NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion
CIS 60193835
Informations à jour au 25 juin 2025.Version vérifiée par justelesRCP le 18 juillet 2026.
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Sommaire
ANSM - Mis à jour le : 25/06/2025
NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Nimodipine............................................................................................................................ 10 mg
Pour 50 mL de solution injectable/pour perfusion.
Chaque mL contient 0,2 mg de nimodipine.
Excipients à effet notoire :
1 mL de solution contient 200 mg d’éthanol (96 %).
Un flacon de 50 mL contient 10 g d’éthanol (96 %).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable pour perfusion.
Solution limpide, légèrement jaune, avec un pH compris entre 6,0 et 7,5.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention des déficits neurologiques ischémiques sévères consécutifs à une hémorragie sous arachnoïdienne d'origine anévrismale.
4.2. Posologie et mode d'administration
Perfusion intraveineuse
Au début du traitement avec une perfusion intraveineuse continue, la posologie recommandée est de 1 mg/h de nimodipine (soit 5 mL/h de NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion) pendant 2 heures (environ 0,015 µg/kg de poids corporel/h).
Si ce traitement est bien toléré et particulièrement s'il n'y a pas de baisse significative de la pression artérielle, la dose est augmentée, après 2 heures, à 2 mg/h de nimodipine (soit 10 mL/h de NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL solution injectable pour perfusion), environ 0,03 mg/kg de poids corporel/h.
Les patients de poids inférieur à 70 kg ou dont la pression artérielle est instable devraient commencer le traitement avec une dose de 0,5 mg/h de nimodipine (soit 2,5 mL/h de NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion), ou moins si nécessaire.
Populations particulières
Atteinte hépatique :
Il doit être administré avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 20 mL/min.) :
Il doit être administré avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave (voir rubrique 4.4).
Hémorragie sous-arachnoïdienne traumatique
Non recommandé car un rapport bénéfice/risque positif n'a pas été établi (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
L’efficacité et la tolérance de la nimodipine chez les patients de moins de 18 ans n’ont pas été étudiées.
Mode d’administration
Ce médicament est administré en perfusion intraveineuse continue via un cathéter central relié à une pompe à perfusion par un robinet à 3 voies. Il doit être co-administré avec l'une des solutions suivantes : solution de glucose à 5 %, solution de chlorure de sodium à 0,9 %, solution de Ringer lactate, solution de Ringer lactate avec magnésium, du dextran 40, HAES® (poly(O-2-hydroxyéthyl)) amidon à 6 % dans un rapport d'environ 1/4 (nimodipine/co-perfusion). Le mannitol, l'albumine ou le sang humain conviennent pour la perfusion simultanée.
NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion ne doit pas être ajouté à un sac ou un flacon de perfusion et ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments (voir rubrique 6.2). La solution doit être retirée du flacon à l'aide d'une seringue. Ensuite, placer la seringue sans aiguille dans une pompe à perfusion et la connecter à un robinet à 3 voies à l'aide d’un tube en polyéthylène. N'utilisez pas de tube en PVC standard (voir rubrique 6.2). Raccordez le robinet à 3 voies, le tube de co-infusion et le cathéter central. La nimodipine peut être utilisée pendant l'anesthésie, la chirurgie et l'angiographie cérébrale.
Durée du traitement
Le traitement intraveineux de l’hémorragie sous arachnoïdienne d'origine anévrismale doit être commencé le plus tôt possible et au plus tard 4 jours après l'hémorragie et doit être poursuivi pendant la période de risque maximal de vasospasme, c'est-à-dire pendant 5 à 14 jours après l'hémorragie sous arachnoïdienne.
Si, pendant l'administration de nimodipine, l'origine de l'hémorragie est traitée chirurgicalement, le traitement I.V. à la nimodipine sera poursuivi dans la période postopératoire pendant au moins 5 jours.
Après avoir terminé la perfusion, il est recommandé de poursuivre l'administration orale de nimodipine, en comprimés de 60 mg toutes les 4 heures (6 x 60 mg de nimodipine par jour) pendant environ 7 jours.
Hypersensibilité à la nimodipine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Bien que le traitement à la nimodipine n'ait pas été associé à une augmentation de la pression intracrânienne, il doit être utilisé avec précaution en cas de teneur en eau dans le tissu cérébral (œdème cérébral généralisé) ou en cas de forte augmentation de la pression intracrânienne.
La nimodipine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant une hémorragie sous-arachnoïdienne traumatique, car un rapport bénéfice/risque positif n'a pas été établi et les groupes de patients spécifiques qui pourraient bénéficier de l'utilisation de la nimodipine ne peuvent être identifiés pour cette indication.
L'altération de la fonction hépatique peut augmenter la biodisponibilité de la nimodipine en raison d'une clairance métabolique réduite. Par conséquent, son action pharmacologique et ses effets indésirables (par exemple, l'abaissement de la pression sanguine) peuvent être plus prononcés. Dans ces cas, il convient de procéder à un ajustement approprié de la dose, si cela est jugé approprié, en fonction de la pression artérielle et, si nécessaire, d'envisager une suspension du traitement (voir rubrique 4.2).
La fonction rénale peut être altérée si la solution de nimodipine pour perfusion est administrée simultanément avec des médicaments potentiellement neurotoxiques (par exemple, aminoglycosides, céphalosporines, furosémide), ainsi que chez les patients qui ont déjà une fonction rénale altérée. Dans ces cas, la fonction rénale doit être surveillée et si une insuffisance rénale survient, il faut envisager la suspension du traitement (voir rubrique 4.5).
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave (débit de filtration glomérulaire < 20 mL/min), la nécessité d'un traitement doit être soigneusement évaluée et la fonction rénale doit être surveillée à intervalles réguliers (voir rubrique 4.2).
Chez les patients souffrant d'angor instable ou dans les 4 premières semaines suivant un infarctus aigu du myocarde, les médecins doivent considérer le risque potentiel (par exemple, réduction de la perfusion des artères coronaires et ischémie myocardique) par rapport au bénéfice (par exemple, amélioration de la perfusion cérébrale).
Une surveillance clinique et électrocardiographique doit être effectuée si le produit est prescrit à des patients souffrant d'insuffisance cardiaque avancée ou de problèmes de conduction intracardiaque.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient 24 % v/v d'éthanol (alcool), ce qui correspond à une quantité de 200 mg par mL.
La co-administration de médicaments contenant par exemple du propylène glycol ou de l’éthanol peut entraîner une accumulation d’éthanol et induire des effets indésirables, en particulier chez les jeunes enfants ayant une capacité métabolique faible ou immature (voir rubrique 4.5).
Ce médicament étant généralement administré lentement en perfusion continue, les effets de l’alcool pourraient être réduits.
Ce médicament peut être nocif pour les personnes souffrant d'alcoolisme ou de troubles du métabolisme de l'alcool.
La teneur en alcool doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants et les groupes à haut risque tels que les patients présentant une pathologie hépatique ou souffrant d'épilepsie.
La quantité d'alcool dans ce médicament peut modifier les effets d'autres médicaments (voir rubrique 4.5).
La quantité d'alcool dans ce médicament peut modifier les effets sur la capacité à conduire et à utiliser des machines.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon de 50 mL, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les médicaments qui ont un effet sur la nimodipine
L'administration simultanée de cimétidine, un récepteur H2-agoniste, ou de valproate de sodium, un anticonvulsivant, augmente la concentration plasmatique maximale et la biodisponibilité de la nimodipine.
L'administration concomitante de nimodipine et de fluoxétine a augmenté les concentrations plasmatiques de nimodipine à 50 %. L'exposition à la fluoxétine a été nettement diminué de façon importante, alors que celle de son métabolite actif, la norfluoxétine, n'a pas été affecté.
L'administration concomitante de nimodipine et de nortriptyline entraine une légère réduction de l'exposition à la nimodipine avec desconcentrations plasmatiques de nortriptyline non affectées.
Les effets de la nimodipine sur d'autres médicaments
La nimodipine peut augmenter l'effet antihypertenseur des antihypertenseurs concomitants, tels que : diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion IEC, antagonistes A1, autres antagonistes du calcium, agents bloquants alpha-adrénergiques, inhibiteurs PDE5, alpha-méthyldopa.
Cependant, si une association de ce type est inévitable, une surveillance étroite du patient est nécessaire.
L'administration intraveineuse simultanée de bêta-bloquants peut entraîner une baisse supplémentaire de la pression artérielle et une potentialisation mutuelle de l'action inotrope négative, pouvant conduire à une décompensation d'une insuffisance cardiaque antérieure.
La fonction rénale peut se dégrader si la solution de nimodipine pour perfusion est administrée simultanément avec des médicaments potentiellement néphrotoxiques (par exemple les aminosides, les céphalosporines, le furosémide) et chez les patients ayant déjà une insuffisance rénale. Par conséquent, il importe de surveiller étroitement la fonction rénale et d’envisager l’arrêt du traitement si elle se détériore (voir rubrique 4.4).
Dans une étude menée sur des singes, l'administration concomitante du médicament anti-VIH zidovudine (injection IV) et de nimodipine (en bolus), a conduit à une augmentation significative de l'ASC de la zidovudine, alors que son volume de distribution et sa clairance ont été significativement abaissés.
Étant donné que NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion contient 24 % v/v d'alcool (200 mg/mL), il convient d’être attentif aux interactions possibles avec des médicaments incompatibles avec l'alcool (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n’existe pas d’études appropriées et contrôlées chez la femme enceinte. Si l’administration de nimodipine doit être envisagée pendant la grossesse, les bénéfices attendus et les risques potentiels doivent donc être soigneusement évalués au regard de la sévérité du tableau clinique.
La nimodipine et ses métabolites passant dans le lait humain dans des concentrations comparables à celles du plasma maternel. L'allaitement est déconseillé pendant le traitement par ce médicament.
Fertilité
Dans quelques cas isolés de fécondation in vitro, des anomalies réversibles de la réaction acrosomique des spermatozoïdes pouvant entraîner une altération de la fécondation ont été associées à l’utilisation d’antagonistes calciques. La pertinence de ces observations est inconnue lors de traitements à court terme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Ces fréquences des effets indésirables rapportés avec la nimodipine ont été établies sur la base d’études cliniques évaluant les effets de la nimodipine dans le traitement d’une hémorragie sous-arachnoïdienne d'origine anévrismale et sont présentées par catégorie de fréquence CIOMS III (études cliniques contrôlées versus placebo : nimodipine N = 703 ; placebo N = 692 ; études non contrôlées : nimodipine N = 2496 ; état au 31 août 2005).
Les fréquences sont définies comme suit :
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Classes de systèmes d’organes MedDRA |
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) |
Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) |
Indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles) |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Thrombopénie |
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Affections du système immunitaire |
Réaction allergique Eruption cutanée |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
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Affections cardiaques |
Tachycardie |
Bradycardie |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Hypoxie |
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Affections vasculaires |
Hypotension Vasodilatation |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées |
Iléus |
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Affections hépatobiliaires |
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Augmentation transitoire des enzymes hépatiques |
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration |
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Réactions au site d’injection et de perfusion (incluant thrombophlébites) |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr
Symptômes de surdosage
Les symptômes de surdosage aigu à prévoir sont :
· une baisse importante de la pression artérielle,
· une tachycardie ou une bradycardie,
· après ingestion du produit, des troubles gastro-intestinaux et nausées.
Traitement du surdosage
En cas de surdosage aigu, le traitement par nimodipine doit être interrompu immédiatement. En cas de baisse importante de la pression artérielle, la dopamine ou la noradrénaline peuvent être administrées par voie intraveineuse. Les mesures d’urgence doivent être régies par les symptômes.
Si le produit a été oralement ingéré, un lavage gastrique associé à l’administration de charbon actif doit être envisagé comme mesure thérapeutique d’urgence. En l’absence d’antidote spécifique connu, entreprendre un traitement symptomatique visant les symptômes les plus importants.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS CALCIQUES SELECTIFS A EFFETS VASCULAIRES PREDOMINANTS, Code ATC : C08CA06.
La nimodipine a une activité cérébrale anti-vasoconstrictive et anti-ischémique prédictive. Les vasoconstrictions provoquées in vitro par diverses substances vasoactives (par exemple, la sérotonine, les prostaglandines et l'histamine), par le sang ou les produits de dégradation du sang peuvent être prévenues ou éliminées par la nimodipine. La nimodipine a également des propriétés neuropharmacologiques et psychopharmacologiques.
Des études menées sur des patients souffrant de troubles aigus du flux sanguin cérébral ont montré que la nimodipine dilate les vaisseaux sanguins cérébraux. L'augmentation de la perfusion est en général plus importante dans les régions du cerveau précédemment endommagées ou sous-perfusées que dans les régions saines.
La nimodipine diminue de manière significative les lésions neurologiques ischémiques chez les patients présentant un vasospasme secondaire à une hémorragie sous-arachnoïdienne, améliore les symptômes cliniques et diminue la mortalité.
Des études pharmacologiques ont confirmé l'existence de canaux calciques sensibles à la dihydropyridine dans les neurones et ont fourni des preuves supplémentaires des effets neuronaux directs de la nimodipine.
La nimodipine bloque les canaux calciques lents de type L dépendant de la tension, et protège ainsi le neurone de la surcharge en calcium observée dans les situations ischémiques et dans les processus de dégénérescence neuronale.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La biodisponibilité absolue est de 5 à 15 %, ce qui est dû à l'important métabolisme de premier passage (environ 85 à 95 %).
Avec des perfusions continues de 0,03 mg/kg/h, les concentrations plasmatiques moyennes sont atteintes à l’équilibre de 17,6 à 26,6 ng/mL. Après des injections bolus intraveineuses, les concentrations plasmatiques de nimodipine diminuent de manière biphasique avec des demi-vies de 5 – 10 min et d'environ 60 min.
Distribution
Il est calculé que pour l'administration par voie intraveineuse, le volume de distribution (Vdss, modèle bicompartimentaire) est de 0,9 à 1,6 L/kg de poids corporel. La clairance totale (systémique) est de 0,6 à- 1,9 L/h/kg.
La nimodipine est liée à 97-99 % aux protéines plasmatiques. Dans les expériences sur les animaux, la radioactivité de [14C]-nimodipine a traversé la barrière placentaire. Il est probable qu'une distribution similaire se produise chez l'homme, bien que les preuves expérimentales à cet égard fassent défaut. Il a été démontré chez les rats que la nimodipine et/ou ses métabolites apparaissent dans le lait maternel à une concentration beaucoup plus élevée que dans le plasma de la mère. Les concentrations initiales du médicament déterminées dans le lait humain étaient quantitativement similaires aux concentrations correspondantes dans le plasma maternel.
Après administration orale et I.V., la nimodipine peut être détectée dans le liquide cérébrospinal (LCR) à des concentrations d'environ 0,5 % des concentrations plasmatiques mesurées. Cela correspond approximativement à la concentration de la fraction libre dans le plasma.
Biotransformation
La nimodipine est éliminée métaboliquement par le système du cytochrome P450 3A4, principalement par déshydrogénation du cycle dihydropyridine et par O-déméthylation oxydative. Le clivage oxydatif des esters, l'hydroxylation des groupes 2- et 6-méthyle et la glucuronidation comme réaction de conjugaison sont d'autres étapes métaboliques importantes. Les trois principaux métabolites présents dans le plasma ne présentent aucune activité résiduelle ou seulement une activité résiduelle thérapeutiquement négligeable.
Les effets sur les enzymes hépatiques par induction ou inhibition sont inconnus. Chez l'homme, les métabolites sont excrétés à environ 50 % par voie rénale et 30 % par voie biliaire.
Élimination
La demi-vie d’élimination de la nimodipine est comprise entre 1,1 et 1,7 heure. La demi-vie terminale de 5 à 10 heures n'est pas pertinente pour établir l'intervalle de dosage recommandé pour le médicament.
Linéarité/non-linéarité
La cinétique d'élimination est linéaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez les rates gravides, des doses de 30 mg/kg/jour et plus ont inhibé la croissance fœtale et ont entraîné une réduction du poids des fœtus. À la dose de 100 mg/kg/jour, une embryolétalité s'est produite. Aucun signe de tératogénicité n'a été observé. Chez le lapin, aucune embryotoxicité ni tératogénicité n'est apparue à des doses allant jusqu'à 10 mg/kg/jour. Dans une étude péri-postnatale conduite chez le rat, une augmentation de la mortalité et du retard de développement physique a été observée à des doses à partir de 10 mg/kg/jour. Ces résultats n'ont pas été confirmés dans les études ultérieures.
Éthanol à 96 %, macrogol 400, acide citrique anhydre, citrate de sodium, eau pour préparations injectables.
NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion ne doit pas être ajouté à une poche ou un flacon de perfusion et ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments.
Étant donné que NIMODIPINE ALTAN 10 mg/50 mL, solution injectable/pour perfusion contient un pourcentage en volume d'alcool de 24 % (200 mg/mL), il convient d'être attentif aux interactions possibles avec des médicaments incompatibles avec l'alcool.
Voir également la rubrique 6.6. Précautions particulières d'élimination et de manipulation.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
50 mL en flacon en verre ambré de type II avec bouchon en chlorobutyle, laminé avec du fluoropolymère et capsule type flip-off.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Le principe actif de la nimodipine est légèrement photosensible, de sorte que son utilisation sous la lumière directe du soleil sera évitée. Si l'exposition directe à la lumière du soleil ne peut être évitée pendant la perfusion, il convient d'utiliser des tubulures de connexion et des seringues en verre rouge, jaune, brun ou noir, ou de protéger la pompe à perfusion et les tubes avec des emballages opaques. Toutefois, aucune mesure de protection particulière n'est nécessaire pendant 10 heures au maximum si ce médicament est administré à la lumière du jour diffuse ou à la lumière artificielle.
Les produits pharmaceutiques à usage parentéral doivent faire l'objet d'un examen visuel avant d'être administrés, afin de détecter la présence de particules ou un changement de couleur. La solution résiduelle ne peut être utilisée à aucun autre moment.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément aux exigences locales.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
THE LENNOX BUILDING
50 SOUTH RICHMOND STREET
DUBLIN 2, D02 FK02
IRLANDE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 791 9 4 : 50 mL en flacon (verre brun). Boîte de 1.
· 34009 550 792 0 0 : 50 mL en flacon (verre brun). Boîte de 20.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicaments liés cités dans ce texte
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- RETROVIR 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
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