SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire
CIS 60484221
Informations à jour au 21 octobre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 21/10/2021
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 mL de solution injectable contient 40 mg de chlorhydrate d'articaïne et 10 microgrammes d'adrénaline (sous forme de tartrate d'adrénaline).
Chaque cartouche de 1,7 mL de solution injectable contient 68 mg de chlorhydrate darticaïne et 17 microgrammes dadrénaline (sous forme de tartratre dadrénaline).
Excipient(s) à effet notoire : métabisulfite de sodium (E223), chlorure de sodium, édétate disodique et hydroxyde de sodium.
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire contient 0,804 mg de sodium pour 1 ml de solution, soit 1,37 mg/1,7 mL.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide incolore.
4.1. Indications thérapeutiques
Anesthésie locale et loco-régionale pour les interventions dentaires.
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire est indiqué chez l'adulte, l'adolescent et l'enfant âgé de plus de 4 ans (ou à partir de 20 kg de poids corporel).
4.2. Posologie et mode d'administration
Usage professionnel par des médecins ou des dentistes uniquement.
Pour toutes les populations, il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace. La dose nécessaire doit être déterminée pour chaque patient.
Pour une intervention courante, la dose usuelle pour un patient adulte correspond à 1 cartouche, mais le contenu de moins dune cartouche peut suffire à pratiquer une anesthésie efficace. Le dentiste peut décider dutiliser plusieurs cartouches pour des interventions plus longues sans toutefois dépasser la dose maximale recommandée.
Pour les interventions dentaires de routine, il est préférable dutiliser SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/200 000, solution injectable à usage dentaire.
Pour les interventions plus complexes, notamment celles exigeant une hémostase prononcée, il est préférable dutiliser SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire.
Utilisation concomitante de sédatifs pour diminuer lanxiété du patient :
La dose maximale tolérée danesthésiques locaux peut être réduite chez les patients sous sédation en raison de leffet additif sur la dépression du système nerveux central (voir rubrique 4.5).
· Adultes et adolescents (âgés de 12 à 18 ans)
Chez l'adulte et l'adolescent, la dose maximale darticaïne est de 7 mg/kg avec une dose maximale recommandée de 500 mg. Cette dose maximale de 500 mg correspond à un adulte en bonne santé, pesant plus de 70 kg. Le tableau ci-dessous illustre la dose maximale recommandée.
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Poids corporel du patient (kg) |
Dose maximale de chlorhydrate d'articaïne (mg) |
Dose dadrénaline (mg) |
Volume total (ml) et équivalent en nombre de cartouches (1,7 mL) |
|
40 |
280 |
0,070 |
7,0 (4,1 cartouches) |
|
50 |
350 |
0,088 |
8,8 (5,2 cartouches) |
|
60 |
420 |
0,105 |
10,5 (6,2 cartouches) |
|
70 ou plus |
490 |
0,123 |
12,3 (7,0 cartouches) |
· Enfants (âgés de 4 à 11 ans)
La sécurité de SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire chez les enfants âgés de 4 ans ou moins na pas été établie.
Aucune donnée nest disponible.
Le volume à injecter doit être déterminé en fonction de lâge et du poids de lenfant et de limportance de lintervention. La dose efficace moyenne est de 2 mg/kg et 4 mg/kg pour les interventions simples et complexes, respectivement. Il convient dutiliser la dose la plus faible permettant une anesthésie dentaire efficace. Chez l'enfant de 4 ans (ou à partir de 20 kg de poids corporel) ou plus, la dose maximale darticaïne est de 7 mg/kg seulement, avec une dose maximale absolue recommandée de 385 mg d'articaïne pour un enfant en bonne santé de 55 kg de poids corporel.
Le tableau ci-dessous illustre la dose maximale recommandée :
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Poids corporel du patient (kg) |
Dose maximale de chlorhydrate d'articaïne (mg) |
Dose dadrénaline (mg) |
Volume total (ml) et équivalent en nombre de cartouches (1,7 mL) |
|
20 |
140 |
0,035 |
3,5 (2,1 cartouches) |
|
30 |
210 |
0,053 |
5,3 (3,1 cartouches) |
|
40 |
280 |
0,070 |
7,0 (4,1 cartouches) |
|
55 |
385 |
0,096 |
9,6 (5,6 cartouches) |
· Populations particulières
Patients âgés et patients insuffisants rénaux
En l'absence de données cliniques, des précautions particulières doivent être prises afin d'administrer la plus petite dose permettant d'obtenir une anesthésie efficace chez les patients âgés et chez les patients atteints d'insuffisance rénale (rubriques 4.4 et 5.2).
Ces patients peuvent présenter des taux plasmatiques élevés, en particulier à la suite dune utilisation répétée. Si une nouvelle injection est nécessaire, le patient doit faire lobjet dune surveillance étroite pour identifier tout signe de surdosage relatif (voir rubrique 4.9).
Patients insuffisants hépatiques
Des précautions particulières doivent être prises afin dadministrer la plus faible dose offrant une anesthésie efficace chez des patients souffrant dinsuffisance hépatique, en particulier après une utilisation répétée, bien que 90 % de larticaïne soit dabord inactivée par des estérases plasmatiques non spécifiques dans les tissus et le sang.
Patients présentant une carence en cholinestérase plasmatique
Des concentrations plasmatiques élevées du produit peuvent survenir chez les patients présentant une carence en cholinestérase ou traités par des inhibiteurs de lacétylcholinestérase puisque le produit est inactivé à 90 % par les estérases plasmatiques, voir rubrique 4.4 and 5.2. Il convient donc d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace.
Mode dadministration
Infiltration et utilisation périneurale dans la cavité buccale.
Les anesthésiques locaux doivent être injectés avec prudence en cas dinflammation et/ou dinfection au point dinjection. Le débit de linjection doit être très lent (1 mL/min).
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament.
Seuls des médecins ou des dentistes disposant de la formation et des connaissances suffisantes en matière de diagnostic et de traitement dune toxicité systémique peuvent utiliser ce médicament ou en superviser lutilisation. Il convient de vérifier la disponibilité dun équipement et des médicaments nécessaires à une réanimation avant linduction dune anesthésie régionale afin dassurer une prise en charge rapide dune urgence respiratoire ou cardiovasculaire. Létat de conscience du patient doit être surveillé après chaque injection danesthésique local.
Lors de lutilisation de SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire pour une infiltration ou une anesthésie locorégionale, linjection doit toujours être lente et avec aspiration préalable.
Pour les instructions détaillées concernant la manipulation du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
· Patients dont lépilepsie nest pas contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Avant d'utiliser ce médicament, il est important :
· De se renseigner sur les traitements actuels et les antécédents du patient ;
· De maintenir un contact verbal avec le patient ;
· De garder un équipement de réanimation à portée de main (voir rubrique 4.9).
Ce médicament doit être utilisé avec précautions chez des patients souffrant des pathologies suivantes et le report de lintervention dentaire devrait être envisagé sil sagit dune affection sévère et/ou instable :
Patients atteints de maladies cardiovasculaires :
Il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace dans les cas suivants :
· Troubles du rythme et de la conduction cardiaque (par ex., bloc auriculo-ventriculaire du second et du troisième degré, bradycardie sévère)
· Insuffisance cardiaque aigue décompensée (insuffisance cardiaque congestive aigue)
· Hypotension
· Tachycardie paroxystique ou arythmies avec fréquence cardiaque rapide
· Angor instable ou infarctus du myocarde récent (moins de 6 mois)
· Pontages coronariens récents (3 mois)
· Prise de bêta-bloquants non sélectifs (par ex., propranolol), (risque de crise hypertensive ou de bradycardie sévère), (voir rubrique 4.5)
· Hypertension non contrôlée
· Traitement concomitant avec des antidépresseurs tricycliques, car ces substances actives peuvent intensifier les effets cardiovasculaires de ladrénaline. (voir rubrique 4.5)
Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant les pathologies suivantes :
Patients épileptiques :
Du fait de leur action convulsivante, tous les anesthésiques locaux doivent être utilisés avec une très grande prudence.
Patients présentant une carence en cholinestérase plasmatique :
Une carence en cholinestérase plasmatique doit être soupçonnée si des signes cliniques de surdosage sont constatés avec des doses normales d'anesthésiques, et si une injection vasculaire a été exclue. Dans ce cas, il convient d'être prudent pour l'injection suivante et d'employer une dose réduite.
Patients présentant une affection rénale :
Il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace.
Patients présentant une affection hépatique sévère :
En cas de maladie hépatique, une utilisation prudente de ce médicament, est requise bien que larticaïne soit dabord inactivée à 90 % par des estérases plasmatiques non spécifiques dans les tissus et le sang.
Patients souffrant de myasthénie grave traités par des inhibiteurs de lacétylcholinestérase :
Il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace.
Patients présentant une porphyrie
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire doit être utilisé chez des patients présentant une porphyrie aiguë uniquement si aucune autre alternative thérapeutique plus sûre nest disponible. Les mesures de précaution appropriées doivent être prises chez tous les patients atteints de porphyrie, puisque ce médicament peut déclencher cette affection.
Patients recevant une administration concomitante danesthésiques halogénés :
Il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace (voir rubrique 4.5).
Patients recevant un traitement antiplaquettaire / anticoagulant :
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire doit être administré avec prudence chez les patients qui suivent un traitement antiplaquettaire/anticoagulant ou qui souffrent dun trouble de la coagulation en raison du risque majoré dhémorragie. Laugmentation du risque dhémorragie est plus liée à lintervention quau médicament.
Patients âgés :
Des concentrations plasmatiques élevées du produit peuvent se produire chez des patients âgés, en particulier après une utilisation répétée. Si une nouvelle injection est nécessaire, le patient doit faire lobjet dune surveillance étroite pour identifier tout signe de surdosage relatif (voir rubrique 4.9).
Par conséquent, il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace.
Lutilisation de la solution injectable de SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/200 000, solution injectable à usage dentaire, est recommandé plutôt que celle de la solution injectable SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire en raison de sa plus faible teneur en adrénaline de 5 microgrammes/mL chez les :
· Patients souffrant de maladies cardiovasculaires (par ex., crise cardiaque, maladie coronarienne, antécédents dinfarctus du myocarde, arythmies cardiaques, hypertension)
· Patients souffrant de troubles vasculaires au niveau du cerveau ou des antécédents dAVC
A la suite dun AVC, il est recommandé de reporter à six mois une intervention dentaire utilisant lassociation articaïne/adrénaline en raison du risque accru de récidive dAVC.
· Patients souffrant dun diabète non contrôlé
Ce médicament doit être utilisé avec précaution à cause de leffet hyperglycémiant de ladrénaline.
· Patients souffrant de thyréotoxicose
Ce médicament doit être employé avec précaution à cause de la présence dadrénaline.
· Patients souffrant de phéochromocytome
Ce médicament doit être utilisé avec précaution à cause de la présence dadrénaline.
· Patients ayant une prédisposition au glaucome aigu à angle fermé
Ce médicament doit être utilisé avec précaution à cause de la présence dadrénaline.
Il convient d'utiliser la dose la plus faible permettant d'obtenir une anesthésie efficace.
Ce médicament doit être utilisé de manière sûre et efficace, dans des conditions appropriées :
L'adrénaline modifie la circulation sanguine au niveau des gencives, ce qui peut provoquer une nécrose locale des tissus.
De très rares cas de lésion nerveuse prolongée ou irréversible et de perte gustative ont été signalés après une analgésie par blocage mandibulaire.
Les effets de l'anesthésique local peuvent être réduits lorsque ce médicament est injecté dans une zone présentant une inflammation ou une infection.
Une réduction de la dose est également nécessaire en cas dhypoxie, hyperkaliémie et dacidose métabolique.
Il existe un risque de lésion par morsure (lèvres, joues, muqueuse et langue), en particulier chez l'enfant ; le patient doit être averti qu'il doit éviter de mâcher des chewing-gums ou de manger jusqu'à ce qu'il retrouve des sensations normales.
Ce médicament contient du métabisulfite de sodium, un sulfite qui peut, dans de rares cas, causer des réactions d'hypersensibilité et des bronchospasmes.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par cartouche, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
Sil existe un risque de réaction allergique, veuillez choisir un médicament différent pour lanesthésie (voir rubrique 4.3).
Précautions d'emploi
Risque associé à une injection intravasculaire accidentelle :
Une injection intravasculaire accidentelle peut être à l'origine d'une augmentation brutale du taux d'adrénaline et d'articaïne dans la circulation systémique. Cela peut être associé à des effets indésirables graves, comme des convulsions, suivies d'une dépression cardiorespiratoire et du système nerveux central et d'un coma, progressant vers un arrêt respiratoire et circulatoire.
Ainsi, pour s'assurer que l'aiguille ne pénètre pas dans un vaisseau sanguin pendant l'injection, il convient d'effectuer une aspiration avant d'injecter l'anesthésique local. Cependant, l'absence de sang dans la seringue ne garantit pas que l'injection intravasculaire ait été évitée.
Risque associé à une injection intraneurale accidentelle :
L'injection intraneurale accidentelle peut provoquer un déplacement rétrograde du médicament le long du nerf.
Afin d'éviter les injections intraneurales et d'empêcher les lésions nerveuses liées au blocage nerveux, l'aiguille doit toujours être retirée légèrement si le patient ressent une sensation de choc électrique au cours de l'injection, ou si l'injection est particulièrement douloureuse. En cas de lésion nerveuse causée par l'aiguille, l'effet neurotoxique peut être aggravé par la neurotoxicité chimique potentielle de l'articaïne, et la présence d'adrénaline, qui peut altérer l'irrigation sanguine périneurale et empêcher l'évacuation de l'articaïne au niveau local.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations faisant l'objet de précautions demploi :
Autres anesthésiques locaux :
La toxicité des anesthésiques locaux est cumulative.
La dose totale de tous les anesthésiques locaux administrés ne doit pas dépasser la dose maximale recommandée pour les médicaments utilisés.
Sédatifs (dépresseurs du système nerveux central comme les benzodiazépines ou les opiacés) :
Si des sédatifs sont utilisés pour diminuer lappréhension du patient, les doses danesthésiques doivent alors être réduites car les anesthésiques locaux, tout comme les sédatifs, sont des dépresseurs du système nerveux central, et utilisés en association, ils peuvent donc avoir un effet additif (voir rubrique 4.2).
Interactions avec l'adrénaline
Associations faisant l'objet de précautions demploi :
Anesthésiques volatils halogénés (par ex. halothane) :
Il convient d'utiliser des doses réduites de ce médicament à cause de la réactivité du cur aux effets arythmogènes des catécholamines : risque d'arythmies ventriculaires sévères.
Un entretien avec l'anesthésiste est recommandé avant l'administration d'anesthésiques locaux pendant une anesthésie générale.
Agents bloquants postganglioniques (périphériques) des adrénergiques (par ex. guanadrel, guanéthidine et alcaloïdes de la rauwolfia) :
Il convient d'utiliser des doses réduites de ce médicament, sous surveillance médicale étroite, en pratiquant une aspiration prudente à cause de la possibilité d'augmentation de la réponse aux vasoconstricteurs adrénergiques : risque d'hypertension et autres effets cardiovasculaires.
Bêta-bloquants non sélectifs (par ex. propranolol, nadolol) :
Il convient d'utiliser des doses réduites de ce médicament en raison dune possible augmentation de la pression artérielle et de l'augmentation du risque de bradycardie.
Antidépresseurs tricycliques (ATC) (par ex. amitriptyline, désipramine, imipramine, nortriptyline, maprotiline et protriptyline) :
Il convient de réduire la dose et la vitesse d'administration de ce médicament du fait de l'augmentation du risque d'hypertension sévère.
Inhibiteurs de la catéchol-O-méthyletransférase (inhibiteurs COMT) (par ex. entacapone, tolcapone) :
Il existe un risque d'arythmie, d'accélération du rythme cardiaque et de variation de la pression artérielle.
Il convient d'administrer une quantité réduite d'adrénaline au cours des anesthésies dentaires chez les patients sous inhibiteurs COMT.
IMAO (aussi bien les IMAO-A sélectifs (p.ex. moclobémide) que les non sélectifs (par ex. phénelzine, tranylcypromine, linézolide) :
Si lutilisation concomitante de ces inhibiteurs est inévitable, la dose et la vitesse dadministration de ce produit doivent être réduites et le produit doit être utilisé sous supervision médicale rigoureuse en raison de la potentialisation possible des effets de ladrénaline provoquant un risque de crise hypertensive.
Substances provoquant l'arythmie (par ex. antiarythmiques comme la digitale, la quinidine) :
La dose administrée doit être réduite du fait de l'augmentation du risque d'arythmie lorsque des glucosides digitaliques et de l'adrénaline sont administrés de manière concomitante au patient. Une aspiration soigneuse est recommandée avant l'administration.
Médicaments ocytociques de type ergot de seigle (par ex. méthysergide, ergotamine, ergométrine) :
Utiliser ce médicament sous surveillance médicale stricte à cause de l'augmentation cumulative ou synergique de la pression artérielle et/ou de la réponse ischémique.
Vasopresseurs sympathomimétiques (par ex. la cocaïne, mais aussi les amphétamines, la phényléphrine, la pseudoéphédrine, l'oxymétazoline) :
Il existe un risque de toxicité adrénergique.
Si un patient a pris un vasopresseur sympathomimétique au cours des dernières 24 heures, le traitement dentaire prévu doit être différé.
Phénothiazines (et autres neuroleptiques) :
Utiliser avec prudence chez les patients sous phénothiazines, du fait du risque d'hypotension causée par l'inhibition possible des effets de l'adrénaline.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez lanimal avec articaïne 40 mg/mL + adrénaline 10 microgrammes/mL, et avec articaïne en monothérapie, nont pas montré deffets indésirables pour la grossesse, le développement embryonnaire/ftal, la naissance ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).
Des études effectuées chez lanimal aux doses supérieures à la dose maximale recommandée ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Il nexiste aucune donnée sur lutilisation de larticaïne chez la femme enceinte sauf au moment de laccouchement. Ladrénaline et larticaïne traversent la barrière placentaire, bien que larticaïne le fasse de manière moins importante que dautres anesthésiques locaux. Les concentrations sériques darticaïne mesurées chez les nouveau-nés atteignent environ 30 % des concentrations maternelles. En cas dinjection intravasculaire par inadvertance, ladrénaline peut réduire la perfusion utérine.
Pendant la grossesse, SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire devrait être utilisé seulement après une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque.
En raison de son plus faible dosage en adrénaline, l'utilisation de SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/200 000, solution injectable à usage dentaire devra être préférée par rapport à SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire.
En raison de la chute rapide des concentrations sériques et dune élimination rapide, les doses cliniques darticaïne ne sont pas retrouvées dans le lait maternel. Ladrénaline passe dans le lait maternel mais sa demi-vie est courte. Il nest donc pas nécessaire darrêter lallaitement en cas dutilisation à court terme. Il peut être repris 5 heures après lanesthésie.
Fertilité
Des études chez lanimal avec de larticaïne 40 mg/mL + adrénaline 0,01 mg/mL nont pas montré deffets sur la fertilité (voir rubrique 5.3). Aux doses thérapeutiques, des effets délétères sur la fertilité humaine ne sont pas attendus.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L'association du chlorhydrate d'articaïne avec une solution de tartrate d'adrénaline injectable peut avoir une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. L'administration de SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire peut provoquer des étourdissements (vertiges, troubles de la vision et fatigue) (voir rubrique 4.8 du RCP).
Les patients ne doivent donc pas quitter le cabinet dentaire avant davoir recouvré leurs capacités (généralement dans les 30 minutes suivant lintervention dentaire).
a) Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables suivant l'administration d'articaïne / d'adrénaline sont similaires à ceux observés avec les autres anesthésiques locaux de type amide / vasoconstricteurs. Ces effets indésirables sont, en général, dépendants de la dose. Ils peuvent également être le résultat d'une hypersensibilité, d'une idiosyncrasie ou d'une réduction de la tolérance par le patient.
Les troubles du système nerveux, les réactions locales au niveau du site d'injection, l'hypersensibilité, les troubles cardiaques et vasculaires sont les effets indésirables les plus fréquents.
Les effets indésirables les plus graves sont généralement systémiques.
b) Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Les effets indésirables signalés proviennent de déclarations spontanées, d'études cliniques et de la littérature.
La classification des fréquences respecte la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000) et très rare (<1/10 000).
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes d'organes MedDRA |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Infections et infestations |
Fréquent |
Gingivite |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions allergiques1, anaphylactiques / anaphylactoïdes |
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|
Affections psychiatriques |
Rare |
Nervosité / anxiété4 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Humeur euphorique |
||
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Neuropathie : Névralgie (douleur neuropathique) Hypoesthésie / engourdissement (buccal et péribuccal) 4 Hyperesthésie Dysesthésie (buccale et péribuccale), dont Dysgueusie (par ex., goût métallique, trouble du goût) Agueusie Allodynie Thermohyperesthésie Maux de tête |
|
|
Peu fréquent |
Sensation de brûlure |
||
|
Rare |
Trouble du nerf facial2 (paralysie, parésie) Syndrome dHorner (ptose de la paupière, énopthalmie, myosis) Somnolence (engourdissement) Nystagmus |
||
|
Très rare |
Paresthésie3 (hypoesthésie persistante et perte du goût) après blocage mandibulaire ou du nerf alvéolaire inférieur |
||
|
Affections oculaires |
Rare |
Diplopie (paralysie des muscles oculomoteurs) 4 Déficience visuelle (cécité temporaire) 4 Ptosis Myosis Enophtalmie |
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|
Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Rare |
Hyperacousie Acouphènes4 |
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Affections cardiaques |
Fréquent |
Bradycardie Tachycardie |
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|
Rare |
Palpitations |
||
|
Fréquence indéterminée |
Troubles de la conduction (bloc auriculo-ventriculaire) |
||
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Affections vasculaires |
Fréquent |
Hypotension (avec risque de collapsus circulatoire) |
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Peu fréquent |
Hypertension |
||
|
Rare |
Bouffées de chaleur |
||
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Inconnu |
Hyperémie locale/régionale Vasodilatation Vasoconstriction |
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|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Bronchospasme/asthme Dyspnée2 |
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|
Fréquence indéterminée |
Dysphonie (enrouement)1 |
||
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Tuméfaction de la langue, des lèvres ou des gencives |
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|
Peu fréquent |
Stomatite, glossite Nausée, vomissements, diarrhée |
||
|
Rare |
Exfoliation / ulcération gingivale / de la muqueuse buccale (escarre) |
||
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Fréquence indéterminée |
Dysphagie Gonflement des joues Glossodynie |
||
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Éruption Prurit |
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|
Rare |
Angioedème (visage/langue/lèvres/gorge/larynx/ dème péri-orbital) Urticaire |
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|
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Fréquence indéterminée |
Érythème Hyperhidrose |
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Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
Peu fréquente |
Douleurs à la nuque |
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Rare |
Contractions musculaires4 |
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Fréquence indéterminée |
Aggravation des manifestations neuromusculaires du syndrome de Kearns-Sayre Trismus |
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Troubles généraux et maladies du site d'administration |
Peu fréquent |
Douleur au niveau du point d'injection |
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Rare |
Exfoliation / nécrose du site d'injection Fatigue, asthénie (faiblesse)/Frissons |
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Fréquence indéterminée |
Tuméfaction locale Sensation de chaleur, Sensation de froid |
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c) Description d'effets indésirables sélectionnés
1 Les réactions allergiques ne doivent pas être confondues avec des épisodes syncopaux (palpitations cardiaques causées par l'adrénaline).
2 Un délai de 2 semaines avant l'apparition de la paralysie faciale a été décrit suite à l'administration d'articaïne associée à de l'adrénaline, et cet état de santé n'avait pas changé 6 mois plus tard.
3 Ces pathologies neurales peuvent être accompagnées de symptômes variés de sensations anormales. La paresthésie peut être définie comme une sensation habituellement non douloureuse, spontanée et anormale (par ex., brûlure, picotement, fourmillement ou démangeaisons), dépassant largement la durée attendue de l'anesthésie. La plupart des cas de paresthésie signalés suite à un traitement dentaire sont éphémères et disparaissent en quelques jours, semaines ou mois.
La paresthésie persistante, généralement suivant un blocage nerveux au niveau de la mandibule, se caractérise par une récupération lente, incomplète ou labsence de récupération.
4 Plusieurs effets indésirables, tels quagitation, anxiété/nervosité, tremblements, troubles de lélocution, peuvent être des signes annonciateurs dune dépression du système nerveux central. En présence de ces signes, demander au patient dhyperventiler et instaurer une surveillance (voir rubrique 4.9 du RCP).
d) Population pédiatrique
Le profil de sécurité était similaire chez l'enfant et l'adolescent de 4 à 18 ans et chez l'adulte. Cependant, des lésions accidentelles des tissus mous ont été observées plus fréquemment, en particulier chez les enfants de 3 à 7 ans, à cause de l'anesthésie prolongée des tissus mous.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Types de surdosage
Le surdosage d'anesthésique local au sens large est souvent utilisé pour décrire :
· Le surdosage absolu,
· Le surdosage relatif comme :
o l'injection accidentelle dans un vaisseau sanguin, ou
o l'absorption anormalement rapide dans la circulation systémique, ou
o le métabolisme et l'élimination différés du médicament.
Dans le cas dun surdosage relatif, les patients présentent généralement des symptômes dans les premières minutes, tandis que dans le cas dun surdosage absolu, les signes de toxicité apparaissent plus tardivement après linjection, selon le site dinjection.
Symptômes
Du fait d'un surdosage (absolu ou relatif), comme l'excitation peut être temporaire ou absente, les premiers symptômes peuvent être des étourdissements évoluant vers une perte de conscience et un arrêt respiratoire.
A cause de l'articaïne :
Les symptômes dépendent de la dose, et ont une gravité progressive en ce qui concerne les manifestations neurologiques (présyncope, syncope, maux de tête, agitation, état de confusion, désorientation, étourdissements (vertiges), tremblements, stupeur, dépression profonde du SNC, perte de conscience, coma, convulsions (y compris crise tonico-clonique), troubles de la parole (par ex. dysarthrie, logorrhée), vertige, troubles de l'équilibre (déséquilibre), manifestations visuelles (mydriase, vision floue, troubles de laccommodation), suivies de toxicités vasculaires (pâleur (locale, régionale, générale)), respiratoires (apnée (arrêt respiratoire), bradypnée, tachypnée, bâillements, dépression respiratoire), et enfin cardiaques (arrêt cardiaque, dépression du myocarde).
Lacidose exacerbe les effets toxiques des anesthésiques locaux.
A cause de l'adrénaline :
Les symptômes dépendent de la dose et ont une gravité progressive en ce qui concerne les manifestations neurologiques (agitation, trouble, présyncope, syncope), suivies de toxicité vasculaire (pâleur (locale, régionale, générale)), respiratoire (apnée (arrêt respiratoire), bradypnée, tachypnée, dépression respiratoire) et enfin cardiaque (arrêt cardiaque, dépression myocardique).
Traitement du surdosage
La présence d'un équipement et des médicaments nécessaires à une réanimation doit être vérifiée avant la mise en uvre de l'anesthésie régionale grâce à des anesthésiques locaux afin de permettre une prise en charge rapide dune urgence respiratoire et cardiovasculaire.
La gravité des symptômes de surdosage doit conduire les médecins/dentistes à mettre en place rapidement des protocoles prévoyant la nécessité de sécuriser les voies aériennes et de fournir une ventilation assistée.
Létat de conscience du patient doit être surveillé après chaque injection danesthétique.
Si des signes de toxicité systémique aiguë apparaissent, linjection de lanesthésique local doit être interrompue immédiatement.
Changer la position du patient pour qu'il soit en position allongée si nécessaire.
Les symptômes associés au SNC (convulsions, dépression du système nerveux central) doivent être traités rapidement par un support ventilatoire/une assistance respiratoire adéquat(e) et ladministration danticonvulsivants.
Une oxygénation et une ventilation optimales, une assistance circulatoire et un traitement de lacidose peuvent prévenir larrêt cardiaque.
Si une dépression cardiovasculaire se produit (hypotension, bradycardie), il faut envisager une prise en charge appropriée, comme ladministration de liquides par voie intraveineuse, de vasopresseurs et/ou dagents inotropes. Les enfants doivent recevoir des doses adaptées à leur âge et leur poids.
En cas d'arrêt cardiaque, il convient de commencer immédiatement une réanimation cardio-pulmonaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
L'articaïne, un anesthésique local de type amide, bloque de façon réversible la conduction nerveuse grâce à un mécanisme bien connu, observé couramment avec les autres anesthésiques locaux de type amide. Cela consiste à diminuer ou empêcher l'augmentation importante et transitoire de la perméabilité des membranes excitables au sodium (Na+) normalement provoquée par une légère dépolarisation de la membrane. Ces actions produisent leffet anesthésique. Au fur et à mesure que leffet anesthésique envahit le nerf, le seuil dexcitabilité électrique augmente graduellement, la vitesse délévation du potentiel daction décline et la conduction de linflux ralentit. Le pKa de larticaïne a été estimé à 7,8.
Ladrénaline est un vasocontricteur qui agit directement sur les récepteurs α- et β-adrénergiques ; les effets β-adrénergiques prédominent. Ladrénaline prolonge la durée de leffet de larticaïne et réduit le risque de recapture excessive de larticaïne dans la circulation systémique.
Efficacité et sécurité cliniques
SEPTANEST 40 mg/mL ADRENALINEE AU 1/100 000, solution injectable à usage dentaire a un temps daction de 1,5-1,8 mn pour une infiltration et de 1,4-3,6 mn pour une anesthésie tronculaire.
La durée de leffet anesthésique de larticaïne à 40 mg/mL + adrénaline à 1/100 000 est de 60 à 75 minutes pour une anesthésie pulpaire et de 180 à 360 minutes pour une anesthésie des tissus mous.
Aucune différence de propriétés pharmacodynamiques na été observée entre la population adulte et la population pédiatrique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Articaïne
Dans trois essais cliniques publiés décrivant le profil pharmacocinétique de l'association de chlorhydrate d'articaïne à 40 mg/mL avec de l'adrénaline à 10 ou 5 microgrammes/mL, les valeurs de Tmax se trouvaient entre 10 et 12 minutes, et les valeurs de Cmax allaient de 400 à 2100 ng/mL.
Dans les essais cliniques réalisés chez l'enfant, la Cmax était 1382 ng/mL et le Tmax 7,78 mn suite à l'infiltration d'une dose de 2 mg/kg de poids corporel.
Distribution
Une liaison élevée aux protéines de l'articaïne a été observée avec l'albumine sérique humaine (68,5 - 80,8 %), et a/b/-globulines (62,5-73,4 %). La liaison à la g-globuline (8,6-23,7 %) était bien plus faible. L'adrénaline est un vasoconstricteur ajouté à l'articaïne pour ralentir son absorption dans la circulation systémique et donc prolonger le maintien d'une concentration d'articaïne active dans les tissus. Le volume de distribution dans le plasma était d'environ 4 L/kg.
Biotransformation
L'articaïne est soumise à l'hydrolyse de son groupe carboxyle par les estérases non spécifiques dans les tissus et le sang. Comme cette hydrolyse est très rapide, environ 90 % de l'articaïne est désactivée de cette façon. En outre, l'articaïne est métabolisée dans les microsomes hépatiques.
L'acide articaïnique est le produit principal du métabolisme de l'articaïne induit par le cytochrome P450. Il est décomposé à son tour en glucuronide d'acide articaïnique.
Élimination
Après une injection dentaire, il a été démontré que la demi-vie plasmatique de l'articaïne était d'environ 20-40 mn. Un essai clinique a démontré que les concentrations plasmatiques de l'articaïne et de l'acide articaïnique diminuaient rapidement suite à l'injection sous-muqueuse. Entre 12 et 24 heures après l'injection, très peu d'articaïne a été détectée dans le plasma. Plus de 50 % de la dose ont été éliminés dans les urines, 95 % sous forme d'acide articaïnique, dans les 8 heures suivant l'administration. En 24 heures, environ 57 % (68 mg) et 53 % (204 mg) de la dose étaient éliminés dans les urines. L'élimination rénale de l'articaïne non transformée correspondait seulement à 2 % de l'élimination totale.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aux doses suprathérapeutiques, larticaïne a des propriétés cardiodépressives et peut exercer des effets vasodilatateurs.
Ladrénaline montre des effets sympathomimétiques.
Des injections sous-cutanées darticaïne associée à de ladrénaline ont induit des effets indésirables à partir de 50 mg/kg/jour chez le rat et de 80 mg/kg/jour chez le chien après 4 semaines dadministration quotidienne répétée. Toutefois, ces résultats sont peu pertinents pour lusage clinique en administration aiguë.
Les études embryotoxiques sur larticaïne nont pas montré daugmentation de lincidence de la mortalité ftale ou de malformations à des doses quotidiennes allant jusquà 20 mg/kg chez le rat et 12,5 mg/kg chez le lapin.
Une tératogénécité a été observée chez les animaux traités par adrénaline uniquement à des expositions considérées comme dépassant suffisamment le seuil maximum dexposition humaine, et a donc peu de pertinence pour son usage clinique.
Les études de toxicité sur la reproduction conduites avec articaïne 40 mg/mL + adrénaline 10 microgrammes/ml, administrées par voie sous-cutanée à des doses pouvant atteindre 80 mg/kg/jour nont pas révélé deffets indésirables sur la fertilité ou le développement embryonnaire/ftal ni sur le développement pré- ou postnatal.
Aucun effet génotoxique na été observé pendant les études in vitro et in vivo menées avec de lartcaïne en monothérapie ou dans une étude in vivo menée avec une association darticaïne et dadrénaline.
Des études de génotoxicité in vivo et in vitro portant sur ladrénaline ont donné des résultats contradictoires.
Édétate disodique
Métabisulfite de sodium (E223)
Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)
Eau pour préparations injectables.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Ne pas congeler.
Conserver les cartouches dans leur emballage extérieur soigneusement fermé à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Cartouche en verre cylindrique, à usage unique, de classe I, fermée à une extrémité par un piston mobile en caoutchouc et à l'autre extrémité par un bouchon en caoutchouc maintenu par une capsule en aluminium.
Boîte contenant 50 x 1,7 mL cartouches (verre).
Boîte contenant 50 x 1,7 mL cartouches (verre) à auto-aspiration.
Emballage de 4 boîtes contenant 50 x 1,7 mL cartouches (verre).
Emballage de 8 boîtes contenant 50 x 1,7 mL cartouches (verre).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pour éviter tout risque d'infection (par ex. la transmission de l'hépatite), la seringue et les aiguilles utilisées pour aspirer la solution doivent toujours être neuves et stériles.
Ce médicament ne doit pas être utilisé si la solution est trouble ou a changé de couleur.
Les cartouches sont prévues pour un usage unique. Si seulement une partie du contenu de la cartouche est utilisée, le reste doit être éliminé.
Utiliser immédiatement après ouverture de la cartouche.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
58, RUE DU PONT DE CRETEIL
94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 037 7 4 : 50 cartouches (verre) à auto-aspiration de 1,7 ml.
· 34009 557 628 8 1 : 50 cartouche(s) en verre de 1,7 ml
· 34009 302 037 8 1 : 50 cartouches (verre) de 1,7 ml. Boîte de 4.
· 34009 302 037 9 8 : 50 cartouches (verre) de 1,7 ml. Boîte de 8.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}>
<Date de dernier renouvellement: {JJ mois AAAA}>
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<{JJ mois AAAA}>
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage professionnel selon larticle R.5121-80 du code de la santé publique.
Médicaments liés cités dans ce texte
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- CORGARD 80 mg, comprimé sécable
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé
- LUDIOMIL 25 mg, comprimé pelliculé
- ENTACAPONE MYLAN 200 mg, comprimé pelliculé
- MOCLAMINE 150 mg, comprimé pelliculé sécable
- LINEZOLIDE ACCORD 600 mg, comprimé pelliculé
- NEOSYNEPHRINE 10 % FAURE, collyre en solution
- DETURGYLONE, poudre et solvant pour solution pour pulvérisation nasale
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.