démyélinisantes, le rapport bénéfice/risque d’un traitement par anti-TNF doit être soigneusement évalué avant d’instaurer un traitement par infliximab. L’arrêt de l’infliximab doit être envisagé si ces troubles se manifestent. Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Dans les phases contrôlées des études cliniques menées avec les anti-TNF, il a été observé plus de cas de tumeurs, notamment des lymphomes, parmi les patients ayant reçu un anti-TNF, que chez les patients du groupe contrôle. Au cours des études cliniques de l’infliximab couvrant toutes les indications approuvées, l’incidence des lymphomes chez les patients traités par l’infliximab était plus élevée que celle attendue dans la population générale, mais la fréquence des lymphomes était rare. Après commercialisation, des cas de leucémie ont été rapportés chez des patients traités par anti-TNF. Il existe un risque accru de développer un lymphome ou une leucémie chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde de longue date, hautement active et inflammatoire, ce qui complique l’évaluation du risque. Dans une étude clinique exploratoire évaluant l’utilisation de l’infliximab chez des patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère, plus de tumeurs malignes ont été rapportées chez les patients traités par l’infliximab que chez les patients du groupe contrôle. Tous les patients avaient des antécédents de tabagisme important. Des précautions doivent être prises chez les patients présentant un risque accru de tumeurs du fait d’un tabagisme important. En l’état actuel des connaissances, un risque de développer des lymphomes ou d’autres tumeurs malignes chez les patients traités avec un agent anti-TNF ne peut être écarté (voir rubrique 4.8). Des précautions doivent être prises quand un traitement avec un agent anti-TNF est envisagé chez des patients présentant des antécédents de tumeurs malignes ou lorsqu’on choisit de poursuivre le traitement chez des patients qui développent une tumeur. Des précautions doivent aussi être prises chez les patients atteints de psoriasis et ayant des antécédents médicaux de thérapie immunosuppressive soutenue ou de traitement prolongé par puvathérapie. Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF (initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes. Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des

Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des
enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF
(initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. E
lymphomes.Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des

12

tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer des tumeurs malignes chez les patients traités par anti-TNF ne peut être exclu. Depuis la commercialisation, des cas de lymphomes T hépatospléniques ont été rapportés chez des patients traités par des anti-TNF y compris l’infliximab. Ce type de lymphome T, de survenue rare, se caractérise par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu un traitement par AZA ou 6-MP en association ou juste avant la prise d’un anti-TNF. La grande majorité des cas rapportés avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux étaient des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin. Le risque potentiel de l’association de l’AZA ou 6-MP avec l’infliximab doit être soigneusement considéré. Le risque de développer un lymphome T hépatosplénique chez les patients traités par infliximab ne peut pas être exclu (voir rubrique 4.8). Des mélanomes et des carcinomes à cellules de Merkel ont été rapportés chez les patients traités par des agents anti-TNF, dont l’infliximab (voir rubrique 4.8). Des examens périodiques de la peau sont recommandés, en particulier pour les patients qui ont des facteurs de risque de cancer cutané. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale et utilisant des données des registres nationaux Suédois a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans. Un dépistage régulier doit être réalisé chez les femmes traitées par infliximab, y compris celles âgées de plus de 60 ans. Tous les patients atteints de rectocolite hémorragique ayant un risque élevé de développer une dysplasie ou un carcinome colique (par exemple, les patients avec une rectocolite hémorragique de longue date ou une cholangite sclérosante primitive), ou ayant des antécédents de dysplasie ou de carcinome colique doivent être examinés régulièrement pour dépistage d’une dysplasie avant la mise sous traitement et au cours de l’évolution de leur maladie. Cette évaluation doit comprendre une coloscopie et des biopsies conformément aux recommandations locales. Les données actuelles n’indiquent pas que le traitement par l’infliximab a une influence sur le risque de développement des dysplasies ou d’un cancer du côlon. Du fait qu’il n’a pas été établi qu’un traitement par l’infliximab augmentait le risque de développer un cancer chez les patients avec une dysplasie récemment diagnostiquée traités par l’infliximab, les risques et bénéfices de la poursuite de ce traitement devront être attentivement considérés par le médecin. Insuffisance cardiaque L’infliximab doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque légère (classe I/II de la NYHA). Les patients doivent être étroitement surveillés et le traitement par infliximab ne doit pas être continué chez les patients qui développent de nouveaux symptômes ou une aggravation de leur insuffisance cardiaque (voir rubriques 4.3 et 4.8). Réactions hématologiques Des pancytopénies, des leucopénies, des neutropénies, et des thrombocytopénies ont été rapportées chez les patients recevant des agents anti-TNF, tel que l’infliximab. Tous les patients devront être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de signes et de symptômes évoquant une dyscrasie sanguine (telle que fièvre persistante, ecchymoses, hémorragie, pâleur). L’arrêt du traitement par infliximab doit être considéré chez les patients présentant des anomalies hématologiques significatives confirmées.

13

Autres La longue demi-vie de l’infliximab doit être prise en compte lorsqu’une intervention chirurgicale est prévue. Si un patient nécessite une intervention chirurgicale pendant son traitement par infliximab, il doit être étroitement surveillé vis-à-vis des complications infectieuses et non-infectieuses, et des mesures appropriées doivent être prises (voir rubrique 4.8). Dans la maladie de Crohn, l’échec au traitement peut indiquer la présence de sténoses fibreuses fixes pouvant nécessiter un traitement chirurgical. Aucun élément ne suggère que l’infliximab aggrave ou provoque des sténoses fibreuses. Populations particulières Sujets âgés L’incidence des infections graves chez les patients de 65 ans ou plus traités par l’infliximab était plus importante que celle chez les patients de moins de 65 ans. Certaines d’entre elles ont eu une issue fatale. Des précautions particulières au regard du risque infectieux devront être prises chez les personnes âgées (voir rubrique 4.8). Population pédiatrique Infections Dans les études cliniques, des infections ont été rapportées plus fréquemment dans les populations pédiatriques que dans les populations adultes (voir rubrique 4.8). Vaccinations Il est recommandé que les enfants soient, si possible, à jour de leurs vaccinations conformément aux recommandations actuelles sur la vaccination avant d’instaurer un traitement par infliximab. Les enfants sous infliximab peuvent recevoir plusieurs vaccins simultanément, excepté en ce qui concerne les vaccins vivants (voir rubriques 4.5 et 4.6). Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF (initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes. Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer des tumeurs malignes chez les enfants et les adolescents traités par anti-TNF ne peut être exclu. Depuis la commercialisation, des cas de lymphomes T hépatospléniques ont été rapportés chez des patients traités par des anti-TNF y compris l’infliximab. Ce type de lymphome T, de survenue rare, se caractérise par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu un traitement par AZA ou 6-MP en association ou juste avant la prise d’un anti-TNF. La grande majorité des cas rapportés avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux étaient des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin. Le risque potentiel de l’association de l’AZA ou 6-MP avec l’infliximab doit être soigneusement considéré. Le risque de développer un lymphome T hépatosplénique chez les patients traités par infliximab ne peut pas être exclu (voir rubrique 4.8). Excipients à effet notoire Teneur en sodium Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, cela signifie qu’il est essentiellement « sans sodium ». Cependant, Remsima est dilué dans une solution pour perfusion de chlorure de

Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des
enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF
(initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. E
lymphomes.Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des
tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer
des tumeurs malignes chez les enfants et les adolescents traités par anti-TNF ne peut être exclu.

14

sodium à 9 mg/mL (0,9%). Ceci doit être pris en compte chez les patients suivant un régime contrôlé en sodium (voir rubrique 6.6). Teneur en polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par flacon, équivalent à 0,05 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée. Chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde, un rhumatisme psoriasique ou la maladie de Crohn, il existe des données qui indiquent que l’utilisation concomitante du méthotrexate ou d’autres immunosuppresseurs réduit la formation d’anticorps anti-infliximab et augmente les concentrations plasmatiques de l’infliximab. Cependant, les résultats sont incertains en raison des limites des méthodes utilisées pour les analyses sériques de l’infliximab et des anticorps anti-infliximab. Les corticoïdes ne semblent pas affecter les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab d’une façon cliniquement significative. L’association de l’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab, dont l’anakinra et l’abatacept n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des vaccins vivants avec infliximab. Il est également recommandé de ne pas administrer des vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.4). L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubriques 4.4 et 4.6). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des agents infectieux thérapeutiques avec l’infliximab (voir rubrique 4.4).

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Les femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge de procréer doivent envisager l’utilisation d’une contraception appropriée afin de prévenir toute grossesse et poursuivre son utilisation pendant au moins 6 mois après le dernier traitement par infliximab. Grossesse Le nombre modéré de grossesses sous infliximab recueillies prospectivement ayant abouti à un nouveau-né vivant et dont l’issue est connue, comprenant environ 1100 grossesses exposées au cours du premier trimestre, n’a pas révélé d’augmentation du taux de malformations chez le nouveau-né. Basé sur une étude observationnelle d’Europe du Nord, un risque accru (OR, IC à 95% ; valeur de p) de césariennes (1,50, 1,14-1,96 ; p = 0,0032), de naissances prématurées (1,48, 1,05-2,09; p = 0,024), d’enfants nés de petites tailles pour l’âge gestationnel (2,79, 1,54-5,04 ; p = 0,0007), et de faible poids à la naissance (2,03, 1,41-2,94; p = 0,0002) a été observé chez les femmes exposées à l’infliximab

15

pendant la grossesse (270 grossesses, avec ou sans immunomodulateurs/corticoïdes) par rapport aux femmes exposées uniquement aux immunomodulateurs et /ou aux corticoïdes (6 460 grossesses). La contribution potentielle de l’exposition à l’infliximab et/ou de la sévérité de la maladie sous-jacente dans ces résultats demeure incertaine. En raison de son inhibition du TNFα, l’infliximab administré pendant la grossesse pourrait affecter les réponses immunitaires normales du nouveau-né. Aucune preuve de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité n’a été rapportée lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris utilisant un anticorps analogue qui inhibe de façon sélective l’activité fonctionnelle du TNFα de la souris (voir rubrique 5.3). L’expérience clinique disponible est limitée. L’infliximab ne doit être administré pendant la grossesse qu’en cas de réelle nécessité. L’infliximab traverse la barrière placentaire et a été détecté dans le sérum de nourrissons jusqu’à 12 mois après la naissance. Après une exposition in utero à l’infliximab, les nourrissons peuvent présenter un risque accru d’infections, y compris des infections disséminées graves qui peuvent devenir fatales. Il n’est pas recommandé d’administrer de vaccins vivants (tel que le vaccin BCG) aux nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance (voir rubriques 4.4 et 4.5). Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson. Des cas d’agranulocytose ont également été rapportés (voir rubrique 4.8). Allaitement Des données limitées publiées dans la littérature indiquent que l’infliximab a été détecté à de faibles niveaux dans le lait maternel à des concentrations allant jusqu’à 5 % du niveau sérique maternel. L’infliximab a également été détecté dans le sérum du nourrisson après exposition à l’infliximab via le lait maternel. Alors que l’exposition systémique chez un nourrisson allaité devrait être faible car l’infliximab est largement dégradé dans le tractus gastro-intestinal, l’administration de vaccins vivants à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables. Alors, l’infliximab peut être envisagé pendant l’allaitement. Fertilité Les données précliniques sont insuffisantes pour établir des conclusions sur les effets de l’infliximab sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction (voir rubrique 5.3).

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Remsima peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des étourdissements peuvent se produire suite à l’administration de l’infliximab (voir rubrique 4.8).

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance Les infections des voies respiratoires hautes étaient l’effet indésirable (EI) le plus fréquent lors des études cliniques, survenant chez 25,3 % des patients traités par infliximab contre 16,5 % des patients du groupe contrôle. Les effets indésirables les plus graves, associés à l’utilisation des anti-TNF, rapportés avec l’infliximab, étaient une réactivation de l’hépatite B, une insuffisance cardiaque congestive (ICC), des infections graves (incluant sepsis, infections opportunistes et tuberculose), des réactions sériques (réactions d’hypersensibilité retardée), des réactions hématologiques, un lupus érythémateux disséminé/ syndrome lupique, des troubles démyélinisants, des troubles hépato-biliaires,

16

un lymphome, lymphome T hépatosplénique, une leucémie, un carcinome à cellules de Merkel, un mélanome, une tumeur maligne pédiatrique, une sarcoïdose/réaction de type sarcoïdosique, un abcès intestinal ou périanal (dans la maladie de Crohn) et des réactions graves à la perfusion (voir rubrique 4.4). Liste sous forme de tableau des effets indésirables Le tableau 1 liste les EI basés sur l’expérience des études cliniques ainsi que les effets indésirables, dont certains ayant eu une issue fatale, rapportés depuis la commercialisation. Dans les études cliniques, au sein des systèmes classe-organe, les effets indésirables ont été listés par fréquence en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être évalué à partir des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 1 Effets indésirables lors des études cliniques et depuis la commercialisation Infections et infestations

Très fréquent : Infections virales (telles que grippe, infection par le virus de l’herpès, COVID-19*). Fréquent : Infections bactériennes (telles que sepsis, cellulite, abcès) Peu fréquent : Tuberculose, infections fongiques (par exemple candidose, onychomycose). Rare :

Méningite, infections opportunistes (telles qu’infections fongiques invasives [pneumocystose, histoplasmose, aspergillose, coccidioïdomycose, cryptococcose, blastomycose], infections bactériennes [mycobactérie atypique, listériose, salmonellose], et infections virales [cytomégalovirus]), infections parasitaires, réactivation de l’hépatite B. Indéterminé : Infection survenant suite à l’administration d’un vaccin vivant (après exposition in utero à l’infliximab)** Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

Rare :

Lymphome, lymphome non hodgkinien, maladie de Hodgkin, leucémie, mélanome, cancer du col de l’utérus. Fréquence indéterminée :

Lymphome T hépatosplénique (principalement chez les adolescents et jeunes adultes de sexe masculin atteints de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique), carcinome à cellules de Merkel, Sarcome de Kaposi. Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent : Neutropénie, leucopénie, anémie, lymphadénopathie. Peu fréquent : Thrombocytopénie, lymphopénie, lymphocytose.

Rare : Agranulocytose (y compris chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab), purpura thrombopénique thrombotique, pancytopénie, anémie hémolytique, purpura thrombopénique idiopathique. Affections du système immunitaire

Fréquent : Réactions allergiques du système respiratoire. Peu fréquent :

Réaction anaphylactique, syndrome lupique, maladie sérique ou réaction de type maladie sérique. Rare : Choc anaphylactique, vascularite, réaction de type sarcoïdosique. Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent : Dyslipidémie. Affections psychiatriques

Fréquent : Dépression, insomnie. Peu fréquent : Amnésie, agitation, confusion, somnolence, nervosité. Rare : Apathie.

17

Affections du système nerveux

Très fréquent : Céphalée. Fréquent : Vertiges, étourdissement, hypoesthésie, paresthésie. Peu fréquent : Convulsion, neuropathie. Rare : Myélite transverse, atteintes démyélinisants centrales (telles que maladie de type sclérose en plaques et névrite optique), atteintes démyélinisantes périphériques (telles que syndrome de Guillain-Barré, polynévrite démyélinisante chronique inflammatoire et neuropathie multifocale motrice). Indéterminé : Accidents vasculaires cérébraux en association temporelle étroite avec les perfusions. Affections oculaires

Fréquent : Conjonctivite. Peu fréquent : Kératite, œdème périorbital, orgelet. Rare : Endophtalmie. Indéterminée : Perte transitoire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion. Affections cardiaques

Fréquent : Tachycardie, palpitation. Peu fréquent : Insuffisance cardiaque (apparition ou aggravation), arythmie, syncope, bradycardie. Rare : Cyanose, épanchement péricardique. Indéterminée : Ischémie myocardique/infarctus du myocarde Affections vasculaires

Fréquent : Hypotension, hypertension, ecchymoses, bouffées de chaleur, bouffées vasomotrices. Peu fréquent : Ischémie périphérique, thrombophlébite, hématome Rare : Insuffisance circulatoire, pétéchie, vasospame. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent : Infection des voies respiratoires hautes, sinusites. Fréquent : Infection des voies respiratoires basses (telle que bronchite, pneumonie), dyspnée, épistaxis. Peu fréquent : Œdème pulmonaire, bronchospasme, pleurésie, épanchement pleural. Rare : Pneumopathie interstitielle (incluant une maladie rapidement progressive, une fibrose pulmonaire et une pneumopathie). Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Douleur abdominale, nausée. Fréquent : Hémorragie gastro-intestinale, diarrhée, dyspepsie, reflux gastro-oesophagien, constipation. Peu fréquent : Perforation intestinale, sténose intestinale, diverticulite, pancréatite, chéilite. Affections hépatobiliaires

Fréquent : Fonction hépatique anormale, transaminases élevées. Peu fréquent : Hépatite, lésions hépatocellulaires, cholécystite. Rare : Hépatite auto-immune, jaunisse. Indéterminée : Insuffisance hépatique. Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Apparition nouvelle ou aggravation de psoriasis, y compris atteinte pustuleuse de psoriasis (essentiellement palmo-plantaire), urticaire, rash, prurit, hypersudation, sécheresse cutanée, dermatite fongique, eczéma, alopécie. Peu fréquent : Eruption bulleuse, séborrhée, rosacée, papillome de la peau, hyperkératose, pigmentation anormale de la peau. Rare : Indéterminé :

Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, furonculose, dermatose bulleuse à IgA linéaire (DBAL), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réactions lichénoïdes. Aggravation des symptômes de dermatomyosite.

18

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : Arthralgie, myalgie, dorsalgie. Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : Infection du tractus urinaire. Peu fréquent : Pyélonéphrite. Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : Vaginite. Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Très fréquent : Réactions liées à la perfusion, douleur. Fréquent : Douleur thoracique, fatigue, fièvre, réactions au site d’injection, frissons, œdème. Peu fréquent : Mauvaise cicatrisation. Rare : Lésions granulomateuses. Investigations

Peu fréquent : Auto-anticorps positifs, prise de poids1. Rare : Anomalies des fractions du complément. Lésions, intoxications et complications d’interventions

Indéterminé : Complications après une intervention (y compris les complications infectieuses et non infectieuses) * La COVID-19 a été observée avec l’administration par voie sous-cutanée de Remsima. ** y compris la tuberculose bovine (infection disséminée par le BCG), voir rubrique 4.4 1 Au 12e mois de la période contrôlée des essais cliniques chez l’adulte dans toutes les indications, la prise de poids médiane était de 3,50 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo. La prise de poids médiane dans les indications des maladies inflammatoires de l’intestin était de 4,14 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo et la prise de poids médiane dans les indications en rhumatologie était de 3,40 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo. Description de certaines réactions indésirables au médicament Réactions liées à la perfusion Une réaction liée à la perfusion était définie dans les études cliniques comme étant tout événement apparaissant pendant la perfusion ou dans l’heure suivant la perfusion. Lors des études cliniques de phase III, 18 % des patients traités par infliximab comparés à 5 % des patients traités par placebo ont présenté une réaction liée à la perfusion. Dans l’ensemble, une proportion plus élevée de patients ayant reçu infliximab en monothérapie a présenté une réaction liée à la perfusion comparée aux patients ayant reçu infliximab avec un traitement immunosuppresseur concomitant. Environ 3 % des patients ont arrêté leur traitement en raison de réactions liées à la perfusion et tous se sont rétablis avec ou sans traitement médical. Parmi les patients traités par infliximab et ayant eu une réaction à la perfusion lors du traitement d’induction, jusqu’à la semaine 6, 27 % ont présenté une réaction à la perfusion lors du traitement d’entretien, de la semaine 7 à la semaine 54. Parmi les patients n’ayant pas eu de réaction à la perfusion lors du traitement d’induction, 9 % ont présenté une réaction à la perfusion lors du traitement d’entretien. Dans une étude clinique menée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (ASPIRE), les perfusions ont été administrées sur 2 heures pour les 3 premières perfusions. Pour les patients qui n’avaient pas présenté de réaction grave à la perfusion, la durée des perfusions suivantes pouvait être raccourcie jusqu’à 40 minutes. Dans cette étude, soixante-six pour cent des patients (686 sur 1 040) ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie à 90 minutes ou moins et 44 % des patients (454 sur 1 040) ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie à 60 minutes ou moins. Chez les patients traités par infliximab qui ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie, des réactions à la perfusion sont survenues chez 15 % des patients et des réactions sévères à la perfusion sont survenues chez 0,4 % des patients. Lors d’une étude clinique menée chez des patients atteints de la maladie de Crohn (SONIC), des réactions liées à la perfusion sont survenues chez 16,6 % (27/163) des patients ayant reçu l’infliximab en monothérapie, chez 5 % (9/179) des patients ayant reçu l’infliximab en association avec l’azathioprine et chez 5,6 % (9/161) des patients ayant reçu l’azathioprine en monothérapie.

19

Une réaction sévère liée à la perfusion (< 1 %) s’est produite chez un patient sous infliximab en monothérapie. Depuis la commercialisation, des cas de réactions de type anaphylactiques, comprenant œdèmes laryngés/pharyngés et bronchospasmes sévères, et des convulsions ont été associés à l’administration de l’infliximab (voir rubrique 4.4). Des cas de perte transitoire de la vue survenant pendant ou au cours des deux heures suivant la perfusion de l’infliximab ont été rapportés. Des événements (dont certains mortels) d'ischémie myocardique/infarctus et d'arythmie ont été rapportés, certains en association temporelle étroite avec la perfusion d'infliximab; des accidents vasculaires cérébraux ont également été rapportés en association temporelle étroite avec la perfusion d’infliximab. Les réactions à la perfusion suite à la ré-administration de l’infliximab Une étude clinique chez des patients atteints de psoriasis modéré à sévère a été conçue pour évaluer l’efficacité et la tolérance à long-terme du traitement d’entretien versus la réintroduction du traitement avec un schéma d’induction du traitement par l’infliximab (maximum de quatre perfusions aux semaines 0, 2, 6 et 14) à la suite de la reprise de la maladie. Les patients ne recevaient aucun traitement immunosuppresseur concomitant. Dans le bras réintroduction du traitement, 4 % (8/219) des patients ont présenté une réaction grave à la perfusion versus < 1 % (1/222) en traitement d’entretien. La majorité des réactions graves à la perfusion sont survenues au cours de la seconde perfusion à la semaine 2. L’intervalle entre la dernière dose d’entretien et la première dose de réintroduction du traitement variait entre 35 et 231 jours. Les symptômes comprenaient, sans être exhaustif, une dyspnée, une urticaire, un œdème facial, et une hypotension. Dans tous les cas, le traitement par l’infliximab a été interrompu et/ou d’autres traitements ont été instaurés avec une résolution complète des signes et des symptômes. Hypersensibilité retardée Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée étaient peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an. Lors des études dans le psoriasis, des réactions d’hypersensibilité retardée sont survenues précocement au cours du traitement. Les signes et symptômes comprenaient une myalgie et/ou une arthralgie accompagnée de fièvre et/ou rash, avec quelques patients qui ont connu un prurit, un œdème facial, un œdème des mains ou des lèvres, une dysphagie, une urticaire, un mal de gorge et une céphalée. Il n’y a pas suffisamment de données sur l’incidence des réactions d’hypersensibilité retardée après des intervalles sans infliximab de plus de 1 an, mais des données limitées d’études cliniques suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un accroissement de l’intervalle sans infliximab (voir rubrique 4.4). Lors d’une étude clinique sur une période de 1 an dans laquelle des patients atteints de la maladie de Crohn étaient traités par des perfusions répétées (étude ACCENT I), l’incidence des réactions de type maladie sérique était de 2,4 %. Immunogénicité Les patients qui ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab étaient plus susceptibles (environ 2-3 fois) de développer des réactions liées à la perfusion. Il s’est avéré que l’utilisation concomitante d’agents immunosuppresseurs a réduit la fréquence des réactions liées à la perfusion. Lors des études cliniques mettant en jeu des doses uniques et multiples d’infliximab comprises entre 1 et 20 mg/kg, les anticorps dirigés contre l’infliximab ont été détectés chez 14 % des patients sous traitement immunosuppresseur, et chez 24 % des patients sans traitement immunosuppresseur. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant les doses répétées recommandées en association avec le méthotrexate, 8 % des patients présentaient des anticorps dirigés contre l’infliximab. Chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique qui ont reçu 5 mg/kg avec ou sans méthotrexate, des anticorps sont apparus en tout chez 15 % des patients (des anticorps sont apparus chez 4 % des patients ayant reçu du méthotrexate et chez 26 % des patients n’ayant pas reçu de

20

méthotrexate à l’inclusion). Chez les patients atteints de la maladie de Crohn qui ont suivi un traitement d’entretien, des anticorps anti-infliximab sont survenus chez 3,3 % des patients sous traitement immunosuppresseur et chez 13,3 % des patients sans traitement immunosuppresseur. L’incidence des anticorps s’est révélée 2-3 fois supérieure chez les patients traités épisodiquement. En raison des limites méthodologiques, un résultat de dosage négatif n’exclut pas la présence d’anticorps dirigés contre l’infliximab. Certains patients qui développent de grandes quantités d’anticorps dirigés contre l’infliximab présentent des preuves d’efficacité diminuée. Chez les patients atteints de psoriasis traités par l’infliximab en traitement d’entretien sans immunomodulateurs concomitants, environ 28 % ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab (voir rubrique 4.4 : « Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité »). Infections Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose (voir rubrique 4.4). Lors des études cliniques, 36 % des patients sous infliximab ont été traités pour des infections contre 25 % des patients sous placebo. Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence d’infections sévères incluant une pneumonie était plus élevée dans le groupe de patients traités par l’infliximab plus méthotrexate que dans celui traité par méthotrexate seul, notamment aux doses de 6 mg/kg ou plus (voir rubrique 4.4). Dans les notifications spontanées recueillies depuis la commercialisation, les cas d’infections sont les effets indésirables graves les plus fréquents. Certains cas ont eu une issue fatale. Près de 50 % des décès rapportés étaient associés aux infections. Des cas de tuberculose, parfois fatals, comprenant des tuberculoses miliaires et des tuberculoses avec localisation extra-pulmonaire ont été rapportés (voir rubrique 4.4). Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Lors des études cliniques avec infliximab dans lesquelles 5 780 patients ont été traités, soit 5 494 années-patients, 5 cas de lymphomes et 26 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été détectés versus aucun lymphome et 1 tumeur non lymphomateuse chez les 1 600 patients traités par le placebo soit 941 années patients. Lors du suivi à long terme sur 5 ans des études cliniques avec infliximab, soit 6 234 années-patients (3 210 patients), 5 cas de lymphomes et 38 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été rapportés. Des cas de tumeurs malignes, y compris des lymphomes, ont aussi été rapportés dans le cadre de la commercialisation (voir rubrique 4.4). Dans une étude clinique exploratoire impliquant des patients atteints d’une BPCO modérée à sévère qui étaient soit d’actuels fumeurs soit d’ex-fumeurs, 157 patients adultes ont été traités par l’infliximab à des doses similaires à celles utilisées dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. Neuf de ces patients ont développé des pathologies malignes, incluant 1 lymphome. La durée médiane de suivi était de 0,8 an (incidence 5,7 % [IC à 95 % : 2,65 %-10,6 %]. Il a été rapporté une pathologie maligne parmi 77 patients du groupe contrôle (durée médiane du suivi 0,8 an ; incidence 1,3 % [IC à 95 % : 0,03 %-7,0 %]). La majorité des tumeurs malignes se sont développées dans le poumon ou la zone de la tête et du cou. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées

21

par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans (voir rubrique 4.4). De plus, depuis la commercialisation, des cas de lymphome T hépatosplénique ont été rapportés chez des patients traités par l’infliximab, une grande majorité de ces cas survenant dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux chez des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin (voir rubrique 4.4). Insuffisance cardiaque Dans une étude de Phase II évaluant l’ICC, une mortalité plus élevée due à l’aggravation de l’insuffisance cardiaque a été constatée chez les patients traités par l’infliximab, notamment chez ceux traités par la dose la plus élevée de 10 mg/kg (c’est-à-dire deux fois la dose maximale recommandée). Dans cette étude, 150 patients atteints d’ICC de classe III-IV selon NYHA (fraction d’éjection ventriculaire gauche ≤ 35 %) ont été traités par 3 perfusions d’infliximab à 5 mg/kg, 10 mg/kg, ou par du placebo pendant plus de 6 semaines. A la 38ème semaine, 9 des 101 patients traités par l’infliximab (2 à 5 mg/kg et 7 à 10 mg/kg) sont décédés, contre 1 sur 49 dans le groupe placebo. Au cours de la surveillance post-commercialisation, des cas d’aggravation d’insuffisance cardiaque ont été rapportés chez des patients sous infliximab, avec ou sans facteurs de risque identifiables. Des cas de nouvelle survenue d’insuffisance cardiaque chez des patients sans antécédent cardiovasculaire ont également été rapportés au cours de cette surveillance. Certains de ces patients étaient âgés de moins de 50 ans. Atteintes hépato-biliaires Lors des études cliniques, des élévations légères ou modérées des ALAT et ASAT ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab, sans progression vers une atteinte hépatique sévère. Des élévations d’ALAT ≥ 5 x limite normale supérieure (LNS) ont été observées (voir tableau 2). Des élévations d’aminotransférases ont été observées (ALAT plus que ASAT) chez une plus grande proportion de patients ayant reçu l’infliximab que ceux des groupes de contrôle, qu’ils aient été traités par l’infliximab en monothérapie ou en association avec d’autres agents immunosuppresseurs. La plupart des valeurs anormales d’aminotransférases étaient transitoires ; cependant, un petit nombre de patients ont connu des élévations plus prolongées. En général, les patients qui développaient des élévations des ALAT et ASAT étaient asymptomatiques, et les valeurs anormales diminuaient ou revenaient à la normale qu’ils continuaient le traitement par l’infliximab, l’arrêtaient ou qu’on leur changeait leur traitement concomitant. Durant la surveillance depuis la commercialisation, des cas de jaunisse et d’hépatites, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été rapportés chez des patients sous infliximab (voir rubrique 4.4).

Tableau 2 Proportion de patients avec une activité des ALAT augmentée lors des études cliniques Indication Nombre de patients3 Période de suivi

IndicationNombre de patients3Période de suivi médiane (sem)4≥ 3 x LNS≥ 5 x LNS
placeboinfliximabplaceboinfliximabplaceboinfliximabplaceboinfliximab
Polyarthrite rhumatoïde13751 08758,158,33,2 %3,9 %0,8 %0,9 %
Maladie de Crohn23241 03453,754,02,2 %4,9 %0,0 %1,5 %
Maladie de Crohn pédiatriqueN/A139N/A53,0N/A4,4 %N/A1,5 %
Rectocolite hémorragique24248230,130,81,2 %2,5 %0,4 %0,6 %
Rectocolite hémorragique pédiatriqueN/A60N/A49,4N/A6,7 %N/A1,7 %

22

Spondylarthri te ankylosante7627524,1101,90,0 %9,5 %0,0 %3,6 %
Rhumatisme psoriasique9819118,139,10,0 %6,8 %0,0 %2,1 %
Psoriasis en plaques2811 17516,150,10,4 %7,7 %0,0 %3,4 %

1 Les patients sous placebo ont reçu du méthotrexate alors que les patients sous Remsima ont reçu en même temps de l’infliximab et du méthotrexate. 2 Les patients sous placebo dans les 2 études de phase III dans la maladie de Crohn, ACCENT I et ACCENT II, ont reçu une dose initiale de 5 mg/kg d’infliximab au début de l’étude, puis ont reçu du placebo durant la phase d’entretien. Les patients randomisés dans le groupe d’entretien par placebo et par la suite transférés dans le groupe infliximab ont été inclus dans le groupe infliximab pour l’analyse des ALAT. Dans l’étude SONIC de phase IIIb menée chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les patients du groupe placebo ont reçu 2,5 mg/kg/jour d’azathioprine comme traitement de contrôle actif en plus des perfusions de placebo d’infliximab. 3 Nombre de patients évalués pour les ALAT. 4 La période de suivi médiane repose sur le nombre de patients traités. Anticorps antinucléaires (AAN)/anticorps anti-ADN double-brin (dbADN) Lors des études cliniques, environ la moitié des patients traités par infliximab qui étaient AAN négatifs avant le traitement, ont développé des AAN pendant l’étude, contre environ un cinquième des patients traités par placebo. Des anticorps anti-dbADN ont été détectés chez environ 17 % des patients traités par infliximab contre 0 % des patients traités par placebo. A la dernière évaluation, 57 % des patients traités par infliximab sont restés anti-dbADN positifs. Les cas de lupus et de syndromes type lupus restent cependant peu fréquents (voir rubrique 4.4). Population pédiatrique Chez les patients atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile L’infliximab a été étudié lors d’une étude clinique chez 120 patients (moyenne d’âge : 4-17 ans) atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile active malgré un traitement par méthotrexate. Les patients ont reçu 3 ou 6 mg/kg d’infliximab à raison de 3 doses d’induction (aux semaines 0, 2, 6 ou aux semaines 14, 16, 20 respectivement) suivies d’un traitement d’entretien toutes les 8 semaines, en association avec le méthotrexate. Réactions à la perfusion Des réactions à la perfusion sont survenues chez 35 % des patients atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile ayant reçu 3 mg/kg d’infliximab comparé à 17,5 % chez les patients ayant reçu 6 mg/kg. Dans le groupe infliximab 3 mg/kg, 4 patients sur 60 ont eu une réaction sévère à la perfusion et 3 patients ont rapporté une possible réaction anaphylactique (dont 2 faisaient partie des réactions sévères à la perfusion). Dans le groupe infliximab 6 mg/kg, 2 des 57 patients ont eu une réaction sévère à la perfusion, dont un a pu avoir une réaction anaphylactique (voir rubrique 4.4). Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab se sont développés chez 38 % des patients ayant reçu 3 mg/kg comparé à 12 % des patients ayant reçu 6 mg/kg. Les dosages d’anticorps étaient notablement plus élevés pour le groupe 3 mg/kg que pour le groupe 6 mg/kg. Infections Des infections sont survenues chez 68 % (41/60) des enfants ayant reçu 3 mg/kg pendant 52 semaines, 65 % (37/57) des enfants ayant reçu de l’infliximab à 6 mg/kg pendant 38 semaines et 47 % (28/60) des enfants ayant reçu du placebo pendant 14 semaines (voir rubrique 4.4).

23

Population pédiatrique atteinte de maladie de Crohn Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus souvent chez les enfants atteints de maladie de Crohn dans l’étude REACH (voir rubrique 5.1) que chez les adultes atteints de maladie de Crohn : anémie (10,7 %), sang dans les selles (9,7 %), leucopénie (8,7 %), bouffée vasomotrice (8,7 %), infection virale (7,8 %), neutropénie (6,8 %), infection bactérienne (5,8 %), et réactions allergiques des voies respiratoires (5,8 %). De plus, des fractures osseuses (6,8%) ont été rapportées, mais aucune relation de cause à effet n’a été établie. D’autres effets spécifiques sont discutés ci-dessous. Réactions liées à la perfusion Dans l’étude REACH, 17,5 % des patients randomisés ont présenté 1 ou plusieurs réactions à la perfusion. Il n’y a pas eu de réactions sévères à la perfusion, et 2 sujets dans REACH ont eu des réactions anaphylactiques non sévères. Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez 3 (2,9 %) enfants. Infections Dans l’étude REACH, des infections ont été rapportées chez 56,3 % des patients randomisés traités par infliximab. Les infections ont été rapportées plus souvent chez les patients qui ont reçu des perfusions toutes les 8 semaines par rapport à ceux les recevant toutes les 12 semaines (73,6 % et 38,0 %, respectivement), alors que des infections sévères ont été rapportées chez 3 sujets dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et chez 4 sujets dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Les infections les plus couramment rapportées ont été les infections des voies respiratoires hautes et les pharyngites, et les infections sévères les plus couramment rapportées ont été des abcès. Trois cas de pneumonie (1 sévère) et 2 cas de zona (tous deux non sévères) ont été rapportés. Population pédiatrique atteinte de rectocolite hémorragique Dans l’ensemble, les réactions indésirables rapportées dans l’étude dans la rectocolite hémorragique pédiatrique (C0168T72) et dans les études dans la rectocolite hémorragique chez l’adulte (ACT 1 et ACT 2) étaient généralement cohérentes. Dans l’étude C0168T72, les réactions indésirables les plus fréquentes étaient : infection des voies respiratoires supérieures, pharyngite, douleur abdominale, fièvre et maux de tête. L’évènement indésirable le plus fréquent était l’aggravation de la rectocolite hémorragique, dont l’incidence était plus importante chez les patients traités toutes les 12 semaines que chez les patients traités toutes les 8 semaines. Réactions liées à la perfusion Dans l’ensemble, 8 (13,3 %) des 60 patients traités ont présenté une ou plusieurs réactions à la perfusion, dont 4 des 22 (18,2 %) patients recevant des perfusions toutes les 8 semaines et 3 des 23 (13,0 %) patients recevant des perfusions toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. Aucune réaction grave à la perfusion n’a été rapportée. Toutes les réactions à la perfusion étaient d’intensité légère ou modérée. Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez 4 (7,7 %) patients au cours des 54 semaines. Infections Des infections ont été rapportées chez 31 (51,7 %) des 60 patients traités dans l’étude C0168T72 et 22 (36,7 %) patients ont nécessité un traitement antimicrobien oral ou parentéral. La proportion de patients atteints d’infections dans l’étude C0168T72 était similaire à celle dans l’étude dans la maladie de Crohn pédiatrique (REACH) mais supérieure à celle dans les études dans la rectocolite hémorragique chez l’adulte (ACT 1 et ACT 2). L’incidence globale des infections dans l’étude C0168T72 était de 13/22 (59 %) dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 14/23 (60,9 %) dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Les infections des voies respiratoires supérieures (7/60 [12 %]) et les pharyngites (5/60 [8 %]) ont été les infections du

24

système respiratoire les plus fréquemment rapportées. Des infections graves ont été rapportées chez 12 % (7/60) de l’ensemble des patients traités. Dans cette étude, il y avait plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 [75 %]) versus 15/60 [25 %]). Bien que le nombre de patients dans chacun des sous-groupes soit insuffisant pour tirer des conclusions définitives sur les effets de l’âge sur la tolérance, une proportion plus importante d’effets indésirables graves et d’arrêt d’étude pour cause d’effets indésirables a été rapportée chez les patients les plus jeunes que chez les patients les plus âgés. Bien que la proportion d’infections soit aussi plus élevée chez les patients les plus jeunes, en ce qui concerne les infections graves, leur proportion était similaire dans les deux groupes d’âge. Dans l’ensemble, les proportions d’effets indésirables et de réactions à la perfusion étaient similaires entre les groupes d’âge de 6 à 11 ans et 12 à 17 ans. Expérience post-commercialisation Depuis la commercialisation, des effets indésirables spontanés sévères avec l’infliximab chez les enfants ont inclus des tumeurs malignes comprenant des lymphomes T hépatospléniques, des anomalies transitoires des enzymes hépatiques, des syndromes type lupus, et des auto-anticorps positifs (voir rubriques 4.4 et 4.8). Autres populations particulières Sujets âgés Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence des infections graves était plus importante chez les patients de 65 ans et plus traités par infliximab plus méthotrexate (11,3 %) que celle chez les patients de moins de 65 ans (4,6 %). Chez les patients traités par méthotrexate seul, l’incidence des infections graves était de 5,2 % chez les patients de 65 ans et plus, comparée à 2,7 % chez les patients de moins de 65 ans (voir rubrique 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Des doses uniques allant jusqu’à 20 mg/kg ont été administrées sans effets toxiques.

5. PROPRIÉ TÉ S PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, inhibiteurs du Facteur Nécrosant des Tumeurs alpha (TNFα), code ATC : L04AB02 Remsima est un médicament biosimilaire. Des informations détaillées sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu. Mécanisme d’action L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/souris qui se lie avec une grande affinité à la fois aux formes solubles et transmembranaires du TNFα mais pas à la lymphotoxine α (TNF).

le système national de déclaration – voirAnnexe V

25

Effets pharmacodynamiques L’infliximab inhibe l’activité fonctionnelle du TNFα dans une grande variété de tests biologiques in vitro. L’infliximab a prévenu la maladie chez les souris transgéniques qui développent une polyarthrite suite à l’expression de TNFα humain et lorsqu’il est administré après l’apparition de la maladie, il a permis aux articulations lésées de cicatriser. In vivo, l’infliximab forme rapidement des complexes stables avec le TNFα humain, processus qui équivaut à la perte de bioactivité du TNFα. Des concentrations élevées en TNFα ont été trouvées dans les articulations des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde et celles-ci sont corrélées à une activité élevée de la maladie. Dans la polyarthrite rhumatoïde, le traitement par infliximab diminue l’infiltration de cellules inflammatoires dans les parties inflammatoires de l’articulation ainsi que l’expression des molécules d’adhésion cellulaires, la chimio-attraction et la dégradation tissulaire. Après traitement par infliximab, les patients ont présenté des taux sériques diminués d’interleukine 6 (IL-6) et de protéine C réactive (CRP), et des taux augmentés d’hémoglobine chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui avaient une hémoglobinémie réduite, par rapport aux valeurs de base. Par ailleurs, il n’y a pas eu de diminution du taux circulant de lymphocytes, ni de la réponse proliférative à une stimulation mitogénique in vitro par comparaison aux cellules des patients non traités. Chez les patients atteints de psoriasis, le traitement par infliximab a conduit à une diminution de l’inflammation de l’épiderme et à une normalisation de la différenciation des kératinocytes des plaques de psoriasis. Dans le rhumatisme psoriasique, un traitement à court terme par l’infliximab a réduit le nombre de cellules T et de vaisseaux sanguins dans le synovium et la peau psoriasique. L’examen histologique des biopsies coliques, obtenues avant et 4 semaines après administration d’infliximab, a révélé une importante réduction du TNFα décelable. Le traitement par infliximab des patients atteints de la maladie de Crohn est également accompagné d’une réduction importante du marqueur sérique de l’inflammation généralement élevé, la CRP. Les numérations leucocytaires périphériques totales n’ont été que peu affectées chez les patients traités par infliximab, bien que des modifications par rapport aux valeurs normales des lymphocytes, monocytes et neutrophiles aient été observées. La numération des mononucléaires du sang périphérique (PBMC) des patients traités par infliximab a révélé une réponse proliférative stable aux stimuli par rapport à des patients non traités, et aucune altération importante de la production de cytokines par les mononucléaires (PBMC) n’a été observée à la suite du traitement par infliximab. D’après l’analyse des mononucléaires de la lamina propria obtenue par biopsie de la muqueuse intestinale, le traitement par infliximab entraîne une réduction du nombre de cellules capables d’exprimer le TNFα et l’interféron- . Des études histologiques complémentaires ont montré que le traitement par infliximab réduisait l’infiltration des cellules inflammatoires dans les zones atteintes de l’intestin ainsi que la présence de marqueurs d’inflammation sur ces sites. Les études endoscopiques sur la muqueuse intestinale ont démontré une cicatrisation des muqueuses chez les patients traités par infliximab. Efficacité et sécurité cliniques Polyarthrite rhumatoïde chez l’adulte L’efficacité de l’infliximab a été évaluée lors de deux études cliniques pivot, multicentriques, randomisées, en double aveugle : ATTRACT et ASPIRE. Dans les deux études, l’utilisation concomitante de doses stables d’acide folique, de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) était permise. Les critères d’évaluation principaux étaient la réduction des signes et symptômes évaluée selon ceux de l’American College of Rheumatology (ACR20 dans ATTRACT, landmark ACR-N pour ASPIRE), la prévention de la destruction articulaire et l’amélioration des capacités fonctionnelles. Une réduction des signes et symptômes était définie comme au moins équivalente à une amélioration de 20 % (ACR20) du nombre d’articulations enflées et douloureuses, et de 3 des 5 critères suivants : (1) évaluation globale par le médecin, (2) évaluation globale par le patient, (3) mesure de la capacité fonctionnelle, (4) échelle visuelle analogique de la douleur et (5) vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de la protéine C réactive. L’ACR-N utilise les mêmes critères que l’ACR20, calculé

26

en prenant le plus faible pourcentage d’amélioration dans le nombre d’articulations enflées, d’articulations douloureuses et la valeur médiane des 5 composants restants de la réponse ACR. La destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) des mains et des pieds était mesurée par l’évolution par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijde (0-440). Le Health Assessment Questionnaire (HAQ ; échelle 0-3) était utilisé pour mesurer les variations moyennes des capacités fonctionnelles par rapport aux valeurs initiales. L’étude ATTRACT a évalué les réponses aux semaines 30, 54 et 102 dans le cadre d’une étude contrôlée versus placebo chez 428 patients présentant une polyarthrite rhumatoïde active malgré un traitement par méthotrexate. Environ 50 % des patients présentaient une capacité fonctionnelle de classe III. Les patients recevaient soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 10 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 4 ou 8 semaines. Tous les patients recevaient des doses stables de méthotrexate (en moyenne 15 mg/semaine) pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant l’étude. Les résultats à la semaine 54 (ACR20, score total de Sharp modifié par van der Heijde et HAQ) sont présentés dans le Tableau 3. De meilleures réponses cliniques (ACR50 et ACR70) ont été observées dans tous les groupes traités par l’infliximab aux semaines 30 et 54 par rapport au méthotrexate seul. Une réduction de la vitesse de progression de la destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) a été observée dans tous les groupes traités par l’infliximab à la semaine 54 (Tableau 3). Les effets observés à la semaine 54 ont été maintenus jusqu’à la semaine 102. En raison d’un certain nombre de sorties d’étude, l’importance de la différence des effets observés dans les groupes traités avec l’infliximab par rapport au méthotrexate seul ne peut pas être définie.

Tableau 3 Effets sur l’ACR20, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ATTRACT

infliximabb Placeboa 3 mg/kg /8 sem

3 mg/kg /4 sem

10 mg/kg /8 sem

10 mg/kg /4 sem

Tous groupes infliximab confondusb Patients avec réponse ACR20/ patients évalués (%)c

15/88 (17 %)

36/86 (42 %)

41/86 (48 %)

51/87 (59 %)

48/81 (59 %)

176/340 (52 %)

Score totald (score de Sharp modifié par van der Heijde) Variation par rapport aux valeurs initiales (Moyenne ± SDc)

7,0 ± 10,3 1,3 ± 6,0 1,6 ± 8,5 0,2 ± 3,6 - 0,7 ± 3,8 0,6 ± 5,9

Médianec (Intervalle interquartile)

4,0 (0,5 ; 9,7)

0,5 (- 1,5 ; 3,0)

0,1 (- 2,5 ; 3,0)

0,5 (- 1,5 ; 2,0)

- 0,5 (- 3,0 ; 1,5)

0,0 (- 1,8 ; 2,0) Patients sans détérioration/patients évalués (%)c

13/64 (20 %)

34/71 (48 %)

35/71 (49 %)

37/77 (48 %)

44/66 (67 %)

150/285 (53 %)

Variations de l’HAQ par rapport aux valeurs initialese (patients évalués)

87 86 85 87 81 339

27

infliximabb Placeboa 3 mg/kg /8 sem

3 mg/kg /4 sem

10 mg/kg /8 sem

10 mg/kg /4 sem

Tous groupes infliximab confondusb Moyenne ± SDc 0,2 ± 0,3 0,4 ± 0,3 0,5 ± 0,4 0,5 ± 0,5 0,4 ± 0,4 0,4 ± 0,4 a placebo = Tous les patients présentaient une PR active malgré un traitement avec des doses stables

de méthotrexate pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant toute l’étude. L’utilisation concomitante de doses stables de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou d’AINS était permise, et une supplémentation en acide folique était administrée. b toutes doses d’infliximab confondues administrées en association avec le méthotrexate et l’acide

folique et pour certains avec des corticoïdes et/ou des AINS. c p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs. Placebo. d plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. e HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est

importante.

L’étude ASPIRE a évalué les réponses à la semaine 54 chez 1 004 patients naïfs au méthotrexate présentant une polyarthrite rhumatoïde active dans sa forme débutante (durée de la maladie ≤ 3 ans, durée médiane de 0,6 ans) active (nombre médian d’articulations enflées et douloureuses respectivement de 19 et 31). Tous les patients ont reçu du méthotrexate (optimisé à 20 mg/semaine à la semaine 8) et, soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 6 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2, et 6 puis toutes les 8 semaines. Les résultats à la semaine 54 sont présentés dans le Tableau 4. Après 54 semaines de traitement, comparées au méthotrexate seul, toutes les doses d’infliximab + méthotrexate ont conduit à une meilleure amélioration statistiquement significative des signes et symptômes mesurée par la proportion de patients qui ont répondu à l’ACR20, 50 et 70. Dans ASPIRE, plus de 90 % des patients ont eu au moins 2 radiographies interprétables. Le ralentissement du taux de progression des dommages structuraux a été observé aux semaines 30 et 54 dans les groupes de traitement infliximab + méthotrexate, comparé au méthotrexate seul.

Tableau 4 Effets sur l’ACRn, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ASPIRE

infliximab + MTX Placebo + MTX 3 mg/kg 6 mg/kg Combiné Patients randomisés 282 359 363 722 Amélioration de l’ACR en pourcentage Moyenne ± ETa 24,8 ± 59,7 37,3 ± 52,8 42,0 ± 47,3 39,6 ± 50,1 Variations par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijdeb Moyenne ± ETa 3,70 ± 9,61 0,42 ± 5,82 0,51 ± 5,55 0,46 ± 5,68 Médiane 0,43 0,00 0,00 0,00 Amélioration de l’HAQ par rapport aux valeurs initiales, sur toute la période à partir de la semaine 30 à 54c Moyenne ± ETd 0,68 ± 0,63 0,80 ± 0,65 0,88 ± 0,65 0,84 ± 0,65 a p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs placebo. b plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. c HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est importante. d p = 0,030 et < 0,001 pour les groupes de traitement 3 mg/kg et 6 mg/kg respectivement vs.

placebo + MTX Les données soutenant l’ajustement posologique dans la polyarthrite rhumatoïde proviennent des études ATTRACT, ASPIRE et START. START était une étude de tolérance randomisée, multicentrique, en double aveugle, avec 3 bras, sur des groupes parallèles. Sur l’un des bras de l’étude (groupe 2, n = 329), les patients qui avaient une réponse inadéquate étaient autorisés à des ajustements

28

de dose par paliers de 1,5 mg/kg, à partir de 3 jusqu’à 9 mg/kg. La majorité (67 %) de ces patients n’ont pas nécessité d’ajustement de dose. Parmi les patients qui ont nécessité un ajustement de dose, 80 % ont obtenu une réponse clinique et la majorité d’entre eux (64 %) n’ont eu besoin que d’un ajustement de 1,5 mg/kg. Maladie de Crohn chez l’adulte Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère L’efficacité d’un traitement par infliximab constitué d’une dose unique a été évaluée chez 108 patients atteints de la maladie de Crohn active (Indice d’Activité de la Maladie de Crohn [CDAI] ≥ 220 ≤ 400) lors d’une étude dose-réponse, randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo. Parmi ces 108 patients, 27 avaient été traités à la dose recommandée de 5 mg/kg d’infliximab. Tous les patients n’avaient pas eu de réponse satisfaisante aux traitements conventionnels préalables. Une utilisation concomitante de doses stables de produits conventionnels étant autorisée, 92 % des patients ont continué à prendre ces traitements. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une diminution du CDAI ≥ 70 points par rapport à la valeur de départ lors de l’évaluation de la semaine 4, et n’ayant pas fait l’objet d’une augmentation de la prise des médicaments ou d’une chirurgie liée à la maladie de Crohn. Les patients ayant répondu à la semaine 4 ont été suivis jusqu’à la semaine 12. Les critères d’évaluation secondaires incluaient la proportion de patients en phase de rémission clinique à la semaine 4 (CDAI < 150) et la réponse clinique à terme. A la semaine 4, après administration d’une dose unique, 22/27 (81 %) patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont montré une réponse clinique versus 4/25 (16 %) patients sous placebo (p < 0,001). De même, à la semaine 4, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient une rémission clinique (CDAI < 150) contre 1/25 (4 %) patient sous placebo. Une réponse était observée dans un délai de 2 semaines, avec une réponse maximale à 4 semaines. Lors de la dernière visite à 12 semaines, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient toujours une réponse. Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère chez l’adulte L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab a été évaluée au cours d’une étude clinique de 1 an (ACCENT I). Un total de 573 patients atteints de la maladie de Crohn active modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 400) ont reçu une perfusion unique de 5 mg/kg à la semaine 0. Sur les 580 patients inclus, 178 (30,7 %) étaient définis comme ayant une maladie sévère (score CDAI > 300 avec un traitement concomitant par corticoïde et/ou immunosuppresseur) et correspondaient à la population définie dans l’indication (voir rubrique 4.1). A la semaine 2, la réponse clinique de tous les patients a été évaluée et les patients ont été randomisés dans l’un des 3 groupes de traitement : un groupe placebo, un groupe à la dose d’entretien de 5 mg/kg et un groupe à la dose d’entretien de 10 mg/kg. Les 3 groupes ont reçu des perfusions répétées aux semaines 2, 6, puis toutes les 8 semaines. Sur les 573 patients randomisés, 335 (58 %) ont présenté une réponse clinique à la semaine 2. Ces patients ont été classés dans le groupe des répondeurs à la semaine 2 et ont été inclus dans l’analyse principale (voir Tableau 5). Parmi les patients classés comme non-répondeurs à la semaine 2, 32 % (26/81) du groupe d’entretien recevant le placebo et 42 % (68/163) du groupe infliximab ont présenté une réponse clinique à la semaine 6. Par la suite, il n’y avait pas de différence entre les groupes dans le nombre de répondeurs tardifs. Les critères d’évaluation principaux étaient la proportion de patients en rémission clinique (CDAI < 150) à la semaine 30 et le délai de perte de réponse tout au long des 54 semaines. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

29

Tableau 5 Effets sur les taux de réponse et de rémission, données issues d’ACCENT I (Répondeurs à la

semaine 2) ACCENT I (Répondeurs à la semaine 2)

% de patients Traitement d’entretien par placebo (n = 110)

Traitement d’entretien

Traitement d’entretien par

par 5 mg/kg d’infliximab

10 mg/kg d’infliximab

(n = 113) (valeur p)

(n = 112) (valeur p) Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

19 semaines 38 semaines (0,002)

> 54 semaines

(< 0,001)

Semaine 30 Réponse cliniquea 27,3 51,3 (< 0,001)

59,1 (< 0,001) Rémission clinique 20,9 38,9 (0,003)

45,5 (< 0,001) Rémission sans corticoïdes 10,7 (6/56) 31,0 (18/58) (0,008)

36,8 (21/57) (0,001) Semaine 54 Réponse cliniquea 15,5 38,1 (< 0,001)

47,7 (< 0,001) Rémission clinique 13,6 28,3 (0,007)

38,4 (< 0,001) Rémission durable sans corticoïdesb 5,7 (3/53) 17,9 (10/56) (0,075)

28,6 (16/56) (0,002) a diminution du CDAI ≥ 25 % et ≥ 70 points. b CDAI < 150 aux semaines 30 et 54, et sans administration de corticoïdes au cours des 3 mois

précédant la semaine 54 parmi les patients qui recevaient des corticoïdes au début de l’étude. A partir de la semaine 14, les patients qui avaient répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur bénéfice clinique, ont été autorisés à prendre une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Quatre-vingt-neuf pour cent (50/56) des patients ayant perdu la réponse clinique pendant le traitement d’entretien par 5 mg/kg d’infliximab après la semaine 14 ont répondu au traitement par 10 mg/kg d’infliximab. Une amélioration des paramètres de qualité de vie et une diminution des hospitalisations dues à la maladie ainsi que le recours aux corticoïdes ont été observés chez les groupes de traitement d’entretien par infliximab comparés au groupe d’entretien par placebo aux semaines 30 et 54. L’infliximab avec ou sans azathioprine a été évalué lors d’une étude clinique randomisée, en double aveugle, versus un comparateur actif (SONIC) chez 508 patients adultes atteints de la maladie de Crohn dans sa forme modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 450), naïfs d’agents biologiques ainsi que d’immunosuppresseurs et dont la durée médiane de la maladie était de 2,3 ans. A l’inclusion 27,4 % des patients recevaient des corticoïdes par voie systémique, 14,2 % du budésonide et 54,3 % du 5-ASA. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit de l’azathioprine en monothérapie, soit de l’infliximab en monothérapie ou de l’infliximab et de l'azathioprine en association. L'infliximab a été administré à la dose de 5 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, puis toutes les 8 semaines. L’azathioprine a été donné à une dose de 2,5 mg/kg par jour. Le critère principal de l’étude était la rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26, définie par des patients en rémission clinique (CDAI < 150) qui n’ont pas reçu de corticoïde oral (prednisolone ou équivalent) ou de budésonide à une dose > 6 mg/jour pendant au moins 3 semaines. Voir les résultats dans le Tableau 6. La proportion de patients avec une cicatrisation des muqueuses à la semaine 26 était significativement plus élevée dans le groupe infliximab et azathioprine en association (43,9 %,

30

p < 0,001) et le groupe infliximab en monothérapie (30,1 %, p = 0,023) que dans le groupe azathioprine en monothérapie (16,5 %).

Tableau 6 Pourcentage de patients ayant obtenu une rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26,

SONIC

Infliximab + azathioprine en

Azathioprine en

Infliximab en monothérapie

monothérapie

association Semaine 26 Tous les patients randomisés 30,0 % (51/170) 44,4 % (75/169) (p = 0,006)* 56,8 % (96/169) (p < 0,001)* * Les valeurs de p représentent chaque groupe de traitement par infliximab vs. azathioprine en monothérapie. Des tendances similaires dans l’obtention d’une rémission clinique sans corticoïde ont été observées à la semaine 50. De plus, une amélioration de la qualité de vie mesurée par IBDQ a été observée avec l’infliximab. Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité a été évaluée lors d’une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo chez 94 patients présentant une maladie de Crohn fistulisée qui avaient des fistules présentes depuis au moins 3 mois. Trente et un de ces patients ont été traités avec 5 mg/kg d’infliximab. Environ 93 % des patients avaient reçu préalablement un traitement antibiotique ou immunosuppresseur. L’utilisation concomitante de doses stables de traitements conventionnels étant autorisée, et 83 % des patients ont continué à recevoir au moins l’un de ces traitements. Les patients ont reçu trois doses de placebo ou d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. Le suivi des patients s’est poursuivi pendant 26 semaines. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une réduction ≥ 50 % par rapport à la valeur de départ du nombre de fistules s’évacuant sur légère compression sur au moins deux visites consécutives (à 4 semaines d’intervalle), sans augmentation de prise de médicaments ou chirurgie liée à la maladie de Crohn. Soixante-huit pour cent (21/31) des patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont répondu contre 26 % (8/31) des patients sous placebo (p = 0,002). Le délai moyen de survenue de la réponse a été de 2 semaines dans le groupe traité par infliximab. La durée moyenne de la réponse a été de 12 semaines. En outre, la fermeture de toutes les fistules est survenue chez 55 % des patients recevant de l’infliximab, contre 13 % des patients traités par placebo (p = 0,001). Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab chez les patients atteints de la maladie de Crohn fistulisée a été évaluée au cours d’une étude clinique qui a duré un an (ACCENT II). Un total de 306 patients ont reçu 3 doses de 5 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. A l’inclusion, 87 % des patients avaient des fistules périanales, 14 % des fistules abdominales, 9 % des fistules rectovaginales. Le score CDAI médian était de 180. A la semaine 14, la réponse clinique a été évaluée chez 282 patients qui ont été randomisés pour recevoir soit du placebo, soit 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Le critère d’évaluation principal qui était le délai entre la randomisation et la perte de réponse (voir Tableau 7) a été analysé chez les répondeurs à la semaine 14 (195/282). Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

31

Tableau 7 Effets sur le taux de réponse, données issues d’ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) Traitement d’entretien

Traitement d’entretien

Valeur p

par placebo

par infliximab

(n = 99)

(5 mg/kg)

(n = 96)

Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

14 semaines >40 semaines <0,001

Semaine 54 Réponse sur les fistules (%)a 23,5 46,2 0,001

Réponse complète sur les fistules (%)b 19,4 36,3 0,009

a diminution de ≥ 50 % du nombre de fistules avec écoulement par rapport aux valeurs initiales sur

une période ≥ 4 semaines. b absence totale de fistules avec écoulement. A partir de la semaine 22, les patients qui avaient initialement répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur réponse, ont été éligibles à un nouveau traitement actif toutes les 8 semaines à une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Chez les patients du groupe traités par 5 mg/kg d’infliximab ayant changé de traitement en raison d’une perte de réponse sur les fistules après la semaine 22, 57 % (12/21) ont répondu au nouveau traitement par 10 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines. Aucune différence significative n’a été observée entre le placebo et l’infliximab pour ce qui est de la proportion de patients ayant eu toutes leurs fistules maintenues fermées tout au long des 54 semaines, pour des symptômes tels que proctalgies, abcès et infection du tractus urinaire ou l’apparition de nouvelles fistules développées au cours du traitement. Le traitement d’entretien par infliximab toutes les 8 semaines a réduit significativement les hospitalisations et les interventions chirurgicales dues à la maladie par rapport au placebo. Par ailleurs, une diminution de la prise de corticoïdes et des améliorations de la qualité de vie ont été observées. Rectocolite hémorragique chez l’adulte L’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été évaluées au cours de deux études cliniques (ACT 1 et ACT 2) randomisées, en double aveugle, contre placebo, chez des patients adultes atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère (score de Mayo de 6 à 12 dont un score ≥ 2 pour l’endoscopie) ayant une réponse clinique inadéquate aux traitements conventionnels (corticoïdes oraux, aminosalicylates et/ou immunomodulateurs [6-mercaptopurine, azathioprine])]. Des doses stables concomitantes d’aminosalicylates oraux, de corticoïdes, et/ou d’immunomodulateurs étaient autorisées. Dans les deux études, les patients étaient randomisés pour recevoir soit du placebo, soit de l’infliximab 5 mg/kg ou de l’infliximab 10 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22, et dans ACT 1 aux semaines 30, 38, et 46. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 8.

32

Tableau 8 Effets sur la réponse clinique, la rémission clinique et la cicatrisation des muqueuses aux

semaines 8 et 30. Données groupées d’ACT 1 et ACT 2.

Infliximab

Placebo 5 mg/kg 10 mg/kg Tous groupes

confondus Patients randomisés 244 242 242 484 Pourcentage de patients en réponse clinique et en réponse clinique durable Réponse clinique à la semaine 8a 33,2 % 66,9 % 65,3 % 66,1 % Réponse clinique à la semaine 30a 27,9 % 49,6 % 55,4 % 52,5 % Réponse durable (Réponse clinique à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a

19,3 % 45,0 % 49,6 % 47,3 %

Pourcentage de patients en rémission clinique et en rémission clinique durable Rémission clinique à la semaine 8a 10,2 % 36,4 % 29,8 % 33,1 % Rémission clinique à la semaine 30a 13,1 % 29,8 % 36,4 % 33,1 % Rémission durable (en rémission à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a 5,3 % 19,0 % 24,4 % 21,7 % Pourcentage de patients avec une cicatrisation des muqueuses Cicatrisation des muqueuses à la semaine 8a 32,4 % 61,2 % 60,3 % 60,7 % Cicatrisation des muqueuses à la semaine 30a 27,5 % 48,3 % 52,9 % 50,6 % a p < 0,001, pour chaque groupe de traitement par infliximab vs. placebo. L’efficacité de l’infliximab a été évaluée dans l’étude ACT 1 durant 54 semaines. A la semaine 54, la proportion de patients dans le groupe infliximab toutes doses confondues ayant montré une réponse clinique est de 44,9 % comparé à 19,8 % dans le groupe placebo (p < 0,001). Le taux de rémission clinique et de cicatrisation des muqueuses est plus important dans le groupe de patients recevant de l’infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 54 (34,6 % vs. 16,5 %, p < 0,001 et 46,1 % vs 18,2 %, p < 0,001, respectivement). Les proportions de patients en réponse durable ou rémission durable à la semaine 54, étaient plus élevées dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo (37,9 % vs. 14,0 %, p < 0,001 ; et 20,2 % vs 6,6 %, p < 0,001, respectivement). Un taux plus élevé de patients ont pu arrêter les corticoïdes tout en restant en rémission clinique dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 30 (22,3 % vs. 7,2 %, p < 0,001, données poolées de ACT 1 & ACT 2) comme à la semaine 54 (21,0 % vs. 8,9 %, p = 0,022, données de ACT 1). Les données poolées issues des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions, analysées depuis l’inclusion jusqu’à la semaine 54, ont montré, sous traitement par infliximab, une réduction des hospitalisations et des actes chirurgicaux imputables à la rectocolite hémorragique. Le nombre d’hospitalisations liées à la rectocolite hémorragique était significativement plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’hospitalisations pour 100 patients-années : 21 et 19 vs. 40 dans le groupe placebo ; p = 0,019 et p = 0,007, respectivement). Le nombre d’actes chirurgicaux liés à la rectocolite hémorragique était également plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’actes chirurgicaux pour 100 patients-années : 22 et 19 vs. 34 ; p = 0,145 et p = 0,022, respectivement). La proportion de patients ayant subi une colectomie à n’importe quel moment durant les 54 semaines qui ont suivi la première perfusion du produit à l’étude, a été déterminée et poolée à partir des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions. Moins de patients ont subi de colectomie dans le groupe de

33

traitement par infliximab 5 mg/kg (28/242 ou 11,6 % [NS]) et dans le groupe de traitement par infliximab 10 mg/kg (18/242 ou 7,4 % [p = 0,011]) que dans le groupe placebo (36/244 ; 14,8 %). La réduction de l’incidence de la colectomie a été également évaluée dans une autre étude randomisée en double aveugle (C0168Y06) chez des patients hospitalisés (n = 45) ayant une rectocolite hémorragique modérée à sévère qui n’ont pas répondu aux corticoïdes intraveineux et qui étaient par conséquent à un risque plus élevé de colectomie. Un nombre significativement plus faible de colectomies est apparu au cours des 3 mois d’étude chez les patients qui ont reçu une dose unique de 5 mg/kg d’infliximab en comparaison aux patients qui ont reçu du placebo (29,2 % vs. 66,7 % respectivement, p = 0,017). Dans ACT 1 et ACT 2, l’infliximab a amélioré la qualité de vie des patients, ce qui a été confirmé à la fois par une amélioration statistiquement significative d’un outil de mesure spécifique à la maladie, l’IBDQ, et par l’amélioration de la forme abrégée du questionnaire général SF-36 à 36 items. Spondylarthrite ankylosante chez l’adulte L’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de spondylarthrite ankylosante active (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index [BASDAI] score ≥ 4 et douleur rachidienne ≥ 4 sur une échelle de 1-10). Dans la première étude (P01522), qui a eu une phase en double aveugle de 3 mois, 70 patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 (35 patients dans chaque groupe). A la semaine 12, les patients du groupe placebo ont changé leur traitement pour de l’infliximab 5 mg/kg toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 54. Après la première année de l’étude, 53 patients ont poursuivi une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 102. Dans la seconde étude clinique (ASSERT), 279 patients ont été randomisés pour recevoir soit du placebo (Groupe 1, n = 78), soit 5 mg/kg d’infliximab (Groupe 2, n = 201) aux semaines 0, 2 et 6 puis toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 24. Ensuite, tous les patients ont poursuivi sous infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96. Les patients du Groupe 1 ont reçu 5 mg/kg d’infliximab. Dans le Groupe 2, à partir de la perfusion de la semaine 36, les patients qui avaient un BASDAI ≥ 3 lors de deux visites consécutives, ont reçu alors 7,5 mg/kg d’infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96. Dans ASSERT, l’amélioration des signes et symptômes était observée dès la semaine 2. A la semaine 24, le nombre de répondeurs ASAS 20 était de 15/78 (19 %) dans le groupe placebo, et de 123/201 (61 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,001). Dans le groupe 2, 95 patients ont poursuivi à 5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 80 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 71 (89 %) étaient répondeurs ASAS 20. Dans la P01522, l’amélioration des signes et symptômes était également observée dès la semaine 2. A la semaine 12, le nombre de répondeurs BASDAI 50 était de 3/35 (9 %) dans le groupe placebo, et de 20/35 (57 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,01). Cinquante-trois patients ont poursuivi à 5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 49 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 30 (61 %) étaient répondeurs BASDAI 50. Dans les deux études, la fonction physique et la qualité de vie mesurées par BASFI et la composante physique du score SF-36 ont été également améliorées de façon significative. Rhumatisme psoriasique chez l’adulte L’efficacité et la tolérance ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de rhumatisme psoriasiques.

34

Dans la première étude clinique (IMPACT), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 104 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique polyarticulaire actif. Durant la phase de 16 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 et 14 (52 patients dans chaque groupe). A partir de la semaine 16, les patients sous placebo ont été transférés dans le groupe de traitement par infliximab et tous les patients ont reçu par la suite 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Après la première année de l’étude, 78 patients ont poursuivi dans une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 98. Dans la seconde étude clinique (IMPACT 2), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 200 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique actif (≥ 5 articulations enflées et ≥ 5 articulations douloureuses). Quarante-six pour cent des patients avaient des doses stables de méthotrexate (≤ 25 mg/semaine). Durant la phase de 24 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22 (100 patients dans chaque groupe). A la semaine 16, 47 patients sous placebo ayant < 10 % d’amélioration par rapport à l’inclusion en ce qui concerne les articulations enflées et douloureuses sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab (échappement précoce). A la semaine 24, tous les patients sous placebo sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab. Chez tous les patients, l’administration s’est poursuivie jusqu’à la semaine 46. Les résultats clés d’efficacité d’IMPACT et d’IMPACT 2 sont montrés dans le Tableau 9 ci-après :

Tableau 9 Effets sur ACR et PASI dans IMPACT et IMPACT 2 IMPACT IMPACT 2* Placebo (semaine 16) Infliximab (semaine 16)

Infliximab (semaine 98)

Placebo (semaine 24)

Infliximab (semaine 24)

Infliximab (semaine 54) Patients randomisés

52 52 N/Aa 100 100 100

Réponse ACR (% de patients) N

52

52

78

100

100

100

Réponse ACR 20*

5 (10 %) 34 (65 %) 48 (62 %) 16 (16 %) 54 (54 %) 53 (53 %)

Réponse ACR 50*

0 (0 %) 24 (46 %) 35 (45 %) 4 (4 %) 41(41 %) 33 (33 %)

Réponse ACR 70*

0 (0 %) 15 (29 %) 27 (35 %) 2 (2 %) 27 (27 %) 20 (20 %)

Réponse PASI (% de patients)b

87

83

82

N

Réponse PASI 75**

1 (1 %) 50 (60 %) 40 (48,8 %)

* analyse en ITT où les sujets pour lesquels des données étaient manquantes ont été inclus comme non répondeurs. a les données à la semaine 98 pour IMPACT comprennent les patients sous placebo qui sont passés sous

infliximab et ceux sous infliximab qui sont entrés dans la phase d’extension en ouvert. b Basés sur les patients ayant un PASI > 2,5 à l’inclusion pour IMPACT, et les patients ayant un psoriasis

impliquant une surface corporelle > 3 % à l’inclusion pour IMPACT 2. ** La réponse PASI 75 pour IMPACT n’était pas incluse en raison d’un N faible ; p < 0,001 pour l’infliximab vs. placebo à la semaine 24 pour IMPACT 2. Dans IMPACT et IMPACT 2, les réponses cliniques ont été observées dès la semaine 2 et ont été maintenues respectivement jusqu’aux semaines 98 et 54. L’efficacité a été démontrée avec ou sans

35

méthotrexate en association. Des réductions des paramètres caractéristiques de l’activité du rhumatisme psoriasique dans ses manifestations périphériques (comme le nombre d’articulations enflées, le nombre d’articulations douloureuses/sensibles, de dactylites et la présence d’enthésite) ont été observées chez les patients du groupe infliximab. Les changements radiographiques ont été évalués dans IMPACT 2. Des radiographies des mains et des pieds ont été réalisées au début de l’étude, puis aux semaines 24 et 54. Le traitement par infliximab a ralenti la destruction articulaire périphérique comparé au traitement par placebo à la semaine 24 du critère principal d’évaluation, mesuré par la variation du score vdH-S total modifié par rapport aux valeurs initiales (le score moyen ± ET a été de 0,82 ± 2,62 dans le groupe placebo contre -0,70 ± 2,53 dans le groupe infliximab ; p < 0,001). Dans le groupe infliximab, la variation moyenne du score vdH-S total modifié est restée inférieure à 0 à la semaine d’évaluation 54. Les patients du groupe infliximab ont montré une amélioration significative des capacités fonctionnelles mesurée par le HAQ. Une amélioration significative de la qualité de vie a aussi bien été démontrée que mesurée par les scores résumés des composantes physiques et mentales du SF-36 dans IMPACT 2. Psoriasis chez l’adulte L’efficacité de l’infliximab a été évaluée au cours de deux études multicentriques, randomisées, en double aveugle : SPIRIT et EXPRESS. Les patients dans les deux études avaient du psoriasis en plaques (≥ 10 % de la surface corporelle et un score Psoriasis Area and Severity Index [PASI] ≥ 12). Le critère principal dans les deux études était le pourcentage de patients qui avaient amélioré de 75 % leur PASI entre l’inclusion et la semaine 10. SPIRIT a évalué l’efficacité du traitement d’induction par l’infliximab chez 249 patients atteints de psoriasis en plaques qui avaient reçu auparavant une puvathérapie ou un traitement systémique. Les patients ont reçu des perfusions soit d’infliximab 3 ou 5 mg/kg soit de placebo aux semaines 0, 2 et 6. Les patients ayant un score PGA [Physician Global Assessment] ≥ 3 étaient éligibles pour une perfusion supplémentaire du même traitement à la semaine 26. Dans l’étude SPIRIT, la proportion de patients ayant eu une réponse PASI 75 à la semaine 10 était de 71,7 % dans le groupe infliximab 3 mg/kg, 87,9 % dans le groupe infliximab 5 mg/kg, et 5,9 % dans le groupe placebo (p < 0,001). A la semaine 26, vingt semaines après la dernière dose d’induction, 30 % des patients dans le groupe infliximab 5 mg/kg et 13,8 % des patients dans le groupe infliximab 3 mg/kg étaient répondeurs PASI 75. Entre les semaines 6 et 26, les symptômes du psoriasis sont progressivement réapparus avec un délai médian de rechute de la maladie > 20 semaines. Aucun rebond n’a été observé. EXPRESS a évalué l’efficacité du traitement d’induction et d’entretien par l’infliximab chez 378 patients atteints de psoriasis en plaques. Les patients ont reçu des perfusions de 5 mg/kg d’infliximab ou de placebo aux semaines 0, 2 et 6 suivies d’un traitement d’entretien toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 22 dans le groupe placebo et jusqu’à la semaine 46 pour le groupe infliximab. A la semaine 24, le groupe placebo est passé dans le groupe d’induction par infliximab (5 mg/kg) puis dans le groupe d’entretien par infliximab (5 mg/kg). L’état des ongles dans le psoriasis a été évalué en utilisant le Nail Psoriasis Severity Index (NAPSI). Au total, 71,4 % des patients avaient reçu un traitement antérieur par puvathérapie, méthotrexate, ciclosporine ou acitrétine, bien qu’ils n’aient pas été nécessairement résistants à ces traitements. Les résultats clés sont présentés dans le Tableau 10. Chez les patients traités par infliximab, des réponses PASI 50 significatives étaient visibles à la première visite (semaine 2) et des réponses PASI 75 à la seconde visite (semaine 6). L’efficacité était similaire dans le sous-groupe de patients qui avaient été exposés à des traitements systémiques antérieurs en comparaison avec la population globale de l’étude.

36

Tableau 10 Résumé de la réponse PASI, réponse PGA et pourcentage de patients ayant tous les ongles sains

aux semaines 10, 24 et 50. EXPRESS

Placebo →

Infliximab

Infliximab

5 mg/kg

5 mg/kg (à la semaine 24)

Semaine 10 N 77 301 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 172 (57,1 %)a ≥ 75 % d’amélioration 2 (2,6 %) 242 (80,4 %)a ≥ 50 % d’amélioration 6 (7,8 %) 274 (91,0 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 3 (3,9 %) 242 (82,9 %)ab PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 14 (18,2 %) 275 (94,2 %)ab

Semaine 24 N 77 276 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 161 (58,3 %)a ≥ 75 % d’amélioration 3 (3,9 %) 227 (82,2 %)a ≥ 50 % d’amélioration 5 (6,5 %) 248 (89,9 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 2 (2,6 %) 203 (73,6 %)a PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 15 (19,5 %) 246 (89,1 %)a

Semaine 50 N 68 281 ≥ 90 % d’amélioration 34 (50,0 %) 127 (45,2 %) ≥ 75 % d’amélioration 52 (76,5 %) 170 (60,5 %) ≥ 50 % d’amélioration 61 (89,7 %) 193 (68,7 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 46 (67,6 %) 149 (53,0 %) PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 59 (86,8 %) 189 (67,3 %)

Tous les ongles sainsc Semaine 10 1/65 (1,5 %) 16/235 (6,8 %) Semaine 24 3/65 (4,6 %) 58/223 (26,0 %)a Semaine 50 27/64 (42,2 %) 92/226 (40,7 %) a p < 0,001, pour chacun des groupes de traitement par infliximab vs. placebo. b n = 292. c L’analyse était basée sur les sujets qui avaient à l’état initial un psoriasis des ongles (81,8 % des

sujets). Les scores NAPSI moyen à l’initial étaient de 4,6 et 4,3 dans les groupes infliximab et placebo. Des améliorations significatives du DLQI (p < 0,001) et des composantes mentales et physiques du SF-36 (p < 0.001 pour chacune des composantes comparées) par rapport à l’état initial étaient démontrées. Population pédiatrique Maladie de Crohn chez l’enfant (de 6 à 17 ans) Dans l’étude REACH, 112 patients (de 6 à 17 ans, âge médian de 13,0 ans) atteints de maladie de Crohn active, modérée à sévère (PCDAI médian de 40) et ayant eu une réponse inadéquate aux thérapies conventionnelles ont reçu 5 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. Tous les patients devaient être sous une dose stable de 6-MP, AZA ou MTX (35 % ont reçu également des corticoïdes à l’inclusion). Les patients répondeurs cliniquement à la semaine 10, évalués par l’investigateur, ont été randomisés et ont reçu 5 mg/kg d’infliximab soit toutes les 8 semaines, soit toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. En cas de perte de réponse au cours du traitement d’entretien, le passage à une dose plus élevée (10 mg/kg) et/ou à un intervalle plus court entre chaque dose (toutes les 8 semaines)

37

était autorisé. Trente-deux (32) enfants évaluables ont changé de régime (9 sujets dans le groupe d’entretien toutes les 8 semaines et 23 sujets dans le groupe d’entretien toutes les 12 semaines). Vingt- quatre de ces patients (75,0 %) ont retrouvé une réponse clinique après cette modification. La proportion de sujets ayant une réponse à la semaine 10 était de 88,4 % (99/112). La proportion de sujets ayant atteint une rémission clinique à la semaine 10 était de 58,9 % (66/112). A la semaine 30, la proportion de sujets en rémission clinique était plus élevée dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines (59,6 %, 31/52) que dans celui toutes les 12 semaines (35,3 %, 18/51 ; p = 0,013). A la semaine 54, les résultats étaient de 55,8 % (29/52) et 23,5 % (12/51) dans les groupes de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et toutes les 12 semaines, respectivement (p < 0,001). Les données concernant les fistules proviennent des scores PCDAI. Sur les 22 sujets ayant des fistules à l’inclusion, 63,6 % (14/22), 59,1 % (13/22) et 68,2 % (15/22) avaient une réponse clinique complète sur la fistule aux semaines 10, 30 et 54, respectivement, tous groupes de traitement confondus (toutes les 8 semaines et toutes les 12 semaines). De plus, des améliorations statistiquement et cliniquement significatives de la qualité de vie et de la taille, ainsi qu’une réduction significative du recours aux corticoïdes par rapport à l’inclusion, ont été observés. Rectocolite hémorragique chez l’enfant (6 à 17 ans) La tolérance et l’efficacité de l’infliximab ont été évaluées au cours d’une étude clinique (C0168T72) multicentrique, randomisée, ouverte en groupes parallèles chez 60 enfants âgés de 6 à 17 ans (âge médian : 14,5 ans) atteints de rectocolite hémorragique active modérée à sévère (score de Mayo de 6 à 12 ; sous-score endoscopique ≥ 2) ayant une réponse inadéquate aux traitements conventionnels. A l’inclusion, 53 % des patients recevaient un traitement immunomodulateur (6-MP, AZA et/ou MTX) et 62 % des patients recevaient des corticoïdes. L’arrêt des immunomodulateurs et la diminution des corticoïdes étaient permis après la semaine 0. Tous les patients ont reçu en traitement d’induction des perfusions d’infliximab à 5 mg/kg aux semaines 0, 2 et 6. Les patients non répondeurs à la semaine 8 (n = 15) ne recevaient plus de médicament et étaient suivis pour la tolérance. A la semaine 8, 45 patients ont été randomisés soit dans le groupe infliximab 5 mg/kg toutes les 8 semaines, soit dans le groupe infliximab 5 mg/kg toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. A la semaine 8, la proportion de patients ayant une réponse clinique était de 73,3 % (44/60). La réponse clinique à la semaine 8 était similaire que les patients aient reçu ou non à l’inclusion un immunomodulateur de manière concomitante. A la semaine 8, la rémission clinique mesurée par le score PUCAI (Paediatric Ulcerative Colitis Activity Index) était de 33,3 % (17/51). A la semaine 54, la proportion de patients ayant une rémission clinique, selon le score de PUCAI était de 38 % (8/21) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 18 % (4/22) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Pour les patients recevant des corticoïdes à l’inclusion, la proportion de patients ayant une rémission sans corticoïdes à la semaine 54 était de 38,5 % (5/13) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 0 % (0/13) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Dans cette étude, il y avait plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 contre 15/60). Bien que le nombre de patients dans chacun des sous-groupes soit insuffisant pour tirer des conclusions définitives sur les effets de l’âge, un nombre plus élevé d’augmentation de dose ou d’interruption de traitement pour efficacité insuffisante a été rapporté chez les patients les plus jeunes. Autres indications pédiatriques L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec le médicament de référence contenant de l’infliximab dans tous les

38

sous-groupes de la population pédiatrique dans la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis et la maladie de Crohn (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Des perfusions intraveineuses uniques de 1, 3, 5, 10 ou 20 mg/kg d’infliximab ont produit des augmentations linéaires proportionnelles à la dose de la concentration sérique maximale (Cmax) et de l’aire sous la courbe concentration-temps (ASC). Le volume de distribution à l’état d’équilibre (Vd médian de 3,0 à 4,1 litres) était indépendant de la dose administrée ce qui indique que l’infliximab est essentiellement distribué au sein du compartiment vasculaire. Les paramètres pharmacocinétiques n’étaient pas temps-dépendants. Les voies d’élimination de l’infliximab n’ont pas été identifiées. L’infliximab inchangé n’a pas été détecté dans les urines. Aucune différence majeure liée à l’âge ou au poids en termes de clairance ou de volume de distribution n’a été observée chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde. Les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab chez le patient âgé n’ont pas été étudiés. Aucune étude n’a été réalisée chez les patients avec une maladie hépatique ou rénale. Aux doses uniques de 3, 5 ou 10 mg/kg, les valeurs médianes de Cmax étaient respectivement de 77, 118 et 277 microgrammes/mL. La demi-vie d’élimination terminale médiane de ces doses était comprise entre 8 et 9,5 jours. Chez la plupart des patients, l’infliximab pouvait être détecté dans le sérum pendant au moins 8 semaines après la dose recommandée unique de 5 mg/kg pour la maladie de Crohn et la dose d’entretien de 3 mg/kg toutes les 8 semaines pour la polyarthrite rhumatoïde. L’administration répétée d’infliximab (5 mg/kg à 0, 2 et 6 semaines dans la maladie de Crohn fistulisée, 3 ou 10 mg/kg toutes les 4 ou 8 semaines dans la polyarthrite rhumatoïde) a conduit à une légère accumulation d’infliximab dans le sérum après la deuxième dose. Aucune autre accumulation cliniquement significative n’a été observée. Chez la plupart des patients atteints de maladie de Crohn fistulisée, l’infliximab était détecté dans le sérum pendant 12 semaines (intervalle 4-28 semaines) après administration du schéma posologique. Population pédiatrique L’analyse pharmacocinétique de population basée sur les données obtenues chez les patients appartenant à la tranche d’âge de 2 mois à 17 ans, atteints de rectocolite hémorragique (N = 60), de la maladie de Crohn (N = 112), d’arthrite juvénile (N = 117) et de la maladie de Kawasaki (N = 16) indiquait que l’exposition à l’infliximab dépendait du poids corporel de manière non linéaire. Après l’administration d’infliximab à 5 mg/kg toutes les 8 semaines, les taux médians d’infliximab attendus à l’état d’équilibre (aire sous la courbe à l’état d’équilibre, ASCss) chez les enfants âgés de 6 à 17 ans étaient approximativement 20 % plus faibles que ceux attendus chez les adultes. L’ASCss médiane chez les enfants âgés de 2 à moins de 6 ans était estimée environ 40 % inférieure à celle chez les adultes, bien que le nombre de patients à l’origine de cette estimation soit limité.

5.3 Données de sécurité préclinique

L’infliximab ne réagit pas de façon croisée avec le TNFα des espèces autres que l’homme et le chimpanzé. Par conséquent, les données de sécurité précliniques standards de l’infliximab sont limitées. Lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris à l’aide d’un anticorps analogue inhibant sélectivement l’activité fonctionnelle du TNFα de souris, il n’y avait pas de signe de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité. Dans une étude sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction, le nombre de souris gravides était réduit après l’administration du même anticorps analogue. On ne sait pas si cette observation était due aux effets sur les mâles et/ou sur les femelles. Dans une étude de toxicité à doses répétées conduite pendant 6 mois chez la souris, utilisant le même anticorps analogue anti-TNFα de souris, des dépôts de cristaux ont été observés sur la capsule du cristallin de certains mâles traités. Aucun examen ophtalmologique spécifique n’a été réalisé chez des patients afin d’évaluer la pertinence clinique de ces observations.

39

Des études à long terme pour évaluer le potentiel carcinogène de l’infliximab n’ont pas été effectuées. Les études chez la souris déficiente en TNFα n’ont démontré aucune augmentation des tumeurs en présence d’inducteurs et/ou de promoteurs de tumeurs connus.

6. DONNÉ ES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Saccharose Polysorbate 80 (E433) Dihydrogénophosphate de sodium monohydraté Phosphate disodique dihydraté

6.2 Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3 Durée de conservation

Avant reconstitution 5 ans entre 2°C – 8°C. Remsima peut être conservé à des températures allant jusqu'à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 6 mois, mais sans dépasser la date de péremption initiale. La nouvelle date de péremption doit être inscrite sur l’emballage. Après la sortie du réfrigérateur, Remsima ne doit pas être remis en conditions réfrigérées. Après reconstitution et dilution La stabilité chimique et physique en cours d’utilisation de la solution diluée a été démontrée jusqu'à 60 jours entre 2°C – 8°C et pendant 24 heures supplémentaires à 25°C après la sortie du réfrigérateur. D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être administrée immédiatement, les durées et les conditions de conservation en cours d’utilisation avant son utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C – 8°C, sauf si la reconstitution/la dilution ont été effectuées dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C – 8°C). Pour les conditions de conservation allant jusqu’à 25°C avant reconstitution du médicament, voir la rubrique 6.3. Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacon en verre de Type I avec un bouchon en caoutchouc et une capsule aluminium, protégé par un capuchon en plastique. Remsima est disponible en boîte de 1, 2, 3, 4, 5 flacons. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

40

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

1. La dose et le nombre de flacons de Remsima doivent être déterminés. Chaque flacon de Remsima contient 100 mg d’infliximab. Le volume total nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être calculé. 2. En conditions d’asepsie, chaque flacon de Remsima doit être reconstitué avec 10 mL d’eau pour préparations injectables, à l’aide d’une seringue équipée d’une aiguille de 21 gauge (0,8 mm) ou d’une aiguille d’un diamètre inférieur. La capsule protectrice du flacon doit être retirée et le haut du flacon doit être essuyé avec un tampon alcoolisé à 70 %. L’aiguille de la seringue doit être introduite dans le flacon, au centre du bouchon en caoutchouc et le jet d’eau pour préparations injectables doit être dirigé vers la paroi en verre du flacon. La solution doit être mélangée doucement par rotation du flacon afin de dissoudre la poudre. Toute agitation prolongée ou trop énergique doit être évitée. LE FLACON NE DOIT PAS ÊTRE SECOUÉ. De la mousse provenant de la solution peut apparaître lors de la reconstitution. Il convient de laisser reposer la solution ainsi obtenue pendant 5 minutes. La solution doit être incolore à faiblement jaune, opalescente. La solution peut contenir quelques particules fines et translucides car l’infliximab est une protéine. La solution ne doit pas être utilisée en cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques ou étrangères. 3. Le volume nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être dilué jusqu’à 250 mL à l’aide d’une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Ne pas diluer la solution reconstituée de Remsima avec un autre diluant. La dilution peut être faite en retirant du flacon en verre ou de la poche pour perfusion de 250 mL un volume de solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) correspondant au volume de solution reconstituée de Remsima. Le volume nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être rajouté doucement dans le flacon ou la poche pour perfusion de 250 mL et doucement mélangé. Pour des volumes supérieurs à 250 mL, utilisez une poche de perfusion plus grande (par exemple 500 mL, 1000 mL) ou utilisez plusieurs poches de perfusion de 250 mL afin de s’assurer que la concentration de la solution pour perfusion n’excède pas 4 mg/mL. Si la solution est conservée au réfrigérateur après reconstitution et dilution, il est indispensable de laisser la solution pour perfusion s'équilibrer à température ambiante ne dépassant pas 25°C pendant 3 heures avant l'étape 4 (perfusion). La conservation au-delà de 24 heures entre 2°C et 8°C s'applique uniquement à la préparation de Remsima dans la poche pour perfusion. 4. La solution pour perfusion doit être administrée sur une période qui ne soit pas inférieure à celle recommandée (voir rubrique 4.2). Seul un set d’administration muni d’un filtre en ligne stérile, apyrogène, à faible pouvoir de liaison aux protéines (pores de 1,2 micromètres ou moins) doit être utilisé. Comme aucun conservateur n’est présent dans la formule, il est recommandé de débuter l’administration de la solution pour perfusion dès que possible et dans les 3 heures qui suivent la reconstitution et la dilution. Si la solution n'est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant et en cours d’utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C – 8°C, sauf si la reconstitution/dilution ont été effectuées en conditions d’asepsie, contrôlées et validées, (voir rubrique 6.3 ci-dessus). Le reste de solution inutilisé ne doit pas être conservé en vue d’une réutilisation. 5. Remsima doit être inspecté visuellement avant administration pour détecter la présence de particules ou un changement de couleur. En cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques visibles ou de particules étrangères, le produit ne doit pas être utilisé. 6. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

41

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

8. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/001 EU/1/13/853/002 EU/1/13/853/003 EU/1/13/853/004 EU/1/13/853/005

9. DATE DE PREMIÈ RE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION Date de première autorisation : 10 septembre 2013 Date du dernier renouvellement : 21 juin 2018

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

42

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 120 mg, solution injectable en seringue préremplie Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Remsima 120 mg, solution injectable en seringue préremplie Chaque seringue unidose préremplie de 1 mL contient 120 mg d’infliximab*. Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli Chaque stylo unidose prérempli de 1 mL contient 120 mg d’infliximab*. * L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/murin de type IgG1 produit dans des cellules hybridomes murines par la technique de l’ADN recombinant. Excipient(s) à effet notoire Ce médicament contient 45 mg de sorbitol (E420) et 0,5 mg de polysorbate 80 (E433) par mL de solution. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable (injection). Solution limpide à opalescente, incolore à marron pâle.

4. INFORMATIONS CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Polyarthrite rhumatoïde Remsima, en association avec le méthotrexate, est indiqué pour la réduction des signes et symptômes mais aussi l’amélioration des capacités fonctionnelles chez : • les patients adultes ayant une maladie active lorsque la réponse aux traitements de fond antirhumatismaux (DMARDs), dont le méthotrexate, a été inappropriée. • les patients adultes ayant une maladie active, sévère et évolutive, non traitée auparavant par le méthotrexate ni les autres DMARDs. Dans ces populations de patients, un ralentissement de la destruction articulaire, mesuré par radiographie, a été démontré (voir rubrique 5.1). Maladie de Crohn Remsima est indiqué dans : • le traitement de la maladie de Crohn active, modérée à sévère, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un corticoïde et/ou un immunosuppresseur ; ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré. • le traitement de la maladie de Crohn active fistulisée, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement conventionnel approprié et bien conduit (comprenant antibiotiques, drainage et thérapie immunosuppressive).

43

Rectocolite hémorragique Remsima est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active, modérée à sévère chez les patients adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoïdes et la 6-mercaptopurine (6-MP) ou l’azathioprine (AZA), ou chez lesquels ce traitement est mal toléré ou contre-indiqué. Spondylarthrite ankylosante Remsima est indiqué dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active, sévère, chez les adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel. Rhumatisme psoriasique Remsima est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif chez les patients adultes quand la réponse à un précédent traitement avec les DMARDs a été inadéquate. Remsima doit être administré : • en association avec le méthotrexate • ou seul chez les patients qui ont montré une intolérance au méthotrexate ou chez lesquels le méthotrexate est contre-indiqué. Il a été démontré que l’infliximab améliorait la fonction physique chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, et ralentissait l’évolution de l’arthrite périphérique à la radiographie chez les patients présentant des formes polyarticulaires symétriques de la maladie (voir rubrique 5.1). Psoriasis Remsima est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère des patients adultes en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance aux autres traitements systémiques y compris la ciclosporine, le méthotrexate ou le psoralène plus ultraviolets A (puvathérapie) (voir rubrique 5.1).

4.2 Posologie et mode d’administration

Remsima doit être initié sous le contrôle de médecins qualifiés expérimentés dans le diagnostic et le traitement des maladies pour lesquelles Remsima est indiqué. Les patients traités par Remsima devront recevoir la notice ainsi que la carte de rappel patient. Les instructions d’utilisation figurent dans la notice. Pour les injections suivantes et après une formation adéquate à la technique de l’injection sous-cutanée, les patients peuvent s’auto-injecter Remsima si leur médecin juge cela approprié et, au besoin, avec un suivi médical. L’éligibilité du patient à l’administration sous-cutanée à domicile doit être évaluée, et il convient de demander au patient d’informer son professionnel de santé s’il présente les symptômes d’une réaction allergique avant administration de la dose suivante. Le patient doit consulter immédiatement un médecin s’il présente les symptômes d’une réaction allergique grave (voir rubrique 4.4). Pendant le traitement par Remsima, les autres traitements concomitants tels que les corticoïdes et les immunosuppresseurs devront être optimisés. Il est important de consulter la notice du produit afin de s’assurer que la bonne formulation (intraveineuse ou sous-cutanée) est administrée au patient, selon la prescription. La formulation sous- cutanée de Remsima n’est pas prévue pour une administration intraveineuse et ne doit être administrée qu’en injection sous-cutanée.

44

Posologie Chez les adultes (≥ 18 ans) Polyarthrite rhumatoïde Le traitement avec la formulation sous-cutanée de Remsima doit être initié avec des doses de charge d’infliximab par voie intraveineuse ou sous-cutanée. Lorsqu’une charge sous-cutanée est utilisée, Remsima 120 mg doit être administré par voie sous-cutanée, suivies d’autres injections sous-cutanée lors de la 1ère, 2ème, 3ème et 4ème semaine après la première injection, puis ensuite toutes les 2 semaines. Si des doses de charge intraveineuse d’infliximab sont pour initier le traitement, 2 perfusions intraveineuses d’infliximab 3 mg/kg doivent être administrées à 2 semaines d’intervalle. Le premier traitement par Remsima, administré par voie sous-cutanée, doit être instauré en traitement d’entretien 4 semaines après la deuxième administration intraveineuse. La dose d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Remsima doit être administré en association avec le méthotrexate. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 12 semaines de traitement. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours des 12 premières semaines du traitement (voir rubrique 5.1). Maladie de Crohn active, modérée à sévère La premier traitement par Remsima, administrée par voie sous-cutanée, doit être instaurée en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration d’infliximab par voie e intraveineuse. Avant d’instaurer un traitement avec la formulation sous-cutanée de Remsima, 2 perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg doivent être administrées à 2 semaines d’intervalle, et une perfusion intraveineuse supplémentaire d’infliximab 5 mg/kg peut être administrée 4 semaines après la seconde perfusion. La dose d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Si un patient ne répond pas après les doses de charge d’infliximab par voie intraveineuse, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Les données disponibles indiquent que le traitement sous infliximab ne doit pas être poursuivi chez les patients non répondeurs dans les 6 semaines suivant la perfusion initiale. Des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu au traitement d’induction par infliximab, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose. Maladie de Crohn active fistulisée La premier traitement par Remsima, administrée par voie sous-cutanée, doit être instaureé en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration d’infliximab par voie intraveineuse. Avant d’instaurer un traitement avec la formulation sous-cutanée de Remsima, 2 perfusions intraveineuses d'infliximab 5 mg/kg doivent être administrées à 2 semaines d'intervalle, et une perfusion intraveineuse supplémentaire d’infliximab 5 mg/kg peut être administrée 4 semaines après la seconde perfusion. La dose d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Si le patient ne répond pas après les doses de charge d’infliximab par voie intraveineuse, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Les données disponibles indiquent que le traitement sous infliximab ne doit pas être poursuivi chez les patients non répondeurs dans les 14 semaines suivant la perfusion initiale. Des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu d’induction par infliximab, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose.

45

Dans la maladie de Crohn, l’expérience de la ré-administration en cas de réapparition des signes et symptômes de la maladie est limitée et les données comparatives sur le rapport bénéfice/risque des stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont insuffisantes. Rectocolite hémorragique La premier traitement par Remsima, administrée par voie sous-cutanée, doit être instaurée en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration d’infliximab par voie intraveineuse. Avant d’instaurer un traitement avec la formulation sous-cutanée de Remsima, 2 perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg doivent être administrées à 2 semaines d’intervalle, et une perfusion intraveineuse supplémentaire d’infliximab 5 mg/kg peut être administrée 4 semaines après la seconde perfusion. La dose d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 14 semaines de traitement (voir rubrique 5.1). La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours de cet intervalle de temps. Spondylarthrite ankylosante Le traitement par Remsima, administré par voie sous-cutanée, doit être instauré en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration de deux perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg, administrées à 2 semaines d’intervalle. La posologie d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Si un patient ne répond pas à la semaine 6 (i.e. après 2 perfusions intraveineuses), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Rhumatisme psoriasique Le traitement par Remsima, administré par voie sous-cutanée, doit être instauré en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration de deux perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg, administrées à 2 semaines d’intervalle. La posologie d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Psoriasis Le traitement par Remsima, administré par voie sous-cutanée, doit être instauré en traitement d’entretien 4 semaines après la dernière administration de deux perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg, administrées à 2 semaines d’intervalle. La posologie d’entretien recommandée pour la formulation sous-cutanée de Remsima est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines. Si un patient ne répond pas après la semaine 14 (i.e. 2 perfusions intraveineuses et 5 injections sous-cutanées), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Ré-administration pour la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde D’après l’expérience avec l’infliximab intraveineux, si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, l’infliximab peut être ré-administré dans les 16 semaines suivant la dernière administration. Lors des études cliniques portant sur l’infliximab intraveineux, les réactions d’hypersensibilité retardée ont été peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an (voir rubriques 4.4 et 4.8). La sécurité et l’efficacité de la ré- administration après un intervalle sans infliximab de plus de 16 semaines n’ont pas été établies. Cela s’applique à la fois chez les patients atteints de la maladie de Crohn et chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Ré-administration pour la rectocolite hémorragique D’après l’expérience avec l’infliximab intraveineux, la tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8).

46

Ré-administration pour la spondylarthrite ankylosante D’après l’expérience avec l’infliximab intraveineux, la tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 6 à 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour le rhumatisme psoriasique D’après l’expérience avec l’infliximab intraveineux, la tolérance et l’efficacité de la ré-administration, en dehors du schéma posologique toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour le psoriasis L’expérience limitée du re-traitement du psoriasis par une seule dose d’intraveineux infliximab après un intervalle de 20 semaines suggère une efficacité réduite et une incidence plus élevée de réactions à la perfusion légères à modérées en comparaison à un régime initial d’induction (voir rubrique 5.1). L’expérience limitée de la réintroduction du traitement d'infliximab intraveineux suite à la reprise de la maladie suggère une plus grande incidence de réactions à la perfusion, incluant des réactions graves, en comparaison à celles qui peuvent être observées lors d’un traitement d’entretien administré régulièrement toutes les 8 semaines d'infliximab intraveineux (voir rubrique 4.8). Ré-administration pour toutes les indications En cas d’interruption du traitement d’entretien, et de nécessité de reprendre le traitement, l’utilisation du schéma d’induction d'infliximab intraveineux n’est pas recommandée (voir rubrique 4.8). Dans cette situation, l’infliximab doit être ré-initié sous forme d’une seule administration d’infliximab intraveineux, suivie de la dose d’entretien d’infliximab sous-cutanée selon les recommandations décrites ci-dessus, 4 semaines après la dernière administration d’infliximab intraveineux. Passage vers la formulation sous-cutanée de Remsima et passage de la formulation sous-cutanée de Remsima pour toutes les indications En cas de passage de la formulation intraveineuse du traitement d’entretien par infliximab à la formulation sous-cutanée de Remsima, la formulation sous-cutanée peut être administrée à la date théorique de la prochaine perfusion d’infliximab intraveineuses d’infliximab. Nous disposons de données insuffisantes concernant le passage des patients ayant reçu des perfusions intraveineuses d’infliximab supérieures à 3 mg/kg pour la polyarthrite rhumatoïde ou 5 mg/kg pour la maladie de Crohn toutes les 8 semaines à la formulation sous-cutanée de Remsima. Aucune information n’est disponible concernant le passage de la formulation sous-cutanée à la formulation intraveineuse de Remsima. Dose manquée Si un patient manque une injection de Remsima en formulation sous-cutanée, il faut lui indiquer de prendre immédiatement la dose manquée si cela se produit dans les 7 jours suivant la date prévue de la dose manquée puis de reprendre son schéma d’administration initial. Si l’administration de la dose est retardée de 8 jours ou plus, il faut dire au patients de sauter la dose manquée, d’attendre jusqu’à la dose prévue suivante puis de reprendre son schéma d’administration initial. Populations particulières Sujets âgés L’infliximab n’a pas été étudié chez le sujet âgé. Aucune différence majeure liée à l’âge n’a été observée dans les études cliniques portant sur les formulations d’infliximab intraveineux pour ce qui concerne la clairance ou le volume de distribution et il devrait en être de même pour la formulation sous-cutanée. Aucun ajustement de dose n’est nécessaire (voir rubrique 5.2). Pour plus d’informations sur la tolérance de l’infliximab chez les sujets âgés (voir les rubriques 4.4 et 4.8).

47

Insuffisance rénale et/ou hépatique L’Infliximab n’a pas été étudié dans cette population de patients. Aucune recommandation de dose ne peut être faite (voir rubrique 5.2). Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité du traitement sous-cutané par Remsima chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible. Par conséquent, l’administration sous-cutanée de Remsima n’est recommandée que chez l’adulte. Mode d’administration Remsima 120 mg, solution injectable en seringue préremplie ou en stylo prérempli est administré uniquement par injection sous-cutanée. Des instructions d’utilisation complètes figurent dans la notice. Pour les deux premières perfusions intraveineuses, les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol et la vitesse de perfusion peut être ralentie afin de diminuer les risques de réactions liées à la perfusion surtout s’il y a déjà eu des antécédents (voir rubrique 4.4). Le médecin doit assurer un suivi approprié des patients afin d’identifier une éventuelle réaction systémique à l’injection ou une réaction localisée au niveau du site d’injection, après administration de la première injection sous-cutanée.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux autres protéines murines ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Patients atteints de tuberculose ou d’autres infections sévères telles que sepsis, abcès et infections opportunistes (voir rubrique 4.4). Patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée ou sévère (de classe III/IV dans la classification NYHA) (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Traçabilité Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés. Réaction systémique à l’injection/réaction localisée au niveau du site d’injection/hypersensibilité L’infliximab a été associé à des réactions systémiques à l’injection, des chocs anaphylactiques et des réactions d’hypersensibilité retardée (voir rubrique 4.8). Des réactions aiguës dont des réactions anaphylactiques peuvent survenir au moment (dès les premières secondes) de la perfusion ou au cours des quelques heures suivant l’administration de l’infliximab. Lorsque ces réactions aiguës surviennent, un traitement médical doit être immédiatement recherché. C’est pourquoi, les premières administrations intraveineuses doivent avoir lieu là où un équipement d’urgence, tel qu’adrénaline, antihistaminiques, corticoïdes et assistance respiratoire, est immédiatement disponible. Les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol afin de prévenir la survenue d’effets indésirables légers et transitoires. Les réactions localisées au niveau du site d’injection, principalement légères à modérées, comprennent les réactions suivantes limitées au site d’injection : érythème, douleur, prurit, gonflement, induration, ecchymose, hématome, œdème, froideur, paresthésie, hémorragie, irritation, éruption cutanée, ulcère,

48

urticaire, vésicules au site d’administration ou formation de croûte ont été signalés comme étant associés au traitement sous-cutané par infliximab. La plupart de ces réactions peuvent survenir immédiatement ou dans les 24 heures qui suivent l’injection sous-cutanée. La plupart de ces réactions ont disparu spontanément, sans traitement. Des anticorps anti-infliximab peuvent se développer et ont été associés à une augmentation de la fréquence des réactions liées à la perfusion en cas d’administration par perfusion intraveineuse. Une faible proportion de ces réactions liées à la perfusion était de graves réactions allergiques. Une relation entre le développement d’anticorps anti-infliximab et la diminution de la durée de réponse a été également observée avec l’infliximab administré par voie intraveineuse. L’administration concomitante d’immunosuppresseurs a été associée à une plus faible incidence des anticorps anti- infliximab et, en cas d’administration intraveineuse de l’infliximab, à une réduction de la fréquence des réactions liées à la perfusion. L’effet d’une thérapie concomitante avec les immunosuppresseurs était plus marqué chez les patients traités à la demande que chez les patients sous traitement d’entretien. Les patients qui arrêtent les immunosuppresseurs avant ou pendant le traitement par l’infliximab ont un risque plus élevé de développer ces anticorps. Les anticorps anti-infliximab ne peuvent pas toujours être détectés par une prise de sang. Si des réactions graves surviennent, un traitement symptomatique doit être donné et l’infliximab ne doit pas être ré-administré (voir rubrique 4.8). Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée ont été rapportées. Les données disponibles suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un allongement de l’intervalle sans infliximab. Les patients doivent être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de tout effet indésirable retardé (voir rubrique 4.8). Si après une longue période sans traitement par infliximab, des patients sont retraités, ils doivent être étroitement surveillés vis-à-vis des signes et symptômes d’une réaction d’hypersensibilité retardée. Infections Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive au regard des infections y compris la tuberculose avant, pendant et après le traitement par infliximab. L’élimination de l’infliximab pouvant prendre jusqu’à 6 mois, la surveillance doit être maintenue pendant toute cette période. L’infliximab ne doit pas être ré-administré si le patient développe une infection sévère ou un sepsis. Des précautions doivent être prises lorsque l’utilisation d’infliximab est envisagée chez les patients ayant une infection chronique ou des antécédents d’infections récurrentes, y compris en cas de traitement immunosuppresseur concomitant. Les patients doivent être avertis du risque infectieux et éviter l’exposition à tout facteur de risque potentiel d’infection. Le facteur alpha de nécrose tumorale (TNFα) médie l’inflammation et module les réponses immunitaires à médiation cellulaire. Les données expérimentales montrent que le TNFα est essentiel pour lutter contre les infections intracellulaires. L’expérience clinique a montré que les défenses de l’hôte contre l’infection sont altérées chez certains patients traités par infliximab. Il doit être souligné que la suppression du TNFα peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre. Une reconnaissance précoce de tableaux cliniques atypiques d’infections graves et de tableaux cliniques typiques d’infections rares et inhabituelles est importante dans le but de réduire les délais dans le diagnostic et le traitement. Les patients traités par anti-TNF sont plus exposés à des infections sévères. Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients traités par infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose.

49

Les patients qui développent une nouvelle infection au cours d’un traitement par infliximab doivent être étroitement surveillés et bénéficier d’un diagnostic complet. L’administration d’infliximab doit être arrêtée si un patient développe une nouvelle infection grave ou un sepsis, et un traitement antimicrobien ou antifongique approprié doit être instauré jusqu’à ce que l’infection soit contrôlée. Tuberculose Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients recevant de l’infliximab. Il doit être noté que dans la majorité de ces cas, la tuberculose était extra-pulmonaire, se présentant soit comme une maladie locale soit comme une maladie disséminée. Avant de débuter un traitement par infliximab, une tuberculose active ou inactive (« latente ») doit être recherchée chez tous les patients. Cette recherche doit comprendre un entretien médical détaillé précisant les antécédents personnels de tuberculose, d’éventuels contacts antérieurs avec un patient tuberculeux et les traitements immunosuppresseurs anciens et/ou en cours. Des tests appropriés, (par exemple intradermo-réaction à la tuberculine, radiographie pulmonaire et/ou test de détection de l’interféron-gamma), devront être réalisés chez tous les patients (sans préjuger d’éventuelles recommandations locales). Il est recommandé de consigner les dates de ces examens sur la carte de rappel patient. Il est rappelé aux prescripteurs qu’une intradermo-réaction peut s’avérer faussement négative, surtout chez un patient sévèrement malade ou immunodéprimé. Si une tuberculose active est diagnostiquée, le traitement par infliximab ne doit pas être instauré (voir rubrique 4.3). En cas de suspicion de tuberculose latente, il est conseillé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de la tuberculose. Dans tous les cas décrits ci-dessous, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement évalué. Si une tuberculose inactive (« latente ») est diagnostiquée, un traitement antituberculeux adapté à une tuberculose latente doit être démarré avec un antituberculeux avant d’instaurer un traitement par infliximab, en accord avec les recommandations nationales. Chez les patients qui présentent des facteurs de risque multiples ou significatifs pour la tuberculose et dont le test pour la tuberculose latente est négatif, un traitement antituberculeux doit être envisagé avant d’instaurer un traitement par infliximab. La prise d’un traitement antituberculeux doit également être envisagée avant d’instaurer un traitement par infliximab chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active pour qui le bon déroulement du traitement ne peut pas être confirmé. Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients traités par infliximab pendant et après un traitement pour une tuberculose latente. Tous les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin si des signes ou des symptômes évoquant une tuberculose (par exemple, toux persistante, asthénie/perte de poids, fébricule) apparaissent pendant ou après le traitement par infliximab. Infections fongiques invasives Chez les patients traités par infliximab, une infection fongique invasive telle qu’aspergillose, candidose, pneumocystose, histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose doit être suspectée s’ils développent une maladie systémique grave, et un médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement des infections fongiques invasives devra être consulté précocement lors de l’auscultation de ces patients. Les infections fongiques invasives peuvent se présenter sous une forme disséminée plutôt qu’une forme locale, et le test antigène-anticorps peut être négatif chez certains patients présentant une

50

infection active. Un traitement antifongique empirique approprié devra être considéré dès lors que les tests diagnostiques sont en cours de réalisation, en tenant compte à la fois du risque d’une infection fongique sévère et du traitement antifongique. Pour les patients qui ont séjourné ou voyagé dans des régions endémiques pour les infections fongiques invasives telles qu’histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement considéré avant son initiation. Maladie de Crohn fistulisée Le traitement par infliximab ne doit pas être instauré chez les patients présentant une maladie de Crohn avec une fistule suppurative en phase aiguë, avant que tout foyer infectieux, en particulier un abcès, n’ait été éliminé (voir rubrique 4.3). Réactivation d’une hépatite B (VHB) Une réactivation d’hépatite B est survenue chez des patients ayant reçu un anti-TNF, y compris l’infliximab, et qui étaient porteurs chroniques de ce virus. Certains cas ont été fatals. La recherche d’une infection par VHB doit être effectuée avant d’initier un traitement par infliximab. Pour les patients dont le test d’infection VHB est positif, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de l’hépatite B. Il faut surveiller étroitement les patients porteurs de VHB nécessitant un traitement par infliximab pour déceler les signes ou symptômes révélateurs d’une infection active de VHB tout au long du traitement par infliximab et plusieurs mois après la fin de celui-ci. Aucune donnée pertinente pour traiter les patients porteurs de VHB par un traitement antiviral conjointement avec un anti-TNF afin de prévenir une réactivation du VHB n’est disponible. Chez les patients qui développent une réactivation du VHB, le traitement par Remsima doit être interrompu et un traitement antiviral efficace avec un traitement supplétif approprié doit être instauré. Atteintes hépatobiliaires Des cas de jaunisse et d’hépatites non infectieuses, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été observés depuis la commercialisation de l’infliximab. Des cas isolés d’insuffisance hépatique conduisant à une transplantation du foie ou au décès sont survenus. La preuve d’une atteinte hépatique doit être recherchée chez les patients ayant les symptômes ou les signes d’un dysfonctionnement hépatique. Si une jaunisse et/ou une élévation des ALAT ≥ 5 fois la limite normale supérieure se développe(nt), l’infliximab doit être arrêté, et une investigation plus approfondie des signes anormaux doit être menée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNF-alpha et d’anakinra Des infections sévères et des neutropénies ont été observées lors d’essais cliniques au cours desquels l’anakinra et un autre agent anti-TNFα, l’étanercept ont été administrés de façon concomitante, sans bénéfice clinique supplémentaire comparativement à l’étanercept administré seul. En raison de la nature des effets indésirables observés lors de l’association thérapeutique de l’anakinra et de l’étanercept, des toxicités similaires peuvent résulter de l’association entre l’anakinra avec un autre agent anti-TNFα. Par conséquent, l’association de l’infliximab et de l’anakinra n’est pas recommandée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNFα et d’abatacept Dans les études cliniques, l’administration concomitante d’anti-TNFα et d’abatacept a été associée à une augmentation du risque d’infections, y compris des infections graves, sans augmentation du bénéfice clinique, par rapport aux anti-TNF seuls. L’association de l’infliximab et de l’abatacept n’est pas recommandée.

51

Administration concomitante avec d’autres biothérapies Les informations sont insuffisantes concernant l’utilisation concomitante d’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab. L’administration concomitante d’infliximab avec ces biothérapies n’est pas recommandée en raison de l’augmentation possible du risque d’infections, et d’autres interactions pharmacologiques potentielles. Changement de traitements de fond antirhumatismaux (DMARD) biologiques Des précautions doivent être prises lors du changement d’un agent biologique par un autre, et les patients doivent rester sous surveillance, puisque le risque d’effets indésirables, dont les infections, peut être augmenté. Vaccinations Il est recommandé que les patients aient si possible leurs vaccinations à jour conformément aux recommandations vaccinales en vigueur, avant d’instaurer un traitement par Remsima. Les patients sous infliximab peuvent recevoir plusieurs vaccins simultanément, excepté en ce qui concerne les vaccins vivants (voir rubriques 4.5 et 4.6). Dans un sous-groupe de l'étude ASPIRE de 90 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, une proportion similaire de patients dans chaque groupe de traitement (méthotrexate plus: placebo [n=17], 3 mg/kg [n=27] ou 6 mg/kg d’infliximab [n=46]) a présenté une double augmentation du titre d'anticorps contre un vaccin antipneumococcique polyvalent, indiquant que l’infliximab n'interférait pas avec les réponses immunitaires humorales indépendantes des lymphocytes T. Cependant, des études publiées dans la littérature dans diverses indications (par exemple polyarthrite rhumatoïde, psoriasis, maladie de Crohn) suggèrent que les vaccins non vivants reçus pendant le traitement par anti-TNF, y compris l’infliximab, peuvent induire une réponse immunitaire plus faible que chez les patients ne recevant pas de traitement par anti-TNF. Vaccins vivants et autres agents infectieux thérapeutiques Chez les patients recevant un traitement par anti-TNF, des données limitées sont disponibles sur la réponse à la vaccination avec des vaccins vivants ou sur la transmission secondaire de l’infection par des vaccins vivants. L'utilisation de vaccins vivants peut entraîner des infections cliniques, y compris des infections disséminées. L’administration concomitante de vaccins vivants avec l’infliximab n’est pas recommandée. Exposition du nourrisson in utero Chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab, une issue fatale due à une infection disséminée par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) a été rapportée suite à l’administration du vaccin BCG après la naissance. Un délai de douze mois après la naissance est recommandé avant l’administration de vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.6). Exposition du nourrisson via le lait maternel L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubrique 4.6).

52

Agents infectieux thérapeutiques D'autres utilisations d'agents infectieux thérapeutiques tels que des bactéries vivantes atténuées (par exemple, l’instillation vésicale de BCG pour le traitement d’un cancer) pourraient entraîner des infections cliniques, y compris des infections disséminées. Il est recommandé de ne pas administrer d’agents infectieux thérapeutiques de façon concomitante avec l’infliximab. Processus auto-immuns La relative déficience du TNFα causée par la thérapie anti-TNF peut provoquer le début d’un processus auto-immun. Si des symptômes évocateurs d’un syndrome lupique « type lupus » se développent chez un patient à la suite du traitement par infliximab et si ce patient présente des anticorps anti-ADN double-brin, un nouveau traitement par infliximab ne doit pas être administré (voir rubrique 4.8). Atteintes neurologiques L’utilisation d’agents inhibiteurs du TNF, y compris l’infliximab, a été associée à des cas de nouvelle poussée ou d’aggravation des symptômes cliniques et/ou des preuves radiographiques d’atteintes démyélinisantes centrales, y compris la sclérose en plaques, et d’atteintes démyélinisantes périphériques, y compris le syndrome de Guillain-Barré. Chez les patients présentant des antécédents ou des manifestations récentes d’atteintes démyélinisantes, le rapport bénéfice/risque d’un traitement par anti-TNF doit être soigneusement évalué avant d’instaurer un traitement par infliximab. L’arrêt de l’infliximab doit être envisagé si ces troubles se manifestent. Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Dans les phases contrôlées des études cliniques menées avec les anti-TNF, il a été observé plus de cas de tumeurs, notamment des lymphomes, parmi les patients ayant reçu un anti-TNF, que chez les patients du groupe contrôle. Au cours des études cliniques de l’infliximab couvrant toutes les indications approuvées, l’incidence des lymphomes chez les patients traités par l’infliximab était plus élevée que celle attendue dans la population générale, mais la fréquence des lymphomes était rare. Après commercialisation, des cas de leucémie ont été rapportés chez des patients traités par anti-TNF. Il existe un risque accru de développer un lymphome ou une leucémie chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde de longue date, hautement active et inflammatoire, ce qui complique l’évaluation du risque. Dans une étude clinique exploratoire évaluant l’utilisation de l’infliximab chez des patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère, plus de tumeurs malignes ont été rapportées chez les patients traités par l’infliximab que chez les patients du groupe contrôle. Tous les patients avaient des antécédents de tabagisme important. Des précautions doivent être prises chez les patients présentant un risque accru de tumeurs du fait d’un tabagisme important. En l’état actuel des connaissances, un risque de développer des lymphomes ou d’autres tumeurs malignes chez les patients traités avec un agent anti-TNF ne peut être écarté (voir rubrique 4.8). Des précautions doivent être prises quand un traitement avec un agent anti-TNF est envisagé chez des patients présentant des antécédents de tumeurs malignes ou lorsqu’on choisit de poursuivre le traitement chez des patients qui développent une tumeur. Des précautions doivent aussi être prises chez les patients atteints de psoriasis et ayant des antécédents médicaux de thérapie immunosuppressive soutenue ou de traitement prolongé par puvathérapie. Bien que l’administration sous-cutanée ne soit pas indiquée chez les enfants de moins de 18 ans, il est à noter que des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF (initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes. Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des

à noter que des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation
chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF
(initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. E
lymphomes.Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des

53

tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer des tumeurs malignes chez les patients traités par anti-TNF ne peut être exclu. Depuis la commercialisation, des cas de lymphomes T hépatospléniques ont été rapportés chez des patients traités par des anti-TNF y compris l’infliximab. Ce type de lymphome T, de survenue rare, se caractérise par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu un traitement par AZA ou 6-MP en association ou juste avant la prise d’un anti-TNF. La grande majorité des cas rapportés avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux étaient des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin. Le risque potentiel de l’association de l’AZA ou 6-MP avec l’infliximab doit être soigneusement considéré. Le risque de développer un lymphome T hépatosplénique chez les patients traités par infliximab ne peut pas être exclu (voir rubrique 4.8). Des mélanomes et des carcinomes à cellules de Merkel ont été rapportés chez les patients traités par des agents anti-TNF, dont l’infliximab (voir rubrique 4.8). Des examens périodiques de la peau sont recommandés, en particulier pour les patients qui ont des facteurs de risque de cancer cutané. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale et utilisant des données des registres nationaux Suédois a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans. Un dépistage régulier doit être réalisé chez les femmes traitées par infliximab, y compris celles âgées de plus de 60 ans. Tous les patients atteints de rectocolite hémorragique ayant un risque élevé de développer une dysplasie ou un carcinome colique (par exemple, les patients avec une rectocolite hémorragique de longue date ou une cholangite sclérosante primitive), ou ayant des antécédents de dysplasie ou de carcinome colique doivent être examinés régulièrement pour dépistage d’une dysplasie avant la mise sous traitement et au cours de l’évolution de leur maladie. Cette évaluation doit comprendre une coloscopie et des biopsies conformément aux recommandations locales. Les données actuelles n’indiquent pas que le traitement par l’infliximab a une influence sur le risque de développement des dysplasies ou d’un cancer du côlon. Du fait qu’il n’a pas été établi qu’un traitement par l’infliximab augmentait le risque de développer un cancer chez les patients avec une dysplasie récemment diagnostiquée traités par l’infliximab, les risques et bénéfices de la poursuite de ce traitement devront être attentivement considérés par le médecin. Insuffisance cardiaque L’infliximab doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque légère (classe I/II de la NYHA). Les patients doivent être étroitement surveillés et le traitement par infliximab ne doit pas être continué chez les patients qui développent de nouveaux symptômes ou une aggravation de leur insuffisance cardiaque (voir rubriques 4.3 et 4.8). Réactions hématologiques Des pancytopénies, des leucopénies, des neutropénies, et des thrombocytopénies ont été rapportées chez les patients recevant des agents anti-TNF, tel que l’infliximab. Tous les patients devront être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de signes et de symptômes évoquant une dyscrasie sanguine (telle que fièvre persistante, ecchymoses, hémorragie, pâleur). L’arrêt du traitement par infliximab doit être considéré chez les patients présentant des anomalies hématologiques significatives confirmées.

54

Autres La longue demi-vie de l’infliximab doit être prise en compte lorsqu’une intervention chirurgicale est prévue. Si un patient nécessite une intervention chirurgicale pendant son traitement par infliximab, il doit être étroitement surveillé vis-à-vis des complications infectieuses et non-infectiseuses, et des mesures appropriées doivent être prises (voir rubrique 4.8).. Dans la maladie de Crohn, l’échec au traitement peut indiquer la présence de sténoses fibreuses fixes pouvant nécessiter un traitement chirurgical. Aucun élément ne suggère que l’infliximab aggrave ou provoque des sténoses fibreuses. Populations particulières Sujets âgés L’incidence des infections graves chez les patients de 65 ans ou plus traités par l’infliximab était plus importante que celle chez les patients de moins de 65 ans. Certaines d’entre elles ont eu une issue fatale. Des précautions particulières au regard du risque infectieux devront être prises chez les personnes âgées (voir rubrique 4.8). Excipients à effet notoire Teneur en sodium et sorbitol Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium » et 45 mg de sorbitol pour 1 mL (dans chaque dose de 120 mg). Teneur en polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par seringue préremplie/stylo prérempli, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée. Chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde, un rhumatisme psoriasique ou la maladie de Crohn, il existe des données qui indiquent que l’utilisation concomitante du méthotrexate ou d’autres immunosuppresseurs réduit la formation d’anticorps anti-infliximab et augmente les concentrations plasmatiques de l’infliximab. Cependant, les résultats sont incertains en raison des limites des méthodes utilisées pour les analyses sériques de l’infliximab et des anticorps anti-infliximab. Les corticoïdes ne semblent pas affecter les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab d’une façon cliniquement significative. L’association de l’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab, dont l’anakinra et l’abatacept n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des vaccins vivants avec infliximab. Il est également recommandé de ne pas administrer des vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.4).

55

L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubriques 4.4 et 4.6). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des agents infectieux thérapeutiques avec l’infliximab (voir rubrique 4.4).

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Les femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge de procréer doivent envisager l’utilisation d’une contraception appropriée afin de prévenir toute grossesse et poursuivre son utilisation pendant au moins 6 mois après le dernier traitement par infliximab. Grossesse Le nombre modéré de grossesses sous infliximab recueillies prospectivement ayant abouti à un nouveau-né vivant et dont l’issue est connue, comprenant environ 1100 grossesses exposées au cours du premier trimestre, n’a pas révélé d’augmentation du taux de malformations chez le nouveau-né. Basé sur une étude observationnelle d’Europe du Nord, un risque accru (OR, IC à 95% ; valeur de p) de césariennes (1,50, 1,14-1,96 ; p = 0,0032), de naissances prématurées (1,48, 1,05-2,09; p = 0,024), d’enfants nés de petites tailles pour l’âge gestationnel (2,79, 1,54-5,04 ; p = 0,0007), et de faible poids à la naissance (2,03, 1,41-2,94; p = 0,0002) a été observé chez les femmes exposées à l’infliximab pendant la grossesse (270 grossesses, avec ou sans immunomodulateurs/corticoïdes) par rapport aux femmes exposées uniquement aux immunomodulateurs et /ou aux corticoïdes (6 460 grossesses). La contribution potentielle de l’exposition à l’infliximab et/ou de la sévérité de la maladie sous-jacente dans ces résultats demeure incertaine. En raison de son inhibition du TNFα, l’infliximab administré pendant la grossesse pourrait affecter les réponses immunitaires normales du nouveau-né. Aucune preuve de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité n’a été rapportée lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris utilisant un anticorps analogue qui inhibe de façon sélective l’activité fonctionnelle du TNFα de la souris (voir rubrique 5.3). L’expérience clinique disponible est limitée. L’infliximab ne doit être administré pendant la grossesse qu’en cas de réelle nécessité. L’infliximab traverse la barrière placentaire et a été détecté dans le sérum de nourrissons jusqu’à 12 mois après la naissance. Après une exposition in utero à l’infliximab, les nourrissons peuvent présenter un risque accru d’infections, y compris des infections disséminées graves qui peuvent devenir fatales. Il n’est pas recommandé d’administrer de vaccins vivants (tel que le vaccin BCG) aux nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance (voir rubriques 4.4 et 4.5). Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson. Des cas d’agranulocytose ont également été rapportés (voir rubrique 4.8). Allaitement Des données limitées publiées dans la littérature indiquent que l’infliximab a été détecté à de faibles niveaux dans le lait maternel à des concentrations allant jusqu’à 5 % du niveau sérique maternel. L’infliximab a également été détecté dans le sérum du nourrisson après exposition à l’infliximab via le lait maternel. Alors que l’exposition systémique chez un nourrisson allaité devrait être faible car l’infliximab est largement dégradé dans le tractus gastro-intestinal, l’administration de vaccins vivants à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les

56

taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables. Alors, l’infliximab peut être envisagé pendant l’allaitement.. Fertilité Les données précliniques sont insuffisantes pour établir des conclusions sur les effets de l’infliximab sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction (voir rubrique 5.3).

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Remsima peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des étourdissements peuvent se produire suite à l’administration de l’infliximab (voir rubrique 4.8).

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance Les infections des voies respiratoires hautes étaient l’effet indésirable (EI) le plus fréquent lors des études cliniques portant sur l’infliximab, survenant chez 25,3 % des patients traités par infliximab contre 16,5 % des patients du groupe contrôle. Les effets indésirables les plus graves, associés à l’utilisation des anti-TNF, rapportés avec l’infliximab, étaient une réactivation de l’hépatite B, une insuffisance cardiaque congestive (ICC), des infections graves (incluant sepsis, infections opportunistes et tuberculose), des réactions sériques (réactions d’hypersensibilité retardée), des réactions hématologiques, un lupus érythémateux disséminé/ syndrome lupique, des troubles démyélinisants, des troubles hépato-biliaires, un lymphome, lymphome T hépatosplénique, une leucémie, un carcinome à cellules de Merkel, un mélanome, une sarcoïdose/réaction de type sarcoïdosique et, un abcès intestinal ou périanal (dans la maladie de Crohn) et des réactions graves à la perfusion (voir rubrique 4.4). Le profil de sécurité de la formulation sous-cutanée de Remsima chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active (évalué, respectivement, chez 168 et 175 patients pour le groupe infliximab sous-cutané et le groupe infliximab intraveineux), de la maladie de Crohn active (évalué, respectivement chez 297, 38 et 105 patients pour le groupe infliximab sous-cutané, le groupe infliximab intraveineux et le groupe placebo) et de rectocolite hémorragique (évalué, respectivement chez 334, 40 et 140 patients pour le groupe infliximab sous-cutané, le groupe infliximab intraveineux et le groupe placebo), était globalement similaire au profil de sécurité de la formulation intraveineuse. Liste sous forme de tableau des effets indésirables Le tableau 1 liste les EI basés sur l’expérience des études cliniques ainsi que les effets indésirables, dont certains ayant eu une issue fatale, rapportés depuis la commercialisation. Dans les études cliniques, au sein des classes de systèmes d’organes, les effets indésirables ont été listés par fréquence en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

57

Tableau 1 Effets indésirables lors des études cliniques et depuis la commercialisation de l’infliximab Infections et infestations

Très fréquent : Infection virale (telles que grippe, infection par le virus de l’herpès, COVID-19*). Fréquent : Infections bactériennes (telles que sepsis, cellulite, abcès) Peu fréquent : Tuberculose, infections fongiques (par exemple candidose, onychomycose). Rare :

Méningite, infections opportunistes (telles qu’infections fongiques invasives [pneumocystose, histoplasmose, aspergillose, coccidioïdomycose, cryptococcose, blastomycose], infections bactériennes [mycobactérie atypique, listériose, salmonellose], et infections virales [cytomégalovirus]), infections parasitaires, réactivation de l’hépatite B. Indéterminé : Infection survenant suite à l’administration d’un vaccin vivant (après exposition in utero à l’infliximab)** Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

Rare :

Lymphome, lymphome non hodgkinien, maladie de Hodgkin, leucémie, mélanome, cancer du col de l’utérus. Fréquence indéterminée :

Lymphome T hépatosplénique (principalement chez les adolescents et jeunes adultes de sexe masculin atteints de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique), carcinome à cellules de Merkel, Sarcome de Kaposi. Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent : Neutropénie, leucopénie, anémie, lymphadénopathie. Peu fréquent : Thrombocytopénie, lymphopénie, lymphocytose.

Rare : Agranulocytose (y compris chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab), purpura thrombopénique thrombotique, pancytopénie, anémie hémolytique, purpura thrombopénique idiopathique. Affections du système immunitaire

Fréquent : Réactions allergiques du système respiratoire. Peu fréquent :

Réaction anaphylactique, syndrome lupique, maladie sérique ou réaction de type maladie sérique. Rare : Choc anaphylactique, vascularite, réaction sarcoïdosique. Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent : Dyslipidémie. Affections psychiatriques

Fréquent : Dépression, insomnie. Peu fréquent : Amnésie, agitation, confusion, somnolence, nervosité. Rare : Apathie. Affections du système nerveux

Très fréquent : Céphalée. Fréquent : Vertiges, étourdissement, hypoesthésie, paresthésie. Peu fréquent : Convulsion, neuropathie. Rare : Myélite transverse, atteintes démyélinisants centrales (telles que maladie de type sclérose en plaques et névrite optique), atteintes démyélinisantes périphériques (telles que syndrome de Guillain-Barré, polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique et neuropathie motrice multifocale). Indéterminé : Accidents vasculaires cérébraux en association temporelle étroite avec les perfusions. Affections oculaires

Fréquent : Conjonctivite. Peu fréquent : Kératite, œdème périorbital, orgelet. Rare : Endophtalmie. Fréquence indéterminée :

Perte transitoire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion.

58

Affections cardiaques

Fréquent : Tachycardie, palpitation. Peu fréquent : Insuffisance cardiaque (apparition ou aggravation), arythmie, syncope, bradycardie. Rare : Cyanose, épanchement péricardique. Fréquence indéterminée :

Ischémie myocardique/infarctus du myocarde

Affections vasculaires

Fréquent : Hypotension, hypertension, ecchymoses, bouffées de chaleur, bouffées vasomotrices. Peu fréquent : Ischémie périphérique, thrombophlébite, hématome Rare : Insuffisance circulatoire, pétéchie, vasospame. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent : Infection des voies respiratoires hautes, sinusites. Fréquent : Infection des voies respiratoires basses (telle que bronchite, pneumonie), dyspnée, épistaxis. Peu fréquent : Œdème pulmonaire, bronchospasme, pleurésie, épanchement pleural. Rare : Pneumopathie interstitielle (incluant une maladie rapidement progressive, une fibrose pulmonaire et une pneumopathie). Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Douleur abdominale, nausée. Fréquent : Hémorragie gastro-intestinale, diarrhée, dyspepsie, reflux gastro-oesophagien, constipation. Peu fréquent : Perforation intestinale, sténose intestinale, diverticulite, pancréatite, chéilite. Affections hépatobiliaires

Fréquent : Fonction hépatique anormale, transaminases élevées. Peu fréquent : Hépatite, lésions hépatocellulaires, cholécystite. Rare : Hépatite auto-immune, jaunisse. Fréquence indéterminée :

Insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Apparition nouvelle ou aggravation de psoriasis, y compris atteinte pustuleuse de psoriasis (essentiellement palmo-plantaire), urticaire, rash, prurit, hypersudation, sécheresse cutanée, dermatite fongique, eczéma, alopécie. Peu fréquent : Eruption bulleuse, séborrhée, rosacée, papillome de la peau, hyperkératose, pigmentation anormale de la peau. Rare : Indéterminé :

Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, furonculose, dermatose bulleuse à IgA linéaire (DBAL), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réactions lichénoïdes. Aggravation des symptômes de dermatomyosite. Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : Arthralgie, myalgie, dorsalgie. Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : Infection du tractus urinaire. Peu fréquent : Pyélonéphrite. Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : Vaginite. Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Très fréquent : Réactions liées à la perfusion, douleur. Fréquent : Douleur thoracique, fatigue, fièvre, réactions au site d’injection, frissons, œdème. Peu fréquent : Mauvaise cicatrisation. Rare : Lésions granulomateuses.

59

Investigations

Peu fréquent : Auto-anticorps positifs, prise de poids1. Rare : Anomalies des fractions du complément. Lésions, intoxications et complications d’interventions

Indéterminé : Complications après une intervention (y compris les complications infectieuses et non infectieuses) * La COVID-19 a été observée avec l’administration par voie sous-cutanée de Remsima. **y compris la tuberculose bovine (infection disséminée par le BCG), voir rubrique 4.4 1 Au 12e mois de la période contrôlée des essais cliniques chez l’adulte dans toutes les indications, la prise de poids médiane était de 3,50 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo. La prise de poids médiane dans les indications des maladies inflammatoires de l’intestin était de 4,14 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo et la prise de poids médiane dans les indications en rhumatologie était de 3,40 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo. Description de certaines réactions indésirables au médicament Réaction systémique à l’injection et réaction localisée au niveau du site d’injection chez le patient adulte recevant la formulation sous-cutanée de Remsima Le profil de sécurité de la formulation sous-cutanée de Remsima en association avec du méthotrexate a été évalué au cours d’une étude de phase I/III en groupes parallèles chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active. La population de sécurité comportait 168 patients au sein du groupe Remsima sous-cutané et 175 patients au sein du groupe Remsima intraveineux. Pour de plus amples informations sur l’étude, veuillez consulter la rubrique 5.1. Le taux d’incidence des réactions systémiques à l’injection (ex. éruption cutanée, prurit, rougeur ou œdème) était de 1,2 patient pour 100 années-patient au sein du groupe Remsima sous-cutané (à partir de la semaine 6) et de 2,1 patients pour 100 années-patient au sein du groupe Remsima intraveineux avec passage à l’administration sous-cutanée de Remsima (à partir de la semaine 30). Toutes les réactions systémiques à l’injection étaient légères à modérées. Le taux d’incidence des réactions localisées au niveau du site d’injection (ex. érythème au niveau du site d’injection, douleur, prurit ou gonflement) était de 17,6 patients pour 100 années-patient au sein du groupe Remsima sous-cutané (à partir de la semaine 6) et de 21,4 patients pour 100 années-patient chez ceux qui sont passés à l’administration sous-cutanée de Remsima (à partir de la semaine 30). La plupart de ces réactions étaient légères à modérées et ont disparu spontanément sans traitement, en un jour. Dans l’analyse intégrée incluant une étude de phase I menée chez des patients présentant une maladie de Crohn active et une rectocolite hémorragique active, une étude de phase III menée chez des patients atteints de maladie de Crohn active et une étude de phase III menée chez des patients atteints de rectocolite hémorragique active, la population de sécurité comportait 631 patients dans le groupe Remsima sous-cutané (297 patients atteints de maladie de Crohn active et 334 patients atteints de rectocolite hémorragique active) et 245 patients dans le groupe placebo (105 patients atteints de maladie de Crohn active et 140 patients atteints de rectocolite hémorragique active). Pour de plus amples informations sur l’étude, veuillez consulter la rubrique 5.1. Le taux d’incidence des réactions systémiques à l’injection (ex. nausées et étourdissements) était de 3,56 patients par 100 années-patient au sein du groupe Remsima sous-cutané. Le taux d’incidence des réactions localisées au niveau du site d’injection (ex. érythème au niveau du site d’injection, douleur, prurit, ecchymose) était de 8,68 patients pour 100 années-patient au sein du groupe Remsima sous-cutané. La plupart de ces réactions étaient légères à modérées et la plupart ont disparu spontanément sans aucun traitement, sous quelques jours. Depuis la commercialisation, des cas de réactions de type anaphylactiques, comprenant œdèmes laryngés/pharyngés et bronchospasmes sévères, et des convulsions ont été associés à l’administration de l’infliximab intraveineux (voir rubrique 4.4). Des cas de perte transitoire de la vue survenant

60

pendant ou au cours des deux heures suivant la perfusion de l’infliximab ont été rapportés. Des événements (dont certains mortels) d'ischémie myocardique/infarctus et d'arythmie ont été rapportés, certains en association temporelle étroite avec la perfusion d'infliximab; des accidents vasculaires cérébraux ont également été rapportés en association temporelle étroite avec la perfusion d’infliximab. Hypersensibilité retardée Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée étaient peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an. Lors des études dans le psoriasis avec l’infliximab intraveineux, des réactions d’hypersensibilité retardée sont survenues précocement au cours du traitement. Les signes et symptômes comprenaient une myalgie et/ou une arthralgie accompagnée de fièvre et/ou rash, avec quelques patients qui ont connu un prurit, un œdème facial, un œdème des mains ou des lèvres, une dysphagie, une urticaire, un mal de gorge et une céphalée. Il n’y a pas suffisamment de données sur l’incidence des réactions d’hypersensibilité retardée après des intervalles sans infliximab de plus de 1 an, mais des données limitées d’études cliniques suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un accroissement de l’intervalle sans infliximab (voir rubrique 4.4). Lors d’une étude clinique sur une période de 1 an dans laquelle des patients atteints de la maladie de Crohn étaient traités par des perfusions répétées d’infliximab IV (étude ACCENT I), l’incidence des réactions de type maladie sérique était de 2,4 %. Immunogénicité Formulation intraveineuse Les patients qui ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab étaient plus susceptibles (environ 2-3 fois) de développer des réactions liées à la perfusion. Il s’est avéré que l’utilisation concomitante d’agents immunosuppresseurs a réduit la fréquence des réactions liées à la perfusion. Lors des études cliniques mettant en jeu des doses uniques et multiples d’infliximab comprises entre 1 et 20 mg/kg, les anticorps dirigés contre l’infliximab ont été détectés chez 14 % des patients sous traitement immunosuppresseur, et chez 24 % des patients sans traitement immunosuppresseur. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant les doses répétées recommandées en association avec le méthotrexate, 8 % des patients présentaient des anticorps dirigés contre l’infliximab. Chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique qui ont reçu 5 mg/kg avec ou sans méthotrexate, des anticorps sont apparus en tout chez 15 % des patients (des anticorps sont apparus chez 4 % des patients ayant reçu du méthotrexate et chez 26 % des patients n’ayant pas reçu de méthotrexate à l’inclusion). Chez les patients atteints de la maladie de Crohn qui ont suivi un traitement d’entretien, des anticorps anti-infliximab sont survenus chez 3,3 % des patients sous traitement immunosuppresseur et chez 13,3 % des patients sans traitement immunosuppresseur. L’incidence des anticorps s’est révélée 2-3 fois supérieure chez les patients traités épisodiquement. En raison des limites méthodologiques, un résultat de dosage négatif n’exclut pas la présence d’anticorps dirigés contre l’infliximab. Certains patients qui développent de grandes quantités d’anticorps dirigés contre l’infliximab présentent des preuves d’efficacité diminuée. Chez les patients atteints de psoriasis traités par l’infliximab en traitement d’entretien sans immunomodulateurs concomitants, environ 28 % ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab (voir rubrique 4.4 : « Réaction systémique à l’injection/réaction localisée au niveau du site d’injection/hypersensibilité »). Étant donné que les analyses d’immunogénicité sont spécifiques au dosage, une comparaison de l’incidence d’anticorps anti-infliximab rapportée dans cette rubrique avec l’incidence d’anticorps provenant d’autres études peut être trompeuse. Formulation sous-cutanée Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde sous traitement d’entretien, l’incidence des anticorps anti-infliximab suite à l’administration sous-cutanée d’infliximab ne s’est pas avérée

61

supérieure à celle de l’infliximab intraveineux et les anticorps anti-infliximab n’ont pas eu d’impact significatif sur l’efficacité (déterminée par le score d’activité de la maladie au niveau de 28 articulations [DAS28], les 20 critères de l’American College of Rheumatology [ACR20]) ainsi que le profil de sécurité. Chez les patients atteints de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique sous traitement d’entretien, l’incidence des anticorps anti-infliximab n’était pas supérieure chez les patients ayant reçu l’infliximab sous-cutané par comparaison à ceux ayant reçu l’infliximab intraveineux. Chez les patients atteints de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique, il y avait une corrélation entre la perte de réponse et les anticorps anti-infliximab, tandis que les anticorps anti-infliximab n’ont eu aucun impact significatif sur le profil de sécurité. Infections Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose (voir rubrique 4.4). Lors des études cliniques, 36 % des patients sous infliximab ont été traités pour des infections contre 25 % des patients sous placebo. Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence d’infections sévères incluant une pneumonie était plus élevée dans le groupe de patients traités par l’infliximab plus méthotrexate que dans celui traité par méthotrexate seul, notamment aux doses de 6 mg/kg ou plus (voir rubrique 4.4). Dans les notifications spontanées recueillies depuis la commercialisation, les cas d’infections sont les effets indésirables graves les plus fréquents. Certains cas ont eu une issue fatale. Près de 50 % des décès rapportés étaient associés aux infections. Des cas de tuberculose, parfois fatals, comprenant des tuberculoses miliaires et des tuberculoses avec localisation extra-pulmonaire ont été rapportés (voir rubrique 4.4). Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Lors des études cliniques avec infliximab dans lesquelles 5 780 patients ont été traités, soit 5 494 années-patients, 5 cas de lymphomes et 26 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été détectés versus aucun lymphome et 1 tumeur non lymphomateuse chez les 1 600 patients traités par le placebo soit 941 années patients. Lors du suivi à long terme sur 5 ans des études cliniques avec infliximab, soit 6 234 années-patients (3 210 patients), 5 cas de lymphomes et 38 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été rapportés. Des cas de tumeurs malignes, y compris des lymphomes, ont aussi été rapportés dans le cadre de la pharmacovigilance (voir rubrique 4.4). Dans une étude clinique exploratoire impliquant des patients atteints d’une BPCO modérée à sévère qui étaient soit d’actuels fumeurs soit d’ex-fumeurs, 157 patients adultes ont été traités par l’infliximab à des doses similaires à celles utilisées dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. Neuf de ces patients ont développé des pathologies malignes, incluant 1 lymphome. La durée médiane de suivi était de 0,8 an (incidence 5,7 % [IC à 95 % : 2,65 %-10,6 %]. Il a été rapporté une pathologie maligne parmi 77 patients du groupe contrôle (durée médiane du suivi 0,8 an ; incidence 1,3 % [IC à 95 % : 0,03 %-7,0 %]). La majorité des tumeurs malignes se sont développées dans le poumon ou la zone de la tête et du cou. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées

62

par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans (voir rubrique 4.4). De plus, depuis la commercialisation, des cas de lymphome T hépatosplénique ont été rapportés chez des patients traités par l’infliximab, une grande majorité de ces cas survenant dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux chez des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin (voir rubrique 4.4). Insuffisance cardiaque Dans une étude de Phase II évaluant l’ICC, une mortalité plus élevée due à l’aggravation de l’insuffisance cardiaque a été constatée chez les patients traités par l’infliximab, notamment chez ceux traités par la dose la plus élevée de 10 mg/kg (c’est-à-dire deux fois la dose maximale recommandée). Dans cette étude, 150 patients atteints d’ICC de classe III-IV selon NYHA (fraction d’éjection ventriculaire gauche ≤ 35 %) ont été traités par 3 perfusions d’infliximab à 5 mg/kg, 10 mg/kg, ou par du placebo pendant plus de 6 semaines. A la 38ème semaine, 9 des 101 patients traités par l’infliximab (2 à 5 mg/kg et 7 à 10 mg/kg) sont décédés, contre 1 sur 49 dans le groupe placebo. Au cours de la surveillance post-commercialisation, des cas d’aggravation d’insuffisance cardiaque ont été rapportés chez des patients sous infliximab, avec ou sans facteurs de risque identifiables. Des cas de nouvelle survenue d’insuffisance cardiaque chez des patients sans antécédent cardiovasculaire ont également été rapportés au cours de cette surveillance. Certains de ces patients étaient âgés de moins de 50 ans. Atteintes hépato-biliaires Lors des études cliniques, des élévations légères ou modérées des ALAT et ASAT ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab, sans progression vers une atteinte hépatique sévère. Des élévations d’ALAT ≥ 5 x limite normale supérieure (LNS) ont été observées (voir tableau 2). Des élévations d’aminotransférases ont été observées (ALAT plus que ASAT) chez une plus grande proportion de patients ayant reçu l’infliximab que ceux des groupes de contrôle, qu’ils aient été traités par l’infliximab en monothérapie ou en association avec d’autres agents immunosuppresseurs. La plupart des valeurs anormales d’aminotransférases étaient transitoires ; cependant, un petit nombre de patients ont connu des élévations plus prolongées. En général, les patients qui développaient des élévations des ALAT et ASAT étaient asymptomatiques, et les valeurs anormales diminuaient ou revenaient à la normale qu’ils continuaient le traitement par l’infliximab, l’arrêtaient ou qu’on leur changeait leur traitement concomitant. Durant la surveillance depuis la commercialisation, des cas de jaunisse et d’hépatites, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été rapportés chez des patients sous infliximab (voir rubrique 4.4).

Tableau 2 Proportion de patients avec une activité des ALAT augmentée lors des études cliniques portant

sur l’administration intraveineuse de l’infliximab Indication Nombre de

IndicationNombre de patients3Période de suivi médiane (sem)4≥ 3 x LNS≥ 5 x LNS
placeb oinflixima bplaceboinflixima bplaceboinflixima bplaceboinflixima b
Polyarthrite rhumatoïde13751 08758,158,33,2 %3,9 %0,8 %0,9 %
Maladie de Crohn23241 03453,754,02,2 %4,9 %0,0 %1,5 %
Rectocolite hémorragiqu e24248230,130,81,2 %2,5 %0,4 %0,6 %
Spondylarthr ite ankylosante7627524,1101,90,0 %9,5 %0,0 %3,6 %

63

IndicationNombre de patients3Période de suivi médiane (sem)4≥ 3 x LNS≥ 5 x LNS
placeb oinflixima bplaceboinflixima bplaceboinflixima bplaceboinflixima b
Rhumatisme psoriasique9819118,139,10,0 %6,8 %0,0 %2,1 %
Psoriasis en plaques2811 17516,150,10,4 %7,7 %0,0 %3,4 %

1 Les patients sous placebo ont reçu du méthotrexate alors que les patients sous Remsima ont reçu en même temps de l’infliximab et du méthotrexate. 2 Les patients sous placebo dans les 2 études de phase III dans la maladie de Crohn, ACCENT I et ACCENT II, ont reçu une dose initiale de 5 mg/kg d’infliximab au début de l’étude, puis ont reçu du placebo durant la phase d’entretien. Les patients randomisés dans le groupe d’entretien par placebo et par la suite transférés dans le groupe infliximab ont été inclus dans le groupe infliximab pour l’analyse des ALAT. Dans l’étude SONIC de phase IIIb menée chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les patients du groupe placebo ont reçu 2,5 mg/kg/jour d’azathioprine comme traitement de contrôle actif en plus des perfusions de placebo d’infliximab. 3 Nombre de patients évalués pour les ALAT. 4 La période de suivi médiane repose sur le nombre de patients traités. Anticorps antinucléaires (AAN)/anticorps anti-ADN double-brin (dbADN) Lors des études cliniques, environ la moitié des patients traités par infliximab qui étaient AAN négatifs avant le traitement, ont développé des AAN pendant l’étude, contre environ un cinquième des patients traités par placebo. Des anticorps anti-dbADN ont été détectés chez environ 17 % des patients traités par infliximab contre 0 % des patients traités par placebo. A la dernière évaluation, 57 % des patients traités par infliximab sont restés anti-dbADN positifs. Les cas de lupus et de syndromes type lupus restent cependant peu fréquents (voir rubrique 4.4). Autres populations particulières Sujets âgés Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence des infections graves était plus importante chez les patients de 65 ans et plus traités par infliximab plus méthotrexate (11,3 %) que celle chez les patients de moins de 65 ans (4,6 %). Chez les patients traités par méthotrexate seul, l’incidence des infections graves était de 5,2 % chez les patients de 65 ans et plus, comparée à 2,7 % chez les patients de moins de 65 ans (voir rubrique 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Des doses intraveineuses uniques allant jusqu’à 20 mg/kg ont été administrées sans effets toxiques, et des doses répétées de Remsima en formulation sous-cutanée allant jusqu’à 240 mg ont été administrées sans effets toxiques. Il n’existe pas de traitement particulier en cas de surdosage de Remsima. En cas de surdosage, le patient doit faire l’objet d’un traitement symptomatique, et des mesures de soutien doivent être mises en place, au besoin.

64

5. PROPRIÉ TÉ S PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, inhibiteurs du Facteur Nécrosant des Tumeurs alpha (TNFα), code ATC : L04AB02 Remsima est un médicament biosimilaire. Des informations détaillées sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu. Mécanisme d’action L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/souris qui se lie avec une grande affinité à la fois aux formes solubles et transmembranaires du TNFα mais pas à la lymphotoxine α (TNF). Effets pharmacodynamiques L’infliximab inhibe l’activité fonctionnelle du TNFα dans une grande variété de tests biologiques in vitro. L’infliximab a prévenu la maladie chez les souris transgéniques qui développent une polyarthrite à la suite de l’expression de TNFα humain et lorsqu’il a été administré après l’apparition de la maladie, il a permis aux articulations lésées de cicatriser. In vivo, l’infliximab forme rapidement des complexes stables avec le TNFα humain, processus qui équivaut à la perte de bioactivité du TNFα. Des concentrations élevées en TNFα ont été trouvées dans les articulations des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde et celles-ci sont corrélées à une activité élevée de la maladie. Dans la polyarthrite rhumatoïde, le traitement par infliximab diminue l’infiltration de cellules inflammatoires dans les parties inflammatoires de l’articulation ainsi que l’expression des molécules d’adhésion cellulaires, la chimio-attraction et la dégradation tissulaire. Après traitement par infliximab, les patients ont présenté des taux sériques diminués d’interleukine 6 (IL-6) et de protéine C réactive (CRP), et des taux augmentés d’hémoglobine chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui avaient une hémoglobinémie réduite, par rapport aux valeurs de base. Par ailleurs, il n’y a pas eu de diminution du taux circulant de lymphocytes, ni de la réponse proliférative à une stimulation mitogénique in vitro par comparaison aux cellules des patients non traités. Chez les patients atteints de psoriasis, le traitement par infliximab a conduit à une diminution de l’inflammation de l’épiderme et à une normalisation de la différenciation des kératinocytes des plaques de psoriasis. Dans le rhumatisme psoriasique, un traitement à court terme par l’infliximab a réduit le nombre de cellules T et de vaisseaux sanguins dans le synovium et la peau psoriasique. L’examen histologique des biopsies coliques, obtenues avant et 4 semaines après administration d’infliximab, a révélé une importante réduction du TNFα décelable. Le traitement par infliximab des patients atteints de la maladie de Crohn était également accompagné d’une réduction importante du marqueur sérique de l’inflammation généralement élevé, la CRP. Les numérations leucocytaires périphériques totales n’ont été que peu affectées chez les patients traités par infliximab, bien que des modifications du nombre de lymphocytes, monocytes et neutrophiles se rapprochant des valeurs normales aient été observées. La numération des mononucléaires du sang périphérique (PBMC) des patients traités par infliximab a révélé une réponse proliférative stable aux stimuli par rapport à des patients non traités, et aucune altération importante de la production de cytokines par les mononucléaires (PBMC) n’a été observée à la suite du traitement par infliximab. D’après l’analyse des mononucléaires de la lamina propria obtenue par biopsie de la muqueuse intestinale, le traitement par infliximab entraîne une réduction du nombre de cellules capables d’exprimer le TNFα et l’interféron-γ. Des études histologiques complémentaires ont montré que le traitement par infliximab réduisait l’infiltration des cellules inflammatoires dans les zones atteintes de l’intestin ainsi que la présence de marqueurs d’inflammation sur ces sites. Les études endoscopiques sur la muqueuse intestinale ont démontré une cicatrisation des muqueuses chez les patients traités par infliximab.

65

Efficacité et sécurité cliniques Polyarthrite rhumatoïde chez l’adulte Formulation intraveineuse L’efficacité de l’infliximab en formulation intraveineuse a été évaluée lors de deux études cliniques pivot, multicentriques, randomisées, en double aveugle : ATTRACT et ASPIRE. Dans les deux études, l’utilisation concomitante de doses stables d’acide folique, de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) était permise. Les critères d’évaluation principaux étaient la réduction des signes et symptômes évaluée selon les critères ACR (ACR20 dans ATTRACT, landmark ACR-N pour ASPIRE), la prévention de la destruction articulaire et l’amélioration des capacités fonctionnelles. Une réduction des signes et symptômes était définie comme au moins équivalente à une amélioration de 20 % (ACR20) du nombre d’articulations enflées et douloureuses, et de 3 des 5 critères suivants : (1) évaluation globale par le médecin, (2) évaluation globale par le patient, (3) mesure de la capacité fonctionnelle, (4) échelle visuelle analogique de la douleur et (5) vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de la protéine C réactive. L’ACR-N utilise les mêmes critères que l’ACR20, calculé en prenant le plus faible pourcentage d’amélioration dans le nombre d’articulations enflées, d’articulations douloureuses et la valeur médiane des 5 composants restants de la réponse ACR. La destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) des mains et des pieds était mesurée par l’évolution par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijde (0-440). Le Health Assessment Questionnaire (HAQ ; échelle 0-3) était utilisé pour mesurer les variations moyennes des capacités fonctionnelles par rapport aux valeurs initiales. L’étude ATTRACT a évalué les réponses aux semaines 30, 54 et 102 dans le cadre d’une étude contrôlée versus placebo chez 428 patients présentant une polyarthrite rhumatoïde active malgré un traitement par méthotrexate. Environ 50 % des patients présentaient une capacité fonctionnelle de classe III. Les patients recevaient soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 10 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 4 ou 8 semaines. Tous les patients recevaient des doses stables de méthotrexate (médiane de 15 mg/semaine) pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant l’étude. Les résultats à la semaine 54 (ACR20, score total de Sharp modifié par van der Heijde et HAQ) sont présentés dans le Tableau 3. De meilleures réponses cliniques (ACR50 et ACR70) ont été observées dans tous les groupes traités par l’infliximab aux semaines 30 et 54 par rapport au méthotrexate seul. Une réduction de la vitesse de progression de la destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) a été observée dans tous les groupes traités par l’infliximab à la semaine 54 (Tableau 3). Les effets observés à la semaine 54 ont été maintenus jusqu’à la semaine 102. En raison d’un certain nombre de sorties d’étude, l’importance de la différence des effets observés dans les groupes traités avec l’infliximab par rapport au méthotrexate seul ne peut pas être définie.

Tableau 3 Effets sur l’ACR20, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ATTRACT

infliximabb Placeboa 3 mg/kg /8 sem

3 mg/kg /4 sem

10 mg/kg /8 sem

10 mg/kg /4 sem

Tous groupes infliximab confondusb Patients avec réponse ACR20/ patients évalués (%)c

15/88 (17 %)

36/86 (42 %)

41/86 (48 %)

51/87 (59 %)

48/81 (59 %)

176/340 (52 %)

66

infliximabb Placeboa 3 mg/kg /8 sem

3 mg/kg /4 sem

10 mg/kg /8 sem

10 mg/kg /4 sem

Tous groupes infliximab confondusb Score totald (score de Sharp modifié par van der Heijde) Variation par rapport aux valeurs initiales (Moyenne ± ETc)

7,0 ± 10,3 1,3 ± 6,0 1,6 ± 8,5 0,2 ± 3,6 - 0,7 ± 3,8 0,6 ± 5,9

Médianec (Intervalle interquartile)

4,0 (0,5 ; 9,7)

0,5 (- 1,5 ; 3,0)

0,1 (- 2,5 ; 3,0)

0,5 (- 1,5 ; 2,0)

- 0,5 (- 3,0 ; 1,5)

0,0 (- 1,8 ; 2,0) Patients sans détérioration/patients évalués (%)c

13/64 (20 %)

34/71 (48 %)

35/71 (49 %)

37/77 (48 %)

44/66 (67 %)

150/285 (53 %)

Variations de l’HAQ par rapport aux valeurs initialese (patients évalués)

87 86 85 87 81 339

Moyenne ± ETc 0,2 ± 0,3 0,4 ± 0,3 0,5 ± 0,4 0,5 ± 0,5 0,4 ± 0,4 0,4 ± 0,4

a placebo = Tous les patients présentaient une PR active malgré un traitement avec des doses stables

de méthotrexate pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant toute l’étude. L’utilisation concomitante de doses stables de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou d’AINS était permise, et une supplémentation en acide folique était administrée. b toutes doses d’infliximab confondues administrées en association avec le méthotrexate et l’acide

folique et pour certains avec des corticoïdes et/ou des AINS. c p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs. Placebo. d plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. e HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est

importante.

L’étude ASPIRE a évalué les réponses à la semaine 54 chez 1 004 patients naïfs au méthotrexate présentant une polyarthrite rhumatoïde active dans sa forme débutante (durée de la maladie ≤ 3 ans, durée médiane de 0,6 ans) active (nombre médian d’articulations enflées et douloureuses respectivement de 19 et 31). Tous les patients ont reçu du méthotrexate (optimisé à 20 mg/semaine à la semaine 8) et, soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 6 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2, et 6 puis toutes les 8 semaines. Les résultats à la semaine 54 sont présentés dans le Tableau 4. Après 54 semaines de traitement, comparées au méthotrexate seul, toutes les doses d’infliximab + méthotrexate ont conduit à une meilleure amélioration statistiquement significative des signes et symptômes mesurée par la proportion de patients qui ont obtenu des réponses ACR20, 50 et 70. Dans ASPIRE, plus de 90 % des patients ont eu au moins 2 radiographies interprétables. Un ralentissement du taux de progression des dommages structuraux a été observé aux semaines 30 et 54 dans les groupes de traitement infliximab + méthotrexate, comparé au méthotrexate seul.

67

Tableau 4 Effets sur l’ACRn, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ASPIRE

infliximab + MTX Placebo + MTX 3 mg/kg 6 mg/kg Combiné Patients randomisés 282 359 363 722 Amélioration de l’ACR en pourcentage Moyenne ± ETa 24,8 ± 59,7 37,3 ± 52,8 42,0 ± 47,3 39,6 ± 50,1 Variations par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijdeb Moyenne ± ETa 3,70 ± 9,61 0,42 ± 5,82 0,51 ± 5,55 0,46 ± 5,68 Médiane 0,43 0,00 0,00 0,00 Amélioration de l’HAQ par rapport aux valeurs initiales, sur la période allant de la semaine 30 à 54c Moyenne ± ETd 0,68 ± 0,63 0,80 ± 0,65 0,88 ± 0,65 0,84 ± 0,65 a p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs placebo. b plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. c HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est importante. d p = 0,030 et < 0,001 pour les groupes de traitement 3 mg/kg et 6 mg/kg respectivement vs.

placebo + MTX Les données soutenant l’ajustement posologique dans la polyarthrite rhumatoïde proviennent des études ATTRACT, ASPIRE et START. START était une étude de tolérance randomisée, multicentrique, en double aveugle, avec 3 bras, sur des groupes parallèles. Dans l’un des bras de l’étude (groupe 2, n = 329), les patients qui avaient une réponse inadéquate étaient autorisés à des ajustements de dose par paliers de 1,5 mg/kg, à partir de 3 jusqu’à 9 mg/kg. La majorité (67 %) de ces patients n’ont pas nécessité d’ajustement de dose. Parmi les patients qui ont nécessité un ajustement de dose, 80 % ont obtenu une réponse clinique et la majorité d’entre eux (64 %) n’ont eu besoin que d’un ajustement de 1,5 mg/kg. Formulation sous-cutanée L’efficacité de l’infliximab sous-cutané chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a été évaluée au cours d’une étude pivot de phase I/III, randomisée, en groupes parallèles, en deux parties : la partie 1 visait à déterminer la dose optimale d’infliximab sous-cutané, et la partie 2, à démontrer la non-infériorité en termes d’efficacité de l’infliximab sous-cutané par rapport au traitement par infliximab intraveineux dans un contexte en double aveugle. Dans la partie 2 de cette étude, environ 357 patients ont été inclus afin de recevoir 2 doses de Remsima 3 mg/kg par voie intraveineuse les semaines 0 et 2, 167 patients ont été randomisés afin de recevoir Remsima 120 mg par voie sous-cutanée à la semaine 6 puis toutes les deux semaines jusqu’à la semaine 54, tandis que 176 patients ont été randomisés afin de recevoir Remsima 3 mg/kg par voie intraveineuse les semaines 6, 14 et 22 avant de passer à Remsima 120 mg sous-cutané la semaine 30, administré une fois toutes les 2 semaines jusqu’à la semaine 54. Du méthotrexate a été administré de manière concomitante. Le principal critère d’évaluation de l’étude était la différence entre les traitements quant à la variation du critère DAS28 (CRP) à la semaine 22 par rapport à la référence. La différence estimée entre les traitements était de 0,27 avec une limite inférieure correspondante de l’intervalle de confiance [IC] bilatéral à 95 % de 0,02 (IC à 95 % : 0,02-0,52), ce qui était supérieur à la marge de non-infériorité préspécifiée de -0,6, indiquant la non-infériorité de la formulation sous-cutanée de Remsima par rapport à sa formulation intraveineuse. L’analyse des autres critères d’évaluation de l’efficacité a montré que le profil d’efficacité de la formulation sous-cutanée de Remsima par rapport à sa formulation intraveineuse chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde était généralement comparable en termes d’activité de la maladie

68

mesurée par le critère DAS28 (CRP et vitesse de sédimentation) ainsi que par la réponse ACR, jusqu’à la semaine 54. Les scores moyens du critère DAS28 (CRP) et DAS28 (vitesse de sédimentation) ont progressivement diminué, à chaque évaluation entre la référence et la semaine 54, dans chacun des bras de traitement (voir respectivement les tableaux 5 et 6).

Tableau 5 Valeurs effectives moyennes (ET) du score DAS28 (CRP et vitesse de sédimentation)

DAS28 (CRP) DAS28 (vitesse de sédimentation)

Remsima IV

Remsima SC

Remsima IV

Remsima SC

3 mg/kgb (N = 174)

3 mg/kgb (N = 174)

120 mg (N = 165)

120 mg (N = 165)

Visite

Référence 5,9 (0,8) 6,0 (0,8) 6,6 (0,8) 6,7 (0,8)

Semaine 6 4,1 (1,2) 4,0 (1,2) 4,8 (1,3) 4,6 (1,2)

Semaine 22 3,5 (1,2)a 3,3 (1,1)a 4,1 (1,3) 4,0 (1,1)

Semaine 54 2,9 (1,2)b 2,8 (1,1) 3,4 (1,3)b 3,4 (1,2)

a L’IC bilatéral à 95 %, concernant la différence dans l’évolution moyenne par rapport à la référence du score DAS28 (CRP) à la semaine 22, était bien supérieur à la marge de non-infériorité prédéfinie de -0,6. b Passage de Remsima IV à Remsima SC à la semaine 30

Tableau 6 Proportions de patients obtenant une réponse clinique conforme aux critères ACR ACR20 ACR50 ACR70

Remsima IV

Remsima SC

Remsima IV

Remsima SC

Remsima IV

Remsima SC

3 mg/kga (N = 174)

3 mg/kga (N = 174)

3 mg/kga (N = 174)

120 mg (N = 165)

120 mg (N = 165)

120 mg (N = 165)

Visite

Semaine 6 103 (59,2 %) 107 (64,8 %) 45 (25,9 %) 47 (28,5 %) 18 (10,3 %) 19 (11,5 %)

Semaine 22 137 (78,7 %) 139 (84,2 %) 90 (51,7 %) 85 (51,5 %) 49 (28,2 %) 46 (27,9 %)

Semaine 54 125 (71,8 %)a 132 (80,0 %) 101 (58,0 %)a 108 (65,5 %) 68 (39,1 %)a 77 (46,7 %)

a Passage de Remsima IV à Remsima SC à la semaine 30 Il n'existe pas d'essais cliniques avec le Remsima 120 mg administré par voie sous-cutanée sans dose de charge d'infliximab par voie intraveineuse chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Cependant, la modélisation et la simulation pharmacocinétique et pharmacocinétique/pharmacodynamique de population ont prédit une exposition (ASC sur 8 semaines) et une efficacité (réponse DAS28 et ACR20) comparables de l'infliximab à partir de la semaine 6 chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités avec 120 mg de Remsima administré sans doses de charge d'infliximab par voie intraveineuse, par rapport à 3 mg/kg de Remsima administré par voie intraveineuse aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 8 semaines. Maladie de Crohn chez l’adulte Formulation intraveineuse Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère L’efficacité d’un traitement par la formulation d’infliximab intraveineux constitué d’une dose unique a été évaluée chez 108 patients atteints de la maladie de Crohn active (Indice d’Activité de la Maladie de Crohn [CDAI] ≥ 220 ≤ 400) lors d’une étude dose-réponse, randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo. Parmi ces 108 patients, 27 avaient été traités à la dose recommandée de 5 mg/kg d’infliximab. Tous les patients n’avaient pas eu de réponse satisfaisante aux traitements

69

conventionnels préalables. Une utilisation concomitante de doses stables de produits conventionnels étant autorisée, 92 % des patients ont continué à prendre ces traitements. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une diminution du CDAI ≥ 70 points par rapport à la valeur de départ lors de l’évaluation de la semaine 4, et n’ayant pas fait l’objet d’une augmentation de la prise des médicaments ou d’une chirurgie liée à la maladie de Crohn. Les patients ayant répondu à la semaine 4 ont été suivis jusqu’à la semaine 12. Les critères d’évaluation secondaires incluaient la proportion de patients en phase de rémission clinique à la semaine 4 (CDAI < 150) et la réponse clinique à terme. A la semaine 4, après administration d’une dose unique, 22/27 (81 %) patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont montré une réponse clinique versus 4/25 (16 %) patients sous placebo (p < 0,001). De même, à la semaine 4, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient une rémission clinique (CDAI < 150) contre 1/25 (4 %) patient sous placebo. Une réponse était observée dans un délai de 2 semaines, avec une réponse maximale à 4 semaines. Lors de la dernière visite à 12 semaines, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient toujours une réponse. Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère chez l’adulte L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab intraveineux a été évaluée au cours d’une étude clinique de 1 an (ACCENT I). Un total de 573 patients atteints de la maladie de Crohn active modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 400) ont reçu une perfusion unique de 5 mg/kg à la semaine 0. Sur les 580 patients inclus, 178 (30,7 %) étaient définis comme ayant une maladie sévère (score CDAI > 300 avec un traitement concomitant par corticoïde et/ou immunosuppresseur) et correspondaient à la population définie dans l’indication (voir rubrique 4.1). A la semaine 2, la réponse clinique de tous les patients a été évaluée et les patients ont été randomisés dans l’un des 3 groupes de traitement : un groupe placebo, un groupe à la dose d’entretien de 5 mg/kg et un groupe à la dose d’entretien de 10 mg/kg. Les 3 groupes ont reçu des perfusions répétées aux semaines 2, 6, puis toutes les 8 semaines. Sur les 573 patients randomisés, 335 (58 %) ont présenté une réponse clinique à la semaine 2. Ces patients ont été classés dans le groupe des répondeurs à la semaine 2 et ont été inclus dans l’analyse principale (voir Tableau 7). Parmi les patients classés comme non-répondeurs à la semaine 2, 32 % (26/81) du groupe d’entretien recevant le placebo et 42 % (68/163) du groupe infliximab ont présenté une réponse clinique à la semaine 6. Par la suite, il n’y avait pas de différence entre les groupes dans le nombre de répondeurs tardifs. Les critères d’évaluation principaux étaient la proportion de patients en rémission clinique (CDAI < 150) à la semaine 30 et le délai de perte de réponse tout au long des 54 semaines. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

70

Tableau 7 Effets sur les taux de réponse et de rémission, données issues d’ACCENT I (Répondeurs à la

semaine 2) ACCENT I (Répondeurs à la semaine 2)

% de patients Traitement d’entretien par placebo (n = 110)

Traitement d’entretien

Traitement d’entretien par

par 5 mg/kg d’infliximab

10 mg/kg d’infliximab

(n = 113) (valeur p)

(n = 112) (valeur p) Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

19 semaines 38 semaines (0,002)

> 54 semaines

(< 0,001)

Semaine 30 Réponse cliniquea 27,3 51,3 (< 0,001)

59,1 (< 0,001) Rémission clinique 20,9 38,9 (0,003)

45,5 (< 0,001) Rémission sans corticoïdes 10,7 (6/56) 31,0 (18/58) (0,008)

36,8 (21/57) (0,001) Semaine 54 Réponse cliniquea 15,5 38,1 (< 0,001)

47,7 (< 0,001) Rémission clinique 13,6 28,3 (0,007)

38,4 (< 0,001) Rémission durable sans corticoïdesb 5,7 (3/53) 17,9 (10/56) (0,075)

28,6 (16/56) (0,002) a diminution du CDAI ≥ 25 % et ≥ 70 points. b CDAI < 150 aux semaines 30 et 54, et sans administration de corticoïdes au cours des 3 mois

précédant la semaine 54 parmi les patients qui recevaient des corticoïdes au début de l’étude. A partir de la semaine 14, les patients qui avaient répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur bénéfice clinique, ont été autorisés à prendre une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Quatre-vingt-neuf pour cent (50/56) des patients ayant perdu la réponse clinique pendant le traitement d’entretien par 5 mg/kg d’infliximab après la semaine 14 ont répondu au traitement par 10 mg/kg d’infliximab. Une amélioration des paramètres de qualité de vie et une diminution des hospitalisations dues à la maladie ainsi que le recours aux corticoïdes ont été observés chez les groupes de traitement d’entretien par infliximab comparés au groupe d’entretien par placebo aux semaines 30 et 54. L’infliximab avec ou sans azathioprine a été évalué lors d’une étude clinique randomisée, en double aveugle, versus un comparateur actif (SONIC) chez 508 patients adultes atteints de la maladie de Crohn dans sa forme modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 450), naïfs d’agents biologiques ainsi que d’immunosuppresseurs et dont la durée médiane de la maladie était de 2,3 ans. A l’inclusion 27,4 % des patients recevaient des corticoïdes par voie systémique, 14,2 % du budésonide et 54,3 % du 5-ASA. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit de l’azathioprine en monothérapie, soit de l’infliximab en monothérapie ou de l’infliximab et de l'azathioprine en association. L'infliximab a été administré à la dose de 5 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, puis toutes les 8 semaines. L’azathioprine a été donné à une dose de 2,5 mg/kg par jour. Le critère principal de l’étude était la rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26, définie par des patients en rémission clinique (CDAI < 150) qui n’ont pas reçu de corticoïde oral (prednisolone ou équivalent) ou de budésonide à une dose > 6 mg/jour pendant au moins 3 semaines. Voir les résultats dans le Tableau 8. La proportion de patients avec une cicatrisation des muqueuses à la semaine 26 était significativement plus élevée dans le groupe infliximab et azathioprine en association (43,9 %,

71

p < 0,001) et le groupe infliximab en monothérapie (30,1 %, p = 0,023) que dans le groupe azathioprine en monothérapie (16,5 %).

Tableau 8 Pourcentage de patients ayant obtenu une rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26,

SONIC

Infliximab + azathioprine en

Azathioprine en

Infliximab en monothérapie

monothérapie

association Semaine 26 Tous les patients randomisés 30,0 % (51/170) 44,4 % (75/169) (p = 0,006)* 56,8 % (96/169) (p < 0,001)* * Les valeurs de p représentent chaque groupe de traitement par infliximab vs. azathioprine en monothérapie. Des tendances similaires dans l’obtention d’une rémission clinique sans corticoïde ont été observées à la semaine 50. De plus, une amélioration de la qualité de vie mesurée par IBDQ a été observée avec l’infliximab. Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité a été évaluée lors d’une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo chez 94 patients présentant une maladie de Crohn fistulisée qui avaient des fistules présentes depuis au moins 3 mois. Trente et un de ces patients ont été traités avec la formulation intraveineuse à 5 mg/kg d’infliximab. Environ 93 % des patients avaient reçu préalablement un traitement antibiotique ou immunosuppresseur. L’utilisation concomitante de doses stables de traitements conventionnels étant autorisée, et 83 % des patients ont continué à recevoir au moins l’un de ces traitements. Les patients ont reçu trois doses de placebo ou d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. Le suivi des patients s’est poursuivi pendant 26 semaines. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une réduction ≥ 50 % par rapport à la valeur de départ du nombre de fistules s’évacuant sur légère compression sur au moins deux visites consécutives (à 4 semaines d’intervalle), sans augmentation de prise de médicaments ou chirurgie liée à la maladie de Crohn. Soixante-huit pour cent (21/31) des patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont répondu contre 26 % (8/31) des patients sous placebo (p = 0,002). Le délai médian de survenue de la réponse a été de 2 semaines dans le groupe traité par infliximab. La durée médiane de la réponse a été de 12 semaines. En outre, la fermeture de toutes les fistules est survenue chez 55 % des patients recevant de l’infliximab, contre 13 % des patients traités par placebo (p = 0,001). Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab chez les patients atteints de la maladie de Crohn fistulisée a été évaluée au cours d’une étude clinique qui a duré un an (ACCENT II). Un total de 306 patients ont reçu 3 doses de 5 mg/kg d’infliximab intraveineux aux semaines 0, 2 et 6. A l’inclusion, 87 % des patients avaient des fistules périanales, 14 % des fistules abdominales, 9 % des fistules rectovaginales. Le score CDAI médian était de 180. A la semaine 14, la réponse clinique a été évaluée chez 282 patients qui ont été randomisés pour recevoir soit du placebo, soit 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Le critère d’évaluation principal qui était le délai entre la randomisation et la perte de réponse (voir Tableau 9) a été analysé chez les répondeurs à la semaine 14 (195/282). Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

72

Tableau 9 Effets sur le taux de réponse, données issues d’ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) Traitement d’entretien

Traitement d’entretien

Valeur p

par placebo

par infliximab

(n = 99)

(5 mg/kg)

(n = 96)

Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

14 semaines >40 semaines <0,001

Semaine 54 Réponse sur les fistules (%)a 23,5 46,2 0,001

Réponse complète sur les fistules (%)b 19,4 36,3 0,009

a diminution de ≥ 50 % du nombre de fistules avec écoulement par rapport aux valeurs initiales sur

une période ≥ 4 semaines. b absence totale de fistules avec écoulement. A partir de la semaine 22, les patients qui avaient initialement répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur réponse, ont été éligibles à un nouveau traitement actif toutes les 8 semaines à une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Chez les patients du groupe traités par 5 mg/kg d’infliximab ayant changé de traitement en raison d’une perte de réponse sur les fistules après la semaine 22, 57 % (12/21) ont répondu au nouveau traitement par 10 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines. Aucune différence significative n’a été observée entre le placebo et l’infliximab pour ce qui est de la proportion de patients ayant eu toutes leurs fistules maintenues fermées tout au long des 54 semaines, pour des symptômes tels que proctalgies, abcès et infection du tractus urinaire ou l’apparition de nouvelles fistules développées au cours du traitement. Le traitement d’entretien par infliximab toutes les 8 semaines a réduit significativement les hospitalisations et les interventions chirurgicales dues à la maladie par rapport au placebo. Par ailleurs, une diminution de la prise de corticoïdes et des améliorations de la qualité de vie ont été observées. Formulation sous-cutanée L’efficacité de l’infliximab sous-cutané chez les patients atteints de la maladie de Crohn active et de la rectocolite hémorragique active a été évaluée au cours d’une étude de phase I, en ouvert, randomisée, à groupes parallèles, en deux parties : la Partie 1 visait à déterminer la dose optimale d’infliximab sous- cutané et la Partie 2 à démontrer la non-infériorité en termes de PK de l’infliximab sous-cutané par rapport au traitement par infliximab intraveineux. Dans la partie 1 de cette étude, 45 patients atteints de la maladie de Crohn active ont été inclus afin de recevoir 2 doses de Remsima 5 mg/kg par voie intraveineuse les semaines 0 et 2, 44 patients ont ensuite été randomisés dans quatre cohortes afin de recevoir Remsima 5 mg/kg par voie intraveineuse (n = 13) à la semaine 6 puis toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 54, Remsima 120 mg par voie sous-cutanée (n = 11), Remsima 180 mg par voie sous-cutanée (n = 12) ou Remsima 240 mg par voie sous-cutanée (n = 8) à la semaine 6 puis toutes les 2 semaines jusqu’à la semaine 54. Dans la partie 2 de cette étude, parmi les 136 patients (57 patients atteints de la maladie de Crohn active et 79 patients atteints de rectocolite hémorragique active) qui ont été inclus afin de recevoir 2 doses de Remsima 5 mg/kg par voie intraveineuse aux semaines 0 et 2, 66 patients (28 patients atteints de la maladie de Crohn active et 38 patients atteints de rectocolite hémorragique active) ont été randomisés afin de recevoir Remsima 120/240 mg par voie sous-cutanée à la semaine 6 puis toutes les 2 semaines jusqu’à la semaine 54, tandis que 65 patients (25 patients atteints de la maladie de Crohn active et 40 patients atteints de rectocolite hémorragique active) ont été randomisés afin de recevoir

73

Remsima 5 mg/kg par voie intraveineuse aux semaines 6, 14 et 22, avant de passer à la formulation sous-cutanée de Remsima 120/240 mg à la semaine 30 puis toutes les 2 semaines jusqu’à la semaine 54. La dose de la formulation sous-cutanée de Remsima 120/240 mg a été déterminée en fonction du poids corporel du patient à la semaine 6 pour ceux qui ont reçu Remsima par voie sous- cutanée et à la semaine 30 pour ceux qui sont passés à la formulation sous-cutanée de Remsima (Remsima sous-cutané 120 mg pour les patients < 80 kg, 240 mg pour les patients ≥ 80 kg). Chez les patients atteints de la maladie de Crohn active, les résultats d’efficacité descriptive suite à la formulation sous-cutanée de Remsima 120 mg étaient généralement comparables à la formulation intraveineuse de Remsima 5 mg/kg en termes de réponse clinique (réponse CDAI-70 définie par une diminution du CDAI de ≥ 70 points et réponse CDAI-100 définie par une diminution du CDAI de ≥ 100 points par rapport à la référence), la rémission clinique (définie par un score CDAI absolu < 150 points) et les évaluations endoscopiques (réponse endoscopique définie par une diminution de ≥ 50 % du score global simplifié d’activité endoscopique pour la maladie de Crohn [Simplified Endoscopic Activity Score for Crohn’s Disease, SES-CD) par rapport à la valeur de référence, et rémission endoscopique définie par un score SES-CD absolu de ≤ 2 points]. L’efficacité de l’infliximab sous-cutané chez les patients atteints de maladie de Crohn active a également été évaluée dans le cadre d’une étude clinique randomisée de phase 3, en double aveugle, contrôlée versus placebo menée chez 343 patients adultes atteints de maladie de Crohn active modérée à sévère (CDAI de 220 à 450 points) présentant une réponse inadéquate aux thérapies conventionnelles (étude LIBERTY-CD). Un traitement concomitant par des doses stables d’aminosalicylates, de corticoïdes, d’antibiotiques et/ou d’immunomodulateurs était autorisé. La dose de corticoïdes a été réduite progressivement après la semaine 10. Les patients classés comme répondeurs CDAI-100 à la semaine 10 après trois perfusions intraveineuses d’infliximab 5 mg/kg aux semaines 0, 2 et 6 ont été randomisés pour recevoir une injection d’infliximab sous-cutané 120 mg ou un placebo toutes les 2 semaines à partir de la semaine 10 jusqu’à la semaine 54. Les critères d’évaluation principaux étaient la rémission clinique (d’après le CDAI) et la réponse endoscopique à la semaine 54. La rémission clinique était définie par un score CDAI absolu < 150 points, et la réponse endoscopique par une diminution de 50 % du score SES-CD par rapport à la valeur de référence. Les principaux critères d’évaluation secondaires étaient la réponse CDAI-100 et la rémission endoscopique à la semaine 54. Dans l’étude LIBERTY-CD, les patients traités par infliximab sous-cutané à la posologie recommandée (120 mg toutes les 2 semaines) ont obtenu une rémission clinique (d’après le CDAI), une réponse endoscopique, une réponse CDAI-100 et une rémission endoscopique plus souvent que les patients sous placebo (Tableau 10).

Tableau 10 Rémission clinique, réponse endoscopique, réponse CDAI-100 et rémission endoscopique dans

l’étude LIBERTY-CD

Infliximab SC

Différence entre les traitements et

Placebo (N = 112)

Critère d’évaluationa

120 mg (N = 231)

IC à 95 % Rémission clinique (d’après le CDAI) à la semaine 54b 62,3 % 32,1 % 32,1 % (20,9 ; 42,1) Réponse endoscopique à la semaine 54c 51,1 % 17,9 % 34,6 % (24,1 ; 43,5)

Réponse CDAI-100 à la semaine 54d 65,8 % 38,4 % 28,9 % (17,7 ; 39,2)

74

Infliximab SC

Différence entre les traitements et

Placebo (N = 112)

Critère d’évaluationa

120 mg (N = 231)

IC à 95 % Rémission endoscopique à la semaine 54e 34,6 % 10,7 % 24,9 % (15,4 ; 32,8) a Les patients qui ont connu une perte de réponse entre la semaine 22 et la semaine 54 ont été

autorisés à passer à 240 mg d’infliximab par voie sous-cutanée, tant dans le groupe infliximab que dans le groupe placebo. Les patients qui ont changé de traitement sont considérés comme des non- répondeurs. b Définie par un score CDAI absolu < 150 points. c Définie par une diminution de 50 % du score SES-CD par rapport à la valeur de référence. d Définie par une diminution du score CDAI de 100 points ou plus par rapport à la valeur de

référence. e Définie par un score SES-CD absolu ≤ 4 et une diminution d’au moins 2 points par rapport à la

valeur de référence, sans sous-score > 1. Dans l’étude LIBERTY-CD, l’ajustement de la dose à 240 mg d’infliximab sous-cutané a été autorisé à partir de la semaine 22 pour les patients ayant initialement répondu au traitement, mais ayant ensuite connue une perte de réponse dans les groupes infliximab sous-cutané 120 mg et placebo. La perte de réponse était définie par une augmentation du score CDAI de ≥ 100 points par rapport au score CDAI de la semaine 10, avec un score total ≥ 220. Parmi les patients répondant à l’infliximab intraveineux à la semaine 10, répondant aux critères de perte de réponse à la semaine 22 ou après la semaine 22 et ayant fait l’objet d’une augmentation de la dose d’infliximab sous-cutané à 240 mg, 21/34 (61,8 %) avaient retrouvé une réponse CDAI-100 à la semaine 54. Un retour spontané de la réponse, sans ajustement de la dose, s’est produit chez 1/7 patients dans chaque groupe (infliximab SC 120 mg et placebo). En incluant une phase d’extension en ouvert de l’étude LIBERTY-CD, un total de 73 patients ont reçu 240 mg d’infliximab en traitement d’entretien pendant au moins 44 semaines, sans que l’on observe de résultats pertinents supplémentaires relatifs à la sécurité par rapport à la dose de 120 mg. Dans l’étude LIBERTY-CD, l’impact de l’utilisation d’immunosuppresseurs (azathioprine, 6-mercaptopurine et méthotrexate) sur l’efficacité a été évalué. Il n’y a pas eu de différence significative entre les patients avec et sans immunosuppresseurs pour le critère principal d’efficacité et les principaux critères secondaires d’efficacité. Rectocolite hémorragique chez l’adulte Formulation intraveineuse L’efficacité et la tolérance de l’infliximab intraveineux ont été évaluées au cours de deux études cliniques (ACT 1 et ACT 2) randomisées, en double aveugle, contre placebo, chez des patients adultes atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère (score de Mayo de 6 à 12 dont un score ≥ 2 pour l’endoscopie) ayant une réponse clinique inadéquate aux traitements conventionnels (corticoïdes oraux, aminosalicylates et/ou immunomodulateurs [6-mercaptopurine, azathioprine])]. Des doses stables concomitantes d’aminosalicylates oraux, de corticoïdes, et/ou d’immunomodulateurs étaient autorisées. Dans les deux études, les patients étaient randomisés pour recevoir soit du placebo, soit de l’infliximab 5 mg/kg ou de l’infliximab 10 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22, et dans ACT 1 aux semaines 30, 38, et 46. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 8.

75

Tableau 11 Effets sur la réponse clinique, la rémission clinique et la cicatrisation des muqueuses aux

semaines 8 et 30. Données groupées d’ACT 1 et ACT 2.

Infliximab

Placebo 5 mg/kg 10 mg/kg Tous groupes

confondus Patients randomisés 244 242 242 484 Pourcentage de patients en réponse clinique et en réponse clinique durable Réponse clinique à la semaine 8a 33,2 % 66,9 % 65,3 % 66,1 % Réponse clinique à la semaine 30a 27,9 % 49,6 % 55,4 % 52,5 % Réponse durable (Réponse clinique à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a

19,3 % 45,0 % 49,6 % 47,3 %

Pourcentage de patients en rémission clinique et en rémission clinique durable Rémission clinique à la semaine 8a 10,2 % 36,4 % 29,8 % 33,1 % Rémission clinique à la semaine 30a 13,1 % 29,8 % 36,4 % 33,1 % Rémission durable (en rémission à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a 5,3 % 19,0 % 24,4 % 21,7 % Pourcentage de patients avec une cicatrisation des muqueuses Cicatrisation des muqueuses à la semaine 8a 32,4 % 61,2 % 60,3 % 60,7 % Cicatrisation des muqueuses à la semaine 30a 27,5 % 48,3 % 52,9 % 50,6 % a p < 0,001, pour chaque groupe de traitement par infliximab vs. placebo. L’efficacité de l’infliximab a été évaluée dans l’étude ACT 1 durant 54 semaines. A la semaine 54, la proportion de patients dans le groupe infliximab toutes doses confondues ayant montré une réponse clinique est de 44,9 % comparé à 19,8 % dans le groupe placebo (p < 0,001). Le taux de rémission clinique et de cicatrisation des muqueuses est plus important dans le groupe de patients recevant de l’infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 54 (34,6 % vs. 16,5 %, p < 0,001 et 46,1 % vs 18,2 %, p < 0,001, respectivement). Les proportions de patients en réponse durable ou rémission durable à la semaine 54, étaient plus élevées dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo (37,9 % vs. 14,0 %, p < 0,001 ; et 20,2 % vs 6,6 %, p < 0,001, respectivement). Un taux plus élevé de patients ont pu arrêter les corticoïdes tout en restant en rémission clinique dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 30 (22,3 % vs. 7,2 %, p < 0,001, données poolées de ACT 1 & ACT 2) comme à la semaine 54 (21,0 % vs. 8,9 %, p = 0,022, données de ACT 1). Les données poolées issues des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions, analysées depuis l’inclusion jusqu’à la semaine 54, ont montré, sous traitement par infliximab, une réduction des hospitalisations et des actes chirurgicaux imputables à la rectocolite hémorragique. Le nombre d’hospitalisations liées à la rectocolite hémorragique était significativement plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’hospitalisations pour 100 patients-années : 21 et 19 vs. 40 dans le groupe placebo ; p = 0,019 et p = 0,007, respectivement). Le nombre d’actes chirurgicaux liés à la rectocolite hémorragique était également plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’actes chirurgicaux pour 100 patients-années : 22 et 19 vs. 34 ; p = 0,145 et p = 0,022, respectivement). La proportion de patients ayant subi une colectomie à n’importe quel moment durant les 54 semaines qui ont suivi la première perfusion du produit à l’étude, a été déterminée et poolée à partir des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions. Moins de patients ont subi de colectomie dans le groupe de

76

traitement par infliximab 5 mg/kg (28/242 ou 11,6 % [NS]) et dans le groupe de traitement par infliximab 10 mg/kg (18/242 ou 7,4 % [p = 0,011]) que dans le groupe placebo (36/244 ; 14,8 %). La réduction de l’incidence de la colectomie a été également évaluée dans une autre étude randomisée en double aveugle (C0168Y06) chez des patients hospitalisés (n = 45) ayant une rectocolite hémorragique modérée à sévère qui n’ont pas répondu aux corticoïdes intraveineux et qui étaient par conséquent à un risque plus élevé de colectomie. Un nombre significativement plus faible de colectomies est apparu au cours des 3 mois d’étude chez les patients qui ont reçu une dose unique de 5 mg/kg d’infliximab en comparaison aux patients qui ont reçu du placebo (29,2 % vs. 66,7 % respectivement, p = 0,017). Dans ACT 1 et ACT 2, l’infliximab a amélioré la qualité de vie des patients, ce qui a été confirmé à la fois par une amélioration statistiquement significative d’un outil de mesure spécifique à la maladie, l’IBDQ, et par l’amélioration de la forme abrégée du questionnaire général SF-36 à 36 items. Formulation sous-cutanée L’efficacité de l’infliximab sous-cutané chez les patients atteints de rectocolite hémorragique active a été évaluée dans la partie 2 d’une étude de phase I, en ouvert, randomisée, à groupes parallèles. Pour de plus amples informations sur l’étude, veuillez consulter la rubrique 5.1, paragraphe sur la maladie de Crohn, formulation sous-cutanée. Chez les patients atteints de rectocolite hémorragique active, les résultats d’efficacité descriptive suite à la formulation sous-cutanée de Remsima 120 mg étaient généralement comparables à la formulation intraveineuse de Remsima 5 mg/kg en termes de réponse clinique (définie par une diminution par rapport à la référence du score Mayo total d’au moins 3 points et d’au moins 30 % ou par une diminution par rapport à la référence du score Mayo partiel d’au moins 2 points, avec une diminution associée par rapport à la référence du sous-score pour les saignements rectaux d’au moins 1 point, ou d’un sous-score absolu pour les saignements rectaux de 0 ou 1), de rémission clinique (définie par un score Mayo total ≤ 2 points sans sous-score individuel dépassant 1 point, ou score Mayo partiel ≤ 1 point) et de guérison des muqueuses (définie par un sous-score endoscopique absolu de 0 ou 1 dans le système de notation de Mayo). Spondylarthrite ankylosante chez l’adulte Formulation intraveineuse L’efficacité et la tolérance de la formulation d’infliximab intraveineux ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de spondylarthrite ankylosante active (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index [BASDAI] score ≥ 4 et douleur rachidienne ≥ 4 sur une échelle de 1-10). Dans la première étude (P01522), qui a eu une phase en double aveugle de 3 mois, 70 patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 (35 patients dans chaque groupe). A la semaine 12, les patients du groupe placebo ont changé leur traitement pour de l’infliximab 5 mg/kg toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 54. Après la première année de l’étude, 53 patients ont poursuivi une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 102. Dans la seconde étude clinique (ASSERT), 279 patients ont été randomisés pour recevoir soit du placebo (Groupe 1, n = 78), soit 5 mg/kg d’infliximab (Groupe 2, n = 201) aux semaines 0, 2 et 6 puis toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 24. Ensuite, tous les patients ont poursuivi sous infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96. Les patients du Groupe 1 ont reçu 5 mg/kg d’infliximab. Dans le Groupe 2, à partir de la perfusion de la semaine 36, les patients qui avaient un BASDAI ≥ 3 lors de deux visites consécutives, ont reçu alors 7,5 mg/kg d’infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96.

77

Dans ASSERT, l’amélioration des signes et symptômes était observée dès la semaine 2. A la semaine 24, le nombre de répondeurs ASAS 20 était de 15/78 (19 %) dans le groupe placebo, et de 123/201 (61 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,001). Dans le groupe 2, 95 patients ont poursuivi à 5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 80 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 71 (89 %) étaient répondeurs ASAS 20. Dans la P01522, l’amélioration des signes et symptômes était également observée dès la semaine 2. A la semaine 12, le nombre de répondeurs BASDAI 50 était de 3/35 (9 %) dans le groupe placebo, et de 20/35 (57 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,01). Cinquante-trois patients ont poursuivi à 5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 49 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 30 (61 %) étaient répondeurs BASDAI 50. Dans les deux études, la fonction physique et la qualité de vie mesurées par BASFI et la composante physique du score SF-36 ont été également améliorées de façon significative. Rhumatisme psoriasique chez l’adulte Formulation intraveineuse L’efficacité et la tolérance de la formulation d’infliximab intraveineux ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de rhumatisme psoriasiques. Dans la première étude clinique (IMPACT), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 104 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique polyarticulaire actif. Durant la phase de 16 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 et 14 (52 patients dans chaque groupe). A partir de la semaine 16, les patients sous placebo ont été transférés dans le groupe de traitement par infliximab et tous les patients ont reçu par la suite 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Après la première année de l’étude, 78 patients ont poursuivi dans une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 98. Dans la seconde étude clinique (IMPACT 2), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 200 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique actif (≥ 5 articulations enflées et ≥ 5 articulations douloureuses). Quarante-six pour cent des patients avaient des doses stables de méthotrexate (≤ 25 mg/semaine). Durant la phase de 24 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22 (100 patients dans chaque groupe). A la semaine 16, 47 patients sous placebo ayant < 10 % d’amélioration par rapport à l’inclusion en ce qui concerne les articulations enflées et douloureuses sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab (échappement précoce). A la semaine 24, tous les patients sous placebo sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab. Chez tous les patients, l’administration s’est poursuivie jusqu’à la semaine 46. Les résultats clés d’efficacité d’IMPACT et d’IMPACT 2 sont montrés dans le Tableau 12 ci-après :

78

Tableau 12 Effets sur ACR et PASI dans IMPACT et IMPACT 2 IMPACT IMPACT 2* Placebo (semaine 16) Infliximab (semaine 16)

Infliximab (semaine 98)

Placebo (semaine 24)

Infliximab (semaine 24)

Infliximab (semaine 54) Patients randomisés

52 52 N/Aa 100 100 100

Réponse ACR (% de patients) N

52

52

78

100

100

100

Réponse ACR 20*

5 (10 %) 34 (65 %) 48 (62 %) 16 (16 %) 54 (54 %) 53 (53 %)

Réponse ACR 50*

0 (0 %) 24 (46 %) 35 (45 %) 4 (4 %) 41(41 %) 33 (33 %)

Réponse ACR 70*

0 (0 %) 15 (29 %) 27 (35 %) 2 (2 %) 27 (27 %) 20 (20 %)

Réponse PASI (% de patients)b

87

83

82

N

Réponse PASI 75**

1 (1 %) 50 (60 %) 40 (48,8 %)

* analyse en ITT où les sujets pour lesquels des données étaient manquantes ont été inclus comme non répondeurs. a les données à la semaine 98 pour IMPACT comprennent les patients sous placebo qui sont passés sous

infliximab et ceux sous infliximab qui sont entrés dans la phase d’extension en ouvert. b Basés sur les patients ayant un PASI > 2,5 à l’inclusion pour IMPACT, et les patients ayant un psoriasis

impliquant une surface corporelle > 3 % à l’inclusion pour IMPACT 2. ** La réponse PASI 75 pour IMPACT n’était pas incluse en raison d’un N faible ; p < 0,001 pour l’infliximab vs. placebo à la semaine 24 pour IMPACT 2. Dans IMPACT et IMPACT 2, les réponses cliniques ont été observées dès la semaine 2 et ont été maintenues respectivement jusqu’aux semaines 98 et 54. L’efficacité a été démontrée avec ou sans méthotrexate en association. Des réductions des paramètres caractéristiques de l’activité du rhumatisme psoriasique dans ses manifestations périphériques (comme le nombre d’articulations enflées, le nombre d’articulations douloureuses/sensibles, de dactylites et la présence d’enthésite) ont été observées chez les patients du groupe infliximab. Les changements radiographiques ont été évalués dans IMPACT 2. Des radiographies des mains et des pieds ont été réalisées au début de l’étude, puis aux semaines 24 et 54. Le traitement par infliximab a ralenti la destruction articulaire périphérique comparé au traitement par placebo à la semaine 24 du critère principal d’évaluation, mesuré par la variation du score vdH-S total modifié par rapport aux valeurs initiales (le score moyen ± ET a été de 0,82 ± 2,62 dans le groupe placebo contre -0,70 ± 2,53 dans le groupe infliximab ; p < 0,001). Dans le groupe infliximab, la variation moyenne du score vdH-S total modifié est restée inférieure à 0 à la semaine d’évaluation 54. Les patients du groupe infliximab ont montré une amélioration significative des capacités fonctionnelles mesurée par le HAQ. Une amélioration significative de la qualité de vie a aussi bien été démontrée que mesurée par les scores résumés des composantes physiques et mentales du SF-36 dans IMPACT 2.

79

Psoriasis chez l’adulte Formulation intraveineuse L’efficacité de la formulation d’infliximab intraveineux a été évaluée au cours de deux études multicentriques, randomisées, en double aveugle : SPIRIT et EXPRESS. Les patients dans les deux études avaient du psoriasis en plaques (≥ 10 % de la surface corporelle et un score Psoriasis Area and Severity Index [PASI] ≥ 12). Le critère principal dans les deux études était le pourcentage de patients qui avaient amélioré de 75 % leur PASI entre l’inclusion et la semaine 10. SPIRIT a évalué l’efficacité du traitement d’induction par l’infliximab chez 249 patients atteints de psoriasis en plaques qui avaient reçu auparavant une puvathérapie ou un traitement systémique. Les patients ont reçu des perfusions soit d’infliximab 3 ou 5 mg/kg soit de placebo aux semaines 0, 2 et 6. Les patients ayant un score PGA [Physician Global Assessment] ≥ 3 étaient éligibles pour une perfusion supplémentaire du même traitement à la semaine 26. Dans l’étude SPIRIT, la proportion de patients ayant eu une réponse PASI 75 à la semaine 10 était de 71,7 % dans le groupe infliximab 3 mg/kg, 87,9 % dans le groupe infliximab 5 mg/kg, et 5,9 % dans le groupe placebo (p < 0,001). A la semaine 26, vingt semaines après la dernière dose d’induction, 30 % des patients dans le groupe infliximab 5 mg/kg et 13,8 % des patients dans le groupe infliximab 3 mg/kg étaient répondeurs PASI 75. Entre les semaines 6 et 26, les symptômes du psoriasis sont progressivement réapparus avec un délai médian de rechute de la maladie > 20 semaines. Aucun rebond n’a été observé. EXPRESS a évalué l’efficacité du traitement d’induction et d’entretien par l’infliximab chez 378 patients atteints de psoriasis en plaques. Les patients ont reçu des perfusions de 5 mg/kg d’infliximab ou de placebo aux semaines 0, 2 et 6 suivies d’un traitement d’entretien toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 22 dans le groupe placebo et jusqu’à la semaine 46 pour le groupe infliximab. A la semaine 24, le groupe placebo est passé dans le groupe d’induction par infliximab (5 mg/kg) puis dans le groupe d’entretien par infliximab (5 mg/kg). L’état des ongles dans le psoriasis a été évalué en utilisant le Nail Psoriasis Severity Index (NAPSI). Au total, 71,4 % des patients avaient reçu un traitement antérieur par puvathérapie, méthotrexate, ciclosporine ou acitrétine, bien qu’ils n’aient pas été nécessairement résistants à ces traitements. Les résultats clés sont présentés dans le Tableau 13. Chez les patients traités par infliximab, des réponses PASI 50 significatives étaient visibles à la première visite (semaine 2) et des réponses PASI 75 à la seconde visite (semaine 6). L’efficacité était similaire dans le sous-groupe de patients qui avaient été exposés à des traitements systémiques antérieurs en comparaison avec la population globale de l’étude.

Tableau 13 Résumé de la réponse PASI, réponse PGA et pourcentage de patients ayant tous les ongles sains

aux semaines 10, 24 et 50. EXPRESS

Placebo →

Infliximab

Infliximab

5 mg/kg

5 mg/kg (à la semaine 24)

Semaine 10 N 77 301 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 172 (57,1 %)a ≥ 75 % d’amélioration 2 (2,6 %) 242 (80,4 %)a ≥ 50 % d’amélioration 6 (7,8 %) 274 (91,0 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 3 (3,9 %) 242 (82,9 %)ab PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 14 (18,2 %) 275 (94,2 %)ab

80

Placebo →

Infliximab

Infliximab

5 mg/kg

5 mg/kg (à la semaine 24)

Semaine 24 N 77 276 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 161 (58,3 %)a ≥ 75 % d’amélioration 3 (3,9 %) 227 (82,2 %)a ≥ 50 % d’amélioration 5 (6,5 %) 248 (89,9 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 2 (2,6 %) 203 (73,6 %)a PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 15 (19,5 %) 246 (89,1 %)a

Semaine 50 N 68 281 ≥ 90 % d’amélioration 34 (50,0 %) 127 (45,2 %) ≥ 75 % d’amélioration 52 (76,5 %) 170 (60,5 %) ≥ 50 % d’amélioration 61 (89,7 %) 193 (68,7 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 46 (67,6 %) 149 (53,0 %) PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 59 (86,8 %) 189 (67,3 %)

Tous les ongles sainsc Semaine 10 1/65 (1,5 %) 16/235 (6,8 %) Semaine 24 3/65 (4,6 %) 58/223 (26,0 %)a Semaine 50 27/64 (42,2 %) 92/226 (40,7 %) a p < 0,001, pour chacun des groupes de traitement par infliximab vs. placebo. b n = 292. c L’analyse était basée sur les sujets qui avaient à l’état initial un psoriasis des ongles (81,8 % des

sujets). Les scores NAPSI moyen à l’initial étaient de 4,6 et 4,3 dans les groupes infliximab et placebo. Des améliorations significatives du DLQI (p < 0,001) et des composantes mentales et physiques du SF-36 (p < 0.001 pour chacune des composantes comparées) par rapport à l’état initial étaient démontrées. Population pédiatrique L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec le médicament de référence contenant de l’infliximab dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis et la maladie de Crohn (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption et distribution Des injections sous-cutanées uniques de120, 180 et 240 mg d’infliximab ont produit des augmentations linéaires à peu près proportionnelles à la dose de la concentration sérique maximale (Cmax) et de l’aire sous la courbe concentration-temps (ASC). Le volume de distribution apparent pendant la phase terminale (moyenne de 7,3 à 8,8 litres) était indépendant de la dose administrée. Suite à l’administration à des sujets en bonne santé de doses uniques de 120, 180 et 240 mg d’infliximab par voie sous-cutanée, les valeurs Cmax moyennes étaient, respectivement, de 10,0, 15,1 et 23,1 µg/mL, et, à toutes les doses, l’infliximab a pu être détecté dans le sérum durant au moins 12 semaines par la suite.

81

La biodisponibilité de l’infliximab sous-cutané, estimée dans un modèle de population PK, était de 62 % (IC à 95 % : 60 % - 64 %). Après administration de l’infliximab 120 mg par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines (à partir de la semaine 6, après 2 doses d’infliximab intraveineux les semaines 0 et 2) à des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde active concomitamment traités par MTX, la valeur médiane de concentration résiduelle (CV %) à la semaine 22 (état d’équilibre) était de12,8 µg/mL (80,1 %). Après administration de l’infliximab 120 mg par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines (à partir de la semaine 6, après 2 doses d’infliximab intraveineux les semaines 0 et 2) à des patients souffrant de maladie de Crohn active et rectocolite hémorragique active, la valeur médiane de concentration résiduelle (CV %) à la semaine 22 (état d’équilibre) était de 20,1 µg/mL (48,9 %). D’après les résultats PK provenant des études cliniques menées auprès de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active, de maladie de Crohn active et de rectocolite hémorragique active, et la modélisation de population PK, les valeurs de concentration résiduelle à l’état d’équilibre devraient être plus élevées après l’administration de la formulation sous-cutanée d’infliximab 120 mg administrée toutes les 2 semaines par rapport à la formulation intraveineuse d’infliximab 5 mg/kg administrée toutes les 8 semaines. Pour le schéma posologique avec charge sous-cutanée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, la valeur médiane prédite de l’ASC était de 17 400 μg·h/mL de la semaine 0 à 6, ce qui était environ 1,8 fois inférieur à la valeur médiane prédite de l’ASC pour le schéma posologique avec des doses de charge intraveineuses d’infliximab (32 100 μg·h/mL). Les valeurs médianes prédites de l’ASC de la semaine 6 à 14 étaient quant à elles comparables entre les deux schémas posologiques avec charge sous-cutanée et charge intraveineuse (19 600 et 18 100 μg·h/mL, respectivement). Élimination Les voies d’élimination de l’infliximab n’ont pas été identifiées. L’infliximab inchangé n’a pas été détecté dans les urines. Aucune différence majeure liée à l’âge ou au poids en termes de clairance ou de volume de distribution n’a été observée chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde. Dans des études menées chez des sujets en bonne santé, la clairance apparente moyenne (± ET) de Remsima 120 mg administré par voie sous-cutanée était de 19,3 ± 6,9 mL/h. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, la clairance apparente moyenne (± ET) de Remsima 120 mg administré par voie sous-cutanée à l’état d’équilibre était de 18,8 ± 8,3 mL/h. Chez les patients atteints de la maladie de Crohn active et de rectocolite hémorragique active, la clairance apparente moyenne (± ET) de Remsima 120 mg administré par voie sous-cutanée à l’état d’équilibre était de 16,1 ± 6,9 mL/h. La demi-vie terminale moyenne était comprise entre 11,3 jours et 13,7 jours pour l’administration sous-cutanée de 120, 180 et 240 mg d’infliximab à des sujets en bonne santé. Populations particulières Patients âgés Les données pharmacocinétiques de l’infliximab injecté par voie sous-cutanée chez les patients âgés n’ont pas été étudiées. Population pédiatrique L’administration sous-cutanée de Remsima n’est pas recommandée pour un usage pédiatrique, et aucune donnée n’est disponible concernant l’administration de Remsima par voie sous-cutanée au sein de la population pédiatrique.

82

Insuffisance hépatique et rénale Aucune étude sur l’infliximab n’a été menée auprès de patients souffrant d’une maladie hépatique ou rénale.

5.3 Données de sécurité préclinique

L’infliximab ne réagit pas de façon croisée avec le TNFα des espèces autres que l’homme et le chimpanzé. Par conséquent, les données de sécurité précliniques standards de l’infliximab sont limitées. Lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris à l’aide d’un anticorps analogue inhibant sélectivement l’activité fonctionnelle du TNFα de souris, il n’y avait pas de signe de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité. Dans une étude sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction, le nombre de souris gravides était réduit après l’administration du même anticorps analogue. On ne sait pas si cette observation était due aux effets sur les mâles et/ou sur les femelles. Dans une étude de toxicité à doses répétées conduite pendant 6 mois chez la souris, utilisant le même anticorps analogue anti-TNFα de souris, des dépôts de cristaux ont été observés sur la capsule du cristallin de certains mâles traités. Aucun examen ophtalmologique spécifique n’a été réalisé chez des patients afin d’évaluer la pertinence clinique de ces observations. Des études à long terme pour évaluer le potentiel carcinogène de l’infliximab n’ont pas été effectuées. Les études chez la souris déficiente en TNFα n’ont démontré aucune augmentation des tumeurs en présence d’inducteurs et/ou de promoteurs de tumeurs connus. L’administration sous-cutanée de Remsima à des lapins blancs néo-zélandais a été bien tolérée à la concentration utilisée chez l’homme.

6. DONNÉ ES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Acide acétique Acétate de sodium trihydraté Sorbitol (E420) Polysorbate 80 (E433) Eau pour préparations injectables

6.2 Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3 Durée de conservation

4 ans

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler. Conserver la seringue préremplie/le stylo prérempli dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. Le médicament peut être conservé à des températures pouvant aller jusqu’à 25 °C pendant une période de 28 jours maximum. Le médicament doit être éliminé s’il n’est pas utilisé durant cette période de 28 jours.

83

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Remsima 120 mg, solution injectable en seringue préremplie Remsima 120 mg, solution injectable en seringue préremplie à usage unique (verre de type I) munie d’un bouchon-piston (élastomère à revêtement flurotec) et d’un protège-aiguille rigide. Boîtes de :

• 1 seringue préremplie (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 2 seringues préremplies (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 4 seringues préremplies (1 mL de solution stérile) avec 4 tampons d’alcool. • 6 seringues préremplies (1 mL de solution stérile) avec 6 tampons d’alcool. Remsima 120 mg solution injectable en seringue préremplie avec dispositif de protection de l’aiguille automatique Remsima 120 mg solution injectable en seringue préremplie à usage unique avec dispositif de protection de l’aiguille automatique. La seringue est en verre de type I, munie d’un bouchon-piston (élastomère à revêtement flurotec) et d’un protège-aiguille rigide. Boîtes de :

• 1 seringue préremplie avec dispositif de protection de l’aiguille automatique (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 2 seringues préremplies avec dispositif de protection de l’aiguille automatique (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 4 seringues préremplies avec dispositif de protection de l’aiguille automatique (1 mL de solution stérile) avec 4 tampons d’alcool. • 6 seringues préremplies avec dispositif de protection de l’aiguille automatique (1 mL de solution stérile) avec 6 tampons d’alcool. Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli (aiguille sertie de calibre 29, tige de piston vert olive) Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli à usage unique. La seringue contenue à l’intérieur du stylo est constituée de verre de type I, munie d’un bouchon-piston (élastomère à revêtement flurotec) et aiguille sertie de calibre 29 d’un protège-aiguille rigide. Boîtes de :

• 1 stylo prérempli (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 2 stylos préremplis (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. • 4 stylos préremplis (1 mL de solution stérile) avec 4 tampons d’alcool. • 6 stylos préremplis (1 mL de solution stérile) avec 6 tampons d’alcool. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli (aiguille sertie de calibre 27, tige de piston violette) Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli à usage unique. La seringue contenue à l’intérieur du stylo est constituée de verre de type I, munie d’un bouchon-piston (élastomère à revêtement flurotec) et aiguille sertie de calibre 27 d’un protège-aiguille rigide. Boîtes de 2 stylos préremplis (1 mL de solution stérile) avec 2 tampons d’alcool. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

84

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

Remsima est une solution limpide à opalescente, incolore à marron pâle. Ne pas utiliser la solution si elle est trouble, décolorée ou si elle contient des particules visibles. Après utilisation, placer la seringue préremplie/seringue préremplie avec dispositif de protection de l’aiguille automatique/le stylo prérempli dans un récipient résistant aux perforations et l’éliminer conformément aux réglementations locales. Ne pas recycler le dispositif d’injection. Toujours tenir le médicament hors de la vue et de la portée des enfants. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

8. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

EU/1/13/853/006 EU/1/13/853/007 EU/1/13/853/008 EU/1/13/853/009 EU/1/13/853/010 EU/1/13/853/011 EU/1/13/853/012 EU/1/13/853/013 EU/1/13/853/014 EU/1/13/853/015 EU/1/13/853/016 EU/1/13/853/017 EU/1/13/853/028

9. DATE DE PREMIÈ RE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION Date de première autorisation : 22 novembre 2019

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

85

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Remsima 100 mg, solution à diluer pour perfusion Chaque mL contient 40 mg d’infliximab*. Chaque flacon contient 100 mg d’infliximab*. Remsima 350 mg, solution à diluer pour perfusion Chaque mL contient 40 mg d’infliximab*. Chaque flacon contient 350 mg d’infliximab*. * L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/murin de type IgG1 produit dans des cellules hybridomes murines par la technique de l’ADN recombinant. Excipient(s) à effet notoire : Ce médicament contient 45 mg de sorbitol (E420) et 0,5 mg de polysorbate 80 (E433) par mL de solution à diluer pour perfusion. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution à diluer pour perfusion (solution à diluer stérile) Solution limpide à opalescente, liquide incolore à marron pâle de pH 5,0 ± 0,2 et d’osmolalité comprise entre 276 et 346 mOsmol/kg.

4. INFORMATIONS CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Polyarthrite rhumatoïde Remsima, en association avec le méthotrexate, est indiqué pour la réduction des signes et symptômes mais aussi l’amélioration des capacités fonctionnelles chez : • les patients adultes ayant une maladie active lorsque la réponse aux traitements de fond antirhumatismaux (DMARDs), dont le méthotrexate, a été inappropriée. • les patients adultes ayant une maladie active, sévère et évolutive, non traitée auparavant par le méthotrexate ni les autres DMARDs. Dans ces populations de patients, un ralentissement de la destruction articulaire, mesuré par radiographie, a été démontré (voir rubrique 5.1). Maladie de Crohn chez l’adulte Remsima est indiqué dans : • le traitement de la maladie de Crohn active, modérée à sévère, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un corticoïde et/ou un immunosuppresseur ; ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré.

86

• le traitement de la maladie de Crohn active fistulisée, chez les patients adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement conventionnel approprié et bien conduit (comprenant antibiotiques, drainage et thérapie immunosuppressive). Maladie de Crohn chez l’enfant Remsima est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère, chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu à un traitement conventionnel comprenant un corticoïde, un immunomodulateur et un traitement nutritionnel de première intention ; ou chez lesquels ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués. L’infliximab a été étudié uniquement en association avec un traitement conventionnel immunosuppresseur. Rectocolite hémorragique Remsima est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active, modérée à sévère chez les patients adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoïdes et la 6-mercaptopurine (6-MP) ou l’azathioprine (AZA), ou chez lesquels ce traitement est mal toléré ou contre-indiqué. Rectocolite hémorragique chez l’enfant Remsima est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active sévère chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoïdes et la 6-MP ou l’AZA, ou chez lesquels ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués. Spondylarthrite ankylosante Remsima est indiqué dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active, sévère, chez les adultes qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel. Rhumatisme psoriasique Remsima est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif chez les patients adultes quand la réponse à un précédent traitement avec les DMARDs a été inadéquate. Remsima doit être administré : • en association avec le méthotrexate • ou seul chez les patients qui ont montré une intolérance au méthotrexate ou chez lesquels le méthotrexate est contre-indiqué. Il a été démontré que l’infliximab améliorait la fonction physique chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, et ralentissait l’évolution de l’arthrite périphérique à la radiographie chez les patients présentant des formes polyarticulaires symétriques de la maladie (voir rubrique 5.1). Psoriasis Remsima est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère des patients adultes en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance aux autres traitements systémiques y compris la ciclosporine, le méthotrexate ou le psoralène plus ultraviolets A (puvathérapie) (voir rubrique 5.1).

4.2 Posologie et mode d’administration

Remsima doit être initié sous le contrôle de médecins qualifiés expérimentés dans le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, des maladies inflammatoires de l’intestin, de la spondylarthrite ankylosante, du rhumatisme psoriasique ou du psoriasis. Remsima doit être administré par voie intraveineuse. Les perfusions de Remsima doivent être administrées par des professionnels de santé qualifiés exercés à détecter toute complication liée aux perfusions. Les patients traités par Remsima devront recevoir la notice ainsi que la carte de rappel patient.

87

Pendant le traitement par Remsima, les autres traitements concomitants tels que les corticoïdes et les immunosuppresseurs devront être optimisés. Il est important de consulter la notice du produit afin de s’assurer que la bonne formulation (intraveineuse ou sous-cutanée) est administrée au patient, selon la prescription. La formulation sous- cutanée de Remsima n’est pas prévue pour une administration intraveineuse et ne doit être administrée qu’en injection sous-cutanée. Posologie Chez les adultes (≥ 18 ans) Polyarthrite rhumatoïde 3 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 3 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Remsima doit être administré en association avec le méthotrexate. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 12 semaines de traitement. Si un patient obtient une réponse inadéquate ou ne répond plus après cette période, une augmentation de la dose par paliers d’environ 1,5 mg/kg peut être considérée, jusqu’à un maximum de 7,5 mg/kg toutes les 8 semaines. Alternativement, une administration de 3 mg/kg aussi souvent que toutes les 4 semaines peut être envisagée. Si une réponse adéquate est obtenue, les patients doivent être maintenus à la dose ou à la fréquence d’administration sélectionnée. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours des 12 premières semaines du traitement ou après un ajustement de la dose. Maladie de Crohn active, modérée à sévère 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse, suivis d’une perfusion supplémentaire de 5 mg/kg 2 semaines après la première perfusion. Si un patient ne répond pas après 2 doses, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Les données disponibles indiquent que le traitement sous infliximab ne doit pas être poursuivi chez les patients non répondeurs dans les 6 semaines suivant la perfusion initiale. Chez les patients répondeurs, les stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont : • Traitement d’entretien : une perfusion supplémentaire de 5 mg/kg à la semaine 6 après la dose initiale, suivie de perfusions toutes les 8 semaines ou • Ré-administration : une perfusion de 5 mg/kg si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent (voir « Ré-administration » ci-après et la rubrique 4.4). Bien qu’il manque des données comparatives, des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu à 5 mg/kg, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose. Maladie de Crohn active fistulisée 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse suivis de perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion. Si le patient ne répond pas après 3 doses, aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Chez les patients répondeurs, les stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont : • Traitement d’entretien : perfusions supplémentaires de 5 mg/kg toutes les 8 semaines ou

88

• Ré-administration : perfusion de 5 mg/kg si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, suivie par des perfusions de 5 mg/kg toutes les 8 semaines (voir « Ré-administration » ci-après et la rubrique 4.4). Bien qu’il manque des données comparatives, des données limitées obtenues auprès de patients ayant initialement répondu à 5 mg/kg, mais dont la réponse a ensuite été perdue, indiquent que certains patients peuvent retrouver une réponse après augmentation de la dose (voir rubrique 5.1). La poursuite du traitement doit être sérieusement remise en cause chez les patients ne montrant aucun signe de bénéfice thérapeutique après ajustement de la dose. Dans la maladie de Crohn, l’expérience de la ré-administration en cas de réapparition des signes et symptômes de la maladie est limitée et les données comparatives sur le rapport bénéfice/risque des stratégies alternatives pour la poursuite du traitement sont insuffisantes. Rectocolite hémorragique 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 14 semaines de traitement, i.e. après trois doses. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique n’a été démontré au cours de cet intervalle de temps. Spondylarthrite ankylosante 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 6 à 8 semaines. Si un patient ne répond pas à la semaine 6 (i.e. après 2 doses), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Rhumatisme psoriasique 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Psoriasis 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Si un patient ne répond pas après la semaine 14 (i.e. après 4 doses), aucun traitement supplémentaire par infliximab ne doit être administré. Ré-administration pour la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde Si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, l’infliximab peut être ré-administré dans les 16 semaines suivant la dernière perfusion. Lors des études cliniques, les réactions d’hypersensibilité retardée ont été peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an (voir rubriques 4.4 et 4.8). La sécurité et l’efficacité de la ré-administration après un intervalle sans infliximab de plus de 16 semaines n’ont pas été établies. Cela s’applique à la fois chez les patients atteints de la maladie de Crohn et chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Ré-administration pour la rectocolite hémorragique La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour la spondylarthrite ankylosante La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, autre que toutes les 6 à 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8).

89

Ré-administration pour le rhumatisme psoriasique La tolérance et l’efficacité de la ré-administration, en dehors du schéma posologique toutes les 8 semaines, ne sont pas établies (voir rubriques 4.4 et 4.8). Ré-administration pour le psoriasis L’expérience limitée du re-traitement du psoriasis par une seule dose d’infliximab après un intervalle de 20 semaines suggère une efficacité réduite et une incidence plus élevée de réactions à la perfusion légères à modérées en comparaison à un régime initial d’induction (voir rubrique 5.1). L’expérience limitée de la réintroduction du traitement suite à la reprise de la maladie suggère une plus grande incidence de réactions à la perfusion, incluant des réactions graves, en comparaison à celles qui peuvent être observées lors d’un traitement d’entretien administré régulièrement toutes les 8 semaines (voir rubrique 4.8). Ré-administration pour toutes les indications En cas d’interruption du traitement d’entretien, et de nécessité de reprendre le traitement, l’utilisation du schéma d’induction n’est pas recommandée (voir rubrique 4.8). Dans cette situation, l’infliximab doit être ré-initié sous forme d’une seule administration, suivie de la dose d’entretien selon les recommandations décrites ci-dessus. Populations particulières Sujets âgés L’infliximab n’a pas été étudié chez le sujet âgé. Aucune différence majeure liée à l’âge n’a été observée dans les études cliniques pour ce qui concerne la clairance ou le volume de distribution. Aucun ajustement de dose n’est nécessaire (voir rubrique 5.2). Pour plus d’informations sur la tolérance de l’infliximab chez les sujets âgés (voir les rubriques 4.4 et 4.8). Insuffisance rénale et/ou hépatique L’Infliximab n’a pas été étudié dans cette population de patients. Aucune recommandation de dose ne peut être faite (voir rubrique 5.2). Population pédiatrique Maladie de Crohn (6 à 17 ans) 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles indiquent que le traitement par infliximab ne doit pas être poursuivi chez les enfants et les adolescents qui n’auront pas répondu dans les 10 premières semaines de traitement (voir rubrique 5.1). Pour certains patients un intervalle d’administration plus court peut être nécessaire afin de maintenir le bénéfice clinique tandis que pour d’autres, un intervalle plus long entre chaque dose semble suffisant. Le risque d’effets indésirables est augmenté chez les patients pour lesquels l’intervalle d’administration a été réduit à moins de 8 semaines. La poursuite du traitement chez les patients pour lesquels un intervalle d’administration plus court est nécessaire doit être attentivement reconsidérée si aucun bénéfice thérapeutique supplémentaire n’est apporté après une modification de l'intervalle entre chaque dose. La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants de moins de 6 ans atteints de la maladie de Crohn n’ont pas été établies. Les données de pharmacocinétiques actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée pour les enfants de moins de 6 ans.

90

Rectocolite hémorragique (6 à 17 ans) 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse, suivis par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines. Les données disponibles indiquent que le traitement par infliximab ne doit pas être poursuivi chez les enfants et les adolescents qui n’auront pas répondu dans les 8 premières semaines de traitement (voir rubrique 5.1). La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants de moins de 6 ans atteints de rectocolite hémorragique n’ont pas été établies. Les données de pharmacocinétiques actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée pour les enfants de moins de 6 ans. Psoriasis La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans l’indication du psoriasis n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Arthrite juvénile idiopathique, rhumatisme psoriasique et spondylarthrite ankylosante La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans les indications d’arthrite juvénile idiopathique, de rhumatisme psoriasique et de spondylarthrite ankylosante n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Arthrite rhumatoïde juvénile La sécurité et l’efficacité de l’infliximab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans l’indication d’arthrite rhumatoïde juvénile n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Mode d’administration L’Infliximab doit être administré par voie intraveineuse sur une durée de 2 heures. Tous les patients recevant l’infliximab doivent être maintenus en observation pendant au moins 1 à 2 heures après la perfusion en raison du risque de réactions aiguës liées à la perfusion. Un équipement d’urgence, tel qu’adrénaline, antihistaminiques, corticoïdes ainsi qu’une assistance respiratoire doivent être disponibles. Les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol et la vitesse de perfusion peut être ralentie afin de diminuer les risques de réactions liées à la perfusion surtout s’il y a déjà eu des antécédents (voir rubrique 4.4). Perfusion d’une durée raccourcie, pour toutes les indications chez l’adulte Chez certains patients adultes soigneusement sélectionnés qui ont toléré au moins 3 perfusions initiales de l’infliximab, chacune ayant duré 2 heures (traitement d’induction) et recevant un traitement d’entretien, l’administration des perfusions suivantes sur une durée plus courte, qui ne doit pas être inférieure à 1 heure, peut être considérée. Si une réaction à la perfusion survient au cours d’une perfusion d’une durée raccourcie et si le traitement est poursuivi, une diminution de la vitesse de perfusion doit être considérée pour les perfusions suivantes. Les perfusions plus courtes aux doses > 6 mg/kg n’ont pas été étudiées (voir rubrique 4.8). Pour les instructions de préparation et d’administration, voir la rubrique 6.6.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux autres protéines murines, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

91

Patients atteints d’intolérance héréditaire au fructose (IHF). Avant d’instaurer le traitement, il convient d’exclure toute intolérance héréditaire au fructose sur la base de critères cliniques adaptés à l’âge (voir rubrique 4.4). Patients atteints de tuberculose ou d’autres infections sévères telles que sepsis, abcès, et infections opportunistes (voir rubrique 4.4). Patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée ou sévère (de classe III/IV dans la classification NYHA) (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Traçabilité Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés. Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité L’infliximab a été associé à des réactions aiguës liées à la perfusion, comprenant des chocs anaphylactiques et des réactions d’hypersensibilité retardée (voir rubrique 4.8). Des réactions aiguës liées à la perfusion dont des réactions anaphylactiques peuvent survenir au moment (dès les premières secondes) de la perfusion ou au cours des quelques heures suivant le début de la perfusion. Lorsque ces réactions aiguës liées à la perfusion surviennent, la perfusion doit être interrompue immédiatement. Un équipement d’urgence, tel qu’adrénaline, antihistaminiques, corticoïdes ainsi qu’une assistance respiratoire doivent être disponibles. Les patients peuvent être préalablement traités avec, par exemple, un antihistaminique, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol afin de prévenir la survenue d’effets indésirables légers et transitoires. Des anticorps anti-infliximab peuvent se développer et ont été associés à une augmentation de la fréquence des réactions liées à la perfusion. Une faible proportion de ces réactions liées à la perfusion était de graves réactions allergiques. Une relation entre le développement d’anticorps anti-infliximab et la diminution de la durée de réponse a été également observée. L’administration concomitante d’immunosuppresseurs a été associée à une plus faible incidence des anticorps anti-infliximab et à une réduction de la fréquence des réactions liées à la perfusion. L’effet d’une thérapie concomitante avec les immunosuppresseurs était plus marqué chez les patients traités à la demande que chez les patients sous traitement d’entretien. Les patients qui arrêtent les immunosuppresseurs avant ou pendant le traitement par l’infliximab ont un risque plus élevé de développer ces anticorps. Les anticorps anti-infliximab ne peuvent pas toujours être détectés par une prise de sang. Si des réactions graves surviennent, un traitement symptomatique doit être donné et l’infliximab ne doit pas être ré-administré (voir rubrique 4.8). Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée ont été rapportées. Les données disponibles suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un allongement de l’intervalle sans infliximab. Les patients doivent être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de tout effet indésirable retardé (voir rubrique 4.8). Si après une longue période sans traitement par infliximab, des patients sont retraités, ils doivent être étroitement surveillés vis-à-vis des signes et symptômes d’une réaction d’hypersensibilité retardée. Infections Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive au regard des infections y compris la tuberculose avant, pendant et après le traitement par infliximab. L’élimination de l’infliximab pouvant prendre jusqu’à 6 mois, la surveillance doit être maintenue pendant toute cette période. L’infliximab ne doit pas être ré-administré si le patient développe une infection sévère ou un sepsis.

92

Des précautions doivent être prises lorsque l’utilisation d’infliximab est envisagée chez les patients ayant une infection chronique ou des antécédents d’infections récurrentes, y compris en cas de traitement immunosuppresseur concomitant. Les patients doivent être avertis du risque infectieux et éviter l’exposition à tout facteur de risque potentiel d’infection. Le facteur alpha de nécrose tumorale (TNFα) médie l’inflammation et module les réponses immunitaires à médiation cellulaire. Les données expérimentales montrent que le TNFα est essentiel pour lutter contre les infections intracellulaires. L’expérience clinique a montré que les défenses de l’hôte contre l’infection sont altérées chez certains patients traités par infliximab. Il doit être souligné que la suppression du TNFα peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre. Une reconnaissance précoce de tableaux cliniques atypiques d’infections graves et de tableaux cliniques typiques d’infections rares et inhabituelles est importante dans le but de réduire les délais dans le diagnostic et le traitement. Les patients traités par anti-TNF sont plus exposés à des infections sévères. Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients traités par infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose. Les patients qui développent une nouvelle infection au cours d’un traitement par infliximab doivent être étroitement surveillés et bénéficier d’un diagnostic complet. L’administration d’infliximab doit être arrêtée si un patient développe une nouvelle infection grave ou un sepsis, et un traitement antimicrobien ou antifongique approprié doit être instauré jusqu’à ce que l’infection soit contrôlée. Tuberculose Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients recevant de l’infliximab. Il doit être noté que dans la majorité de ces cas, la tuberculose était extra-pulmonaire, se présentant soit comme une maladie locale soit comme une maladie disséminée. Avant de débuter un traitement par infliximab, une tuberculose active ou inactive (« latente ») doit être recherchée chez tous les patients. Cette recherche doit comprendre un entretien médical détaillé précisant les antécédents personnels de tuberculose, d’éventuels contacts antérieurs avec un patient tuberculeux et les traitements immunosuppresseurs anciens et/ou en cours. Des tests appropriés, (par exemple intradermo-réaction à la tuberculine, radiographie pulmonaire et/ou test de détection de l’interféron-gamma), devront être réalisés chez tous les patients (sans préjuger d’éventuelles recommandations locales). Il est recommandé de consigner les dates de ces examens sur la carte de rappel patient. Il est rappelé aux prescripteurs qu’une intradermo-réaction peut s’avérer faussement négative, surtout chez un patient sévèrement malade ou immunodéprimé. Si une tuberculose active est diagnostiquée, le traitement par infliximab ne doit pas être instauré (voir rubrique 4.3). En cas de suspicion de tuberculose latente, il est conseillé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de la tuberculose. Dans tous les cas décrits ci-dessous, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement évalué. Si une tuberculose inactive (« latente ») est diagnostiquée, un traitement antituberculeux adapté à une tuberculose latente doit être démarré avec un antituberculeux avant d’instaurer un traitement par infliximab, en accord avec les recommandations nationales.

93

Chez les patients qui présentent des facteurs de risque multiples ou significatifs pour la tuberculose et dont le test pour la tuberculose latente est négatif, un traitement antituberculeux doit être envisagé avant d’instaurer un traitement par infliximab. La prise d’un traitement antituberculeux doit également être envisagée avant d’instaurer un traitement par infliximab chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active pour qui le bon déroulement du traitement ne peut pas être confirmé. Des cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients traités par infliximab pendant et après un traitement pour une tuberculose latente. Tous les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin si des signes ou des symptômes évoquant une tuberculose (par exemple, toux persistante, asthénie/perte de poids, fébricule) apparaissent pendant ou après le traitement par infliximab. Infections fongiques invasives Chez les patients traités par infliximab, une infection fongique invasive telle qu’aspergillose, candidose, pneumocystose, histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose doit être suspectée s’ils développent une maladie systémique grave, et un médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement des infections fongiques invasives devra être consulté précocement lors de l’auscultation de ces patients. Les infections fongiques invasives peuvent se présenter sous une forme disséminée plutôt qu’une forme locale, et le test antigène-anticorps peut être négatif chez certains patients présentant une infection active. Un traitement antifongique empirique approprié devra être considéré dès lors que les tests diagnostiques sont en cours de réalisation, en tenant compte à la fois du risque d’une infection fongique sévère et du traitement antifongique. Pour les patients qui ont séjourné ou voyagé dans des régions endémiques pour les infections fongiques invasives telles qu’histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose, le rapport bénéfice/risque du traitement par infliximab doit être soigneusement considéré avant son initiation. Maladie de Crohn fistulisée Le traitement par infliximab ne doit pas être instauré chez les patients présentant une maladie de Crohn avec une fistule suppurative en phase aiguë, avant que tout foyer infectieux, en particulier un abcès, n’ait été éliminé (voir rubrique 4.3). Réactivation d’une hépatite B (VHB) Une réactivation d’hépatite B est survenue chez des patients ayant reçu un anti-TNF, y compris l’infliximab, et qui étaient porteurs chroniques de ce virus. Certains cas ont été fatals. La recherche d’une infection par VHB doit être effectuée avant d’initier un traitement par infliximab. Pour les patients dont le test d’infection VHB est positif, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de l’hépatite B. Il faut surveiller étroitement les patients porteurs de VHB nécessitant un traitement par infliximab pour déceler les signes ou symptômes révélateurs d’une infection active de VHB tout au long du traitement par infliximab et plusieurs mois après la fin de celui-ci. Aucune donnée pertinente pour traiter les patients porteurs de VHB par un traitement antiviral conjointement avec un anti-TNF afin de prévenir une réactivation du VHB n’est disponible. Chez les patients qui développent une réactivation du VHB, le traitement par Remsima doit être interrompu et un traitement antiviral efficace avec un traitement supplétif approprié doit être instauré. Atteintes hépatobiliaires Des cas de jaunisse et d’hépatites non infectieuses, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été observés depuis la commercialisation de l’infliximab. Des cas isolés

94

d’insuffisance hépatique conduisant à une transplantation du foie ou au décès sont survenus. La preuve d’une atteinte hépatique doit être recherchée chez les patients ayant les symptômes ou les signes d’un dysfonctionnement hépatique. Si une jaunisse et/ou une élévation des ALAT ≥ 5 fois la limite normale supérieure se développe(nt), l’infliximab doit être arrêté, et une investigation plus approfondie des signes anormaux doit être menée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNF-alpha et d’anakinra Des infections sévères et des neutropénies ont été observées lors d’essais cliniques au cours desquels l’anakinra et un autre agent anti-TNFα, l’étanercept ont été administrés de façon concomitante, sans bénéfice clinique supplémentaire comparativement à l’étanercept administré seul. En raison de la nature des effets indésirables observés lors de l’association thérapeutique de l’anakinra et de l’étanercept, des toxicités similaires peuvent résulter de l’association entre l’anakinra avec un autre agent anti-TNFα. Par conséquent, l’association de l’infliximab et de l’anakinra n’est pas recommandée. Administration concomitante d’un agent inhibiteur du TNFα et d’abatacept Dans les études cliniques, l’administration concomitante d’anti-TNFα et d’abatacept a été associée à une augmentation du risque d’infections, y compris des infections graves, sans augmentation du bénéfice clinique, par rapport aux anti-TNF seuls. L’association de l’infliximab et de l’abatacept n’est pas recommandée. Administration concomitante avec d’autres biothérapies Les informations sont insuffisantes concernant l’utilisation concomitante d’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab. L’administration concomitante d’infliximab avec ces biothérapies n’est pas recommandée en raison de l’augmentation possible du risque d’infections, et d’autres interactions pharmacologiques potentielles. Changement de traitements de fond antirhumatismaux (DMARD) biologiques Des précautions doivent être prises lors du changement d’un agent biologique par un autre, et les patients doivent rester sous surveillance, puisque le risque d’effets indésirables, dont les infections, peut être augmenté. Vaccinations Il est recommandé que les patients aient si possible leurs vaccinations à jour conformément aux recommandations vaccinales en vigueur, avant d’instaurer un traitement par Remsima. Les patients sous infliximab peuvent recevoir plusieurs vaccins simultanément, excepté en ce qui concerne les vaccins vivants (voir rubriques 4.5 et 4.6). Dans un sous-groupe de l'étude ASPIRE de 90 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, une proportion similaire de patients dans chaque groupe de traitement (méthotrexate plus: placebo [n=17], 3 mg/kg [n=27] ou 6 mg/kg de infliximab [n=46]) a présenté une double augmentation du titre d'anticorps contre un vaccin antipneumococcique polyvalent, indiquant que l’infliximab n'interférait pas avec les réponses immunitaires humorales indépendantes des lymphocytes T. Cependant, des études publiées dans la littérature dans diverses indications (par exemple polyarthrite rhumatoïde, psoriasis, maladie de Crohn) suggèrent que les vaccins non vivants reçus pendant le traitement par anti-TNF, y compris l’infliximab, peuvent induire une réponse immunitaire plus faible que chez les patients ne recevant pas de traitement par anti-TNF. Vaccins vivants et autres agents infectieux thérapeutiques Chez les patients recevant un traitement par anti-TNF, des données limitées sont disponibles sur la réponse à la vaccination avec des vaccins vivants ou sur la transmission secondaire de l’infection par des vaccins vivants. L'utilisation de vaccins vivants peut entraîner des infections cliniques, y compris

95

des infections disséminées. L’administration concomitante de vaccins vivants avec l’infliximab n’est pas recommandée. Exposition du nourrisson in utero Chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab, une issue fatale due à une infection disséminée par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) a été rapportée suite à l’administration du vaccin BCG après la naissance. Un délai de douze mois après la naissance est recommandé avant l’administration de vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.6). Exposition du nourrisson via le lait maternel L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubrique 4.6). Agents infectieux thérapeutiques D'autres utilisations d'agents infectieux thérapeutiques tels que des bactéries vivantes atténuées (par exemple, l’instillation vésicale de BCG pour le traitement d’un cancer) pourraient entraîner des infections cliniques, y compris des infections disséminées. Il est recommandé de ne pas administrer d’agents infectieux thérapeutiques de façon concomitante avec l’infliximab. Processus auto-immuns La relative déficience du TNFα causée par la thérapie anti-TNF peut provoquer le début d’un processus auto-immun. Si des symptômes évocateurs d’un syndrome lupique « type lupus » se développent chez un patient à la suite du traitement par infliximab et si ce patient présente des anticorps anti-ADN double-brin, un nouveau traitement par infliximab ne doit pas être administré (voir rubrique 4.8). Atteintes neurologiques L’utilisation d’agents inhibiteurs du TNF, y compris l’infliximab, a été associée à des cas de nouvelle poussée ou d’aggravation des symptômes cliniques et/ou des preuves radiographiques d’atteintes démyélinisantes centrales, y compris la sclérose en plaques, et d’atteintes démyélinisantes périphériques, y compris le syndrome de Guillain-Barré. Chez les patients présentant des antécédents ou des manifestations récentes d’atteintes démyélinisantes, le rapport bénéfice/risque d’un traitement par anti-TNF doit être soigneusement évalué avant d’instaurer un traitement par infliximab. L’arrêt de l’infliximab doit être envisagé si ces troubles se manifestent. Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Dans les phases contrôlées des études cliniques menées avec les anti-TNF, il a été observé plus de cas de tumeurs, notamment des lymphomes, parmi les patients ayant reçu un anti-TNF, que chez les patients du groupe contrôle. Au cours des études cliniques de l’infliximab couvrant toutes les indications approuvées, l’incidence des lymphomes chez les patients traités par l’infliximab était plus élevée que celle attendue dans la population générale, mais la fréquence des lymphomes était rare. Après commercialisation, des cas de leucémie ont été rapportés chez des patients traités par anti-TNF. Il existe un risque accru de développer un lymphome ou une leucémie chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde de longue date, hautement active et inflammatoire, ce qui complique l’évaluation du risque.

96

Dans une étude clinique exploratoire évaluant l’utilisation de l’infliximab chez des patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère, plus de tumeurs malignes ont été rapportées chez les patients traités par l’infliximab que chez les patients du groupe contrôle. Tous les patients avaient des antécédents de tabagisme important. Des précautions doivent être prises chez les patients présentant un risque accru de tumeurs du fait d’un tabagisme important. En l’état actuel des connaissances, un risque de développer des lymphomes ou d’autres tumeurs malignes chez les patients traités avec un agent anti-TNF ne peut être écarté (voir rubrique 4.8). Des précautions doivent être prises quand un traitement avec un agent anti-TNF est envisagé chez des patients présentant des antécédents de tumeurs malignes ou lorsqu’on choisit de poursuivre le traitement chez des patients qui développent une tumeur. Des précautions doivent aussi être prises chez les patients atteints de psoriasis et ayant des antécédents médicaux de thérapie immunosuppressive soutenue ou de traitement prolongé par puvathérapie. Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF (initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes. Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer des tumeurs malignes chez les patients traités par anti-TNF ne peut être exclu. Depuis la commercialisation, des cas de lymphomes T hépatospléniques ont été rapportés chez des patients traités par des anti-TNF y compris l’infliximab. Ce type de lymphome T, de survenue rare, se caractérise par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu un traitement par AZA ou 6-MP en association ou juste avant la prise d’un anti-TNF. La grande majorité des cas rapportés avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux étaient des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin. Le risque potentiel de l’association de l’AZA ou 6-MP avec l’infliximab doit être soigneusement considéré. Le risque de développer un lymphome T hépatosplénique chez les patients traités par infliximab ne peut pas être exclu (voir rubrique 4.8). Des mélanomes et des carcinomes à cellules de Merkel ont été rapportés chez les patients traités par des agents anti-TNF, dont l’infliximab (voir rubrique 4.8). Des examens périodiques de la peau sont recommandés, en particulier pour les patients qui ont des facteurs de risque de cancer cutané. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale et utilisant des données des registres nationaux Suédois a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans. Un dépistage régulier doit être réalisé chez les femmes traitées par infliximab, y compris celles âgées de plus de 60 ans. Tous les patients atteints de rectocolite hémorragique ayant un risque élevé de développer une dysplasie ou un carcinome colique (par exemple, les patients avec une rectocolite hémorragique de longue date ou une cholangite sclérosante primitive), ou ayant des antécédents de dysplasie ou de carcinome colique doivent être examinés régulièrement pour dépistage d’une dysplasie avant la mise sous traitement et au cours de l’évolution de leur maladie. Cette évaluation doit comprendre une coloscopie et des biopsies conformément aux recommandations locales. Les données actuelles n’indiquent pas que le traitement par l’infliximab a une influence sur le risque de développement des dysplasies ou d’un cancer du côlon. Du fait qu’il n’a pas été établi qu’un traitement par l’infliximab augmentait le risque de développer un cancer chez les patients avec une dysplasie récemment diagnostiquée traités par l’infliximab, les risques et bénéfices de la poursuite de ce traitement devront être attentivement considérés par le médecin.

Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des
enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF
(initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. E
lymphomes.Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des
tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer
des tumeurs malignes chez les patients traités par anti-TNF ne peut être exclu.

97

Insuffisance cardiaque L’infliximab doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque légère (classe I/II de la NYHA). Les patients doivent être étroitement surveillés et le traitement par infliximab ne doit pas être continué chez les patients qui développent de nouveaux symptômes ou une aggravation de leur insuffisance cardiaque (voir rubriques 4.3 et 4.8). Réactions hématologiques Des pancytopénies, des leucopénies, des neutropénies, et des thrombocytopénies ont été rapportées chez les patients recevant des agents anti-TNF, tel que l’infliximab. Tous les patients devront être informés de la nécessité de demander immédiatement un avis médical en cas de survenue de signes et de symptômes évoquant une dyscrasie sanguine (telle que fièvre persistante, ecchymoses, hémorragie, pâleur). L’arrêt du traitement par infliximab doit être considéré chez les patients présentant des anomalies hématologiques significatives confirmées. Autres Les données de sécurité lors d’un traitement par infliximab chez des patients ayant subi une intervention chirurgicale, notamment une arthroplastie, sont limitées. La longue demi-vie de l’infliximab doit être prise en compte lorsqu’une intervention chirurgicale est prévue. Si un patient nécessite une intervention chirurgicale pendant son traitement par infliximab, il doit être étroitement surveillé vis-à-vis des infections, et des mesures appropriées doivent être prises. Dans la maladie de Crohn, l’échec au traitement peut indiquer la présence de sténoses fibreuses fixes pouvant nécessiter un traitement chirurgical. Aucun élément ne suggère que l’infliximab aggrave ou provoque des sténoses fibreuses. Populations particulières Sujets âgés L’incidence des infections graves chez les patients de 65 ans ou plus traités par l’infliximab était plus importante que celle chez les patients de moins de 65 ans. Certaines d’entre elles ont eu une issue fatale. Des précautions particulières au regard du risque infectieux devront être prises chez les personnes âgées (voir rubrique 4.8). Population pédiatrique Infections Dans les études cliniques, des infections ont été rapportées plus fréquemment dans les populations pédiatriques que dans les populations adultes (voir rubrique 4.8). Vaccinations Il est recommandé que les enfants soient, si possible, à jour de leurs vaccinations conformément aux recommandations actuelles sur la vaccination avant d’instaurer un traitement par infliximab. Les enfants sous infliximab peuvent recevoir plusieurs vaccins simultanément, excepté en ce qui concerne les vaccins vivants (voir rubriques 4.5 et 4.6). Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF (initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes. Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer des tumeurs malignes chez les enfants et les adolescents traités par anti-TNF ne peut être exclu.

Des tumeurs malignes, dont certaines mortelles, ont été rapportées après commercialisation chez des
enfants, des adolescents et des jeunes adultes (jusqu’à 22 ans) traités par des agents anti-TNF
(initiation du traitement ≤ 18 ans), tel que l’infliximab. E
lymphomes.Les autres cas correspondaient à un type différent de tumeurs malignes, incluant des
tumeurs malignes rares habituellement associées à une immunosuppression. Le risque de développer
des tumeurs malignes chez les enfants et les adolescents traités par anti-TNF ne peut être exclu.

98

Depuis la commercialisation, des cas de lymphomes T hépatospléniques ont été rapportés chez des patients traités par des anti-TNF y compris l’infliximab. Ce type de lymphome T, de survenue rare, se caractérise par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu un traitement par AZA ou 6-MP en association ou juste avant la prise d’un anti-TNF. La grande majorité des cas rapportés avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux étaient des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin. Le risque potentiel de l’association de l’AZA ou 6-MP avec l’infliximab doit être soigneusement considéré. Le risque de développer un lymphome T hépatosplénique chez les patients traités par infliximab ne peut pas être exclu (voir rubrique 4.8). Excipients à effet notoire Teneur en sorbitol Chaque mL de ce médicament contient 45 mg de sorbitol (E420). Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas prendre Remsima, solution à diluer pour perfusion. Les patients atteints d’intolérance héréditaire au fructose présentent une aversion naturelle pour les aliments contenant du fructose qui peut être accompagnée de symptômes (vomissements, troubles gastro-intestinaux, apathie, retard de croissance staturo-pondéral). L’historique détaillé des symptômes d’IHF doit être obtenu pour chaque patient avant l’administration de Remsima, solution à diluer pour perfusion. En cas d’administration accidentelle et de suspicion d’intolérance au fructose, la perfusion doit être immédiatement interrompue, une glycémie normale doit être rétablie et la fonction des organes doit être stabilisée par des soins intensifs (voir rubrique 4.3). Teneur en polysorbate 80 Ce médicament contient 1,3 mg de polysorbate 80 par flacon de 100 mg, équivalent à 0,5 mg/mL, et 4,4 mg de polysorbate 80 par flacon de 350 mg, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie. Teneur en sodium Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ». Cependant, Remsima est dilué dans une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9%). Ceci doit être pris en compte chez les patients suivant un régime contrôlé en sodium (voir rubrique 6.6).

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée. Chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde, un rhumatisme psoriasique ou la maladie de Crohn, il existe des données qui indiquent que l’utilisation concomitante du méthotrexate ou d’autres immunosuppresseurs réduit la formation d’anticorps anti-infliximab et augmente les concentrations plasmatiques de l’infliximab. Cependant, les résultats sont incertains en raison des limites des méthodes utilisées pour les analyses sériques de l’infliximab et des anticorps anti-infliximab. Les corticoïdes ne semblent pas affecter les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab d’une façon cliniquement significative. L’association de l’infliximab avec d’autres biothérapies utilisées pour traiter les mêmes affections que l’infliximab, dont l’anakinra et l’abatacept n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des vaccins vivants avec infliximab. Il est également recommandé de ne pas administrer des vaccins vivants chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance. Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de

99

la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson (voir rubrique 4.4). L’administration d’un vaccin vivant à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables (voir rubriques 4.4 et 4.6). Il est recommandé de ne pas administrer de façon concomitante des agents infectieux thérapeutiques avec l’infliximab (voir rubrique 4.4).

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Les femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge de procréer doivent envisager l’utilisation d’une contraception appropriée afin de prévenir toute grossesse et poursuivre son utilisation pendant au moins 6 mois après le dernier traitement par infliximab. Grossesse Le nombre modéré de grossesses sous infliximab recueillies prospectivement ayant abouti à un nouveau-né vivant et dont l’issue est connue, comprenant environ 1100 grossesses exposées au cours du premier trimestre, n’a pas révélé d’augmentation du taux de malformations chez le nouveau-né. Basé sur une étude observationnelle d’Europe du Nord, un risque accru (OR, IC à 95% ; valeur de p) de césariennes (1,50, 1,14-1,96 ; p = 0,0032), de naissances prématurées (1,48, 1,05-2,09; p = 0,024), d’enfants nés de petites tailles pour l’âge gestationnel (2,79, 1,54-5,04 ; p = 0,0007), et de faible poids à la naissance (2,03, 1,41-2,94; p = 0,0002) a été observé chez les femmes exposées à l’infliximab pendant la grossesse (270 grossesses, avec ou sans immunomodulateurs/corticoïdes) par rapport aux femmes exposées uniquement aux immunomodulateurs et /ou aux corticoïdes (6 460 grossesses). La contribution potentielle de l’exposition à l’infliximab et/ou de la sévérité de la maladie sous-jacente dans ces résultats demeure incertaine. En raison de son inhibition du TNFα, l’infliximab administré pendant la grossesse pourrait affecter les réponses immunitaires normales du nouveau-né. Aucune preuve de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité n’a été rapportée lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris utilisant un anticorps analogue qui inhibe de façon sélective l’activité fonctionnelle du TNFα de la souris (voir rubrique 5.3). L’expérience clinique disponible est limitée. L’infliximab ne doit être administré pendant la grossesse qu’en cas de réelle nécessité. L’infliximab traverse la barrière placentaire et a été détecté dans le sérum de nourrissons jusqu’à 12 mois après la naissance. Après une exposition in utero à l’infliximab, les nourrissons peuvent présenter un risque accru d’infections, y compris des infections disséminées graves qui peuvent devenir fatales. Il n’est pas recommandé d’administrer de vaccins vivants (tel que le vaccin BCG) aux nourrissons exposés in utero à l’infliximab pendant 12 mois après la naissance (voir rubriques 4.4 et 4.5). Si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables ou si l’administration d’infliximab a été limitée au premier trimestre de la grossesse, l’administration d’un vaccin vivant pourrait être envisagée plus tôt s’il existe un réel bénéfice clinique pour le nourrisson. Des cas d’agranulocytose ont également été rapportés (voir rubrique 4.8). Allaitement Des données limitées publiées dans la littérature indiquent que l’infliximab a été détecté à de faibles niveaux dans le lait maternel à des concentrations allant jusqu’à 5 % du niveau sérique maternel. L’infliximab a également été détecté dans le sérum du nourrisson après exposition à l’infliximab via le

100

lait maternel. Alors que l’exposition systémique chez un nourrisson allaité devrait être faible car l’infliximab est largement dégradé dans le tractus gastro-intestinal, l’administration de vaccins vivants à un nourrisson allaité lorsque la mère est traitée par l’infliximab n’est pas recommandée, sauf si les taux sériques d’infliximab chez le nourrisson sont indétectables. Alors, l’infliximab peut être envisagé pendant l’allaitement. Fertilité Les données précliniques sont insuffisantes pour établir des conclusions sur les effets de l’infliximab sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction (voir rubrique 5.3).

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Remsima peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des étourdissements peuvent se produire suite à l’administration de l’infliximab (voir rubrique 4.8).

4.8 Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance Les infections des voies respiratoires hautes étaient l’effet indésirable (EI) le plus fréquent lors des études cliniques, survenant chez 25,3 % des patients traités par infliximab contre 16,5 % des patients du groupe contrôle. Les effets indésirables les plus graves, associés à l’utilisation des anti-TNF, rapportés avec l’infliximab, étaient une réactivation de l’hépatite B, une insuffisance cardiaque congestive (ICC), des infections graves (incluant sepsis, infections opportunistes et tuberculose), des réactions sériques (réactions d’hypersensibilité retardée), des réactions hématologiques, un lupus érythémateux disséminé/ syndrome lupique, des troubles démyélinisants, des troubles hépato-biliaires, un lymphome, lymphome T hépatosplénique, une leucémie, un carcinome à cellules de Merkel, un mélanome, une tumeur maligne pédiatrique, une sarcoïdose/réaction de type sarcoïdosique, un abcès intestinal ou périanal (dans la maladie de Crohn) et des réactions graves à la perfusion (voir rubrique 4.4). Liste sous forme de tableau des effets indésirables Le tableau 1 liste les EI basés sur l’expérience des études cliniques ainsi que les effets indésirables, dont certains ayant eu une issue fatale, rapportés depuis la commercialisation. Dans les études cliniques, au sein des systèmes classe-organe, les effets indésirables ont été listés par fréquence en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être évalué à partir des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 1 Effets indésirables lors des études cliniques et depuis la commercialisation Infections et infestations

Très fréquent : Infection virale (telles que grippe, infection par le virus de l’herpès, COVID-19*). Fréquent : Infections bactériennes (telles que sepsis, cellulite, abcès) Peu fréquent : Tuberculose, infections fongiques (par exemple candidose, onychomycose). Rare :

Méningite, infections opportunistes (telles qu’infections fongiques invasives [pneumocystose, histoplasmose, aspergillose, coccidioïdomycose, cryptococcose, blastomycose], infections bactériennes [mycobactérie atypique, listériose, salmonellose], et infections virales [cytomégalovirus]), infections parasitaires, réactivation de l’hépatite B. Indéterminé : Infection survenant suite à l’administration d’un vaccin vivant (après exposition in utero à l’infliximab)**

101

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

Rare :

Lymphome, lymphome non hodgkinien, maladie de Hodgkin, leucémie, mélanome, cancer du col de l’utérus. Fréquence indéterminée :

Lymphome T hépatosplénique (principalement chez les adolescents et jeunes adultes de sexe masculin atteints de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique), carcinome à cellules de Merkel, Sarcome de Kaposi. Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent : Neutropénie, leucopénie, anémie, lymphadénopathie. Peu fréquent : Thrombocytopénie, lymphopénie, lymphocytose.

Rare : Agranulocytose (y compris chez les nourrissons exposés in utero à l’infliximab), purpura thrombopénique thrombotique, pancytopénie, anémie hémolytique, purpura thrombopénique idiopathique. Affections du système immunitaire

Fréquent : Réactions allergiques du système respiratoire. Peu fréquent :

Réaction anaphylactique, syndrome lupique, maladie sérique ou réaction de type maladie sérique. Rare : Choc anaphylactique, vascularite, réaction de type sarcoïdosique. Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent : Dyslipidémie. Affections psychiatriques

Fréquent : Dépression, insomnie. Peu fréquent : Amnésie, agitation, confusion, somnolence, nervosité. Rare : Apathie. Affections du système nerveux

Très fréquent : Céphalée. Fréquent : Vertiges, étourdissement, hypoesthésie, paresthésie. Peu fréquent : Convulsion, neuropathie. Rare : Myélite transverse, atteintes démyélinisants centrales (telles que maladie de type sclérose en plaques et névrite optique), atteintes démyélinisantes périphériques (telles que syndrome de Guillain-Barré, polynévrite démyélinisante chronique inflammatoire et neuropathie multifocale motrice). Indéterminé : Accidents vasculaires cérébraux en association temporelle étroite avec les perfusions. Affections oculaires

Fréquent : Conjonctivite. Peu fréquent : Kératite, œdème périorbital, orgelet. Rare : Endophtalmie. Indéterminée : Perte transitoire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion. Affections cardiaques

Fréquent : Tachycardie, palpitation. Peu fréquent : Insuffisance cardiaque (apparition ou aggravation), arythmie, syncope, bradycardie. Rare : Cyanose, épanchement péricardique. Indéterminée : Ischémie myocardique/infarctus du myocarde Affections vasculaires

Fréquent : Hypotension, hypertension, ecchymoses, bouffées de chaleur, bouffées vasomotrices. Peu fréquent : Ischémie périphérique, thrombophlébite, hématome Rare : Insuffisance circulatoire, pétéchie, vasospame.

102

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent : Infection des voies respiratoires hautes, sinusites. Fréquent : Infection des voies respiratoires basses (telle que bronchite, pneumonie), dyspnée, épistaxis. Peu fréquent : Œdème pulmonaire, bronchospasme, pleurésie, épanchement pleural. Rare : Pneumopathie interstitielle (incluant une maladie rapidement progressive, une fibrose pulmonaire et une pneumopathie). Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Douleur abdominale, nausée. Fréquent : Hémorragie gastro-intestinale, diarrhée, dyspepsie, reflux gastro-oesophagien, constipation. Peu fréquent : Perforation intestinale, sténose intestinale, diverticulite, pancréatite, chéilite. Affections hépatobiliaires

Fréquent : Fonction hépatique anormale, transaminases élevées. Peu fréquent : Hépatite, lésions hépatocellulaires, cholécystite. Rare : Hépatite auto-immune, jaunisse. Indéterminée : Insuffisance hépatique. Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Apparition nouvelle ou aggravation de psoriasis, y compris atteinte pustuleuse de psoriasis (essentiellement palmo-plantaire), urticaire, rash, prurit, hypersudation, sécheresse cutanée, dermatite fongique, eczéma, alopécie. Peu fréquent : Eruption bulleuse, séborrhée, rosacée, papillome de la peau, hyperkératose, pigmentation anormale de la peau. Rare : Indéterminé :

Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, furonculose, dermatose bulleuse à IgA linéaire (DBAL), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réactions lichénoïdes. Aggravation des symptômes de dermatomyosite. Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : Arthralgie, myalgie, dorsalgie. Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : Infection du tractus urinaire. Peu fréquent : Pyélonéphrite. Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : Vaginite. Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Très fréquent : Réactions liées à la perfusion, douleur. Fréquent : Douleur thoracique, fatigue, fièvre, réactions au site d’injection, frissons, œdème. Peu fréquent : Mauvaise cicatrisation. Rare : Lésions granulomateuses. Investigations

Peu fréquent : Auto-anticorps positifs, prise de poids1. Rare : Anomalies des fractions du complément. * La COVID-19 a été observée avec l’administration par voie sous-cutanée de Remsima. ** y compris la tuberculose bovine (infection disséminée par le BCG), voir rubrique 4.4 1 Au 12e mois de la période contrôlée des essais cliniques chez l’adulte dans toutes les indications, la prise de poids médiane était de 3,50 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo. La prise de poids médiane dans les indications des maladies inflammatoires de l’intestin était de 4,14 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo et la prise de poids médiane dans les indications en rhumatologie était de 3,40 kg pour les sujets traités par infliximab contre 3,00 kg pour les sujets traités par placebo.

103

Description de certaines réactions indésirables au médicament Réactions liées à la perfusion Une réaction liée à la perfusion était définie dans les études cliniques comme étant tout événement apparaissant pendant la perfusion ou dans l’heure suivant la perfusion. Lors des études cliniques de phase III, 18 % des patients traités par infliximab comparés à 5 % des patients traités par placebo ont présenté une réaction liée à la perfusion. Dans l’ensemble, une proportion plus élevée de patients ayant reçu infliximab en monothérapie a présenté une réaction liée à la perfusion comparée aux patients ayant reçu infliximab avec un traitement immunosuppresseur concomitant. Environ 3 % des patients ont arrêté leur traitement en raison de réactions liées à la perfusion et tous se sont rétablis avec ou sans traitement médical. Parmi les patients traités par infliximab et ayant eu une réaction à la perfusion lors du traitement d’induction, jusqu’à la semaine 6, 27 % ont présenté une réaction à la perfusion lors du traitement d’entretien, de la semaine 7 à la semaine 54. Parmi les patients n’ayant pas eu de réaction à la perfusion lors du traitement d’induction, 9 % ont présenté une réaction à la perfusion lors du traitement d’entretien. Dans une étude clinique menée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (ASPIRE), les perfusions ont été administrées sur 2 heures pour les 3 premières perfusions. Pour les patients qui n’avaient pas présenté de réaction grave à la perfusion, la durée des perfusions suivantes pouvait être raccourcie jusqu’à 40 minutes. Dans cette étude, soixante-six pour cent des patients (686 sur 1 040) ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie à 90 minutes ou moins et 44 % des patients (454 sur 1 040) ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie à 60 minutes ou moins. Chez les patients traités par infliximab qui ont reçu au moins une perfusion d’une durée raccourcie, des réactions à la perfusion sont survenues chez 15 % des patients et des réactions sévères à la perfusion sont survenues chez 0,4 % des patients. Lors d’une étude clinique menée chez des patients atteints de la maladie de Crohn (SONIC), des réactions liées à la perfusion sont survenues chez 16,6 % (27/163) des patients ayant reçu l’infliximab en monothérapie, chez 5 % (9/179) des patients ayant reçu l’infliximab en association avec l’azathioprine et chez 5,6 % (9/161) des patients ayant reçu l’azathioprine en monothérapie. Une réaction sévère liée à la perfusion (< 1 %) s’est produite chez un patient sous infliximab en monothérapie. Depuis la commercialisation, des cas de réactions de type anaphylactiques, comprenant œdèmes laryngés/pharyngés et bronchospasmes sévères, et des convulsions ont été associés à l’administration de l’infliximab (voir rubrique 4.4). Des cas de perte transitoire de la vue survenant pendant ou au cours des deux heures suivant la perfusion de l’infliximab ont été rapportés. Des événements (dont certains mortels) d'ischémie myocardique/infarctus et d'arythmie ont été rapportés, certains en association temporelle étroite avec la perfusion d'infliximab; des accidents vasculaires cérébraux ont également été rapportés en association temporelle étroite avec la perfusion d’infliximab. Les réactions à la perfusion suite à la ré-administration de l’infliximab Une étude clinique chez des patients atteints de psoriasis modéré à sévère a été conçue pour évaluer l’efficacité et la tolérance à long-terme du traitement d’entretien versus la réintroduction du traitement avec un schéma d’induction du traitement par l’infliximab (maximum de quatre perfusions aux semaines 0, 2, 6 et 14) à la suite de la reprise de la maladie. Les patients ne recevaient aucun traitement immunosuppresseur concomitant. Dans le bras réintroduction du traitement, 4 % (8/219) des patients ont présenté une réaction grave à la perfusion versus < 1 % (1/222) en traitement d’entretien. La majorité des réactions graves à la perfusion sont survenues au cours de la seconde perfusion à la semaine 2. L’intervalle entre la dernière dose d’entretien et la première dose de réintroduction du traitement variait entre 35 et 231 jours. Les symptômes comprenaient, sans être exhaustif, une dyspnée, une urticaire, un œdème facial, et une hypotension. Dans tous les cas, le traitement par l’infliximab a été interrompu et/ou d’autres traitements ont été instaurés avec une résolution complète des signes et des symptômes.

104

Hypersensibilité retardée Lors des études cliniques, des réactions d’hypersensibilité retardée étaient peu fréquentes et sont survenues après des intervalles sans infliximab de moins de 1 an. Lors des études dans le psoriasis, des réactions d’hypersensibilité retardée sont survenues précocement au cours du traitement. Les signes et symptômes comprenaient une myalgie et/ou une arthralgie accompagnée de fièvre et/ou rash, avec quelques patients qui ont connu un prurit, un œdème facial, un œdème des mains ou des lèvres, une dysphagie, une urticaire, un mal de gorge et une céphalée. Il n’y a pas suffisamment de données sur l’incidence des réactions d’hypersensibilité retardée après des intervalles sans infliximab de plus de 1 an, mais des données limitées d’études cliniques suggèrent un risque accru d’hypersensibilité retardée avec un accroissement de l’intervalle sans infliximab (voir rubrique 4.4). Lors d’une étude clinique sur une période de 1 an dans laquelle des patients atteints de la maladie de Crohn étaient traités par des perfusions répétées (étude ACCENT I), l’incidence des réactions de type maladie sérique était de 2,4 %. Immunogénicité Les patients qui ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab étaient plus susceptibles (environ 2-3 fois) de développer des réactions liées à la perfusion. Il s’est avéré que l’utilisation concomitante d’agents immunosuppresseurs a réduit la fréquence des réactions liées à la perfusion. Lors des études cliniques mettant en jeu des doses uniques et multiples d’infliximab comprises entre 1 et 20 mg/kg, les anticorps dirigés contre l’infliximab ont été détectés chez 14 % des patients sous traitement immunosuppresseur, et chez 24 % des patients sans traitement immunosuppresseur. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant les doses répétées recommandées en association avec le méthotrexate, 8 % des patients présentaient des anticorps dirigés contre l’infliximab. Chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique qui ont reçu 5 mg/kg avec ou sans méthotrexate, des anticorps sont apparus en tout chez 15 % des patients (des anticorps sont apparus chez 4 % des patients ayant reçu du méthotrexate et chez 26 % des patients n’ayant pas reçu de méthotrexate à l’inclusion). Chez les patients atteints de la maladie de Crohn qui ont suivi un traitement d’entretien, des anticorps anti-infliximab sont survenus chez 3,3 % des patients sous traitement immunosuppresseur et chez 13,3 % des patients sans traitement immunosuppresseur. L’incidence des anticorps s’est révélée 2-3 fois supérieure chez les patients traités épisodiquement. En raison des limites méthodologiques, un résultat de dosage négatif n’exclut pas la présence d’anticorps dirigés contre l’infliximab. Certains patients qui développent de grandes quantités d’anticorps dirigés contre l’infliximab présentent des preuves d’efficacité diminuée. Chez les patients atteints de psoriasis traités par l’infliximab en traitement d’entretien sans immunomodulateurs concomitants, environ 28 % ont développé des anticorps dirigés contre l’infliximab (voir rubrique 4.4 : « Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité »). Infections Tuberculose, infections bactériennes, y compris sepsis et pneumonie, infections fongiques invasives, virales et autres infections opportunistes ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue fatale ; les infections opportunistes les plus fréquemment rapportées avec un taux de mortalité > 5 % comprennent la pneumocystose, la candidose, la listériose et l’aspergillose (voir rubrique 4.4). Lors des études cliniques, 36 % des patients sous infliximab ont été traités pour des infections contre 25 % des patients sous placebo. Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence d’infections sévères incluant une pneumonie était plus élevée dans le groupe de patients traités par l’infliximab plus méthotrexate que dans celui traité par méthotrexate seul, notamment aux doses de 6 mg/kg ou plus (voir rubrique 4.4).

105

Dans les notifications spontanées recueillies depuis la commercialisation, les cas d’infections sont les effets indésirables graves les plus fréquents. Certains cas ont eu une issue fatale. Près de 50 % des décès rapportés étaient associés aux infections. Des cas de tuberculose, parfois fatals, comprenant des tuberculoses miliaires et des tuberculoses avec localisation extra-pulmonaire ont été rapportés (voir rubrique 4.4). Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs Lors des études cliniques avec infliximab dans lesquelles 5 780 patients ont été traités, soit 5 494 années-patients, 5 cas de lymphomes et 26 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été détectés versus aucun lymphome et 1 tumeur non lymphomateuse chez les 1 600 patients traités par le placebo soit 941 années patients. Lors du suivi à long terme sur 5 ans des études cliniques avec infliximab, soit 6 234 années-patients (3 210 patients), 5 cas de lymphomes et 38 cas de tumeurs non lymphomateuses ont été rapportés. Des cas de tumeurs malignes, y compris des lymphomes, ont aussi été rapportés dans le cadre de la commercialisation (voir rubrique 4.4). Dans une étude clinique exploratoire impliquant des patients atteints d’une BPCO modérée à sévère qui étaient soit d’actuels fumeurs soit d’ex-fumeurs, 157 patients adultes ont été traités par l’infliximab à des doses similaires à celles utilisées dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. Neuf de ces patients ont développé des pathologies malignes, incluant 1 lymphome. La durée médiane de suivi était de 0,8 an (incidence 5,7 % [IC à 95 % : 2,65 %-10,6 %]. Il a été rapporté une pathologie maligne parmi 77 patients du groupe contrôle (durée médiane du suivi 0,8 an ; incidence 1,3 % [IC à 95 % : 0,03 %-7,0 %]). La majorité des tumeurs malignes se sont développées dans le poumon ou la zone de la tête et du cou. Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population générale a montré une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde traitées par infliximab comparées aux patientes naïves de produits biologiques ou à la population générale, y compris chez les femmes de plus de 60 ans (voir rubrique 4.4). De plus, depuis la commercialisation, des cas de lymphome T hépatosplénique ont été rapportés chez des patients traités par l’infliximab, une grande majorité de ces cas survenant dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique et la plupart d’entre eux chez des adolescents ou de jeunes adultes de sexe masculin (voir rubrique 4.4). Insuffisance cardiaque Dans une étude de Phase II évaluant l’ICC, une mortalité plus élevée due à l’aggravation de l’insuffisance cardiaque a été constatée chez les patients traités par l’infliximab, notamment chez ceux traités par la dose la plus élevée de 10 mg/kg (c’est-à-dire deux fois la dose maximale recommandée). Dans cette étude, 150 patients atteints d’ICC de classe III-IV selon NYHA (fraction d’éjection ventriculaire gauche ≤ 35 %) ont été traités par 3 perfusions d’infliximab à 5 mg/kg, 10 mg/kg, ou par du placebo pendant plus de 6 semaines. A la 38ème semaine, 9 des 101 patients traités par l’infliximab (2 à 5 mg/kg et 7 à 10 mg/kg) sont décédés, contre 1 sur 49 dans le groupe placebo. Au cours de la surveillance post-commercialisation, des cas d’aggravation d’insuffisance cardiaque ont été rapportés chez des patients sous infliximab, avec ou sans facteurs de risque identifiables. Des cas de nouvelle survenue d’insuffisance cardiaque chez des patients sans antécédent cardiovasculaire ont également été rapportés au cours de cette surveillance. Certains de ces patients étaient âgés de moins de 50 ans.

106

Atteintes hépato-biliaires Lors des études cliniques, des élévations légères ou modérées des ALAT et ASAT ont été observées chez des patients ayant reçu de l’infliximab, sans progression vers une atteinte hépatique sévère. Des élévations d’ALAT ≥ 5 x limite normale supérieure (LNS) ont été observées (voir tableau 2). Des élévations d’aminotransférases ont été observées (ALAT plus que ASAT) chez une plus grande proportion de patients ayant reçu l’infliximab que ceux des groupes de contrôle, qu’ils aient été traités par l’infliximab en monothérapie ou en association avec d’autres agents immunosuppresseurs. La plupart des valeurs anormales d’aminotransférases étaient transitoires ; cependant, un petit nombre de patients ont connu des élévations plus prolongées. En général, les patients qui développaient des élévations des ALAT et ASAT étaient asymptomatiques, et les valeurs anormales diminuaient ou revenaient à la normale qu’ils continuaient le traitement par l’infliximab, l’arrêtaient ou qu’on leur changeait leur traitement concomitant. Durant la surveillance depuis la commercialisation, des cas de jaunisse et d’hépatites, dont certaines ayant les caractéristiques d’une hépatite auto-immune, ont été rapportés chez des patients sous infliximab (voir rubrique 4.4).

Tableau 2 Proportion de patients avec une activité des ALAT augmentée lors des études cliniques Indication Nombre de patients3 Période de suivi

IndicationNombre de patients3Période de suivi médiane (sem)4≥ 3 x LNS≥ 5 x LNS
placeboinfliximabplaceboinfliximabplaceboinfliximabplaceboinfliximab
Polyarthrite rhumatoïde13751 08758,158,33,2 %3,9 %0,8 %0,9 %
Maladie de Crohn23241 03453,754,02,2 %4,9 %0,0 %1,5 %
Maladie de Crohn pédiatriqueN/A139N/A53,0N/A4,4 %N/A1,5 %
Rectocolite hémorragique24248230,130,81,2 %2,5 %0,4 %0,6 %
Rectocolite hémorragique pédiatriqueN/A60N/A49,4N/A6,7 %N/A1,7 %
Spondylarthri te ankylosante7627524,1101,90,0 %9,5 %0,0 %3,6 %
Rhumatisme psoriasique9819118,139,10,0 %6,8 %0,0 %2,1 %
Psoriasis en plaques2811 17516,150,10,4 %7,7 %0,0 %3,4 %

1 Les patients sous placebo ont reçu du méthotrexate alors que les patients sous Remsima ont reçu en même temps de l’infliximab et du méthotrexate. 2 Les patients sous placebo dans les 2 études de phase III dans la maladie de Crohn, ACCENT I et ACCENT II, ont reçu une dose initiale de 5 mg/kg d’infliximab au début de l’étude, puis ont reçu du placebo durant la phase d’entretien. Les patients randomisés dans le groupe d’entretien par placebo et par la suite transférés dans le groupe infliximab ont été inclus dans le groupe infliximab pour l’analyse des ALAT. Dans l’étude SONIC de phase IIIb menée chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les patients du groupe placebo ont reçu 2,5 mg/kg/jour d’azathioprine comme traitement de contrôle actif en plus des perfusions de placebo d’infliximab. 3 Nombre de patients évalués pour les ALAT. 4 La période de suivi médiane repose sur le nombre de patients traités. Anticorps antinucléaires (AAN)/anticorps anti-ADN double-brin (dbADN) Lors des études cliniques, environ la moitié des patients traités par infliximab qui étaient AAN négatifs avant le traitement, ont développé des AAN pendant l’étude, contre environ un cinquième des patients traités par placebo. Des anticorps anti-dbADN ont été détectés chez environ 17 % des patients

107

traités par infliximab contre 0 % des patients traités par placebo. A la dernière évaluation, 57 % des patients traités par infliximab sont restés anti-dbADN positifs. Les cas de lupus et de syndromes type lupus restent cependant peu fréquents (voir rubrique 4.4). Population pédiatrique Chez les patients atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile L’infliximab a été étudié lors d’une étude clinique chez 120 patients (moyenne d’âge : 4-17 ans) atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile active malgré un traitement par méthotrexate. Les patients ont reçu 3 ou 6 mg/kg d’infliximab à raison de 3 doses d’induction (aux semaines 0, 2, 6 ou aux semaines 14, 16, 20 respectivement) suivies d’un traitement d’entretien toutes les 8 semaines, en association avec le méthotrexate. Réactions à la perfusion Des réactions à la perfusion sont survenues chez 35 % des patients atteints d’arthrite rhumatoïde juvénile ayant reçu 3 mg/kg d’infliximab comparé à 17,5 % chez les patients ayant reçu 6 mg/kg. Dans le groupe infliximab 3 mg/kg, 4 patients sur 60 ont eu une réaction sévère à la perfusion et 3 patients ont rapporté une possible réaction anaphylactique (dont 2 faisaient partie des réactions sévères à la perfusion). Dans le groupe infliximab 6 mg/kg, 2 des 57 patients ont eu une réaction sévère à la perfusion, dont un a pu avoir une réaction anaphylactique (voir rubrique 4.4). Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab se sont développés chez 38 % des patients ayant reçu 3 mg/kg comparé à 12 % des patients ayant reçu 6 mg/kg. Les dosages d’anticorps étaient notablement plus élevés pour le groupe 3 mg/kg que pour le groupe 6 mg/kg. Infections Des infections sont survenues chez 68 % (41/60) des enfants ayant reçu 3 mg/kg pendant 52 semaines, 65 % (37/57) des enfants ayant reçu de l’infliximab à 6 mg/kg pendant 38 semaines et 47 % (28/60) des enfants ayant reçu du placebo pendant 14 semaines (voir rubrique 4.4). Population pédiatrique atteinte de maladie de Crohn Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus souvent chez les enfants atteints de maladie de Crohn dans l’étude REACH (voir rubrique 5.1) que chez les adultes atteints de maladie de Crohn : anémie (10,7 %), sang dans les selles (9,7 %), leucopénie (8,7 %), bouffée vasomotrice (8,7 %), infection virale (7,8 %), neutropénie (6,8 %), infection bactérienne (5,8 %), et réactions allergiques des voies respiratoires (5,8 %). De plus, des fractures osseuses (6,8%) ont été rapportées, mais aucune relation de cause à effet n’a été établie. D’autres effets spécifiques sont discutés ci-dessous. Réactions liées à la perfusion Dans l’étude REACH, 17,5 % des patients randomisés ont présenté 1 ou plusieurs réactions à la perfusion. Il n’y a pas eu de réactions sévères à la perfusion, et 2 sujets dans REACH ont eu des réactions anaphylactiques non sévères. Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez 3 (2,9 %) enfants. Infections Dans l’étude REACH, des infections ont été rapportées chez 56,3 % des patients randomisés traités par infliximab. Les infections ont été rapportées plus souvent chez les patients qui ont reçu des perfusions toutes les 8 semaines par rapport à ceux les recevant toutes les 12 semaines (73,6 % et 38,0 %, respectivement), alors que des infections sévères ont été rapportées chez 3 sujets dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et chez 4 sujets dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Les infections les plus couramment rapportées ont été les infections des voies respiratoires hautes et les pharyngites, et les infections sévères les plus couramment

108

rapportées ont été des abcès. Trois cas de pneumonie (1 sévère) et 2 cas de zona (tous deux non sévères) ont été rapportés. Population pédiatrique atteinte de rectocolite hémorragique Dans l’ensemble, les réactions indésirables rapportées dans l’étude dans la rectocolite hémorragique pédiatrique (C0168T72) et dans les études dans la rectocolite hémorragique chez l’adulte (ACT 1 et ACT 2) étaient généralement cohérentes. Dans l’étude C0168T72, les réactions indésirables les plus fréquentes étaient : infection des voies respiratoires supérieures, pharyngite, douleur abdominale, fièvre et maux de tête. L’évènement indésirable le plus fréquent était l’aggravation de la rectocolite hémorragique, dont l’incidence était plus importante chez les patients traités toutes les 12 semaines que chez les patients traités toutes les 8 semaines. Réactions liées à la perfusion Dans l’ensemble, 8 (13,3 %) des 60 patients traités ont présenté une ou plusieurs réactions à la perfusion, dont 4 des 22 (18,2 %) patients recevant des perfusions toutes les 8 semaines et 3 des 23 (13,0 %) patients recevant des perfusions toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. Aucune réaction grave à la perfusion n’a été rapportée. Toutes les réactions à la perfusion étaient d’intensité légère ou modérée. Immunogénicité Des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez 4 (7,7 %) patients au cours des 54 semaines. Infections Des infections ont été rapportées chez 31 (51,7 %) des 60 patients traités dans l’étude C0168T72 et 22 (36,7 %) patients ont nécessité un traitement antimicrobien oral ou parentéral. La proportion de patients atteints d’infections dans l’étude C0168T72 était similaire à celle dans l’étude dans la maladie de Crohn pédiatrique (REACH) mais supérieure à celle dans les études dans la rectocolite hémorragique chez l’adulte (ACT 1 et ACT 2). L’incidence globale des infections dans l’étude C0168T72 était de 13/22 (59 %) dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 14/23 (60,9 %) dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Les infections des voies respiratoires supérieures (7/60 [12 %]) et les pharyngites (5/60 [8 %]) ont été les infections du système respiratoire les plus fréquemment rapportées. Des infections graves ont été rapportées chez 12 % (7/60) de l’ensemble des patients traités. Dans cette étude, il y avait plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 [75 %]) versus 15/60 [25 %]). Bien que le nombre de patients dans chacun des sous-groupes soit insuffisant pour tirer des conclusions définitives sur les effets de l’âge sur la tolérance, une proportion plus importante d’effets indésirables graves et d’arrêt d’étude pour cause d’effets indésirables a été rapportée chez les patients les plus jeunes que chez les patients les plus âgés. Bien que la proportion d’infections soit aussi plus élevée chez les patients les plus jeunes, en ce qui concerne les infections graves, leur proportion était similaire dans les deux groupes d’âge. Dans l’ensemble, les proportions d’effets indésirables et de réactions à la perfusion étaient similaires entre les groupes d’âge de 6 à 11 ans et 12 à 17 ans. Expérience post-commercialisation Depuis la commercialisation, des effets indésirables spontanés sévères avec l’infliximab chez les enfants ont inclus des tumeurs malignes comprenant des lymphomes T hépatospléniques, des anomalies transitoires des enzymes hépatiques, des syndromes type lupus, et des auto-anticorps positifs (voir rubriques 4.4 et 4.8).

109

Autres populations particulières Sujets âgés Lors des études cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, l’incidence des infections graves était plus importante chez les patients de 65 ans et plus traités par infliximab plus méthotrexate (11,3 %) que celle chez les patients de moins de 65 ans (4,6 %). Chez les patients traités par méthotrexate seul, l’incidence des infections graves était de 5,2 % chez les patients de 65 ans et plus, comparée à 2,7 % chez les patients de moins de 65 ans (voir rubrique 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

4.9 Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Des doses uniques allant jusqu’à 20 mg/kg ont été administrées sans effets toxiques.

5. PROPRIÉ TÉ S PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, inhibiteurs du Facteur Nécrosant des Tumeurs alpha (TNFα), code ATC : L04AB02 Remsima est un médicament biosimilaire. Des informations détaillées sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu. Mécanisme d’action L’infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/souris qui se lie avec une grande affinité à la fois aux formes solubles et transmembranaires du TNFα mais pas à la lymphotoxine α (TNF). Effets pharmacodynamiques L’infliximab inhibe l’activité fonctionnelle du TNFα dans une grande variété de tests biologiques in vitro. L’infliximab a prévenu la maladie chez les souris transgéniques qui développent une polyarthrite suite à l’expression de TNFα humain et lorsqu’il est administré après l’apparition de la maladie, il a permis aux articulations lésées de cicatriser. In vivo, l’infliximab forme rapidement des complexes stables avec le TNFα humain, processus qui équivaut à la perte de bioactivité du TNFα. Des concentrations élevées en TNFα ont été trouvées dans les articulations des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde et celles-ci sont corrélées à une activité élevée de la maladie. Dans la polyarthrite rhumatoïde, le traitement par infliximab diminue l’infiltration de cellules inflammatoires dans les parties inflammatoires de l’articulation ainsi que l’expression des molécules d’adhésion cellulaires, la chimio-attraction et la dégradation tissulaire. Après traitement par infliximab, les patients ont présenté des taux sériques diminués d’interleukine 6 (IL-6) et de protéine C réactive (CRP), et des taux augmentés d’hémoglobine chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui avaient une hémoglobinémie réduite, par rapport aux valeurs de base. Par ailleurs, il n’y a pas eu de diminution du taux circulant de lymphocytes, ni de la réponse proliférative à une stimulation mitogénique in vitro par comparaison aux cellules des patients non traités. Chez les patients atteints de psoriasis, le traitement par infliximab a conduit à une diminution de l’inflammation de l’épiderme et à une normalisation de la différenciation des kératinocytes des plaques de psoriasis. Dans le rhumatisme

le système national de déclaration – voirAnnexe V

110

psoriasique, un traitement à court terme par l’infliximab a réduit le nombre de cellules T et de vaisseaux sanguins dans le synovium et la peau psoriasique. L’examen histologique des biopsies coliques, obtenues avant et 4 semaines après administration d’infliximab, a révélé une importante réduction du TNFα décelable. Le traitement par infliximab des patients atteints de la maladie de Crohn est également accompagné d’une réduction importante du marqueur sérique de l’inflammation généralement élevé, la CRP. Les numérations leucocytaires périphériques totales n’ont été que peu affectées chez les patients traités par infliximab, bien que des modifications par rapport aux valeurs normales des lymphocytes, monocytes et neutrophiles aient été observées. La numération des mononucléaires du sang périphérique (PBMC) des patients traités par infliximab a révélé une réponse proliférative stable aux stimuli par rapport à des patients non traités, et aucune altération importante de la production de cytokines par les mononucléaires (PBMC) n’a été observée à la suite du traitement par infliximab. D’après l’analyse des mononucléaires de la lamina propria obtenue par biopsie de la muqueuse intestinale, le traitement par infliximab entraîne une réduction du nombre de cellules capables d’exprimer le TNFα et l’interféron-γ. Des études histologiques complémentaires ont montré que le traitement par infliximab réduisait l’infiltration des cellules inflammatoires dans les zones atteintes de l’intestin ainsi que la présence de marqueurs d’inflammation sur ces sites. Les études endoscopiques sur la muqueuse intestinale ont démontré une cicatrisation des muqueuses chez les patients traités par infliximab. Efficacité et sécurité cliniques Polyarthrite rhumatoïde chez l’adulte L’efficacité de l’infliximab a été évaluée lors de deux études cliniques pivot, multicentriques, randomisées, en double aveugle : ATTRACT et ASPIRE. Dans les deux études, l’utilisation concomitante de doses stables d’acide folique, de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) était permise. Les critères d’évaluation principaux étaient la réduction des signes et symptômes évaluée selon ceux de l’American College of Rheumatology (ACR20 dans ATTRACT, landmark ACR-N pour ASPIRE), la prévention de la destruction articulaire et l’amélioration des capacités fonctionnelles. Une réduction des signes et symptômes était définie comme au moins équivalente à une amélioration de 20 % (ACR20) du nombre d’articulations enflées et douloureuses, et de 3 des 5 critères suivants : (1) évaluation globale par le médecin, (2) évaluation globale par le patient, (3) mesure de la capacité fonctionnelle, (4) échelle visuelle analogique de la douleur et (5) vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de la protéine C réactive. L’ACR-N utilise les mêmes critères que l’ACR20, calculé en prenant le plus faible pourcentage d’amélioration dans le nombre d’articulations enflées, d’articulations douloureuses et la valeur médiane des 5 composants restants de la réponse ACR. La destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) des mains et des pieds était mesurée par l’évolution par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijde (0-440). Le Health Assessment Questionnaire (HAQ ; échelle 0-3) était utilisé pour mesurer les variations moyennes des capacités fonctionnelles par rapport aux valeurs initiales. L’étude ATTRACT a évalué les réponses aux semaines 30, 54 et 102 dans le cadre d’une étude contrôlée versus placebo chez 428 patients présentant une polyarthrite rhumatoïde active malgré un traitement par méthotrexate. Environ 50 % des patients présentaient une capacité fonctionnelle de classe III. Les patients recevaient soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 10 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 4 ou 8 semaines. Tous les patients recevaient des doses stables de méthotrexate (en moyenne 15 mg/semaine) pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant l’étude. Les résultats à la semaine 54 (ACR20, score total de Sharp modifié par van der Heijde et HAQ) sont présentés dans le Tableau 3. De meilleures réponses cliniques (ACR50 et ACR70) ont été observées dans tous les groupes traités par l’infliximab aux semaines 30 et 54 par rapport au méthotrexate seul.

111

Une réduction de la vitesse de progression de la destruction articulaire (érosion et pincement de l’interligne articulaire) a été observée dans tous les groupes traités par l’infliximab à la semaine 54 (Tableau 3). Les effets observés à la semaine 54 ont été maintenus jusqu’à la semaine 102. En raison d’un certain nombre de sorties d’étude, l’importance de la différence des effets observés dans les groupes traités avec l’infliximab par rapport au méthotrexate seul ne peut pas être définie.

Tableau 3 Effets sur l’ACR20, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ATTRACT

infliximabb Placeboa 3 mg/kg /8 sem

3 mg/kg /4 sem

10 mg/kg /8 sem

10 mg/kg /4 sem

Tous groupes infliximab confondusb Patients avec réponse ACR20/ patients évalués (%)c

15/88 (17 %)

36/86 (42 %)

41/86 (48 %)

51/87 (59 %)

48/81 (59 %)

176/340 (52 %)

Score totald (score de Sharp modifié par van der Heijde) Variation par rapport aux valeurs initiales (Moyenne ± SDc)

7,0 ± 10,3 1,3 ± 6,0 1,6 ± 8,5 0,2 ± 3,6 - 0,7 ± 3,8 0,6 ± 5,9

Médianec (Intervalle interquartile)

4,0 (0,5 ; 9,7)

0,5 (- 1,5 ; 3,0)

0,1 (- 2,5 ; 3,0)

0,5 (- 1,5 ; 2,0)

- 0,5 (- 3,0 ; 1,5)

0,0 (- 1,8 ; 2,0) Patients sans détérioration/patients évalués (%)c

13/64 (20 %)

34/71 (48 %)

35/71 (49 %)

37/77 (48 %)

44/66 (67 %)

150/285 (53 %)

Variations de l’HAQ par rapport aux valeurs initialese (patients évalués)

87 86 85 87 81 339

Moyenne ± SDc 0,2 ± 0,3 0,4 ± 0,3 0,5 ± 0,4 0,5 ± 0,5 0,4 ± 0,4 0,4 ± 0,4 a placebo = Tous les patients présentaient une PR active malgré un traitement avec des doses stables

de méthotrexate pendant 6 mois avant leur inclusion et étaient maintenus à des doses stables pendant toute l’étude. L’utilisation concomitante de doses stables de corticoïdes oraux (≤ 10 mg/jour) et/ou d’AINS était permise, et une supplémentation en acide folique était administrée. b toutes doses d’infliximab confondues administrées en association avec le méthotrexate et l’acide

folique et pour certains avec des corticoïdes et/ou des AINS. c p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs. Placebo. d plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. e HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est

importante. L’étude ASPIRE a évalué les réponses à la semaine 54 chez 1 004 patients naïfs au méthotrexate présentant une polyarthrite rhumatoïde active dans sa forme débutante (durée de la maladie ≤ 3 ans, durée médiane de 0,6 ans) active (nombre médian d’articulations enflées et douloureuses respectivement de 19 et 31). Tous les patients ont reçu du méthotrexate (optimisé à 20 mg/semaine à la semaine 8) et, soit du placebo, soit 3 mg/kg ou 6 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2, et 6 puis toutes les 8 semaines. Les résultats à la semaine 54 sont présentés dans le Tableau 4. Après 54 semaines de traitement, comparées au méthotrexate seul, toutes les doses d’infliximab + méthotrexate ont conduit à une meilleure amélioration statistiquement significative des signes et symptômes mesurée par la proportion de patients qui ont répondu à l’ACR20, 50 et 70. Dans ASPIRE, plus de 90 % des patients ont eu au moins 2 radiographies interprétables. Le ralentissement du taux de progression des dommages structuraux a été observé aux semaines 30 et 54 dans les groupes de traitement infliximab + méthotrexate, comparé au méthotrexate seul.

112

Tableau 4 Effets sur l’ACRn, les lésions articulaires structurelles et les capacités fonctionnelles à la

semaine 54, ASPIRE

infliximab + MTX Placebo + MTX 3 mg/kg 6 mg/kg Combiné Patients randomisés 282 359 363 722 Amélioration de l’ACR en pourcentage Moyenne ± ETa 24,8 ± 59,7 37,3 ± 52,8 42,0 ± 47,3 39,6 ± 50,1 Variations par rapport aux valeurs initiales du score total de Sharp modifié par van der Heijdeb Moyenne ± ETa 3,70 ± 9,61 0,42 ± 5,82 0,51 ± 5,55 0,46 ± 5,68 Médiane 0,43 0,00 0,00 0,00 Amélioration de l’HAQ par rapport aux valeurs initiales, sur toute la période à partir de la semaine 30 à 54c Moyenne ± ETd 0,68 ± 0,63 0,80 ± 0,65 0,88 ± 0,65 0,84 ± 0,65 a p < 0,001, pour chaque groupe traité par l’infliximab vs placebo. b plus les valeurs sont élevées plus la destruction articulaire est importante. c HAQ = Health Assessment Questionnaire ; plus les valeurs sont élevées moins l’invalidité est importante. d p = 0,030 et < 0,001 pour les groupes de traitement 3 mg/kg et 6 mg/kg respectivement vs.

placebo + MTX Les données soutenant l’ajustement posologique dans la polyarthrite rhumatoïde proviennent des études ATTRACT, ASPIRE et START. START était une étude de tolérance randomisée, multicentrique, en double aveugle, avec 3 bras, sur des groupes parallèles. Sur l’un des bras de l’étude (groupe 2, n = 329), les patients qui avaient une réponse inadéquate étaient autorisés à des ajustements de dose par paliers de 1,5 mg/kg, à partir de 3 jusqu’à 9 mg/kg. La majorité (67 %) de ces patients n’ont pas nécessité d’ajustement de dose. Parmi les patients qui ont nécessité un ajustement de dose, 80 % ont obtenu une réponse clinique et la majorité d’entre eux (64 %) n’ont eu besoin que d’un ajustement de 1,5 mg/kg. Maladie de Crohn chez l’adulte Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère L’efficacité d’un traitement par infliximab constitué d’une dose unique a été évaluée chez 108 patients atteints de la maladie de Crohn active (Indice d’Activité de la Maladie de Crohn [CDAI] ≥ 220 ≤ 400) lors d’une étude dose-réponse, randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo. Parmi ces 108 patients, 27 avaient été traités à la dose recommandée de 5 mg/kg d’infliximab. Tous les patients n’avaient pas eu de réponse satisfaisante aux traitements conventionnels préalables. Une utilisation concomitante de doses stables de produits conventionnels étant autorisée, 92 % des patients ont continué à prendre ces traitements. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une diminution du CDAI ≥ 70 points par rapport à la valeur de départ lors de l’évaluation de la semaine 4, et n’ayant pas fait l’objet d’une augmentation de la prise des médicaments ou d’une chirurgie liée à la maladie de Crohn. Les patients ayant répondu à la semaine 4 ont été suivis jusqu’à la semaine 12. Les critères d’évaluation secondaires incluaient la proportion de patients en phase de rémission clinique à la semaine 4 (CDAI < 150) et la réponse clinique à terme. A la semaine 4, après administration d’une dose unique, 22/27 (81 %) patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont montré une réponse clinique versus 4/25 (16 %) patients sous placebo (p < 0,001). De même, à la semaine 4, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient une rémission clinique (CDAI < 150) contre 1/25 (4 %) patient sous placebo. Une réponse était observée dans un délai de 2 semaines, avec une réponse maximale à 4 semaines. Lors de la dernière visite à 12 semaines, 13/27 (48 %) patients traités par infliximab présentaient toujours une réponse.

113

Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, modérée à sévère chez l’adulte L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab a été évaluée au cours d’une étude clinique de 1 an (ACCENT I). Un total de 573 patients atteints de la maladie de Crohn active modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 400) ont reçu une perfusion unique de 5 mg/kg à la semaine 0. Sur les 580 patients inclus, 178 (30,7 %) étaient définis comme ayant une maladie sévère (score CDAI > 300 avec un traitement concomitant par corticoïde et/ou immunosuppresseur) et correspondaient à la population définie dans l’indication (voir rubrique 4.1). A la semaine 2, la réponse clinique de tous les patients a été évaluée et les patients ont été randomisés dans l’un des 3 groupes de traitement : un groupe placebo, un groupe à la dose d’entretien de 5 mg/kg et un groupe à la dose d’entretien de 10 mg/kg. Les 3 groupes ont reçu des perfusions répétées aux semaines 2, 6, puis toutes les 8 semaines. Sur les 573 patients randomisés, 335 (58 %) ont présenté une réponse clinique à la semaine 2. Ces patients ont été classés dans le groupe des répondeurs à la semaine 2 et ont été inclus dans l’analyse principale (voir Tableau 5). Parmi les patients classés comme non-répondeurs à la semaine 2, 32 % (26/81) du groupe d’entretien recevant le placebo et 42 % (68/163) du groupe infliximab ont présenté une réponse clinique à la semaine 6. Par la suite, il n’y avait pas de différence entre les groupes dans le nombre de répondeurs tardifs. Les critères d’évaluation principaux étaient la proportion de patients en rémission clinique (CDAI < 150) à la semaine 30 et le délai de perte de réponse tout au long des 54 semaines. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

Tableau 5 Effets sur les taux de réponse et de rémission, données issues d’ACCENT I (Répondeurs à la

semaine 2) ACCENT I (Répondeurs à la semaine 2)

% de patients Traitement d’entretien par placebo (n = 110)

Traitement d’entretien

Traitement d’entretien par

par 5 mg/kg d’infliximab

10 mg/kg d’infliximab

(n = 113) (valeur p)

(n = 112) (valeur p) Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

19 semaines 38 semaines (0,002)

> 54 semaines

(< 0,001)

Semaine 30 Réponse cliniquea 27,3 51,3 (< 0,001)

59,1 (< 0,001) Rémission clinique 20,9 38,9 (0,003)

45,5 (< 0,001) Rémission sans corticoïdes 10,7 (6/56) 31,0 (18/58) (0,008)

36,8 (21/57) (0,001) Semaine 54 Réponse cliniquea 15,5 38,1 (< 0,001)

47,7 (< 0,001) Rémission clinique 13,6 28,3 (0,007)

38,4 (< 0,001) Rémission durable sans corticoïdesb 5,7 (3/53) 17,9 (10/56) (0,075)

28,6 (16/56) (0,002) a diminution du CDAI ≥ 25 % et ≥ 70 points. b CDAI < 150 aux semaines 30 et 54, et sans administration de corticoïdes au cours des 3 mois

précédant la semaine 54 parmi les patients qui recevaient des corticoïdes au début de l’étude. A partir de la semaine 14, les patients qui avaient répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur bénéfice clinique, ont été autorisés à prendre une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg

114

par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Quatre-vingt-neuf pour cent (50/56) des patients ayant perdu la réponse clinique pendant le traitement d’entretien par 5 mg/kg d’infliximab après la semaine 14 ont répondu au traitement par 10 mg/kg d’infliximab. Une amélioration des paramètres de qualité de vie et une diminution des hospitalisations dues à la maladie ainsi que le recours aux corticoïdes ont été observés chez les groupes de traitement d’entretien par infliximab comparés au groupe d’entretien par placebo aux semaines 30 et 54. L’infliximab avec ou sans azathioprine a été évalué lors d’une étude clinique randomisée, en double aveugle, versus un comparateur actif (SONIC) chez 508 patients adultes atteints de la maladie de Crohn dans sa forme modérée à sévère (CDAI ≥ 220 ≤ 450), naïfs d’agents biologiques ainsi que d’immunosuppresseurs et dont la durée médiane de la maladie était de 2,3 ans. A l’inclusion 27,4 % des patients recevaient des corticoïdes par voie systémique, 14,2 % du budésonide et 54,3 % du 5-ASA. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit de l’azathioprine en monothérapie, soit de l’infliximab en monothérapie ou de l’infliximab et de l'azathioprine en association. L'infliximab a été administré à la dose de 5 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, puis toutes les 8 semaines. L’azathioprine a été donné à une dose de 2,5 mg/kg par jour. Le critère principal de l’étude était la rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26, définie par des patients en rémission clinique (CDAI < 150) qui n’ont pas reçu de corticoïde oral (prednisolone ou équivalent) ou de budésonide à une dose > 6 mg/jour pendant au moins 3 semaines. Voir les résultats dans le Tableau 6. La proportion de patients avec une cicatrisation des muqueuses à la semaine 26 était significativement plus élevée dans le groupe infliximab et azathioprine en association (43,9 %, p < 0,001) et le groupe infliximab en monothérapie (30,1 %, p = 0,023) que dans le groupe azathioprine en monothérapie (16,5 %).

Tableau 6 Pourcentage de patients ayant obtenu une rémission clinique sans corticoïde à la semaine 26,

SONIC

Infliximab + azathioprine en

Azathioprine en

Infliximab en monothérapie

monothérapie

association Semaine 26 Tous les patients randomisés 30,0 % (51/170) 44,4 % (75/169) (p = 0,006)* 56,8 % (96/169) (p < 0,001)* * Les valeurs de p représentent chaque groupe de traitement par infliximab vs. azathioprine en monothérapie. Des tendances similaires dans l’obtention d’une rémission clinique sans corticoïde ont été observées à la semaine 50. De plus, une amélioration de la qualité de vie mesurée par IBDQ a été observée avec l’infliximab. Traitement d’induction dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité a été évaluée lors d’une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo chez 94 patients présentant une maladie de Crohn fistulisée qui avaient des fistules présentes depuis au moins 3 mois. Trente et un de ces patients ont été traités avec 5 mg/kg d’infliximab. Environ 93 % des patients avaient reçu préalablement un traitement antibiotique ou immunosuppresseur. L’utilisation concomitante de doses stables de traitements conventionnels étant autorisée, et 83 % des patients ont continué à recevoir au moins l’un de ces traitements. Les patients ont reçu trois doses de placebo ou d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. Le suivi des patients s’est poursuivi pendant 26 semaines. Le principal critère d’évaluation était la proportion de patients ayant montré une réponse clinique, définie comme une réduction ≥ 50 % par rapport à la valeur de départ du nombre de fistules s’évacuant sur légère compression sur au moins deux visites consécutives (à 4 semaines d’intervalle), sans augmentation de prise de médicaments ou chirurgie liée à la maladie de Crohn.

115

Soixante-huit pour cent (21/31) des patients traités par infliximab à la dose de 5 mg/kg ont répondu contre 26 % (8/31) des patients sous placebo (p = 0,002). Le délai moyen de survenue de la réponse a été de 2 semaines dans le groupe traité par infliximab. La durée moyenne de la réponse a été de 12 semaines. En outre, la fermeture de toutes les fistules est survenue chez 55 % des patients recevant de l’infliximab, contre 13 % des patients traités par placebo (p = 0,001). Traitement d’entretien dans la maladie de Crohn active, fistulisée L’efficacité de perfusions répétées d’infliximab chez les patients atteints de la maladie de Crohn fistulisée a été évaluée au cours d’une étude clinique qui a duré un an (ACCENT II). Un total de 306 patients ont reçu 3 doses de 5 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. A l’inclusion, 87 % des patients avaient des fistules périanales, 14 % des fistules abdominales, 9 % des fistules rectovaginales. Le score CDAI médian était de 180. A la semaine 14, la réponse clinique a été évaluée chez 282 patients qui ont été randomisés pour recevoir soit du placebo, soit 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Le critère d’évaluation principal qui était le délai entre la randomisation et la perte de réponse (voir Tableau 7) a été analysé chez les répondeurs à la semaine 14 (195/282). Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 6.

Tableau 7 Effets sur le taux de réponse, données issues d’ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) ACCENT II (Répondeurs à la semaine 14) Traitement d’entretien

Traitement d’entretien

Valeur p

par placebo

par infliximab

(n = 99)

(5 mg/kg)

(n = 96)

Délai médian de perte de réponse tout au long des 54 semaines

14 semaines >40 semaines <0,001

Semaine 54 Réponse sur les fistules (%)a 23,5 46,2 0,001

Réponse complète sur les fistules (%)b 19,4 36,3 0,009

a diminution de ≥ 50 % du nombre de fistules avec écoulement par rapport aux valeurs initiales sur

une période ≥ 4 semaines. b absence totale de fistules avec écoulement. A partir de la semaine 22, les patients qui avaient initialement répondu au traitement, mais qui ont par la suite perdu leur réponse, ont été éligibles à un nouveau traitement actif toutes les 8 semaines à une dose d’infliximab supérieure de 5 mg/kg par rapport à celle qui leur avait été initialement attribuée. Chez les patients du groupe traités par 5 mg/kg d’infliximab ayant changé de traitement en raison d’une perte de réponse sur les fistules après la semaine 22, 57 % (12/21) ont répondu au nouveau traitement par 10 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines. Aucune différence significative n’a été observée entre le placebo et l’infliximab pour ce qui est de la proportion de patients ayant eu toutes leurs fistules maintenues fermées tout au long des 54 semaines, pour des symptômes tels que proctalgies, abcès et infection du tractus urinaire ou l’apparition de nouvelles fistules développées au cours du traitement. Le traitement d’entretien par infliximab toutes les 8 semaines a réduit significativement les hospitalisations et les interventions chirurgicales dues à la maladie par rapport au placebo. Par ailleurs, une diminution de la prise de corticoïdes et des améliorations de la qualité de vie ont été observées.

116

Rectocolite hémorragique chez l’adulte L’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été évaluées au cours de deux études cliniques (ACT 1 et ACT 2) randomisées, en double aveugle, contre placebo, chez des patients adultes atteints de rectocolite hémorragique modérée à sévère (score de Mayo de 6 à 12 dont un score ≥ 2 pour l’endoscopie) ayant une réponse clinique inadéquate aux traitements conventionnels (corticoïdes oraux, aminosalicylates et/ou immunomodulateurs [6-mercaptopurine, azathioprine])]. Des doses stables concomitantes d’aminosalicylates oraux, de corticoïdes, et/ou d’immunomodulateurs étaient autorisées. Dans les deux études, les patients étaient randomisés pour recevoir soit du placebo, soit de l’infliximab 5 mg/kg ou de l’infliximab 10 mg/kg aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22, et dans ACT 1 aux semaines 30, 38, et 46. Une réduction des corticoïdes était permise après la semaine 8.

Tableau 8 Effets sur la réponse clinique, la rémission clinique et la cicatrisation des muqueuses aux

semaines 8 et 30. Données groupées d’ACT 1 et ACT 2.

Infliximab

Placebo 5 mg/kg 10 mg/kg Tous groupes

confondus Patients randomisés 244 242 242 484 Pourcentage de patients en réponse clinique et en réponse clinique durable Réponse clinique à la semaine 8a 33,2 % 66,9 % 65,3 % 66,1 % Réponse clinique à la semaine 30a 27,9 % 49,6 % 55,4 % 52,5 % Réponse durable (Réponse clinique à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a

19,3 % 45,0 % 49,6 % 47,3 %

Pourcentage de patients en rémission clinique et en rémission clinique durable Rémission clinique à la semaine 8a 10,2 % 36,4 % 29,8 % 33,1 % Rémission clinique à la semaine 30a 13,1 % 29,8 % 36,4 % 33,1 % Rémission durable (en rémission à la fois à la semaine 8 et à la semaine 30)a 5,3 % 19,0 % 24,4 % 21,7 % Pourcentage de patients avec une cicatrisation des muqueuses Cicatrisation des muqueuses à la semaine 8a 32,4 % 61,2 % 60,3 % 60,7 % Cicatrisation des muqueuses à la semaine 30a 27,5 % 48,3 % 52,9 % 50,6 % a p < 0,001, pour chaque groupe de traitement par infliximab vs. placebo. L’efficacité de l’infliximab a été évaluée dans l’étude ACT 1 durant 54 semaines. A la semaine 54, la proportion de patients dans le groupe infliximab toutes doses confondues ayant montré une réponse clinique est de 44,9 % comparé à 19,8 % dans le groupe placebo (p < 0,001). Le taux de rémission clinique et de cicatrisation des muqueuses est plus important dans le groupe de patients recevant de l’infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 54 (34,6 % vs. 16,5 %, p < 0,001 et 46,1 % vs 18,2 %, p < 0,001, respectivement). Les proportions de patients en réponse durable ou rémission durable à la semaine 54, étaient plus élevées dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo (37,9 % vs. 14,0 %, p < 0,001 ; et 20,2 % vs 6,6 %, p < 0,001, respectivement). Un taux plus élevé de patients ont pu arrêter les corticoïdes tout en restant en rémission clinique dans le groupe infliximab toutes doses confondues comparé au groupe placebo à la semaine 30 (22,3 % vs. 7,2 %, p < 0,001, données poolées de ACT 1 & ACT 2) comme à la semaine 54 (21,0 % vs. 8,9 %, p = 0,022, données de ACT 1). Les données poolées issues des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions, analysées depuis l’inclusion jusqu’à la semaine 54, ont montré, sous traitement par infliximab, une réduction des hospitalisations et des actes chirurgicaux imputables à la rectocolite hémorragique. Le nombre

117

d’hospitalisations liées à la rectocolite hémorragique était significativement plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’hospitalisations pour 100 patients-années : 21 et 19 vs. 40 dans le groupe placebo ; p = 0,019 et p = 0,007, respectivement). Le nombre d’actes chirurgicaux liés à la rectocolite hémorragique était également plus faible dans les groupes de traitement par infliximab 5 et 10 mg/kg que dans le groupe placebo (nombre moyen d’actes chirurgicaux pour 100 patients-années : 22 et 19 vs. 34 ; p = 0,145 et p = 0,022, respectivement). La proportion de patients ayant subi une colectomie à n’importe quel moment durant les 54 semaines qui ont suivi la première perfusion du produit à l’étude, a été déterminée et poolée à partir des études ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions. Moins de patients ont subi de colectomie dans le groupe de traitement par infliximab 5 mg/kg (28/242 ou 11,6 % [NS]) et dans le groupe de traitement par infliximab 10 mg/kg (18/242 ou 7,4 % [p = 0,011]) que dans le groupe placebo (36/244 ; 14,8 %). La réduction de l’incidence de la colectomie a été également évaluée dans une autre étude randomisée en double aveugle (C0168Y06) chez des patients hospitalisés (n = 45) ayant une rectocolite hémorragique modérée à sévère qui n’ont pas répondu aux corticoïdes intraveineux et qui étaient par conséquent à un risque plus élevé de colectomie. Un nombre significativement plus faible de colectomies est apparu au cours des 3 mois d’étude chez les patients qui ont reçu une dose unique de 5 mg/kg d’infliximab en comparaison aux patients qui ont reçu du placebo (29,2 % vs. 66,7 % respectivement, p = 0,017). Dans ACT 1 et ACT 2, l’infliximab a amélioré la qualité de vie des patients, ce qui a été confirmé à la fois par une amélioration statistiquement significative d’un outil de mesure spécifique à la maladie, l’IBDQ, et par l’amélioration de la forme abrégée du questionnaire général SF-36 à 36 items. Spondylarthrite ankylosante chez l’adulte L’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de spondylarthrite ankylosante active (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index [BASDAI] score ≥ 4 et douleur rachidienne ≥ 4 sur une échelle de 1-10). Dans la première étude (P01522), qui a eu une phase en double aveugle de 3 mois, 70 patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 (35 patients dans chaque groupe). A la semaine 12, les patients du groupe placebo ont changé leur traitement pour de l’infliximab 5 mg/kg toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 54. Après la première année de l’étude, 53 patients ont poursuivi une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 102. Dans la seconde étude clinique (ASSERT), 279 patients ont été randomisés pour recevoir soit du placebo (Groupe 1, n = 78), soit 5 mg/kg d’infliximab (Groupe 2, n = 201) aux semaines 0, 2 et 6 puis toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 24. Ensuite, tous les patients ont poursuivi sous infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96. Les patients du Groupe 1 ont reçu 5 mg/kg d’infliximab. Dans le Groupe 2, à partir de la perfusion de la semaine 36, les patients qui avaient un BASDAI ≥ 3 lors de deux visites consécutives, ont reçu alors 7,5 mg/kg d’infliximab toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 96. Dans ASSERT, l’amélioration des signes et symptômes était observée dès la semaine 2. A la semaine 24, le nombre de répondeurs ASAS 20 était de 15/78 (19 %) dans le groupe placebo, et de 123/201 (61 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,001). Dans le groupe 2, 95 patients ont poursuivi à 5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 80 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 71 (89 %) étaient répondeurs ASAS 20. Dans la P01522, l’amélioration des signes et symptômes était également observée dès la semaine 2. A la semaine 12, le nombre de répondeurs BASDAI 50 était de 3/35 (9 %) dans le groupe placebo, et de 20/35 (57 %) dans le groupe infliximab 5 mg/kg (p < 0,01). Cinquante-trois patients ont poursuivi à

118

5 mg/kg toutes les 6 semaines. A la semaine 102, 49 patients étaient toujours sous traitement par infliximab et parmi eux, 30 (61 %) étaient répondeurs BASDAI 50. Dans les deux études, la fonction physique et la qualité de vie mesurées par BASFI et la composante physique du score SF-36 ont été également améliorées de façon significative. Rhumatisme psoriasique chez l’adulte L’efficacité et la tolérance ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo chez des patients atteints de rhumatisme psoriasiques. Dans la première étude clinique (IMPACT), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 104 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique polyarticulaire actif. Durant la phase de 16 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6 et 14 (52 patients dans chaque groupe). A partir de la semaine 16, les patients sous placebo ont été transférés dans le groupe de traitement par infliximab et tous les patients ont reçu par la suite 5 mg/kg d’infliximab toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 46. Après la première année de l’étude, 78 patients ont poursuivi dans une phase d’extension en ouvert jusqu’à la semaine 98. Dans la seconde étude clinique (IMPACT 2), l’efficacité et la tolérance de l’infliximab ont été étudiées chez 200 patients atteints d’un rhumatisme psoriasique actif (≥ 5 articulations enflées et ≥ 5 articulations douloureuses). Quarante-six pour cent des patients avaient des doses stables de méthotrexate (≤ 25 mg/semaine). Durant la phase de 24 semaines en double aveugle, les patients ont reçu soit 5 mg/kg d’infliximab soit du placebo aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22 (100 patients dans chaque groupe). A la semaine 16, 47 patients sous placebo ayant < 10 % d’amélioration par rapport à l’inclusion en ce qui concerne les articulations enflées et douloureuses sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab (échappement précoce). A la semaine 24, tous les patients sous placebo sont passés dans le groupe d’induction avec infliximab. Chez tous les patients, l’administration s’est poursuivie jusqu’à la semaine 46. Les résultats clés d’efficacité d’IMPACT et d’IMPACT 2 sont montrés dans le Tableau 9 ci-après :

Tableau 9 Effets sur ACR et PASI dans IMPACT et IMPACT 2 IMPACT IMPACT 2* Placebo (semaine 16) Infliximab (semaine 16)

Infliximab (semaine 98)

Placebo (semaine 24)

Infliximab (semaine 24)

Infliximab (semaine 54) Patients randomisés

52 52 N/Aa 100 100 100

Réponse ACR (% de patients) N

52

52

78

100

100

100

Réponse ACR 20*

5 (10 %) 34 (65 %) 48 (62 %) 16 (16 %) 54 (54 %) 53 (53 %)

Réponse ACR 50*

0 (0 %) 24 (46 %) 35 (45 %) 4 (4 %) 41(41 %) 33 (33 %)

Réponse ACR 70*

0 (0 %) 15 (29 %) 27 (35 %) 2 (2 %) 27 (27 %) 20 (20 %)

Réponse PASI (% de patients)b N

87

83

82

119

Réponse PASI 75**

1 (1 %) 50 (60 %) 40 (48,8 %)

* analyse en ITT où les sujets pour lesquels des données étaient manquantes ont été inclus comme non répondeurs. a les données à la semaine 98 pour IMPACT comprennent les patients sous placebo qui sont passés sous

infliximab et ceux sous infliximab qui sont entrés dans la phase d’extension en ouvert. b Basés sur les patients ayant un PASI > 2,5 à l’inclusion pour IMPACT, et les patients ayant un psoriasis

impliquant une surface corporelle > 3 % à l’inclusion pour IMPACT 2. ** La réponse PASI 75 pour IMPACT n’était pas incluse en raison d’un N faible ; p < 0,001 pour l’infliximab vs. placebo à la semaine 24 pour IMPACT 2. Dans IMPACT et IMPACT 2, les réponses cliniques ont été observées dès la semaine 2 et ont été maintenues respectivement jusqu’aux semaines 98 et 54. L’efficacité a été démontrée avec ou sans méthotrexate en association. Des réductions des paramètres caractéristiques de l’activité du rhumatisme psoriasique dans ses manifestations périphériques (comme le nombre d’articulations enflées, le nombre d’articulations douloureuses/sensibles, de dactylites et la présence d’enthésite) ont été observées chez les patients du groupe infliximab. Les changements radiographiques ont été évalués dans IMPACT 2. Des radiographies des mains et des pieds ont été réalisées au début de l’étude, puis aux semaines 24 et 54. Le traitement par infliximab a ralenti la destruction articulaire périphérique comparé au traitement par placebo à la semaine 24 du critère principal d’évaluation, mesuré par la variation du score vdH-S total modifié par rapport aux valeurs initiales (le score moyen ± ET a été de 0,82 ± 2,62 dans le groupe placebo contre -0,70 ± 2,53 dans le groupe infliximab ; p < 0,001). Dans le groupe infliximab, la variation moyenne du score vdH-S total modifié est restée inférieure à 0 à la semaine d’évaluation 54. Les patients du groupe infliximab ont montré une amélioration significative des capacités fonctionnelles mesurée par le HAQ. Une amélioration significative de la qualité de vie a aussi bien été démontrée que mesurée par les scores résumés des composantes physiques et mentales du SF-36 dans IMPACT 2. Psoriasis chez l’adulte L’efficacité de l’infliximab a été évaluée au cours de deux études multicentriques, randomisées, en double aveugle : SPIRIT et EXPRESS. Les patients dans les deux études avaient du psoriasis en plaques (≥ 10 % de la surface corporelle et un score Psoriasis Area and Severity Index [PASI] ≥ 12). Le critère principal dans les deux études était le pourcentage de patients qui avaient amélioré de 75 % leur PASI entre l’inclusion et la semaine 10. SPIRIT a évalué l’efficacité du traitement d’induction par l’infliximab chez 249 patients atteints de psoriasis en plaques qui avaient reçu auparavant une puvathérapie ou un traitement systémique. Les patients ont reçu des perfusions soit d’infliximab 3 ou 5 mg/kg soit de placebo aux semaines 0, 2 et 6. Les patients ayant un score PGA [Physician Global Assessment] ≥ 3 étaient éligibles pour une perfusion supplémentaire du même traitement à la semaine 26. Dans l’étude SPIRIT, la proportion de patients ayant eu une réponse PASI 75 à la semaine 10 était de 71,7 % dans le groupe infliximab 3 mg/kg, 87,9 % dans le groupe infliximab 5 mg/kg, et 5,9 % dans le groupe placebo (p < 0,001). A la semaine 26, vingt semaines après la dernière dose d’induction, 30 % des patients dans le groupe infliximab 5 mg/kg et 13,8 % des patients dans le groupe infliximab 3 mg/kg étaient répondeurs PASI 75. Entre les semaines 6 et 26, les symptômes du psoriasis sont progressivement réapparus avec un délai médian de rechute de la maladie > 20 semaines. Aucun rebond n’a été observé. EXPRESS a évalué l’efficacité du traitement d’induction et d’entretien par l’infliximab chez 378 patients atteints de psoriasis en plaques. Les patients ont reçu des perfusions de 5 mg/kg d’infliximab ou de placebo aux semaines 0, 2 et 6 suivies d’un traitement d’entretien toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 22 dans le groupe placebo et jusqu’à la semaine 46 pour le groupe infliximab. A la semaine 24, le groupe placebo est passé dans le groupe d’induction par infliximab

120

(5 mg/kg) puis dans le groupe d’entretien par infliximab (5 mg/kg). L’état des ongles dans le psoriasis a été évalué en utilisant le Nail Psoriasis Severity Index (NAPSI). Au total, 71,4 % des patients avaient reçu un traitement antérieur par puvathérapie, méthotrexate, ciclosporine ou acitrétine, bien qu’ils n’aient pas été nécessairement résistants à ces traitements. Les résultats clés sont présentés dans le Tableau 10. Chez les patients traités par infliximab, des réponses PASI 50 significatives étaient visibles à la première visite (semaine 2) et des réponses PASI 75 à la seconde visite (semaine 6). L’efficacité était similaire dans le sous-groupe de patients qui avaient été exposés à des traitements systémiques antérieurs en comparaison avec la population globale de l’étude.

Tableau 10 Résumé de la réponse PASI, réponse PGA et pourcentage de patients ayant tous les ongles sains

aux semaines 10, 24 et 50. EXPRESS

Placebo →

Infliximab

Infliximab

5 mg/kg

5 mg/kg (à la semaine 24)

Semaine 10 N 77 301 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 172 (57,1 %)a ≥ 75 % d’amélioration 2 (2,6 %) 242 (80,4 %)a ≥ 50 % d’amélioration 6 (7,8 %) 274 (91,0 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 3 (3,9 %) 242 (82,9 %)ab PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 14 (18,2 %) 275 (94,2 %)ab

Semaine 24 N 77 276 ≥ 90 % d’amélioration 1 (1,3 %) 161 (58,3 %)a ≥ 75 % d’amélioration 3 (3,9 %) 227 (82,2 %)a ≥ 50 % d’amélioration 5 (6,5 %) 248 (89,9 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 2 (2,6 %) 203 (73,6 %)a PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 15 (19,5 %) 246 (89,1 %)a

Semaine 50 N 68 281 ≥ 90 % d’amélioration 34 (50,0 %) 127 (45,2 %) ≥ 75 % d’amélioration 52 (76,5 %) 170 (60,5 %) ≥ 50 % d’amélioration 61 (89,7 %) 193 (68,7 %) PGA de 0 (absence de lésions) ou 1 (lésions minimes) 46 (67,6 %) 149 (53,0 %) PGA de 0 (absence de lésions), 1 (lésions minimes) ou 2 (lésions légères) 59 (86,8 %) 189 (67,3 %)

Tous les ongles sainsc Semaine 10 1/65 (1,5 %) 16/235 (6,8 %) Semaine 24 3/65 (4,6 %) 58/223 (26,0 %)a Semaine 50 27/64 (42,2 %) 92/226 (40,7 %) a p < 0,001, pour chacun des groupes de traitement par infliximab vs. placebo. b n = 292. c L’analyse était basée sur les sujets qui avaient à l’état initial un psoriasis des ongles (81,8 % des

sujets). Les scores NAPSI moyen à l’initial étaient de 4,6 et 4,3 dans les groupes infliximab et placebo. Des améliorations significatives du DLQI (p < 0,001) et des composantes mentales et physiques du SF-36 (p < 0.001 pour chacune des composantes comparées) par rapport à l’état initial étaient démontrées.

121

Population pédiatrique Maladie de Crohn chez l’enfant (de 6 à 17 ans) Dans l’étude REACH, 112 patients (de 6 à 17 ans, âge médian de 13,0 ans) atteints de maladie de Crohn active, modérée à sévère (PCDAI médian de 40) et ayant eu une réponse inadéquate aux thérapies conventionnelles ont reçu 5 mg/kg d’infliximab aux semaines 0, 2 et 6. Tous les patients devaient être sous une dose stable de 6-MP, AZA ou MTX (35 % ont reçu également des corticoïdes à l’inclusion). Les patients répondeurs cliniquement à la semaine 10, évalués par l’investigateur, ont été randomisés et ont reçu 5 mg/kg d’infliximab soit toutes les 8 semaines, soit toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. En cas de perte de réponse au cours du traitement d’entretien, le passage à une dose plus élevée (10 mg/kg) et/ou à un intervalle plus court entre chaque dose (toutes les 8 semaines) était autorisé. Trente-deux (32) enfants évaluables ont changé de régime (9 sujets dans le groupe d’entretien toutes les 8 semaines et 23 sujets dans le groupe d’entretien toutes les 12 semaines). Vingt- quatre de ces patients (75,0 %) ont retrouvé une réponse clinique après cette modification. La proportion de sujets ayant une réponse à la semaine 10 était de 88,4 % (99/112). La proportion de sujets ayant atteint une rémission clinique à la semaine 10 était de 58,9 % (66/112). A la semaine 30, la proportion de sujets en rémission clinique était plus élevée dans le groupe de traitement d’entretien toutes les 8 semaines (59,6 %, 31/52) que dans celui toutes les 12 semaines (35,3 %, 18/51 ; p = 0,013). A la semaine 54, les résultats étaient de 55,8 % (29/52) et 23,5 % (12/51) dans les groupes de traitement d’entretien toutes les 8 semaines et toutes les 12 semaines, respectivement (p < 0,001). Les données concernant les fistules proviennent des scores PCDAI. Sur les 22 sujets ayant des fistules à l’inclusion, 63,6 % (14/22), 59,1 % (13/22) et 68,2 % (15/22) avaient une réponse clinique complète sur la fistule aux semaines 10, 30 et 54, respectivement, tous groupes de traitement confondus (toutes les 8 semaines et toutes les 12 semaines). De plus, des améliorations statistiquement et cliniquement significatives de la qualité de vie et de la taille, ainsi qu’une réduction significative du recours aux corticoïdes par rapport à l’inclusion, ont été observés. Rectocolite hémorragique chez l’enfant (6 à 17 ans) La tolérance et l’efficacité de l’infliximab ont été évaluées au cours d’une étude clinique (C0168T72) multicentrique, randomisée, ouverte en groupes parallèles chez 60 enfants âgés de 6 à 17 ans (âge médian : 14,5 ans) atteints de rectocolite hémorragique active modérée à sévère (score de Mayo de 6 à 12 ; sous-score endoscopique ≥ 2) ayant une réponse inadéquate aux traitements conventionnels. A l’inclusion, 53 % des patients recevaient un traitement immunomodulateur (6-MP, AZA et/ou MTX) et 62 % des patients recevaient des corticoïdes. L’arrêt des immunomodulateurs et la diminution des corticoïdes étaient permis après la semaine 0. Tous les patients ont reçu en traitement d’induction des perfusions d’infliximab à 5 mg/kg aux semaines 0, 2 et 6. Les patients non répondeurs à la semaine 8 (n = 15) ne recevaient plus de médicament et étaient suivis pour la tolérance. A la semaine 8, 45 patients ont été randomisés soit dans le groupe infliximab 5 mg/kg toutes les 8 semaines, soit dans le groupe infliximab 5 mg/kg toutes les 12 semaines en traitement d’entretien. A la semaine 8, la proportion de patients ayant une réponse clinique était de 73,3 % (44/60). La réponse clinique à la semaine 8 était similaire que les patients aient reçu ou non à l’inclusion un immunomodulateur de manière concomitante. A la semaine 8, la rémission clinique mesurée par le score PUCAI (Paediatric Ulcerative Colitis Activity Index) était de 33,3 % (17/51). A la semaine 54, la proportion de patients ayant une rémission clinique, selon le score de PUCAI était de 38 % (8/21) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 18 % (4/22) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Pour les patients recevant des corticoïdes à l’inclusion, la proportion de patients ayant une rémission sans corticoïdes à la semaine 54

122

était de 38,5 % (5/13) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 8 semaines et de 0 % (0/13) dans le groupe recevant le traitement d’entretien toutes les 12 semaines. Dans cette étude, il y avait plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 contre 15/60). Bien que le nombre de patients dans chacun des sous-groupes soit insuffisant pour tirer des conclusions définitives sur les effets de l’âge, un nombre plus élevé d’augmentation de dose ou d’interruption de traitement pour efficacité insuffisante a été rapporté chez les patients les plus jeunes. Autres indications pédiatriques L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec le médicament de référence contenant de l’infliximab dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile idiopathique, le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis et la maladie de Crohn (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Des perfusions intraveineuses uniques de 1, 3, 5, 10 ou 20 mg/kg d’infliximab ont produit des augmentations linéaires proportionnelles à la dose de la concentration sérique maximale (Cmax) et de l’aire sous la courbe concentration-temps (ASC). Le volume de distribution à l’état d’équilibre (Vd médian de 3,0 à 4,1 litres) était indépendant de la dose administrée ce qui indique que l’infliximab est essentiellement distribué au sein du compartiment vasculaire. Les paramètres pharmacocinétiques n’étaient pas temps-dépendants. Les voies d’élimination de l’infliximab n’ont pas été identifiées. L’infliximab inchangé n’a pas été détecté dans les urines. Aucune différence majeure liée à l’âge ou au poids en termes de clairance ou de volume de distribution n’a été observée chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde. Les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab chez le patient âgé n’ont pas été étudiés. Aucune étude n’a été réalisée chez les patients avec une maladie hépatique ou rénale. Aux doses uniques de 3, 5 ou 10 mg/kg, les valeurs médianes de Cmax étaient respectivement de 77, 118 et 277 microgrammes/mL. La demi-vie d’élimination terminale médiane de ces doses était comprise entre 8 et 9,5 jours. Chez la plupart des patients, l’infliximab pouvait être détecté dans le sérum pendant au moins 8 semaines après la dose recommandée unique de 5 mg/kg pour la maladie de Crohn et la dose d’entretien de 3 mg/kg toutes les 8 semaines pour la polyarthrite rhumatoïde. L’administration répétée d’infliximab (5 mg/kg à 0, 2 et 6 semaines dans la maladie de Crohn fistulisée, 3 ou 10 mg/kg toutes les 4 ou 8 semaines dans la polyarthrite rhumatoïde) a conduit à une légère accumulation d’infliximab dans le sérum après la deuxième dose. Aucune autre accumulation cliniquement significative n’a été observée. Chez la plupart des patients atteints de maladie de Crohn fistulisée, l’infliximab était détecté dans le sérum pendant 12 semaines (intervalle 4-28 semaines) après administration du schéma posologique. Population pédiatrique L’analyse pharmacocinétique de population basée sur les données obtenues chez les patients appartenant à la tranche d’âge de 2 mois à 17 ans, atteints de rectocolite hémorragique (N = 60), de la maladie de Crohn (N = 112), d’arthrite juvénile (N = 117) et de la maladie de Kawasaki (N = 16) indiquait que l’exposition à l’infliximab dépendait du poids corporel de manière non linéaire. Après l’administration d’infliximab à 5 mg/kg toutes les 8 semaines, les taux médians d’infliximab attendus à l’état d’équilibre (aire sous la courbe à l’état d’équilibre, ASCss) chez les enfants âgés de 6 à 17 ans étaient approximativement 20 % plus faibles que ceux attendus chez les adultes. L’ASCss médiane chez les enfants âgés de 2 à moins de 6 ans était estimée environ 40 % inférieure à celle chez les adultes, bien que le nombre de patients à l’origine de cette estimation soit limité.

123

5.3 Données de sécurité préclinique

L’infliximab ne réagit pas de façon croisée avec le TNFα des espèces autres que l’homme et le chimpanzé. Par conséquent, les données de sécurité précliniques standards de l’infliximab sont limitées. Lors d’une étude de toxicité sur le développement conduite chez la souris à l’aide d’un anticorps analogue inhibant sélectivement l’activité fonctionnelle du TNFα de souris, il n’y avait pas de signe de toxicité maternelle, d’embryotoxicité ou de tératogénicité. Dans une étude sur la fertilité et les fonctions générales de reproduction, le nombre de souris gravides était réduit après l’administration du même anticorps analogue. On ne sait pas si cette observation était due aux effets sur les mâles et/ou sur les femelles. Dans une étude de toxicité à doses répétées conduite pendant 6 mois chez la souris, utilisant le même anticorps analogue anti-TNFα de souris, des dépôts de cristaux ont été observés sur la capsule du cristallin de certains mâles traités. Aucun examen ophtalmologique spécifique n’a été réalisé chez des patients afin d’évaluer la pertinence clinique de ces observations. Des études à long terme pour évaluer le potentiel carcinogène de l’infliximab n’ont pas été effectuées. Les études chez la souris déficiente en TNFα n’ont démontré aucune augmentation des tumeurs en présence d’inducteurs et/ou de promoteurs de tumeurs connus.

6. DONNÉ ES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Acide acétique Acétate de sodium trihydraté Sorbitol (E420) Polysorbate 80 (E433) Eau pour préparations injectables

6.2 Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3 Durée de conservation

Avant dilution : 4 ans entre 2 °C et 8 °C. Remsima peut être conservé à des températures allant jusqu'à 30 °C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 15 jours, mais sans dépasser la date de péremption initiale. La nouvelle date de péremption doit être inscrite sur l’emballage. Après la sortie du réfrigérateur, Remsima ne doit pas être remis en conditions réfrigérées. Après dilution La stabilité chimique et physique en cours d’utilisation de la solution diluée a été démontrée jusqu'à 60 jours entre 2 °C et 8 °C et pendant 24 heures supplémentaires à 30 °C après la sortie du réfrigérateur. D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être administrée immédiatement, les durées et les conditions de conservation en cours d’utilisation avant son utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, sauf si la reconstitution/la dilution ont été effectuées dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

6.4 Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C).

124

Pour les conditions de conservation allant jusqu’à 30 °C avant dilution du médicament, voir la rubrique 6.3. Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacon en verre de Type I avec un bouchon en caoutchouc (butyle) et une capsule aluminium, protégé par un capuchon amovible Remsima est disponible en boîte de 1, 2, 3, 4, 5 flacons. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

1. La dose et le nombre de flacons de Remsima doivent être déterminés. Chaque flacon de Remsima contient 100 mg ou 350 mg d’infliximab. Le volume total nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être calculé. 2. Le volume nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être dilué jusqu’à 250 mL à l’aide d’une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Ne pas diluer la solution à diluer de Remsima avec un autre diluant. La dilution peut être faite en retirant du flacon en verre ou de la poche pour perfusion de 250 mL un volume de solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) correspondant au volume nécessaire de solution à diluer de Remsima. Le volume nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être rajouté doucement dans le flacon ou la poche pour perfusion de 250 mL et doucement mélangé. Pour des volumes supérieurs à 250 mL, utilisez une poche de perfusion plus grande (par exemple 500 mL, 1000 mL) ou utilisez plusieurs poches de perfusion de 250 mL afin de s’assurer que la concentration de la solution pour perfusion n’excède pas 4 mg/mL. Si la solution est conservée au réfrigérateur après dilution, il est indispensable de laisser la solution pour perfusion s'équilibrer à température ambiante ne dépassant pas 30 °C pendant 3 heures avant l'étape 3 (perfusion). 3. La solution pour perfusion doit être administrée sur une période qui ne soit pas inférieure à celle recommandée (voir rubrique 4.2). Seul un set d’administration muni d’un filtre en ligne stérile, apyrogène, à faible pouvoir de liaison aux protéines (pores de 1,2 micromètres ou moins) doit être utilisé. Comme aucun conservateur n’est présent dans la formule, il est recommandé de débuter l’administration de la solution pour perfusion dès que possible et dans les 3 heures qui suivent la dilution. Si la solution n'est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant et en cours d’utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, sauf si la dilution a été effectuée en conditions d’asepsie, contrôlées et validées, (voir rubrique 6.3 ci-dessus). Le reste de solution inutilisé ne doit pas être conservé en vue d’une réutilisation. 4. Remsima doit être inspecté visuellement avant administration pour détecter la présence de particules ou un changement de couleur. En cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques visibles ou de particules étrangères, le produit ne doit pas être utilisé. 5. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

125

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

8. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/018 EU/1/13/853/019 EU/1/13/853/020 EU/1/13/853/021 EU/1/13/853/022 EU/1/13/853/023 EU/1/13/853/024 EU/1/13/853/025 EU/1/13/853/026 EU/1/13/853/027

9. DATE DE PREMIÈ RE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE

L’AUTORISATION Date de première autorisation : 17 novembre 2025

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

126

ANNEXE II

A. FABRICANT(S) DE LA/DES SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

D’ORIGINE BIOLOGIQUE ET FABRICANT RESPONSABLE DE LA LIBÉ RATION DES LOTS

B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉ LIVRANCE ET

D’UTILISATION

C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION

DE MISE SUR LE MARCHÉ

D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION

SÛ RE ET EFFICACE DU MÉ DICAMENT

127

A. FABRICANT(S) DE LA/DES SUBSTANCE(S) ACTIVE(S) D’ORIGINE BIOLOGIQUE

ET FABRICANT RESPONSABLE DE LA LIBÉ RATION DES LOTS Nom et adresse du fabricant de la substance active d’origine biologique CELLTRION, Inc. 23, Academy-ro, Yeonsu-gu, Incheon, 22014 République de Corée CELLTRION, Inc. (Plant III, CLT3) 20, Academy-ro 51 beon-gil, Yeonsu-gu, Incheon, 22014 République de Corée Lonza Biologics Tuas Pte Ltd 35 Tuas South Avenue 6, Singapore 637377, Singapour Nom et adresse du fabricant responsable de la libération des lots Nuvisan GmbH Wegenerstraße 13, 89231 Neu Ulm, Allemagne Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Le nom et l’adresse du fabricant responsable de la libération du lot concerné doivent figurer sur la notice du médicament.

B. CONDITIONS OU RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE ET D’UTILISATION

Médicament soumis à prescription médicale restreinte (voir Annexe I : résumé des caractéristiques du produit, rubrique 4.2).

C. AUTRES CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L’AUTORISATION DE MISE SUR

LE MARCHÉ • Rapports périodiques actualisés de sécurité (PSURs)

128

Les exigences relatives à la soumission des PSURs pour ce médicament sont définies dans la liste des dates de référence pour l’Union (liste EURD) prévue à l’article 107 quater, paragraphe 7, de la directive 2001/83/CE et ses actualisations publiées sur le portail web européen des médicaments.

D. CONDITIONS OU RESTRICTIONS EN VUE D’UNE UTILISATION SÛRE ET

EFFICACE DU MÉ DICAMENT • Plan de gestion des risques (PGR) Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché réalisera les activités de pharmacovigilance et interventions requises décrites dans PGR adopté et présenté dans le Module 1.8.2 de l’autorisation de mise sur le marché, ainsi que toutes actualisations ultérieures adoptées du PGR. De plus, un PGR actualisé doit être soumis : • à la demande de l’Agence européenne des médicaments. • dès lors que le système de gestion des risques est modifié, notamment en cas de réception de

nouvelles informations pouvant entraîner un changement significatif du profil bénéfice/risque, ou lorsqu’une étape importante (pharmacovigilance ou minimisation du risque) est franchie. • Mesures additionnelles de minimisation du risque La mesure éducationnelle se compose d’une carte de rappel patient à conserver par le patient. La carte est destinée à servir de rappel pour recueillir les dates et les résultats de tests spécifiques et pour faciliter le partage d’informations spéciales sur le traitement en cours avec le(s) professionnel(s) de santé en charge du patient. La carte de rappel patient doit contenir les messages clés suivants : • Un rappel pour que les patients présentent leur carte de rappel patient à tous les professionnels de santé, y compris en cas d’urgence, et un message à l’intention des professionnels de santé indiquant que le patient utilise Remsima. • Une mention indiquant que le nom de marque et le numéro de lot doivent être enregistrés. • Un encart permettant d’enregistrer le type, la date et les résultats des tests de dépistages de la tuberculose. • Ce traitement par Remsima peut augmenter les risques d’infection grave/sepsis, d’infections opportunistes, de tuberculose, de réactivation de l’hépatite B, et d’infections survenant suite à l’administration du BCG chez les enfants exposés in utero ou pendant l’allaitement à l’infliximab, et quand consulter un professionnel de santé. • Remsima 100 mg et 350 mg, solution à diluer pour perfusion contient du sorbitol.Si le patient présente une intolérance héréditaire au fructose, cette formulation administrée par voie intraveineuse ne doit pas être utilisée.

• Coordonnées du prescripteur.

129

ANNEXE III

É TIQUETAGE ET NOTICE

130

A. É TIQUETAGE

131

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 100 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Un flacon contient 100 mg d’infliximab. Après reconstitution, un mL contient 10 mg d’infliximab.

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : saccharose, polysorbate 80, dihydrogénophosphate de sodium monohydraté et phosphate disodique dihydraté.

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Poudre pour solution à diluer pour perfusion. 1 flacon 2 flacons 3 flacons 4 flacons 5 flacons

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Lire la notice avant utilisation. Voie intraveineuse. Reconstituer et diluer avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

132

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP EXP, si non réfrigéré ___________________

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

A conserver au réfrigérateur. Peut être conservé à température ambiante (jusqu’à 25°C) pendant une période unique allant jusqu’à 6 mois, mais sans dépasser la date d’expiration initiale.

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/001 1 flacon EU/1/13/853/002 2 flacons EU/1/13/853/003 3 flacons EU/1/13/853/004 4 flacons EU/1/13/853/005 5 flacons

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Remsima 100 mg

EU/1/13/853/0011 flacon
EU/1/13/853/002 2 flacons
EU/1/13/853/003 3 flacons
EU/1/13/853/004 4 flacons
EU/1/13/853/005 5 flacons

133

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

134

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE DU FLACON

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 100 mg poudre à diluer infliximab IV

2. MODE D’ADMINISTRATION

Pour utilisation intraveineuse après reconstitution et dilution.

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

100 mg

6. AUTRE

135

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR POUR SERINGUE PRÉ REMPLIE AVEC PROTÈ GE- AIGUILLE AUTOMATIQUE

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 120 mg solution injectable en seringue préremplie infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Chaque seringue unidose préremplie de 1 mL contient 120 mg d’infliximab.

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : acide acétique, acétate de sodium trihydraté, sorbitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution injectable 1 seringue préremplie avec 2 tampons d’alcool 1 seringue préremplie avec protège-aiguille avec 2 tampons d’alcool 2 seringues préremplies avec 2 tampons d’alcool 2 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 2 tampons d’alcool 4 seringues préremplies avec 4 tampons d’alcool 4 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 4 tampons d’alcool 6 seringues préremplies avec 6 tampons d’alcool 6 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 6 tampons d’alcool

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Voie sous-cutanée Lire la notice avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

1 seringue préremplie avec protège-aiguille avec 2 tampons d’alcool
2 seringues préremplies avec 2 tampons d’alcool
2 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 2 tampons d’alcool
4 seringues préremplies avec 4 tampons d’alcool
4 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 4 tampons d’alcool
6 seringues préremplies avec 6 tampons d’alcool
6 seringues préremplies avec protège-aiguille avec 6 tampons d’alcool

136

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

À conserver au réfrigérateur. Ne pas congeler. Conserver la seringue préremplie dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/006 1 seringue préremplie EU/1/13/853/009 1 seringue préremplie avec protège-aiguille automatique EU/1/13/853/007 2 seringues préremplies EU/1/13/853/010 2 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique EU/1/13/853/008 4 seringues préremplies EU/1/13/853/011 4 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique EU/1/13/853/015 6 seringues préremplies EU/1/13/853/016 6 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Remsima 120 mg

EU/1/13/853/0061 seringue préremplie
EU/1/13/853/009 1 seringue préremplie avec protège-aiguille automatique
EU/1/13/853/007 2 seringues préremplies
EU/1/13/853/010 2 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique
EU/1/13/853/008 4 seringues préremplies
EU/1/13/853/011 4 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique
EU/1/13/853/015 6 seringues préremplies
EU/1/13/853/016 6 seringues préremplies avec protège-aiguille automatique

137

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

138

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE POUR SERINGUE PRÉ REMPLIE AVEC PROTÈ GE-AIGUILLE AUTOMATIQUE

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 120 mg injection infliximab SC

2. MODE D’ADMINISTRATION

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

120 mg

6. AUTRE

139

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR POUR STYLO PRÉ REMPLI

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 120 mg solution injectable en stylo prérempli infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Chaque stylo unidose prérempli de 1 mL contient 120 mg d’infliximab.

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : acide acétique, acétate de sodium trihydraté, sorbitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution injectable 1 stylo prérempli (Aiguille de calibre 29G) avec 2 tampons d’alcool 2 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 2 tampons d’alcool 4 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 4 tampons d’alcool 6 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 6 tampons d’alcool

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Voie sous-cutanée Lire la notice avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

2 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 2 tampons d’alcool
4 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 4 tampons d’alcool
6 stylos préremplis (Aiguille de calibre 29G) avec 6 tampons d’alcool

140

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

À conserver au réfrigérateur. Ne pas congeler. Conserver le stylo prérempli dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ CELLTRION Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/012 1 stylo prérempli EU/1/13/853/013 2 stylos préremplis EU/1/13/853/014 4 stylos préremplis EU/1/13/853/017 6 stylos préremplis

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Remsima 120 mg

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

EU/1/13/853/0121 stylo prérempli
EU/1/13/853/013 2 stylos préremplis
EU/1/13/853/014 4 stylos préremplis
EU/1/13/853/017 6 stylos préremplis

141

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE POUR STYLO PRÉ REMPLI

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 120 mg injection infliximab Voie sous-cutanée

2. MODE D’ADMINISTRATION

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

120 mg

6. AUTRE

Aiguille de calibre 29G

142

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR POUR STYLO PRÉ REMPLI

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 120 mg solution injectable en stylo prérempli infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Chaque stylo unidose prérempli de 1 mL contient 120 mg d’infliximab.

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : acide acétique, acétate de sodium trihydraté, sorbitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution injectable 2 stylos préremplis (Aiguille de calibre 27G) avec 2 tampons d’alcool

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Voie sous-cutanée Lire la notice avant utilisation.

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

À conserver au réfrigérateur. Ne pas congeler. Conserver le stylo prérempli dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

143

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ CELLTRION Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/028 2 stylos préremplis

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

Remsima 120 mg

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

144

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE POUR STYLO PRÉ REMPLI

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 120 mg injection infliximab Voie sous-cutanée

2. MODE D’ADMINISTRATION

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

120 mg

6. AUTRE

Aiguille de calibre 27G

145

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Un flacon contient 100 mg d’infliximab (40 mg/mL).

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : acide acétique, acétate de sodium trihydraté, sorbitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution à diluer pour perfusion. 1 flacon 2 flacons 3 flacons 4 flacons 5 flacons

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Lire la notice avant utilisation. Consulter la notice pour plus d’informations Pour utilisation intraveineuse après dilution

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas recevoir ce médicament en raison de sa teneur en sorbitol. Voir la notice pour plus d’informations.

146

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

A conserver au réfrigérateur. Peut être conservé à température ambiante (jusqu’à 30 °C) pendant une période unique allant jusqu’à 15 jours, mais sans dépasser la date d’expiration initiale.

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/018 1 flacon EU/1/13/853/019 2 flacons EU/1/13/853/020 3 flacons EU/1/13/853/021 4 flacons EU/1/13/853/022 5 flacons

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

EU/1/13/853/0181 flacon
EU/1/13/853/019 2 flacons
EU/1/13/853/020 3 flacons
EU/1/13/853/021 4 flacons
EU/1/13/853/022 5 flacons

147

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

148

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE DU FLACON

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion infliximab IV

2. MODE D’ADMINISTRATION

Pour utilisation intraveineuse après dilution

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

40 mg/mL 100 mg/2,5 mL

6. AUTRE

149

MENTIONS DEVANT FIGURER SUR L’EMBALLAGE EXTÉRIEUR BOÎTE D’EMBALLAGE EXTÉRIEUR

1. DÉ NOMINATION DU MÉ DICAMENT

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion infliximab

2. COMPOSITION EN SUBSTANCE(S) ACTIVE(S)

Un flacon contient 350 mg d’infliximab (40 mg/mL).

3. LISTE DES EXCIPIENTS

Excipients : acide acétique, acétate de sodium trihydraté, sorbitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables

4. FORME PHARMACEUTIQUE ET CONTENU

Solution à diluer pour perfusion. 1 flacon 2 flacons 3 flacons 4 flacons 5 flacons

5. MODE ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Lire la notice avant utilisation. Consulter la notice pour plus d’informations Pour utilisation intraveineuse après dilution

6. MISE EN GARDE SPÉ CIALE INDIQUANT QUE LE MÉ DICAMENT DOIT Ê TRE

CONSERVÉ HORS DE VUE ET DE PORTÉ E DES ENFANTS Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

7. AUTRE(S) MISE(S) EN GARDE SPÉ CIALE(S), SI NÉ CESSAIRE

Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas recevoir ce médicament en raison de sa teneur en sorbitol. Voir la notice pour plus d’informations.

150

8. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

9. PRÉ CAUTIONS PARTICULIÈ RES DE CONSERVATION

A conserver au réfrigérateur. Peut être conservé à température ambiante (jusqu’à 30 °C) pendant une période unique allant jusqu’à 15 jours, mais sans dépasser la date d’expiration initiale.

10. PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES D’ÉLIMINATION DES MÉDICAMENTS NON

UTILISÉS OU DES DÉCHETS PROVENANT DE CES MÉDICAMENTS S’IL Y A LIEU

11. NOM ET ADRESSE DU TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE

MARCHÉ Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie

12. NUMÉ RO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EU/1/13/853/023 1 flacon EU/1/13/853/024 2 flacons EU/1/13/853/025 3 flacons EU/1/13/853/026 4 flacons EU/1/13/853/027 5 flacons

13. NUMÉ RO DU LOT

Lot

14. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉ LIVRANCE

15. INDICATIONS D’UTILISATION

16. INFORMATIONS EN BRAILLE

17. IDENTIFIANT UNIQUE - CODE-BARRES 2D

code-barres 2D portant l’identifiant unique inclus.

EU/1/13/853/0231 flacon
EU/1/13/853/024 2 flacons
EU/1/13/853/025 3 flacons
EU/1/13/853/026 4 flacons
EU/1/13/853/027 5 flacons

151

18. IDENTIFIANT UNIQUE - DONNÉ ES LISIBLES PAR LES HUMAINS

PC SN NN

152

MENTIONS MINIMALES DEVANT FIGURER SUR LES PETITS CONDITIONNEMENTS PRIMAIRES É TIQUETAGE DU FLACON

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT ET VOIE(S) D’ADMINISTRATION

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion infliximab IV

2. MODE D’ADMINISTRATION

Pour utilisation intraveineuse après dilution.

3. DATE DE PÉ REMPTION

EXP

4. NUMÉ RO DU LOT

Lot

5. CONTENU EN POIDS, VOLUME OU UNITÉ

40 mg/mL 350 mg/8,75 mL

6. AUTRE

153

Remsima Infliximab Carte de Rappel Patient Montrez cette carte à tous les médecins impliqués dans votre traitement. Cette carte de rappel patient contient des informations importantes de sécurité que vous devez connaître avant et pendant votre traitement par Remsima. Nom du patient : Nom du médecin : Numéro de téléphone du médecin : En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. Veuillez lire la « Notice » de Remsima attentivement avant de commencer à utiliser ce médicament. Date d’instauration du traitement par Remsima : Administrations actuelles : Il est important que vous et votre médecin consigniez le nom et le numéro de lot de votre médicament. Nom du médicament : Numéro de lot : Demandez à votre médecin de consigner le type et la date du (des) dernier(s) test(s) de dépistage de la tuberculose (TB) ci-dessous : Test : Test : Date : Date : Résultat : Résultat : Assurez-vous d’avoir également avec vous une liste de tous les autres médicaments que vous utilisez lors de chaque visite auprès d’un professionnel de santé. Liste des allergies : Liste des autres médicaments :Infections Avant le traitement par Remsima • Veuillez informer votre médecin si vous présentez une infection, même si elle est très légère. • Il est très important d’informer votre médecin si vous avez déjà présenté une tuberculose (TB) ou si vous avez été en contact avec une personne ayant déjà présenté une tuberculose. Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la tuberculose. Demandez à votre médecin de consigner le type et la date de votre (vos) dernier(s) test(s) de dépistage de la tuberculose sur la carte. • Veuillez informer votre médecin si vous souffrez de l’hépatite B ou si vous savez ou suspectez que vous êtes porteur du virus de l’hépatite B. Durant le traitement par Remsima • Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les signes d’une infection. Les signes incluent de la fièvre, une sensation de fatigue, une toux (persistante), un essoufflement, une perte de poids, des sueurs nocturnes, de la diarrhée, des plaies, des problèmes dentaires, des brûlures à la miction ou des signes « pseudo-grippaux ». Grossesse, allaitement et vaccinations • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse ou si vous allaitez, il est important d’en informer votre pédiatre avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Votre bébé ne doit pas recevoir de « vaccin vivant », comme le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) dans les 12 mois après la naissance ou pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre. Intolérance héréditaire au fructose • Remsima 100 mg et 350 mg, solution à diluer pour perfusion, contient du sorbitol. Si vous présentez une intolérance héréditaire au fructose (IHF), vous ne devez pas recevoir cette formulation administrée par voie intraveineuse. • Informez votre médecin si vous présentez une intolérance héréditaire au fructose. Le cas échéant, d’autres formulations adaptées d’infliximab par voie intraveineuse sont disponibles. Gardez cette carte sur vous pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima, ou en cas de grossesse pendant 12 mois après la naissance de votre bébé. Les effets indésirables peuvent survenir

154

longtemps après votre dernière dose.

155

156

B. NOTICE

157

Notice : information de l’utilisateur

Remsima 100 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion

infliximab

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Votre médecin vous remettra également une carte de rappel patient qui contient d’importantes informations sur la sécurité d’emploi dont vous devez prendre connaissance avant et durant votre traitement par Remsima. • En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin. • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 1. Qu’est-ce que Remsima et dans quels cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima 3. Comment Remsima sera-t-il administré 4. Quels sont les effets indésirables éventuels 5. Comment conserver Remsima 6. Contenu de l’emballage et autres informations

1. Qu’est-ce que Remsima et dans quels cas est-il utilisé

Remsima contient la substance active infliximab. L’infliximab est un anticorps monoclonal - un type de protéine qui se lie à une cible spécifique de l’organisme appelée TNF (facteur de nécrose tumorale) alpha. Remsima appartient à un groupe de médicaments appelés « agents bloquants du TNF ». Il est utilisé chez les adultes présentant les maladies inflammatoires suivantes : • Polyarthrite rhumatoïde • Rhumatisme psoriasique • Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) • Psoriasis Remsima est également utilisé chez les adultes et les enfants de 6 ans et plus pour : • La maladie de Crohn • La rectocolite hémorragique. Remsima agit en se liant sélectivement au TNF alpha et en bloquant son action. Le TNF alpha est impliqué dans les processus inflammatoires de l’organisme et ainsi en le bloquant, on peut réduire l’inflammation dans votre organisme. Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire des articulations. Si vous présentez une polyarthrite rhumatoïde active, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne fonctionnent pas suffisamment bien, Remsima vous sera administré et vous le prendrez en association avec un autre médicament appelé méthotrexate afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir vos lésions articulaires,

158

• améliorer vos capacités physiques. Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, d’habitude associée au psoriasis. Si vous êtes atteint de rhumatisme psoriasique actif, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir la destruction de vos articulations, • améliorer vos capacités physiques. Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire du rachis. Si vous êtes atteint de spondylarthrite ankylosante, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • améliorer vos capacités physiques. Psoriasis Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Si vous êtes atteint de psoriasis en plaques modéré à sévère, vous recevrez initialement d’autres médicaments ou traitements tels qu’une photothérapie. Si ces médicaments ou traitements ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de réduire les signes et symptômes de votre maladie. Rectocolite hémorragique La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré pour traiter votre maladie. Maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de la maladie de Crohn, vous recevrez initialement d’autres médicaments. S’ils ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • traiter la maladie de Crohn active, • réduire le nombre d’orifices anormaux (fistules) entre votre intestin et votre peau qui n’ont pas pu être contrôlés par d’autres médicaments ou par chirurgie.

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima ?

Vous ne devez jamais recevoir Remsima si • vous êtes allergique à l’infliximab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6), • vous êtes allergique aux protéines provenant de souris, • vous avez la tuberculose (TB) ou une autre infection grave telle qu’une pneumonie ou une septicémie (grave infection bactérienne du sang), • vous présentez une insuffisance cardiaque modérée ou sévère. N’utilisez pas Remsima si l’un des cas mentionnés ci-dessus s’applique à vous. Si vous n’êtes pas sûr, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin avant ou pendant le traitement par Remsima si : Vous avez déjà été traité par un médicament à base d’infliximab • Veuillez informer votre médecin si vous avez déjà été traité par des médicaments à base

159

d’infliximab dans le passé et si vous recommencez maintenant le traitement par Remsima. • Si vous avez arrêté votre traitement par l’infliximab pendant plus de 16 semaines, il y a un risque accru de survenue de réactions allergiques lors de la reprise du traitement. Infections • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez une infection, même si elle est très légère. • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez déjà vécu ou séjourné dans une région où des infections appelées histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose sont fréquentes. Ces infections sont dues à des espèces spécifiques de champignons qui peuvent affecter les poumons ou d’autres parties de votre corps. • Vous êtes plus susceptible de contracter des infections lorsque vous êtes traité par Remsima. Vous avez un risque plus important, si vous avez 65 ans ou plus. • Ces infections peuvent être graves et comprennent la tuberculose, les infections dues à des virus, des champignons, des bactéries ou d’autres organismes présents dans l’environnement et un sepsis qui peuvent menacer votre vie. Veuillez prévenir votre médecin immédiatement si vous présentez un signe quelconque d’infection durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : fièvre, toux, signes pseudo-grippaux, sensation d’indisposition, peau rouge ou chaude, plaies ou problèmes dentaires. Votre médecin peut vous recommander d’arrêter temporairement Remsima.

Tuberculose (TB) • Il est très important que vous informiez votre médecin si vous avez déjà souffert de TB ou si vous avez été en contact avec une personne qui a eu ou qui a actuellement la TB. • Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la TB. Des cas de TB ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, même chez des patients ayant déjà été traités par des médicaments pour la tuberculose. Votre médecin consignera ces tests sur votre carte rappel patient. • Si votre médecin pense que vous êtes exposé au risque de contracter la TB, il est possible qu’il vous administre des médicaments pour la TB avant de vous donner Remsima. Prévenez immédiatement votre médecin si vous présentez des signes de TB durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : toux persistante, perte de poids, sensation de fatigue, fièvre, sueurs nocturnes.

Virus de l’hépatite B • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes porteur de l’hépatite B ou si vous avez déjà eu une hépatite B. • Veuillez informer votre médecin si vous pensez que vous pourriez être exposé au risque de contracter une hépatite B. • Votre médecin doit rechercher la présence d’une hépatite B. • Le traitement avec des agents bloquants du TNF tels que Remsima risque de réactiver le virus de l’hépatite B chez des patients porteurs du virus, ce qui peut être une menace vitale dans certains cas. • Si vous présentez une réactivation de l’hépatite B, votre médecin devra peut-être arrêter votre traitement et vous administrer des médicaments tels qu’un traitement antiviral efficace accompagné d’un traitement de soutien. Problèmes cardiaques • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des problèmes cardiaques, tels qu’une légère insuffisance cardiaque. • Votre médecin désirera surveiller votre cœur de très près.

160

Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez de nouveaux signes ou des signes d’aggravation d’une insuffisance cardiaque durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : essoufflement ou gonflement de vos pieds. Cancer et lymphome • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez présenté ou présentez actuellement un lymphome (un type de cancer du sang) ou tout autre cancer. • Les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde sévère et qui en souffrent depuis longtemps peuvent être exposés à un risque plus important de développer un lymphome. • Les enfants et les adultes prenant Remsima peuvent présenter un risque accru de développer un lymphome ou un autre cancer. • Quelques patients traités par des anti-TNF, dont l’infliximab ont développé un type de cancer rare appelé lymphome T hépatosplénique. La plupart de ces patients étaient des adolescents ou de jeunes adultes hommes et la plupart avait soit une maladie de Crohn, soit une rectocolite hémorragique. Ce type de cancer a généralement entraîné la mort. Presque tous les patients avaient également reçu des médicaments contenant de l’azathioprine ou de la mercaptopurine en plus de l’anti-TNF. • Quelques patients traités par infliximab ont développé certains types de cancers de la peau. Veuillez informer votre médecin de tout changement de votre peau ou de grosseurs au niveau de votre peau pendant ou après le traitement. • Quelques femmes traitées par infliximab pour la polyarthrite rhumatoïde ont développé un cancer du col de l’utérus. Pour les femmes prenant Remsima, y compris pour celles âgées de plus de 60 ans, votre médecin peut vous recommander un dépistage régulier pour le cancer du col de l’utérus. Maladie pulmonaire ou tabagisme important • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes atteint d’une maladie pulmonaire appelée bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou si vous êtes un gros fumeur. • Les patients avec BPCO et ceux qui sont de gros fumeurs peuvent être exposés à un plus grand risque de survenue d’un cancer avec le traitement par Remsima. Maladie du système nerveux • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous présentez ou avez déjà présenté un problème qui affecte votre système nerveux. Ces problèmes incluent la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la survenue de crises ou un diagnostic de « névrite optique ». Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes d’une maladie nerveuse durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : changements de votre vision, faiblesse dans vos bras ou jambes, engourdissement ou fourmillements dans n’importe quelle partie de votre corps.

Orifices anormaux de la peau • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des orifices anormaux de la peau (fistules) avant de recevoir Remsima. Vaccinations • Veuillez informer votre médecin si vous avez récemment été vacciné ou si vous devez l’être. • Vous devez recevoir les vaccins recommandés avant de commencer le traitement par Remsima. Vous pouvez recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima, mais vous ne devez

161

pas recevoir de vaccins vivants (vaccins contenant un agent infectieux vivant mais affaibli) durant le traitement par Remsima parce qu’ils peuvent provoquer des infections. • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse, votre bébé peut également présenter un risque accru d’infections après avoir reçu un vaccins vivants au cours de la première année de vie. Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima afin qu’ils puissent décider quand votre bébé devrait être vacciné, y compris pour les vaccins vivants tels que le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose). • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Pour plus d’informations, voir la rubrique Grossesse, allaitement et fertilité. Agents infectieux thérapeutiques • Veuillez informer votre médecin si vous avez reçu récemment ou avez prévu de recevoir un traitement avec un agent infectieux thérapeutique (tel que l’instillation de BCG utilisé pour le traitement du cancer). Interventions chirurgicales ou dentaires • Veuillez informer votre médecin si vous êtes sur le point de subir une intervention chirurgicale ou dentaire. • Veuillez informer votre chirurgien ou dentiste que vous êtes sous traitement par Remsima en lui montrant votre carte de rappel patient. Problèmes de foie • Certains patients traités par Remsima ont développé de graves problèmes de foie. • Informez votre médecin si vous présentez un jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur brun foncé, une douleur ou un gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou de la fièvre. Faible nombre de cellules sanguines • Chez certains patients recevant Remsima, le corps peut ne pas fabriquer suffisamment de cellules sanguines pour combattre les infections ou arrêter les saignements. • Informez immédiatement votre médecin si vous présentez les symptômes d’un nombre faible de cellules sanguines pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent une fièvre persistante, des saignements ou des ecchymoses survenant plus facilement, de petites taches rouges ou violettes causées par des saignements sous la peau ou une pâleur. Troubles du système immunitaire • Certains patients traités par Remsima ont développé les symptômes d’un trouble du système immunitaire appelé lupus. • Informez immédiatement votre médecin si vous développez les symptômes d’un lupus pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil. Enfants et adolescents Les informations ci-dessus s’appliquent également aux enfants et aux adolescents. De plus : • Certains enfants ou adolescents qui ont reçu des anti-TNF, tels que l’infliximab ont développé des cancers, incluant des types de cancers peu communs, qui parfois ont entrainé le décès. • Un nombre plus important d’infections sont survenues chez des enfants traités par infliximab comparé aux adultes.

162

• Les enfants devraient recevoir les vaccins recommandés avant d’initier un traitement par Remsima. Les enfants peuvent recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima mais ne doivent pas recevoir de vaccins vivants lorsqu’ils utilisent Remsima. Remsima ne doit être utilisé chez les enfants que s’ils sont traités pour la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Ces enfants doivent avoir 6 ans ou plus.

Si vous n’êtes pas sûr que ce qui précède s’applique à vous, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Autres médicaments et Remsima Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires reçoivent déjà des médicaments pour traiter leur problème. Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables. Votre médecin vous indiquera quels sont les autres médicaments que vous devez continuer à prendre au cours de votre traitement par Remsima. Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé tout autre médicament, y compris des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique ou le psoriasis ou des médicaments obtenus sans ordonnance, telles des vitamines et plantes médicinales. En particulier, veuillez informer votre médecin si vous utilisez l’un des médicaments suivants : • Des médicaments qui affectent le système immunitaire. • Kineret (qui contient de l’anakinra). Remsima et Kineret ne doivent pas être utilisés simultanément. • Orencia (qui contient de l’abatacept). Remsima et Orencia ne doivent pas être utilisés simultanément. Durant le traitement par Remsima, vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants. Si vous avez utilisé Remsima pendant votre grossesse ou si vous recevez Remsima pendant l’allaitement, informez votre pédiatre et les autres professionnels de santé s’occupant de votre bébé de votre traitement par Remsima avant que le bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous n’êtes pas sûr que l’un des cas ci-dessus s’applique à vous, adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser Remsima. Grossesse, allaitement et fécondité • Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Remsima ne doit être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement que si votre médecin le juge nécessaire. • Vous devriez éviter de tomber enceinte quand vous êtes traitée par Remsima et pendant les 6 mois suivant l’arrêt du traitement. Discutez de l’utilisation d’un moyen de contraception durant cette période avec votre médecin. • Si vous avez reçu Remsima au cours de votre grossesse, votre bébé peut présenter un risque accru d’infections. • Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous avez reçu Remsima pendant la grossesse, l’administration du vaccin BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) à votre bébé dans les 12 mois après la naissance peut entraîner une infection avec de graves complications, y compris la mort. Les vaccins vivants tels que le vaccin BCG ne doivent pas être administrés à votre bébé dans les 12 mois après la naissance, sauf avis contraire de votre pédiatre. Pour plus d’informations voir la rubrique sur la vaccination. • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés à votre bébé pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre.

163

• Des diminutions sévères du nombre de globules blancs ont été rapportées chez les nourrissons nés de femmes traitées par infliximab pendant la grossesse. Si votre bébé a une fièvre continue ou des infections, contactez votre pédiatre immédiatement. Conduite de véhicules et utilisation de machines Remsima n’est pas susceptible d’affecter votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des outils ou des machines. Si vous vous sentez fatigué, étourdi ou indisposé après avoir pris Remsima, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ou de machines. Remsima contient du sodium Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ». Cependant, avant que Remsima ne vous soit administré, il est mélangé avec une solution contenant du sodium. Adressez-vous à votre médecin si vous suivez un régime à faible teneur en sel. Remsima contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par flacon. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie ou si votre enfant a déjà présenté une allergie.

3. Comment Remsima est-il administré

Polyarthrite rhumatoïde La dose habituelle est de 3 mg par kg de poids corporel. Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew), psoriasis, rectocolite hémorragique et maladie de Crohn La dose habituelle est de 5 mg par kg de poids corporel. Comment Remsima est-il administré ? • Remsima vous sera administré par votre médecin ou infirmier/ère. • Votre médecin ou infirmier/ère préparera le médicament à perfuser. • Le médicament sera administré par perfusion (goutte-à-goutte) (pendant 2 heures) dans l’une de vos veines, généralement dans votre bras. Après le troisième traitement, votre médecin peut décider de vous administrer votre dose de Remsima pendant 1 heure. • Vous serez sous surveillance pendant que vous recevrez Remsima et pendant les 1 à 2 heures qui suivent. Quelle quantité de Remsima sera administrée • Le médecin déterminera votre dose et la fréquence à laquelle Remsima vous sera administré. Cela dépendra de votre maladie, votre poids et de la manière dont vous répondrez au Remsima. • Le tableau ci-dessous indique la fréquence à laquelle vous recevrez normalement ce médicament après la première dose.

2ème dose2 semaines après votre 1ère dose
3ème dose6 semaines après votre 1ère dose
Doses ultérieuresToutes les 6 à 8 semaines, en fonction de votre maladie

2ème dose 2 semaines après votre 1ère dose 3ème dose 6 semaines après votre 1ère dose Doses ultérieures Toutes les 6 à 8 semaines, en fonction de votre maladie Utilisation chez les enfants et les adolescents Remsima ne doit être utilisé chez les enfants que s’ils sont traités pour la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Ces enfants doivent avoir 6 ans ou plus.

164

Si vous avez reçu plus de Remsima que vous n’auriez dû Etant donné que ce médicament vous est administré par un médecin ou une infirmière, il est peu probable que vous en receviez une trop grande quantité. Aucun effet indésirable pour avoir reçu une trop grande dose de Remsima n’a été reporté. Si vous oubliez ou manquez votre perfusion de Remsima Si vous oubliez ou manquez un rendez-vous pour recevoir Remsima, prenez un autre rendez-vous dès que possible. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. La plupart des effets indésirables sont légers à modérés. Cependant, chez certains patients, ils peuvent être graves et nécessiter un traitement. Les effets indésirables peuvent aussi apparaître après l’arrêt de votre traitement par Remsima. Prévenez votre médecin sans tarder si vous remarquez l’un des effets suivants : • Signes d’une réaction allergique tels que gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge qui peuvent entraîner une difficulté à avaler ou respirer, rash cutané, urticaire, gonflement des mains, des pieds ou des chevilles. Certaines de ces réactions peuvent être graves ou peuvent constituer une menace vitale. Une réaction allergique peut se produire dans les 2 heures suivant votre injection voire plus tard. D’autres effets indésirables allergiques qui peuvent se manifester jusqu’à 12 jours après votre injection incluent des douleurs dans les muscles, de la fièvre, des douleurs dans les articulations ou à la mâchoire, un mal de gorge ou des maux de tête. • Signes d’un problème cardiaque tels que gêne ou douleur thoracique, douleur au bras, douleurs à l'estomac, essoufflement, anxiété, étourdissements, vertiges, évanouissements, transpiration, nausées (maux de cœur), vomissements, palpitations ou battements forts dans la poitrine, battements de cœur rapides ou lents et gonflement des pieds. • Signes d’infection (y compris TB) tels que fièvre, sensation de fatigue, toux qui peut être persistante, essoufflement, symptômes pseudo-grippaux, perte de poids, sueurs nocturnes, diarrhée, plaies, présence de pus dans l’intestin ou autour de l’anus (abcès), problèmes dentaires ou sensation de brûlure à la miction. • Signes possibles de cancer, y compris mais pas seulement, gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids, fièvre, nodules cutanés inhabituels, modification des grains de beauté ou de la couleur de la peau, ou saignement vaginal inhabituel. • Signes d’un problème pulmonaire tels que toux, difficulté respiratoire ou oppression thoracique. • Signes d’un problème du système nerveux (y compris des problèmes oculaires) tels que des signes d’accident vasculaire cérébral (engourdissement ou faiblesse soudaine du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps; confusion soudaine, trouble du langage ou de la compréhension; difficultés à voir avec un œil ou avec les deux yeux, difficultés à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de coordination ou mal de tête sévère), crises, engourdissement/fourmillements dans n’importe quelle partie du corps ou faiblesse dans les bras ou les jambes, changements de la vision tels que vue double ou autres problèmes oculaires. • Signes d’un problème hépatique (y compris l’hépatite B lorsque vous avez déjà eu l’hépatite B dans le passé) tels qu’un jaunissement de la peau ou des yeux, urines de couleur brun foncé, douleur ou gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, douleurs articulaires, éruptions cutanées, ou fièvre. • Signes d’un problème du système immunitaire appelé lupus tels que douleur articulaire ou rash sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil (lupus) ou toux, essoufflement, fièvre ou éruption cutanée (sarcoïdose).

165

• Signes d’un nombre faible de cellules sanguines tels que fièvre persistante, plus grande tendance au saignement ou aux contusions, petits boutons rouges ou violets causés par des saignements sous la peau, pâleur. • Signes d’un problème cutané grave, tel que taches rougeâtres ou plaques circulaires au niveau du tronc souvent cloqués en leurs centres, larges zones de peau se desquamant et pelant (exfoliant), ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux, ou petites vésicules remplies de pus pouvant se disséminer sur le corps. Ces réactions cutanées peuvent s’accompagner de fièvre. Si vous remarquez l’un des effets susmentionnés, veuillez en informer votre médecin sans tarder. Les effets indésirables suivants ont été observés avec Remsima : Très fréquents : pouvant affecter plus d’1 personne sur 10 • Douleurs gastriques, nausées • Infections virales telles que l’herpès ou la grippe • Infections respiratoires hautes telles que la sinusite • Maux de tête • Effet secondaire dû à une perfusion • Douleur. Fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 • Changements dans la façon dont votre foie fonctionne, augmentation du taux d’enzymes hépatiques (mise en évidence par les analyses du sang) • Infections pulmonaires ou thoraciques telles que bronchite ou pneumonie • Respiration difficile ou douloureuse, douleurs thoraciques • Saignement dans l’estomac ou les intestins, diarrhées, indigestion, brûlures d’estomac, constipation • Rash cutané de type urticaire, rash avec démangeaisons ou peau sèche • Problèmes d’équilibre ou étourdissements • Fièvre, sudation accrue • Problèmes de circulation tels qu’une pression artérielle faible ou élevée • Ecchymoses, bouffées de chaleur ou saignement de nez, peau tiède et rouge (rougeurs) • Sensation de fatigue ou de faiblesse • Infections bactériennes telles qu’une intoxication du sang, un abcès ou une infection de la peau (cellulite) • Infection de la peau due à un champignon • Problèmes sanguins tels qu’une anémie ou un faible nombre de globules blancs • Gonflement des ganglions lymphatiques • Dépression, difficulté à dormir • Problème oculaire, y compris les yeux rouges et les infections • Rythme cardiaque accéléré (tachycardie) ou palpitations • Douleurs dans les articulations, les muscles ou le dos • Infection du tractus urinaire • Psoriasis, problèmes de peau tels que l’eczéma et la chute de cheveux • Réactions au site d’injection telles que la douleur, le gonflement, les rougeurs ou démangeaisons • Frissons, une accumulation de liquide sous la peau provoquant des gonflements • Engourdissement ou sensation de picotements. Peu fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100 • • Alimentation en sang réduite, gonflement d’une veine • Présence de sang à l’extérieur des vaisseaux sanguins (hématome) ou ecchymoses

166

• Problèmes cutanés tels que cloques, verrues, couleur ou pigmentation anormale de la peau ou gonflement des lèvres, ou épaississement de la peau ou peau rouge, prurigineuse, squameuse • Réactions allergiques sévères (par ex. anaphylaxie), trouble du système immunitaire appelé lupus, réactions allergiques aux protéines étrangères • Plaies prenant plus longtemps qu’à l’ordinaire pour se cicatriser • Gonflement du foie (hépatite) ou de la vésicule biliaire, lésion au foie • Sensation de tout oublier, irritation, confusion, nervosité • Problèmes oculaires, dont vue trouble ou diminuée, yeux gonflés ou orgelets • Apparition ou aggravation d’une insuffisance cardiaque, ralentissement du rythme cardiaque • Evanouissement • Convulsions, problèmes nerveux • Un trou dans l’intestin ou une occlusion de l’intestin, douleurs ou crampes gastriques • Gonflement du pancréas (pancréatite) • Infections fongiques telles qu’une infection par des levures ou infections fongiques des ongles • Problèmes pulmonaires (tels qu’œdème) • Liquide autour des poumons (épanchement pleural) • Voies respiratoires rétrécies dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer • Inflammation de la paroi des poumons, causant des douleurs thoraciques aiguës qui s’aggravent avec la respiration (pleurésie) • Tuberculose • Infections des reins • Nombre de plaquettes bas, trop de globules blancs • Infections du vagin • Résultat de tests sanguins montrant des « anticorps » dirigés contre votre organisme • Modifications des taux de cholestérol et de graisses dans le sang. • Prise de poids (pour la plupart des patients, la prise de poids était faible). Rares : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000 • Un type de cancer sanguin (lymphome) • Apport insuffisant d’oxygène par voie sanguine à votre organisme, problèmes de circulation tels qu’un rétrécissement d’un vaisseau sanguin • Inflammation de la membrane entourant le cerveau (méningite) • Infections dues à un système immunitaire affaibli • Infection par le virus de l’hépatite B quand vous avez déjà souffert d’une hépatite B • Inflammation du foie causée par un problème du système immunitaire (hépatite auto-immune) • Problème de foie qui provoque le jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse) • Gonflement ou croissance anormale de tissus • Réaction allergique grave pouvant causer la perte de conscience et menacer votre vie (choc anaphylactique) • Gonflement des petits vaisseaux sanguins (vascularite) • Affections immunes qui pourraient affecter les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques (telle qu’une sarcoïdose) • Présence de cellules immunitaires résultant d’une réponse inflammatoire (lésions granulomateuses) • Manque d’intérêt ou d’émotion • Problèmes cutanés graves tels que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthématique aiguë généralisée • Autres problèmes cutanés tels que l’érythème multiforme, cloques et peau qui pèle, ou furoncles (furonculose) • Problèmes graves du système nerveux tels que la myélite transverse, la sclérose en plaques, la névrite optique et le syndrome de Guillain-Barré • Inflammation de l’œil pouvant entraîner des modifications de la vision, y compris la cécité • Liquide dans la muqueuse cardiaque (épanchement péricardique) • Problèmes pulmonaires graves (tels que la maladie pulmonaire interstitielle)

167

• Mélanome (un type de cancer de la peau) • Cancer du col de l’utérus • Faible numération sanguine, y compris une diminution sévère du nombre de globules blancs • Petits boutons rouges ou violets causées par des saignements sous la peau • Valeurs anormales d’une protéine sanguine appelée «facteur du complément» qui fait partie du système immunitaire • Réactions lichénoïdes (éruption cutanée violet-rougeâtre avec démangeaisons et/ou lignes gris- blanc filiformes sur les muqueuses). Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles • Cancer chez les enfants et les adultes • Un type rare de cancer sanguin affectant principalement les adolescents ou les jeunes adultes de sexe masculin (lymphome T hépatosplénique) • Insuffisance hépatique • Carcinome à cellules de Merkel (un type de cancer de la peau) • Sarcome de Kaposi, un cancer rare lié à l’infection par l’herpèsvirus humain de type 8. Le sarcome de Kaposi apparaît le plus fréquemment sous la forme de lésions violacées de la peau • Aggravation d’un état appelé dermatomyosite (vue comme une éruption cutanée accompagnant une faiblesse musculaire) • Crise cardiaque • Accident vasculaire cérébral • Perte temporaire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion • Infection due aux vaccins vivants à cause d’un système immunitaire affaibli. • Problèmes suite à une intervention médicale (y compris les problèmes infectieux et non infectieux). Effets indésirables supplémentaires chez les enfants et les adolescents Les enfants traités par infliximab pour la maladie de Crohn ont montré certaines différences en termes d’effets indésirables comparés aux adultes traités par infliximab pour la maladie de Crohn. Les effets indésirables qui survenaient plus fréquemment chez les enfants étaient : un faible nombre de globules rouges (anémie), la présence de sang dans les selles, un faible niveau général du nombre de globules blancs (leucopénie), une rougeur ou un rougissement (bouffées de chaleur), des infections virales, un faible niveau de globules blancs luttant contre les infections (neutropénie), des fractures osseuses, des infections bactériennes et des réactions allergiques au niveau du tractus respiratoire. Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. Comment conserver Remsima

Remsima sera généralement conservé par les professionnels de santé. Si vous en aviez besoin, les détails concernant sa conservation figurent ci-dessous : • Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. • N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et l’emballage après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. • A conserver au réfrigérateur (entre 2 ºC – 8 ºC). • Ce médicament peut également être conservé dans l’emballage d’origine en dehors des conditions réfrigérées jusqu’à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 6 mois, mais pas au-delà de la date d’expiration initiale. Dans ce cas, il ne doit pas être remis au réfrigérateur. Ecrire la nouvelle date de péremption sur l’emballage en incluant le jour / mois /

déclaration décrit enAnnexe V

168

année. Jeter ce médicament s’il n’a pas été utilisé avant la nouvelle date de péremption ou la date de péremption imprimée sur l’emballage, selon celle qui survient en premier. • Il est recommandé d’utiliser Remsima dès que possible après sa préparation (dans les 3 heures). Cependant, si la solution est préparée en conditions d’asepsie, elle peut être conservée au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C jusqu’à 60 jours et pendant 24 heures supplémentaires à 25°C après la sortie du réfrigérateur. • N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez que la solution a changé de couleur ou qu’elle contient des particules.

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Remsima • Le principe actif est l’infliximab. Chaque flacon contient 100 mg d’infliximab. Après la préparation, chaque mL contient 10 mg d’infliximab. • Les autres composants sont le saccharose, le polysorbate 80 (E433), le dihydrogénophosphate de sodium monohydraté et le phosphate disodique dihydraté. Qu’est-ce que Remsima et contenu de l’emballage extérieur Remsima est fourni en flacon de verre contenant une poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion. La poudre est blanche. Remsima est présenté en boîtes de 1, 2, 3, 4 ou 5 flacons. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie Fabricant Nuvisan GmbH Wegenerstraße 13, 89231 Neu Ulm, Allemagne Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :

169

België/Belgique/Belgien Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel : + 32 1528 7418

Lietuva Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: + 36 1 231 0493 България Celltrion Healthcare Hungary Kft. Teл.: + 36 1 231 0493

Luxembourg/Luxemburg Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel : + 32 1528 7418

Česká republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493

Magyarország Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: +36 1 231 0493

Danmark Orion Pharma A/S Tlf.: + 45 86 14 00 00

Malta Mint Health Ltd. Tel: + 356 2093 9800 info@mint.com.mt Deutschland Celltrion Healthcare Deutschland GmbH Tel: + 49 30 346494150 infoDE@celltrionhc.com

Nederland Celltrion Healthcare Netherlands B.V. Tel: +31 20 888 7300

Eesti Orion Pharma Eesti OÜ Tel: + 372 6 644 550

Norge Orion Pharma AS Tlf: + 47 40 00 42 10 Ελλάδα ΒΙΑΝΕΞ Α.Ε. Τηλ: +30 210 8009111 – 120

Ö sterreich Astro-Pharma GmbH Tel.: +43 1 97 99 860 office@astropharma.at España Kern Pharma, S.L. Tel : + 34 93 700 25 25

Polska Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel.: + 36 1 231 0493 France Celltrion Healthcare France SAS Tel : +33 (0)1 71 25 27 00

Portugal Celltrion Portugal, Unipessoal Lda. Tel: + 351 21 936 8542 Hrvatska OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: + 385 1 6595 777 oktal-pharma@oktal-pharma.hr Ireland Celltrion Healthcare Ireland Limited Tel: +353 1 223 4026

România Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: + 36 1 231 0493 Slovenija OPH Oktal Pharma d.o.o. Tel: + 386 1 519 29 22 info@oktal-pharma.si Ísland Vistor hf. Sími : +354 535 7000

Slovenská republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493

170

Italia Celltrion Healthcare Italy S.r.l. Via Luigi Galvani, 24 - 20124 Milano (MI) Tel : +39 0247 927040

Suomi/Finland Orion Pharma Puh/Tel : + 358 10 4261 contact_fi@celltrionhc.com Κύπρος C.A. Papaellinas Ltd Τηλ : + 357 22741741

Sverige Orion Pharma AB Tel: + 46 8 623 64 40

Latvija Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {MM/AAAA}. Autres sources d’informations Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https ://www.ema.europa.eu.

171

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé : Les patients traités par Remsima devront recevoir la carte de rappel patient. Instructions pour l’utilisation et la manipulation – conditions de conservation A conserver entre 2°C – 8°C. Remsima peut être conservé à des températures allant jusqu’à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 6 mois, mais sans dépasser la date de péremption initiale. La nouvelle date de péremption doit être inscrite sur l’emballage. Après la sortie du réfrigérateur, Remsima ne doit pas être remis en conditions réfrigérées. Instructions pour l’utilisation et la manipulation – reconstitution, dilution et administration Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du médicament administré doivent être clairement enregistrés. 1. La dose et le nombre de flacons de Remsima doivent être déterminés. Chaque flacon de Remsima contient 100 mg d’infliximab. Le volume total nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être calculé. 2. En conditions d’asepsie, chaque flacon de Remsima doit être reconstitué avec 10 mL d’eau pour préparations injectables, à l’aide d’une seringue équipée d’une aiguille de 21 gauge (0,8 mm) ou d’une aiguille d’un diamètre inférieur. La capsule protectrice du flacon doit être retirée et le haut du flacon doit être essuyé avec un tampon alcoolisé à 70 %. L’aiguille de la seringue doit être introduite dans le flacon, au centre du bouchon en caoutchouc et le jet d’eau pour préparations injectables doit être dirigé vers la paroi en verre du flacon. La solution doit être mélangée doucement par rotation du flacon afin de dissoudre la poudre. Toute agitation prolongée ou trop énergique doit être évitée. LE FLACON NE DOIT PAS ÊTRE SECOUÉ. De la mousse provenant de la solution peut apparaître lors de la reconstitution. Il convient de laisser reposer la solution ainsi obtenue pendant 5 minutes. La solution doit être incolore à faiblement jaune, opalescente. La solution peut contenir quelques particules fines et translucides car l’infliximab est une protéine. La solution ne doit pas être utilisée en cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques ou étrangères. 3. Le volume nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être dilué jusqu’à 250 mL à l’aide d’une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Ne pas diluer la solution reconstituée de Remsima avec un autre diluant. La dilution peut être faite en retirant du flacon en verre ou de la poche pour perfusion de 250 mL un volume de solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) correspondant au volume de solution reconstituée de Remsima. Le volume nécessaire de solution reconstituée de Remsima doit être rajouté doucement dans le flacon ou la poche pour perfusion de 250 mL et doucement mélangé. Pour des volumes supérieurs à 250 mL, utilisez une poche de perfusion plus grande (par exemple 500 mL, 1000 mL) ou utilisez plusieurs poches de perfusion de 250 mL afin de s’assurer que la concentration de la solution pour perfusion n’excède pas 4 mg/mL. Si la solution est conservée au réfrigérateur après reconstitution et dilution, il est indispensable de laisser la solution pour perfusion s’équilibrer à température ambiante ne dépassant pas 25 °C pendant 3 heures avant l’étape 4 (perfusion). La conservation au-delà de 24 heures entre 2 °C et 8 °C s’applique uniquement à la préparation de Remsima dans la poche pour perfusion. 4. La solution pour perfusion doit être administrée sur une période qui ne soit pas inférieure à celle recommandée (voir rubrique 3). Seul un set d’administration muni d’un filtre en ligne stérile, apyrogène, à faible pouvoir de liaison aux protéines (pores de 1,2 micromètres ou moins) doit être utilisé. Comme aucun conservateur n’est présent dans la formule, il est recommandé de

172

débuter l’administration de la solution pour perfusion dès que possible et dans les 3 heures qui suivent la reconstitution et la dilution. Si la solution n’est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant et en cours d’utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C – 8°C, sauf si la reconstitution/dilution ont été effectuées en conditions d’asepsie, contrôlées et validées. Le reste de solution inutilisé ne doit pas être conservé en vue d’une réutilisation. 5. Remsima doit être inspecté visuellement avant administration pour détecter la présence de particules ou un changement de couleur. En cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques visibles ou de particules étrangères, le produit ne doit pas être utilisé. 6. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

173

Notice : information de l’utilisateur

Remsima 120 mg solution injectable en seringue préremplie

infliximab

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Votre médecin vous remettra également une carte de rappel patient qui contient d’importantes informations sur la sécurité d’emploi dont vous devez prendre connaissance avant et durant votre traitement par Remsima. • En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 1. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima 3. Comment utiliser Remsima 4. Quels sont les effets indésirables éventuels 5. Comment conserver Remsima 6. Contenu de l’emballage et autres informations 7. Instructions d’utilisation

1. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé ?

Remsima contient la substance active infliximab. L’infliximab est un anticorps monoclonal – un type de protéine qui se lie à une cible spécifique de l’organisme appelée TNF (facteur de nécrose tumorale) alpha. Remsima appartient à un groupe de médicaments appelés « agents bloquants du TNF ». Il est utilisé chez les adultes présentant les maladies inflammatoires suivantes : • Polyarthrite rhumatoïde • Rhumatisme psoriasique • Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) • Psoriasis • La maladie de Crohn • La rectocolite hémorragique. Remsima agit en se liant sélectivement au TNF alpha et en bloquant son action. Le TNF alpha est impliqué dans les processus inflammatoires de l’organisme et ainsi en le bloquant, on peut réduire l’inflammation dans votre organisme. Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire des articulations. Si vous présentez une polyarthrite rhumatoïde active, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne fonctionnent pas suffisamment bien, Remsima vous sera administré et vous le prendrez en association avec un autre médicament appelé méthotrexate afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie,

174

• ralentir vos lésions articulaires, • améliorer vos capacités physiques. Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, d’habitude associée au psoriasis. Si vous êtes atteint de rhumatisme psoriasique actif, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir la destruction de vos articulations, • améliorer vos capacités physiques. Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire du rachis. Si vous êtes atteint de spondylarthrite ankylosante, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • améliorer vos capacités physiques. Psoriasis Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Si vous êtes atteint de psoriasis en plaques modéré à sévère, vous recevrez initialement d’autres médicaments ou traitements tels qu’une photothérapie. Si ces médicaments ou traitements ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de réduire les signes et symptômes de votre maladie. Rectocolite hémorragique La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré pour traiter votre maladie. Maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de la maladie de Crohn, vous recevrez initialement d’autres médicaments. S’ils ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • traiter la maladie de Crohn active, • réduire le nombre d’orifices anormaux (fistules) entre votre intestin et votre peau qui n’ont pas pu être contrôlés par d’autres médicaments ou par chirurgie.

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima ?

Vous ne devez jamais utiliser Remsima si • vous êtes allergique à l’infliximab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6), • vous êtes allergique aux protéines provenant de souris, • vous avez la tuberculose (TB) ou une autre infection grave telle qu’une pneumonie ou une septicémie (grave infection bactérienne du sang), • vous présentez une insuffisance cardiaque modérée ou sévère. N’utilisez pas Remsima si l’un des cas mentionnés ci-dessus s’applique à vous. Si vous n’êtes pas sûr, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin avant ou pendant le traitement par Remsima si :

175

Vous avez déjà été traité par un médicament à base d’infliximab • Veuillez informer votre médecin si vous avez déjà été traité par des médicaments à base d’infliximab dans le passé et si vous recommencez maintenant le traitement par Remsima. • Si vous avez arrêté votre traitement par l’infliximab pendant plus de 16 semaines, il y a un risque accru de survenue de réactions allergiques lors de la reprise du traitement. Réactions locales au niveau du site d’injection • Certains patients recevant de l’infliximab par injection sous la peau ont présenté des réactions locales au niveau du site d’injection. Les signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection peuvent comprendre une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou des croûtes sur la peau au niveau du site d’injection. • La plupart de ces réactions sont légères à modérées et la plupart disparaissent d’elles-mêmes en un jour. Infections • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez une infection, même si elle est très légère. • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez déjà vécu ou séjourné dans une région où des infections appelées histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose sont fréquentes. Ces infections sont dues à des espèces spécifiques de champignons qui peuvent affecter les poumons ou d’autres parties de votre corps. • Vous êtes plus susceptible de contracter des infections lorsque vous êtes traité par Remsima. Vous avez un risque plus important, si vous avez 65 ans ou plus. • Ces infections peuvent être graves et comprennent la tuberculose, les infections dues à des virus, des champignons, des bactéries ou d’autres organismes présents dans l’environnement et un sepsis qui peuvent menacer votre vie. Veuillez prévenir votre médecin immédiatement si vous présentez un signe quelconque d’infection durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : fièvre, toux, signes pseudo-grippaux, sensation d’indisposition, peau rouge ou chaude, plaies ou problèmes dentaires. Votre médecin peut vous recommander d’arrêter temporairement Remsima.

Tuberculose (TB) • Il est très important que vous informiez votre médecin si vous avez déjà souffert de TB ou si vous avez été en contact avec une personne qui a eu ou qui a actuellement la TB. • Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la TB. Des cas de TB ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, même chez des patients ayant déjà été traités par des médicaments pour la tuberculose. Votre médecin consignera ces tests sur votre carte rappel patient. • Si votre médecin pense que vous êtes exposé au risque de contracter la TB, il est possible qu’il vous administre des médicaments pour la TB avant de vous donner Remsima. Prévenez immédiatement votre médecin si vous présentez des signes de TB durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : toux persistante, perte de poids, sensation de fatigue, fièvre, sueurs nocturnes.

Virus de l’hépatite B • Veuillez informer votre médecin avant d’utiliser Remsima si vous êtes porteur de l’hépatite B ou si vous avez déjà eu une hépatite B. • Veuillez informer votre médecin si vous pensez que vous pourriez être exposé au risque de contracter une hépatite B.

176

• Votre médecin doit rechercher la présence d’une hépatite B. • Le traitement avec des agents bloquants du TNF tels que Remsima risque de réactiver le virus de l’hépatite B chez des patients porteurs du virus, ce qui peut être une menace vitale dans certains cas. • Si vous présentez une réactivation de l’hépatite B, votre médecin devra peut-être arrêter votre traitement et vous administrer des médicaments tels qu’un traitement antiviral efficace accompagné d’un traitement de soutien. Problèmes cardiaques • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des problèmes cardiaques, tels qu’une légère insuffisance cardiaque. • Votre médecin désirera surveiller votre cœur de très près. Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez de nouveaux signes ou des signes d’aggravation d’une insuffisance cardiaque durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : essoufflement ou gonflement de vos pieds. Cancer et lymphome • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez présenté ou présentez actuellement un lymphome (un type de cancer du sang) ou tout autre cancer. • Les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde sévère et qui en souffrent depuis longtemps peuvent être exposés à un risque plus important de développer un lymphome. • Les patients prenant Remsima peuvent présenter un risque accru de développer un lymphome ou un autre cancer. • Quelques patients traités par des anti-TNF, dont l’infliximab ont développé un type de cancer rare appelé lymphome T hépatosplénique. La plupart de ces patients étaient des adolescents ou de jeunes adultes hommes et la plupart avait soit une maladie de Crohn, soit une rectocolite hémorragique. Ce type de cancer a généralement entraîné la mort. Presque tous les patients avaient également reçu des médicaments contenant de l’azathioprine ou de la mercaptopurine en plus de l’anti-TNF. • Quelques patients traités par infliximab ont développé certains types de cancers de la peau. Veuillez informer votre médecin de tout changement de votre peau ou de grosseurs au niveau de votre peau pendant ou après le traitement. • Quelques femmes traitées par infliximab pour la polyarthrite rhumatoïde ont développé un cancer du col de l’utérus. Pour les femmes prenant Remsima, y compris pour celles âgées de plus de 60 ans, votre médecin peut vous recommander un dépistage régulier pour le cancer du col de l’utérus. Maladie pulmonaire ou tabagisme important • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes atteint d’une maladie pulmonaire appelée bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou si vous êtes un gros fumeur. • Les patients avec BPCO et ceux qui sont de gros fumeurs peuvent être exposés à un plus grand risque de survenue d’un cancer avec le traitement par Remsima. Maladie du système nerveux • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous présentez ou avez déjà présenté un problème qui affecte votre système nerveux. Ces problèmes incluent la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la survenue de crises ou un diagnostic de « névrite optique ». Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes d’une maladie nerveuse durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : changements de votre vision,

177

faiblesse dans vos bras ou jambes, engourdissement ou fourmillements dans n’importe quelle partie de votre corps.

Orifices anormaux de la peau • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des orifices anormaux de la peau (fistules) avant de recevoir Remsima. Vaccinations • Veuillez informer votre médecin si vous avez récemment été vacciné ou si vous devez l’être. • Vous devez recevoir les vaccins recommandés avant de commencer le traitement par Remsima. Vous pouvez recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima, mais vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants (vaccins contenant un agent infectieux vivant mais affaibli) durant le traitement par Remsima parce qu’ils peuvent provoquer des infections. • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse, votre bébé peut également présenter un risque accru d’infections après avoir reçu un vaccins vivants au cours de la première année de vie. Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima afin qu’ils puissent décider quand votre bébé devrait être vacciné, y compris pour les vaccins vivants tels que le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose). • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Pour plus d’informations, voir la rubrique Grossesse, allaitement et fertilité. Agents infectieux thérapeutiques • Veuillez informer votre médecin si vous avez reçu récemment ou avez prévu de recevoir un traitement avec un agent infectieux thérapeutique (tel que l’instillation de BCG utilisé pour le traitement du cancer). Interventions chirurgicales ou dentaires • Veuillez informer votre médecin si vous êtes sur le point de subir une intervention chirurgicale ou dentaire. • Veuillez informer votre chirurgien ou dentiste que vous êtes sous traitement par Remsima en lui montrant votre carte de rappel patient. Problèmes de foie • Certains patients traités par Remsima ont développé de graves problèmes de foie. • Informez votre médecin si vous présentez un jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur brun foncé, une douleur ou un gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou de la fièvre. Faible nombre de cellules sanguines • Chez certains patients recevant Remsima, le corps peut ne pas fabriquer suffisamment de cellules sanguines pour combattre les infections ou arrêter les saignements. • Informez immédiatement votre médecin si vous présentez les symptômes d’un nombre faible de cellules sanguines pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent une fièvre persistante, des saignements ou des ecchymoses survenant plus facilement, de petites taches rouges ou violettes causées par des saignements sous la peau ou une pâleur.

178

Troubles du système immunitaire • Certains patients traités par Remsima ont développé les symptômes d’un trouble du système immunitaire appelé lupus. • Informez immédiatement votre médecin si vous développez les symptômes d’un lupus pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil. Enfants et adolescents N’administrez pas ce médicament aux enfants et aux adolescents de moins de 18 ans parce qu’on ne dispose d’aucune donnée indiquant que ce médicament est sans danger et efficace pour cette tranche d’âge. Autres médicaments et Remsima Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires reçoivent déjà des médicaments pour traiter leur problème. Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables. Votre médecin vous indiquera quels sont les autres médicaments que vous devez continuer à prendre au cours de votre traitement par Remsima. Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament, y compris des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique ou le psoriasis ou des médicaments obtenus sans ordonnance, telles des vitamines et plantes médicinales. En particulier, veuillez informer votre médecin si vous utilisez l’un des médicaments suivants : • Des médicaments qui affectent le système immunitaire. • Kineret (qui contient de l’anakinra). Remsima et Kineret ne doivent pas être utilisés simultanément. • Orencia (qui contient de l’abatacept). Remsima et Orencia ne doivent pas être utilisés simultanément. Durant le traitement par Remsima, vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants. Si vous avez utilisé Remsima pendant votre grossesse ou si vous recevez Remsima pendant l’allaitement, informez votre pédiatre et les autres professionnels de santé s’occupant de votre bébé de votre traitement par Remsima avant que le bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous n’êtes pas sûr que l’un des cas ci-dessus s’applique à vous, adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière avant d’utiliser Remsima. Grossesse, allaitement et fécondité • Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Remsima ne doit être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement que si votre médecin le juge nécessaire. • Vous devriez éviter de tomber enceinte quand vous êtes traitée par Remsima et pendant les 6 mois suivant l’arrêt du traitement. Discutez de l’utilisation d’un moyen de contraception durant cette période avec votre médecin. • Si vous avez reçu Remsima au cours de votre grossesse, votre bébé peut présenter un risque accru d’infections. • Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous avez reçu Remsima pendant la grossesse, l’administration du vaccin BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) à votre bébé dans les 12 mois après la naissance peut entraîner une infection avec de graves complications, y compris la mort. Les vaccins vivants tels que le vaccin BCG ne doivent pas être administrés à votre bébé dans les 12 mois après la naissance, sauf avis contraire de votre pédiatre. Pour plus d’informations voir la rubrique sur la vaccination.

179

• Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés à votre bébé pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre. • • Des diminutions sévères du nombre de globules blancs ont été rapportées chez les nourrissons nés de femmes traitées par infliximab pendant la grossesse. Si votre bébé a une fièvre continue ou des infections, contactez votre pédiatre immédiatement. Conduite de véhicules et utilisation de machines Remsima n’est pas susceptible d’affecter votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des outils ou des machines. Si vous vous sentez fatigué, étourdi ou indisposé après avoir pris Remsima, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ou de machines. Remsima contient du sodium et sorbitol Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, cela signifie qu’il est essentiellement « sans sodium » et 45 mg de sorbitol dans chaque dose de 120 mg. Remsima contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par seringue préremplie, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.

3. Comment utiliser Remsima

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute. Polyarthrite rhumatoïde Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 3 mg par kg de poids corporel ou bien sans (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Si les doses d’infliximab sont administrées par perfusion intraveineuse au début du traitement, elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). Si les doses de Remsima en injection sous-cutanée sont administrées pour commencer le traitement, Remsima 120 mg doit être administré en injection sous-cutanée, suivie d’autres injections sous-cutanées lors des 1ère, 2ème, 3ème et 4ème semaines après la première injection, puis toutes les 2 semaines par la suite. La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) et psoriasis Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Maladie de Crohn et rectocolite hémorragique Votre médecin démarrera votre traitement par deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée

180

4 semaines après la seconde perfusion. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Comment Remsima est-il administré ? • Remsima 120 mg, solution injectable est administré par injection sous la peau (utilisation sous- cutanée) uniquement. Il est important de lire la notice du produit afin de s’assurer que c’est la bonne formulation qui est administrée, conformément à la prescription. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, votre médecin peut débuter le traitement par Remsima avec des doses d’infliximab en perfusion intraveineuse ou bien sans. Pour les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite psoriasique ou de psoriasis, deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer le traitement par Remsima. Pour les patients atteints de la maladie de Crohn ou de colite ulcérative, deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer le traitement par Remsima. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, si le traitement par Remsima ne débute pas par l’administration de deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse, le tableau ci-dessous vous indiquera la fréquence à laquelle vous devrez généralement administrer Remsima 120 mg sous-cutané après la première dose. 2ème dose 1 semaine après la première dose 3ème dose 2 semaines après la première dose 4ème dose 3 semaines après la première dose 5ème dose 4 semaines après la première dose D’autres doses 6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines • Les doses d’infliximab seront administrées en perfusion intraveineuse à 2 semaines d’intervalle par votre médecin ou votre infirmière et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée 4 semaines après la seconde perfusion pour les patients atteints de la maladie de Crohn et de colite ulcérative, selon l’appréciation de votre médecin, pour commencer votre traitement par Remsima. La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée quatre semaines après la dernière perfusion intraveineuse. Elles seront ensuite suivies d’injections sous-cutanées de Remsima toutes les deux semaines. • La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée sous la surveillance de votre médecin. • Suite à une formation appropriée, si vous vous sentez apte et confiant pour vous injecter Remsima vous-même, votre médecin pourra vous autoriser à vous injecter vous-même les doses suivantes de Remsima à domicile. • Consultez votre médecin pour toute question concernant l’auto- injection. Vous trouverez des « Instructions d’utilisation » détaillées à la fin de cette notice. Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû (soit en en injectant une fois une trop grande quantité, soit en l’utilisant trop fréquemment), veuillez consulter immédiatement un médecin, un pharmacien ou une infirmière. Ayez toujours avec vous l’emballage extérieur du médicament, même s’il est vide. Si vous oubliez d’utiliser Remsima Dose manquée pendant 7 jours maximum Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 7 jours qui suivent la date initialement prévue de la prise, prenez-la immédiatement. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puis suivez le schéma posologique initial.

2ème dose1 semaine après la première dose
3ème dose2 semaines après la première dose
4ème dose3 semaines après la première dose
5ème dose4 semaines après la première dose
D’autres doses6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines

181

Dose manquée pendant 8 jours ou plus Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 8 jours ou plus qui suivent la date initialement prévue de la prise, ne prenez pas la dose manquée. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puissuivez le schéma posologique initial. Si vous n’êtes pas sûr de la date à laquelle vous devez vous injecter Remsima, appelez votre médecin. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. La plupart des effets indésirables sont légers à modérés. Cependant, chez certains patients, ils peuvent être graves et nécessiter un traitement. Les effets indésirables peuvent aussi apparaître après l’arrêt de votre traitement par Remsima. Prévenez votre médecin sans tarder si vous remarquez l’un des effets suivants : • Signes d’une réaction allergique tels que gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge qui peuvent entraîner une difficulté à avaler ou respirer, rash cutané, urticaire, gonflement des mains, des pieds ou des chevilles. Certaines de ces réactions peuvent être graves ou peuvent constituer une menace vitale. Une réaction allergique peut se produire dans les 2 heures suivant votre injection voire plus tard. D’autres effets indésirables allergiques qui peuvent se manifester jusqu’à 12 jours après votre injection incluent des douleurs dans les muscles, de la fièvre, des douleurs dans les articulations ou à la mâchoire, un mal de gorge ou des maux de tête. • Signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection tels qu’une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou une croûte. • Signes d’un problème cardiaque tels que gêne ou douleur thoracique, douleur au bras, douleurs à l’estomac, essoufflement, anxiété, étourdissements, vertiges, évanouissements, transpiration, nausées (maux de cœur), vomissements, palpitations ou battements forts dans la poitrine, battements de cœur rapides ou lents et gonflement des pieds. • Signes d’infection (y compris TB) tels que fièvre, sensation de fatigue, toux qui peut être persistante, essoufflement, symptômes pseudo-grippaux, perte de poids, sueurs nocturnes, diarrhée, plaies, présence de pus dans l’intestin ou autour de l’anus (abcès), problèmes dentaires ou sensation de brûlure à la miction. • Signes possibles de cancer, y compris mais pas seulement, gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids, fièvre, nodules cutanés inhabituels, modification des grains de beauté ou de la couleur de la peau, ou saignement vaginal inhabituel. • Signes d’un problème pulmonaire tels que toux, difficulté respiratoire ou oppression thoracique. • Signes d’un problème du système nerveux (y compris des problèmes oculaires) tels que des signes d’accident vasculaire cérébral (engourdissement ou faiblesse soudaine du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps ; confusion soudaine, trouble du langage ou de la compréhension ; difficultés à voir avec un œil ou avec les deux yeux, difficultés à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de coordination ou mal de tête sévère), crises, engourdissement/fourmillements dans n’importe quelle partie du corps ou faiblesse dans les bras ou les jambes, changements de la vision tels que vue double ou autres problèmes oculaires. • Signes d’un problème hépatique (y compris l’hépatite B lorsque vous avez déjà eu l’hépatite B dans le passé) tels qu’un jaunissement de la peau ou des yeux, urines de couleur brun foncé, douleur ou gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, douleurs articulaires, éruptions cutanées, ou fièvre.

182

• Signes d’un problème du système immunitaire appelé lupus tels que douleur articulaire ou rash sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil (lupus) ou toux, essoufflement, fièvre ou éruption cutanée (sarcoïdose). • Signes d’un nombre faible de cellules sanguines tels que fièvre persistante, plus grande tendance au saignement ou aux contusions, petits boutons rouges ou violets causés par des saignements sous la peau, pâleur. • Signes d’un problème cutané grave, tel que taches rougeâtres ou plaques circulaires au niveau du tronc souvent cloqués en leurs centres, larges zones de peau se desquamant et pelant (exfoliant), ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux, ou petites vésicules remplies de pus pouvant se disséminer sur le corps. Ces réactions cutanées peuvent s’accompagner de fièvre. Si vous remarquez l’un des effets susmentionnés, veuillez en informer votre médecin sans tarder. Les effets indésirables suivants ont été observés avec Remsima : Très fréquents : pouvant affecter plus d’1 personne sur 10 • Douleurs gastriques, nausées • Infections virales telles que l’herpès ou la grippe • Infections respiratoires hautes telles que la sinusite • Maux de tête • Effet secondaire dû à une injection • Douleur. Fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 • Changements dans la façon dont votre foie fonctionne, augmentation du taux d’enzymes hépatiques (mise en évidence par les analyses du sang) • Infections pulmonaires ou thoraciques telles que bronchite ou pneumonie • Respiration difficile ou douloureuse, douleurs thoraciques • Saignement dans l’estomac ou les intestins, diarrhées, indigestion, brûlures d’estomac, constipation • Rash cutané de type urticaire, rash avec démangeaisons ou peau sèche • Problèmes d’équilibre ou étourdissements • Fièvre, sudation accrue • Problèmes de circulation tels qu’une pression artérielle faible ou élevée • Ecchymoses, bouffées de chaleur ou saignement de nez, peau tiède et rouge (rougeurs) • Sensation de fatigue ou de faiblesse • Infections bactériennes telles qu’une intoxication du sang, un abcès ou une infection de la peau (cellulite) • Infection de la peau due à un champignon • Problèmes sanguins tels qu’une anémie ou un faible nombre de globules blancs • Gonflement des ganglions lymphatiques • Dépression, difficulté à dormir • Problème oculaire, y compris les yeux rouges et les infections • Rythme cardiaque accéléré (tachycardie) ou palpitations • Douleurs dans les articulations, les muscles ou le dos • Infection du tractus urinaire • Psoriasis, problèmes de peau tels que l’eczéma et la chute de cheveux • Réactions au site d’injection telles que la douleur, le gonflement, les rougeurs ou démangeaisons • Frissons, une accumulation de liquide sous la peau provoquant des gonflements • Engourdissement ou sensation de picotements. Peu fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100 • Alimentation en sang réduite, gonflement d’une veine

183

• Présence de sang à l’extérieur des vaisseaux sanguins (hématome) ou ecchymoses • Problèmes cutanés tels que cloques, verrues, couleur ou pigmentation anormale de la peau ou gonflement des lèvres, ou épaississement de la peau ou peau rouge, prurigineuse, squameuse • Réactions allergiques sévères (par ex. Anaphylaxie), trouble du système immunitaire appelé lupus, réactions allergiques aux protéines étrangères • Plaies prenant plus longtemps qu’à l’ordinaire pour se cicatriser • Gonflement du foie (hépatite) ou de la vésicule biliaire, lésion au foie • Sensation de tout oublier, irritation, confusion, nervosité • Problèmes oculaires, dont vue trouble ou diminuée, yeux gonflés ou orgelets • Apparition ou aggravation d’une insuffisance cardiaque, ralentissement du rythme cardiaque • Evanouissement • Convulsions, problèmes nerveux • Un trou dans l’intestin ou une occlusion de l’intestin, douleurs ou crampes gastriques • Gonflement du pancréas (pancréatite) • Infections fongiques telles qu’une infection par des levures ou infections fongiques des ongles • Problèmes pulmonaires (tels qu’œdème) • Liquide autour des poumons (épanchement pleural) • Voies respiratoires rétrécies dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer • Inflammation de la paroi des poumons, causant des douleurs thoraciques aiguës qui s’aggravent avec la respiration (pleurésie) • Tuberculose • Infections des reins • Nombre de plaquettes bas, trop de globules blancs • Infections du vagin • Résultat de tests sanguins montrant des « anticorps » dirigés contre votre organisme • Modifications des taux de cholestérol et de graisses dans le sang. • Prise de poids (pour la plupart des patients, la prise de poids était faible). Rares : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000 • Un type de cancer sanguin (lymphome) • Apport insuffisant d’oxygène par voie sanguine à votre organisme, problèmes de circulation tels qu’un rétrécissement d’un vaisseau sanguin • Inflammation de la membrane entourant le cerveau (méningite) • Infections dues à un système immunitaire affaibli • Infection par le virus de l’hépatite B quand vous avez déjà souffert d’une hépatite B • Inflammation du foie causée par un problème du système immunitaire (hépatite auto-immune) • Problème de foie qui provoque le jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse) • Gonflement ou croissance anormale de tissus • Réaction allergique grave pouvant causer la perte de conscience et menacer votre vie (choc anaphylactique) • Gonflement des petits vaisseaux sanguins (vascularite) • Affections immunes qui pourraient affecter les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques (telle qu’une sarcoïdose) • Présence de cellules immunitaires résultant d'une réponse inflammatoire (lésions granulomateuses) • Manque d’intérêt ou d’émotion • Problèmes cutanés graves tels que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthématique aiguë généralisée • Autres problèmes cutanés tels que l’érythème multiforme, cloques et peau qui pèle, ou furoncles (furonculose) • Problèmes graves du système nerveux tels que la myélite transverse, la sclérose en plaques, la névrite optique et le syndrome de Guillain-Barré • Inflammation de l’œil pouvant entraîner des modifications de la vision, y compris la cécité • Liquide dans la muqueuse cardiaque (épanchement péricardique)

184

• Problèmes pulmonaires graves (tels que la maladie pulmonaire interstitielle) • Mélanome (un type de cancer de la peau) • Cancer du col de l’utérus • Faible numération sanguine, y compris une diminution sévère du nombre de globules blancs • Petits boutons rouges ou violets causées par des saignements sous la peau • Valeurs anormales d’une protéine sanguine appelée «facteur du complément» qui fait partie du système immunitaire • Réactions lichénoïdes (éruption cutanée violet-rougeâtre avec démangeaisons et/ou lignes gris- blanc filiformes sur les muqueuses). Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles • Cancer • Un type rare de cancer sanguin affectant principalement les jeunes adultes de sexe masculin (lymphome T hépatosplénique) • Insuffisance hépatique • Carcinome à cellules de Merkel (un type de cancer de la peau) • Sarcome de Kaposi, un cancer rare lié à l’infection par l’herpèsvirus humain de type 8. Le sarcome de Kaposi apparaît le plus fréquemment sous la forme de lésions violacées de la peau • Aggravation d’un état appelé dermatomyosite (vue comme une éruption cutanée accompagnant une faiblesse musculaire) • Crise cardiaque • Accident vasculaire cérébral • Perte temporaire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion • Infection due aux vaccins vivants à cause d’un système immunitaire affaibli. • Problèmes suite à une intervention médicale (y compris les problèmes infectieux et non infectieux). Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. Comment conserver Remsima

• Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. • N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et l’emballage après "EXP". La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. • A conserver au réfrigérateur (entre 2 ºC - 8°C). Ne pas congeler. Conserver la seringue préremplie dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. • Ce médicament peut également être conservé dans l’emballage d'origine en dehors des conditions réfrigérées jusqu'à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 28 jours, mais pas au-delà de la date d’expiration initiale. Dans ce cas, il ne doit pas être remis au réfrigérateur. Ecrire la nouvelle date de péremption sur l'emballage en incluant le jour / mois / année. Jeter ce médicament s’il n’a pas été utilisé avant la nouvelle date de péremption ou la date de péremption imprimée sur l'emballage, selon celle qui survient en premier. • Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

185

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Remsima • Le principe actif est l’infliximab. Chaque seringue préremplie à dose unique d’1 mL contient 120 mg d’infliximab. • Les autres composants sont de l’acide acétique, de l’acétate de sodium trihydraté, du sorbitol (E420), du polysorbate 80 (E433) et de l’eau pour préparations injectables. Qu’est-ce que Remsima et contenu de l’emballage extérieur Remsima est une solution limpide à opalescente, incolore à marron pâle, fournie en seringue préremplie à usage unique. Chaque boîte contient 1 seringue préremplie avec 2 tampons d’alcool, 2 seringues préremplies avec 2 tampons d’alcool, 4 seringues préremplies avec 4 tampons d’alcool ou 6 seringues préremplies avec 6 tampons d’alcool. Chaque boîte contient 1 seringue préremplie à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec 2 tampons d’alcool, 2 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec 2 tampons d’alcool, 4 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec 4 tampons d’alcool ou 6 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec 6 tampons d’alcool. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie Fabricant Nuvisan GmbH Wegenerstraße 13, 89231 Neu Ulm, Allemagne Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché : België/Belgique/Belgien Lietuva

Chaque boîte contient 1 seringue préremplie à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec
2 tampons d’alcool, 2 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec
2 tampons d’alcool, 4 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec
4 tampons d’alcool ou 6 seringues préremplies à dispositif de protection de l’aiguille automatique avec
6 tampons d’alcool.

186

Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Vengrija България Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Унгария

Luxembourg/Luxemburg Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Česká republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko

Magyarország Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Magyarország

Danmark Celltrion Healthcare. Denmark ApS Tel: + 45 3535 2989 Contact_dk@celltrionhc.com

Malta Mint Health Ltd. Tel: +356 2093 9800 info@mint.com.mt Deutschland Celltrion Healthcare Deutschland GmbH Tel: + 49 30 346494150 infoDE@celltrionhc.com

Nederland Celltrion Healthcare Netherlands B.V. Tel: + 31 20 888 7300 NLinfo@celltrionhc.com

Eesti Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungari

Norge Celltrion Healthcare Norway AS Contact_no@celltrionhc.com

Ελλάδα ΒΙΑΝΕΞ Α.Ε. Τηλ: +30 210 8009111 – 120

Ö sterreich Astro-Pharma GmbH Tel: +43 1 97 99 860 office@astropharma.at España Kern Pharma, S.L. Tel: +34 93 700 25 25

Polska Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Węgry France Celltrion Healthcare France SAS Tél: + 33 (0)1 71 25 27 00

Portugal Celltrion Portugal, Unipessoal Lda. Tel: + 351 21 936 8542 Hrvatska OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +385 1 6595 777 oktal-pharma@oktal-pharma.hr

România Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungaria Ireland Celltrion Healthcare Ireland Limited Tel: +353 1 223 4026

Slovenija OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +386 1 519 29 22 info@oktal-pharma.si

187

Ísland Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungverjaland

Slovenská republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko Italia Celltrion Healthcare Italy S.r.l. Via Luigi Galvani, 24 - 20124 Milano (MI) Tel: +39 0247 927040

Suomi/Finland Celltrion Healthcare Finland Oy. Puh/Tel: +358 29 170 7755 contact_fi@celltrionhc.com Κύπρος C.A. Papaellinas Ltd Τηλ: + 357 22741741

Sverige Celltrion Sweden AB Tel: +46 8 80 11 77 contact_se@celltrionhc.com Latvija Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungārija La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {MM/AAAA}. Autres sources d’informations Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

7. Instructions d’utilisation

Veuillez lire attentivement ces instructions avant d’utiliser la seringue Remsima. Consultez votre professionnel de santé pour toute question concernant l’utilisation de la seringue Remsima. Informations importantes • Utilisez la seringue UNIQUEMENT si votre professionnel de santé vous a montré comment préparer et vous administrer une injection. • Demandez à votre professionnel de santé à quelle fréquence vous devrez vous administrer une injection. • Changez à chaque fois de site d’injection. Chaque nouveau site d’injection doit se trouver à au moins 3 cm du précédent. • N’utilisez pas la seringue si elle est tombée ou si elle est visiblement endommagée. Une seringue endommagée est susceptible de ne pas fonctionner correctement. • Ne réutilisez pas la seringue. • Ne secouez la seringue à aucun moment.

188

À propos de la seringue Remsima É léments de la seringue (voir Figure A) :

Figure A • Ne retirez pas le capuchon avant d’être prêt à injecter. Lorsque vous l’avez retiré, ne le repositionnez pas sur la seringue. Préparation de l’injection 1. Rassemblez le matériel pour l’injection. a. Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace

bien éclairé. b. Retirez la seringue de la boîte conservée dans votre réfrigérateur en tenant le corps de la

seringue au milieu. c. Vérifiez que vous disposez du matériel suivant :

• Seringue • Tampon d’alcool • Boule de coton ou gaze* • Pansement adhésif* • Récipient d’élimination d’objets coupants* *Eléments non inclus dans la boîte. 2. Inspectez la seringue. N’utilisez pas la seringue si :

• Elle est fissurée ou endommagée. • La date de péremption est dépassée. 3. Inspectez le médicament (voir Figure B).

189

Le liquide doit être clair et sa couleur doit être comprise entre le transparent et le marron pâle. N’utilisez pas la seringue si le liquide est trouble, décoloré ou s’il contient des particules. Remarque : il est possible de voir des bulles d’air dans le liquide. C’est normal.

Figure B 4. Attendez 30 minutes. a. Laissez la seringue à température ambiante pendant 30 minutes pour lui permettre de se

réchauffer naturellement. Ne chauffez pas la seringue à l’aide de sources de chaleur telles que de l’eau chaude ou un four à micro-ondes.

5. Choisissez un site d’injection (voir Figure C). a. Sélectionnez un site d’injection. Vous pouvez

effectuer l’injection :

• À l’avant des cuisses. • Sur l’abdomen sauf dans les 5 cm autour du nombril. • Sur la partie externe des bras (soignant UNIQUEMENT). Ne procédez pas à l’injection sur la peau des 5 cm qui entourent votre nombril ni sur une peau sensible, lésée, contusionnée ou cicatricielle. Remarque : changez de site à chaque nouvelle injection. Chaque nouvelle injection doit être réalisée à au moins 3 cm de la précédente.

Figure C 6. Lavez-vous les mains. a. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau et séchez-les soigneusement. 7. Nettoyez le site d’injection. a. Nettoyez le site d’injection à l’aide d’un tampon d’alcool. b. Laissez sécher la peau avant l’injection. É vitez de souffler ou de toucher à nouveau le site avant d’effectuer l’injection. Administration de l’injection 8. Retirez le capuchon (voir Figure D).

190

a. Tirez bien droit le capuchon et mettez-le de côté. É vitez de toucher l’aiguille. Vous pourriez vous piquer. Remarque: Il est normal de voir quelques gouttes de liquide sortir de l’aiguille lors du retrait du capuchon.

Figure D 9. Insérez la seringue dans le site d’injection (voir Figure E). a. Tenez la seringue par le corps, d’une main, entre le pouce et l’index. b. À l’aide de votre autre main, pincez délicatement

un pli de peau que vous avez nettoyée. c. D’un mouvement rapide « comme si vous lanciez une fléchette », insérez complètement l’aiguille dans le pli de la peau, à un angle de 45 degrés.

Figure E 10. Administrez l’injection (voir Figure F). a. Une fois l’aiguille insérée, lâchez la peau pincée. b. Appuyez lentement sur le piston, aussi loin que possible, jusqu’à ce que la seringue soit vide.

Figure F 11. Retirez l’aiguille du site d’injection (voir Figure G).

191

a. Retirez l’aiguille de la peau selon le même angle que lors de l’insertion. b. Appliquez délicatement une boule de coton ou une

gaze sur le site d’injection et maintenez la pression 10 secondes. c. Appliquez un pansement adhésif, si nécessaire. É vitez de frotter le site d’injection.

Figure G Après l’injection 12. É liminez la seringue (voir Figure H). a. Placez la seringue usagée dans un récipient approuvé d’élimination d’objets coupants, immédiatement après utilisation. b. Si vous ne disposez pas d’un tel récipient, vous

pouvez vous servir d’une poubelle domestique si elle : • est en plastique rigide ; • se ferme par un couvercle ajusté, résistant aux perforations, ne permettant pas aux objets coupants de s’échapper ; • est droite et stable lors de son utilisation ; • résiste aux fuites ; et • porte une étiquette adéquate indiquant qu’elle contient des déchets dangereux. c. Lorsque votre récipient d’élimination des objets coupants est presque plein, il doit être mis au rebut conformément aux réglementations locales. Ne replacez pas le capuchon sur la seringue. Remarque : tenez la seringue et le récipient d’élimination des objets coupants hors de la vue et de la portée des enfants.

Figure H

192

Veuillez lire attentivement ces instructions avant d’utiliser la seringue Remsima. Consultez votre professionnel de santé pour toute question concernant l’utilisation de la seringue Remsima. Informations importantes • Utilisez la seringue UNIQUEMENT si votre professionnel de santé vous a montré comment préparer et vous administrer une injection. • Demandez à votre professionnel de santé à quelle fréquence vous devrez vous administrer une injection. • Changez à chaque fois de site d’injection. Chaque nouveau site d’injection doit se trouver à au moins 3 cm du précédent. • N’utilisez pas la seringue si elle est tombée ou si elle est visiblement endommagée. Une seringue endommagée est susceptible de ne pas fonctionner correctement. • Ne réutilisez pas la seringue. • Ne secouez la seringue à aucun moment. À propos de la seringue Remsima

Informations importantes
• • • • • •Utilisez la seringue UNIQUEMENT si votre professionnel de santé vous a montré comment
préparer et vous administrer une injection.
Demandez à votre professionnel de santé à quelle fréquence vous devrez vous administrer une
injection.
Changez à chaque fois de site d’injection. Chaque nouveau site d’injection doit se trouver à au
moins 3 cm du précédent.
N’utilisez pas la seringue si elle est tombée ou si elle est visiblement endommagée. Une seringue
endommagée est susceptible de ne pas fonctionner correctement.
Ne réutilisez pas la seringue.
Ne secouez la seringue à aucun moment

É léments de la seringue (voir Figure A) :

É léments de la seringue (voir Figure A) :
Figure A

Figure A • Ne retirez pas le capuchon avant d’être prêt à injecter. Lorsque vous l’avez retiré, ne le repositionnez pas sur la seringue. Préparation de l’injection 1. Rassemblez le matériel pour l’injection. a. Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace

1. Rassemblez le matériel pour l’injection.
a. Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace bien éclairé. b. Retirez la seringue de la boîte conservée dans votre réfrigérateur en tenant le corps de la seringue au milieu. c. Vérifiez que vous disposez du matériel suivant : • Seringue • Tampon d’alcool • Boule de coton ou gaze* • Pansement adhésif* • Récipient d’élimination d’objets coupants* *Eléments non inclus dans la boîte.Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace
bien éclairé.
Retirez la seringue de la boîte conservée dans votre réfrigérateur en tenant le corps de la
seringue au milieu.
Vérifiez que vous disposez du matériel suivant :

• Seringue • Tampon d’alcool • Boule de coton ou gaze* • Pansement adhésif* • Récipient d’élimination d’objets coupants* *Eléments non inclus dans la boîte.

193

2. Inspectez la seringue. N’utilisez pas la seringue si :

• Elle est fissurée ou endommagée. • La date de péremption est dépassée. 3. Inspectez le médicament (voir Figure B). Le liquide doit être clair et sa couleur doit être comprise entre le transparent et le marron pâle. N’utilisez pas la seringue si le liquide est trouble, décoloré ou s’il contient des particules. Remarque : il est possible de voir des bulles d’air dans le liquide. C’est normal.

3. Inspectez le médicament (voir Figure B).
Le liquide doit être clair et sa couleur doit être comprise
entre le transparent et le marron pâle. N’utilisez pas la
seringue si le liquide est trouble, décoloré ou s’il contient
des particules.
Remarque : il est possible de voir des bulles d’air dans le
liquide. C’est normal.
Figure B

Figure B 4. Attendez 30 minutes. a. Laissez la seringue à température ambiante pendant 30 minutes pour lui permettre de se réchauffer naturellement. Ne chauffez pas la seringue à l’aide de sources de chaleur telles que de l’eau chaude ou un four à micro-ondes.

4. Attendez 30 minutes.
a.Laissez la seringue à température ambiante pendant 30 minutes pour lui permettre de se
réchauffer naturellement.
Ne chauffez pas la seringue à l’aide de sources de chaleur telles que de l’eau chaude ou un four à
micro-ondes.

5. Choisissez un site d’injection (voir Figure C). a. Sélectionnez un site d’injection. Vous pouvez effectuer l’injection :

Figure C

• À l’avant des cuisses. • Sur l’abdomen sauf dans les 5 cm autour du nombril. • Sur la partie externe des bras (soignant UNIQUEMENT). Ne procédez pas à l’injection sur la peau des 5 cm qui entourent votre nombril ni sur une peau sensible, lésée, contusionnée ou cicatricielle. Remarque : changez de site à chaque nouvelle injection. Chaque nouvelle injection doit être réalisée à au moins 3 cm de la précédente.

Figure C 6. Lavez-vous les mains. a. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau et séchez-les soigneusement.

6. Lavez-vous les mains.
a.Lavez-vous les mains au savon et à l’eau et séchez-les soigneusement.

194

7. Nettoyez le site d’injection. a. Nettoyez le site d’injection à l’aide d’un tampon d’alcool. b. Laissez sécher la peau avant l’injection. É vitez de souffler ou de toucher à nouveau le site avant d’effectuer l’injection. Administration de l’injection 8. Retirez le capuchon (voir Figure D). a. Tirez bien droit le capuchon et mettez-le de côté. É vitez de toucher l’aiguille. Vous pourriez vous piquer. Remarque: Il est normal de voir quelques gouttes de liquide sortir de l’aiguille lors du retrait du capuchon.

Figure D

Figure D 9. Insérez la seringue dans le site d’injection (voir Figure E). a. Tenez la seringue par le corps, d’une main, entre le pouce et l’index. b. À l’aide de votre autre main, pincez délicatement

9. Insérez la seringue dans le site d’injection (voir Figure E).
a. b. c.Tenez la seringue par le corps, d’une main, entre
le pouce et l’index.
À l’aide de votre autre main, pincez délicatemen
un pli de peau que vous avez nettoyée.
D’un mouvement rapide « comme si vous
lanciez une fléchette », insérez complètement
l’aiguille dans le pli de la peau, à un angle de
45 degrés.
Figure E

un pli de peau que vous avez nettoyée. c. D’un mouvement rapide « comme si vous lanciez une fléchette », insérez complètement l’aiguille dans le pli de la peau, à un angle de 45 degrés.

Figure E

195

10. Administrez l’injection (voir Figure F). a. Une fois l’aiguille insérée, lâchez la peau pincée. b. Appuyez lentement sur le piston, aussi loin que

possible, jusqu’à ce que la seringue soit vide.

Figure F 11. Retirez la seringue du site d’injection (voir Figure G). a. Lorsque la seringue est vide, retirez lentement votre pouce du piston jusqu’à ce que l’aiguille soit totalement recouverte par le dispositif de protection de l’aiguille automatique. b. Appliquez délicatement une boule de coton ou

Figure G

une gaze sur le site d’injection et maintenez la pression 10 secondes. c. Appliquez un pansement adhésif, si nécessaire. É vitez de frotter le site d’injection.

Figure G

196

Après l’injection 12. É liminez la seringue (voir Figure H). a. Placez la seringue usagée dans un récipient approuvé d’élimination d’objets coupants, immédiatement après utilisation. b. Si vous ne disposez pas d’un tel récipient, vous

Placez la seringue usagée dans un récipien
approuvé d’élimination d’objets coupants,
immédiatement après utilisation.
Si vous ne disposez pas d’un tel récipient, vous
pouvez vous servir d’une poubelle domestique si
elle
est en plastique rigide ;
se ferme par un couvercle ajusté, résistant
aux perforations, ne permettant pas aux
objets coupants de s’échapper ;
est droite et stable lors de son utilisation ;
résiste aux fuites ; et
porte une étiquette adéquate indiquant
qu’elle contient des déchets dangereux.

pouvez vous servir d’une poubelle domestique si elle : • est en plastique rigide ; • se ferme par un couvercle ajusté, résistant aux perforations, ne permettant pas aux objets coupants de s’échapper ; • est droite et stable lors de son utilisation ; • résiste aux fuites ; et • porte une étiquette adéquate indiquant qu’elle contient des déchets dangereux. c. Lorsque votre récipient d’élimination des objets coupants est presque plein, il doit être mis au rebut conformément aux réglementations locales. Ne replacez pas le capuchon sur la seringue. Remarque : tenez la seringue et le récipient d’élimination des objets coupants hors de la vue et de la portée des enfants.

Figure H

197

Notice : information de l’utilisateur

Remsima 120 mg solution injectable en stylo prérempli

infliximab

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Votre médecin vous remettra également une carte de rappel patient qui contient d’importantes informations sur la sécurité d’emploi dont vous devez prendre connaissance avant et durant votre traitement par Remsima. • En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 1. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima 3. Comment utiliser Remsima 4. Quels sont les effets indésirables éventuels 5. Comment conserver Remsima 6. Contenu de l’emballage et autres informations 7. Instructions d’utilisation

1. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé ?

Remsima contient la substance active infliximab. L’infliximab est un anticorps monoclonal - un type de protéine qui se lie à une cible spécifique de l’organisme appelée TNF (facteur de nécrose tumorale) alpha. Remsima appartient à un groupe de médicaments appelés « agents bloquants du TNF ». Il est utilisé chez les adultes présentant les maladies inflammatoires suivantes : • Polyarthrite rhumatoïde • Rhumatisme psoriasique • Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) • Psoriasis • La maladie de Crohn • La rectocolite hémorragique. Remsima agit en se liant sélectivement au TNF alpha et en bloquant son action. Le TNF alpha est impliqué dans les processus inflammatoires de l’organisme et ainsi en le bloquant, on peut réduire l’inflammation dans votre organisme. Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire des articulations. Si vous présentez une polyarthrite rhumatoïde active, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne fonctionnent pas suffisamment bien, Remsima vous sera administré et vous le prendrez en association avec un autre médicament appelé méthotrexate afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie,

198

• ralentir vos lésions articulaires, • améliorer vos capacités physiques. Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, d’habitude associée au psoriasis. Si vous êtes atteint de rhumatisme psoriasique actif, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir la destruction de vos articulations, • améliorer vos capacités physiques. Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire du rachis. Si vous êtes atteint de spondylarthrite ankylosante, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • améliorer vos capacités physiques. Psoriasis Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Si vous êtes atteint de psoriasis en plaques modéré à sévère, vous recevrez initialement d’autres médicaments ou traitements tels qu’une photothérapie. Si ces médicaments ou traitements ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de réduire les signes et symptômes de votre maladie. Rectocolite hémorragique La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré pour traiter votre maladie. Maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de la maladie de Crohn, vous recevrez initialement d’autres médicaments. S’ils ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • traiter la maladie de Crohn active, • réduire le nombre d’orifices anormaux (fistules) entre votre intestin et votre peau qui n’ont pas pu être contrôlés par d’autres médicaments ou par chirurgie.

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima ?

Vous ne devez jamais utiliser Remsima si • vous êtes allergique à l’infliximab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6), • vous êtes allergique aux protéines provenant de souris, • vous avez la tuberculose (TB) ou une autre infection grave telle qu’une pneumonie ou une septicémie (grave infection bactérienne du sang), • vous présentez une insuffisance cardiaque modérée ou sévère. N’utilisez pas Remsima si l’un des cas mentionnés ci-dessus s’applique à vous. Si vous n’êtes pas sûr, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin avant ou pendant le traitement par Remsima si :

199

Vous avez déjà été traité par un médicament à base d’infliximab • Veuillez informer votre médecin si vous avez déjà été traité par des médicaments à base d’infliximab dans le passé et si vous recommencez maintenant le traitement par Remsima. • Si vous avez arrêté votre traitement par l’infliximab pendant plus de 16 semaines, il y a un risque accru de survenue de réactions allergiques lors de la reprise du traitement. Réactions locales au niveau du site d’injection • Certains patients recevant de l’infliximab par injection sous la peau ont présenté des réactions locales au niveau du site d’injection. Les signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection peuvent comprendre une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou des croûtes sur la peau au niveau du site d’injection. • La plupart de ces réactions sont légères à modérées et la plupart disparaissent d’elles-mêmes en un jour. Infections • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez une infection, même si elle est très légère. • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez déjà vécu ou séjourné dans une région où des infections appelées histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose sont fréquentes. Ces infections sont dues à des espèces spécifiques de champignons qui peuvent affecter les poumons ou d’autres parties de votre corps. • Vous êtes plus susceptible de contracter des infections lorsque vous êtes traité par Remsima. Vous avez un risque plus important, si vous avez 65 ans ou plus. • Ces infections peuvent être graves et comprennent la tuberculose, les infections dues à des virus, des champignons, des bactéries ou d’autres organismes présents dans l’environnement et un sepsis qui peuvent menacer votre vie. Veuillez prévenir votre médecin immédiatement si vous présentez un signe quelconque d’infection durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : fièvre, toux, signes pseudo-grippaux, sensation d’indisposition, peau rouge ou chaude, plaies ou problèmes dentaires. Votre médecin peut vous recommander d’arrêter temporairement Remsima.

Tuberculose (TB) • Il est très important que vous informiez votre médecin si vous avez déjà souffert de TB ou si vous avez été en contact avec une personne qui a eu ou qui a actuellement la TB. • Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la TB. Des cas de TB ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, même chez des patients ayant déjà été traités par des médicaments pour la tuberculose. Votre médecin consignera ces tests sur votre carte rappel patient. • Si votre médecin pense que vous êtes exposé au risque de contracter la TB, il est possible qu’il vous administre des médicaments pour la TB avant de vous donner Remsima. Prévenez immédiatement votre médecin si vous présentez des signes de TB durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : toux persistante, perte de poids, sensation de fatigue, fièvre, sueurs nocturnes.

Virus de l’hépatite B • Veuillez informer votre médecin avant d’utiliser Remsima si vous êtes porteur de l’hépatite B ou si vous avez déjà eu une hépatite B. • Veuillez informer votre médecin si vous pensez que vous pourriez être exposé au risque de contracter une hépatite B.

200

• Votre médecin doit rechercher la présence d’une hépatite B. • Le traitement avec des agents bloquants du TNF tels que Remsima risque de réactiver le virus de l’hépatite B chez des patients porteurs du virus, ce qui peut être une menace vitale dans certains cas. • Si vous présentez une réactivation de l’hépatite B, votre médecin devra peut-être arrêter votre traitement et vous administrer des médicaments tels qu’un traitement antiviral efficace accompagné d’un traitement de soutien. Problèmes cardiaques • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des problèmes cardiaques, tels qu’une légère insuffisance cardiaque. • Votre médecin désirera surveiller votre cœur de très près. Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez de nouveaux signes ou des signes d’aggravation d’une insuffisance cardiaque durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : essoufflement ou gonflement de vos pieds. Cancer et lymphome • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez présenté ou présentez actuellement un lymphome (un type de cancer du sang) ou tout autre cancer. • Les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde sévère et qui en souffrent depuis longtemps peuvent être exposés à un risque plus important de développer un lymphome. • Les patients prenant Remsima peuvent présenter un risque accru de développer un lymphome ou un autre cancer. • Quelques patients traités par des anti-TNF, dont l’infliximab ont développé un type de cancer rare appelé lymphome T hépatosplénique. La plupart de ces patients étaient des adolescents ou de jeunes adultes hommes et la plupart avait soit une maladie de Crohn, soit une rectocolite hémorragique. Ce type de cancer a généralement entraîné la mort. Presque tous les patients avaient également reçu des médicaments contenant de l’azathioprine ou de la mercaptopurine en plus de l’anti-TNF. • Quelques patients traités par infliximab ont développé certains types de cancers de la peau. Veuillez informer votre médecin de tout changement de votre peau ou de grosseurs au niveau de votre peau pendant ou après le traitement. • Quelques femmes traitées par infliximab pour la polyarthrite rhumatoïde ont développé un cancer du col de l’utérus. Pour les femmes prenant Remsima, y compris pour celles âgées de plus de 60 ans, votre médecin peut vous recommander un dépistage régulier pour le cancer du col de l’utérus. Maladie pulmonaire ou tabagisme important • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes atteint d’une maladie pulmonaire appelée bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou si vous êtes un gros fumeur. • Les patients avec BPCO et ceux qui sont de gros fumeurs peuvent être exposés à un plus grand risque de survenue d’un cancer avec le traitement par Remsima. Maladie du système nerveux • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous présentez ou avez déjà présenté un problème qui affecte votre système nerveux. Ces problèmes incluent la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la survenue de crises ou un diagnostic de « névrite optique ». Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes d’une maladie nerveuse durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : changements de votre vision,

201

faiblesse dans vos bras ou jambes, engourdissement ou fourmillements dans n’importe quelle partie de votre corps.

Orifices anormaux de la peau • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des orifices anormaux de la peau (fistules) avant de recevoir Remsima. Vaccinations • Veuillez informer votre médecin si vous avez récemment été vacciné ou si vous devez l’être. • Vous devez recevoir les vaccins recommandés avant de commencer le traitement par Remsima. Vous pouvez recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima, mais vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants (vaccins contenant un agent infectieux vivant mais affaibli) durant le traitement par Remsima parce qu’ils peuvent provoquer des infections. • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse, votre bébé peut également présenter un risque accru d’infections après avoir reçu un vaccins vivants au cours de la première année de vie.Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima afin qu’ils puissent décider quand votre bébé devrait être vacciné, y compris pour les vaccins vivants tels que le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose). • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Pour plus d’informations, voir la rubrique Grossesse, allaitement et fertilité. Agents infectieux thérapeutiques • Veuillez informer votre médecin si vous avez reçu récemment ou avez prévu de recevoir un traitement avec un agent infectieux thérapeutique (tel que l’instillation de BCG utilisé pour le traitement du cancer). Interventions chirurgicales ou dentaires • Veuillez informer votre médecin si vous êtes sur le point de subir une intervention chirurgicale ou dentaire. • Veuillez informer votre chirurgien ou dentiste que vous êtes sous traitement par Remsima en lui montrant votre carte de rappel patient. Problèmes de foie • Certains patients traités par Remsima ont développé de graves problèmes de foie. • Informez votre médecin si vous présentez un jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur brun foncé, une douleur ou un gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou de la fièvre. Faible nombre de cellules sanguines • Chez certains patients recevant Remsima, le corps peut ne pas fabriquer suffisamment de cellules sanguines pour combattre les infections ou arrêter les saignements. • Informez immédiatement votre médecin si vous présentez les symptômes d’un nombre faible de cellules sanguines pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent une fièvre persistante, des saignements ou des ecchymoses survenant plus facilement, de petites taches rouges ou violettes causées par des saignements sous la peau ou une pâleur.

202

Troubles du système immunitaire • Certains patients traités par Remsima ont développé les symptômes d’un trouble du système immunitaire appelé lupus. • Informez immédiatement votre médecin si vous développez les symptômes d’un lupus pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil. Enfants et adolescents N’administrez pas ce médicament aux enfants et aux adolescents de moins de 18 ans parce qu’on ne dispose d’aucune donnée indiquant que ce médicament est sans danger et efficace pour cette tranche d’âge. Autres médicaments et Remsima Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires reçoivent déjà des médicaments pour traiter leur problème. Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables. Votre médecin vous indiquera quels sont les autres médicaments que vous devez continuer à prendre au cours de votre traitement par Remsima. Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament, y compris des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique ou le psoriasis ou des médicaments obtenus sans ordonnance, telles des vitamines et plantes médicinales. En particulier, veuillez informer votre médecin si vous utilisez l’un des médicaments suivants : • Des médicaments qui affectent le système immunitaire. • Kineret (qui contient de l’anakinra). Remsima et Kineret ne doivent pas être utilisés simultanément. • Orencia (qui contient de l’abatacept). Remsima et Orencia ne doivent pas être utilisés simultanément. Durant le traitement par Remsima, vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants. Si vous avez utilisé Remsima pendant votre grossesse ou si vous recevez Remsima pendant l’allaitement, informez votre pédiatre et les autres professionnels de santé s’occupant de votre bébé de votre traitement par Remsima avant que le bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous n’êtes pas sûr que l’un des cas ci-dessus s’applique à vous, adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière avant d’utiliser Remsima. Grossesse, allaitement et fécondité • Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Remsima ne doit être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement que si votre médecin le juge nécessaire. • Vous devriez éviter de tomber enceinte quand vous êtes traitée par Remsima et pendant les 6 mois suivant l’arrêt du traitement. Discutez de l’utilisation d’un moyen de contraception durant cette période avec votre médecin. • Si vous avez reçu Remsima au cours de votre grossesse, votre bébé peut présenter un risque accru d’infections. • Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous avez reçu Remsima pendant la grossesse, l’administration du vaccin BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) à votre bébé dans les 12 mois après la naissance peut entraîner une infection avec de graves complications, y compris la mort. Les vaccins vivants tels que le vaccin BCG ne doivent pas être administrés à votre bébé dans les 12 mois après la naissance, sauf avis contraire de votre pédiatre. Pour plus d’informations voir la rubrique sur la vaccination.

203

• Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés à votre bébé pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre. • Des diminutions sévères du nombre de globules blancs ont été rapportées chez les nourrissons nés de femmes traitées par infliximab pendant la grossesse. Si votre bébé a une fièvre continue ou des infections, contactez votre pédiatre immédiatement. Conduite de véhicules et utilisation de machines Remsima n’est pas susceptible d’affecter votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des outils ou des machines. Si vous vous sentez fatigué, étourdi ou indisposé après avoir pris Remsima, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ou de machines. Remsima contient du sodium et sorbitol Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, cela signifie qu’il est essentiellement « sans sodium » et 45 mg de sorbitol dans chaque dose de 120 mg. Remsima contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par stylo prérempli, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.

3. Comment utiliser Remsima

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute. Polyarthrite rhumatoïde Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 3 mg par kg de poids corporel ou bien sans (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Si les doses d’infliximab sont administrées par perfusion intraveineuse au début du traitement, elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). Si les doses de Remsima en injection sous-cutanée sont administrées pour commencer le traitement, Remsima 120 mg doit être administré en injection sous-cutanée, suivie d’autres injections sous-cutanées lors des 1ère, 2ème, 3ème et 4ème semaines après la première injection, puis toutes les 2 semaines par la suite. La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) et psoriasis Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Maladie de Crohn et rectocolite hémorragique Votre médecin démarrera votre traitement par deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse, et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée 4 semaines après la seconde perfusion. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée).

204

La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Comment Remsima est-il administré ? • Remsima 120 mg, solution injectable est administré par injection sous la peau (utilisation sous- cutanée) uniquement. Il est important de lire la notice du produit afin de s’assurer que c’est la bonne formulation qui est administrée, conformément à la prescription. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, votre médecin peut débuter le traitement par Remsima avec des doses d’infliximab en perfusion intraveineuse ou bien sans. Pour les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, d'arthrite psoriasique ou de psoriasis, deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer le traitement par Remsima. Pour les patients atteints de la maladie de Crohn ou de colite ulcérative, deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer votre traitement par Remsima. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, si le traitement par Remsima ne débute pas par l’administration de deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse, le tableau ci-dessous vous indiquera la fréquence à laquelle vous devrez généralement administrer Remsima 120 mg sous-cutané après la première dose.

2ème dose1 semaine après la première dose
3ème dose2 semaines après la première dose
4ème dose3 semaines après la première dose
5ème dose4 semaines après la première dose
D’autres doses6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines

2ème dose 1 semaine après la première dose 3ème dose 2 semaines après la première dose 4ème dose 3 semaines après la première dose 5ème dose 4 semaines après la première dose D’autres doses 6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines • Les doses d’infliximab seront administrées en perfusion intraveineuse à 2 semaines d’intervalle par votre médecin ou votre infirmière et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée 4 semaines après la seconde perfusion pour la maladie de Crohn et la colite ulcérative, selon l’appréciation de votre médecin, pour commencer votre traitement par Remsima. La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée quatre semaines après la dernière perfusion intraveineuse. Elles seront ensuite suivies d'injections sous-cutanées de Remsima toutes les deux semaines. • La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée sous la surveillance de votre médecin. • Suite à une formation appropriée, si vous vous sentez apte et confiant pour vous injecter Remsima vous-même, votre médecin pourra vous autoriser à vous injecter vous-même les doses suivantes de Remsima à domicile. • Consultez votre médecin pour toute question concernant l’auto- injection. Vous trouverez des « Instructions d’utilisation » détaillées à la fin de cette notice. Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû (soit en en injectant une fois une trop grande quantité, soit en l’utilisant trop fréquemment), veuillez consulter immédiatement un médecin, un pharmacien ou une infirmière. Ayez toujours avec vous l’emballage extérieur du médicament, même s’il est vide. Si vous oubliez d’utiliser Remsima Dose manquée pendant 7 jours maximum Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 7 jours qui suivent la date initialement prévue de la prise, prenez-la immédiatement. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puis suivez le schéma posologique initial.

205

Dose manquée pendant 8 jours ou plus Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 8 jours ou plus qui suivent la date initialement prévue de la prise, ne prenez pas la dose manquée. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puis suivez le schéma posologique initial. Si vous n’êtes pas sûr de la date à laquelle vous devez vous injecter Remsima, appelez votre médecin. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. La plupart des effets indésirables sont légers à modérés. Cependant, chez certains patients, ils peuvent être graves et nécessiter un traitement. Les effets indésirables peuvent aussi apparaître après l’arrêt de votre traitement par Remsima. Prévenez votre médecin sans tarder si vous remarquez l’un des effets suivants : • Signes d’une réaction allergique tels que gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge qui peuvent entraîner une difficulté à avaler ou respirer, rash cutané, urticaire, gonflement des mains, des pieds ou des chevilles. Certaines de ces réactions peuvent être graves ou peuvent constituer une menace vitale. Une réaction allergique peut se produire dans les 2 heures suivant votre injection voire plus tard. D’autres effets indésirables allergiques qui peuvent se manifester jusqu’à 12 jours après votre injection incluent des douleurs dans les muscles, de la fièvre, des douleurs dans les articulations ou à la mâchoire, un mal de gorge ou des maux de tête. • Signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection tels qu’une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou une croûte. • Signes d’un problème cardiaque tels que gêne ou douleur thoracique, douleur au bras, douleurs à l'estomac, essoufflement, anxiété, étourdissements, vertiges, évanouissements, transpiration, nausées (maux de cœur), vomissements, palpitations ou battements forts dans la poitrine, battements de cœur rapides ou lents et gonflement des pieds. • Signes d’infection (y compris TB) tels que fièvre, sensation de fatigue, toux qui peut être persistante, essoufflement, symptômes pseudo-grippaux, perte de poids, sueurs nocturnes, diarrhée, plaies, présence de pus dans l’intestin ou autour de l’anus (abcès), problèmes dentaires ou sensation de brûlure à la miction. • Signes possibles de cancer, y compris mais pas seulement, gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids, fièvre, nodules cutanés inhabituels, modification des grains de beauté ou de la couleur de la peau, ou saignement vaginal inhabituel. • Signes d’un problème pulmonaire tels que toux, difficulté respiratoire ou oppression thoracique. • Signes d’un problème du système nerveux (y compris des problèmes oculaires) tels que des signes d’accident vasculaire cérébral (engourdissement ou faiblesse soudaine du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps; confusion soudaine, trouble du langage ou de la compréhension; difficultés à voir avec un œil ou avec les deux yeux, difficultés à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de coordination ou mal de tête sévère), crises, engourdissement/fourmillements dans n’importe quelle partie du corps ou faiblesse dans les bras ou les jambes, changements de la vision tels que vue double ou autres problèmes oculaires. • Signes d’un problème hépatique (y compris l’hépatite B lorsque vous avez déjà eu l’hépatite B dans le passé) tels qu’un jaunissement de la peau ou des yeux, urines de couleur brun foncé, douleur ou gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, douleurs articulaires, éruptions cutanées, ou fièvre.

206

• Signes d’un problème du système immunitaire appelé lupus tels que douleur articulaire ou rash sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil (lupus) ou toux, essoufflement, fièvre ou éruption cutanée (sarcoïdose). • Signes d’un nombre faible de cellules sanguines tels que fièvre persistante, plus grande tendance au saignement ou aux contusions, petits boutons rouges ou violets causés par des saignements sous la peau, pâleur. • Signes d’un problème cutané grave, tel que taches rougeâtres ou plaques circulaires au niveau du tronc souvent cloqués en leurs centres, larges zones de peau se desquamant et pelant (exfoliant), ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux, ou petites vésicules remplies de pus pouvant se disséminer sur le corps. Ces réactions cutanées peuvent s’accompagner de fièvre. Si vous remarquez l’un des effets susmentionnés, veuillez en informer votre médecin sans tarder. Les effets indésirables suivants ont été observés avec Remsima : Très fréquents : pouvant affecter plus d’1 personne sur 10 • Douleurs gastriques, nausées • Infections virales telles que l’herpès ou la grippe • Infections respiratoires hautes telles que la sinusite • Maux de tête • Effet secondaire dû à une injection • Douleur. Fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 • Changements dans la façon dont votre foie fonctionne, augmentation du taux d’enzymes hépatiques (mise en évidence par les analyses du sang) • Infections pulmonaires ou thoraciques telles que bronchite ou pneumonie • Respiration difficile ou douloureuse, douleurs thoraciques • Saignement dans l’estomac ou les intestins, diarrhées, indigestion, brûlures d’estomac, constipation • Rash cutané de type urticaire, rash avec démangeaisons ou peau sèche • Problèmes d’équilibre ou étourdissements • Fièvre, sudation accrue • Problèmes de circulation tels qu’une pression artérielle faible ou élevée • Ecchymoses, bouffées de chaleur ou saignement de nez, peau tiède et rouge (rougeurs) • Sensation de fatigue ou de faiblesse • Infections bactériennes telles qu’une intoxication du sang, un abcès ou une infection de la peau (cellulite) • Infection de la peau due à un champignon • Problèmes sanguins tels qu’une anémie ou un faible nombre de globules blancs • Gonflement des ganglions lymphatiques • Dépression, difficulté à dormir • Problème oculaire, y compris les yeux rouges et les infections • Rythme cardiaque accéléré (tachycardie) ou palpitations • Douleurs dans les articulations, les muscles ou le dos • Infection du tractus urinaire • Psoriasis, problèmes de peau tels que l’eczéma et la chute de cheveux • Réactions au site d’injection telles que la douleur, le gonflement, les rougeurs ou démangeaisons • Frissons, une accumulation de liquide sous la peau provoquant des gonflements • Engourdissement ou sensation de picotements. Peu fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100 • Alimentation en sang réduite, gonflement d’une veine

207

• Présence de sang à l’extérieur des vaisseaux sanguins (hématome) ou ecchymoses • Problèmes cutanés tels que cloques, verrues, couleur ou pigmentation anormale de la peau ou gonflement des lèvres, ou épaississement de la peau ou peau rouge, prurigineuse, squameuse • Réactions allergiques sévères (par ex. anaphylaxie), trouble du système immunitaire appelé lupus, réactions allergiques aux protéines étrangères • Plaies prenant plus longtemps qu’à l’ordinaire pour se cicatriser • Gonflement du foie (hépatite) ou de la vésicule biliaire, lésion au foie • Sensation de tout oublier, irritation, confusion, nervosité • Problèmes oculaires, dont vue trouble ou diminuée, yeux gonflés ou orgelets • Apparition ou aggravation d’une insuffisance cardiaque, ralentissement du rythme cardiaque • Evanouissement • Convulsions, problèmes nerveux • Un trou dans l’intestin ou une occlusion de l’intestin, douleurs ou crampes gastriques • Gonflement du pancréas (pancréatite) • Infections fongiques telles qu’une infection par des levures ou infections fongiques des ongles • Problèmes pulmonaires (tels qu’œdème) • Liquide autour des poumons (épanchement pleural) • Voies respiratoires rétrécies dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer • Inflammation de la paroi des poumons, causant des douleurs thoraciques aiguës qui s’aggravent avec la respiration (pleurésie) • Tuberculose • Infections des reins • Nombre de plaquettes bas, trop de globules blancs • Infections du vagin • Résultat de tests sanguins montrant des « anticorps » dirigés contre votre organisme • Modifications des taux de cholestérol et de graisses dans le sang. • Prise de poids (pour la plupart des patients, la prise de poids était faible). Rares : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000 • Un type de cancer sanguin (lymphome) • Apport insuffisant d’oxygène par voie sanguine à votre organisme, problèmes de circulation tels qu’un rétrécissement d’un vaisseau sanguin • Inflammation de la membrane entourant le cerveau (méningite) • Infections dues à un système immunitaire affaibli • Infection par le virus de l’hépatite B quand vous avez déjà souffert d’une hépatite B • Inflammation du foie causée par un problème du système immunitaire (hépatite auto-immune) • Problème de foie qui provoque le jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse) • Gonflement ou croissance anormale de tissus • Réaction allergique grave pouvant causer la perte de conscience et menacer votre vie (choc anaphylactique) • Gonflement des petits vaisseaux sanguins (vascularite) • Affections immunes qui pourraient affecter les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques (telle qu’une sarcoïdose) • Présence de cellules immunitaires résultant d'une réponse inflammatoire (lésions granulomateuses) • Manque d’intérêt ou d’émotion • Problèmes cutanés graves tels que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthématique aiguë généralisée • Autres problèmes cutanés tels que l’érythème multiforme, cloques et peau qui pèle, ou furoncles (furonculose) • Problèmes graves du système nerveux tels que la myélite transverse, la sclérose en plaques, la névrite optique et le syndrome de Guillain-Barré • Inflammation de l’œil pouvant entraîner des modifications de la vision, y compris la cécité • Liquide dans la muqueuse cardiaque (épanchement péricardique)

208

• Problèmes pulmonaires graves (tels que la maladie pulmonaire interstitielle) • Mélanome (un type de cancer de la peau) • Cancer du col de l’utérus • Faible numération sanguine, y compris une diminution sévère du nombre de globules blancs • Petits boutons rouges ou violets causées par des saignements sous la peau • Valeurs anormales d’une protéine sanguine appelée «facteur du complément» qui fait partie du système immunitaire • Réactions lichénoïdes (éruption cutanée violet-rougeâtre avec démangeaisons et/ou lignes gris- blanc filiformes sur les muqueuses). Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles • Cancer • Un type rare de cancer sanguin affectant principalement les jeunes adultes de sexe masculin (lymphome T hépatosplénique) • Insuffisance hépatique • Carcinome à cellules de Merkel (un type de cancer de la peau) • Sarcome de Kaposi, un cancer rare lié à l’infection par l’herpèsvirus humain de type 8. Le sarcome de Kaposi apparaît le plus fréquemment sous la forme de lésions violacées de la peau • Aggravation d’un état appelé dermatomyosite (vue comme une éruption cutanée accompagnant une faiblesse musculaire) • Crise cardiaque • Accident vasculaire cérébral • Perte temporaire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion • Infection due aux vaccins vivants à cause d’un système immunitaire affaibli. • Problèmes suite à une intervention médicale (y compris les problèmes infectieux et non infectieux). Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. Comment conserver Remsima

• Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. • N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et l’emballage après "EXP". La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. • A conserver au réfrigérateur (entre 2 ºC - 8°C). Ne pas congeler. Conserver le stylo prérempli dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. • Ce médicament peut également être conservé dans l’emballage d'origine en dehors des conditions réfrigérées jusqu'à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 28 jours, mais pas au-delà de la date d’expiration initiale. Dans ce cas, il ne doit pas être remis au réfrigérateur. Ecrire la nouvelle date de péremption sur l'emballage en incluant le jour / mois / année. Jeter ce médicament s’il n’a pas été utilisé avant la nouvelle date de péremption ou la date de péremption imprimée sur l'emballage, selon celle qui survient en premier. • Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

209

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Remsima • Le principe actif est l’infliximab. Chaque stylo prérempli à dose unique d’1 mL contient 120 mg d’infliximab. • Les autres composants sont de l’acide acétique, de l’acétate de sodium trihydraté, du sorbitol (E420), du polysorbate 80 (E433) et de l’eau pour préparations injectables. Qu’est-ce que Remsima et contenu de l’emballage extérieur Remsima est une solution limpide à opalescente, incolore à marron pâle, fournie en stylo prérempli à usage unique. Remsima 120 mg solution injectable en stylo prérempli avec aiguille sertie de calibre 29 gauge et une tige de piston vert olive, est fourni en boîtes contenant 1 stylo prérempli avec 2 tampons d’alcool, 2 stylos préremplis avec 2 tampons d’alcool, 4 stylos préremplis avec 4 tampons d’alcool ou 6 stylos préremplis avec 6 tampons d’alcool. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie Fabricant Nuvisan GmbH Wegenerstraße 13, 89231 Neu Ulm, Allemagne Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :

210

België/Belgique/Belgien Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Lietuva Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Vengrija България Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Унгария

Luxembourg/Luxemburg Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Česká republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko

Magyarország Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Magyarország Danmark Celltrion Healthcare Denmark ApS Tlf: +45 3535 2989 Contact_dk@celltrionhc.com

Malta Mint Health Ltd. Tel: +356 2093 9800 info@mint.com.mt Deutschland Celltrion Healthcare Deutschland GmbH Tel: + 49 30346494150 infoDE@celltrionhc.com

Nederland Celltrion Healthcare Netherlands B.V. Tel: + 31 20 888 7300 NLinfo@celltrionhc.com

Eesti Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungari

Norge Celltrion Healthcare Norway AS Contact_no@celltrionhc.com Ελλάδα ΒΙΑΝΕΞ Α.Ε. Τηλ: +30 210 8009111 – 120

Ö sterreich Astro-Pharma GmbH Tel: +43 1 97 99 860 office@astropharma.at España Kern Pharma, S.L. Tel: +34 93 700 25 25

Polska Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Węgry France Celltrion Healthcare France SAS Tél: + 33 (0)1 71 25 27 00

Portugal Celltrion Portugal, Unipessoal Lda. Tel: + 351 21 936 8542

211

Hrvatska OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +385 1 6595 777 oktal-pharma@oktal-pharma.hr

România Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungaria Ireland Celltrion Healthcare Ireland Limited Tel: +353 1 223 4026

Slovenija OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +386 1 519 29 22 info@oktal-pharma.si Ísland Vistor hf. Sími: +354 535 7000

Slovenská republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko Italia Celltrion Healthcare Italy S.r.l. Via Luigi Galvani, 24 - 20124 Milano (MI) Tel: +39 0247 927040

Suomi/Finland Celltrion Healthcare Finland Oy. Puh/Tel: +358 29 170 7755 contact_fi@celltrionhc.com Κύπρος C.A. Papaellinas Ltd Τηλ: + 357 22741741

Sverige Celltrion Sweden AB Tel: +46 8 80 11 77 contact_se@celltrionhc.com Latvija Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungārija

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {MM/AAAA}. Autres sources d’informations Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

7. Instructions d’utilisation

Veuillez lire attentivement ces instructions avant d’utiliser le stylo Remsima. Consultez votre professionnel de santé pour toute question concernant l’utilisation du stylo Remsima. Informations importantes • Utilisez le stylo UNIQUEMENT si votre professionnel de santé vous a montré comment préparer et vous administrer une injection. • Demandez à votre professionnel de santé à quelle fréquence vous devrez vous administrer une injection. • Changez à chaque fois de site d’injection. Chaque nouveau site d’injection doit se trouver à au moins 3 cm du précédent. • N’utilisez pas le stylo s’il est tombé ou s’il est visiblement endommagé. Un stylo endommagé est susceptible de ne pas fonctionner correctement. • Ne réutilisez pas le stylo. • Ne secouez le stylo à aucun moment.

212

À propos du stylo Remsima É léments du stylo (voir Figure A) :

Figure A • Ne retirez pas le capuchon avant d’être prêt à injecter. Lorsque vous l’avez retiré, ne le repositionnez pas sur le stylo. Préparation de l’injection 1. Rassemblez le matériel pour l’injection. a. Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace

bien éclairé. b. Retirez le stylo de la boîte conservée dans votre réfrigérateur. c. Vérifiez que vous disposez du matériel suivant :

• Stylo • Tampon d’alcool • Boule de coton ou gaze* • Pansement adhésif* • Récipient d’élimination d’objets coupants* *Eléments non inclus dans la boîte. 2. Inspectez le stylo. N’utilisez pas le stylo si :

• Il est fissuré ou endommagé. • La date de péremption est dépassée.

213

3. Inspectez le médicament (voir Figure B). Le liquide doit être clair et sa couleur doit être comprise entre le transparent et le marron pâle. N’utilisez pas le stylo si le liquide est trouble, décoloré ou s’il contient des particules. Remarque : il est possible de voir des bulles d’air dans le liquide. C’est normal.

Figure B 4. Attendez 30 minutes. a. Laissez le stylo à température ambiante pendant 30 minutes pour lui permettre de se réchauffer

naturellement. Ne chauffez pas le stylo à l’aide de sources de chaleur telles que de l’eau chaude ou un four à micro- ondes. 5. Choisissez un site d’injection (voir Figure C). a. Sélectionnez un site d’injection. Vous pouvez

effectuer l’injection :

• À l’avant des cuisses. • Sur l’abdomen sauf dans les 5 cm autour du nombril. • Sur la partie externe des bras (soignant UNIQUEMENT). Ne procédez pas à l’injection sur la peau des 5 cm qui entourent votre nombril ni sur une peau sensible, lésée, contusionnée ou cicatricielle. Remarque : changez de site à chaque nouvelle injection. Chaque nouvelle injection doit être réalisée à au moins 3 cm de la précédente.

Figure C 6. Lavez-vous les mains. a. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau et séchez-les soigneusement. 7. Nettoyez le site d’injection. a. Nettoyez le site d’injection à l’aide d’un tampon d’alcool. b. Laissez sécher la peau avant l’injection. É vitez de souffler ou de toucher à nouveau le site avant d’effectuer l’injection. Administration de l’injection 8. Retirez le capuchon (voir Figure D).

214

a. Tirez bien droit le capuchon vert olive et mettez-le

de côté. É vitez de toucher l’aiguille. Vous pourriez vous piquer. Remarque: Il est normal de voir quelques gouttes de liquide sortir de l’aiguille lors du retrait du capuchon.

Figure D 9. Positionnez le stylo sur le site d’injection (voir Figure E). a. Tenez le stylo de façon à voir la fenêtre. b. Sans pincer ni étirer la peau, positionnez le stylo

au-dessus du site d’injection, à un angle de 90 degrés.

Figure E 10. Administrez l’injection (voir Figure F). a. Pressez fermement le stylo contre la peau. Remarque : lorsque l’injection démarre, vous entendez le 1er « clic » sonore et la tige du piston vert olive commence à remplir la fenêtre.

b. Continuez à tenir fermement le stylo contre la

peau et écoutez le 2e « clic » sonore.

Figure F 11. Terminez l’injection (voir Figure G).

215

a. Après avoir entendu le 2e « clic » sonore,

continuez à tenir fermement le stylo contre la peau et comptez lentement jusqu’à au moins cinq pour être sûr d’injecter la dose complète.

Figure G 12. Retirez le stylo du site d’injection. a. Regardez le stylo et vérifiez que la tige du piston

vert olive remplit entièrement la fenêtre. b. Levez le stylo du site d’injection (voir Figure H). c. Pressez délicatement une boule de coton ou une

gaze sur le site d’injection et appliquez un pansement adhésif, si nécessaire. É vitez de frotter le site d’injection. Remarque : lorsque vous avez retiré le stylo du site d’injection, l’aiguille est automatiquement couverte (voir Figure I). Remarque : si la tige du piston vert olive ne remplit pas entièrement la fenêtre, vous n’avez pas reçu votre dose complète. Ne réutilisez pas le stylo dans ce cas. Appelez immédiatement votre professionnel de santé.

Figure H

Figure I

216

Après l’injection 13. É liminez le stylo (voir Figure J). a. Placez le stylo usagé dans un récipient approuvé

d’élimination d’objets coupants, immédiatement après utilisation. b. Si vous ne disposez pas d’un tel récipient, vous

pouvez vous servir d’une poubelle domestique si elle: • est en plastique rigide ; • se ferme par un couvercle ajusté, résistant aux perforations, ne permettant pas aux objets coupants de s’échapper ; • est droite et stable lors de son utilisation ; • résiste aux fuites ; et • porte une étiquette adéquate indiquant qu’elle contient des déchets dangereux. c. Lorsque votre récipient d’élimination des objets

Figure J

coupants est presque plein, il doit être mis au rebut conformément aux réglementations locales. Ne replacez pas le capuchon sur le stylo. Remarque : tenez le stylo et le récipient d’élimination des objets coupants hors de la vue et de la portée des enfants.

217

218

Notice : information de l’utilisateur

Remsima 120 mg solution injectable en stylo prérempli

infliximab

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Votre médecin vous remettra également une carte de rappel patient qui contient d’importantes informations sur la sécurité d’emploi dont vous devez prendre connaissance avant et durant votre traitement par Remsima. • En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 8. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé 9. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima 10. Comment utiliser Remsima 11. Quels sont les effets indésirables éventuels 12. Comment conserver Remsima 13. Contenu de l’emballage et autres informations 14. Instructions d’utilisation

1. Qu’est-ce que Remsima et dans quel cas est-il utilisé ?

Remsima contient la substance active infliximab. L’infliximab est un anticorps monoclonal - un type de protéine qui se lie à une cible spécifique de l’organisme appelée TNF (facteur de nécrose tumorale) alpha. Remsima appartient à un groupe de médicaments appelés « agents bloquants du TNF ». Il est utilisé chez les adultes présentant les maladies inflammatoires suivantes : • Polyarthrite rhumatoïde • Rhumatisme psoriasique • Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) • Psoriasis • La maladie de Crohn • La rectocolite hémorragique. Remsima agit en se liant sélectivement au TNF alpha et en bloquant son action. Le TNF alpha est impliqué dans les processus inflammatoires de l’organisme et ainsi en le bloquant, on peut réduire l’inflammation dans votre organisme. Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire des articulations. Si vous présentez une polyarthrite rhumatoïde active, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne fonctionnent pas suffisamment bien, Remsima vous sera administré et vous le prendrez en association avec un autre médicament appelé méthotrexate afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie,

219

• ralentir vos lésions articulaires, • améliorer vos capacités physiques. Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, d’habitude associée au psoriasis. Si vous êtes atteint de rhumatisme psoriasique actif, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir la destruction de vos articulations, • améliorer vos capacités physiques. Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire du rachis. Si vous êtes atteint de spondylarthrite ankylosante, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • améliorer vos capacités physiques. Psoriasis Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Si vous êtes atteint de psoriasis en plaques modéré à sévère, vous recevrez initialement d’autres médicaments ou traitements tels qu’une photothérapie. Si ces médicaments ou traitements ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de réduire les signes et symptômes de votre maladie. Rectocolite hémorragique La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré pour traiter votre maladie. Maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de la maladie de Crohn, vous recevrez initialement d’autres médicaments. S’ils ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • traiter la maladie de Crohn active, • réduire le nombre d’orifices anormaux (fistules) entre votre intestin et votre peau qui n’ont pas pu être contrôlés par d’autres médicaments ou par chirurgie.

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima ?

Vous ne devez jamais utiliser Remsima si • vous êtes allergique à l’infliximab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6), • vous êtes allergique aux protéines provenant de souris, • vous avez la tuberculose (TB) ou une autre infection grave telle qu’une pneumonie ou une septicémie (grave infection bactérienne du sang), • vous présentez une insuffisance cardiaque modérée ou sévère. N’utilisez pas Remsima si l’un des cas mentionnés ci-dessus s’applique à vous. Si vous n’êtes pas sûr, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin avant ou pendant le traitement par Remsima si :

220

Vous avez déjà été traité par un médicament à base d’infliximab • Veuillez informer votre médecin si vous avez déjà été traité par des médicaments à base d’infliximab dans le passé et si vous recommencez maintenant le traitement par Remsima. • Si vous avez arrêté votre traitement par l’infliximab pendant plus de 16 semaines, il y a un risque accru de survenue de réactions allergiques lors de la reprise du traitement. Réactions locales au niveau du site d’injection • Certains patients recevant de l’infliximab par injection sous la peau ont présenté des réactions locales au niveau du site d’injection. Les signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection peuvent comprendre une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou des croûtes sur la peau au niveau du site d’injection. • La plupart de ces réactions sont légères à modérées et la plupart disparaissent d’elles-mêmes en un jour. Infections • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez une infection, même si elle est très légère. • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez déjà vécu ou séjourné dans une région où des infections appelées histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose sont fréquentes. Ces infections sont dues à des espèces spécifiques de champignons qui peuvent affecter les poumons ou d’autres parties de votre corps. • Vous êtes plus susceptible de contracter des infections lorsque vous êtes traité par Remsima. Vous avez un risque plus important, si vous avez 65 ans ou plus. • Ces infections peuvent être graves et comprennent la tuberculose, les infections dues à des virus, des champignons, des bactéries ou d’autres organismes présents dans l’environnement et un sepsis qui peuvent menacer votre vie. Veuillez prévenir votre médecin immédiatement si vous présentez un signe quelconque d’infection durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : fièvre, toux, signes pseudo-grippaux, sensation d’indisposition, peau rouge ou chaude, plaies ou problèmes dentaires. Votre médecin peut vous recommander d’arrêter temporairement Remsima.

Tuberculose (TB) • Il est très important que vous informiez votre médecin si vous avez déjà souffert de TB ou si vous avez été en contact avec une personne qui a eu ou qui a actuellement la TB. • Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la TB. Des cas de TB ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, même chez des patients ayant déjà été traités par des médicaments pour la tuberculose. Votre médecin consignera ces tests sur votre carte rappel patient. • Si votre médecin pense que vous êtes exposé au risque de contracter la TB, il est possible qu’il vous administre des médicaments pour la TB avant de vous donner Remsima. Prévenez immédiatement votre médecin si vous présentez des signes de TB durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : toux persistante, perte de poids, sensation de fatigue, fièvre, sueurs nocturnes.

Virus de l’hépatite B • Veuillez informer votre médecin avant d’utiliser Remsima si vous êtes porteur de l’hépatite B ou si vous avez déjà eu une hépatite B. • Veuillez informer votre médecin si vous pensez que vous pourriez être exposé au risque de contracter une hépatite B.

221

• Votre médecin doit rechercher la présence d’une hépatite B. • Le traitement avec des agents bloquants du TNF tels que Remsima risque de réactiver le virus de l’hépatite B chez des patients porteurs du virus, ce qui peut être une menace vitale dans certains cas. • Si vous présentez une réactivation de l’hépatite B, votre médecin devra peut-être arrêter votre traitement et vous administrer des médicaments tels qu’un traitement antiviral efficace accompagné d’un traitement de soutien. Problèmes cardiaques • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des problèmes cardiaques, tels qu’une légère insuffisance cardiaque. • Votre médecin désirera surveiller votre cœur de très près. Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez de nouveaux signes ou des signes d’aggravation d’une insuffisance cardiaque durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : essoufflement ou gonflement de vos pieds. Cancer et lymphome • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez présenté ou présentez actuellement un lymphome (un type de cancer du sang) ou tout autre cancer. • Les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde sévère et qui en souffrent depuis longtemps peuvent être exposés à un risque plus important de développer un lymphome. • Les patients prenant Remsima peuvent présenter un risque accru de développer un lymphome ou un autre cancer. • Quelques patients traités par des anti-TNF, dont l’infliximab ont développé un type de cancer rare appelé lymphome T hépatosplénique. La plupart de ces patients étaient des adolescents ou de jeunes adultes hommes et la plupart avait soit une maladie de Crohn, soit une rectocolite hémorragique. Ce type de cancer a généralement entraîné la mort. Presque tous les patients avaient également reçu des médicaments contenant de l’azathioprine ou de la mercaptopurine en plus de l’anti-TNF. • Quelques patients traités par infliximab ont développé certains types de cancers de la peau. Veuillez informer votre médecin de tout changement de votre peau ou de grosseurs au niveau de votre peau pendant ou après le traitement. • Quelques femmes traitées par infliximab pour la polyarthrite rhumatoïde ont développé un cancer du col de l’utérus. Pour les femmes prenant Remsima, y compris pour celles âgées de plus de 60 ans, votre médecin peut vous recommander un dépistage régulier pour le cancer du col de l’utérus. Maladie pulmonaire ou tabagisme important • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes atteint d’une maladie pulmonaire appelée bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou si vous êtes un gros fumeur. • Les patients avec BPCO et ceux qui sont de gros fumeurs peuvent être exposés à un plus grand risque de survenue d’un cancer avec le traitement par Remsima. Maladie du système nerveux • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous présentez ou avez déjà présenté un problème qui affecte votre système nerveux. Ces problèmes incluent la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la survenue de crises ou un diagnostic de « névrite optique ». Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes d’une maladie nerveuse durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : changements de votre vision,

222

faiblesse dans vos bras ou jambes, engourdissement ou fourmillements dans n’importe quelle partie de votre corps.

Orifices anormaux de la peau • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des orifices anormaux de la peau (fistules) avant de recevoir Remsima. Vaccinations • Veuillez informer votre médecin si vous avez récemment été vacciné ou si vous devez l’être. • Vous devez recevoir les vaccins recommandés avant de commencer le traitement par Remsima. Vous pouvez recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima, mais vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants (vaccins contenant un agent infectieux vivant mais affaibli) durant le traitement par Remsima parce qu’ils peuvent provoquer des infections. • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse, votre bébé peut également présenter un risque accru d’infections après avoir reçu un vaccins vivants au cours de la première année de vie.Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima afin qu’ils puissent décider quand votre bébé devrait être vacciné, y compris pour les vaccins vivants tels que le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose). • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Pour plus d’informations, voir la rubrique Grossesse, allaitement et fertilité. Agents infectieux thérapeutiques • Veuillez informer votre médecin si vous avez reçu récemment ou avez prévu de recevoir un traitement avec un agent infectieux thérapeutique (tel que l’instillation de BCG utilisé pour le traitement du cancer). Interventions chirurgicales ou dentaires • Veuillez informer votre médecin si vous êtes sur le point de subir une intervention chirurgicale ou dentaire. • Veuillez informer votre chirurgien ou dentiste que vous êtes sous traitement par Remsima en lui montrant votre carte de rappel patient. Problèmes de foie • Certains patients traités par Remsima ont développé de graves problèmes de foie. • Informez votre médecin si vous présentez un jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur brun foncé, une douleur ou un gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou de la fièvre. Faible nombre de cellules sanguines • Chez certains patients recevant Remsima, le corps peut ne pas fabriquer suffisamment de cellules sanguines pour combattre les infections ou arrêter les saignements. • Informez immédiatement votre médecin si vous présentez les symptômes d’un nombre faible de cellules sanguines pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent une fièvre persistante, des saignements ou des ecchymoses survenant plus facilement, de petites taches rouges ou violettes causées par des saignements sous la peau ou une pâleur.

223

Troubles du système immunitaire • Certains patients traités par Remsima ont développé les symptômes d’un trouble du système immunitaire appelé lupus. • Informez immédiatement votre médecin si vous développez les symptômes d’un lupus pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil. Enfants et adolescents N’administrez pas ce médicament aux enfants et aux adolescents de moins de 18 ans parce qu’on ne dispose d’aucune donnée indiquant que ce médicament est sans danger et efficace pour cette tranche d’âge. Autres médicaments et Remsima Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires reçoivent déjà des médicaments pour traiter leur problème. Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables. Votre médecin vous indiquera quels sont les autres médicaments que vous devez continuer à prendre au cours de votre traitement par Remsima. Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament, y compris des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique ou le psoriasis ou des médicaments obtenus sans ordonnance, telles des vitamines et plantes médicinales. En particulier, veuillez informer votre médecin si vous utilisez l’un des médicaments suivants : • Des médicaments qui affectent le système immunitaire. • Kineret (qui contient de l’anakinra). Remsima et Kineret ne doivent pas être utilisés simultanément. • Orencia (qui contient de l’abatacept). Remsima et Orencia ne doivent pas être utilisés simultanément. Durant le traitement par Remsima, vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants. Si vous avez utilisé Remsima pendant votre grossesse ou si vous recevez Remsima pendant l’allaitement, informez votre pédiatre et les autres professionnels de santé s’occupant de votre bébé de votre traitement par Remsima avant que le bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous n’êtes pas sûr que l’un des cas ci-dessus s’applique à vous, adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière avant d’utiliser Remsima. Grossesse, allaitement et fécondité • Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Remsima ne doit être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement que si votre médecin le juge nécessaire. • Vous devriez éviter de tomber enceinte quand vous êtes traitée par Remsima et pendant les 6 mois suivant l’arrêt du traitement. Discutez de l’utilisation d’un moyen de contraception durant cette période avec votre médecin. • Si vous avez reçu Remsima au cours de votre grossesse, votre bébé peut présenter un risque accru d’infections. • Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous avez reçu Remsima pendant la grossesse, l’administration du vaccin BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) à votre bébé dans les 12 mois après la naissance peut entraîner une infection avec de graves complications, y compris la mort. Les vaccins vivants tels que le vaccin BCG ne doivent pas être administrés à votre bébé dans les 12 mois après la naissance, sauf avis contraire de votre pédiatre. Pour plus d’informations voir la rubrique sur la vaccination.

224

• Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés à votre bébé pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre. • Des diminutions sévères du nombre de globules blancs ont été rapportées chez les nourrissons nés de femmes traitées par infliximab pendant la grossesse. Si votre bébé a une fièvre continue ou des infections, contactez votre pédiatre immédiatement. Conduite de véhicules et utilisation de machines Remsima n’est pas susceptible d’affecter votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des outils ou des machines. Si vous vous sentez fatigué, étourdi ou indisposé après avoir pris Remsima, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ou de machines. Remsima contient du sodium et sorbitol Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, cela signifie qu’il est essentiellement « sans sodium » et 45 mg de sorbitol dans chaque dose de 120 mg. Remsima contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 0,5 mg de polysorbate 80 par stylo prérempli, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie.

3. Comment utiliser Remsima

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute. Polyarthrite rhumatoïde Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 3 mg par kg de poids corporel ou bien sans (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Si les doses d’infliximab sont administrées par perfusion intraveineuse au début du traitement, elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). Si les doses de Remsima en injection sous-cutanée sont administrées pour commencer le traitement, Remsima 120 mg doit être administré en injection sous-cutanée, suivie d’autres injections sous-cutanées lors des 1ère, 2ème, 3ème et 4ème semaines après la première injection, puis toutes les 2 semaines par la suite. La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) et psoriasis Votre médecin démarrera votre traitement par deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée). La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Maladie de Crohn et rectocolite hémorragique Votre médecin démarrera votre traitement par deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse de 5 mg par kg de poids corporel (qui vous seront administrées dans une veine, généralement du bras, sur une période de 2 heures). Elles seront administrées à 2 semaines d’intervalle, par perfusion intraveineuse, et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée 4 semaines après la seconde perfusion. 4 semaines après la dernière perfusion intraveineuse, on vous administrera Remsima par injection sous la peau (injection sous-cutanée).

225

La dose habituellement recommandée de Remsima en injection sous-cutanée est de 120 mg une fois toutes les 2 semaines, quel que soit le poids. Comment Remsima est-il administré ? • Remsima 120 mg, solution injectable est administré par injection sous la peau (utilisation sous- cutanée) uniquement. Il est important de lire la notice du produit afin de s’assurer que c’est la bonne formulation qui est administrée, conformément à la prescription. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, votre médecin peut débuter le traitement par Remsima avec des doses d’infliximab en perfusion intraveineuse ou bien sans. Pour les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, d'arthrite psoriasique ou de psoriasis, deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer le traitement par Remsima. Pour les patients atteints de la maladie de Crohn ou de colite ulcérative, deux ou trois doses d’infliximab en perfusion intraveineuse seront administrées pour commencer votre traitement par Remsima. • Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, si le traitement par Remsima ne débute pas par l’administration de deux doses d’infliximab en perfusion intraveineuse, le tableau ci-dessous vous indiquera la fréquence à laquelle vous devrez généralement administrer Remsima 120 mg sous-cutané après la première dose.

2ème dose1 semaine après la première dose
3ème dose2 semaines après la première dose
4ème dose3 semaines après la première dose
5ème dose4 semaines après la première dose
D’autres doses6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines

2ème dose 1 semaine après la première dose 3ème dose 2 semaines après la première dose 4ème dose 3 semaines après la première dose 5ème dose 4 semaines après la première dose D’autres doses 6 semaines après la première dose et ensuite toutes les 2 semaines • Les doses d’infliximab seront administrées en perfusion intraveineuse à 2 semaines d’intervalle par votre médecin ou votre infirmière et une perfusion intraveineuse supplémentaire pourra être administrée 4 semaines après la seconde perfusion pour la maladie de Crohn et la colite ulcérative, selon l’appréciation de votre médecin, pour commencer votre traitement par Remsima. La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée quatre semaines après la dernière perfusion intraveineuse. Elles seront ensuite suivies d'injections sous-cutanées de Remsima toutes les deux semaines. • La première injection sous-cutanée de Remsima sera administrée sous la surveillance de votre médecin. • Suite à une formation appropriée, si vous vous sentez apte et confiant pour vous injecter Remsima vous-même, votre médecin pourra vous autoriser à vous injecter vous-même les doses suivantes de Remsima à domicile. • Consultez votre médecin pour toute question concernant l’auto- injection. Vous trouverez des « Instructions d’utilisation » détaillées à la fin de cette notice. Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû Si vous avez utilisé plus de Remsima que vous n’auriez dû (soit en en injectant une fois une trop grande quantité, soit en l’utilisant trop fréquemment), veuillez consulter immédiatement un médecin, un pharmacien ou une infirmière. Ayez toujours avec vous l’emballage extérieur du médicament, même s’il est vide. Si vous oubliez d’utiliser Remsima Dose manquée pendant 7 jours maximum Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 7 jours qui suivent la date initialement prévue de la prise, prenez-la immédiatement. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puis suivez le schéma posologique initial.

226

Dose manquée pendant 8 jours ou plus Si vous manquez une dose de Remsima pendant les 8 jours ou plus qui suivent la date initialement prévue de la prise, ne prenez pas la dose manquée. Prenez votre dose suivante à la date suivante initialement prévue, puis suivez le schéma posologique initial. Si vous n’êtes pas sûr de la date à laquelle vous devez vous injecter Remsima, appelez votre médecin. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. La plupart des effets indésirables sont légers à modérés. Cependant, chez certains patients, ils peuvent être graves et nécessiter un traitement. Les effets indésirables peuvent aussi apparaître après l’arrêt de votre traitement par Remsima. Prévenez votre médecin sans tarder si vous remarquez l’un des effets suivants : • Signes d’une réaction allergique tels que gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge qui peuvent entraîner une difficulté à avaler ou respirer, rash cutané, urticaire, gonflement des mains, des pieds ou des chevilles. Certaines de ces réactions peuvent être graves ou peuvent constituer une menace vitale. Une réaction allergique peut se produire dans les 2 heures suivant votre injection voire plus tard. D’autres effets indésirables allergiques qui peuvent se manifester jusqu’à 12 jours après votre injection incluent des douleurs dans les muscles, de la fièvre, des douleurs dans les articulations ou à la mâchoire, un mal de gorge ou des maux de tête. • Signes d’une réaction locale au niveau du site d’injection tels qu’une rougeur, une douleur, des démangeaisons, un gonflement, un durcissement, une ecchymose (bleu), un saignement, une sensation de froid, une sensation de picotements, une irritation, une éruption cutanée, un ulcère, de l’urticaire, des cloques ou une croûte. • Signes d’un problème cardiaque tels que gêne ou douleur thoracique, douleur au bras, douleurs à l'estomac, essoufflement, anxiété, étourdissements, vertiges, évanouissements, transpiration, nausées (maux de cœur), vomissements, palpitations ou battements forts dans la poitrine, battements de cœur rapides ou lents et gonflement des pieds. • Signes d’infection (y compris TB) tels que fièvre, sensation de fatigue, toux qui peut être persistante, essoufflement, symptômes pseudo-grippaux, perte de poids, sueurs nocturnes, diarrhée, plaies, présence de pus dans l’intestin ou autour de l’anus (abcès), problèmes dentaires ou sensation de brûlure à la miction. • Signes possibles de cancer, y compris mais pas seulement, gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids, fièvre, nodules cutanés inhabituels, modification des grains de beauté ou de la couleur de la peau, ou saignement vaginal inhabituel. • Signes d’un problème pulmonaire tels que toux, difficulté respiratoire ou oppression thoracique. • Signes d’un problème du système nerveux (y compris des problèmes oculaires) tels que des signes d’accident vasculaire cérébral (engourdissement ou faiblesse soudaine du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps; confusion soudaine, trouble du langage ou de la compréhension; difficultés à voir avec un œil ou avec les deux yeux, difficultés à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de coordination ou mal de tête sévère), crises, engourdissement/fourmillements dans n’importe quelle partie du corps ou faiblesse dans les bras ou les jambes, changements de la vision tels que vue double ou autres problèmes oculaires. • Signes d’un problème hépatique (y compris l’hépatite B lorsque vous avez déjà eu l’hépatite B dans le passé) tels qu’un jaunissement de la peau ou des yeux, urines de couleur brun foncé, douleur ou gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, douleurs articulaires, éruptions cutanées, ou fièvre.

227

• Signes d’un problème du système immunitaire appelé lupus tels que douleur articulaire ou rash sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil (lupus) ou toux, essoufflement, fièvre ou éruption cutanée (sarcoïdose). • Signes d’un nombre faible de cellules sanguines tels que fièvre persistante, plus grande tendance au saignement ou aux contusions, petits boutons rouges ou violets causés par des saignements sous la peau, pâleur. • Signes d’un problème cutané grave, tel que taches rougeâtres ou plaques circulaires au niveau du tronc souvent cloqués en leurs centres, larges zones de peau se desquamant et pelant (exfoliant), ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux, ou petites vésicules remplies de pus pouvant se disséminer sur le corps. Ces réactions cutanées peuvent s’accompagner de fièvre. Si vous remarquez l’un des effets susmentionnés, veuillez en informer votre médecin sans tarder. Les effets indésirables suivants ont été observés avec Remsima : Très fréquents : pouvant affecter plus d’1 personne sur 10 • Douleurs gastriques, nausées • Infections virales telles que l’herpès ou la grippe • Infections respiratoires hautes telles que la sinusite • Maux de tête • Effet secondaire dû à une injection • Douleur. Fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 • Changements dans la façon dont votre foie fonctionne, augmentation du taux d’enzymes hépatiques (mise en évidence par les analyses du sang) • Infections pulmonaires ou thoraciques telles que bronchite ou pneumonie • Respiration difficile ou douloureuse, douleurs thoraciques • Saignement dans l’estomac ou les intestins, diarrhées, indigestion, brûlures d’estomac, constipation • Rash cutané de type urticaire, rash avec démangeaisons ou peau sèche • Problèmes d’équilibre ou étourdissements • Fièvre, sudation accrue • Problèmes de circulation tels qu’une pression artérielle faible ou élevée • Ecchymoses, bouffées de chaleur ou saignement de nez, peau tiède et rouge (rougeurs) • Sensation de fatigue ou de faiblesse • Infections bactériennes telles qu’une intoxication du sang, un abcès ou une infection de la peau (cellulite) • Infection de la peau due à un champignon • Problèmes sanguins tels qu’une anémie ou un faible nombre de globules blancs • Gonflement des ganglions lymphatiques • Dépression, difficulté à dormir • Problème oculaire, y compris les yeux rouges et les infections • Rythme cardiaque accéléré (tachycardie) ou palpitations • Douleurs dans les articulations, les muscles ou le dos • Infection du tractus urinaire • Psoriasis, problèmes de peau tels que l’eczéma et la chute de cheveux • Réactions au site d’injection telles que la douleur, le gonflement, les rougeurs ou démangeaisons • Frissons, une accumulation de liquide sous la peau provoquant des gonflements • Engourdissement ou sensation de picotements. Peu fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100 • Alimentation en sang réduite, gonflement d’une veine

228

• Présence de sang à l’extérieur des vaisseaux sanguins (hématome) ou ecchymoses • Problèmes cutanés tels que cloques, verrues, couleur ou pigmentation anormale de la peau ou gonflement des lèvres, ou épaississement de la peau ou peau rouge, prurigineuse, squameuse • Réactions allergiques sévères (par ex. anaphylaxie), trouble du système immunitaire appelé lupus, réactions allergiques aux protéines étrangères • Plaies prenant plus longtemps qu’à l’ordinaire pour se cicatriser • Gonflement du foie (hépatite) ou de la vésicule biliaire, lésion au foie • Sensation de tout oublier, irritation, confusion, nervosité • Problèmes oculaires, dont vue trouble ou diminuée, yeux gonflés ou orgelets • Apparition ou aggravation d’une insuffisance cardiaque, ralentissement du rythme cardiaque • Evanouissement • Convulsions, problèmes nerveux • Un trou dans l’intestin ou une occlusion de l’intestin, douleurs ou crampes gastriques • Gonflement du pancréas (pancréatite) • Infections fongiques telles qu’une infection par des levures ou infections fongiques des ongles • Problèmes pulmonaires (tels qu’œdème) • Liquide autour des poumons (épanchement pleural) • Voies respiratoires rétrécies dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer • Inflammation de la paroi des poumons, causant des douleurs thoraciques aiguës qui s’aggravent avec la respiration (pleurésie) • Tuberculose • Infections des reins • Nombre de plaquettes bas, trop de globules blancs • Infections du vagin • Résultat de tests sanguins montrant des « anticorps » dirigés contre votre organisme • Modifications des taux de cholestérol et de graisses dans le sang. • Prise de poids (pour la plupart des patients, la prise de poids était faible). Rares : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000 • Un type de cancer sanguin (lymphome) • Apport insuffisant d’oxygène par voie sanguine à votre organisme, problèmes de circulation tels qu’un rétrécissement d’un vaisseau sanguin • Inflammation de la membrane entourant le cerveau (méningite) • Infections dues à un système immunitaire affaibli • Infection par le virus de l’hépatite B quand vous avez déjà souffert d’une hépatite B • Inflammation du foie causée par un problème du système immunitaire (hépatite auto-immune) • Problème de foie qui provoque le jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse) • Gonflement ou croissance anormale de tissus • Réaction allergique grave pouvant causer la perte de conscience et menacer votre vie (choc anaphylactique) • Gonflement des petits vaisseaux sanguins (vascularite) • Affections immunes qui pourraient affecter les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques (telle qu’une sarcoïdose) • Présence de cellules immunitaires résultant d'une réponse inflammatoire (lésions granulomateuses) • Manque d’intérêt ou d’émotion • Problèmes cutanés graves tels que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthématique aiguë généralisée • Autres problèmes cutanés tels que l’érythème multiforme, cloques et peau qui pèle, ou furoncles (furonculose) • Problèmes graves du système nerveux tels que la myélite transverse, la sclérose en plaques, la névrite optique et le syndrome de Guillain-Barré • Inflammation de l’œil pouvant entraîner des modifications de la vision, y compris la cécité • Liquide dans la muqueuse cardiaque (épanchement péricardique)

229

• Problèmes pulmonaires graves (tels que la maladie pulmonaire interstitielle) • Mélanome (un type de cancer de la peau) • Cancer du col de l’utérus • Faible numération sanguine, y compris une diminution sévère du nombre de globules blancs • Petits boutons rouges ou violets causées par des saignements sous la peau • Valeurs anormales d’une protéine sanguine appelée «facteur du complément» qui fait partie du système immunitaire • Réactions lichénoïdes (éruption cutanée violet-rougeâtre avec démangeaisons et/ou lignes gris- blanc filiformes sur les muqueuses). Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles • Cancer • Un type rare de cancer sanguin affectant principalement les jeunes adultes de sexe masculin (lymphome T hépatosplénique) • Insuffisance hépatique • Carcinome à cellules de Merkel (un type de cancer de la peau) • Sarcome de Kaposi, un cancer rare lié à l’infection par l’herpèsvirus humain de type 8. Le sarcome de Kaposi apparaît le plus fréquemment sous la forme de lésions violacées de la peau • Aggravation d’un état appelé dermatomyosite (vue comme une éruption cutanée accompagnant une faiblesse musculaire) • Crise cardiaque • Accident vasculaire cérébral • Perte temporaire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion • Infection due aux vaccins vivants à cause d’un système immunitaire affaibli. • Problèmes suite à une intervention médicale (y compris les problèmes infectieux et non infectieux). Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. Comment conserver Remsima

• Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. • N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et l’emballage après "EXP". La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. • A conserver au réfrigérateur (entre 2 ºC - 8°C). Ne pas congeler. Conserver le stylo prérempli dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. • Ce médicament peut également être conservé dans l’emballage d'origine en dehors des conditions réfrigérées jusqu'à 25°C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 28 jours, mais pas au-delà de la date d’expiration initiale. Dans ce cas, il ne doit pas être remis au réfrigérateur. Ecrire la nouvelle date de péremption sur l'emballage en incluant le jour / mois / année. Jeter ce médicament s’il n’a pas été utilisé avant la nouvelle date de péremption ou la date de péremption imprimée sur l'emballage, selon celle qui survient en premier. • Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

230

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Remsima • Le principe actif est l’infliximab. Chaque stylo prérempli à dose unique d’1 mL contient 120 mg d’infliximab. • Les autres composants sont de l’acide acétique, de l’acétate de sodium trihydraté, du sorbitol (E420), du polysorbate 80 (E433) et de l’eau pour préparations injectables. Qu’est-ce que Remsima et contenu de l’emballage extérieur Remsima est une solution limpide à opalescente, incolore à marron pâle, fournie en stylo prérempli à usage unique. Remsima 120 mg, solution injectable en stylo prérempli avec aiguille sertie de calibre 27 gauge et une tige de piston violette, est fourni en boîte contenant 2 stylos préremplis avec 2 tampons d’alcool. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie Fabricant Nuvisan GmbH Wegenerstraße 13, 89231 Neu Ulm, Allemagne Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché :

231

België/Belgique/Belgien Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Lietuva Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Vengrija България Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Унгария

Luxembourg/Luxemburg Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel: + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Česká republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko

Magyarország Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Magyarország Danmark Celltrion Healthcare Denmark ApS Tlf: +45 3535 2989 Contact_dk@celltrionhc.com

Malta Mint Health Ltd. Tel: +356 2093 9800 info@mint.com.mt Deutschland Celltrion Healthcare Deutschland GmbH Tel: + 49 30346494150 infoDE@celltrionhc.com

Nederland Celltrion Healthcare Netherlands B.V. Tel: + 31 20 888 7300 NLinfo@celltrionhc.com

Eesti Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungari

Norge Celltrion Healthcare Norway AS Contact_no@celltrionhc.com Ελλάδα ΒΙΑΝΕΞ Α.Ε. Τηλ: +30 210 8009111 – 120

Ö sterreich Astro-Pharma GmbH Tel: +43 1 97 99 860 office@astropharma.at España Kern Pharma, S.L. Tel: +34 93 700 25 25

Polska Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Węgry France Celltrion Healthcare France SAS Tél: + 33 (0)1 71 25 27 00

Portugal Celltrion Portugal, Unipessoal Lda. Tel: + 351 21 936 8542

232

Hrvatska OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +385 1 6595 777 oktal-pharma@oktal-pharma.hr

România Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungaria Ireland Celltrion Healthcare Ireland Limited Tel: +353 1 223 4026

Slovenija OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: +386 1 519 29 22 info@oktal-pharma.si Ísland Vistor hf. Sími: +354 535 7000

Slovenská republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Maďarsko Italia Celltrion Healthcare Italy S.r.l. Via Luigi Galvani, 24 - 20124 Milano (MI) Tel: +39 0247 927040

Suomi/Finland Celltrion Healthcare Finland Oy. Puh/Tel: +358 29 170 7755 contact_fi@celltrionhc.com Κύπρος C.A. Papaellinas Ltd Τηλ: + 357 22741741

Sverige Celltrion Sweden AB Tel: +46 8 80 11 77 contact_se@celltrionhc.com Latvija Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Ungārija

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {MM/AAAA}. Autres sources d’informations Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

7. Instructions d’utilisation

Veuillez lire attentivement ces instructions avant d’utiliser le stylo Remsima. Consultez votre professionnel de santé pour toute question concernant l’utilisation du stylo Remsima. Informations importantes • Utilisez le stylo UNIQUEMENT si votre professionnel de santé vous a montré comment préparer et vous administrer une injection. • Demandez à votre professionnel de santé à quelle fréquence vous devrez vous administrer une injection. • Changez à chaque fois de site d’injection. Chaque nouveau site d’injection doit se trouver à au moins 3 cm du précédent. • N’utilisez pas le stylo s’il est tombé ou s’il est visiblement endommagé. Un stylo endommagé est susceptible de ne pas fonctionner correctement. • Ne réutilisez pas le stylo. • Ne secouez le stylo à aucun moment.

233

À propos du stylo Remsima É léments du stylo (voir Figure A) :

Dispositif de protection de l’aiguille

Capuchon

Médicament

Fenêtre

Piston

Corps

Avant utilisation

Après utilisation

Figure A • Ne retirez pas le capuchon avant d’être prêt à injecter. Lorsque vous l’avez retiré, ne le repositionnez pas sur le stylo. Préparation de l’injection 1. Rassemblez le matériel pour l’injection. a. Préparez une surface propre et plane, telle qu’une table ou un plan de travail, dans un espace

bien éclairé. b. Retirez le stylo de la boîte conservée dans votre réfrigérateur. c. Vérifiez que vous disposez du matériel suivant :

• Stylo • Tampon d’alcool • Boule de coton ou gaze* • Pansement adhésif* • Récipient d’élimination d’objets coupants* *Eléments non inclus dans la boîte. 2. Inspectez le stylo. N’utilisez pas le stylo si :

• Il est fissuré ou endommagé. • La date de péremption est dépassée.

234

3. Inspectez le médicament (voir Figure B). Le liquide doit être clair et sa couleur doit être comprise entre le transparent et le marron pâle. N’utilisez pas le stylo si le liquide est trouble, décoloré ou s’il contient des particules. Remarque : il est possible de voir des bulles d’air dans le liquide. C’est normal.

Figure B

4. Attendez 30 minutes. b. Laissez le stylo à température ambiante pendant 30 minutes pour lui permettre de se réchauffer

naturellement. Ne chauffez pas le stylo à l’aide de sources de chaleur, telles que de l’eau chaude ou un four à micro- ondes. 5. Choisissez un site d’injection (voir Figure C). b. Sélectionnez un site d’injection. Vous pouvez

Avant

effectuer l’injection :

• À l’avant des cuisses. • Sur l’abdomen sauf dans les 5 cm autour du nombril. • Sur la partie externe des bras (soignant UNIQUEMENT). Ne procédez pas à l’injection sur la peau des 5 cm qui entourent votre nombril ni sur une peau sensible, lésée, contusionnée ou cicatricielle. Remarque : changez de site à chaque nouvelle injection. Chaque nouvelle injection doit être réalisée à au moins 3 cm de la précédente.

Soignant UNIQUEMENT

Auto-injection et soignant

Figure C 6. Lavez-vous les mains. b. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau et séchez-les soigneusement. 7. Nettoyez le site d’injection. c. Nettoyez le site d’injection à l’aide d’un tampon d’alcool. d. Laissez sécher la peau avant l’injection. É vitez de souffler ou de toucher à nouveau le site avant d’effectuer l’injection. Administration de l’injection 8. Retirez le capuchon (voir Figure D).

235

b. Tirez bien droit le capuchon et mettez-le de côté. Ne rebouchez pas le stylo. Ne retirez le capuchon qu’au moment de l’injection. Ne touchez pas l’aiguille. Vous pourriez vous piquer. Remarque : il est normal de voir quelques gouttes de liquide sortir de l’aiguille lors du retrait du capuchon.

Protecteur de l’aiguille

c. Eliminez dans un récipient pour objets coupants

(voir Étape 12 et Figure I).

Figure D 9. Positionnez le stylo sur le site d’injection (voir Figure E). c. Tenez le stylo de façon à voir la fenêtre. d. Sans pincer ni étirer la peau, positionnez le stylo

au-dessus du site d’injection, à un angle de 90 degrés.

Figure E

236

10. Administrez l’injection (voir Figure F). c. Pressez fermement le stylo contre la peau. Remarque : lorsque l’injection démarre, vous entendez le 1er « clic » sonore et la tige du piston violet commence à remplir la fenêtre.

Début de l’injection

1er

d. Continuez à tenir fermement le stylo contre la

clic

peau et écoutez le 2e « clic » sonore. Cela peut prendre jusqu’à 10 secondes. Remarque :ne changez pas la position du stylo prérempli après le début de l’injection.

e. Après avoir entendu le 2e « clic » sonore,

Injection en cours

continuez à tenir fermement le stylo prérempli contre la peau et comptez lentement jusqu’à 5 pour vous assurer d’injecter la dose complète.

10 s

2e

clic

5 s

Comptez lentement

jusqu’à 5

Fin de l’injection

Figure F 11. Retirez le stylo de votre peau. d. Regardez le stylo et vérifiez que la tige du piston

violet remplit entièrement la fenêtre. e. Levez le stylo du site d’injection (voir Figure G). Remarque : lorsque vous avez retiré le stylo du site d’injection, l’aiguille est automatiquement couverte (voir Figure H). Remarque :si la tige du piston violet ne remplit pas entièrement la fenêtre ou si l’injection du médicament est toujours en cours, cela signifie que vous n’avez pas reçu votre dose complète. Appelez immédiatement votre professionnel de santé. Remarque : vous pouvez voir la butée grise dans la fenêtre. C’est normal. Un léger saignement peut se produire. Ne réutilisez pas le stylo. Ne frottez pas le site d’injection.

Figure G

Protecteur d’aiguille

Figure H

Après l’injection 12. É liminez le stylo prérempli.

237

d. Placez le stylo usagé dans un récipient approuvé

d’élimination d’objets coupants, immédiatement après utilisation. Remarque : ne jetez pas le stylo prérempli dans votre poubelle domestique.

e. Si vous ne disposez pas d’un tel récipient, vous

pouvez vous servir d’une poubelle domestique si elle : • est en plastique rigide ; • se ferme par un couvercle ajusté, résistant aux perforations, ne permettant pas aux objets coupants de s’échapper ; • est droite et stable lors de son utilisation ; • résiste aux fuites ; et • porte une étiquette adéquate indiquant qu’elle contient des déchets dangereux. f. Lorsque votre récipient d’élimination des objets

Figure I

coupants est presque plein, il doit être mis au rebut conformément aux réglementations locales. Ne replacez pas le capuchon sur le stylo. Remarque : tenez le stylo et le récipient d’élimination des objets coupants hors de la vue et de la portée des enfants.

13. Soignez le site d’injection. a. Soignez le site d’injection en appuyant doucement, sans frotter, une boule de coton ou une gaze

sur le site, puis appliquez un pansement adhésif si nécessaire.

238

Notice : information de l’utilisateur

Remsima 40 mg/mL, solution à diluer pour perfusion

infliximab

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous. • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire. • Votre médecin vous remettra également une carte de rappel patient qui contient d’importantes informations sur la sécurité d’emploi dont vous devez prendre connaissance avant et durant votre traitement par Remsima. • En cas d’utilisation d’une nouvelle carte, veuillez conserver cette carte comme référence pendant 4 mois après votre dernière dose de Remsima. • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin. • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres. • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4. Que contient cette notice ? 1. Qu’est-ce que Remsima et dans quels cas est-il utilisé 2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima 3. Comment Remsima est-il administré 4. Quels sont les effets indésirables éventuels 5. Comment conserver Remsima 6. Contenu de l’emballage et autres informations

1. Qu’est-ce que Remsima et dans quels cas est-il utilisé

Remsima contient la substance active infliximab. L’infliximab est un anticorps monoclonal - un type de protéine qui se lie à une cible spécifique de l’organisme appelée TNF (facteur de nécrose tumorale) alpha. Remsima appartient à un groupe de médicaments appelés « agents bloquants du TNF ». Il est utilisé chez les adultes présentant les maladies inflammatoires suivantes : • Polyarthrite rhumatoïde • Rhumatisme psoriasique • Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) • Psoriasis Remsima est également utilisé chez les adultes et les enfants de 6 ans et plus pour : • La maladie de Crohn • La rectocolite hémorragique. Remsima agit en se liant sélectivement au TNF alpha et en bloquant son action. Le TNF alpha est impliqué dans les processus inflammatoires de l’organisme et ainsi en le bloquant, on peut réduire l’inflammation dans votre organisme. Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire des articulations. Si vous présentez une polyarthrite rhumatoïde active, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne fonctionnent pas suffisamment bien, Remsima vous sera administré et vous le prendrez en association avec un autre médicament appelé méthotrexate afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir vos lésions articulaires,

239

• améliorer vos capacités physiques. Rhumatisme psoriasique Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, d’habitude associée au psoriasis. Si vous êtes atteint de rhumatisme psoriasique actif, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • ralentir la destruction de vos articulations, • améliorer vos capacités physiques. Spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire du rachis. Si vous êtes atteint de spondylarthrite ankylosante, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • réduire les signes et symptômes de votre maladie, • améliorer vos capacités physiques. Psoriasis Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Si vous êtes atteint de psoriasis en plaques modéré à sévère, vous recevrez initialement d’autres médicaments ou traitements tels qu’une photothérapie. Si ces médicaments ou traitements ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de réduire les signes et symptômes de votre maladie. Rectocolite hémorragique La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous recevrez initialement d’autres médicaments. Si ces médicaments ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré pour traiter votre maladie. Maladie de Crohn La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire des intestins. Si vous êtes atteint de la maladie de Crohn, vous recevrez initialement d’autres médicaments. S’ils ne sont pas assez efficaces, Remsima vous sera administré afin de : • traiter la maladie de Crohn active, • réduire le nombre d’orifices anormaux (fistules) entre votre intestin et votre peau qui n’ont pas pu être contrôlés par d’autres médicaments ou par chirurgie.

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser Remsima ?

Vous ne devez jamais recevoir Remsima si • vous êtes allergique à l’infliximab ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6), • vous êtes allergique aux protéines provenant de souris, • vous avez la tuberculose (TB) ou une autre infection grave telle qu’une pneumonie ou une septicémie (grave infection bactérienne du sang), • vous présentez une insuffisance cardiaque modérée ou sévère, • vous présentez une intolérance héréditaire au fructose, une maladie génétique assez rare dans laquelle l’enzyme permettant de dégrader le fructose n’est pas produite. N’utilisez pas Remsima si l’un des cas mentionnés ci-dessus s’applique à vous. Si vous n’êtes pas sûr, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Avertissements et précautions Adressez-vous à votre médecin avant ou pendant le traitement par Remsima si :

240

Vous avez déjà été traité par un médicament à base d’infliximab • Veuillez informer votre médecin si vous avez déjà été traité par des médicaments à base d’infliximab dans le passé et si vous recommencez maintenant le traitement par Remsima. • Si vous avez arrêté votre traitement par l’infliximab pendant plus de 16 semaines, il y a un risque accru de survenue de réactions allergiques lors de la reprise du traitement. Infections • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez une infection, même si elle est très légère. • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez déjà vécu ou séjourné dans une région où des infections appelées histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose sont fréquentes. Ces infections sont dues à des espèces spécifiques de champignons qui peuvent affecter les poumons ou d’autres parties de votre corps. • Vous êtes plus susceptible de contracter des infections lorsque vous êtes traité par Remsima. Vous avez un risque plus important, si vous avez 65 ans ou plus. • Ces infections peuvent être graves et comprennent la tuberculose, les infections dues à des virus, des champignons, des bactéries ou d’autres organismes présents dans l’environnement et un sepsis qui peuvent menacer votre vie. Veuillez prévenir votre médecin immédiatement si vous présentez un signe quelconque d’infection durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : fièvre, toux, signes pseudo-grippaux, sensation d’indisposition, peau rouge ou chaude, plaies ou problèmes dentaires. Votre médecin peut vous recommander d’arrêter temporairement Remsima.

Tuberculose (TB) • Il est très important que vous informiez votre médecin si vous avez déjà souffert de TB ou si vous avez été en contact avec une personne qui a eu ou qui a actuellement la TB. • Votre médecin vous fera subir des tests pour voir si vous avez la TB. Des cas de TB ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, même chez des patients ayant déjà été traités par des médicaments pour la tuberculose. Votre médecin consignera ces tests sur votre carte rappel patient. • Si votre médecin pense que vous êtes exposé au risque de contracter la TB, il est possible qu’il vous administre des médicaments pour la TB avant de vous donner Remsima. Prévenez immédiatement votre médecin si vous présentez des signes de TB durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : toux persistante, perte de poids, sensation de fatigue, fièvre, sueurs nocturnes.

Virus de l’hépatite B • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes porteur de l’hépatite B ou si vous avez déjà eu une hépatite B. • Veuillez informer votre médecin si vous pensez que vous pourriez être exposé au risque de contracter une hépatite B. • Votre médecin doit rechercher la présence d’une hépatite B. • Le traitement avec des agents bloquants du TNF tels que Remsima risque de réactiver le virus de l’hépatite B chez des patients porteurs du virus, ce qui peut être une menace vitale dans certains cas. • Si vous présentez une réactivation de l’hépatite B, votre médecin devra peut-être arrêter votre traitement et vous administrer des médicaments tels qu’un traitement antiviral efficace accompagné d’un traitement de soutien.

241

Problèmes cardiaques • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des problèmes cardiaques, tels qu’une légère insuffisance cardiaque. • Votre médecin désirera surveiller votre cœur de très près. Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez de nouveaux signes ou des signes d’aggravation d’une insuffisance cardiaque durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : essoufflement ou gonflement de vos pieds. Cancer et lymphome • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous avez présenté ou présentez actuellement un lymphome (un type de cancer du sang) ou tout autre cancer. • Les patients présentant une polyarthrite rhumatoïde sévère et qui en souffrent depuis longtemps peuvent être exposés à un risque plus important de développer un lymphome. • Les enfants et les adultes prenant Remsima peuvent présenter un risque accru de développer un lymphome ou un autre cancer. • Quelques patients traités par des anti-TNF, dont l’infliximab ont développé un type de cancer rare appelé lymphome T hépatosplénique. La plupart de ces patients étaient des adolescents ou de jeunes adultes hommes et la plupart avait soit une maladie de Crohn, soit une rectocolite hémorragique. Ce type de cancer a généralement entraîné la mort. Presque tous les patients avaient également reçu des médicaments contenant de l’azathioprine ou de la mercaptopurine en plus de l’anti-TNF. • Quelques patients traités par infliximab ont développé certains types de cancers de la peau. Veuillez informer votre médecin de tout changement de votre peau ou de grosseurs au niveau de votre peau pendant ou après le traitement. • Quelques femmes traitées par infliximab pour la polyarthrite rhumatoïde ont développé un cancer du col de l’utérus. Pour les femmes prenant Remsima, y compris pour celles âgées de plus de 60 ans, votre médecin peut vous recommander un dépistage régulier pour le cancer du col de l’utérus. Maladie pulmonaire ou tabagisme important • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous êtes atteint d’une maladie pulmonaire appelée bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou si vous êtes un gros fumeur. • Les patients avec BPCO et ceux qui sont de gros fumeurs peuvent être exposés à un plus grand risque de survenue d’un cancer avec le traitement par Remsima. Maladie du système nerveux • Veuillez informer votre médecin avant de recevoir Remsima si vous présentez ou avez déjà présenté un problème qui affecte votre système nerveux. Ces problèmes incluent la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la survenue de crises ou un diagnostic de « névrite optique ». Veuillez informer votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes d’une maladie nerveuse durant le traitement par Remsima. Les signes incluent : changements de votre vision, faiblesse dans vos bras ou jambes, engourdissement ou fourmillements dans n’importe quelle partie de votre corps.

Orifices anormaux de la peau • Veuillez informer votre médecin si vous présentez des orifices anormaux de la peau (fistules) avant de recevoir Remsima.

242

Vaccinations • Veuillez informer votre médecin si vous avez récemment été vacciné ou si vous devez l’être. • Vous devez recevoir les vaccins recommandés avant de commencer le traitement par Remsima. Vous pouvez recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima, mais vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants (vaccins contenant un agent infectieux vivant mais affaibli) durant le traitement par Remsima parce qu’ils peuvent provoquer des infections. • Si vous avez reçu Remsima pendant votre grossesse, votre bébé peut également présenter un risque accru d’infections après avoir reçu un vaccins vivants au cours de la première année de vie. Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima afin qu’ils puissent décider quand votre bébé devrait être vacciné, y compris pour les vaccins vivants tels que le BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose). • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Pour plus d’informations, voir la rubrique Grossesse, allaitement et fertilité. Agents infectieux thérapeutiques • Veuillez informer votre médecin si vous avez reçu récemment ou avez prévu de recevoir un traitement avec un agent infectieux thérapeutique (tel que l’instillation de BCG utilisé pour le traitement du cancer). Interventions chirurgicales ou dentaires • Veuillez informer votre médecin si vous êtes sur le point de subir une intervention chirurgicale ou dentaire. • Veuillez informer votre chirurgien ou dentiste que vous êtes sous traitement par Remsima en lui montrant votre carte de rappel patient. Problèmes de foie • Certains patients traités par Remsima ont développé de graves problèmes de foie. • Informez votre médecin si vous présentez un jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur brun foncé, une douleur ou un gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou de la fièvre. Faible nombre de cellules sanguines • Chez certains patients recevant Remsima, le corps peut ne pas fabriquer suffisamment de cellules sanguines pour combattre les infections ou arrêter les saignements. • Informez immédiatement votre médecin si vous présentez les symptômes d’un nombre faible de cellules sanguines pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent une fièvre persistante, des saignements ou des ecchymoses survenant plus facilement, de petites taches rouges ou violettes causées par des saignements sous la peau ou une pâleur. Troubles du système immunitaire • Certains patients traités par Remsima ont développé les symptômes d’un trouble du système immunitaire appelé lupus. • Informez immédiatement votre médecin si vous développez les symptômes d’un lupus pendant le traitement par Remsima. Les signes comprennent des douleurs articulaires ou une éruption cutanée sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil.

243

Enfants et adolescents Les informations ci-dessus s’appliquent également aux enfants et aux adolescents. De plus : • Certains enfants ou adolescents qui ont reçu des anti-TNF, tels que l’infliximab ont développé des cancers, incluant des types de cancers peu communs, qui parfois ont entrainé le décès. • Un nombre plus important d’infections sont survenues chez des enfants traités par infliximab comparé aux adultes. • Les enfants devraient recevoir les vaccins recommandés avant d’initier un traitement par Remsima. Les enfants peuvent recevoir certains vaccins pendant le traitement par Remsima mais ne doivent pas recevoir de vaccins vivants lorsqu’ils utilisent Remsima. Remsima ne doit être utilisé chez les enfants que s’ils sont traités pour la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Ces enfants doivent avoir 6 ans ou plus.

Si vous n’êtes pas sûr que ce qui précède s’applique à vous, parlez-en à votre médecin avant de recevoir Remsima. Autres médicaments et Remsima Les patients qui souffrent de maladies inflammatoires reçoivent déjà des médicaments pour traiter leur problème. Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables. Votre médecin vous indiquera quels sont les autres médicaments que vous devez continuer à prendre au cours de votre traitement par Remsima. Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé tout autre médicament, y compris des médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique ou le psoriasis ou des médicaments obtenus sans ordonnance, telles des vitamines et plantes médicinales. En particulier, veuillez informer votre médecin si vous utilisez l’un des médicaments suivants : • Des médicaments qui affectent le système immunitaire. • Kineret (qui contient de l’anakinra). Remsima et Kineret ne doivent pas être utilisés simultanément. • Orencia (qui contient de l’abatacept). Remsima et Orencia ne doivent pas être utilisés simultanément. Durant le traitement par Remsima, vous ne devez pas recevoir de vaccins vivants. Si vous avez utilisé Remsima pendant votre grossesse ou si vous recevez Remsima pendant l’allaitement, informez votre pédiatre et les autres professionnels de santé s’occupant de votre bébé de votre traitement par Remsima avant que le bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous n’êtes pas sûr que l’un des cas ci-dessus s’applique à vous, adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser Remsima. Grossesse, allaitement et fécondité • Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Remsima ne doit être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement que si votre médecin le juge nécessaire. • Vous devriez éviter de tomber enceinte quand vous êtes traitée par Remsima et pendant les 6 mois suivant l’arrêt du traitement. Discutez de l’utilisation d’un moyen de contraception durant cette période avec votre médecin. • Si vous avez reçu Remsima au cours de votre grossesse, votre bébé peut présenter un risque accru d’infections. • Il est important d’informer votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive tout vaccin. Si vous avez reçu Remsima pendant la grossesse, l’administration du vaccin BCG (utilisé pour prévenir de la tuberculose) à votre bébé dans les 12 mois après la naissance peut entraîner une infection avec

244

de graves complications, y compris la mort. Les vaccins vivants tels que le vaccin BCG ne doivent pas être administrés à votre bébé dans les 12 mois après la naissance, sauf avis contraire de votre pédiatre. Pour plus d’informations voir la rubrique sur la vaccination. • Si vous allaitez, il est important que vous informiez votre pédiatre et les autres professionnels de santé de votre traitement par Remsima avant que votre bébé ne reçoive un vaccin. Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés à votre bébé pendant que vous allaitez, sauf avis contraire de votre pédiatre. • Des diminutions sévères du nombre de globules blancs ont été rapportées chez les nourrissons nés de femmes traitées par infliximab pendant la grossesse. Si votre bébé a une fièvre continue ou des infections, contactez votre pédiatre immédiatement. Conduite de véhicules et utilisation de machines Remsima n’est pas susceptible d’affecter votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des outils ou des machines. Si vous vous sentez fatigué, étourdi ou indisposé après avoir pris Remsima, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ou de machines. Remsima contient du sorbitol Le sorbitol est une source de fructose. Si vous présentez une intolérance héréditaire au fructose (IHF), une maladie génétique rare, vous ne devez pas recevoir ce médicament. Les patients atteints d’IHF ne peuvent pas dégrader le fructose, ce qui peut entraîner de graves effets indésirables. Vous devez en informer votre médecin avant de recevoir ce médicament si vous (ou votre enfant) présentez une IHF ou si votre enfant ne peut plus consommer d’aliments ou de boissons sucrés du fait de nausées, de vomissements ou d’effets désagréables tels que des ballonnements, des crampes d’estomac ou desdiarrhées. Remsima contient du polysorbate 80 Ce médicament contient 1,3 mg de polysorbate 80 par flacon de 100 mg, équivalent à 0,5 mg/mL, et 4,4 mg de polysorbate 80 par flacon de 350 mg, équivalent à 0,5 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Informez votre médecin si vous avez déjà présenté une allergie. Remsima contient du sodium Remsima contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ». Cependant, avant que Remsima ne vous soit administré, il est mélangé avec une solution contenant du sodium. Adressez-vous à votre médecin si vous suivez un régime à faible teneur en sel.

3. Comment Remsima est-il administré

Polyarthrite rhumatoïde La dose habituelle est de 3 mg par kg de poids corporel. Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew), psoriasis, rectocolite hémorragique et maladie de Crohn La dose habituelle est de 5 mg par kg de poids corporel. Comment Remsima est-il administré ? • Remsima vous sera administré par votre médecin ou infirmier/ère. • Votre médecin ou infirmier/ère préparera le médicament à perfuser. • Le médicament sera administré par perfusion (goutte-à-goutte) (pendant 2 heures) dans l’une de vos veines, généralement dans votre bras. Après le troisième traitement, votre médecin peut décider de vous administrer votre dose de Remsima pendant 1 heure. • Vous serez sous surveillance pendant que vous recevrez Remsima et pendant les 1 à 2 heures qui suivent.

245

Quelle quantité de Remsima sera administrée • Le médecin déterminera votre dose et la fréquence à laquelle Remsima vous sera administré. Cela dépendra de votre maladie, votre poids et de la manière dont vous répondrez au Remsima. • Le tableau ci-dessous indique la fréquence à laquelle vous recevrez normalement ce médicament après la première dose.

2ème dose2 semaines après votre 1ère dose
3ème dose6 semaines après votre 1ère dose
Doses ultérieuresToutes les 6 à 8 semaines, en fonction de votre maladie

2ème dose 2 semaines après votre 1ère dose 3ème dose 6 semaines après votre 1ère dose Doses ultérieures Toutes les 6 à 8 semaines, en fonction de votre maladie Utilisation chez les enfants et les adolescents Remsima ne doit être utilisé chez les enfants que s’ils sont traités pour la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Ces enfants doivent avoir 6 ans ou plus. Si vous avez reçu plus de Remsima que vous n’auriez dû Etant donné que ce médicament vous est administré par un médecin ou une infirmière, il est peu probable que vous en receviez une trop grande quantité. Aucun effet indésirable pour avoir reçu une trop grande dose de Remsima n’a été reporté. Si vous oubliez ou manquez votre perfusion de Remsima Si vous oubliez ou manquez un rendez-vous pour recevoir Remsima, prenez un autre rendez-vous dès que possible. Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin.

4. Quels sont les effets indésirables éventuels

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. La plupart des effets indésirables sont légers à modérés. Cependant, chez certains patients, ils peuvent être graves et nécessiter un traitement. Les effets indésirables peuvent aussi apparaître après l’arrêt de votre traitement par Remsima. Prévenez votre médecin sans tarder si vous remarquez l’un des effets suivants : • Signes d’une réaction allergique tels que gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge qui peuvent entraîner une difficulté à avaler ou respirer, rash cutané, urticaire, gonflement des mains, des pieds ou des chevilles. Certaines de ces réactions peuvent être graves ou peuvent constituer une menace vitale. Une réaction allergique peut se produire dans les 2 heures suivant votre injection voire plus tard. D’autres effets indésirables allergiques qui peuvent se manifester jusqu’à 12 jours après votre injection incluent des douleurs dans les muscles, de la fièvre, des douleurs dans les articulations ou à la mâchoire, un mal de gorge ou des maux de tête. • Signes d’un problème cardiaque tels que gêne ou douleur thoracique, douleur au bras, douleurs à l'estomac, essoufflement, anxiété, étourdissements, vertiges, évanouissements, transpiration, nausées (maux de cœur), vomissements, palpitations ou battements forts dans la poitrine, battements de cœur rapides ou lents et gonflement des pieds. • Signes d’infection (y compris TB) tels que fièvre, sensation de fatigue, toux qui peut être persistante, essoufflement, symptômes pseudo-grippaux, perte de poids, sueurs nocturnes, diarrhée, plaies, présence de pus dans l’intestin ou autour de l’anus (abcès), problèmes dentaires ou sensation de brûlure à la miction. • Signes possibles de cancer, y compris mais pas seulement, gonflement des ganglions lymphatiques, perte de poids, fièvre, nodules cutanés inhabituels, modification des grains de beauté ou de la couleur de la peau, ou saignement vaginal inhabituel. • Signes d’un problème pulmonaire tels que toux, difficulté respiratoire ou oppression thoracique.

246

• Signes d’un problème du système nerveux (y compris des problèmes oculaires) tels que des signes d’accident vasculaire cérébral (engourdissement ou faiblesse soudaine du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps; confusion soudaine, trouble du langage ou de la compréhension; difficultés à voir avec un œil ou avec les deux yeux, difficultés à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de coordination ou mal de tête sévère), crises, engourdissement/fourmillements dans n’importe quelle partie du corps ou faiblesse dans les bras ou les jambes, changements de la vision tels que vue double ou autres problèmes oculaires. • Signes d’un problème hépatique (y compris l’hépatite B lorsque vous avez déjà eu l’hépatite B dans le passé) tels qu’un jaunissement de la peau ou des yeux, urines de couleur brun foncé, douleur ou gonflement en haut et à droite de la région de l’estomac, douleurs articulaires, éruptions cutanées, ou fièvre. • Signes d’un problème du système immunitaire appelé lupus tels que douleur articulaire ou rash sur les joues ou les bras et qui est sensible au soleil (lupus) ou toux, essoufflement, fièvre ou éruption cutanée (sarcoïdose). • Signes d’un nombre faible de cellules sanguines tels que fièvre persistante, plus grande tendance au saignement ou aux contusions, petits boutons rouges ou violets causés par des saignements sous la peau, pâleur. • Signes d’un problème cutané grave, tel que taches rougeâtres ou plaques circulaires au niveau du tronc souvent cloqués en leurs centres, larges zones de peau se desquamant et pelant (exfoliant), ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux, ou petites vésicules remplies de pus pouvant se disséminer sur le corps. Ces réactions cutanées peuvent s’accompagner de fièvre. Si vous remarquez l’un des effets susmentionnés, veuillez en informer votre médecin sans tarder. Les effets indésirables suivants ont été observés avec Remsima : Très fréquents : pouvant affecter plus d’1 personne sur 10 • Douleurs gastriques, nausées • Infections virales telles que l’herpès ou la grippe • Infections respiratoires hautes telles que la sinusite • Maux de tête • Effet secondaire dû à une perfusion • Douleur. Fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 • Changements dans la façon dont votre foie fonctionne, augmentation du taux d’enzymes hépatiques (mise en évidence par les analyses du sang) • Infections pulmonaires ou thoraciques telles que bronchite ou pneumonie • Respiration difficile ou douloureuse, douleurs thoraciques • Saignement dans l’estomac ou les intestins, diarrhées, indigestion, brûlures d’estomac, constipation • Rash cutané de type urticaire, rash avec démangeaisons ou peau sèche • Problèmes d’équilibre ou étourdissements • Fièvre, sudation accrue • Problèmes de circulation tels qu’une pression artérielle faible ou élevée • Ecchymoses, bouffées de chaleur ou saignement de nez, peau tiède et rouge (rougeurs) • Sensation de fatigue ou de faiblesse • Infections bactériennes telles qu’une intoxication du sang, un abcès ou une infection de la peau (cellulite) • Infection de la peau due à un champignon • Problèmes sanguins tels qu’une anémie ou un faible nombre de globules blancs • Gonflement des ganglions lymphatiques • Dépression, difficulté à dormir • Problème oculaire, y compris les yeux rouges et les infections

247

• Rythme cardiaque accéléré (tachycardie) ou palpitations • Douleurs dans les articulations, les muscles ou le dos • Infection du tractus urinaire • Psoriasis, problèmes de peau tels que l’eczéma et la chute de cheveux • Réactions au site d’injection telles que la douleur, le gonflement, les rougeurs ou démangeaisons • Frissons, une accumulation de liquide sous la peau provoquant des gonflements • Engourdissement ou sensation de picotements. Peu fréquents : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100 • • Alimentation en sang réduite, gonflement d’une veine • Présence de sang à l’extérieur des vaisseaux sanguins (hématome) ou ecchymoses • Problèmes cutanés tels que cloques, verrues, couleur ou pigmentation anormale de la peau ou gonflement des lèvres, ou épaississement de la peau ou peau rouge, prurigineuse, squameuse • Réactions allergiques sévères (par ex. anaphylaxie), trouble du système immunitaire appelé lupus, réactions allergiques aux protéines étrangères • Plaies prenant plus longtemps qu’à l’ordinaire pour se cicatriser • Gonflement du foie (hépatite) ou de la vésicule biliaire, lésion au foie • Sensation de tout oublier, irritation, confusion, nervosité • Problèmes oculaires, dont vue trouble ou diminuée, yeux gonflés ou orgelets • Apparition ou aggravation d’une insuffisance cardiaque, ralentissement du rythme cardiaque • Evanouissement • Convulsions, problèmes nerveux • Un trou dans l’intestin ou une occlusion de l’intestin, douleurs ou crampes gastriques • Gonflement du pancréas (pancréatite) • Infections fongiques telles qu’une infection par des levures ou infections fongiques des ongles • Problèmes pulmonaires (tels qu’œdème) • Liquide autour des poumons (épanchement pleural) • Voies respiratoires rétrécies dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer • Inflammation de la paroi des poumons, causant des douleurs thoraciques aiguës qui s’aggravent avec la respiration (pleurésie) • Tuberculose • Infections des reins • Nombre de plaquettes bas, trop de globules blancs • Infections du vagin • Résultat de tests sanguins montrant des « anticorps » dirigés contre votre organisme. • Modifications des taux de cholestérol et de graisses dans le sang. • Prise de poids (pour la plupart des patients, la prise de poids était faible). Rares : pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000 • Un type de cancer sanguin (lymphome) • Apport insuffisant d’oxygène par voie sanguine à votre organisme, problèmes de circulation tels qu’un rétrécissement d’un vaisseau sanguin • Inflammation de la membrane entourant le cerveau (méningite) • Infections dues à un système immunitaire affaibli • Infection par le virus de l’hépatite B quand vous avez déjà souffert d’une hépatite B • Inflammation du foie causée par un problème du système immunitaire (hépatite auto-immune) • Problème de foie qui provoque le jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse) • Gonflement ou croissance anormale de tissus • Réaction allergique grave pouvant causer la perte de conscience et menacer votre vie (choc anaphylactique) • Gonflement des petits vaisseaux sanguins (vascularite)

248

• Affections immunes qui pourraient affecter les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques (telle qu’une sarcoïdose) • Présence de cellules immunitaires résultant d’une réponse inflammatoire (lésions granulomateuses) • Manque d’intérêt ou d’émotion • Problèmes cutanés graves tels que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthématique aiguë généralisée • Autres problèmes cutanés tels que l’érythème multiforme, cloques et peau qui pèle, ou furoncles (furonculose) • Problèmes graves du système nerveux tels que la myélite transverse, la sclérose en plaques, la névrite optique et le syndrome de Guillain-Barré • Inflammation de l’œil pouvant entraîner des modifications de la vision, y compris la cécité • Liquide dans la muqueuse cardiaque (épanchement péricardique) • Problèmes pulmonaires graves (tels que la maladie pulmonaire interstitielle) • Mélanome (un type de cancer de la peau) • Cancer du col de l’utérus • Faible numération sanguine, y compris une diminution sévère du nombre de globules blancs • Petits boutons rouges ou violets causées par des saignements sous la peau • Valeurs anormales d’une protéine sanguine appelée «facteur du complément» qui fait partie du système immunitaire • Réactions lichénoïdes (éruption cutanée violet-rougeâtre avec démangeaisons et/ou lignes gris- blanc filiformes sur les muqueuses). Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles • Cancer chez les enfants et les adultes • Un type rare de cancer sanguin affectant principalement les adolescents ou les jeunes adultes de sexe masculin (lymphome T hépatosplénique) • Insuffisance hépatique • Carcinome à cellules de Merkel (un type de cancer de la peau) • Sarcome de Kaposi, un cancer rare lié à l’infection par l’herpèsvirus humain de type 8. Le sarcome de Kaposi apparaît le plus fréquemment sous la forme de lésions violacées de la peau • Aggravation d’un état appelé dermatomyosite (vue comme une éruption cutanée accompagnant une faiblesse musculaire) • Crise cardiaque • Accident vasculaire cérébral • Perte temporaire de la vue survenant pendant ou au cours des 2 heures suivant la perfusion • Infection due aux vaccins vivants à cause d’un système immunitaire affaibli. Effets indésirables supplémentaires chez les enfants et les adolescents Les enfants traités par infliximab pour la maladie de Crohn ont montré certaines différences en termes d’effets indésirables comparés aux adultes traités par infliximab pour la maladie de Crohn. Les effets indésirables qui survenaient plus fréquemment chez les enfants étaient : un faible nombre de globules rouges (anémie), la présence de sang dans les selles, un faible niveau général du nombre de globules blancs (leucopénie), une rougeur ou un rougissement (bouffées de chaleur), des infections virales, un faible niveau de globules blancs luttant contre les infections (neutropénie), des fractures osseuses, des infections bactériennes et des réactions allergiques au niveau du tractus respiratoire. Déclaration des effets secondaires Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

249

5. Comment conserver Remsima

Remsima sera généralement conservé par les professionnels de santé. Si vous en aviez besoin, les détails concernant sa conservation figurent ci-dessous : • Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants. • N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et l’emballage après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois. • A conserver au réfrigérateur (entre 2 ºC – 8 ºC). • Ce médicament peut également être conservé dans l’emballage d’origine en dehors des conditions réfrigérées jusqu’à 30 °C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 15 jours, mais pas au-delà de la date d’expiration initiale. Dans ce cas, il ne doit pas être remis au réfrigérateur. Ecrire la nouvelle date de péremption sur l’emballage en incluant le jour / mois / année. Jeter ce médicament s’il n’a pas été utilisé avant la nouvelle date de péremption ou la date de péremption imprimée sur l’emballage, selon celle qui survient en premier. • Il est recommandé d’utiliser Remsima dès que possible après sa préparation (dans les 3 heures). Cependant, si la solution est préparée en conditions d’asepsie, elle peut être conservée au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C jusqu’à 60 jours et pendant 24 heures supplémentaires à 30 °C après la sortie du réfrigérateur. • N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez que la solution a changé de couleur ou qu’elle contient des particules.

6. Contenu de l’emballage et autres informations

Ce que contient Remsima • Le principe actif est l’infliximab. Chaque flacon contient 100 mg ou 350 mg d’infliximab et chaque mL contient 40 mg d’infliximab. • Les autres composants sont l’acide acétique, l’acétate de sodium trihydraté, le sorbitol (E420), le polysorbate 80 (E433) et l’eau pour préparations injectables. Qu’est-ce que Remsima et contenu de l’emballage extérieur Remsima est fourni en flacon de verre contenant une solution à diluer pour perfusion. Remsima est solution limpide à opalescente, liquide incolore à marron pâle. Remsima est présenté en boîtes de 1, 2, 3, 4 ou 5 flacons. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché Celltrion Healthcare Hungary Kft. 1062 Budapest Váci út 1-3. WestEnd Office Building B torony Hongrie Fabricant Nuvisan France SARL 2400, Route des Colles, 06410, Biot, France Kymos, SL Ronda De Can Fatjó 7B, Parc Tecnològic del Vallès, Cerdanyola del Vallès, Barcelona, 08290, Espagne

250

Midas Pharma GmbH Rheinstraße 49 55218 Ingelheim am Rhein Allemagne Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché : België/Belgique/Belgien Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel : + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Lietuva Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: + 36 1 231 0493 България Celltrion Healthcare Hungary Kft. Teл.: + 36 1 231 0493

Luxembourg/Luxemburg Celltrion Healthcare Belgium BVBA Tél/Tel : + 32 1528 7418 BEinfo@celltrionhc.com

Česká republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493

Magyarország Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: +36 1 231 0493

Danmark Celltrion Healthcare Denmark ApS Contact_dk@celltrionhc.com Tlf: +45 3535 2989

Malta Mint Health Ltd. Tel: + 356 2093 9800 Deutschland Celltrion Healthcare Deutschland GmbH Tel: + 49 30346494150 infoDE@celltrionhc.com

Nederland Celltrion Healthcare Netherlands B.V. Tel: +31 20 888 7300 NLinfo@celltrionhc.com Eesti Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: +36 1 231 0493 contact_fi@celltrionhc.com

Norge Celltrion Healthcare Norway AS Contact_no@celltrionhc.com Ελλάδα ΒΙΑΝΕΞ Α.Ε. Τηλ: +30 210 8009111

Ö sterreich Astro-Pharma GmbH Tel.: +43 1 97 99 860 España Kern Pharma, S.L. Tel : + 34 93 700 25 25

Polska Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel.: + 36 1 231 0493 France Celltrion Healthcare France SAS Tel : +33 (0)1 71 25 27 00

Portugal CELLTRION PORTUGAL, UNIPESSOAL LDA Tel: +351 21 936 8542 contact_pt@celltrion.com

251

Hrvatska OKTAL PHARMA d.o.o. Tel: + 385 1 6595 777 Ireland Celltrion Healthcare Ireland Limited Tel: +353 1 223 4026 enquiry_ie@celltrionhc.com

România Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel: + 36 1 231 0493 Slovenija OPH Oktal Pharma d.o.o. Tel: + 386 1 519 29 22

Ísland Celltrion Healthcare Hungary Kft. Sími: +36 1 231 0493 contact_fi@celltrionhc.com

Slovenská republika Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493 Italia Celltrion Healthcare Italy S.R.L. Tel: +39 0247927040 celltrionhealthcare_italy@legalmail.it

Suomi/Finland Celltrion Healthcare Finland Oy. Puh/Tel: +358 29 170 7755 contact_fi@celltrionhc.com Κύπρος C.A. Papaellinas Ltd Τηλ : + 357 22741741

Sverige Celltrion Sweden AB contact_se@celltrionhc.com

Latvija Celltrion Healthcare Hungary Kft. Tel : + 36 1 231 0493

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {MM/AAAA}. Autres sources d’informations Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne des médicaments https://www.ema.europa.eu.

252

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Les patients traités par Remsima devront recevoir la carte de rappel patient. Instructions pour l’utilisation et la manipulation – conditions de conservation À conserver entre 2 °C et 8 °C. Remsima peut être conservé à des températures allant jusqu’à 30 °C maximum pendant une période unique allant jusqu’à 15 jours, mais sans dépasser la date de péremption initiale. La nouvelle date de péremption doit être inscrite sur l’emballage. Après la sortie du réfrigérateur, Remsima ne doit pas être remis en conditions réfrigérées. Instructions pour l’utilisation et la manipulation – dilution et administration Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du médicament administré doivent être clairement enregistrés. 1. La dose et le nombre de flacons de Remsima doivent être déterminés. Chaque flacon de Remsima contient soit 100 mg, soit 350 mg d’infliximab. Le volume total nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être calculé. 2. Le volume nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être prélevé de manière aseptique puis dilué jusqu’à 250 mL à l’aide d’une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Ne pas diluer la solution à diluer de Remsima avec un autre diluant. La dilution peut être faite en retirant du flacon en verre ou de la poche pour perfusion de 250 mL un volume de solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) correspondant au volume nécessaire de solution à diluer de Remsima. Le volume nécessaire de solution à diluer de Remsima doit être rajouté doucement dans le flacon ou la poche pour perfusion de 250 mL et doucement mélangé. Pour des volumes supérieurs à 250 mL, utilisez une poche de perfusion plus grande (par exemple 500 mL, 1000 mL) ou utilisez plusieurs poches de perfusion de 250 mL afin de s’assurer que la concentration de la solution pour perfusion n’excède pas 4 mg/mL. Si la solution est conservée au réfrigérateur après dilution, il est indispensable de laisser la solution pour perfusion s’équilibrer à température ambiante (ne dépassant pas 30 °C) pendant 3 heures avant l’étape 3 (perfusion). 3. La solution pour perfusion doit être administrée sur une période qui ne soit pas inférieure à celle recommandée (voir rubrique 3). Seul un set d’administration muni d’un filtre en ligne stérile, apyrogène, à faible pouvoir de liaison aux protéines (pores de 1,2 micromètres ou moins) doit être utilisé. Comme aucun conservateur n’est présent dans la formule, il est recommandé de débuter l’administration de la solution pour perfusion dès que possible et dans les 3 heures qui suivent la dilution. Si la solution n’est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant et en cours d’utilisation sont de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, sauf si la dilution a été effectuée en conditions d’asepsie, contrôlées et validées. Le reste de solution inutilisé ne doit pas être conservé en vue d’une réutilisation. 4. Remsima doit être inspecté visuellement avant administration pour détecter la présence de particules ou un changement de couleur. En cas de changement de couleur ou de présence de particules opaques visibles ou de particules étrangères, le produit ne doit pas être utilisé. 5. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

253

En savoir plus

BDPMHASEMACRATVidal