NITISINONE DIPHARMA 20 mg, gélule
CIS 60069307
Informations à jour au 21 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 21/02/2022
NITISINONE DIPHARMA 20 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Nitisinone.............................................................................................................................. 20 mg
Pour une gélule.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélules (de taille 2, longueur 18,0 mm) blanches opaques avec le « logo de l'entreprise » et « 20 » imprimés respectivement sur la tête et sur le corps de la gélule à lencre bleu foncé.
Les gélules contiennent une poudre blanche à blanc cassé.
4.1. Indications thérapeutiques
Tyrosinémie héréditaire de type 1 (HT-1)
NITISINONE DIPHARMA est indiqué pour le traitement des patients adultes et pédiatriques (quel que soit lâge) avec diagnostic confirmé de tyrosinémie héréditaire de type 1 (HT-1), en association avec un régime alimentaire à faible teneur en tyrosine et en phénylalanine.
Alcaptonurie (AKU)
NITISINONE DIPHARMA est indiqué pour le traitement des patients adultes atteints dalcaptonurie (AKU).
4.2. Posologie et mode d'administration
HT-1
Le traitement par la nitisinone doit être instauré et suivi par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients avec HT-1.
Le traitement de tous les génotypes de la maladie doit être instauré dès que possible pour prolonger la survie et éviter les complications telles quune insuffisance hépatique, un cancer du foie ou une maladie rénale. Le traitement par la nitisinone doit être associé à un régime alimentaire à faible teneur en phénylalanine et en tyrosine ; celui-ci sera suivi en contrôlant les taux plasmatiques en acides aminés (se référer aux rubriques 4.4 et 4.8).
Dose initiale pour lHT-1
La dose quotidienne initiale recommandée chez ladulte et lenfant est de 1 mg/kg de poids corporel à administrer par voie orale. La dose de nitisinone doit être adaptée à chaque patient. Il est recommandé dadministrer la dose une fois par jour. Toutefois, les données concernant les patients ayant un poids corporel < 20 kg étant limitées, il est recommandé de fractionner la dose quotidienne totale en deux administrations par jour chez cette population de patients.
Ajustement de la dose pour lHT-1
Dans le cadre de la surveillance régulière, il convient de surveiller la concentration urinaire de succinylacétone, les valeurs des tests fonctionnels hépatiques ainsi que les concentrations en alpha-foetoprotéine (se référer à la rubrique 4.4). Si la succinylacétone est encore détectable dans les urines un mois après linstauration du traitement par la nitisinone, la dose de nitisinone devra être augmentée jusquà 1,5 mg/kg de poids corporel/jour. Il est possible quune dose de 2 mg/kg de poids corporel/jour soit nécessaire, en fonction de lévaluation de tous les paramètres biochimiques. Cette dose doit être considérée comme la dose maximale pour tous les patients.
En cas de réponse biochimique satisfaisante, la dose doit être ajustée uniquement en fonction du gain de poids corporel.
Toutefois, en plus des tests cités ci-dessus, pendant linstauration du traitement, après le passage dune administration biquotidienne à une administration quotidienne unique ou lors dune détérioration, il savèrera parfois nécessaire de suivre plus attentivement tous les paramètres biochimiques disponibles [soit la concentration plasmatique en succinylacétone, la concentration urinaire en 5-aminolévulinate (ALA) et lactivité de la porphobilinogène (PBG)-synthase érythrocytaire].
AKU :
Le traitement par la nitisinone doit être instauré et suivi par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients avec AKU.
La dose recommandée chez les patients adultes atteints dAKU est de 10 mg une fois par jour.
Groupes particuliers de patients
Il nexiste aucune recommandation de dose spécifique pour les personnes âgées ou les patients présentant une affection rénale ou hépatique.
Population pédiatrique
HT-1 : La recommandation de dose en mg/kg de poids corporel est identique pour les enfants et les adultes.
Toutefois, les données concernant les patients ayant un poids corporel < 20 kg étant limitées, il est recommandé de fractionner la dose quotidienne totale en deux administrations par jour chez cette population de patients.
AKU : La sécurité et lefficacité de NITISINONE DIPHARMA chez les enfants âgés de 0 à 18 ans nont pas encore été établies. Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
La gélule peut être ouverte et son contenu dispersé dans une petite quantité deau ou daliments juste avant la prise.
Nitisinone est également disponible en suspension buvable à 4 mg/ml pour les patients pédiatriques ayant des difficultés à avaler les gélules.
Si le traitement par nitisinone est instauré avec de la nourriture, il est recommandé de le poursuivre dans les mêmes conditions, se référer à la rubrique 4.5.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Les femmes recevant de la nitisinone ne doivent pas allaiter (voir rubriques 4.6 et 5.3).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Surveillance des taux de tyrosine plasmatique
Un examen oculaire avec lampe à fente est recommandé avant dinstaurer un traitement par nitisinone, puis régulièrement par la suite, au moins une fois par an. Un patient présentant des troubles visuels durant le traitement par nitisinone doit être rapidement examiné par un ophtalmologiste.
HT-1 : Il faut impérativement déterminer si le patient adhère bien à son régime alimentaire et vérifier les concentrations plasmatiques en tyrosine. Un régime alimentaire à teneur encore plus faible en tyrosine et en phénylalanine devra être instauré si la concentration plasmatique en tyrosine dépasse 500 µmoles/L. Il est déconseillé de faire baisser la concentration plasmatique en tyrosine en réduisant ou en interrompant la nitisinone, car le trouble métabolique pourrait provoquer une détérioration de létat clinique du patient.
AKU : Chez les patients développant des kératopathies, les taux plasmatiques de tyrosine devront être surveillés. Un régime alimentaire à faible teneur en tyrosine et en phénylalanine devra être instauré pour maintenir les taux plasmatiques de tyrosine en dessous de 500 micromoles/L. Par ailleurs, la nitisinone devra être temporairement interrompue et pourra être réintroduite après résolution des symptômes.
Surveillance hépatique
HT-1 : La fonction hépatique doit être suivie régulièrement par les tests de la fonction hépatique et limagerie hépatique. Il est également recommandé de vérifier les concentrations sériques en alpha-ftoprotéine. Une augmentation de la concentration sérique en alpha-foetoprotéine peut indiquer que le traitement est inadapté. Les patients présentant une augmentation en alpha-ftoprotéine ou des nodules hépatiques doivent toujours faire lobjet dexplorations complémentaires pour écarter la possibilité dune tumeur hépatique maligne.
Surveillance des plaquettes sanguines et des leucocytes
Il est recommandé de contrôler régulièrement les taux de plaquettes sanguines et de leucocytes, chez les patients atteints dHT-1 comme chez ceux atteints dAKU, puisque quelques cas de thrombocytopénie et de leucopénie réversibles ont été observés lors de lévaluation clinique dans le cadre de lHT-1.
Utilisation concomitante avec dautres médicaments
La nitisinone est un inhibiteur modéré du CYP 2C9. Le traitement par la nitisinone peut donc entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques des médicaments coadministrés qui sont métabolisés principalement via le CYP 2C9. En cas de traitement concomitant par la nitisinone et des médicaments à marge thérapeutique étroite métabolisés via le CYP 2C9, tels que la warfarine et la phénytoïne, les patients doivent faire lobjet dune étroite surveillance. Un ajustement de la dose de ces médicaments coadministrés pourra être nécessaire (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Daprès les données issues dune étude dinteraction clinique effectuée avec 80 mg de nitisinone à létat déquilibre, la nitisinone est un inhibiteur modéré du CYP 2C9 (augmentation de lASC du tolbutamide dun facteur 2,3). Le traitement par la nitisinone peut donc entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques des médicaments coadministrés qui sont métabolisés principalement via le CYP 2C9 (voir rubrique 4.4).
La nitisinone est un faible inducteur du CYP 2E1 (diminution de 30 % de lASC de la chlorzoxazone) et un faible inhibiteur de lOAT1 et de lOAT3 (augmentation de lASC du furosémide dun facteur 1,7), mais la nitisinone ninhibe pas le CYP 2D6 (voir rubrique 5.2).
Aucune étude formelle portant sur des interactions avec lalimentation na été réalisée avec les gélules de nitisinone. Toutefois, la nitisinone a été coadministrée avec lalimentation durant les études defficacité et de sécurité. De ce fait, si le traitement par la nitisinone avec les gélules de nitisinone est instauré avec lalimentation, il est recommandé de le poursuivre dans les mêmes conditions, se référer à la rubrique 4.2.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'existe pas de données pertinentes concernant l'utilisation de la nitisinone chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3.). Le risque potentiel chez lHomme n'est pas connu. La nitisinone ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement avec la nitisinone. La nitisinone traverse le placenta humain.
On ne sait pas si la nitisinone est excrétée dans le lait maternel. Les études chez lanimal ont mis en évidence des effets indésirables post-nataux lors de lexposition à la nitisinone via le lait maternel. En conséquence, les mères recevant de la nitisinone ne doivent pas allaiter puisquun risque pour le nourrisson ne peut être exclu (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Fertilité
Il nexiste aucune donnée démontrant que la nitisinone a un effet sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Par son mode daction, la nitisinone augmente les taux de tyrosine chez tous les patients traités par nitisinone. Les effets indésirables oculaires, tels que conjonctivite, opacité cornéenne, kératite, photophobie et douleur oculaire, liés à des taux de tyrosine élevés sont par conséquent fréquents chez les patients atteints dHT-1 comme chez ceux atteints dAKU. Parmi les patients atteints dHT-1, les autres effets indésirables fréquents comprennent : thrombocytopénie, leucopénie et granulocytopénie. Peu fréquemment, une dermatite exfoliative peut survenir.
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous par classes de systèmes dorganes selon MedDRA et en fréquence absolue, sont basés sur les données issues dessais cliniques portant sur des patients atteints dHT-1 et dAKU, et de lutilisation après la commercialisation chez les patients atteints dHT-1. La fréquence se définit comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissant.
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Classes de systèmes dorganes selon MedDRA |
Fréquence chez les patients atteints dHT-1 |
Fréquence chez les patients atteints dAKU1 |
Effet indésirable |
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Infections et infestations |
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Fréquent |
Bronchite, pneumonie |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Fréquent |
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Thrombocytopénie, leucopénie, granulocytopénie |
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Peu fréquent |
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Leucocytose |
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Affections oculaires |
Fréquent |
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Conjonctivite, opacité cornéenne, kératite, photophobie |
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Très fréquent2 |
Kératopathie |
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Fréquent |
Très fréquent2 |
Douleur oculaire |
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Peu fréquent |
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Blépharite |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
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Dermatite exfoliatrice, rash érythémateux |
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Peu fréquent |
Fréquent |
Prurit, rash |
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Investigations |
Très fréquent |
Très fréquent |
Taux de tyrosine élevés |
1 La fréquence est basée sur une étude clinique portant sur lAKU.
2 Des taux de tyrosine élevés sont associés à une réaction oculaire indésirable. Les patients de létude dans lAKU ne suivaient pas de régime alimentaire à faible teneur en tyrosine ou en phénylalanine.
Description de certains effets indésirables
Le traitement par nitisinone conduit à une augmentation des taux de tyrosine. Des taux élevés de tyrosine ont été associés à des effets indésirables oculaires tels quune opacité cornéenne et des lésions hyperkératosiques chez les patients atteints dHT-1 et dAKU. Un régime alimentaire restreint en tyrosine et en phénylalanine devrait limiter la toxicité associée à ce type de tyrosinémie en diminuant les taux de tyrosine (voir rubrique 4.4).
Dans les études cliniques portant sur lHT-1, les granulocytopénies nétaient que peu fréquemment sévères (< 0,5 × 109/L) et non associées à des infections. Les effets indésirables concernant la classe de systèmes dorganes selon MedDRA « Affections hématologiques et du système lymphatique » ont diminué lors dun traitement continu par nitisinone.
Population pédiatrique
Le profil de sécurité dans lHT-1 est principalement basé sur la population pédiatrique puisque le traitement par nitisinone doit être instauré dès que le diagnostic dune tyrosinémie héréditaire de type 1 (HT-1) est établi. Sur la base de létude clinique et des données après commercialisation, aucun élément nindique que le profil de sécurité est différent selon les sous-groupes de la population pédiatrique ou par rapport au profil de sécurité observé chez les patients adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr..
Une ingestion accidentelle de nitisinone par un sujet suivant un régime alimentaire normal sans restriction en tyrosine et en phénylalanine conduit à une augmentation des taux en tyrosine. Des taux élevés en tyrosine ont été associés à une toxicité oculaire, cutanée et du système nerveux. Un apport restreint en tyrosine et en phénylalanine dans le régime alimentaire devrait limiter la toxicité associée à ce type de tyrosinémie. Aucune information concernant un traitement spécifique en cas de surdosage nest disponible.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La nitisinone est un inhibiteur compétitif de la 4-hydroxyphénylpyruvate dioxygénase, la deuxième étape du métabolisme de la tyrosine. En inhibant le catabolisme de la tyrosine chez les patients avec HT-1 et dAKU, la nitisinone empêche laccumulation de métabolites nocifs en aval de la 4‑hydroxyphénylpyruvate dioxygénase.
Dans lHT-1, lanomalie biochimique est une carence en fumarylacétoacétate-hydrolase, qui est la dernière enzyme de la voie catabolique de la tyrosine. La nitisinone empêche laccumulation des produits intermédiaires toxiques, le maleylacétoacétate et le fumarylacétoacétate. Ces produits intermédiaires sont réduits en deux métabolites toxiques, la succinylacétone et le succinylacétoacétate. La succinylacétone inhibe la voie de synthèse des porphyrines, ce qui conduit à une accumulation de 5-aminolévulinate.
Dans lAKU, lanomalie biochimique est une carence en homogentisate 1,2‑dioxygénase, la troisième enzyme de la voie catabolique de la tyrosine. La nitisinone empêche laccumulation de lacide homogentisique (AHG), un métabolite nocif, qui, autrement, entraîne une ochronose des articulations et du cartilage et, par conséquent, le développement des signes cliniques de la maladie.
Effets pharmacodynamiques
Chez les patients atteints dHT-1, le traitement par la nitisinone normalise le métabolisme des porphyrines avec une activité normale de la porphobilinogène (PBG)-synthase érythrocytaire et un taux urinaire normal de 5-aminolévulinate, une excrétion urinaire de succinylacétone réduite, un taux plasmatique de tyrosine accru et une excrétion urinaire dacides phénoliques accrue. Les données disponibles lors dune étude clinique indiquent que la concentration urinaire de succinylacétone est redevenue normale chez plus de 90 % des patients au cours de la première semaine de traitement. La succinylacétone nest détectable ni dans les urines ni dans le plasma lorsque la dose de nitisinone est correctement ajustée.
Chez les patients atteints dAKU, le traitement par la nitisinone réduit laccumulation dAHG. Les données disponibles issues dune étude clinique montrent une réduction de 99,7 % de lAHG urinaire et une réduction de 98,8 % de lAHG sérique après traitement par la nitisinone par rapport au groupe contrôle non traité, après 12 mois de traitement.
Efficacité et sécurité cliniques dans le cadre de lHT-1
Létude clinique était ouverte et non contrôlée. La fréquence dadministration dans létude était de deux fois par jour. Les probabilités de survie après 2, 4 et 6 ans de traitement par nitisinone sont résumées dans le tableau ci-dessous.
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Étude NTBC (N = 250) |
|||
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Âge au début du traitement |
2 ans |
4 ans |
6 ans |
|
≤ 2 mois |
93 % |
93 % |
93 % |
|
≤ 6 mois |
93 % |
93 % |
93 % |
|
> 6 mois |
96 % |
95 % |
95 % |
|
Globalement |
94 % |
94 % |
94 % |
Les données issues dune étude utilisée comme contrôle historique (van Spronsen et coll., 1994) ont mis en évidence la probabilité de survie suivante.
|
Âge à lapparition des symptômes |
1 an |
2 ans |
|
< 2 mois |
38 % |
29 % |
|
> 2-6 mois |
74 % |
74 % |
|
> 6 mois |
96 % |
96 % |
Il a été mis en évidence que le traitement par la nitisinone réduit le risque de survenue dun hépatome lorsquil est comparé aux données historiques avec régime alimentaire seul. Il a également été observé que linstauration précoce du traitement réduisait encore plus ce risque de survenue dun hépatome.
Le tableau ci-dessous présente la probabilité de non-survenue dun hépatome à 2, 4 et 6 ans pendant le traitement par la nitisinone chez les patients âgés de 24 mois ou moins au début du traitement et chez ceux âgés de plus de 24 mois au début du traitement :
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Étude NTBC (N = 250) |
|||||||
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Nombre de patients |
Probabilité dabsence dhépatome (intervalle de confiance à 95 %) à |
|||||
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au début |
à 2 ans |
à 4 ans |
à 6 ans |
2 ans |
4 ans |
6 ans |
|
|
Tous les patients |
250 |
155 |
86 |
15 |
98 % (95 ; 100) |
94 % (90 ; 98) |
91 % (81 ; 100) |
|
Âge en début de traitement ≤ 24 mois |
193 |
114 |
61 |
8 |
99 % (98 ; 100) |
99 % (97 ; 100) |
99 % (94 ; 100) |
|
Âge en début de traitement > 24 mois |
57 |
41 |
25 |
8 |
92 % (84 ; 100) |
82 % (70 ; 95) |
75 % (56 ; 95) |
Lors dune enquête internationale sur les patients avec HT-1 dont le traitement consistait en un régime alimentaire seul, il a été observé quun hépatome avait été diagnostiqué chez 18 % de lensemble des patients âgés de 2 ans et plus.
Une étude visant à évaluer la pharmacocinétique, lefficacité et la sécurité dune administration quotidienne unique comparée à une administration biquotidienne a été réalisée chez 19 patients avec HT-1. Aucune différence cliniquement significative na été notée au niveau des effets indésirables ou des autres évaluations de la sécurité entre ladministration biquotidienne et ladministration quotidienne unique. Aucun patient na présenté de taux détectables de succinylacétone (SA) à la fin de la période de traitement avec administration quotidienne unique. Létude indique quune administration quotidienne unique est sûre et efficace dans tous les groupes dâge de patients. Les données concernant les patients ayant un poids corporel < 20 kg sont toutefois limitées.
Efficacité et sécurité cliniques dans le cadre de lAKU
Lefficacité et la sécurité de la nitisinone à une dose de 10 mg une fois par jour chez les patients adultes atteints dAKU ont été démontrées dans une étude de 48 mois, randomisée, avec évaluateur en aveugle, contrôlée par comparaison avec labsence de traitement, avec groupes parallèles, chez 138 patients (69 patients traités par la nitisinone). Le principal critère dévaluation était leffet sur les taux dAHG urinaires ; une réduction de 99,7 % après traitement par la nitisinone a été constatée au bout de 12 mois par rapport au groupe contrôle non traité. Le traitement par la nitisinone a montré un effet positif statistiquement significatif sur le cAKUSSI (Clinical evaluation Alkaptonuria Severity Score Index), la pigmentation oculaire, la pigmentation des oreilles, lostéopénie de la hanche et le nombre de régions vertébrales douloureuses par rapport au groupe contrôle non traité. Le cAKUSSI est un score composite comprenant la pigmentation des yeux et des oreilles, les calculs rénaux et prostatiques, la sténose aortique, lostéopénie, les fractures osseuses, les ruptures de tendons/ligaments/muscles, la cyphose, la scoliose, les arthroplasties et autres manifestations de lAKU. Par conséquent, les taux réduits dAHG chez les patients traités par la nitisinone ont entraîné une réduction du processus ochronotique et réduit les manifestations cliniques, favorisant un ralentissement de la progression de la maladie.
Les événements oculaires tels que la kératopathie et les douleurs oculaires, les infections, les céphalées et la prise de poids ont été signalés avec une incidence plus élevée chez les patients traités par la nitisinone que chez les patients non traités. La kératopathie a entraîné une interruption temporaire ou définitive du traitement chez 14 % des patients traités par la nitisinone, mais elle a été réversible à larrêt de la nitisinone.
Aucune donnée nest disponible concernant les patients âgés de > 70 ans.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Des études in vitro utilisant des microsomes hépatiques humains et des enzymes P450 ADNc-exprimées ont montré que le métabolisme ayant pour médiateur lenzyme CYP 3A4 était limité.
Daprès les données issues dune étude dinteraction clinique effectuée avec 80 mg de nitisinone à létat déquilibre, la nitisinone a entraîné une augmentation dun facteur 2,3 de lASC∞ du tolbutamide, un substrat du CYP 2C9, ce qui indique une inhibition modérée du CYP 2C9. La nitisinone a entraîné une diminution denviron 30 % de lASC∞ de la chlorzoxazone, ce qui indique une faible induction du CYP 2E1. La nitisinone ninhibe pas le CYP 2D6 puisque lASC∞ du métoprolol na pas été affectée par ladministration de la nitisinone. LASC∞ du furosémide a augmenté dun facteur 1,7, ce qui indique une faible inhibition des OAT1/OAT3 (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Daprès les études in vitro, il nest pas attendu que la nitisinone inhibe le métabolisme ayant pour médiateur les isoenzymes CYP 1A2, 2C19 ou 3A4, ni quelle induise les CYP 1A2, 2B6 ou 3A4/5. La nitisinone ne devrait pas inhiber le transport ayant pour médiateur la P-gp, la BCRP ou lOCT2. Aux concentrations plasmatiques atteintes dans la pratique clinique, la nitisinone ne devrait pas inhiber le transport ayant pour médiateur lOATP1B1 et lOATP1B3.
5.3. Données de sécurité préclinique
Une étude sur le développement pré- et post-natal chez la souris a mis en évidence une réduction du taux de survie et un ralentissement de la croissance des petits de la portée statistiquement significatifs durant la période de sevrage et ceci à des doses respectivement 125 fois et 25 fois plus fortes que la dose maximale recommandée chez lhomme, avec une tendance à un effet négatif sur la survie des petits à partir de la dose de 5 mg/kg/jour. Chez le rat, lexposition par le lait a conduit à une réduction du poids moyen des petits et à la survenue de lésions de la cornée.
Aucun effet mutagène na été observé ; par contre, une faible activité clastogène a été observée dans les études in vitro. Il ny a eu aucun signe de génotoxicité in vivo (test du micronoyau chez la souris et test de synthèse de lADN non programmée du foie chez la souris). La nitisinone ne sest pas révélée carcinogène au cours dune étude de carcinogénicité de 26 semaines chez les souris transgéniques (TgrasH2).
Amidon prégélatinisé
Acide stéarique
Enveloppe de la gélule
Gélatine
Dioxyde de titane (E171)
Encre dimpression
Gomme laque
Propylène glycol
Laque aluminique dindigotine (E132)
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver à une température ne dépassant pas 30 ºC.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
60 gélules en flacon polyéthylène haute densité (PEHD) avec système de fermeture sécurité enfant en polypropylène (PP).
Chaque boîte contient 1 flacon.
Plaquettes (OPA/Alu/PCV-Alu) prédécoupées unitaires. Chaque boîte contient 60 gélules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
PRINS BERNHARDPLEIN 200
1097 JB AMSTERDAM
PAYS-BAS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 063 4 8 : 60 gélules en flacon (PEHD).
· 34009 302 272 7 5 : 60 gélules en plaquettes (OPA/Aluminium/PVC-Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NITISINONE DIPHARMA 10 mg, gélule
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- LOPRESSOR 100 mg, comprimé pelliculé sécable
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