MONOXYDE DAZOTE SOL FRANCE 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé
CIS 60934825
Informations à jour au 5 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/11/2020
MONOXYDE DAZOTE SOL FRANCE 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Monoxyde dazote (NO)............................................................................................... 0,250ml dans
Azote (N2) ...................................................................................................................... 999,750 ml
Une bouteille de gaz de 5 litres remplie jusquà 200 bars fournit 0.94 m³ de gaz sous une pression de 1 bar à 15°
Une bouteille de gaz de 10 litres remplie jusquà 200 bars fournit 1.9 m³ de gaz sous une pression de 1 bar à 15°
Une bouteille de gaz de 20 litres remplie jusquà 200 bars fournit 3.8 m³ de gaz sous une pression de 1 bar à 15°
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gaz médicinal comprimé pour inhalation.
Gaz incolore et inodore.
4.1. Indications thérapeutiques
Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé est indiqué :
· en association à la ventilation assistée et au traitement conventionnel pour le traitement des nouveau-nés d'âge gestationnel 34 semaines, présentant une détresse respiratoire hypoxémiante associée à des signes cliniques ou échocardiographiques d'hypertension artérielle pulmonaire, dans le but d'améliorer l'oxygénation et éviter le recours à l'oxygénation par circulation extracorporelle.
· pour le traitement des poussées dhypertension artérielle pulmonaire péri et postopératoires dans le cadre de la chirurgie cardiaque, chez ladulte et les nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, dans le but de diminuer la pression artérielle pulmonaire de façon sélective pour améliorer la fonction ventriculaire droite et loxygénation tissulaire.
4.2. Posologie et mode d'administration
Syndrome dhypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAPPN)
La prescription de monoxyde dazote doit être supervisée par un médecin expérimenté en soins intensifs chez les nouveau-nés. La prescription sera limitée aux services de néonatologie dans lesquels le personnel soignant est formé à lutilisation dun système dadministration de monoxyde dazote. Monoxyde dazote SOL France, gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription dun spécialiste en néonatologie.
Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé doit être utilisé chez des nouveau-nés ventilés susceptibles de nécessiter une assistance respiratoire pendant plus de 24 heures. Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé doit être utilisé uniquement après optimisation de lassistance respiratoire. Il ne doit être utilisé quaprès optimisation de lassistance respiratoire comprenant loptimisation des réglages pressions/volume courant et du recrutement alvéolaire (utilisation de surfactant, ventilation haute fréquence et ventilation avec pression positive en fin dexpiration).
Traitement de lhypertension artérielle pulmonaire dans le cadre de la chirurgie cardiaque
Toute prescription de monoxyde dazote doit être supervisée par un médecin expérimenté en anesthésie-réanimation et soins intensifs dans le domaine de la chirurgie cardio-thoracique. La prescription sera limitée aux services de réanimation et soins intensifs cardio-thoraciques dans lesquels le personnel soignant est formé à lutilisation dun système dadministration de monoxyde dazote. Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription dun anesthésiste ou dun spécialiste en soins intensifs.
Posologie
Hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAPPN)
La dose maximale recommandée de Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé est de 20 ppm et cette dose ne doit pas être dépassée. Dès que possible, et dans les 4 à 24 heures suivant le début du traitement, la dose sera diminuée à 5 ppm, pour être ajustée en fonction des besoins individuelle et en assurant le maintien dune oxygénation artérielle suffisante avec cette dose plus faible. Le traitement par le monoxyde dazote inhalé sera maintenu à 5 ppm jusquà ce que la FiO2 (fraction doxygène dans lair inspiré) nécessaire pour assurer une oxygénation artérielle satisfaisante soit inférieure à 0,60 (FiO2 < 0,60).
Le traitement peut être maintenu pendant une durée allant jusquà 96 heures ou jusquà restauration de la saturation artérielle en oxygène et la possibilité denvisager une épreuve de sevrage du traitement par le monoxyde dazote. La durée du traitement est variable, mais généralement inférieure à quatre jours. En cas dabsence de réponse au traitement par le monoxyde dazote inhalé, voir la rubrique 4.4.
Sevrage
Une épreuve de sevrage de Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé sera envisagée dès que la nécessité dune assistance respiratoire diminue ou après 96 heures de traitement. La dose sera alors réduite à 1 ppm par intervalle de 30 minutes à une heure. Si loxygénation se maintient à la dose de 1 ppm de monoxyde dazote, la FiO2 sera augmentée de 10 % et ladministration de monoxyde dazote sera interrompue en surveillant étroitement létat clinique du nouveau-né et loxygenation sanguine. Si celle-ci diminue de plus de 20 %, le traitement par le monoxyde dazote doit être repris à la dose de 5 ppm et larrêt du traitement ne sera réenvisagé quaprès 12 à 24 heures. Si le sevrage du traitement par le monoxyde dazote nest pas possible après 4 jours, des investigations complémentaires doivent être réalisées à la recherche dune pathologie intercurrente.
Hypertension artérielle pulmonaire associée à une chirurgie cardiaque
Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé ne doit être utilisé quaprès optimisation des moyens thérapeutiques conventionnels. Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé doit être administré sous surveillance étroite de létat hémodynamique et de loxygénation sanguine du patient.
Nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans
La dose initiale de monioxyde dazote inhalé préconisée dans cette tranche dage est de 10 ppm. Si leffet clinique obtenu nest pas suffisant, la dose peut être augmentée jusquà 20 ppm. Il convient dadministrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et loxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusquà 5 ppm.
Les données cliniques disponibles permettant détayer cette dose dans la tranche dâge de 12 à 17 ans sont limitées.
Adultes
La dose initiale de monoxyde dazote inhalé préconisée chez ladulte est de 20 ppm. Si leffet clinique obtenu nest pas suffisant, la dose peut être augmentée jusquà 40 ppm. Il convient dadministrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et loxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusquà 5 ppm.
Les effets du monoxyde dazote inhalé sont rapides. La baisse de la pression artérielle pulmonaire et lamélioration de loxygénation sont observées dans les 5 à 20 minutes qui suivent. En cas de réponse insuffisante, la dose peut être augmentée après un minimum de 10 minutes.
Larrêt du traitement doit être envisagé sil nest pas observé deffet physiologique bénéfique après une durée de traitement de 30 minutes.
Le traitement peut être instauré à tout moment dans la période péri-opératoire pour diminuer la pression vasculaire pulmonaire. Dans les études cliniques, le traitement a été débuté le plus souvent avant larrêt de la circulation extracorporelle. Le monoxyde dazote inhalé a été administré pendant des périodes allant jusquà 7 jours en péri-opératoire, mais en pratique, les durées de traitement usuelles sont de 24 à 48 heures.
Sevrage
Les tentatives de sevrage du traitement par le monoxyde dazote inhalé doivent débuter dès que létat hémodynamique est stabilisé, et de façon conjointe avec le sevrage de lassistance respiratoire et des traitements inotropes. Ladministration du monoxyde dazote inhalé doit être arrêtée progressivement par paliers successifs. La dose sera diminuée progressivement jusquà la dose de 1 ppm maintenue pendant 30 minutes sous étroite surveillance de la pression systémique et de la pression centrale avant darrêter ladministration. Le sevrage doit être tenté toutes les 12 heures au moins lorsque létat clinique du patient est stable à une faible dose de monoxyde dazote inhalé.
Un sevrage trop rapide du traitement par monoxyde dazote inhalé entraîne un risque daugmentation de la pression artérielle pulmonaire par effet rebond et linstabilité hémodynamique qui en résulte.
Informations supplémentaires concernant les populations particulières :
Il nexiste aucune information significative permettant démettre des recommandations concernant un éventuel ajustement de la dose pour certaines populations particulières telles que les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique ou les sujets âgés. La prudence est requise dans ces populations.
La sécurité et lefficacité du monoxyde dazote en inhalation chez les nouveau-nés prématurés dâge gestationnel inférieur à 34 semaines nont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.1 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Voie inhalée.
Le profil de sécurité du monoxyde dazote est lie aux modalités dadministration. Se conformer aux recommandations dadministration.
Le monoxyde dazote est administré en inhalation aux patients en ventilation mécanique après dilution dans un mélange oxygène/air au moyen dun système dadministration de monoxyde dazote homologué pour utilisation clinique conformément aux normes de la Communauté européenne (marquage CE). Avant le début du traitement par le monoxyde dazote, vérifier que le réglage du dispositif dadministration correspond à la concentration de la bouteille de gaz utilisée.
Ladministration endotrachéale directe sans dilution doit être proscrite en raison du risque de lésions locales de la muqueuse au contact du gaz.
Le système dadministration doit permettre linhalation par le patient dune concentration constante de monoxyde dazote quelque soit le respirateur utilisé. De plus, il convient de s'assurer d'un temps de contact minimum entre le monoxyde d'azote et l'oxygène dans le circuit inspiratoire afin de limiter le risque de formation de dérivés d'oxydation toxiques dans le gaz inspiré (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions particulières demploi). Il est ainsi recommandé dadministrer la dilution de monoxyde dazote dans la portion inspiratoire du circuit de ventilation, au-delà de lhumidificateur.
La concentration en monoxyde dazote doit mesurée en continu dans la partie inspiratoire du circuit proche du patient. La concentration en dioxyde dazote (NO2) et la FiO2 doivent également être mesurées au même site en utilisant un équipement de monitorage étalonné et homologué (marquage CE). (Voir ci-dessous surveillance de la formation de NO2). Pour la sécurité du patient, des seuils dalarmes appropriés doivent être paramétrés pour MONOXYDE DAZOTE SOL 250 ppm, gaz médicinal comprimé (± 2 ppm de la dose prescrite), le NO2 (1 ppm) et la FiO2 (± 0,05). En cas de variation inattendue de la concentration en monoxyde dazote inhalé, le système dadministration doit être vérifié à la recherche dun éventuel dysfonctionnement et lanalyseur doit être réétalonné.
La pression dans la bouteille de MONOXYDE DAZOTE SOL 250 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être affichée afin de prévoir le remplacement rapide dune bouteille vide sans interruption ou modification du traitement. Des bouteilles de rechange doivent être tenues à disposition à proximité.
Le traitement par MONOXYDE DAZOTE MESSER 250 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être disponible pour la ventilation manuelle, par exemple en cas daspiration, de transport du patient ou de réanimation.
En cas de défaillance du système ou de panne dalimentation électrique, une alimentation par batterie de secours et un système dadministration du monoxyde dazote de réserve doivent être disponibles. Lalimentation électrique de léquipement de monitorage doit être indépendante de celle du dispositif dadministration.
Surveillance de la formation de dioxyde dazote (NO2)
Du dioxyde dazote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde dazote et de lO2. Le monoxyde dazote réagit avec loxygène pour former du dioxyde dazote (NO2) en quantités variables, en fonction des concentrations de NO et dO2. Le dioxyde dazote est un gaz toxique qui peut provoquer une réaction inflammatoire au niveau des voies respiratoires. Sa formation doit donc être surveillée étroitement.
Immédiatement avant le début du traitement de chaque patient, le système doit être purgé de tout résidu de NO2 en utilisant une procédure adaptée.
La concentration en NO2 doit rester aussi faible que possible et toujours inférieure à 0,5 ppm. Si la concentration en NO2 est supérieure à 0,5 ppm, le système dadministration doit être vérifié afin de détecter un éventuel dysfonctionnement, lanalyseur de NO2 doit être réétalonné et, si possible, la concentration en monoxyde dazote inhalé et/ou la FiO2 doivent être diminuées.
Surveillance de la formation de méthémoglobine (MetHb)
Après inhalation, les composés terminaux du monoxyde dazote retrouvés dans la circulation systémique sont principalement de la méthémoglobine et des nitrates. Les nitrates sont principalement excrétés par voie urinaire et la méthémoglobine est réduite par la méthémoglobine réductase.
Lactivité de la MetHb réductase des nouveau-nés et nourrissons est inférieure à celle des adultes. Les concentrations sanguines en méthémoglobine doivent être contrôlées chez les nouveau-nés. Le taux de méthémoglobine doit être mesuré dans lheure qui suit linstauration du traitement par Monoxyde dazote SOL France, gaz médicinal comprimé, en utilisant un analyseur qui différencie da façon fiable lhémoglobine ftale de la méthémoglobine. Si le taux est supérieur à 2,5 %, la dose de monoxyde dazote inhalé doit être diminuée et ladministration de médicaments réducteurs tels que le bleu de méthylène doit être envisagée. Bien quune augmentation significative du taux de méthémoglobine soit peu fréquente si le taux initial au premier dosage est faible, il est conseillé de répéter le dosage de la méthémoglobine toutes les 12 à 24 heures.
Dans le cadre de la chirurgie cardiaque chez des patients adultes, le taux de méthémoglobine doit être mesuré dans lheure qui suit le début du traitement par Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé. Si la fraction de méthémoglobine augmente jusquà une valeur susceptible de compromettre loxygénation adéquate, la dose de monoxyde dazote inhalé doit être diminuée et ladministration dun agent réducteur tel que le bleu de méthylène doit être envisagée.
Limites dexposition pour le personnel hospitalier
La limite maximale dexposition (exposition moyenne) du personnel hospitalier au monoxyde dazote a été fixée par la législation du travail et est de 25 ppm durant une période de 8 heures (30 mg/m3) et la limite correspondante pour le NO2 est de 2 à 3 ppm (4 à 6 mg/m3) dans la majorité des pays européens. Lors de lextrapolation de ces limites à des unités de soins intensifs au sein desquelles du monoxyde dazote en inhalation peut être administré durant une période de 24 heures, il est prudent de maintenir la concentration atmosphérique en NO2 au-dessous de 1,5 ppm.
La concentration en NO2 dans lair ambiant doit être surveillée.
Formation des utilisateurs à ladministration de monoxyde dazote
Les principaux éléments pour la formation du personnel hospitalier sont les suivants :
Installation et branchement corrects
· Installation de la bouteille de gaz et branchement au circuit de respiration du patient ventilé
Utilisation
· Procédure de contrôle des vérifications à effectuer avant utilisation (série dactions à effectuer avant la mise en route du traitement de chaque patient, afin de sassurer que le système fonctionne correctement et que le circuit est purgé de toute trace de NO2)
· Réglage du dispositif pour ladministration du monoxyde dazote à la concentration adaptée
· Réglage des moniteurs NO, NO2 et O2 pour les seuils dalerte minimaux et maximaux
· Utilisation du système dadministration manuelle de secours
· Procédures pour le remplacement correct des bouteilles de gaz et du système de purge
· Alarmes en cas de défaillance
· Calibration des moniteurs NO, NO2 et O2
· Procédures mensuelles de contrôle des performances du système
Pour les précautions et recommandations concernant le stiockage et la manipulation des bouteilles voir rubrique 6 ci-dessous.
· Déficit congénital ou acquis en méthémoglobine réductase (MetHb réductase) ou en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ladministration de monoxyde dazote inhalé ne doit pas être interrompue brutalement en raison du risque deffet rebond à lorigine dune augmentation de la pression artérielle pulmonaire (PAP) et de la diminution de loxygénation artérielle (PaO2). Le sevrage du monoxyde dazote inhalé doit être effectué avec précaution (Voir rubrique 4 .2.). En cas de transfert de patients traités par monoxyde dazote inhalé vers un autre centre de soins, les dispositions doivent être prises afin de garantir ladministration continue du monoxyde dazote pendant le transport.
Réponse clinique absente ou insuffisante
Une certaine proportion des nouveau-nés traités pour hypoxémie réfractaire peuvent ne pas répondre au traitement par monoxyde dazote. Si l'état clinique se dégrade sans réponse à l'administration de monoxyde d'azote ou si la réponse clinique apparaît insuffisante 4 à 6 heures après le début du traitement, il conviendra d'envisager, en fonction de la situation et lorsque c'est possible, une oxygénation par circulation extracorporelle. Larrêt du traitement par monoxyde dazote devra être très progressif (voir rubrique 4.2 Posologie et mode dadministration). Une dégradation de loxygénation et une élévation de la pression artérielle pulmonaire (PAP) peuvent également survenir chez les nouveau-nés chez qui il na pas été observé de réponse clinique à ladministration de monoxyde dazote.
Lefficacité du monoxyde dazote inhalé chez les nouveau-nés présentant une hernie diaphragmatique congénitale na pas été établie lors des essais cliniques.
Les hypertensions artérielles pulmonaires dues à un hyper-débit pulmonaire ne sont pas une indication au traitement par le monoxyde dazote inhalé. Arrêt du traitement
Défaillance ventriculaire gauche :
Ladministration de monoxyde dazote inhalé nest pas recommandée en cas de défaillance ventriculaire gauche. Ladministration de monoxyde dazote inhalé chez les patients présentant une insuffisance ventriculaire gauche et une pression capillaire pulmonaire (PCP) de base élevée expose au risque accru de développement dinsuffisance cardiaque.
En cas de communication interventriculaire ou interauriculaire, linhalation de monoxyde dazote entraine une augmentation du shunt gauche-droit consécutive à leffet vasodilatateur pulmonaire du monoxyde dazote au niveau des poumons. L'augmentation du débit sanguin pulmonaire qui en résulte peut entraîner une défaillance ventriculaire gauche chez l'insuffisant cardiaque et le nourrisson. Par conséquent, il est recommandé de pratiquer un cathétérisme de l'artère pulmonaire ou une échographie cardiaque avant l'administration de monoxyde d'azote.
Surveillance de lhémostase
Les études conduites chez lanimal ont montré que le monoxyde dazote peut interférer sur lhémostase et induire une augmentation du temps de saignement. Les données disponibles chez lHomme adulte sont contradictoires. Il na pas été observé daugmentation de la fréquence de complications hémorragiques dans les études randomisées et contrôlées portant sur des nouveau-nés.
Il est recommandé de surveiller régulièrement lhémostase et le temps de saignement en cas dadministration de monoxyde dazote inhalé pendant plus de 24 heures chez les patients présentant des anomalies plaquettaires fonctionnelles ou quantitatives, un déficit en certains facteurs de la coagulation ou recevant un traitement anticoagulant.
Formation de méthémoglobine
Une proportion importante du monoxyde dazote administré en inhalation est absorbée par voie systémique. Les composés terminaux du monoxyde dazote retrouvés dans la circulation systémique sont principalement la méthémoglobine et les nitrates. Les taux sanguins méthémoglobine doive,nt doit être surveillés (Voir rubrique 4.2).
Formation de dioxyde dazote (NO2)
Du dioxyde dazote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde dazote et de loxygène (O2), ce qui peut provoquer une réaction inflammatoire et des lésions des voies respiratoires. La dose de monoxyde dazote administrée devra être réduite si la concentration de dioxyde dazote dépasse 0,5 ppm. (Voir rubrique 4.2.)
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction na été réalisée.
Sur la base des données disponibles, une interaction cliniquement significative avec dautres médicaments utilisés pour le traitement de linsuffisance respiratoire ne peut être exclue.
Oxygène : En présence doxygène, le monoxyde dazote est rapidement oxydé pour former des dérivés toxiques pour lépithélium des bronchioles et la membrane alvéolo capillaire. Le dioxyde dazote (NO2) est le principal composé formé. Il peut provoquer une inflammation et des lésions des voies respiratoires. Des données chez lanimal suggèrent également une sensibilité accrue aux infections respiratoires lors de lexposition à de faibles concentrations de NO2. La concentration de NO2 doit être inférieure à 0,5 ppm lors de ladministration de monoxyde dazote à des doses inférieures à 20 ppm. Si au cours du traitement par le monoxyde dazote, la concentration de NO2 dépasse 1 ppm, la dose de monoxyde dazote doit immédiatement être diminuée (voir rubrique 4.2 « Surveillance de la formation de dioxyde dazote (NO2) »).
Donneurs de NO : Les composés chimiques dits « donneurs de monoxyde dazote », tels que notamment le nitroprussiate de sodium et la nitroglycérine, peuvent exercer un effet additif en termes de risque de méthémoglobinémie.
Inducteurs de la méthémoglobine : Le risque de formation de méthémoglobine est augmenté en cas dadministration concomitante de substances méthémoglobinisantes (par exemple nitrites dalkyles et sulfamides et prilocaïne) et de monoxyde dazote. Par conséquent, Les produits connus pour entraîner une augmentation du taux de méthémoglobine doivent donc être utilisés avec prudence pendant le traitement par le monoxyde dazote inhalé. La prilocaïne, quelle soit administrée en préparations orales, parentérales ou topiques, peut entrainer une méthémoglobinémie. La prudence est requise en cas dadministration concomitante de Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé avec des médicaments contenant de la prilocaïne.
Des effets synergiques ont été rapportés lors de ladministration de vasoconstricteurs (almitrine, phényléphrine), de prostacyclines et dinhibiteurs de la phosphodiestérase, sans augmentation des effets indésirables.
Ladministration de monoxyde dazote inhalé avec la tolazoline, la dopamine, la dobutamine, des corticosteroides, des surfactants et en ventilation haute fréquence a été bien tolérée sans quil ne slit observée dinteraction.
Lutilisation concomitante avec dautres vasodilatateurs (par exemple le sildénafil) na pas fait lobjet détudes approfondies. Les données disponibles semblent indiquer des effets additifs sur la circulation pulmonaire, la pression artérielle pulmonaire et la fonction ventriculaire droite. La prudence est recommandée en cas dutilisation concomitante du monoxyde dazote inhalé avec les autres vasodilatateurs agissant sur la GMPc et lAMPc.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas de données suffisantes concernant lutilisation de NO2 chez la femme enceinte.
Les études animales sont insuffisantes (voir rubrique 5.3).
Le risque potentiel en clinique humaine nest pas connu.
Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Le passage du monoxyde dazote inhalé dans le lait maternel nest pas connu. Lexcrétion de Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé dans le lait na pas été étudiée chez les animaux. Lexposition de la femme au monoxyde dazote pendant lallaitement doit être évitée.
Fertilité
Il na pas été réalisé détude spécifique sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Larrêt brutal du traitement par monoxyde dazote inhalé peut provoquer un effet rebond se manifestant par une augmentation de la pression pulmonaire entrainant une diminution de loxygénation sanguine et de la pression artérielle systémique. Leffet rebond est leffet indésirable le plus fréquemment rapporté lors de lutilisation de monoxyde dazote inhalé. Il peut être observé aussi bien en début quen fin de traitement. Dans une étude clinique (NINOS), lincidence et la sévérité des événements indésirables : hémorragie intracrânienne, hémorragie de grade IV, leucomalacie périventriculaire, infarctus cérébral, convulsions nécessitant un traitement anticonvulsivant, hémorragie intra-pulmonaire ou hémorragie gastro-intestinale - étaient similaires entre les différents groupes traités.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous sont issus de létude CINRGI, des données disponibles dans le domaine public et des données de pharmacovigilance depuis la commercialisation (le tableau ci-après reprend les effets indésirables survenus chez au moins 5 % des patients recevant du monoxyde dazote inhalé dans le cadre de létude CINRGI). Les effets indésirables sont cités selon la convention MedDRA en matière de fréquence : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Thrombocytopénie
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Méthémoglobinémie |
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Affections du système nerveux |
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Céphalée* Vertiges* |
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Affections vasculaires |
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Hypotension |
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Pression artérielle pulmonaire élevée** |
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Hypotension** Bradycardie** |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Atélectasie |
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Hypoxie** Dyspnée* Gêne thoracique * Sécheresse de la gorge* |
* Données de pharmacovigilance, symptômes rapportés depuis la commercialisation chez le personnel soignant exposé accidentellement
**Données de pharmacovigilance, effets liés au sevrage brutal du monoxyde dazote inhalé et aux erreurs de dosage liées au système dadministration. Un effet rebond rapide se manifestant notamment par une vasoconstriction pulmonaire et une hypoxie est observé après interruption brutale dun traitement par le monoxyde dazote inhalé et peut être à lorigine dun collapsus cardiovasculaire.
Description de certains effets indésirables spécifiques
Le traitement par le monoxyde dazote inhalé peut entraîner une méthémoglobinémie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Au cours des études cliniques, les concentrations de NO2 supérieure à 3 ppm ou les taux sanguins méthémoglobinémie supérieure à 7 % ont évolué favorablement après la réduction de la dose de monoxyde dazote inhalé ou linterruption du traitement.
En cas de persistance dune méthémoglobinémie malgré la réduction ou linterruption du traitement, linjection intraveineuse de vitamine C ou de bleu de méthylène ou une transfusion sanguine seront envisagées en fonction de létat clinique du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Autres produits destinés au système respiratoire, code ATC : R07AX01.
Mécanisme daction
Le monoxyde dazote est un composé produit par de nombreuses cellules de lorganisme. Il induit la relaxation des muscles lisses vasculaires en se liant au fer héminique de la guanylate-cyclase cytosolique, en activant la guanylate-cyclase et en augmentant les concentrations intracellulaires de guanosine 3,5-monophosphate cyclique ; ce qui entraîne une vasodilatation. Après inhalataion, le monoxyde induit une vasodilatation pulmonaire sélective.
Effets pharmacodynamiques
Le monoxyde dazote inhalé semble augmenter la pression partielle de loxygène dans le sang artériel (PaO2) en induisant une dilatation des vaisseaux pulmonaires dans les zones les mieux ventilées du poumon, favorisant ainsi la redistribution du flux sanguin pulmonaire des régions du poumon où le rapport ventilation/perfusion (V/Q) est faible vers les régions présentant un rapport normal.
Lhypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAPPN) peut être primitive, liée à une anomalie congénitale, ou consécutive à une pathologie intercurrente telle que : syndrome dinhalation de liquide méconial, pneumonie, sepsis, maladie des membranes hyalines, hernie diaphragmatique congénitale (HDC) ou hypoplasie pulmonaire. Dans ces cas, la résistance vasculaire pulmonaire (RVP) est élevée, ce qui entraîne une hypoxémie consécutive à un shunt droite-gauche au travers du canal artériel et du foramen ovale. Chez les nouveau-nés présentant une HTAPPN, le monoxyde dazote inhalé peut améliorer loxygénation artérielle (comme en témoignent les augmentations significatives de la PaO2).
Efficacité et sécurité clinique
Lefficacité du monoxyde dazote inhalé a été étudiée chez des nouveau-nés à terme et chez des prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante détiologies diverses.
Dans lessai NINOS, 235 nouveau-nés présentant une détresse respiratoire hypoxémiante ont été randomisés en deux groupes recevant 100 % dO2 avec (n=114) ou sans (n=121) monoxyde dazote. Pour la plupart, la dose initiale était de 20 ppm suivie dune diminution progressive dès que possible. La durée médiane dexposition était de 40 heures. Lobjectif de cette étude en double aveugle, randomisée et contrôlée contre placebo était de déterminer si le monoxyde dazote inhalé réduirait lincidence des décès et/ou le recours à loxygénation extracorporelle (ECMO). Chez les nouveau-nés ne présentant pas une réponse complète à 20 ppm, la dose de monoxyde dazote ou du gaz de contrôle était augmentée à 80 ppm. La fréquence des décès et/ou du recours à lECMO (critère de jugement principal défini a priori) était significativement moins importante dans le groupe traité par le monoxyde dazote (46 % contre 64 %, p=0,006). Les données disponibles suggèrent labsence de bénéfice supplémentaire avec la dose plus élevée de monoxyde dazote. Les effets indésirables ont été décrits avec des fréquences similaires dans les deux groupes. Le suivi des enfants entre 18 et 24 mois révèlent des résultats similaires parmi les deux groupes en termes dévaluation mentale, motrice, auditive et neurologique.
Dans lessai CINRGI, 186 nouveau-nés à terme et prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante ont été randomisés en deux groupes pour recevoir du monoxyde dazote inhalé (n=97) ou de lazote (placebo, n=89). La dose initiale était de 20 ppm, diminuée ensuite à 5 ppm en 4 à 24 heures. La durée médiane dexposition était de 44 heures. Le critère dévaluation principal défini a priori, était le recours à loxygénation extracorporelle (ECMO). Le nombre de nouveau-nés ayant nécessité une oxygénation par circulation extracorporelle était significativement plus faible dans le groupe monoxyde dazote inhalé que dans le groupe témoin (31 % contre 57 %, p<0,001). Une amélioration significative de loxygénation, évaluée par la PaO2, lindex doxygénation (IO) et le gradient alvéolo-capillaire était observée dans le groupe monoxyde dazote inhalé (p<0,001 pour tous ces critères). Sur les 97 patients traités par le monoxyde dazote inhalé, le traitement a été interrompu chez 2 patients (2 %) en raison dun taux de méthémoglobine supérieur à 4 %.
La fréquence et le nombre des événements indésirables étaient similaires dans les deux groupes de létude.
Chez les patients subissant une intervention de chirurgie cardiaque, une augmentation de la pression artérielle pulmonaire due à la vasoconstriction pulmonaire est fréquemment observée. Il a été démontré que le monoxyde dazote inhalé réduisait de manière sélective la résistance vasculaire pulmonaire et la pression artérielle pulmonaire élevée ; ce qui peut augmenter la fraction déjection ventriculaire droite. Ces effets entraînent à leur tour une amélioration de la circulation sanguine et de loxygénation dans la circulation pulmonaire.
Dans lessai INOT27, 795 nouveau-nés prématurés (dâge gestationnel < 29 semaines) présentant une détresse respiratoire hypoxémiante ont été randomisés en deux groupes pour recevoir du monoxyde dazote inhalé (n=395) à une dose de 5 ppm ou de lazote (placebo ; n=400) dès les premières 24 heures de la vie et poursuivi pendant une durée allant dau moins 7 jours jusquà 21 jours. Le résultat principal sur le critère defficacité combiné de décès ou dysplasie broncho-pulmonaires (DBP) à lâge gestationnel de 36 semaines nétait pas significativement différent entre les groupes, même après ajustement sur lâge gestationnel (p = 0,40) ou le poids de naissance (p = 0,41). La survenue dhémorragie intraventriculaire était de 114 cas (28,9 %) parmi les nouveau-nés traités par NOi comparé à 91 cas (22,9 %) parmi les nouveau-nés du groupe témoin. Le nombre total de décès à la 36ème semaine était légèrement plus élevé dans le groupe NOi : 53/395 (13,4 %) comparé au groupe témoin 42/397 (10,6 %). Létude INOT25, visant à évaluer les effets du monoxyde dazote chez des nouveau nés prématurés hypoxiques, na pas montré damélioration des nouveau-nés vivants et ne présentant pas de DBP. Aucune différence dans lincidence dhémorragie intraventriculaire ou de décès na cependant été observée dans cette étude. . Létude BALLR1, visant également à évaluer les effets du monoxyde dazote chez des nouveau nés prématurés, mais en instaurant le traitement à lâge de 7 jours et à une dose de 20 ppm, a montré une augmentation significative du nombre de nouveau nés vivants ne présentant pas de DBP à lâge gestationnel de 36 semaines (121 [45 %] comparé à 95 [35,4 %] ; p < 0,028). Il na pas été observé daugmentation des effets indésirables dans cette étude.
Le monoxyde dazote réagit chimiquement avec loxygène pour former du dioxyde dazote.
Le monoxyde dazote possède un électron libre rendant la molécule réactive. Dans les tissus biologiques, le monoxyde dazote réagit avec lanion superoxyde (O2-), pour former le peroxynitrite, un composé instable susceptible dentraîner des lésions tissulaires en générant des réactions doxydoréduction. De plus, le monoxyde dazote possède une affinité pour les métalloprotéines et il peut également réagir avec les groupes SH des protéines et former des composés nitrosylés.
Les conséquences cliniques de la réactivité chimique du monoxyde dazote dans les tissus ne sont pas connues.
Les études montrent que le monoxyde dazote exerce un effet pharmacodynamique pulmonaire lorsquil est présent à des concentrations aussi faibles que 1 ppm dans les voies respiratoires.
LAgence européenne du médicament (EMA) a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec du NOi dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique des sujets atteints dhypertension artérielle pulmonaire persistante et dautres maladies cardiaques pulmonaires (voir la rubrique 4.2 pour des recommandations concernant lutilisation pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique du monoxyde dazote a été étudiée chez ladulte. Après inhalation, le monoxyde dazote est absorbé par voie systémique. La majeure partie franchit la barrière alvéolo-capillaire et se lie à lhémoglobine dont la saturation en oxygène se situe entre 60 % et 100 %. A ce niveau de saturation en oxygène, le monoxyde dazote se combine principalement à loxyhémoglobine pour former la méthémoglobine et des nitrates. Lorsque la saturation en oxygène est faible, le monoxyde dazote peut se lier à la désoxyhémoglobine pour former un composé intermédiaire, la nitrosylhémoglobine, qui se dégrade en oxydes dazote et en méthémoglobine au contact de loxygène. Dans le poumon, le monoxyde dazote peut réagir avec loxygène et leau pour former respectivement du dioxyde dazote et des nitrites, qui réagissent avec loxyhémoglobine pour produire de la méthémoglobine et des nitrates. Ainsi, les produits de dégradations du monoxyde dazote retrouvés dans la circulation systémique sont de la méthémoglobine et des nitrates.
Biotransformation et Élimination
Le devenir de la méthémoglobine a été étudié en fonction du temps et de la concentration dexposition au monoxyde dazote chez les nouveau-nés présentant une insuffisance respiratoire. Les concentrations de méthémoglobine ont augmenté au cours des 8 premières heures dexposition au monoxyde dazote. Les concentrations moyennes de méthémoglobine sont restées inférieures à 1 % dans le groupe placebo et dans les groupes NOi 5 ppm et 20 ppm, mais ont atteints environ 5 % dans le groupe NOi 80 ppm. Des taux sanguins de méthémoglobine > 7 % ont été atteints uniquement chez les patients recevant 80 ppm, où elles représentaient 35 % des sujets. Le temps moyen pour atteindre la concentration maximale de méthémoglobine a été de 10 ± 9 (DS) heures (médiane : 8 heures) chez ces 13 patients, et la valeur na pas excédé 7 % pendant 40 heures chez un patient.
Les nitrates ont été identifiés comme le métabolite principal du monoxyde dazote excrété dans lurine, représentant plus de 70 % de la dose de monoxyde dazote inhalée. Les nitrates sont éliminés du plasma par les reins à une vitesse proche du débit de filtration glomérulaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de toxicité après administration répétée de NO ont montré des anomalies fonctionnelles pulmonaires associées à une méthémoglobinémie qui constitue un marqueur biologique de toxicité pour le NO. Par ailleurs, linhalation de 10 ppm de NO, 2 heures par jour, 5 jours sur 7, pendant 5 à 30 semaines est responsable de lapparition de lésions demphysème chez la souris.
Aucune mortalité na été rapportée chez des souris après une exposition de 10 ppm durant 6,5 mois ou 2,4 ppm durant toute leur vie.
La dose sans effets nocifs (NOAEL) chez le rat après exposition de 6 heures par jour pendant une période de 27 jours (du 2ème jour après la naissance jusquà larrêt) a été de 100 ppm. Dans cette étude, lexposition de rats nouveau-nés/jeunes et adultes à 100 ppm de NO na pas démontré de toxicité sur le développement postnatal ni sur les performances de reproduction.
Il na pas été mené détude des fonctions de reproduction.
Un effet mutagène a été retrouvé avec certains tests in vitro mais pas deffets clastogéniques in vivo.
Les propriétés mutagènes de ce gaz, semblent liées en partie aux peroxynitrites et à la désamination oxydative de lacide désoxyribonucléique causée par le monoxyde dazote sur la cellule cible.
Une faible incidence dadénocarcinomes utérins observés chez les rats après une exposition quotidienne à la dose indiquée chez lhomme pendant deux ans, a été envisagée comme pouvant être liée au traitement.
Les matériaux suivants ne doivent pas être utilisés ni être présents dans aucun des équipements ou dispositifs utilisés pour ladministration de monoxyde dazote : caoutchouc butylique, polyamide et polyuréthane.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température comprise entre -10 et +50°C.
Toutes les réglementations relatives à la manipulation des récipients sous pression doivent être respectées.
Les bouteilles de gaz doivent être entreposées à lintérieur dans des locaux bien ventilés ou à lextérieur dans des abris ventilés, à labri de la pluie et du soleil direct.
Les bouteilles de gaz doivent être protégées de tout risque de choc ou de chute, des matériaux oxydants ou inflammables, de lhumidité, des sources de chaleur ou dignition.
Stockage dans le service de pharmacie
Les bouteilles de gaz doivent être conservées dans un local aéré bien ventilé, propre et fermé à clé, réservé au stockage des gaz à usage médical, où un emplacement séparé doit être réservé spécifiquement au stockage des bouteilles de monoxyde dazote.
Stockage dans le service médical
Les bouteilles de gaz doivent être installées dans un local disposant dun équipement approprié permettant de les entreposer en position verticale.
Transport des bouteilles de gaz
Les bouteilles de gaz doivent être transportées à laide de matériel approprié afin de les protéger des risques de chocs et de chutes.
Lors du transfert inter ou intra hospitalier des malades traités par le monoxyde dazote les bouteilles de gaz doivent être séparées et arrimées solidement de manière à les maintenir en position verticale et déviter le risque de chute ou une modification intempestive du débit. Une attention toute particulière doit également être portée à la fixation du manodétendeur afin déviter les risques de ruptures ou dysfonctionnements accidentelles.
Ne pas utiliser Monoxyde dazote SOL France 250 ppm mole/mole, gaz médicinal comprimé après la date de péremption mentionnée sur létiquette de la bouteille de gaz.6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Bouteilles de gaz dune capacité de 2l, 5l, 10l et 20l.
Les bouteilles en alliage daluminium ont un corps peint en blanc et une ogive peinte en bleu turquoise.
Elles sont équipées dun robinet à pression résiduelle en acier inoxydable, munies dun raccord de sortie spécifique.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout léquipement, y compris les raccords, les canalisations et les circuits, utilisé pour administrer le monoxyde dazote doit être à base de matériaux compatibles avec le gaz. Concernant le risque de corrosion, le système dadministration peut être divisé en deux zones : 1) du robinet de la bouteille de gaz à lhumidificateur (gaz sec) et 2) de lhumidificateur à lorifice de ventilation (gaz humide susceptible de contenir du NO2). Les études montrent que les mélanges secs de NO peuvent être utilisés avec la plupart des matériaux. Cependant, le dioxyde dazote en présence dhumidité crée une atmosphère agressive. Parmi les matériaux métalliques de constitution, seul lacier inoxydable peut être recommandé. Les polymères testés qui peuvent être utilisés dans les systèmes dadministration de monoxyde dazote incluent le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP). Le caoutchouc butylique, le polyamide et le polyuréthane ne doivent pas être utilisés.
Le polytrifluorochloroéthylène, le copolymère hexafluoropropène-vinylidène et le polytétrafluoréthylène ont été largement utilisés avec du monoxyde dazote pur et avec dautres gaz corrosifs. Ils sont considérés comme suffisamment inertes pour que des études spécifiques ne soient pas requises.
Instructions pour lutilisation et la manipulation de MONOXYDE DAZOTE SOL 250 ppm, gaz médicinal comprimé :
· vérifier le bon état du matériel avant utilisation
· fixer solidement les bouteilles de gaz dans le support à laide de chaînes ou de crochet afin déviter toute chute accidentelle
· ne pas utiliser si la pression à lintérieur de la bouteille est inférieure à 20 bars
· ne jamais ouvrir brutalement un robinet, ouvrir le robinet lentement
· ne pas manipuler une bouteille dont le robinet nest pas protégé par un capuchon
· Utiliser un raccord spécifique de type ISO 5145 (2004) : n° 29 spécial pour NO/N2 (100 ppm < NO < 1000 ppm) W30x2 15,2-20,8 DR
· avant chaque usage, purger à 3 reprises le manodétendeur par le mélange azote-monoxyde dazote
· ne pas tenter de réparer un robinet défectueux
· ne pas serrer le manodétendeur avec des pinces car cela pourrait écraser le joint et endommager le dispositif dadministration
· les robinets des bouteilles de gaz ou de tout équipement annexe ne doivent jamais être lubrifiés et doivent toujours être exempts dhuiles et de graisse ;
· évacuer le gaz expiré à lextérieur (éviter les endroits où il risque de saccumuler). Avant usage, sassurer que le local dispose dun système de ventilation approprié pour évacuer les gaz en cas daccident ou de fuite accidentelle.
· comme le monoxyde dazote est incolore et inodore, il est recommandé dutiliser un système de détection dans tous les locaux où il est susceptible dêtre utilisé ou entreposé.
· il est interdit de fumer ou dutiliser des sources dinflammation dans le local où sont stockées les bouteilles de gaz ou près des orifices de ventilation
· après utilisation, fermer le robinet de la bouteille de gaz sans forcer et libérer la pression résiduelle dans le manodétendeur
· veiller que le robinet soit toujours bien fermé lorsque la bouteille nest pas utilisée.
Limites dexposition pour le personnel hospitalier (voir la rubrique 4.2 : Posologie et voie dadministration)
Transport des bouteilles de gaz
Les bouteilles de gaz doivent être transportées à laide de matériel approprié afin de les protéger des risques de chocs et de chutes.
Lors du transfert inter ou intra hospitalier des malades traités par le monoxyde dazote les bouteilles de gaz doivent être séparées et arrimées solidement de manière à les maintenir en position verticale et déviter le risque de chute ou une modification intempestive du débit. Une attention toute particulière doit également être portée à la fixation du manodétendeur afin déviter les risques de ruptures ou dysfonctionnements accidentelles.
Instruction pour lélimination de la bouteille
Lorsque la bouteille de gaz est vide, ne pas la jeter. Les bouteilles de gaz vides seront collectées par le fournisseur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
8 rue du compas
ZI des Béthunes
95310 Saint Ouen lAumône
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 773 0 5 : Bouteilles en alliage daluminium avec un corps peint en blanc et une ogive peinte en bleu turquoise. Bouteilles de gaz dune capacité de 5l.
· 34009 550 773 1 2 : Bouteilles en alliage daluminium avec un corps peint en blanc et une ogive peinte en bleu turquoise. Bouteilles de gaz dune capacité de 10l.
· 34009 550 773 3 6 : Bouteilles en alliage daluminium avec un corps peint en blanc et une ogive peinte en bleu turquoise. Bouteilles de gaz dune capacité de 20l.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
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