PANZYGA 100 mg/mL, solution pour perfusion
CIS 60616687
Informations à jour au 5 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/03/2021
PANZYGA 100 mg/mL, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Immunoglobulines humaines polyvalentes (IgIV)
Un ml contient :
Immunoglobulines humaines normale................................................................................................ 100 mg
(Pureté : au moins 95 % dIgG)
Chaque flacon de 10 mL contient : 1 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 25 mL contient : 2,5 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 50 mL contient : 5 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 60 mL contient : 6 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 100 mL contient : 10 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 200 mL contient : 20 g dimmunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 300 mL contient : 30 g dimmunoglobuline humaine normale.
Distribution des sous‑classes dIgG (valeurs approximatives) :
IgG1 65 %
IgG2 28 %
IgG3 3 %
IgG4 4 %
La teneur maximale en IgA est de 300 microgrammes/mL.
Produit à partir de dons de plasma humain.
Excipient(s) à effet notoire :
Ce médicament contient 69 mg de sodium par flacon de 100 ml, ce qui équivaut à 3,45% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution pour perfusion
La solution est daspect clair ou légèrement opalescent, incolore à jaune pale. Le pH de la solution est compris entre 4,5 et 5,0. Losmolalité est ≥ 240 mosmol/kg.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de substitution chez ladulte, lenfant et ladolescent (0-18 ans) :
· Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altération de la production danticorps (voir rubrique 4.4).
· Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients présentant des infections sévères ou récurrentes, dont le traitement antimicrobien est inefficace et qui présentent une insuffisance prouvée en anticorps spécifiques (PSAF, proven specific antibody failure)* ou un taux dIgG sérique <4 g/l.
*PSAF = incapacité à atteindre une augmentation dau moins deux fois le titre danticorps IgG avec les vaccins à polysaccharides pneumococciques et antigènes polypeptidiques.
Effet immunomodulateur chez ladulte, lenfant et ladolescent (0-18 ans) dans:
· Thrombocytopénie immunologique primaire (TIP) chez les patients à haut risque hémorragique, ou préalablement à une intervention chirurgicale pour normaliser le taux de plaquettes
· Syndrome de Guillain‑Barré.
· Maladie de Kawasaki (en association avec lacide acétylsalicylique ; voir rubrique 4.2).
· Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
· Neuropathie motrice multifocale (NMM).
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement de substitution doit être initié et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement des déficits immunitaires.
Posologie
La dose et la posologie dépendent de lindication.
La dose doit éventuellement être individualisée pour chaque patient, selon la réponse pharmacocinétique et clinique. Il peut être nécessaire dadapter la dose basée sur le poids corporel chez les patients qui présentent une insuffisance pondérale ou qui sont en surpoids. Chez les personnes qui sont en surpoids, la dose doit être adaptée au poids corporel physiologique standard.
Les posologies suivantes sont fournies à titre indicatif :
Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs
Le schéma dadministration doit viser à maintenir un taux résiduel dIgG (mesuré avant la perfusion suivante dimmunoglobuline humaine normale) dau moins 6 g/l ou se situant dans la fourchette de référence normale pour lâge de la population. Après linstauration du traitement par les IgIV, léquilibre seffectue en 3 à 6 mois (taux dIgG à létat déquilibre). La dose de charge recommandée est de 0,4 à 0,8 g/kg administrée en une fois, suivie dune perfusion dau moins 0,2 g/kg toutes les trois à quatre semaines.
La dose dIgIV nécessaire pour atteindre un taux résiduel de 6 g/L est de lordre de 0,2 à 0,8 g/kg/mois.
A léquilibre, lintervalle entre les administrations varie de 3 à 4 semaines.
Les concentrations résiduelles dIgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. Pour réduire la fréquence de survenue des infections bactériennes, il peut être nécessaire daugmenter la posologie afin daugmenter le taux résiduel dIgG.
Déficits immunitaires secondaires (tels que définis dans la rubrique 4.1)
La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
Les concentrations résiduelles dIgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. La dose doit être ajustée autant que nécessaire pour obtenir une protection optimale contre les infections. Une augmentation de la dose peut être nécessaire chez les patients qui présentent des infections persistantes et une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus dinfections.
Thrombocytopénie immunologique primaire
Il existe deux schémas dadministration :
· 0,8‑1 g/kg administré au jour 1; cette dose peut éventuellement être renouvelée une fois au cours des 3 jours suivants.
· 0,4g/kg administré quotidiennement pendant 2 à 5 jours.
Le traitement peut être renouvelé en cas de rechute.
Syndrome de Guillain‑Barré
0,4 g/kg/jour pendant 5 jours (possibilité de renouveler la dose en cas de rechute).
Maladie de Kawasaki
Une posologie de 2,0 g/kg doit être administrée en dose unique. Les patients doivent être parallèlement traités avec lacide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :
Dose initiale : 2 g/kg répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.
Dose dentretien : 1 g/kg réparti sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines.
Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle. Si aucun effet nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le traitement est efficace, il sera maintenu à long terme à la discrétion du médecin qui se basera
sur la réponse du patient et du traitement dentretien. Il est possible que ladministration et les intervalles soient adaptés à lévolution de la maladie de chaque patient.
Neuropathie motrice multifocale (NMM)
Dose initiale : 2 g/kg répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.
Dose dentretien : 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.
Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle de traitement. Si aucun effet nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le patient répond au traitement dentretien, il est possible que ladministration et les intervalles soient adaptés à lévolution de la maladie de chaque patient.
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant:
|
Indication |
Dose |
Fréquence de perfusion |
|
Traitement de substitution |
|
|
|
Déficits immunitaires primitifs
|
Dose initiale :
Dose d'entretien : |
toutes les 3 à 4 semaines |
|
Déficits immunitaires secondaires (voir rubrique 4.4) |
0,2 - 0,4 g/kg |
toutes les 3 à 4 semaines |
|
Immunomodulation |
|
|
|
Thrombocytopénie immunologique primaire |
0,8 1 g/kg 0,4 g/kg/jour |
au jour J1, éventuellement renouvelé une fois dans les 3 jours
pendant 2 à 5 jours |
|
Syndrome de Guillain-Barré |
0,4 g/kg/jour |
pendant 5 jours |
|
Maladie de Kawasaki |
2 g/kg |
en une dose en association avec l'acide acétylsalicylique |
|
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) |
Dose initiale : Dose dentretien : 1 g/kg |
en doses fractionnées réparties sur 2 à 5 jours
toutes les 3 semaines, sur 1 à 2 jours |
|
Neuropathie motrice multifocale |
Dose initiale : 2 g/kg
Dose dentretien : 1 g/kg
ou
2 g/kg |
sur 2 à 5 jours consécutifs
toutes les 2 à 4 semaines
ou
toutes les 4 à 8 semaines sur 2 à 5 jours |
Population pédiatrique
La posologie chez les enfants et les adolescents (0‑18 ans) ne diffère pas de celle des adultes car pour chaque indication, la posologie est donnée en fonction du poids corporel et ajustée selon lévolution clinique des affections susmentionnées.
Insuffisance hépatique
La nécessité dajuster la dose na pas été démontrée.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4.
Patients âgés
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4.
Mode dadministration
Par voie intraveineuse.
Les immunoglobulines humaines polyvalentes doivent être injectées par voie intraveineuse à une vitesse initiale de 0,6 mL/kg/h pendant 30 minutes. Voir rubrique 4.4. En cas de réaction indésirable, il convient soit de réduire la vitesse dadministration, soit darrêter la perfusion. Si la vitesse est bien tolérée, elle peut être progressivement augmentée jusquà un maximum de 4,8 mL/kg/h.
Chez les patients atteints de DIP ayant bien toléré la vitesse dinjection de 4,8 mL/kg/h, cette vitesse peut encore être progressivement augmentée jusquà 8,4 mL/kg/h.
Afin de perfuser lintégralité de produit encore présent dans la tubulure en fin de la perfusion, il est nécessaire de rincer la tubulure à laide dune solution saline à 0,9 % ou dune solution de dextrose à 5 %.
Hypersensibilité à la substance active (immunoglobulines humaines) ou à lun des excipients mentionnés aux rubriques 4.4 et 6.1.
Patients présentant un déficit sélectif en IgA qui ont développé des anticorps aux IgA, car ladministration dun produit contenant des IgA peut entraîner une anaphylaxie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Traçabilité
Dans le but daméliorer la traçabilité des produits biologiques, le nom et le numéro du lot du produit administré doivent être clairement notés.
Précautions dutilisation
Les éventuelles complications peuvent souvent être évitées en sassurant que les patients :
· ne présentent pas dhypersensibilité aux immunoglobulines humaines polyvalentes, en injectant initialement le produit à vitesse lente (0,6‑1,2 mL/kg/h).
· font lobjet dune surveillance étroite afin de détecter tout symptôme pouvant apparaître pendant toute la durée de la perfusion ; en particulier lors dun premier traitement par des immunoglobulines humaines polyvalentes, chez les patients recevant précédemment un autre produit à base dIgIV ou lorsquil sest écoulé une longue période depuis la précédente administration du produit, les patients doivent être surveillés pendant la première perfusion ainsi que pendant la première heure suivant cette perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après ladministration.
Pour tous les patients, ladministration dIgIV nécessite :
· une hydratation adéquate avant le début de la perfusion dIgIV,
· une surveillance de la diurèse,
· une surveillance des taux sériques de créatinine,
· déviter lutilisation concomitante de diurétiques de lanse (voir rubrique 4.5).
En cas deffet indésirable, il convient de réduire la vitesse dadministration ou darrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité de leffet indésirable.
Réaction à la perfusion
Certains effets indésirables (p. ex., maux de tête, rougeur du visage, frissons, myalgie, respiration sifflante, tachycardie, douleurs lombaires, nausées et hypotension) peuvent être liés à la vitesse de perfusion. La vitesse de perfusion recommandée (voir rubrique 4.2) doit être scrupuleusement respectée. Les patients doivent rester sous surveillance étroite pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :
· chez les patients recevant des immunoglobulines humaines polyvalentes pour la première fois ou, dans de rares cas, lors de changement de spécialité ou lorsquil sest écoulé une longue période depuis la précédente administration du produit.
· chez les patients qui présentent une infection non traitée ou une inflammation chronique sous-jacente.
Hypersensibilité
Les réactions dhypersensibilité sont rares.
Un choc anaphylactique peut se produire chez les patients
· dont le taux dIgA est indétectable et qui présentent des anticorps anti-IgA.
· qui avaient déjà toléré le traitement par immunoglobuline humaine normale.
En cas de choc, le traitement médical standard approprié doit être instauré.
Evènements thromboemboliques
Il existe des preuves cliniques dune corrélation entre ladministration dIgIV et la survenue de manifestations thromboemboliques notamment infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (y compris lictus), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde. Ces manifestations pourraient provenir dune augmentation relative de la viscosité du sang due à un apport important dimmunoglobulines chez les patients à risques. Il convient dapporter une attention particulière à la prescription et à la perfusion dIgIV chez les patients obèses et chez les patients présentant des facteurs de risque préexistants dévénements thrombotiques (tels que les patients âgés, une hypertension, un diabète, des antécédents daffections vasculaires ou dépisodes thrombotiques, les patients atteints de troubles thrombophiliques acquis ou héréditaires, les patients immobilisés sur des périodes prolongées, les patients présentant une hypovolémie sévère, les patients atteints de maladies augmentant la viscosité sanguine).
Chez les patients présentant un risque de réaction thromboembolique, les produits à base dIgIV doivent être administrés avec le débit de perfusion et la dose les plus faibles possibles.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels quune insuffisance rénale pré-existante, un diabète, une hypovolémie, une surcharge pondérale, une prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
Les paramètres rénaux doivent être évalués avant la perfusion dIgIV, en particulier chez les patients qui présentent un risque potentiel accru de développer une insuffisance rénale aiguë, et ensuite évalués à des intervalles appropriés. Chez les patients présentant des risques dinsuffisance rénale aiguë, les produits à base dIgIV doivent être administrés à plus faible débit de perfusion et à la plus faible dose possibles. En cas datteinte avérée de la fonction rénale, il est recommandé denvisager linterruption du traitement par les IgIV. Bien que les cas de dysfonctionnements rénaux et dinsuffisance rénale aiguë aient été rapportées lors de lutilisation dun grand nombre de spécialités dIgIV autorisées contenant divers excipients tels que le saccharose, le glucose et le maltose; les spécialités contenant du saccharose comme stabilisant représenteraient une part très importante du nombre total de produit. Chez les patients à risque, lutilisation de produits à base dIgIV ne contenant pas de tels excipients peut être envisagée. PANZYGA ne contient ni saccharose, ni maltose, ni glucose.
Syndrome de méningite aseptique (SMA)
Des cas de syndrome de méningite aseptique ont été rapportés en association avec un traitement par IgIV. Le syndrome apparaît généralement entre quelques heures à 2 jours après le traitement par IgIV. Les analyses du liquide céphalo-rachidien sont souvent positives, avec une pléïocytose pouvant atteindre plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une hausse du taux de protéines jusquà plusieurs centaines de mg/dL.
Le SMA pourrait survenir plus fréquemment en association avec un traitement par IgIV à forte dose (2 g/kg).
Les patients qui présentent ces signes et symptômes doivent faire lobjet dun examen neurologique approfondi incluant une analyse du LCR afin dexclure toutes autres causes de méningite.
Larrêt du traitement par IgIV a entraîné une rémission du SMA en plusieurs jours, sans séquelles.
Anémie hémolytique
Les produits à base dIgIV peuvent contenir des anticorps de groupe sanguin susceptibles dagir comme des hémolysines et dinduire le recouvrement in vivo des érythrocytes par les immunoglobulines, provoquant ainsi une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut survenir à la suite dun traitement par IgIV en raison de laugmentation de la séquestration des érythrocytes. Les patients traités par IgIV doivent être surveillés afin de détecter tous signes cliniques et symptômes dhémolyse (voir rubrique 4.8).
Neutropénie/Leucopénie
Une diminution passagère du taux de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Ils se sont produits de manière typique dans les quelques heures ou jours qui ont suivi ladministration des IgIV et se sont résolus sur une période allant de 7 à 14 jours.
Syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
Chez les patients qui reçoivent des IgIV, un dème pulmonaire non cardiogénique [syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)] a été rapporté. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, une fièvre et une hypotension. Les symptômes dun TRALI apparaissent de manière typique au cours des 6 heures ou dans les 6 heures suivant une transfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Les personnes recevant des IgIV doivent dès lors être surveillés et la perfusion doit être immédiatement arrêtée en cas de réactions pulmonaires indésirables. Le TRALI est une affection qui peut menacer le pronostic vital et qui doit être traitée dans une unité de soins intensifs.
Interférences avec des tests sérologiques
Après ladministration dimmunoglobulines, lélévation transitoire du taux des divers anticorps passivement transférés dans le sang du patient peut être à lorigine de résultats sérologiques faussement positifs.
La transmission passive danticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut interférer avec certains tests sérologiques portant sur les anticorps antiglobulaires, par exemple le test direct à lantiglobuline (DAT, test de Coombs direct).
Agents transmissibles
Les mesures standard visant à prévenir les infections résultant de lutilisation de spécialités médicamenteuses préparées à partir de sang ou de plasma humain incluent la sélection des donneurs, la recherche de marqueurs spécifiques dinfection sur les dons individuels et les mélanges de plasma et linclusion détapes de fabrication efficaces pour linactivation ou lélimination virale. Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, la possibilité de transmettre des agents infectieux ne peut être totalement exclue. Ceci sapplique également aux virus inconnus ou émergents, et aux autres agents pathogènes.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis à vis des virus enveloppés, tels que le VIH, le VHB et le VHC, et contre les virus non-enveloppés tels que le VHA et le parvovirus B19.
Des données cliniques rassurantes révèlent labsence de transmission de lhépatite A ou du parvovirus B19 avec les immunoglobulines, et il est également considéré que le taux danticorps contribue de façon importante à la sécurité virale.
Informations importantes concernant certains ingrédients de Panzyga
Ce médicament contient 69 mg de sodium par flacon de 100 ml, ce qui équivaut à 3,45% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Population pédiatrique
Les avertissements et précautions énoncés sappliquent aussi bien aux adultes quaux enfants.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Population pédiatrique
Les interactions énoncées sappliquent aussi bien aux adultes quaux enfants.
Associations à prendre en compte
Vaccins vivants atténués
Ladministration dimmunoglobulines peut altérer lefficacité des vaccins vivants atténués tels que le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle, pendant une période allant de 6 semaines à 3 mois. Après ladministration de ce médicament, un intervalle de 3 mois doit être respecté avant toute vaccination par des vaccins vivants atténués. Concernant la rougeole, lefficacité du vaccin peut être réduite pendant 1 an. Par conséquent, les patients se faisant vacciner contre la rougeole doivent au préalable faire vérifier leur taux danticorps.
Diurétiques de lanse
Il convient déviter lutilisation concomitante de diurétiques de lanse.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune étude clinique contrôlée na permis détablir la sécurité de ladministration de ce médicament au cours de la grossesse, cest pourquoi son éventuelle administration chez la femme enceinte ou au cours de lallaitement doit être faite avec prudence. Le passage des immunoglobulines à travers le placenta, en particulier lors du troisième trimestre de grossesse a été démontré. Lexpérience clinique avec les immunoglobulines quil nexiste pas deffet nocif sur le déroulement de la grossesse ou sur le développement du ftus et du nouveau‑né.
Allaitement
Il existe un passage des immunoglobulines dans le lait maternel. Aucun effet négatif nest attendu chez les nouveau-nés/nourrissons.
Fertilité
Lexpérience clinique avec les immunoglobulines ne suggère aucun effet nocif sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
PANZYGA na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire et à utiliser des machines. Toutefois, les patients qui présentent des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre que ceux-ci soient résolus avant de conduire ou dutiliser des machines.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables provoqués par les immunoglobulines humaines normales (par ordre de fréquence décroissante) incluent (voir également la rubrique 4.4) :
· frissons, céphalées, vertiges, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, arthralgie, hypotension artérielle et douleurs lombaires
· des réactions hémolytiques réversibles, en particulier chez les patients de groupe sanguin A, B et AB, et (rarement) une anémie hémolytique nécessitant une transfusion.
· (rarement) une baisse brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, un choc anaphylactique, même lorsque le patient na pas révélé hypersensibilité lors des précédentes administrations.
· (rarement) des réactions cutanées passagères (y compris un lupus érythémateux cutané fréquence indéterminée).
· (très rarement) des réactions thromboemboliques telles quun infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral, une embolie pulmonaire, une thrombose veineuse profonde.
· des cas de méningites aseptiques réversibles
· des augmentations du taux sérique de créatinine et/ou lapparition dune insuffisance rénale aiguë
· des cas de syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI).
Tableau des effets indésirables
Le tableau ci‑dessous est présenté conformément à la classification selon des systèmes dorganes MedDRA (SOC et terme préconisé).
Les fréquences ont été évaluées à laide des critères suivants : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Fréquence des effets indésirables médicamenteux dans les études cliniques sur PANZYGA :
|
Classe de systèmes dorganes (SOC) MedDRA selon la séquence : |
Effet indésirable |
Fréquence par perfusion |
Fréquence par patient |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Hémolyse, anémie, leucopénie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections du système nerveux |
Céphalée ----------------------------------------- Méningite aseptique, hypoesthésie, vertiges |
Fréquent ---------------------- Peu fréquent |
Très fréquent |
|
Affections oculaires |
Prurit de lil |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Douleur auriculaire |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections cardiaques |
Tachycardie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections vasculaires |
Hypertension |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections gastro‑intestinales |
Nausées ------------------------------------------- Vomissement, douleur abdominale, gêne abdominale |
Fréquent ---------------------- |
Très fréquent ----------------------- Fréquent |
|
Affections de la peau et du tissu sous‑cutané |
Rash |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections musculo‑squelettiques et systémiques |
Arthralgie, myalgie, douleur ou raideur musculo‑squelettique |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fièvre ----------------------------------------- Frissons, douleur thoracique, douleur, sensation de froid, asthénie, fatigue, prurit au site de perfusion |
Fréquent ----------------------- Peu fréquent |
Très fréquent ----------------------- Fréquent |
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Investigations |
Enzyme hépatique augmentée |
Peu fréquent |
Fréquent |
cas infraclinique
Les réactions suivantes ont été signalées après la mise sur le marché de Panzyga.
La fréquence des réactions rapportées après la commercialisation ne peut être estimée sur la base des données disponibles.
|
Classe de systèmes dorganes (SOC) MedDRA selon la séquence : |
Effet indésirable (TP) |
Fréquence |
|
Affections du système immunitaire |
Réaction anaphylactique, hypersensibilité |
Fréquence indéterminée |
|
Affections psychiatriques |
Anxiété |
Fréquence indéterminée |
|
Affections du système nerveux |
Hyposthésie, paresthésie, tremblements |
Fréquence indéterminée |
|
Affections cardiaques |
Tachycardie |
Fréquence indéterminée |
|
Affections vasculaires |
Hypertension |
Fréquence indéterminée |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Tous, dyspnée |
Fréquence indéterminée |
|
Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales, diarrhée |
Fréquence indéterminée |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Érythème, prurit, éruption cutanée, urticaire |
Fréquence indéterminée |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Spasmes musculaires, douleurs cervicales, douleurs dans les extrémités |
Fréquence indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie, inconfort dans la poitrine, douleurs thoraciques, fatigue, sensation de chaleur, malaise |
Fréquence indéterminée |
Les réactions suivantes ont été signalées en lien avec le traitement par IgIV et peuvent également survenir après ladministration de PANZYGA :
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Classe de systèmes dorganes MedDRA |
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Pancytopénie |
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Réaction anaphylactoïde, dème angioneurotique, dème de la face |
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Agitation, état confusionnel, nervosité |
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Arrêt cardiaque, angine de poitrine, bradycardie, palpitations, cyanose |
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Insuffisance circulatoire périphérique ou collapsus de la circulation périphérique, phlébite, pâleur |
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Affections hépatobiliaires |
Dysfonction hépatique |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Douleur rénale |
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Test de Coombs direct positif, vitesse de sédimentation des érythrocytes faussement élevée, saturation en oxygène diminuée |
Description de certains effets indésirables
Pour obtenir la description de certains événements indésirables, tels que les réactions dhypersensibilité, évènement thromboembolique, insuffisance rénale aiguë, le syndrome de méningite aseptique et lanémie hémolytique, voir rubrique 4.4.
Population pédiatrique
Chez lenfant, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables étaient identiques à ceux de ladulte.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le surdosage peut conduire à une surcharge hydrique et à une hyperviscosité, en particulier chez les patients à risque, notamment les patients âgés et les insuffisants cardiaques ou rénaux (voir rubrique 4.4).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Immunsérums et immunoglobulines : Immunoglobulines humaines polyvalentes, pour administration intravasculaire, Code ATC : J06BA02.
Les immunoglobulines humaines polyvalentes contiennent principalement des immunoglobulines G (IgG), avec un large spectre danticorps contre les agents infectieux.
Les immunoglobulines humaines polyvalentes contiennent les anticorps IgG présents dans la population saine. Elles sont généralement préparées à partir de pools de plasma provenant dau moins 1 000 donneurs. La distribution des sous‑classes dimmunoglobulines G est proche de celle du plasma humain normal. Ladministration de doses appropriées de ce médicament peut normaliser un taux anormalement bas dIgG.
Mécanisme daction
Le mécanisme daction dans les indications autres que le traitement de substitution nest pas encore entièrement élucidé
Efficacité et sécurité clinique
Études cliniques
Une étude prospective, ouverte, non contrôlée, a été menée chez 51 patients atteints de déficits immunitaires primaires. Les patients ont été recrutés dans 3 tranches dâge (³ 2 ans et < 12 ans, ³ 12 ans et < 16 ans, ³ 16 ans et £ 75 ans). Le critère dévaluation principal de létude était le taux dinfections bactériennes graves (IBG) par personne‑année de traitement. Les patients ont reçu 17 ou 13 perfusions de PANZYGA au total pendant toute la durée de létude, selon que leur traitement était administré toutes les 3 ou 4 semaines, respectivement. La dose à perfuser était de 0,2‑0,8 g/kg à débit croissant, jusquà 0,08 mL/kg/min au maximum. Deux patients ont contracté 4 IBG. Avec 50,2 années dexposition patient au total, le résultat de ce critère dévaluation principal était de 0,08 IBG/année dexposition patient, avec une limite supérieure de lintervalle de confiance à 99 % de 0,5. Par ailleurs, les autres paramètres defficacité calculés par année dexposition patient, tels que les autres infections et les jours dutilisation dantibiotiques, les jours dabsentéisme de lécole ou du travail et les journées dhospitalisation dues à une infection, concordaient avec les données publiées pour dautres IgIV précédemment développées.
Cette étude a été suivie dune étude dextension menée afin dévaluer la tolérance de PANZYGA lorsquil est administré à des débits de perfusion supérieurs (de 0,08 mL/kg/min à 0,14 mL/kg/min). Au total, 21 patients ont été inclus. Le produit a été bien toléré et tous les patients ont mené létude à terme conformément au protocole. Des effets indésirables liés au médicament étudié ont été signalés chez 2 enfants et 2 adultes ; les effets indésirables les plus fréquemment signalés étaient les nausées et la céphalée.
Une autre étude prospective, ouverte, non contrôlée, a été menée chez 40 patients atteints de thrombocytopénie immune primaire depuis au moins 12 mois. Les patients ont reçu une dose quotidienne de 1 g/kg pendant 2 jours consécutifs. Conformément aux recommandations de lEMA, la réponse alternative (RA) était définie comme une augmentation de la numération plaquettaire à ≥ 30 x 109/L et doublant au moins la numération initiale, confirmée en au moins 2 occasions différentes espacées dau moins 7 jours, et une absence de saignement. Une RA a été observée chez 24 patients (66,7 %).
Conformément aux recommandations de lEMA, la réponse complète (RC) était définie par lobtention dune numération plaquettaire ≥ 100 x 109/l lors dau moins 2 visites distinctes espacées dau moins 7 jours, sans nouveau saignement. Une RC a été observée chez 18 patients (50,0 %).
Une perte de RA/RC a été enregistrée si les critères de RA/RC étaient remplis, mais se sont ensuite détériorés avec une baisse de la numération plaquettaire à < 30 x 109/l (RA) ou < 100 x 109/L (RC), ou avec une baisse de la numération plaquettaire à moins du double de la numération initiale, ou avec loccurrence dun saignement. Concernant la perte de RA, 11 des 24 patients (45,8 %) ayant rempli les critères de RA ont connu une perte de réponse. Une perte de RC a été observée chez 14 des 18 patients (77,8 %) ayant rempli les critères de RC.
Pour les informations de sécurité issues des études cliniques, voir rubrique 4.8.
Population pédiatrique
Aucune différence majeure na été observée dans la proportion denfants et dadolescents connaissant des effets indésirables par rapport à celle des adultes. Les effets indésirables liés à la classe de systèmes dorganes « Infections et infestations » étaient les plus fréquents dans toutes les tranches dâge. Cependant, ils ont été signalés à un pourcentage plus élevé chez les enfants et les adolescents. La même différence a été observée pour les effets indésirables de la classe des affections gastro‑intestinales. Un pourcentage plus élevé deffets indésirables appartenant à la classe de systèmes dorganes « Affections de la peau et du tissu sous‑cutané » ont également été observés chez les patients des tranches dâge pédiatriques.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après administration intraveineuse, les immunoglobulines humaines polyvalentes sont immédiatement et entièrement disponibles dans le sang du patient.
Distribution
Elles se répartissent relativement rapidement entre le plasma et le compartiment extravasculaire. Après environ 3‑5 jours, léquilibre est atteint entre les compartiments intra et extravasculaires.
Biotransformation
La demi‑vie moyenne de PANZYGA est denviron 26‑39 jours. Cette demi‑vie peut varier dun patient à lautre, en particulier en cas de déficit immunitaire primitif.
Élimination
Les IgG et les complexes IgG sont dégradés dans les cellules du système réticulo-endothélial.
Population pédiatrique
Les résultats des études pharmacocinétiques dans les différentes tranches dâge pédiatriques sont récapitulés dans le tableau suivant, par comparaison aux adultes.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Présentation des caractéristiques pharmacocinétiques des IgG totales pour PANZYGA, selon les différentes tranches dâge (valeurs médianes)
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|
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Population pédiatrique |
Adultes |
Toutes les tranches dâge |
|
|
Enfants |
Adolescents |
||||
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|
≥ 2 ans, < 12 ans |
≥ 12 ans, < 16 ans |
≥ 16 ans, ≤ 75 ans |
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|
Paramètre |
Unité |
N = 13 |
N = 12 |
N = 26 |
N = 51 |
|
Cmax |
g/L |
18,6 |
19,3 |
17,1 |
18,2 |
|
Cmin [amplitude] |
g/L |
10,7 [7,2‑16,8] |
9,3 [7,4‑20,4] |
10,1 [6,8‑20,6] |
9,9 [6,8‑20,6] |
|
ASC0‑tau |
hxg/L |
6 957 |
6 826 |
7 224 |
7 182 |
|
t½ |
jours |
36 |
33 |
37 |
36 |
5.3. Données de sécurité préclinique
Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain.
La sécurité de PANZYGA a été démontrée dans plusieurs études pharmacologiques non-cliniques de sécurité (effets cardiovasculaires, respiratoires et bronchospastiques, potentiel thrombogène) et de toxicité (toxicité aiguë, tolérance locale). Les données précliniques nont pas révélé de risque particulier pour lhomme sur la base de ces études pharmacologiques de sécurité et de toxicité.
Les études de toxicité en doses répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction animale ne sont pas envisageables en raison du développement danticorps dirigés contre les protéines hétérologues et de linterface que cela peut provoquer. Lexpérience clinique ne mettant en évidence aucun potentiel carcinogène des immunoglobulines, aucune étude de génotoxicité/cancérogénèse expérimentale na été réalisée avec des espèces hétérologues.
Glycine, eau pour préparations injectables
En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments ni avec dautres produits contenant des IgIV.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler. Conserver le flacon dans lemballage extérieur à labri de la lumière.
Le produit peut être conservé à des températures supérieures à +8°C et inférieures à +25°C pendant 12 mois maximum. Il ne doit pas être à nouveau placé au réfrigérateur au cours de cette période et il doit être éliminé sil nest pas utilisé passé ce délai.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Présentations :
1 g dans 10 mL en flacon de 20 mL
2,5 g dans 25 mL en flacon de 30 mL
5 g dans 50 mL en flacon de 70 mL
6 g dans 60 mL en flacon de 70 mL
10 g dans 100 mL en flacon de 100 mL
3 x 10 g dans 3 x 100 mL en flacon de 100 mL
20 g dans 200 mL en flacon de 250 mL
3 x 20 g dans 3 x 200 mL en flacon de 250 mL
30 g dans 300 mL en flacon de 300 mL
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Les flacons sont constitués de verre de type II, fermés par des bouchons en caoutchouc bromobutyl et sertis par des opercules amovibles en aluminium.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Le produit doit être amené à température ambiante ou corporelle avant utilisation.
La solution doit être transparente ou légèrement opalescente et incolore à jaune pâle.
Les solutions troubles ou présentant des dépôts ne doivent pas être utilisées.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
En raison du risque de contamination bactérienne, tout produit résiduel doit être éliminé.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
OCTAPHARMA FRANCE
62 BIS AVENUE ANDRE MORIZET
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 214 9 0 : 10 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 0 6 : 25 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 1 3 : 50 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 2 0 : 60 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 3 7 : 100 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 4 4 : 100 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 3
· 34009 550 215 5 1 : 200 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
· 34009 550 215 6 8 : 200 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 3
· 34009 550 215 7 5 : 300 mL de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) serti par un opercule amovible (aluminium) Boîte de 1
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
La prescription par un médecin exerçant dans un établissement dans un établissement de transfusion sanguine, autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités, est également autorisée.