BCG-MEDAC, poudre et solvant pour suspension intravésicale
CIS 60973899
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ANSM - Mis à jour le : 26/08/2020
BCG‑MEDAC, poudre et solvant pour suspension intravésicale
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Après reconstitution, un flacon de BCG‑MEDAC contient :
bactéries BCG (Bacille de Calmette-Guérin) provenant de Mycobacterium bovis, germe RIVM dérivé du germe 1173‑ ‑P2
..................................................................................................................2 x 108 à 3 x 109 unités viables
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre et solvant pour suspension intravésicale.
Poudre blanche et solution incolore et limpide.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement du carcinome urothélial non-invasif de la vessie :
· Traitement curatif du carcinome in situ.
· Traitement prophylactique de la récidive du :
o carcinome urothélial limitée à la muqueuse :
§ pTa G1‑G2 sil sagit dune tumeur multifocale et/ou récidivante.
§ pTa G3.
o carcinome urothélial envahissant la lamina propria mais non dans la musculeuse de la vessie (pT1).
o carcinome in situ.
4.2. Posologie et mode d'administration
BCG‑MEDAC doit être administré par un médecin expérimenté dans ce type de traitement.
BCG‑MEDAC est destiné à une utilisation intravésicale après reconstitution.
Pour les instructions concernant la reconstitution de la suspension de BCG‑MEDAC avant administration, voir la rubrique 6.6.
Posologie
Adultes et personnes âgées
Le contenu dun flacon, reconstitué et dilué comme indiqué, est requis pour une instillation vésicale.
Traitement dinduction
Le traitement par BCG doit être instauré environ 2 à 3 semaines après la résection transurétrale (RTU) ou après la biopsie vésicale sans cathétérisme traumatique et doit être répété chaque semaine pendant 6 semaines. Cette thérapie doit être suivie dun traitement dentretien pour les tumeurs à risque intermédiaire et élevé. Les schémas de traitement dentretien sont décrits ci-dessous.
Traitement dentretien
Sur la base détudes cliniques, un traitement dentretien est fortement recommandé à la suite dun traitement dinduction. Le schéma thérapeutique dentretien recommandé consiste en 1 instillation par semaine pendant 3 semaines administrées sur un minimum d1 an et jusquà 3 ans aux 3ème, 6ème, 12ème, 18ème, 24ème, 30ème et 36ème mois. Dans le cadre de ce schéma, 27 instillations au maximum sont administrées pendant une période de trois ans.
Bien que le traitement dentretien réduise les récidives et puisse réduire la progression de la maladie, les effets indésirables et linconfort liés au traitement peuvent lemporter sur les bénéfices chez certains patients. Par conséquent, il est important dévaluer le rapport bénéfice/risque et de prendre en compte les préférences du patient avant de débuter ou de poursuivre le traitement dentretien. Le besoin de poursuivre un traitement dentretien tous les 6 mois au-delà de la première année de traitement doit être évalué sur la base de la classification de la tumeur et de la réponse clinique.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de BCG‑MEDAC chez les enfants nont pas été établies.
Mode dadministration
Le patient ne doit pas boire au cours des 4 heures qui précèdent linstillation et pendant 2 heures après linstillation.
Un cathéter uréthral est inséré dans la vessie dans des conditions dasepsie. Une quantité suffisante de lubrifiant doit être utilisée pour réduire le risque de traumatiser la muqueuse urinaire et par conséquent le risque de complications graves, ainsi que pour réduire linconfort lié à la procédure pour le patient. La vessie doit être vidée avant linstillation du BCG. Un drainage complet de la vessie après la pose du cathéter réduit la quantité de lubrifiant résiduel qui pourrait avoir atteint la vessie avant linstillation de BCG‑MEDAC.
BCG‑MEDAC est introduit dans la vessie au moyen dun cathéter et à basse pression. La suspension de BCG‑MEDAC instillée doit rester dans la vessie pendant 2 heures si possible. Pendant ce temps, la suspension doit rester en contact suffisant avec toute la surface de la muqueuse vésicale. Par conséquent, le patient doit être mobilisé autant que possible ou, sil est alité, il doit être retourné dune position sur le dos à une position sur labdomen et vice versa toutes les 15 minutes. Deux heures plus tard, le patient doit éliminer la suspension instillée en position assise.
Sil nexiste pas de contre-indication médicale spécifique, une hyperhydratation du patient est conseillée pendant les 48 heures qui suivent chaque instillation.
Les patients traités par BCG‑MEDAC doivent recevoir la notice et la Carte de surveillance patient.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· BCG‑MEDAC ne doit pas être utilisé chez les immunodéprimés ou les personnes présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis causé par la pathologie concomitante (par ex. un sérodiagnostic du VIH positif, une leucémie ou un lymphome), un traitement anticancéreux (par ex. par des médicaments cytostatiques, une radiothérapie) ou un traitement immunosuppresseur (par ex. par des corticostéroïdes).
· BCG‑MEDAC ne doit pas être administré à des personnes atteintes dune tuberculose évolutive. La présence dune tuberculose évolutive doit être exclue au moyen dune anamnèse appropriée et, si cela est indiqué, par les tests diagnostiques pratiqués conformément aux recommandations locales.
· Antécédents de radiothérapie de la vessie.
· Le traitement par BCG‑MEDAC est contre-indiqué pendant lallaitement (voir rubrique 4.6).
· BCG‑MEDAC ne doit pas être instillé avant 2 à 3 semaines suite à une RTU, une biopsie vésicale ou un cathétérisme traumatique.
· Perforation de la vessie susceptible dentraîner un risque accru dinfections systémiques sévères (voir rubrique 4.4).
· Infection urinaire aiguë (voir rubrique 4.4). Une leucocyturie asymptomatique isolée et une bactériurie asymptomatique ne sont pas des contre-indications pour le traitement intravésical par BCG‑MEDAC, et une prophylaxie antibiotique nest pas nécessaire.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Traitement des symptômes, signes ou syndromes
Voir rubrique 4.8.
Précautions relatives à la manipulation
BCG‑MEDAC ne doit pas être manipulé dans la même pièce et par le même personnel que celui qui prépare des médicaments cytotoxiques pour administration intraveineuse. BCG‑MEDAC ne doit pas être manipulé par une personne atteinte dun déficit immunitaire connu. Le contact de BCG‑MEDAC avec la peau ou les muqueuses doit être évité. Une contamination peut entraîner une réaction dhypersensibilité ou une infection de la région concernée.
Renversement accidentel de BCG‑MEDAC
En cas de renversement accidentel dune solution de BCG‑MEDAC, traiter avec un désinfectant possédant une activité démontrée contre les mycobactéries. Les éclaboussures sur la peau doivent être traitées avec un désinfectant approprié.
Recommandations dhygiène générale pour le patient
Il est recommandé de se laver les mains et la région génitale après les mictions. Ceci est particulièrement important lors des premières mictions après linstillation de BCG. En cas de contamination de lésions cutanées, il est recommandé dutiliser un désinfectant approprié.
Tests à la tuberculine
Intradermoréactions
Le traitement intravésical par BCG‑MEDAC peut induire une sensibilité à la tuberculine et compliquer linterprétation ultérieure des tests intradermiques à la tuberculine réalisés pour diagnostiquer une infection mycobactérienne. Dans ce cas, la réactivité du patient à la tuberculine devrait être réalisée avant ladministration de BCG‑MEDAC.
Détection du bacille de Calmette-Guérin
Les médecins doivent garder à lesprit que des résultats négatifs pour la présence du germe dune culture de biopsie et des résultats danalyse négatifs nexcluent pas une infection systémique au BCG. Dans plusieurs cas, les germes nont pas été détectés même si le patient présentait une infection systémique au BCG. Les méthodes disponibles (microscopie, PCR et/ou cultures et/ou une détection histologique compatible avec la tuberculose) ne sont pas fiables.
Infections/réactions systémiques sévères au BCG
Une instillation traumatique peut provoquer une septicémie due au BCG accompagnée éventuellement dun choc septique et dune situation engageant le pronostic vital. Pour les options de traitement, voir la rubrique 4.8.
Linfection urinaire doit être exclue avant chaque instillation vésicale de BCG (une inflammation de la muqueuse vésicale peut augmenter le risque de dissémination hématogène du BCG). Si une infection urinaire est diagnostiquée pendant le traitement par BCG, le traitement doit être interrompu jusquà la normalisation des résultats danalyse durine et la fin du traitement par antibiotique.
Le risque dinfections systémiques sévères dues au BCG ainsi que la nécessité du traitement antituberculeux doit être envisagée avant linstauration du traitement par BCG, en particulier chez les patients âgés (voir Patients âgés) et les patients atteints dinsuffisance hépatique.
Des infections/réactions systémiques sévères au BCG ont été signalées dans moins de 5 % de la population étudiée. Pour les signes et symptômes, voir rubrique 4.8.
En cas de suspicion dune infection systémique, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté. Une infection au BCG peut être potentiellement fatale. Veuillez consulter la rubrique 4.8.
Contrairement aux infections systémiques, le syndrome de Reiter se présente comme une réaction à médiation principalement immunitaire qui nest pas nécessairement provoquée par la dissémination du BCG, mais qui peut être également déclenchée par le BCG localisé uniquement dans les voies urinaires.
Fièvre ou hématurie macroscopique
Le traitement doit être reporté jusquà la disparition de la fièvre concomitante ou de lhématurie macroscopique.
Faible capacité vésicale
Les patients dont la capacité vésicale est faible courent un risque accru de contracture de la vessie.
HLA‑B27
Chez les patients qui sont HLA‑B27 positifs, la survenue dune arthrite réactionnelle ou syndrome de Reiter est plus fréquente.
Réactivation dune infection latente au BCG (y compris le retard de diagnostic)
Des cas isolés de persistance du BCG dans le corps pendant plusieurs années ont été rapportés. Ces infections latentes au BCG peuvent resurgir des années après linfection initiale et peuvent notamment donner lieu à une pneumopathie granulomateuse, des abcès, des anévrismes infectés, une infection dun implant, dun greffon ou du tissu environnant.
Le patient doit être averti de la possibilité de réactivation tardive dune infection latente par le BCG et informé de la conduite à tenir en cas dapparition de symptômes tels que fièvre et perte de poids de cause inconnue.
En cas de suspicion de réactivation dune infection latente au BCG, un médecin spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté.
Patients âgés
Ladministration du BCG chez les patients âgés nest pas contre-indiquée. Toutefois, le risque dune infection/réaction systémique au BCG doit être envisagé avant de réaliser ladministration initiale. Les patients âgés peuvent souffrir dinsuffisance rénale ou hépatique, ce qui peut avoir une influence sur le traitement par des médicaments antituberculeux en cas dinfection/réaction systémique sévère au BCG. La prudence simpose également pour les patients âgés présentant un état de santé affaibli.
Grossesse
BCG‑MEDAC nest pas recommandé pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).
Patients en contact avec des personnes immunodéprimées
Les patients traités par BCG‑MEDAC doivent prendre des mesures hygiéniques adaptées sils sont en contact avec des patients immunodéprimés. M. bovis est moins pathogène que M. tuberculosis et aucune transmission de personne à personne na encore été signalée à ce jour, mais elle ne peut pas être exclue, en particulier chez les patients immunodéprimés.
Transmission sexuelle
Jusquà présent, une transmission sexuelle du BCG na pas été rapportée mais il est recommandé dutiliser un préservatif pendant les rapports sexuels pendant une semaine après le traitement par BCG.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les bactéries BCG sont sensibles aux médicaments antituberculeux (par ex. léthambutol, la streptomycine, lacide p‑aminosalicylique (PAS), lisoniazide (INH) et la rifampicine), aux antibiotiques et aux antiseptiques. Une résistance au pyrazinamide et à la cyclosérine a été décrite.
Ladministration concomitante dantituberculeux et dantibiotiques comme les fluoroquinolones, la doxycycline ou la gentamicine doit être évitée pendant le traitement par instillation intravésicale de BCG en raison de la sensibilité du BCG à ces médicaments.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Allaitement
Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion du BCG/métabolites dans le lait maternel. BCG‑MEDAC est contre-indiqué pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Il a été observé que le traitement intravésical par BCG avait des effets nocifs sur la spermatogenèse et pouvait entraîner une oligospermie ou une azoospermie. Les études effectuées chez lanimal suggèrent que ces effets pourraient être transitoires et réversibles. Cependant, il est souhaitable que les hommes se fassent conseiller sur les possibilités de conservation du sperme avant de débuter le traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables sont répertoriés ci-dessous par classe de systèmes dorganes et par fréquence. La fréquence est définie comme : très fréquent (³ 1/10), fréquent (³ 1/100, < 1/10), peu fréquent (³ 1/1 000 à < 1/100), rare (³ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
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Classe de système dorganes |
Fréquence et effets indésirables |
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Infections et infestations |
Très fréquent Cystite et réactions inflammatoires (granulomes) de la vessie, prostatite granulomateuse asymptomatique Peu fréquent Infection urinaire, orchite, épididymite, prostatite granulomateuse symptomatique, infection/réaction systémique sévère au BCG, septicémie à BCG, miliaire pulmonaire, abcès cutané, syndrome de Reiter (conjonctivite, oligoarthrite asymétrique et cystite) Rare Infection vasculaire (par ex. anévrisme infecté), abcès rénal Très rare Infection par le BCG des implants et tissus environnants (par ex. infection dun greffon aortique, dun défibrillateur cardiaque, dune prothèse de hanche ou de genou), infection des ganglions lymphatiques locaux, ostéomyélite, infection de la moelle osseuse, péritonite, abcès du psoas, infection du gland du pénis, orchite ou épididymite résistant à un traitement antituberculeux |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Peu fréquent Cytopénie, anémie Très rare Lymphadénite cervicale Fréquence indéterminée Syndrome hémophagocytaire |
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Affections du système immunitaire |
Très fréquent Réaction systémique au BCG transitoire (fièvre < 38,5 °C, syndrome pseudo‑grippal incluant malaise, fièvre, frissons, inconfort général, myalgies) Très rare Réaction dhypersensibilité (par ex. dème des paupières, toux) |
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Affections oculaires |
Très rare Choriorétinite, conjonctivite, uvéite |
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Affections vasculaires |
Très rare Fistule vasculaire. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent Granulome pulmonaire |
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Affections gastro-intestinales |
Très fréquent Nausées Fréquent Diarrhée Très rare Vomissements, fistule intestinale |
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Affections hépatobiliaires |
Peu fréquent Hépatite |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent Eruption cutanée |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent Myalgie Peu fréquent Arthrite, arthralgies |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Très fréquent Mictions fréquentes avec gêne et douleur Peu fréquent Hématurie macroscopique, rétention vésicale, obstruction des voies urinaires, vessie contractée Fréquence indéterminée Insuffisance rénale, pyélonéphrite, néphrite (dont néphrite tubulo-interstitielle, néphrite interstitielle et glomérulonéphrite) |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Fréquence indéterminée Troubles génitaux (par ex. douleur vaginale, dyspareunie), oligospermie, azoospermie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent Fièvre > 38,5°C Peu fréquent Hypotension |
Les effets indésirables dun traitement par BCG sont fréquents mais généralement bénins et transitoires. Les effets indésirables augmentent généralement avec le nombre dinstillations de BCG.
Fréquemment une myalgie et peu fréquemment une arthrite/arthralgie et un rash cutané peuvent survenir. Dans la majorité des cas darthrite, darthralgie et de rash cutané, ils peuvent être attribués à des réactions dhypersensibilité au BCG. Dans certain cas, il peut être nécessaire darrêter ladministration du BCG‑MEDAC.
Effets indésirables locaux
Une gêne et des douleurs à la miction ainsi quune fréquence mictionnelle excessive surviennent chez près de 90 % des patients. La cystite et une réaction inflammatoire (granulomes) peuvent constituer une part essentielle de lactivité anti-tumorale. Autres effets indésirables locaux peu fréquemment observés : hématurie macroscopique, infection urinaire, rétraction vésicale, obstruction urinaire, contracture vésicale, prostatite granulomateuse symptomatique, orchite et épididymite. Des abcès rénaux sont rarement observés. En outre, des troubles génitaux (par exemple douleur vaginale, dyspareunie) peuvent survenir à une fréquence indéterminée.
Réaction systémique au BCG transitoire
Un état subfébrile, un syndrome pseudo‑grippal et une sensation dinconfort général peuvent survenir. Ces symptômes disparaissent dans les 24 à 48 heures et doivent faire lobjet dun traitement symptomatique standard. Ces réactions sont les signes du début dune réaction immunitaire. Tous les patients recevant le médicament doivent être surveillés étroitement et il convient de leur conseiller de signaler toute apparition de fièvre et de manifestations autres quurinaires.
Infections/effets indésirables systémiques sévères
Il est difficile de distinguer une infection au BCG dune réaction immunitaire au BCG, car les symptômes sont très similaires au début. En revanche, une réaction systémique transitoire au BCG est un effet indésirable très fréquent qui doit être différencié.
Les signes et symptômes cliniques dune infection/réaction au BCG sont au début une fièvre de plus de 39,5 °C pendant au moins 12 heures, une fièvre de plus de 38,5 °C pendant au moins 48 heures et une aggravation de létat général. Les signes caractéristiques dune infection sont le développement dune miliaire pulmonaire, une hépatite granulomateuse, des anomalies du bilan biologique hépatique (en particulier une élévation de la phosphatase alcaline), un dysfonctionnement organique (en dehors de lappareil génito-urinaire) avec inflammation granulomateuse à la biopsie avec le temps. En cas de suspicion dinfection systémique, un médecin spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté. Une infection au BCG peut être potentiellement fatale.
Bien que les symptômes dune infection systémique par le BCG ne soient pas différents de ceux de la tuberculose, le patient na pas besoin dêtre isolé, parce que M. bovis est moins pathogène pour les humains que M. tuberculosis.
En cas de réactivation dune infection latente, les patients présentant une fièvre et une perte de poids de cause inconnue. Plusieurs rapports de cas montrent que le diagnostic est difficile, car les symptômes varient et le lien de causalité avec linfection par le BCG nest pas évident pour les médecins.
Un diagnostic correct et précoce, et de ce fait un traitement approprié, est important pour lissue, en particulier chez les patients âgés ou affaiblis, pour éviter des conséquences fatales. Veuillez noter quil existe une carte de surveillance patient dédiée sur ce sujet qui doit être remise au patient (voir également rubrique 4.4).
En cas de suspicion dune réactivation dune infection par le BCG latente, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté.
Lutilisation additionnelle de corticoïdes pourrait être recommandée en cas de septicémie, de réactions granulomateuses (poumons ou foie) et dautres réactions dorigine immunitaires comme conjonctivite, arthrite, syndrome de Reiter.
Recommandations thérapeutiques, voir le tableau ci‑dessous.
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Traitement des symptômes, signes et syndromes |
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Symptômes, signes ou syndrome |
Traitement |
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1) Symptômes dune irritation vésicale durant moins de 48 heures |
Traitement symptomatique. |
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2) Symptômes dirritation vésicale durant au moins 48 heures |
Arrêter le traitement par BCG‑MEDAC et instaurer un traitement par des quinolones. Sil ny a pas disparition complète des symptômes après 10 jours, administrer de lisoniazide (INH)* pendant 3 mois. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑MEDAC doit être définitivement interrompu. |
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3) Infection bactérienne concomitante des voies urinaires |
Différer le traitement par BCG‑MEDAC jusquà lobtention dune culture urinaire négative et jusquà la fin de lantibiothérapie. |
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4) Autres effets indésirables génito-urinaires : prostatite granulomateuse symptomatique, épididymite et orchite, obstruction urétrale et abcès rénal |
Arrêter le traitement par BCG‑MEDAC. Administrer de lisoniazide (INH)* et de la rifampicine*, pendant 3 à 6 mois en fonction de la sévérité des symptômes. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑MEDAC doit être définitivement interrompu. |
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5) Fièvre de moins de 38,5 °C durant moins de 48 heures |
Traitement symptomatique par le paracétamol. |
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6) Eruption cutanée, arthralgies ou arthrite ou syndrome de Reiter. |
Arrêter le traitement par BCG‑MEDAC. Envisager une consultation chez un spécialiste des maladies infectieuses. Administrer un antihistaminique ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Un traitement à base de cortisone doit être envisagé en cas de réaction dorigine immunitaire. En labsence de réponse, administrer de lisoniazide* pendant 3 mois. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑MEDAC doit être définitivement interrompu. |
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7) Infection/réaction systémique au BCG** sans signes de choc septique ** voir la définition dune infection/réaction systémique au BCG |
Interrompre définitivement le traitement par BCG‑MEDAC. Prévoir une consultation chez un spécialiste des maladies infectieuses. Administrer une trithérapie antituberculeuse* pendant 6 mois, ainsi que des corticoïdes à faible dose. |
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8) Infection/réaction systémique au BCG avec signes de choc septique |
Interrompre définitivement le traitement par BCG‑MEDAC. Administrer immédiatement une trithérapie antituberculeuse* associée à des corticoïdes daction rapide à dose élevée. Demander lavis dun spécialiste des maladies infectieuses. |
* Attention : les bactéries BCG sont sensibles à tous les médicaments antituberculeux actuellement utilisés sauf le pyrazinamide. Si une trithérapie antituberculeuse est nécessaire, lassociation normalement recommandée est lisoniazide (INH), la rifampicine et léthambutol.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le surdosage est peu probable car un flacon de BCG‑MEDAC correspond à une dose.
Il nexiste pas de données indiquant quun surdosage peut provoquer dautres symptômes que les effets indésirables décrits.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES CYTOKINES ET IMMUNOMODULATEURS, code ATC : L03AX03.
BCG‑MEDAC est une suspension lyophilisée de la souche bacillaire vivante de Calmette-Guérin à faible potentiel infectieux provenant de Mycobacterium bovis, souche RIVM.
Mécanisme daction
BCG‑MEDAC stimule le système immunitaire et a une activité antitumorale. Les résultats détudes indiquent que le BCG agit comme un immunostimulant non-spécifique, que son action nest pas unique mais quil a plusieurs actions impliquant les cellules du système immunitaire. Le BCG a un effet stimulateur sur la rate, il majore la fonction des macrophages dans la rate et active les cellules NK (cellules tueuses naturelles). Linstillation du BCG stimule le taux des granulocytes, monocytes/macrophages et de lymphocytes T, ce qui indique une activation locale du système immunitaire. Les cytokines IL1, IL2, IL6 et TNFa sont également augmentées.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune étude sur la mutagenèse, la carcinogenèse et la reproduction na été faite.
Poudre : polygéline, glucose anhydre et polysorbate 80.
Solvant : chlorure de sodium et eau pour préparations injectables.
BCG‑MEDAC ne doit pas être mélangé avec les solutions hypotoniques et hypertoniques.
2 ans ou 3 ans si le nombre des unités vivantes lors de la libération est plus grand que 5 x 108 CFU/flacon, en tous cas pas au-delà de 4 ans à partir de la date de récolte.
Après reconstitution, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Ne pas congeler.
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poudre en flacon (verre de type I) avec un bouchon en caoutchouc + 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur pour cathéter (adaptateur conique) avec ou sans cathéter boîte de 1, 3, 5 ou 6.
Poudre en flacon (verre de type I) avec un bouchon en caoutchouc + 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur pour cathéter (adaptateur Luer-Lock) avec ou sans cathéter boîte de 1 ou 3.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Instructions pour lutilisation/la manipulation
La mise en place du cathéter doit être réalisée avec précaution afin déviter des lésions de lépithélium qui pourraient entraîner lapparition dune infection systémique par le BCG. Lutilisation dun lubrifiant est recommandée afin de limiter au maximum le risque de cathétérisme traumatique et de réduire linconfort du patient. La quantité de lubrifiant nécessaire peut être moins importante chez les femmes que chez les hommes. Le drainage de la vessie après le cathétérisme permet de réduire les résidus de lubrifiant avant dappliquer le BCG.
Avant utilisation, le produit doit être remis en suspension dans des conditions dasepsie avec une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) stérile (voir ci-dessous). Mélanger à nouveau la suspension avant son utilisation en faisant délicatement tourner le flacon. Eviter le contact de BCG‑MEDAC avec la peau. Le port de gants est recommandé.
Lea présence de particules macroscopiques visibles naffectent pas lefficacité et la sécurité demploi du médicament.
Les instructions de manipulation ci‑dessous concernent le système avec adaptateur conique ou Luer‑Lock.
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1. Déchirer la poche de protection mais ne pas la retirer complètement ! Ceci empêchera la contamination de lextrémité du système dinstillation jusquà la dernière minute. |
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2. Enlever les opercules du flacon et du système dinstillation. Préparer un sac pour lélimination de déchets. |
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3. Poser le flacon de BCG‑MEDAC sur une surface solide (par ex. une table) et bien enfoncer ladaptateur du système dinstillation à la verticale sur le flacon de BCG‑MEDAC. Faire tourner le flacon 2 fois complètement dans le même sens. |
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4. Rompre le mécanisme dans le tube de ladaptateur en le courbant plusieurs fois vers lavant et vers larrière. Ceci établit la connexion. Tenir le tube et non le flacon pendant ce processus ! |
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5. Pomper le liquide dans le flacon, mais ne pas remplir le flacon complètement. Si lécoulement ne se fait pas, tourner à nouveau le flacon 2 fois complètement dans le même sens pour assurer que le septum est complètement transpercé. Répéter cette étape jusquà ce que le liquide sécoule. |
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6. Renverser lensemble du système. Pomper de lair à partir du système dinstillation jusque dans le flacon situé au-dessus et faire passer le BCG‑MEDAC reconstitué dans le système dinstillation. Ne pas retirer le flacon. |
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7. Maintenir le système dinstillation en position verticale. Puis, retirer complètement la poche de protection. Connecter le cathéter au système dinstillation. Rompre le mécanisme de fermeture dans le tube en le courbant en faisant des allers-retours et instiller la suspension de BCG‑MEDAC. A la fin de linstillation, désobstruer le cathéter en y faisant passer de lair. Continuer à comprimer le système dinstillation et le placer avec le cathéter dans le sac à déchets. |
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Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur. |
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
medac Gesellschaft für klinische Spezialpräparate mbH
Theaterstr. 6
22880 Wedel
Allemagne
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 353 957 3 3 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 3 avec cathéters.
· 34009 353 959 6 2 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 5 avec cathéters.
· 34009 389 545 7 9 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 6 avec cathéters.
· 34009 353 960 4 4 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 1 sans cathéter.
· 34009 353 961 0 5 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 3 sans cathéter.
· 34009 353 962 7 3 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 5 sans cathéter.
· 34009 389 546 3 0 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur conique pour cathéter. Boîte de 6 sans cathéter.
· 34009 360 777 7 5 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur Luer-Lock pour cathéter. Boîte de 1 sans cathéter.
· 34009 362 774 5 8 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur Luer-Lock pour cathéter. Boîte de 3 sans cathéter.
· 34009 300 186 4 4 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur Luer-Lock pour cathéter. Boîte de 1 avec cathéter.
· 34009 300 186 5 1 : poudre en flacon (verre de type I) avec bouchon en caoutchouc et 50 ml de solvant dans une poche (PVC) avec connecteur et adaptateur Luer-Lock pour cathéter. Boîte de 3 avec cathéter.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Prescription initiale hospitalière 6 mois et renouvellement réservés aux spécialistes en urologie ou en oncologie médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- TUBERTEST, solution injectable, dérivé protéinique purifié de tuberculine
- DEXAMBUTOL 500 mg, comprimé pelliculé
- RIMIFON 150 mg, comprimé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- PIRILENE 500 mg, comprimé
- DOXY 100 mg, comprimé pelliculé
- GENTAMICINE PANPHARMA 10 mg, solution injectable
- CLARADOL 500 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.








