VENOFER 20 mg/mL, solution injectable (IV)
CIS 60080232
Informations à jour au 31 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 31/12/2021
VENOFER 20 mg/mL solution injectable (IV)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quantité correspondant à fer élément.................... ....................................................... 20,00 mg
pour 1 mL de solution injectable.
Un flacon ou une ampoule de 5 mL contient 2700 mg de complexe dhydroxyde ferrique-saccharose correspondant à 100 mg de fer élément.
Excipient(s) à effet notoire :
Ce médicament contient jusquà 7 mg de sodium par mL, voir rubrique 4.4.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
VENOFER est une solution aqueuse opaque de couleur brun foncé de pH 10,5 à 11,0 et dont losmolarité est de 1 150 à 1 350 mOsmol/L.
4.1. Indications thérapeutiques
VENOFER est indiqué dans le traitement de l'anémie par carence martiale dans les cas suivants :
· En traitement de lanémie chez linsuffisant rénal chronique hémodialysé, en prédialyse ou en dialyse péritonéale, lorsquun traitement par fer oral sest révélé insuffisant ou mal toléré ;
· En situation pré-opératoire : chez les patients inclus dans un programme de don de sang autologue en association avec lérythropoïétine, à condition quils aient une anémie modérée (Hb entre 9 et 11 g/100 mL), et que leur ferritinémie initiale soit inférieure à 150 µg/L ;
· En traitement des anémies aiguës en post-opératoire immédiat chez les patients ne pouvant pas recevoir dalimentation orale.
· En traitement des anémies hyposidérémiques par carence martiale (Hb < 10,5 g/100 mL) liées aux maladies inflammatoires chroniques sévères de lintestin lorsque le traitement par voie orale nest pas adapté.
VENOFER ne doit être administré que si lindication est confirmée par des examens appropriés.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie par injection ne doit pas dépasser 300 mg chez ladulte.
La dose totale à administrer et le rythme des injections dépendent du poids, du taux dhémoglobine, de la ferritinémie basale et de la perte de fer attendue.
Insuffisant rénal chronique
· Dès lors que sont exprimés des signes biologiques dinsuffisance de réplétion du stock de fer (ferritinémie <100 µg/L, saturation de la transferrine <20 %) et qu'un sel de fer oral s'avère insuffisant ou mal toléré ;
· En cas de traitement par érythropoïétine, lorsque les réserves en fer sont insuffisantes pour assurer une réponse érythropoïétique optimale (ferritinémie < 200 µg/L, saturation de la transferrine < 25 %), et quun sel de fer oral savère insuffisant ou mal toléré,
· La posologie dinduction recommandée est de 2 à 4 mg de fer/kg par semaine, cest-à-dire 5 à 10 mL de VENOFER (100 à 200 mg) pendant quatre à douze semaines selon limportance du déficit à combler.
· En traitement dentretien, pour compenser les pertes de fer estimées à 2 à 5 mg par jour, une dose de 2 mg de fer/kg peut être administrée une ou deux fois par mois.
· Lévolution du stock de fer doit être régulièrement contrôlée par les mesures de la ferritinémie et du taux de saturation de la transferrine.
Calcul de la dose totale nécessaire
La dose cumulée totale de VENOFER, équivalente au déficit en fer total (mg), est déterminée par le taux dhémoglobine (Hb) et le poids corporel (PC). La dose de VENOFER doit être calculée individuellement pour chaque patient en fonction du déficit en fer total calculé selon la formule de Ganzoni ci-dessous, par exemple :
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Déficit en fer total [mg] = PC [kg] x (Hb cible Hb actuelle) [g/dL] x 2,4* + réserves de fer [mg] |
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PC < 35 kg : |
Hb cible = 13 g/dL et réserves de fer = 15 mg/kg de PC |
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PC ≥ 35 kg : |
Hb cible = 14 g/dL et réserves de fer = 500 mg |
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* Factor 2,4 = 0,0034 (teneur en fer de lHb = 0,34 %) x 0,07 (volume sanguin = 7 % de PC) x 1 000 (facteur de conversion de [g] en [mg]) x 10
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Programme pré-opératoire de don de sang autologue avec érythropoïétine
· Une supplémentation en fer nest indiquée que si les réserves de fer sont insuffisantes pour compenser la perte de fer attendue : ferritinémie < 150 µg/L.
· Pour tenir compte du temps nécessaire à lérythropoïèse, il est souhaitable de débuter le traitement martial au moins deux semaines avant la première soustraction sanguine.
· La posologie recommandée est 2 à 3 mg/kg (200 mg chez ladulte) par semaine pendant cinq semaines. La posologie maximale cumulée ne doit pas dépasser 15 mg/kg.
Calcul de la dose de soutien dans le cadre dun don de sang autologue
La dose de VENOFER nécessaire pour compenser la carence martiale peut être calculée selon les formules suivantes
· Si la quantité de sang perdu est connue :
ladministration de 200 mg de fer (10 mL de VENOFER) doit permettre une augmentation de lhémoglobine équivalente à celle obtenue par ladministration dune unité de sang (400 mL avec Hb = 15 g/dL).
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Quantité de fer à remplacer [mg] |
= nombre dunités de sang perdu x 200 mg ou |
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Quantité de VENOFER nécessaire [mL] |
= nombre dunités de sang perdu x 10 mL |
· Si le taux dHb est inférieur au taux souhaité : la formule présume que les réserves en fer nont pas besoin dêtre restaurées.
Quantité de fer à remplacer [mg] = PC [kg] x 2,4 x (Hb cible - Hb actuelle) [g/dL].
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Exemple : pour un PC = 60 kg et un déficit en Hb de 1 g/dL : |
Þ @ 150 mg de fer à remplacer |
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Þ 7,5 mL de VENOFER nécessaires |
Anémies aiguës en post-opératoire immédiat chez les patients ne pouvant recevoir dalimentation orale
Une supplémentation par fer injectable peut senvisager lorsque le niveau de lhémoglobine descend en dessous dun seuil critique (9 à 10 g/dL chez les sujets à risques, 7 à 8 g/dL chez le sujet normal).
La posologie recommandée chez l'adulte est généralement de 100 à 200 mg par injection, 1 à 3 fois par semaine, en respectant un intervalle de 48 heures entre chaque injection. Chez l'enfant, elle est de 3 mg/kg de poids corporel par injection, 1 à 3 fois par semaine, en respectant un intervalle de 48 heures entre chaque injection.
La dose injectée ne doit pas dépasser la dose totale calculée selon la formule suivante :
Déficit en fer total (mg) = poids corporel (kg) x (Hb cible Hb actuelle) (g/100 mL) x 2,4.
Anémies liées aux maladies inflammatoires chroniques de lintestin
Une supplémentation par VENOFER peut être envisagée lorsque le niveau de lhémoglobine descend en dessous de 10,5 g/100 mL.
La posologie recommandée chez ladulte est généralement de 100 à 200 mg par injection, 1 à 3 fois par semaine, en respectant un intervalle de 48 heures entre chaque injection.
Calcul de la dose totale nécessaire
La dose cumulée totale de VENOFER, équivalente au déficit en fer total (mg), est déterminée par le taux dhémoglobine (Hb) et le poids corporel (PC). La dose de VENOFER doit être calculée individuellement pour chaque patient en fonction du déficit en fer total calculé selon la formule de Ganzoni ci-dessous, par exemple :
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Déficit en fer total [mg] = PC [kg] x (Hb cible Hb actuelle) [g/dL] x 2,4* + réserves de fer [mg] |
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PC < 35 kg : |
Hb cible = 13 g/dL et réserves de fer = 15 mg/kg de PC |
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PC ≥ 35 kg : |
Hb cible = 14 g/dL et réserves de fer = 500 mg |
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* Facteur 2,4 = 0,0034 (contenu en fer de lHb = 0,34 %) x 0,07 (volume sanguin = 7 % de PC) x 1 000 (facteur de conversion de [g] en [mg]) x 10
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Mode dadministration
VENOFER ne doit être administré que par voie intraveineuse . Il peut être administré en perfusion intraveineuse stricte, en injection lente ou dans la ligne veineuse du dialyseur.
Perfusion intraveineuse
VENOFER ne doit être utilisé quaprès dilution réalisée immédiatement avant la perfusion, exclusivement dans une solution isotonique stérile de chlorure de sodium, à raison de 5 mL (correspondant à 100 mg de fer) dilué dans un maximum de 100 mL de solution pour perfusion de chlorure de sodium à 0,9 %, jusquà 15 mL (300 mg de fer) dilués dans un maximum de 300 mL de solution pour perfusion de chlorure de sodium à 0,9 %. La concentration en fer de la solution résultante ne doit pas être inférieure à 1 mg/mL.
La solution obtenue sera administrée en perfusion lente avec un débit de 3,5 mL par minute, sans dépasser 15 mL (300 mg de fer) par perfusion (administrée en au moins 1,5 heures).
Pour éviter les risques liés à une extravasation au site d'injection (voir rubrique 4.4), il convient de s'assurer que l'aiguille est bien positionnée dans la veine avant de pratiquer la perfusion. Administrer une solution saline isotonique avant l'administration pour vérifier le positionnement de la canule et rincer à nouveau avec du sérum physiologique une fois la perfusion ou le bolus terminé.
Lors de l'administration de la solution de fer par perfusion IV, une surveillance infirmière doit être réalisée régulièrement à 15 minutes, 30 minutes puis toutes les heures jusqu'à la fin de la perfusion. Etendre le bras du patient après la perfusion.
L'intervalle minimum entre chaque administration doit être strictement respecté.
Injection dans la ligne veineuse du dialyseur
VENOFER peut être administré en milieu de séance dhémodialyse directement dans la ligne veineuse du dialyseur dans les mêmes conditions que pour une perfusion.
Lutilisation de VENOFER est contre-indiquée dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ;
· hypersensibilité grave connue à toute autre préparation parentérale ;
· anémie non ferriprive ;
· surcharge martiale ou troubles de l'utilisation du fer (par exemple hémochromatose, hémosidérose).
· cirrhose hépatique décompensée et hépatite.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce risque de réactions dhypersensibilité est plus élevé chez les patients présentant des allergies connues, y compris des allergies médicamenteuses, des antécédents dasthme, deczéma ou de tout autre type dallergie (terrain atopique) sévères.
Le risque de réactions d'hypersensibilité aux complexes de fers administrés par voie parentérale est également accru chez les patients atteints de troubles immunitaires ou inflammatoires (p. ex. lupus érythémateux systémique, polyarthrite rhumatoïde).
La prise concomitante de VENOFER avec d'autres sels de fer par voie injectable est déconseillée (voir rubrique 4.5).
VENOFER ne doit être administré que lorsque du personnel formé pour évaluer et prendre en charge les réactions anaphylactiques est immédiatement disponible, dans un environnement disposant des moyens nécessaires pour assurer une réanimation.
Le patient doit être surveillé afin de détecter l'apparition de tout effet indésirable pendant au moins 30 minutes après chaque administration de VENOFER. Si des manifestations dhypersensibilité ou dintolérance sont observées durant ladministration, le traitement doit être immédiatement arrêté. La prise en charge dune réaction anaphylactique/anaphylactoïde implique davoir à disposition les moyens nécessaires à une réanimation cardio-respiratoire incluant ladrénaline injectable (1 :1 000). Un traitement par antihistaminique et/ou glucocorticoïde peut également savérer nécessaire.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, le fer parentéral ne doit être administré quaprès une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque. Ladministration de fer par voie parentérale doit être évitée chez les patients présentant une insuffisance hépatique lorsque la surcharge en fer constitue un facteur précipitant, en particulier Porphyrie Cutanée Tardive. Une surveillance étroite du bilan martial est recommandée afin déviter une surcharge en fer.
Les préparations à base de fer administrées par voie parentérale doivent être utilisées avec précaution en cas dinfection aiguë ou chronique, en raison du risque potentiel d'aggravation des infections, surtout chez l'enfant. Il est recommandé darrêter le traitement par VENOFER chez les patients présentant une bactériémie. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué chez les patients présentant une infection chronique.
Des réactions dextravasation de VENOFER au site dinjection peuvent survenir et se manifester par une inflammation, une douleur, une rougeur, une induration, la formation dabcès stérile, une nécrose tissulaire et un dème pouvant apparaître dès le début de linjection, ainsi que par une coloration ou pigmentation brune de la peau pouvant persister à long terme.
Des modalités particulières d'administration et de surveillance permettent de réduire ces risques (voir rubrique 4.2).
Si une extravasation survient, la perfusion doit être arrêtée immédiatement. Il n'existe pas de prise en charge symptomatique spécifique totalement efficace. Si des signes ou des symptômes tels que des troubles de la pigmentation cutanée sont signalés après l'extravasation, un avis médical spécialisé doit être demandé et un suivi des lésions pigmentaires devra être réalisé.
Chez les sujets préalablement traités par le fer par voie orale, ce traitement doit être interrompu 24 h avant la première injection de VENOFER.
Ce médicament contient jusquà 7 mg de sodium par mL, ce qui équivaut à 0,4 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Association déconseillée (voir rubrique 4.4)
· Fer (sels) voie injectable
Lipothymie, voire choc, attribué à la libération rapide du fer de sa forme complexe et à la saturation de la sidérophiline.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste pas d'étude rigoureuse et contrôlée de VENOFER chez la femme enceinte.
Une évaluation prudente du rapport bénéfice/risque devra donc être effectuée avant toute utilisation de VENOFER pendant la grossesse ; VENOFER ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins dune nécessité absolue (voir rubrique 4.4).
Dans bien des cas, lanémie par carence martiale durant le premier trimestre de grossesse peut être traitée par une préparation de fer orale. Lorsque le bénéfice dun traitement par VENOFER est estimé supérieur au risque potentiel pour la mère et le ftus, il est recommandé de limiter ce traitement aux deuxième et troisième trimestres.
Une bradycardie ftale peut survenir après ladministration de préparations parentérales à base de fer. Elle est généralement transitoire et consécutive à une réaction dhypersensibilité chez la mère. Le ftus doit faire lobjet dun suivi attentif pendant ladministration intraveineuse de préparations parentérales à base de fer à une femme enceinte.
Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Chez des rates allaitantes traitées par un complexe d'hydroxyde ferrique-saccharose, il a été observé une faible excrétion du fer dans le lait et un transfert du fer chez les petits. Il est peu probable que le complexe hydroxyde ferrique-saccharose non métabolisé passe dans le lait maternel.
Chez des mères allaitantes présentant une carence martiale, la teneur en fer du lait maternel n'était pas augmentée après administration de fer sous forme de complexe d'hydroxyde ferrique-saccharose.
Cependant, il ne peut être exclu que les nouveau-nés/nourrissons puissent être exposés au fer contenu dans VENOFER par l'intermédiaire du lait maternel.
Une décision doit être prise d'interrompre l'allaitement ou le traitement en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Aucun effet du complexe hydroxyde ferrique-saccharose na été observé sur la fertilité, les performances daccouplement et le développement embryonnaire précoce chez le rat.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Leffet indésirable plus fréquemment rapporté dans les études cliniques menées avec VENOFER a été une dysgueusie, survenue avec une fréquence de 4,5 %. Les effets indésirables graves les plus importants associés à VENOFER sont des réactions dhypersensibilité, qui sont survenues avec une fréquence de 0,25 % dans les études cliniques.
Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables rapportés après ladministration de VENOFER chez 4 064 patients dans les études cliniques ainsi que ceux notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance post-commercialisation. Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur incidence en utilisant la classification suivante : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 < 1/1000) ; très rare (<°1/10 000).
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Classe de système dorganes |
Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1000, < 1/100) |
Rare (≥ 10 000, < 1/1000) |
Fréquence indéterminée1) |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Angio-dème, réactions anaphylactoïdes3) |
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Affections du système nerveux |
Dysgueusie |
Céphalées, vertiges, sensation de brûlure, paresthésies, hypoesthésie |
Syncope, somnolence |
Diminution du niveau de conscience, confusion, perte de conscience, anxiété, tremblements |
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Affections cardiaques |
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Palpitations |
Bradycardie, tachycardie, syndrome de Kounis |
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Affections vasculaires |
Hypotension, hypertension |
Bouffées vasomotrices, phlébite |
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Collapsus circulatoire, thrombophlébite |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dyspnée |
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Bronchospasme |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Chromaturie |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées |
Vomissements, douleur abdominale, diarrhée, constipation |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Prurit, rash |
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Urticaire, érythème |
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Affections musculosquelettiques et systémiques |
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Spasmes musculaires, myalgies, arthralgies, douleurs dans les membres, dorsalgies |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Réactions au point dinjection/de perfusion2) |
Frissons, asthénie, fatigue, dème périphérique, douleur |
Douleur thoracique, hyperhidrose, pyrexie |
Sueurs froides, malaise, pâleur, syndrome grippal qui peut apparaître quelques heures à plusieurs jours après linjection |
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Investigations |
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Augmentation de lalanine aminotransférase, augmentation de laspartate aminotransférase, augmentation de la gammaglutamyltrans-férase, augmentation de la ferritine sérique |
Augmentation du taux sanguin de lactate déshydrogénase hypophosphatémie4) |
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1) Notifications spontanées dans le cadre de la pharmacovigilance.
2) Les effets secondaires les plus fréquents sont les suivants : douleur au point dinjection/de perfusion, dème, brûlure, irritation, coloration, hématome, prurit.
3) Des réactions anaphylactoïdes peuvent se manifester par des tremblements/symptômes sévères similaires à une crise épileptique
4) Diminution modérée des taux de phosphate
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le fer-saccharose, la substance active de VENOFER, est composé dun noyau dhydroxyde de fer(III) polynucléaire entouré dun grand nombre de molécules de saccharose liées de façon non covalente. Le poids moléculaire (PM) moyen du complexe est denviron 43 kDa. Le noyau de fer polynucléaire possède une structure similaire à celle du noyau de la ferritine, la protéine de stockage du fer physiologique. Le complexe est conçu pour délivrer, de façon contrôlée, le fer utilisable pour les protéines de transport et de stockage du fer dans lorganisme (transferrine et ferritine respectivement).
Après une administration intraveineuse, le noyau de fer polynucléaire du complexe est capté essentiellement par le système réticulo-endothélial dans le foie, la rate et la moelle osseuse. Dans une seconde étape, le fer est utilisé pour la synthèse de lhémoglobine, de la myoglobine et dautres enzymes contenant du fer, ou stocké principalement dans le foie sous forme de ferritine.
Efficacité et sécurité clinique
Anémie chez l'insuffisant rénal chronique dialysé
Létude VIT-IV-CL-015 est une étude en ouvert, randomisée, menée en groupes parallèles chez des patients présentant une anémie ferriprive et faisant lobjet dune hémodialyse. Les patients ont reçu 200 mg de fer sous forme de FERINJECT ou de VENOFER 2 à 3 fois par semaine, administrés directement dans le dialyseur jusquà ce que la dose de fer cumulée, calculée individuellement, soit atteinte. Quatre (4) semaines après linclusion, 46,4 % (45/97) des patients du bras FERINJECT par rapport à 37,2 % (32/86) des patients du bras VENOFER présentaient une augmentation du taux dhémoglobine (Hb) ≥ 1,0 g/dL (p = 0,2101). Cinquante-et-un patients (42,9 %) du groupe FERINJECT et 47 patients (39,8 %) du groupe VENOFER ont présenté au moins 1 événement indésirable apparu sous traitement (TEAE), mais seuls 5 patients (4,2 %) de chaque groupe ont présenté des TEAE graves. Six patients (5,0 %) du groupe FERINJECT et 12 patients (10,2 %) du groupe VENOFER ont présenté au moins 1 TEAE lié au traitement. Globalement, il ny a pas eu de différence de profil de sécurité entre les deux groupes de traitement.
Anémie hyposidérémique par carence martiale liée aux maladies inflammatoires chroniques sévères de l'intestin
Létude FER-IBD-07-COR est une étude randomisée, en ouvert, menée chez des patients présentant une maladie inflammatoire chronique de lintestin en rémission ou légère. Les patients ont reçu du FERINJECT sous forme de doses uniques jusquà 1000 mg de fer selon un schéma posologique simplifié utilisant le taux dHb et le poids corporel initiaux ou bien du VENOFER sous forme de doses de 200 mg de fer, jusquà ce que la dose de fer cumulée ait été atteinte, selon la formule de Ganzoni. 65,8 % des patients ayant reçu le FERINJECT (n=240) versus 53,6 % des patients ayant reçu le VENOFER (n=245) ont présenté une augmentation du taux dHb ≥ 2 g/dL à 12 semaines (observée) (p = 0,008). 83,8 % des sujets traités par FERINJECT versus 75,9 % des sujets traités par VENOFER ont obtenu une augmentation du taux dHb ≥ 2 g/dL ou un taux dHb dans les limites de la normale à la Semaine 12 (p = 0,019). Le pourcentage des patients ayant présenté des événements indésirables apparus sous traitement (TEAE) liés au traitement était similaire entre le groupe FERINJECT (13,9 %) et le groupe VENOFER (11,3 %). Un patient (0,4 %) du groupe FERINJECT et aucun patient du groupe VENOFER na présenté dévénement grave ou sévère, lié au traitement de létude.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La ferrocinétique du complexe dhydroxyde ferrique-saccharose marqué au 52Fe et au 59Fe a été évaluée chez 6 patients présentant une insuffisance rénale chronique et une anémie. Au cours des 6 à 8 premières heures, le 52Fe a été capté par le foie, la rate et la moelle osseuse. La captation de la radioactivité par la rate riche en macrophages est considérée comme représentative de la captation du fer par le système réticulo-endothélial.
Après injection intraveineuse dune dose unique de 100 mg de fer sous forme de complexe dhydroxyde ferrique-saccharose chez des volontaires sains, les concentrations sériques maximales de fer totales sont atteintes 10 minutes après linjection, avec une concentration moyenne de 538 µmol/L. Le volume de distribution dans le compartiment central correspond bien au volume plasmatique (environ 3 litres).
Biotransformation
Après linjection, le saccharose se dissocie fortement et le noyau de fer polynucléaire est capté principalement par le système réticulo-endothélial du foie, de la rate et de la moelle osseuse. Quatre semaines après ladministration, lutilisation du fer érythrocytaire est de 59 % à 97 %.
Elimination
Le poids moléculaire (PM) moyen du complexe dhydroxyde ferrique-saccharose est denviron 43 kDa, soit un poids suffisamment important pour empêcher lélimination par voie rénale. Lélimination rénale du fer, qui se produit pendant les 4 premières heures suivant linjection dune dose de 100 mg de fer sous forme de VENOFER, représente moins de 5 % de la dose. Après 24 heures, la concentration sérique totale de fer est diminuée à la valeur avant ladministration et lélimination rénale du saccharose représente environ 75 % de la dose administrée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Hydroxyde de sodium (pour lajustement du pH), eau pour préparations injectables.
Durée de conservation du produit tel que conditionné pour la vente
3 ans.
Durée de conservation après première ouverture de lampoule ou du flacon
Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.
Durée de conservation après dilution avec une solution stérile de chlorure de sodium (NaCl) à 0,9 % m/v
La stabilité physico-chimique après dilution a été démontrée pendant 24 heures à 25°C. Cependant, dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après dilution. Dans le cas contraire, les durées et conditions de conservation avant lutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne doivent normalement pas excéder 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution ou première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
· 5 mL en ampoule (verre de type I). Boîte de 5.
· 5 mL en flacon (verre de type I) avec bouchon en aluminium. Boîte de 5.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les ampoules et flacons doivent être examinés avant lutilisation pour vérifier labsence de sédiments ou de dommage. Nutiliser que les ampoules et flacons contenant une solution homogène et exempte de sédiments.
VENOFER ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments, à lexception dune solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 % m/v pour la dilution. Pour des instructions sur la dilution du produit avant ladministration, voir la rubrique 4.2.
La solution diluée doit être de couleur brune et limpide.
Chaque ampoule ou flacon de VENOFER est à usage unique.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-101 TERRASSE BOIELDIEU
TOUR FRANKLIN LA DÉFENSE 8
92042 PARIS LA DÉFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 561 896-3 ou 34009 561 896 3 2 : 5 mL en ampoule (verre). Boîte de 5.
· 571 283-4 ou 34009 571 283 4 0 : 5 mL en flacon (verre). Boîte de 5.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier