AZATHIOPRINE TEVA 50 mg, comprimé pelliculé
CIS 60211183
Informations à jour au 11 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 11/03/2022
AZATHIOPRINE TEVA 50 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Azathioprine........................................................................................................................ 50 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire : Chaque comprimé contient 70,0 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Transplantation dorganes : prévention du rejet du greffon en association avec des corticostéroïdes ou dautres agents immunodépresseurs.
· Maladies dysimmunitaires :
o Traitement du lupus érythémateux systémique, polyarthrite rhumatoïde sévère, hépatite autoimmune, (à lexclusion des maladies virales), purpura thrombopénique idiopathique, anémie hémolytique auto-immune, dermatomyosite, polymyosite, vascularites systémiques (à lexception des maladies virales), pemphigus. AZATHIOPRINE TEVA est indiqué dans les formes sévères de ces maladies, chez les patients intolérants aux corticoïdes ou corticodépendants ou dont la réponse thérapeutique est insuffisante en dépit de fortes doses de corticoïdes.
o Traitement des maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) modérées à sévères chez les patients chez qui une corticothérapie est nécessaire.
4.2. Posologie et mode d'administration
Quand la voie orale est impraticable, l'azathioprine injectable peut être administré exclusivement par voie IV ; cette voie doit cependant être abandonnée dès qu'un traitement oral peut de nouveau être toléré.
· La posologie et la durée du traitement sont variables suivant les indications.
Transplantation d'organe - Adultes :
La posologie est de 1 à 3 mg/kg/jour (généralement sans dépasser 150 mg/j) et doit être adaptée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance hématologique. Il convient dattendre au moins 2 semaines entre chaque changement de posologie.
Affections du système immunitaire - Adultes :
· La posologie est de 1 à 3 mg/kg/jour (sans dépasser 150 mg/j) en fonction de l'état clinique en cours, de la réponse individuelle du patient, et de la tolérance hématologique.
· La posologie d'entretien sera réduite au minimum compatible avec le maintien de l'efficacité. Si aucune amélioration de l'état du patient n'intervient dans un délai de 6 mois, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
Population pédiatrique
· Les posologies sont similaires aux posologies chez l'adulte.
Population pédiatrique avec surpoids
Les enfants considérés en surpoids peuvent nécessiter des doses situées dans le haut de la plage posologique ; une étroite surveillance de la réponse au traitement est donc recommandée (voir rubrique 5.2).
Personnes âgées
L'expérience de l'administration d'azathioprine aux personnes âgées est limitée. Bien que les données disponibles ne montrent pas d'incidence d'effets indésirables supérieure chez les patients âgés par rapport aux autres patients traités par azathioprine, il est conseillé de surveiller étroitement les fonctions hépatique et rénale, et d'envisager une réduction de la posologie en cas d'atteinte hépatique ou rénale (voir rubrique 4.2).
Insuffisant rénal
Une réduction de la posologie doit être envisagée chez les patients avec insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Une réduction de la posologie doit être envisagée chez les patients avec insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Interactions médicamenteuses
Lassociation dazathioprine avec des inhibiteurs de xanthine oxydases comme lallopurinol est strictement contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Patients avec déficit en TPMT
Chez les patients présentant un déficit génétique partiel en TPMT (activité enzymatique intermédiaire ou génotype hétérozygote), il convient de réduire la posologie initiale dazathioprine à 30-70 % de la posologie standard soit une posologie initiale de 1-1,5 mg/kg/j. La posologie doit ensuite être adaptée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance hématologique. Il convient dattendre entre 2 et 4 semaines entre chaque changement de posologie.
Chez les patients présentant un déficit génétique complet en TPMT (activité enzymatique indétectable ou génotypes homozygote muté/hétérozygote composite), il convient de préférer un autre traitement non thiopurinique. Si lazathioprine devait être utilisée chez ces patients, la posologie initiale doit être réduite à 10 % de la posologie standard, 3 fois par semaine. Il convient dattendre entre 4 et 6 semaines entre chaque changement de posologie.
Patients porteurs dun variant du gène NUDT15
Les patients porteurs dune mutation héréditaire du gène NUDT15 sont exposés à un risque supérieur dintoxication sévère par lazathioprine (voir rubrique 4.4). Ces patients requièrent généralement une réduction posologique ; en particulier les porteurs homozygotes pour les variants de NUDT15 (voir rubrique 4.4). Un génotypage des variants de NUDT15 peut être envisagé avant la mise en uvre dun traitement par lazathioprine. Dans tous les cas, une étroite surveillance de la numération sanguine est nécessaire.
Mode dadministration par voie orale
Lazathioprine peut être prise avec ou sans aliments, mais les patients doivent toujours utiliser le même mode dadministration. Il est recommandé de prendre lazathioprine avec de la nourriture en cas de problèmes intestinaux. La dose ne doit pas être prise avec du lait ou des produits laitiers (voir rubrique 4.4 et 5.2). Lazathioprine doit être prise au moins une heure avant ou deux heures après l'ingestion de lait ou de produits laitiers.
Ce médicament est contre-indiqué :
· Hypersensibilité à l'azathioprine, à la 6-mercaptopurine (métabolite de lazathioprine), ou à l'un des excipients mentionnés dans la rubrique 6.1. Une hypersensibilité à la 6-mercaptopurine, doit alerter le prescripteur d'une probable hypersensibilité à l'azathioprine.
· En association avec :
o Vaccins vivants atténués (et pendant les 6 mois suivant larrêt de lazathioprine)
o Inhibiteurs de xanthine oxydase (allopurinol, fébuxostat)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Surveillance du traitement
L'utilisation d'azathioprine est associée à des risques potentiels. Ce médicament ne doit être prescrit que si une surveillance adéquate du patient peut être assurée pendant le traitement. Le suivi thérapeutique pharmacologique, fondé sur le dosage sanguin des métabolites 6-TGN et 6-MMPN peut également être utile dans certains cas (toxicités, inefficacité).
Toxicité hématologique
En raison du potentiel hématotoxique de lAZATHIOPRINE TEVA, la posologie dentretien doit être réduite au minimum en fonction de la réponse clinique et de la tolérance hématologique. Chez tous les patients, lhémogramme doit être contrôlé avant la mise en place du traitement et toutes les semaines au cours des huit premières semaines de traitement. Cette surveillance devra être maintenue au cours du traitement, à intervalles réguliers : il est conseillé de vérifier lhémogramme mensuellement, ou au plus tous les trois mois.
De plus, les patients traités par AZATHIOPRINE TEVA doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin en cas dinfection, dhématome ou de saignement inexpliqué, ou de toutes autres manifestations de myélosuppression.
Déficit en thiopurine S-méthyltransférase (TPMT)
Chez les patients présentant un déficit génétique en S-thiopurine méthyltransférase (activité enzymatique partielle chez environ 10 % des sujets caucasiens et activité indétectable chez environ 0.6 % des sujets caucasiens), le risque de myélosuppression sévère, précoce et potentiellement fatale, après linitiation du traitement, est fortement majoré.
Le dépistage des sujets ayant un déficit génétique en TPMT, par phénotypage ou génotypage de la TPMT, est recommandé avant le début du traitement, afin didentifier ces sujets à très haut risque de toxicité hématologique. Les variants alléliques TPMT*2, TPMT*3A et TPMT*3C représentent environ 90-95 % des variants alléliques retrouvés chez les sujets caucasiens.
Des adaptations posologiques sont proposées chez ces patients ayant un déficit génétique en TPMT afin de prévenir ce risque (voir rubrique 4.2). Cependant, le déficit génétique en TPMT ne permet pas de prévenir la survenue de lensemble des cas de myélosuppression sévère. Ainsi, une surveillance étroite de la formule sanguine reste nécessaire dans tous les cas.
Ce risque de myélosuppression peut être exacerbé par la co-administration de médicaments inhibant la TPMT, comme lolsalazine, la mésalazine, ou la sulfasalazine (cf. rubrique 4.5).
Toxicité hépatique
En raison du potentiel hépatotoxique de lAZATHIOPRINE TEVA, un bilan hépatique doit être effectué avant le début du traitement et une surveillance mensuelle de la fonction hépatique doit être réalisée au cours des 3 premiers mois de traitement, puis tous les 3 mois par la suite. Les patients traités par lAZATHIOPRINE TEVA doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement le médecin en cas dictère.
Une immunosuppression excessive augmente la sensibilité aux infections, notamment les infections opportunistes, les infections à issue fatale et les infections généralisées sévères. L'AZATHIOPRINE TEVA peut être associé à la survenue d'infections opportunistes du fait de son caractère lymphopéniant (voir rubrique 4.8).
Infection par le virus varicelle-zona (VZV)
L'infection par le virus varicelle-zona (VZV, varicelle et zona) peut être grave en cas d'administration concomitante avec dautres agents immunosuppresseurs (voir rubrique 4.8). Il convient dêtre prudent, en particulier en suivant les recommandations suivantes :
· Avant linstauration du traitement, le médecin doit vérifier les antécédents de VZV du patient. Des tests sérologiques peuvent savérer utiles pour détecter une exposition virale antérieure.
· Les patients nayant jamais été exposés au VZV doivent éviter tout contact avec des individus atteints de varicelle ou de zona.
· Si un patient est exposé au VZV, des mesures doivent être mises en place, afin déviter que celui-ci ne développe la varicelle ou le zona, et une immunisation passive avec une immunoglobuline anti-VZV doit être envisagée.
· En cas dinfection du patient par le VZV, des mesures appropriées doivent être prises, y compris linstauration dun traitement antiviral contre VZV et un traitement symptomatique approprié.
Leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
Des cas de LEMP, une infection opportuniste liée à la réactivation du virus JC, ont été rapportés chez des patients recevant de lazathioprine en association avec dautres agents immunosuppresseurs. Le traitement immunosuppresseur doit être interrompu dès lapparition des premiers signes ou des premiers symptômes évocateurs de LEMP. Le patient doit être évalué de façon appropriée afin détablir un diagnostic (voir rubrique 4.8).
Réactivation de lhépatite B
Des cas de réactivation du virus de lhépatite B ont été rapportés chez des patients traités avec azathioprine, et pour la majorité en association avec dautres agents immunosuppresseurs. Il est recommandé deffectuer un dépistage du virus de lhépatite B (VHB) chez tous les patients avant linitiation dun traitement par azathioprine. Les patients porteurs de marqueurs sérologiques positifs (y compris ceux ayant une hépatite B active) et ceux dont la sérologie devient positive au cours du traitement doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie dans le cadre du suivi médical et pour linitiation dun traitement antiviral contre le VHB (voir rubrique 4.8).
Cancérogénicité
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur, y compris par azathioprine ont un risque accru de développer syndromes lymphoprolifératifs et autres malignités, notamment des cancers de la peau (melanoma et non melanoma), des sarcomes (sarcomes de Kaposi et autres) et un cancer du col de l'utérus in situ Il semblerait que le risque accru soit lié au degré et à la durée de l'immunosuppression. Il a été observé que larrêt de limmunosuppression peut entraîner une régression partielle des syndromes lymphoprolifératifs. Il convient donc dêtre prudent lors de lutilisation dun schéma thérapeutique associant plusieurs immunosuppresseurs (y compris les thiopurines), car celui-ci pourrait entraîner des syndromes lymphoprolifératifs, dont certains dissue fatale. La prise concomitante de plusieurs immunosuppresseurs augmente le risque de syndromes lymphoprolifératifs associés au virus dEpstein-Barr (EBV).
Des cas de lymphome hépatosplénique à lymphocyte T ont été rapportés chez des patients atteints dune maladie inflammatoire de lintestin traités par azathioprine avec ou sans traitement concomitant par médicament anti-TNF.
Dans le cadre des recommandations générales visant à minimiser le risque de cancer de la peau, l'exposition au soleil et aux rayons UV doit être minimisée par le port de vêtements protecteurs et l'utilisation d'une crème solaire à indice de protection élevé.
Une possible association entre une activité réduite de la TPMT et la survenue de leucémies et myélodysplasies secondaires est suspectée chez des patients recevant de lazathioprine, du fait dune immunosuppression potentiellement plus importante (voir rubrique 4.8).
Mutagénicité
Des anomalies chromosomiques ont été décrites chez des patients des deux sexes traités par l'azathioprine. Il est difficile d'évaluer le rôle de l'azathioprine dans l'apparition de ces anomalies.
Des anomalies chromosomiques, qui disparaissent avec le temps, ont été observées dans les lymphocytes d'enfants de patients traités par azathioprine.
Un effet clastogène synergique a été décrit chez des patients traités par l'azathioprine et exposés aux radiations ultra-violettes.
Syndrome d'activation macrophagique
Le syndrome d'activation macrophagique (SAM) est une affection connue engageant le pronostic vital, pouvant se développer chez les patients atteints daffections auto-immunes, en particulier les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). Il pourrait exister une sensibilité accrue au développement du SAM, suite à lutilisation de lazathioprine. En cas de SAM avéré ou suspecté, une prise en charge et un traitement doivent être initiés aussi rapidement que possible et le traitement par azathioprine doit être arrêté. Les médecins doivent être attentifs aux symptômes d'infections par lEBV ou le cytomégalovirus (CMV), ces virus étant des éléments déclencheurs connus du SAM (voir rubrique 4.8).
Patients porteurs dun variant du gène NUDT15
Les patients porteurs dune mutation héréditaire du gène NUDT15 sont exposés à un risque supérieur dintoxication sévère par lazathioprine, notamment une leucopénie précoce et une alopécie, avec des doses conventionnelles de traitement par les thiopurines.
Ces patients requièrent généralement une réduction de la posologie, en particulier les patients homozygotes pour les variants de NUDT15 (voir rubrique 4.2).
La fréquence de la substitution NUDT15 c.415C>T montre une variabilité ethnique denviron 10 % chez les personnes originaires dAsie de lEst, 4 % chez les Hispaniques, 0,2 % chez les Européens et 0 % chez les Africains. Dans tous les cas, une étroite surveillance de la numération sanguine est nécessaire.
Insuffisance rénale et/ou hépatique
Les conséquences de linsuffisance hépatique et de linsuffisance rénale sur le métabolisme et lélimination de lazathioprine sont mal évaluées. Par prudence, lors de ladministration dazathioprine à un patient insuffisant rénal ou hépatique, une réduction de la posologie peut être envisagée et la toxicité hématologique doit être étroitement surveillée (voir rubrique 4.2). Un suivi thérapeutique pharmacologique, fondé sur le dosage des métabolites actifs de lazathioprine peut également être effectué.
Syndrome de Lesch-Nyhan
Des données expérimentales et cliniques indiquent que l'azathioprine n'est pas efficace chez les patients ayant un déficit génétique en hypoxanthine-guanine-phosphoribosyltransférase (syndrome de Lesch-Nyhan), du fait dune impossibilité à transformer lazathioprine en métabolites actifs. Cest pourquoi, lutilisation de lazathioprine nest pas recommandée chez ces patients.
Contraception chez lhomme et la femme
En raison des données de toxicologie préclinique (et notamment la génotoxicité), comme avec toute chimiothérapie cytotoxique, des mesures contraceptives adéquates sont recommandées jusquà 3 mois après larrêt du traitement, si lun des partenaires est traité par azathioprine et tous les patients doivent être informés de lintérêt de discuter de façon anticipée avec leur médecin en cas de projet de grossesse (voir rubrique 4.6).
Interactions avec des vaccins
La vaccination avec un vaccin vivant peut induire une infection chez des personnes immunodéprimées. Il est donc recommandé de ne pas administrer de vaccins vivants aux patients sous azathioprine et jusqu'au moins six mois après la fin du traitement (voir rubrique 4.3 et 4.5). Par mesure de prudence, chez les nouveau-nés exposés au cours de la grossesse, ladministration de vaccins atténués vivants est à différer après 6 mois de vie.
Phénytoïne ou la fosphénytoïne
La prise dazathioprine est déconseillée avec la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Ribavirine
L'administration concomitante de ribavirine et d'azathioprine est déconseillée. La ribavirine peut réduire l'efficacité de l'azathioprine et augmenter sa toxicité (voir rubrique 4.5).
Curarisants
Des précautions particulières doivent être prises en cas dadministration concomitante dazathioprine et de curarisants comme latracurium, le rocuronium, le cisatracurium ou le suxaméthonium (également connu sous le nom de succinylcholine) (voir rubrique 4.5). Les anesthésistes doivent vérifier que leurs patients reçoivent lazathioprine avant lintervention chirurgicale.
Excipients
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions communes à tous les cytotoxiques :
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Vaccin vivants atténués
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle et jusqu'à au moins six mois après larrêt de la chimiothérapie
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Phénytoïne, fosphénytoïne
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Antivitamines K
Diminution de l'effet de l'anticoagulant oral par augmentation de son métabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'anticoagulant oral à la mise en route du traitement par azathioprine et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus, évérolimus, sirolimus, temsirolimus)
Immunodépression excessive avec risque lymphoprolifératif
Interactions spécifiques à l'azathioprine :
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Inhibiteurs de xanthine oxydases (allopurinol, oxipurinol/thiopurinol, fébuxostat)
Insuffisance médullaire réversible mais éventuellement grave. Daprès les données non cliniques, dautres inhibiteurs de la xanthine oxydase, comme le fébuxostat, peuvent prolonger lactivité de lazathioprine, résultant potentiellement en une exacerbation de la myélosuppression. Ladministration concomitante est déconseillée, dans la mesure où les données sont insuffisantes pour déterminer une réduction de dose adéquate dazathioprine.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Ribavirine
Risque majoré deffets indésirables graves, par inhibition du métabolisme de lazathioprine par la ribavirine.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Associations à prendre en compte
+ Dérivés de lacide aminosalicylique (mésalazine, olsalazine, PAS, sulfasalazine)
Risque de majoration de leffet myélosuppresseur de limmunomodulateur par inhibition de son métabolisme hépatique par le dérivé de lASA, notamment chez les sujets présentant un déficit partiel en thiopurine méthyltransférase (TPMT).
+ Curarisants
Il est cliniquement prouvé que lazathioprine antagonise leffet des myorelaxants non dépolarisants. Des données expérimentales confirment que lazathioprine inverse le blocage neuromusculaire produit par les agents non dépolarisants, et montrent que lazathioprine potentialise le blocage neuromusculaire produit par les agents dépolarisants (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Contraception chez lhomme et la femme
En raison des données de toxicologie préclinique (et notamment la génotoxicité), comme avec toute chimiothérapie cytotoxique, des mesures contraceptives adéquates sont recommandées jusquà 3 mois après larrêt du traitement, si lun des partenaires est traité par azathioprine et tous les patients doivent être informés de lintérêt de discuter de façon anticipée avec leur médecin en cas de projet de grossesse.
Grossesse
Lazathioprine est tératogène chez lanimal.
Il existe un passage transplacentaire de l'azathioprine et de ses métabolites, qui peut être important.
Dans lespèce humaine, plusieurs centaines dobservations de grossesses exposées nont pas mis en évidence, à ce jour, daugmentation substantielle du risque global de malformation majeure. Des retards de croissance intra-utérine, des accouchements prématurés et des faibles poids de naissance sont rapportés en cas dexposition in utero à lazathioprine, particulièrement en association avec des corticostéroïdes.
Néanmoins, un risque accru dinfection materno-ftale est possible.
De plus, en raison des données de toxicologie préclinique (et notamment la génotoxicité) et des anomalies chromosomiques transitoires observées dans les lymphocytes denfants exposés in utero :
- comme avec toute chimiothérapie cytotoxique, des mesures contraceptives adéquates sont recommandées si lun des partenaires est traité par azathioprine et tous les patients doivent être informés de lintérêt de discuter de façon anticipée avec leur médecin en cas de projet de grossesse ;
- l'azathioprine ne doit pas être administrée chez la femme enceinte ou lors dun désir de grossesse, sans réévaluation minutieuse de la nécessité du traitement et sans considérer la possibilité dalternative thérapeutique plus sûre.
Ainsi, si la pathologie maternelle permet de lenvisager, une suspension du traitement au cours de la grossesse est souhaitable, dans la mesure où les données sur le suivi à long terme des enfants de mères traitées sont insuffisantes.
Un nouveau-né de mère traitée par lazathioprine en fin de grossesse peut présenter une anémie, une leucopénie, une lymphopénie et/ou une thrombopénie. Ces anomalies sont dose-dépendantes et habituellement transitoires. Afin déviter lapparition de ces effets, une diminution de la posologie maternelle, lorsque cela est possible, est souhaitable, ces manifestations étant plus fréquentes en cas de leucopénie maternelle ou dune concentration élevée en 6-TGN au 3ème trimestre. Une numération formule sanguine sera réalisée chez le nouveau-né. Le risque dimmunodépression néonatale conduit, par mesure de prudence, à différer ladministration de vaccins atténués vivants après 6 mois de vie.
Les métabolites actifs de lazathioprine passent en faible quantité dans le lait des femmes traitées mais ne sont pas détectables chez les nouveau-nés allaités. Dans un groupe restreint de nourrissons allaités, aucun effet indésirable n'a été observé. Cependant des effets hématologiques (leucopénie) ou immunosuppresseurs (sensibilité aux infections) ne peuvent être exclus.
En conséquence, la décision dallaiter ne peut être prise quau cas par cas, après avoir mis en balance les bénéfices potentiels de lallaitement avec les risques potentiels de survenue deffets indésirables chez le nourrisson, en prenant en compte la posologie dazathioprine, les traitements immunosuppresseurs associés et létat de santé du nouveau-né (faible poids de naissance, prématurité, présence dune cytopénie néonatale ).
Si la décision dallaiter est prise, une numération formule sanguine à la recherche dune leuconeutropénie sera réalisée chez le nouveau-né après deux semaines dallaitement, et systématiquement en cas de signes dinfection.
Fertilité
Les effets de lazathioprine sur la fertilité ne sont pas connus, mais les données cliniques disponibles, limitées à ce jour, ne sont pas en faveur dune altération de la fertilité, en particulier masculine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents sont de nature hématologique et gastro-intestinale (voir rubrique 4.4). Ces effets sont dose-dépendants et réversibles à l'arrêt du traitement. L'incidence des effets indésirables peut varier en fonction de l'indication.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables sont présentés dans le tableau ci-dessous par classe de systèmes dorganes et par catégorie de fréquence : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité
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Système d'organes |
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Effets indésirables |
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Infections et infestations |
Très fréquent |
infections virale, fongique et bactérienne chez les patients transplantés traités par azathioprine en association avec d'autres immunosuppresseurs |
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Peu fréquent |
infection virale, fongique et bactérienne dans d'autres populations de patients |
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Très rare |
leucoencéphalopathie multifocale |
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Tumeurs bénignes et malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
Rare |
tumeurs y compris les syndromes lymphoprolifératifs, les cancers de la peau (mélanomes et |
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Très rare |
lymphome hépatosplénique à cellules T |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
leucopénie, myélosuppression |
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Fréquent |
thrombopénie |
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Peu fréquent |
anémie, macrocytose |
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Rare |
agranulocytose, pancytopénie, anémie aplasique, anémie mégaloblastique, insuffisance médullaire |
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Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
hypersensibilité |
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Affections gastro-intestinales |
Peu fréquent |
pancréatiteb |
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Très rare |
colitec, diverticulitec et perforation intestinalec |
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Affections hépatobiliaires |
Peu fréquent |
cholestase, hépatite cholestatique, hépatite cytolytique, atteinte hépatique mixte |
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Rare |
lésion hépatique (maladie veino-occlusive, péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative)e engageant le pronostic vital |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rare |
alopécie |
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Très rare |
dermatose aiguë fébrile neutrophilique (syndrome de Sweet), syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) |
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a infection virale, fongique et bactérienne potentiellement sévères, parfois fatales, chez les autres patients non transplantés b particulièrement les transplantés rénaux et les patient atteints de maladies inflammatoires intestinales c rapportés chez des patients transplantés traités par immunosuppresseurs d rapportées au cours dun traitement par azathioprine pour une maladie inflammatoire intestinale e lésions hépatiques pouvant mettre en jeu le pronostic vital chez les patients transplantés traités de façon chronique par azathioprine |
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Description d'effets indésirables sélectionnés
Affections hématologiques et du système lymphatique
La toxicité hématologique de lazathioprine est à type de myélosuppression dose-dépendante, généralement réversible, se manifestant le plus souvent par une leuco-neutropénie, mais aussi parfois par une anémie et une thrombopénie, voire une pancytopénie et une aplasie médullaire potentiellement fatale. Le traitement doit être suspendu ou la posologie réduite dès les premiers signes dhématotoxicité.
Ces effets sont rapportés plus particulièrement généralement chez les patients prédisposés à une myélotoxicité, comme les patients avec déficit génétique en S-thiopurine méthyltransférase (TPMT) ou une insuffisance rénale ou hépatique (voir rubrique 4.4) bien quils puissent survenir chez des patients sans facteurs de risque retrouvé.
Infections et infestations
Les patients traités par azathioprine en monothérapie ou en association avec d'autres immunosuppresseurs, particulièrement des corticostéroïdes, ont montré sensibilité accrue aux infections virales, fongiques et bactériennes, notamment à des infections par le virus VZV, du virus de l'hépatite B et d'autres agents infectieux (voir rubrique 4.4.
Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée à la réactivation du virus JC ont été rapportés à la suite de ladministration concomitante dazathioprine et dautres agents immunosuppresseurs (voir rubrique 4.4).
Tumeurs bénignes et malignes (incluant kystes et polypes)
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur, y compris l'azathioprine, ont un risque accru de développer des syndromes lymphoprolifératifs et d'autres malignités, notamment des cancers de la peau (mélanome et non mélanome), des sarcomes (sarcomes de Kaposi et autres) et un cancer du col de l'utérus in situ. Il semblerait que le risque accru soit lié au degré et à la durée de l'immunosuppression. Il a été rapporté que l'arrêt de l'immunosuppression peut induire une régression partielle du trouble lymphoprolifératif (voir rubrique 4.4).
Des cas de leucémie myéloïde aiguë et de myélodysplasie (dont certains associés à des anomalies chromosomiques) ont été rapportés.
Une possible association entre un déficit en TPMT et la survenue de leucémies et de myélodysplasie secondaires est suspectée chez des patients recevant de lazathioprine, du fait dune immunosuppression potentiellement plus importante (voir rubrique 4.4).
L'azathioprine peut être associée à une dépression médullaire dose-dépendante, généralement réversible, qui se manifeste le plus souvent par une leucopénie, mais aussi parfois par une anémie et une thrombocytopénie, et rarement par une agranulocytose, une pancytopénie et une anémie aplasique.
Affections du système immunitaire
Des réactions dhypersensibilité ont été rapportées avec lazathioprine. Elles se traduisent habituellement par une hyperthermie associée le plus souvent à une hypotension, vertiges, nausées, vomissements, frissons, éruption cutanée, érythème noueux, vascularites, myalgies, arthralgies, pancréatite, altérations de la fonction rénale et de la fonction hépatique, voire pneumopathie régressant généralement à l'arrêt du traitement. Ces manifestations imposent l'arrêt immédiat et définitif du traitement et la mise en uvre d'un traitement symptomatique.
Affections gastro-intestinales
Des complications graves à type de colite, diverticulite et perforation intestinale, ont été décrites chez des patients transplantéstraités par immunosuppresseurs. Néanmoins l'étiologie n'est pas clairement établie et les fortes doses de corticostéroïdes pourraient êtremises en cause. Une diarrhée sévère a été rapportée chez des patients traités par azathioprine pour maladie inflammatoire intestinale. Lors du traitement de ces patients, il faut savoir qu'une exacerbation des symptômes peut être liée au médicament.
Des pancréatites peuvent survenir plutôt durant les six premiers mois de traitement et particulièrement chez les patients transplantés rénaux et chez des patients atteints de maladie inflammatoire intestinale. Un mécanisme immuno-allergique a été évoqué, devant faire arrêter immédiatement le traitement et contre-indiquer sa reprise. Il existe un risque de réaction croisée avec la 6-mercaptopurine.
Affections hépato-biliaires
Une cholestase et une altération de la fonction hépatique ont été rapportées avec lazathioprine ; elles sont généralement réversibles avec l'arrêt du traitement et peuvent être associées à des symptômes d'une réaction d'hypersensibilité (voir Affections du système immunitaire).
Des atteintes hépatiques rares, mais pouvant mettre en jeu le pronostic vital, ont été rapportées chez des patients transplantés traités de façon chronique par l'azathioprine. Ces atteintes hépatiques se manifestent soit par une atteinte cholestatique biologique, soit par un tableau clinique d'hypertension portale (maladies hépatiques veino-occlusives, péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative). Dans certains cas, l'arrêt de traitement peut améliorer de façon temporaire ou définitive les symptômes et l'histologie du foie.
Une détérioration hépatique rare, mais engageant le pronostic vital, associée à l'administration chronique d'azathioprine a été décrite principalement chez des patients transplantés. Les résultats histologiques montraient une dilatation sinusoïdale, une péliose hépatique, une maladie veino-occlusive et une hyperplasie nodulaire régénérative. Dans certains cas, l'arrêt de l'azathioprine a permis une amélioration temporaire ou permanente de l'histologie hépatique et des symptômes.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Une alopécie, généralement de résolution spontanée, a été rapportée chez certains patients traités par l'azathioprine associée à d'autres agents immunosuppresseurs.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les signes attendus dun surdosage seraient liés aux complications dune dépression médullaire. Dans le seul cas publié concernant une ingestion massive dazathioprine (dose supposée ingérée de 7,5 g), la symptomatologie a été discrète et rapidement réversible : nausées, vomissements, diarrhées (6 à 8 heures après labsorption), et légère leucopénie, élévation modérée de la ASAT et de la bilirubinémie et légère altération de la fonction rénale entre J9 et J14.
Prise en charge
Le recours au charbon actif peut-être proposé sil est instauré dans les 60 minutes qui suivent lingestion excessive dazathioprine.
Une surveillance, notamment hématologique et hépatique, est nécessaire au cours des 15 premiers jours suivants lingestion.
Il nexiste pas dantidote spécifique, le traitement est symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme d'action
L'azathioprine est un promédicament de la 6-mercaptopurine (6-MP). La 6-MP est inactive; elle requiert une captation cellulaire et une conversion intracellulaire en thioguanine nucléotides (TGN) pour une immunosuppression. Les TGN et d'autres métabolites (comme les dérivés méthylés thioinosine monophosphate) inhibent la phosphoribosyl-pyrophosphate amidotransférase entraînant une inhibition de la synthèse de novo des purines. De plus, les TGN peuvent également être incorporés dans les acides nucléiques, ce qui provoque des cassures simples brins et un blocage en phases G2-M du cycle cellulaire entraînant un arrêt de la réplication cellulaire. Leffet immunosuppresseur de lazathioprine implique aussi des mécanismes dapoptose via linhibition dune enzyme Rho guanosine triphosphatase (RhoGTPase), Rac1 facilitant lapoptose des lymphocytes T. Étant donné ces mécanismes d'action, l'effet thérapeutique de l'azathioprine peut n'être évident qu'après plusieurs semaines ou plusieurs mois de traitement.
Effets pharmacodynamiques
Les concentrations plasmatiques d'azathioprine et de 6-MP ne sont pas bien corrélées à l'efficacité thérapeutique et à la toxicité de l'azathioprine ; elles n'ont donc pas de valeur pronostique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'absorption de l'azathioprine est incomplète (50 à 72 %) et variable. Une fois absorbé, lazathioprine est rapidement et massivement hydrolysée en 6-MP qui subit, par ailleurs un effet de premier passage important. Le pic plasmatique maximal moyen du 6-MP est observé 2 heures après administration
On ne dispose pas d'études sur l'effet des aliments sur l'azathioprine, mais des études pharmacocinétiques sur le 6-MP sont pertinentes pour l'azathioprine. La biodisponibilité relative moyenne de la 6-MP était environ 26 % inférieure lors d'administration avec des aliments et du lait, par rapport à une administration après une nuit de jeûne. La 6-MP n'est pas stable dans le lait à cause de la présence de xanthine oxydase (30 % de dégradation en 30 minutes) (voir rubrique 5.2 Propriétés pharmacocinétiques ; Biotransformation). L'azathioprine doit être administrée au moins une heure avant ou trois heures après la consommation d'aliments ou de lait (voir rubrique 4.2).
Distribution
La distribution du 6-MP est relativement uniforme dans tous les tissus de lorganisme à lexception du cerveau. Les concentrations de 6-MP dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) sont faibles ou négligeables après administration IV ou orale de 6-MP.
Environ 30 % de l'azathioprine est liée aux protéines.
Biotransformation
L'azathioprine est rapidement dégradée in vivo par la glutathion-S-transférase en 6-MP et en fraction méthyl-nitro-imidazole. La 6-MP traverse facilement les membranes cellulaires et est largement métabolisé par 3 voies enzymatiques compétitives, de plusieurs étapes en métabolites actifs et inactifs. Ces voies sont la voie de la XO, entrainant la formation dacide thiourique, métabolite inactif éliminé dans les urines ; la voie de la TPMT entrainant la méthylation de la 6-MP et la formation ultérieure des métabolistes 6-MMPN ; et la voie de lHPRT, impliquant également lIMPDH et conduisant après de nombreuses étapes à la formation des métabolites 6-TGN, principaux métabolites porteurs de lactivité pharmacologique de lazathioprine.
Les autres enzymes impliquées dans la formation de métabolites actifs et inactifs sont les suivantes : guanosine monophosphate synthétase (GMPS, qui forme les TGN) et inosine triphosphate pyrophosphatase (ITPase). L'azathioprine elle-même est aussi métabolisée par l'aldéhyde oxydase pour former la 8-hydroxy-azathioprine qui peut être active. De nombreux autres métabolites inactifs sont formés via d'autres voies.
Thiopurine S-méthyltransférase (TPMT)
L'activité de la TPMT est inversement liée à la concentration de thioguanine nucléotide dérivé de la 6-MP dans les globules rouges, les concentrations les plus élevées de thioguanine nucléotide entraînant de plus grandes réductions des numérations des globules blancs et des neutrophiles. Les personnes avec déficit en TPMT développent des concentrations intracellulaires hautement cytotoxiques de thioguanine nucléotide.
Il existe une corrélation phénotype-génotype pour la TPMT, soit entre lactivité enzymatique TPMT dun patient et le profil allélique quil possède. Ainsi les patients homozygotes sauvages (environ 90 % des sujets), porteurs de deux allèles sauvages, ont une activité TPMT élevée. Les patients hétérozygotes (environ 10 % des sujets), porteurs dun variant allélique et dun allèle sauvage, ont un déficit partiel en TPMT, avec une activité enzymatique intermédiaire. Enfin, les patients homozygotes mutés ou hétérozygotes composites (environ 0.6 % des sujets), porteurs de deux variants alléliques, ont un déficit complet en TPMT, avec une activité enzymatique très faible ou indétectable.
Actuellement, trois allèles, TPMT*2, TPMT*3A et TPMT*3C, représentent environ 90-95 % des variants alléliques retrouvés chez les sujets caucasiens ayant un déficit dactivité en TPMT.
Par ailleurs, un groupe représentant jusquà 15 % des sujets présente une activité très élevée de la TPMT, sans rationnel génétique clairement. Des tests phénotypiques permettent de déterminer le taux de nucléotides thiopuriques (6-TGN et 6-MMPN) ou l'activité de la TPMT dans les globules rouges et peuvent également être informateurs pour la surveillance des patients (voir rubrique 4.4).
Elimination
Après administration orale de 100 mg de 35S-, 50 % de la radioactivité était excrétée dans l'urine sur 24 heures et 12 % dans les fèces après 48 heures. Dans l'urine, le principal métabolite était le métabolite oxydé inactif, l'acide thiourique. Moins de 2 %
la dose était excrétée dans l'urine sous forme d'azathioprine ou de 6-MP. Chez des volontaires sains, la vitesse de captation était élevée, avec une clairance totale supérieure à 3 l/min. On ne dispose pas de données sur la clairance rénale et la demi-vie de l'azathioprine. La clairance rénale et la demi-vie de la 6-MP sont de lordre de 191 ml/min/m² et 0,9 h, respectivement.
La mercaptopurine, un métabolite de l'azathioprine, a été identifiée dans le colostrum et le lait maternel des femmes traitées par azathioprine.
Populations spéciales
Personnes âgées
Aucune étude spécifique n'a été effectuée sur des patients âgés (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique avec surpoids
Dans une étude clinique américaine, 18 enfants (âgés de 3 à 14 ans) ont été répartis pour moitié dans deux groupes, selon un rapport poids/hauteur supérieur ou inférieur au 75e percentile. Chaque enfant était sous traitement d'entretien par 6-MP, et la posologie était calculée sur base de la surface corporelle. L'ASC0-∞ moyenne de la 6-MP dans le groupe supérieur au 75e percentile était 2,4 fois inférieure à celle du groupe inférieur au 75e percentile. Les enfants considérés en surpoids peuvent donc nécessiter des doses d'azathioprine situées dans le haut de la plage posologique, et une étroite surveillance de la réponse au traitement est recommandée (voir rubrique 4.2).
Insuffisance rénale
Des études sur l'azathioprine n'ont montré aucune différence des paramètres pharmacocinétiques de la 6-MP chez les patients urémiques par rapport aux patients transplantés d'un rein. Comme on ne dispose que de peu de données sur les métabolites actifs de l'azathioprine en cas d'insuffisance rénale, il convient d'envisager une réduction de la posologie chez les insuffisants rénaux (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
Une étude avec l'azathioprine a été menée sur trois groupes de patients transplantés rénaux : patients sans maladie hépatique, patients avec insuffisance hépatique (mais sans cirrhose) et patients avec insuffisance hépatique et cirrhose. L'étude a montré que l'exposition à la 6-mercaptopurine était 1,6 fois supérieure chez les patients avec insuffisance hépatique (mais sans cirrhose) et six fois plus élevée chez les patients avec insuffisance hépatique et cirrhose, par rapport aux patients exempts de maladie hépatique. Il convient donc d'envisager une diminution de la posologie chez les patients qui présentent une altération de la fonction hépatique (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études sur la carcinogénicité à long terme de l'azathioprine ont montré une augmentation de l'incidence des lymphosarcomes, ainsi que des tumeurs épithéliales, respectivement chez la souris et le rat, à des doses valant jusqu'à deux fois la dose thérapeutique chez l'humain, et à des doses inférieures chez les souris immunodéficientes.
Mutagénicité
L'azathioprine s'est avérée mutagène dans plusieurs tests de génotoxicité in vitro et in vivo.
Reprotoxicité
Des études chez des rates, souris et lapines gravides, auxquelles on a administré de l'azathioprine aux doses de 5-15 mg/kg/jour pendant l'organogenèse, ont montré des degrés variés d'anomalies ftales. Le caractère tératogène a été évident chez des lapines ayant reçu une dose de 10 mg/kg/jour.
La tératogénicité était manifeste chez le lapin à la posologie de 10 mg/kg/jour.
L'azathioprine est mutagène et clastogène in vitro et in vivo chez le rat et la souris.
L'azathioprine est clastogène sur des lymphocytes humains in vitro.
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique type A, amidon prégélatinisé, polysorbate 80, povidone K30, stéarate de magnésium.
Pelliculage : OPADRY clear [hypromellose (E464), macrogol 400, macrogol 6000].
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30, 56, 60, 100 ou 1000 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Sécurité de la manipulation
Les professionnels de la santé qui manipulent AZATHIOPRINE TEVA 50 mg en comprimés non pelliculés doivent respecter les recommandations relatives à la manipulation des médicaments cytotoxiques conformément aux prescriptions et/ou réglementations locales en vigueur.
La manipulation d'AZATHIOPRINE TEVA 50 mg, comprimé pelliculé ne présente aucun danger si le pelliculage est intact. Les comprimés pelliculés dAZATHIOPRINE TEVA 50 mg ne doivent pas être divisés ; aucune précaution supplémentaire de manipulation n'est nécessaire si le pelliculage est intact.
Élimination
AZATHIOPRINE TEVA, comprimé pelliculé, doit être éliminé en respectant les exigences réglementaires locales en vigueur relatives à la destruction des substances dangereuses.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
TEVA SANTE
100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 374 089 0 5 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 374 090 9 4 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 374 091 5 5 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 374 092 1 6 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 379 200 7 0 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 568 480 7 2 : 1000 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- AZATHIOPRINE EG 50 mg, comprimé pelliculé
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- PURINETHOL 50 mg, comprimé
- FEBUXOSTAT ACCORD 120 mg, comprimé pelliculé
- DIPENTUM 250 mg, gélule
- FIVASA 1600 mg, comprimé gastro-résistant
- SALAZOPYRINE 500 mg, comprimé enrobé gastro-résistant
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.