BIVALIRUDINE ACCORD 250 mg, poudre pour solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion
CIS 61234861
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ANSM - Mis à jour le : 15/01/2018
BIVALIRUDINE ACCORD 250 mg, poudre pour solution à diluer pour solution injectable/pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Bivalirudine......................................................................................................................... 250 mg
Pour 1 flacon.
Après reconstitution, 1 ml contient 50 mg de bivalirudine.
Après dilution, 1 ml contient 5 mg de bivalirudine
Excipient à effet notoire : sodium - moins de 1 mmol (23 mg) par flacon.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution à diluer pour solution injectable ou pour perfusion (poudre pour concentré).
Poudre lyophilisée stérile blanche à blanc cassé.
Solution à diluer pour solution injectable ou pour perfusion : pH compris entre 4.6 et 6.0 et osmolalité comprise entre 250 et 450 mOsmol/kg de solution reconstituée (concentration 50 mg/ml).
4.1. Indications thérapeutiques
BIVALIRUDINE ACCORD est également indiqué pour le traitement des patients adultes atteints dun angor instable/infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (AI/IDM ST-) devant bénéficier dune intervention urgente ou précoce.
BIVALIRUDINE ACCORD doit être administré avec de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Patients bénéficiant dune intervention coronaire percutanée (ICP), y compris patients présentant un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (IDM ST+) bénéficiant dune ICP primaire
La dose recommandée de bivalirudine pour les patients bénéficiant dune ICP est un bolus intraveineux de 0,75 mg/kg de poids corporel immédiatement suivi dune perfusion intraveineuse à la vitesse de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure pendant au moins toute la durée de lintervention. La perfusion de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure peut se poursuivre jusquà 4 heures après lICP et peut être prolongée par la suite à une dose réduite de 0,25 mg/kg/h pendant 4 à 12 heures supplémentaires, selon les besoins cliniques. Chez les patients présentant un IDM ST+, la perfusion de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure doit être poursuivie jusquà 4 heures après lICP et continuée à une dose réduite de 0,25 mg/kg de poids corporel/heure pendant 4 à 12 heures supplémentaires, selon les besoins cliniques (voir rubrique 4.4).
Après une ICP primaire, les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe ou symptôme correspondant à une ischémie myocardique.
Patients atteints dun angor instable/infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (AI/IDM ST-)
Pour les patients atteints dun syndrome coronarien aigu (SCA) recevant un traitement médical, la dose initiale recommandée de bivalirudine est un bolus intraveineux de 0,1 mg/kg suivi dune perfusion de 0,25 mg/kg/h.
Les patients faisant lobjet dune prise en charge médicale, la perfusion de 0,25 mg/kg/h peut être poursuivie jusquà 72 heures. Si le patient recevant un traitement médical doit bénéficier dune ICP, un bolus additionnel de 0,5 mg/kg de bivalirudine doit être administré avant lintervention et la perfusion augmentée à 1,75 mg/kg/h pendant la durée de la procédure.
Après lICP, la perfusion, ramenée à 0,25 mg/kg/h, peut être maintenue pendant 4 à 12 heures si cela se justifie dun point de vue clinique.
Pour les patients bénéficiant dun pontage aorto-coronaire sans CEC, la perfusion intraveineuse de bivalirudine doit être maintenue jusquà lintervention. Juste avant lopération, un bolus intraveineux de 0,5 mg/kg doit être administré suivi dune perfusion intraveineuse de 1,75 mg/kg/h durant lintervention.
Pour les patients bénéficiant dun pontage aorto-coronaire avec CEC, la perfusion intraveineuse de bivalirudine devra être maintenue jusquà 1 heure avant lopération, après quoi la perfusion devra être arrêtée et le patient traité avec de l'héparine non fractionnée (HNF).
Pour garantir ladministration appropriée de la bivalirudine, le produit complètement dissous, reconstitué et dilué doit être bien mélangé avant dêtre administré (voir rubrique 6.6). Le bolus doit être administré par une poussée intraveineuse rapide afin dassurer quil soit diffusé totalement chez le patient avant le début de la procédure.
Les tubulures de perfusion intraveineuse doivent être amorcées avec la bivalirudine pour assurer la continuité de la perfusion de médicament après ladministration du bolus.
La dose perfusée doit être instaurée immédiatement après ladministration du bolus, assurant ainsi ladministration au patient avant la procédure, et de manière continue et ininterrompue pendant toute la durée de la procédure. La sécurité et lefficacité dun bolus de bivalirudine nont pas été évaluées lorsquil nest pas suivi dune perfusion continue, et cela nest pas recommandé, même dans le cadre prévu dune ICP courte.
Un allongement du temps de coagulation activée (TCA) peut indiquer que le patient a déjà reçu de la bivalirudine.
Les valeurs du TCA, 5 minutes après le bolus de bivalirudine, atteignent en moyenne 365 +/- 100 secondes. Si le TCA obtenu après 5 minutes est inférieur à 225 secondes, une seconde dose en bolus de 0,3 mg/kg doit être administrée.
Dès que la valeur du TCA dépasse 225 secondes, des contrôles supplémentaires ne sont plus nécessaires, à condition que la dose de perfusion de 1,75 mg/kg/h soit donnée correctement.
Quand lallongement observé du TCA est insuffisant, il faut envisager la possibilité dune erreur lors de ladministration du médicament : par exemple, BIVALIRUDINE ACCORD aurait pu ne pas être correctement mélangé ou une défaillance du matériel de perfusion intraveineuse aurait pu se produire.
Lintroducteur artériel peut être retiré 2 heures après larrêt de la perfusion de bivalirudine sans contrôle de lanticoagulation.
Utilisation avec un autre traitement anticoagulant
Chez les patients atteints dun IDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire, le traitement standard adjuvant avant hospitalisation doit inclure du clopidogrel et peut aussi inclure ladministration précoce dHNF (voir rubrique 5.1).
Le traitement par BIVALIRUDINE ACCORD peut débuter 30 minutes après l'arrêt de l'héparine non fractionnée, administrée par voie intraveineuse, ou 8 heures après l'arrêt d'une héparine de bas poids moléculaire administrée par voie sous-cutanée.
BIVALIRUDINE ACCORD peut être utilisé en association à un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Pour plus dinformations concernant lutilisation de la bivalirudine avec ou sans inhibiteur de la GP IIb/IIIa, se référer à la rubrique 5.1.
Insuffisance rénale
BIVALIRUDINE ACCORD est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (TFG < 30 ml/min) ainsi que chez les patients sous dialyse (voir rubrique 4.3).
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée, il nest pas nécessaire dadapter la dose SCA (bolus de 0,1mg/kg ; perfusion de 0,25 mg/kg/h).
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée (TFG 30-59 ml/min) bénéficiant dune ICP (quils soient traités avec la bivalirudine pour SCA ou non), la vitesse de perfusion doit être abaissée à 1,4 mg/kg/h. Le bolus administré devra être conforme à la posologie SCA ou ICP décrite ci-dessus.
Les patients présentant une insuffisance rénale doivent être étroitement surveillés pour détecter tout signe éventuel de saignement durant lICP, la clairance de la bivalirudine étant réduite chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Si le TCA à 5 minutes est inférieur à 225 secondes, il convient dadministrer un second bolus de 0,3 mg/kg et de revérifier le TCA 5 minutes après ladministration du second bolus.
Quand lallongement observé du TCA est insuffisant, il faut envisager la possibilité dune erreur lors de ladministration du médicament : par exemple, BIVALIRUDINE ACCORD aurait pu ne pas être correctement mélangé ou une défaillance du matériel de perfusion intraveineuse aurait pu se produire.
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation de la dose n'est nécessaire. Les études pharmacocinétiques montrent que le métabolisme hépatique de la bivalirudine est limité; dès lors, la sécurité et l'efficacité de la bivalirudine n'ont pas été étudiées de manière spécifique chez des patients atteints d'insuffisance hépatique.
Population de personnes âgées
Une grande prudence simpose du fait du risque accru de saignement chez les personnes âgées en raison de la diminution de la fonction rénale associée à lâge. Dans cette population, la dose doit être adaptée en fonction de la fonction rénale.
Patients pédiatriques
Il nexiste actuellement aucune indication pour lutilisation de BIVALIRUDINE ACCORD chez les enfants de moins de 18 ans et aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 5.1 et 5.2.
Mode dadministration
BIVALIRUDINE ACCORD est destiné à être utilisé par voie intraveineuse.
BIVALIRUDINE ACCORD doit initialement être reconstitué afin dobtenir une solution à 50 mg/ml de bivalirudine. Le produit reconstitué doit alors subir une autre dilution dans un volume total de 50 ml pour donner une solution à 5 mg/ml de bivalirudine.
Le produit reconstitué et dilué doit être bien mélangé avant dêtre administré. La solution reconstituée /diluée est une solution transparente à légèrement opalescente, incolore à jaune clair.
BIVALIRUDINE ACCORD est administré sous forme dun schéma adapté en fonction du poids corporel consistant en un bolus initial (administré par poussée intraveineuse rapide) suivi dune perfusion intraveineuse.
Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
BIVALIRUDINE ACCORD est contre-indiqué chez les patients:
· présentant une hypersensibilité connue à la bivalirudine ou à l'un des excipients du produit mentionnés à la rubrique 6.1, ou aux hirudines ;
· présentant un saignement actif ou un risque accru de saignement en raison de troubles de l'hémostase et/ou de troubles irréversibles de la coagulation ;
· présentant une hypertension sévère non contrôlée
· présentant une endocardite bactérienne subaiguë.
· atteints dinsuffisance rénale sévère (TFG < 30 ml/min) ainsi que chez les patients sous dialyse.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hémorragie
Il convient de surveiller attentivement que les patients ne présentent pas de symptômes et de signes de saignement pendant le traitement, notamment si la bivalirudine est combinée à un autre anticoagulant (voir la rubrique 4.5). Bien que la plupart des saignements associés à la bivalirudine se produisent au site daccès artériel chez les patients qui subissent une ICP, une hémorragie peut se produire à n'importe quel endroit pendant le traitement. Des diminutions inexpliquées de l'hématocrite, de l'hémoglobine ou de la pression artérielle peuvent indiquer une hémorragie. Le traitement doit être arrêté si on observe ou si on soupçonne un saignement.
Il nexiste pas dantidote connu pour la bivalirudine, mais son effet disparaît rapidement (T½ 35 à 40 minutes).
Des perfusions prolongées de bivalirudine aux doses recommandées après lICP nont pas été associées à une augmentation du taux de saignement (voir rubrique 4.2).
Co-administration avec des inhibiteurs plaquettaires ou des anticoagulants
Lutilisation concomitante de traitements anticoagulants peut augmenter le risque de saignement (voir Section 4.5). Aussi, ladministration concomitante de bivalirudine avec les inhibiteurs plaquettaires ou les autres anticoagulants peut entraîner une augmentation du risque de saignement. Dans cette situation, les paramètres cliniques et biologiques de lhémostase doivent être régulièrement surveillés.
Chez les patients sous warfarine traités par bivalirudine, un suivi de lINR doit être effectué, après larrêt du traitement par bivalirudine, afin de sassurer du retour de lINR aux niveaux observés avant le traitement.
Hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité de type allergique ont été peu fréquemment rapportées (≥ 1/1000 à ≤ 1/100) dans les études cliniques. Les mesures nécessaires doivent être mises en place pour faire face à cette éventualité. Les patients doivent être informés des signes précoces des réactions d'hypersensibilité qui comportent des réactions urticariennes, une urticaire généralisée, une sensation d'oppression dans la poitrine, une respiration sifflante, de l'hypotension et une anaphylaxie. En cas de choc, il faut appliquer les normes médicales actuelles pour le traitement du choc. Des réactions anaphylactiques, y compris un choc anaphylactique fatal, ont été rapportées très rarement (≤ 1/10 000) dans lexpérience post-commercialisation (voir rubrique 4.8).
Les anticorps positifs à la bivalirudine qui apparaissent en cours de traitement sont rares et n'ont pas été associés à des signes cliniques de réactions allergiques ou anaphylactiques. La prudence est de rigueur chez les patients précédemment traités par lépirudine qui ont développé des anticorps antilépirudine.
Thromboses de stent précoces (ou thromboses de stent aiguës)
Des thromboses de stent précoces (< 24 heures) sont survenues chez des patients atteints dun IDM ST+ bénéficiant dICP primaire et ont dû être prises en charge selon une procédure de Revascularisation du Vaisseau Cible (voir rubriques 4.8 et 5.1). Dans leur majorité, ces cas nont pas été fatals. Ce risque accru de thrombose de stent aiguë a été observé pendant les 4 premières heures suivant la fin de lintervention chez des patients pour lesquels la perfusion de bivalirudine avait été arrêtée à la fin de lintervention ou poursuivie de façon continue à la dose réduite de 0,25 mg/kg/h (voir rubrique 4.2). Après une ICP primaire, les patients doivent rester un minimum de 24 heures dans un service hospitalier pouvant traiter les complications ischémiques et être étroitement surveillés afin de détecter tout signe ou symptôme correspondant à une ischémie myocardique.
Brachythérapie
La formation intra-procédurale de thrombus a été observée pendant les procédures de brachythérapie gamma avec la bivalirudine. BIVALIRUDINE ACCORD doit être utilisé avec prudence pendant les procédures de brachythérapie bêta.
Excipient
BIVALIRUDINE ACCORD contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Du fait de leur mécanisme d'action, on peut s'attendre à ce que l'utilisation combinée de médicaments anticoagulants (héparine, warfarine, antithrombotiques ou agents antiplaquettaires) augmente le risque de saignement.
Dans tous les cas, lorsque la bivalirudine est associée à un inhibiteur plaquettaire ou à un anticoagulant, les paramètres cliniques et biologiques de lhémostase doivent être régulièrement surveillés.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'existe pas de données, ou de données suffisamment pertinentes, concernant l'utilisation de la bivalirudine chez la femme enceinte. Les études animales ne sont pas concluantes pour ce qui est des effets délétères sur la gestation, le développement embryonnaire ou ftal, laccouchement ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).
BIVALIRUDINE ACCORD ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte, à moins que son état clinique exige un traitement par la bivalirudine.
Allaitement
Il na pas été déterminé sil se produit un éventuel passage de la bivalirudine dans le lait maternel. BIVALIRUDINE ACCORD doit être administré avec prudence chez les mères qui allaitent.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
· Les effets indésirables graves et fatals les plus fréquents sont les hémorragies majeures (saignements au site daccès et ailleurs, y compris les saignements intracrâniens) ainsi que les réactions dhypersensibilité, y compris les chocs anaphylactiques. De rares cas de thrombose de lartère coronaire et de thrombose de stent coronaire avec infarctus du myocarde, ainsi que des thromboses de cathéter ont été rapportés. Les erreurs dadministration peuvent mener à des thromboses fatales.
· Chez les patients recevant de la warfarine, ladministration de bivalirudine fait augmenter lINR.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés avec la bivalirudine au cours des études HORIZONS, ACUITY, et REPLACE-2 ou dans le cadre de la surveillance post-commercialisation sont indiqués par système classe-organe dans le Tableau 1.
Tableau 1. Effets indésirables rapportés avec la bivalirudine au cours des études HORIZONS, ACUITY et REPLACE-2 et dans le cadre de la surveillance post-commercialisation
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Classes de systèmes dorganes |
Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) |
Rare (≥ 1/10.000 à <1/1000) |
Très rare (<1/10.000) |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Diminution du taux dhémoglobine |
Thrombocytopénie, anémie |
INR augmentéd |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité, y compris réactions et chocs anaphylactiques, certains cas ayant entrainé le décès |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées |
Hémorragie intracrânienne |
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Affections oculaires |
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Hémorragie intraoculaire |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Hémorragie auriculaire |
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Affections cardiaques |
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Infarctus du myocarde Tamponnade cardiaque Hémorragie péricardique Thrombose de lartère coronaire, Angor Bradycardie Tachycardie ventriculaire Douleurs thoraciques |
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Affections vasculaires |
Hémorragies mineures, tous sites confondus |
Hémorragies majeures, tous sites confondus, dans certains cas dissue fatale |
Hématome, hypotension |
Thromboses de stent coronaire, dans certains cas dissue fatalec Thromboses, dans certains cas dissue fatale, Fistule artérioveineuse, Thrombose de cathéter, pseudoanévrisme vasculaire |
Syndrome des loges a, b |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Epistaxis, hémoptysie, hémorragie pharyngienne |
Hémorragie pulmonaire Dyspnéea |
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Affections gastrointestinales |
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Hémorragie gastrointestinale (y compris hématémèse, méléna, hémorragie sophagienne, hémorragie anale), hémorragie rétropéritonéale, hémorragie gingivale, nausées |
Hémorragie péritonéale, hématome rétropéritonéal, vomissements |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Ecchymose |
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Rash, urticaire |
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Affections musculosquelettiques et systémiques |
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Douleurs dorsales, douleurs dans laine |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Hématurie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Hémorragie au site daccès, hématome vasculaire au site de ponction > 5 cm, hématome vasculaire au site de ponction < 5 cm |
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Réactions au site dinjection (gêne au site dinjection, douleur au site dinjection, réaction au site de ponction) |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Lésion de reperfusion (absence de reflux ou reflux lent), contusion |
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a. Effets indésirables identifiés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation
b. Le syndrome des loges a été rapporté en tant que complication dun hématome au niveau de lavant-bras suite à ladministration de la bivalirudine par voie radiale dans le cadre de la surveillance post-commercialisation.
c. Pour plus de détails concernant les thromboses de stent, consulter dans la rubrique 4.8, la partie relative à létude HORIZONS (Patients avec IDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire). Concernant les instructions relatives à la surveillance des thromboses de stent aigües, voir la rubrique 4.4.
d. La rubrique 4.4 décrit les précautions à prendre pour la surveillance de lINR quand la bivalirudine est associée à la warfarine.
Description deffets indésirables sélectionnés
Hémorragie
Dans toutes les études cliniques, les données relatives aux saignements ont été recueillies séparément de celles concernant les autres effets indésirables ; elles sont résumées dans le Tableau 6, qui donne également les définitions des saignements utilisées pour chaque étude.
Létude HORIZONS (Patients atteints dun IDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire)
Plaquettes sanguines, saignement et coagulation
Dans létude HORIZONS, les saignements majeurs et mineurs étaient fréquents (³ 1/100 et < 1/10). Lincidence des saignements majeurs et mineurs était significativement plus faible chez les patients traités par la bivalirudine par rapport aux patients traités par lhéparine plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Lincidence des saignements majeurs est présentée dans le Tableau 6. Les saignements majeurs survenaient le plus souvent au niveau du site de ponction. Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont les hématomes < 5 cm au site de ponction.
Dans létude HORIZONS, les thrombocytopénies ont été rapportées chez 26 patients (1,6 %) traités par la bivalirudine et chez 67 patients (3,9 %) traités par lhéparine plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Tous les patients du groupe bivalirudine ont reçu de façon concomitante de lacide acétylsalicylique, tous à lexception dun seul ont reçu du clopidogrel et 15 patients ont également reçu un inhibiteur de la GP IIb/IIIa.
Létude ACUITY Patients atteints dun angor instable/infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (AI/IDM ST-)
Les données suivantes sont basées sur une étude clinique menée avec la bivalirudine chez 13 819 patients atteints de SCA ; 4612 ont été randomisés et traités par la bivalirudine seule, 4604 ont été randomisés et traités par la bivalirudine plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa et 4603 ont été randomisés et traités avec de lhéparine non fractionnée ou avec de lenoxaparine plus un inhibiteur de la GPIIb/IIIa. Les effets indésirables ont été plus fréquents chez les femmes et chez les patients âgés de plus de 65 ans que chez les sujets de sexe masculin ou les patients plus jeunes dans les deux groupes bivalirudine et le comparateur héparine.
Environ 23,3 % des patients recevant de la bivalirudine ont présenté au moins un événement indésirable et 2,1 % ont présenté un effet indésirable. Les événements indésirables de la bivalirudine sont listés par système organe-classe- dans le tableau 1.
Plaquettes sanguines, saignement et coagulation
Dans ACUITY, les données relatives aux saignements ont été recueillies séparément de celles concernant les autres effets indésirables.
Les saignements majeurs ont été définis comme étant lun des événements suivants : hémorragie intracrânienne, rétropéritonéale, intra-oculaire, hémorragie au site daccès nécessitant une intervention radiologique ou chirurgicale, hématome au site de ponction dont le diamètre est ≥ 5 cm, baisse du taux dhémoglobine ≥ 4 g/dl sans source manifeste de saignement, réduction du taux dhémoglobine ≥ 3 g/dl avec source manifeste de saignement, réintervention en raison dun saignement ou transfusion dun produit sanguin. Les saignements mineurs ont été définis comme étant tous événements hémorragiques observés qui ne répondaient pas aux critères des saignements majeurs. Les saignements mineurs ont été rapportés de façon très fréquente (≥ 1/10) et les saignements majeurs de façon fréquente (≥ 1/100 et < 1/10).
Les taux de saignements majeurs sont indiqués dans le Tableau 6 pour la population en ITT et dans le Tableau 7 pour la population per protocole (patients recevant du clopidogrel et de lacide acétylsalicylique). Les saignements majeurs et mineurs ont été significativement moins fréquemment rapportés chez les patients du groupe bivalidurine seule en comparaison avec les patients du groupe héparine plus inhibiteur de la GP IIb/IIIa et bivalidurine plus inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Des réductions similaires en termes de fréquence des saignements ont été observées chez les patients dont le traitement à base dhéparine a été relayé par de la bivalirudine (n = 2078).
Les saignements majeurs ont été plus fréquemment rapportés au niveau du site de ponction. Les autres sites de saignements moins fréquemment observés, avec plus de 0,1 % de saignements (peu fréquents), étaient les suivants : "autre" site de ponction, site rétropéritonéal, gastro-intestinal, oreille, nez ou gorge.
Dans létude ACUITY, des cas de thrombocytopénie ont été rapportés chez 10 patients traités par la bivalirudine (0,1 %). La majorité de ces patients recevaient de façon concomitante de lacide acétylsalicylique et de clopidogrel, et 6 parmi ces 10 patients recevaient également un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Le taux de mortalité dans ce groupe était nul.
Létude REPLACE-2 (Patients bénéficiant dune ICP)
Les données suivantes sont basées sur une étude clinique (REPLACE 2) menée avec la bivalirudine chez 6.000 patients bénéficiant dune ICP, dont la moitié ont été traités par bivalirudine. Les événements indésirables ont été plus fréquents chez les femmes et chez les patients âgés de plus de 65 ans par rapport aux sujets de sexe masculin ou les patients plus jeunes dans les deux groupes bivalirudine et héparine.
Environ 30 % des patients recevant de la bivalirudine ont présenté au moins un événement indésirable et 3 % ont présenté une réaction indésirable au médicament. Les effets indésirables de la bivalirudine sont listés par système organe-classe dans le tableau 1.
Plaquettes sanguines, saignement et coagulation
Dans REPLACE 2, les données relatives aux saignements ont été recueillies séparément de celles concernant les autres événements indésirables. Les taux de saignements majeurs concernant la population en intention de traiter participant aux essais sont indiqués dans le Tableau 6.
Un saignement majeur a été défini comme étant la survenue de l'un des événements suivants: hémorragie intracrânienne, hémorragie rétropéritonéale, perte sanguine nécessitant la transfusion d'au moins deux unités de sang complet ou d'hématies concentrées, ou saignement conduisant à une chute de l'hémoglobine de plus de 3 g/dl ou une chute de l'hémoglobine supérieure à 4 g/dl (ou 12% de l'hématocrite) sans site de saignement identifié. Un saignement mineur a été défini comme étant tout événement hémorragique qui ne répondait pas aux critères du saignement majeur. Les saignements mineurs ont été rapportés de façon très fréquente (≥ 1/10) et les saignements majeurs de façon fréquente (≥ 1/100 et < 1/10).
Tant les saignements mineurs que majeurs ont été significativement moins fréquents dans le groupe bivalirudine par rapport au groupe comparateur héparine plus inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Les saignements majeurs se sont produits le plus fréquemment au site de ponction. Les autres sites de saignements moins fréquemment observés mais avec une fréquence supérieure à 0,1% de saignements (peu fréquents) étaient les suivants : "autre" site de ponction, site rétropéritonéal, gastro-intestinal, oreille, nez ou gorge.
Dans létude REPLACE-2, des thrombocytopénies ont été rapportées chez 20 patients (0,7 %) traités par la bivalirudine. La majorité de ces patients recevaient de façon concomitante de lacide acétylsalicylique et de clopidogrel, et 10 patients sur 20 ont également reçu un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Le taux de mortalité parmi ces patients était nul.
Événements cardiaques aigus
Létude HORIZONS (Patients atteints dun IDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire)
Les données suivantes proviennent dune étude clinique menée avec la bivalirudine chez des patients atteints dun IDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire ; 1800 patients ont été randomisés pour recevoir la bivalirudine seule et 1802 patients pour recevoir lhéparine plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Les effets indésirables graves ont été plus fréquents dans le groupe recevant lhéparine plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa que dans le groupe traité par la bivalirudine.
Un total de 55,1 % des patients recevant la bivalirudine a présenté au moins un événement indésirable et 8,7 % ont présenté un effet indésirable lié au produit. Les effets indésirables de la bivalirudine sont listés par classe de système dorganes dans le Tableau 1. Lincidence des thromboses de stent au cours des premières 24 heures (thromboses de stents précoces ou aiguës) était de 1,5 % chez les patients recevant la bivalirudine et de 0,3 % chez ceux recevant lHNF plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa (p = 0,0002). Deux patients sont morts après une thrombose de stent précoce, un patient dans chaque bras de létude. Lincidence des thromboses de stent survenant entre 24 heures et 30 jours (thromboses de stents subaiguës) était de 1,2 % chez les patients recevant la bivalirudine et de 1,9 % chez ceux recevant lHNF plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa (p = 0,1553). Un total de 17 patients sont morts après une thrombose de stent subaiguë, 3 dans le bras sous bivalirudine et 14 dans celui sous HNF plus inhibiteur de la GP IIb/IIIa. Il ny a pas eu de différence statistiquement significative au niveau des taux de thrombose de stent entre les bras traités à 30 jours (p = 0,3257) et à 1 an (p = 0,7754).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Des cas de surdosage correspondants à 10 fois la dose recommandée ont été rapportés dans les études cliniques. Des bolus uniques de bivalirudine, allant jusqu'à 7,5 mg/kg, ont également été rapportés. Des saignements ont été observés dans certains rapports de surdosage.
En cas de surdosage, le traitement par la bivalirudine doit être immédiatement arrêté et le patient doit être étroitement surveillé afin de détecter tout signe de saignement.
En cas de saignement majeur, le traitement par bivalirudine doit être arrêté immédiatement. Il n'existe pas d'antidote connu pour la bivalirudine; cependant, la bivalirudine est hémodialysable.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
BIVALIRUDINE ACCORD contient de la bivalirudine, un inhibiteur direct et spécifique de la thrombine, qui se lie à la fois au site catalytique et à l'exosite de liaison des anions de la thrombine en phase liquide et liée aux caillots.
La thrombine joue un rôle central dans le processus thrombotique, scindant le fibrinogène en monomères de fibrine et activant le Facteur XIII en Facteur XIIIa, ce qui permet à la fibrine de développer un réseau de liaisons croisées covalentes qui stabilise le thrombus. La thrombine active également les facteurs V et VIII, ce qui entraîne une plus grande production de thrombine et active les plaquettes, stimulant leur agrégation et la libération des granules. La bivalirudine inhibe chacun des effets de la thrombine.
La liaison de la bivalirudine à la thrombine, et par conséquent son activité, est réversible, dans la mesure où la thrombine clive lentement la liaison Arg3-Pro4 de la bivalirudine, ce qui se traduit par un rétablissement de la fonction du site actif de la thrombine. Ainsi, la bivalirudine commence par agir à la manière d'un inhibiteur non compétitif complet de la thrombine, puis, évolue avec le temps pour devenir un inhibiteur compétitif permettant aux molécules de thrombine initialement inhibées d'interagir avec d'autres substrats de la coagulation et d'induire une coagulation si nécessaire.
Des études in vitro ont montré que la bivalirudine inhibe à la fois la thrombine soluble (libre) et la thrombine liée aux caillots. La bivalirudine reste active et n'est pas neutralisée par des produits dérivés de la réaction de libération plaquettaire.
Des études in vitro ont également montré que la bivalirudine allonge de manière concentration-dépendante le temps de thromboplastine partielle activée (aPTT), le temps de thrombine (TT) et le temps de prothrombine (TP) d'un plasma humain normal, et qu'elle n'induit pas d'agrégation plaquettaire en réponse à des sérums de patients avec antécédents de syndrome de thrombocytopénie induite par l'héparine avec thrombose (TIH/STIHT).
Chez les volontaires sains et chez les patients, la bivalirudine présente une activité anticoagulante dépendante de la dose et de la concentration, comme le prouve l'allongement du TCA, de l'aPTT, du PT, de l'INR et du TT. L'administration intraveineuse de bivalirudine induit une anticoagulation mesurable en l'espace de quelques minutes.
Effets pharmacodynamiques
Les effets pharmacodynamiques de la bivalirudine peuvent être évalués en utilisant des mesures de l'anticoagulation, notamment le TCA. La valeur du TCA présente une corrélation positive avec la dose et la concentration plasmatique de la bivalirudine. Des données relatives à 366 patients indiquent que le TCA n'est pas influencé par un traitement concomitant par inhibiteur de la GP IIb/IIIa.
Efficacité et sécurité cliniques
Des études cliniques ont montré que la bivalirudine procure une anticoagulation adéquate pendant les procédures d'ICP.
Létude HORIZONS (Patients atteints dun IDM ST+ subissant une ICP primaire)
Létude HORIZONS (Patients atteints dIDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire) Létude HORIZONS est une étude prospective, à deux bras, en simple aveugle, randomisée, multicentrique dont lobjectif était détablir la sécurité demploi et lefficacité de la bivalirudine chez les patients atteints dIDM ST+ bénéficiant dune ICP primaire avec implantation dun stent, soit un stent à libération lente de paclitaxel (stent à élution TAXUS), soit un stent similaire mais non recouvert (stent de métal nu Express2). En tout, 3602 patients ont été randomisés pour recevoir soit la bivalirudine (1800 patients), soit lhéparine non fractionnée plus un inhibiteur de la GP IIb/IIIa (1802 patients). Tous les patients ont reçu de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel. Les patients recevant la dose de charge de 600 mg de clopidogrel étaient deux fois plus nombreux (environ 64 %) que ceux qui ont reçu une dose de charge de 300 mg. Environ 66 % des patients ont été prétraités par lhéparine non fractionnée.
La dose de bivalirudine utilisée dans létude HORIZONS est la même que celle utilisée dans létude REPLACE-2 (bolus de 0,75 mg/kg suivi dune perfusion de 1,75 mg/kg de poids corporel/heure). Un total de 92,9 % des patients traités ont bénéficié dune ICP primaire, à titre de première stratégie de prise en charge.
Lanalyse et les résultats de létude HORIZONS à 30 jours pour la population en intention de traiter (ITT) sont présentés dans le Tableau 2. Les résultats à 1 an sont concordants avec ceux à 30 jours.
Les définitions des saignements et les résultats de létude HORIZONS sont indiqués dans le Tableau 6.
Tableau 2. Résultats de létude HORIZONS à 30 jours (population en intention de traiter)
|
Critère dévaluation |
Bivalirudine (%) |
Héparine non fractionnée + inhibiteur de la GP IIb/IIIa (%) |
Risque relatif [IC à 95 %] |
Valeur p* |
|
|
N = 1800 |
N = 1802 |
|
|
|
Critère composite à 30 jours |
||||
|
MACE1 |
5,4 |
5,5 |
0,98 [0,75, 1,29] |
0,8901 |
|
Saignements majeurs2 |
5,1 |
8,8 |
0,58 [0,45, 0,74] |
<0,0001 |
|
Composants ischémiques |
||||
|
Décès toutes causes confondues |
2,1 |
3,1 |
0,66 [0,44, 1,0] |
0,0465 |
|
Réinfarctus |
1,9 |
1,8 |
1,06 [0,66, 1,72] |
0,8003 |
|
Revascularisation du vaisseau cible ischémique |
2,5 |
1,9 |
1,29 [0,83, 1,99] |
0,2561 |
|
Accident Vasculaire Cérébral |
0,8 |
0,7 |
1,17 [0,54, 2,52] |
0,6917 |
*Valeur p de supériorité.
1Les effets indésirables cardiaques/ischémiques majeurs (« Major Adverse Cardiac/Ischaemic Events » ou MACE) sont définis comme lapparition de lun des événements suivants : décès, réinfarctus, accident vasculaire cérébral ou revascularisation du vaisseau cible ischémique.
2Les saignements majeurs sont définis selon les critères dACUITY.
Létude ACUITY (Patients atteints dangor instable/infarctus du myocarde sans sus décalage du segment ST (AI/IDM ST-)
Létude ACUITY est une étude prospective, randomisée, en ouvert, destinée à comparer la bivalirudine associée ou non à un inhibiteur de la GP IIb/IIIa (respectivement bras B et C) et lenoxaparine ou lhéparine non fractionnée (HNF) associée à un inhibiteur de la GP IIb/IIIa (bras A), chez plus de 13 819 patients atteints dun syndrome coronarien aigu (SCA) et considérés à haut risque.
La dose recommandée de bivalirudine dans létude ACUITY (bras B et C) est un bolus intraveineux initial, postérieur à la randomisation, de 0,1 mg/kg suivi dune perfusion intraveineuse continue de 0,25 mg/kg/h durant langiographie ou si cela se justifie dun point de vue clinique.
Pour les patients devant bénéficier dune ICP, un bolus intraveineux additionnel de 0,5 mg/kg est administré et la perfusion intraveineuse est augmentée à 1,75 mg/kg/h durant lintervention.
Dans le bras A de létude ACUITY, lHNF ou lenoxaparine est administrée selon les recommandations applicables au traitement du SCA chez les patients avec angor instable ou IDM ST-. Les patients des bras A et B étaient aussi randomisés pour recevoir un inhibiteur de la GP IIb/IIIa soit avant langiographie soit durant langioplastie. Au total 356 (7,7%) patients randomisés dans le bras C ont également reçu un inhibiteur de la GPIIb/IIIa.
En ce qui concerne les caractéristiques de la population dACUITY, à savoir des patients à haut risque nécessitant une angiographie dans les 72 h, la répartition est homogène dans les 3 bras de traitement. Environ 77 % dentre eux présentent une ischémie récurrente, environ 70 % ont des changements dynamiques de lECG ou des bio marqueurs cardiaques élevés, 28% sont diabétiques et environ 99% subissent une angiographie dans les 72h.
Après angiographie, les patients sont soit pris en charge médicalement (33%) soit bénéficient dune angioplastie (56%) ou dun pontage aorto-coronaire (11%). Les traitements anti-agrégants plaquettaires additionnels utilisés dans létude comprennent lacide acétylsalicylique et le clopidogrel.
Les résultats principaux de létude ACUITY à 30 jours et à 1 an pour lensemble de la population (ITT) et pour les patients ayant reçu de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel avant angiographie ou avant ICP (per protocole) sont présentés dans les tableaux 3 et 4.
Tableau 3. Étude ACUITY, résultats à 30 jours et à 1 an sur lensemble de la population (ITT) : différences de risques sur le critère composite ischémique et ses composantes
|
|
Ensemble de la population (ITT) |
|||||
|
Bras A HNF/enox + inhibiteur de la GPIIb/IIIa (N=4603) % |
Bras B bival + inhibiteur de la GPIIb/IIIa (N=4604) % |
B A Risq Diff. (IC à 95 %) |
Bras C bival seule (N=4612) % |
C A Risq Diff. (IC à 95 %) |
||
|
30 jours |
||||||
|
Critère |
7,3 |
7,7 |
0,48 |
7,8 |
0,55 |
|
|
composite |
(-0,60, 1,55) |
(-0,53, 1,63) |
||||
|
ischémique |
||||||
|
Décès |
1,3 |
1,5 |
0,17 |
1,6 |
0,26 |
|
|
(-0,31, 0,66) |
(-0,23, 075) |
|||||
|
Infarctus |
4,9 |
5,0 |
0,04 |
5,4 |
0,45 |
|
|
du myocarde |
(-0,84, 0,93) |
(-0,46, 1,35) |
||||
|
Revasculari- |
2,3 |
2,7 |
0,39 |
2,4 |
0,10 |
|
|
(-0,24, 1,03) |
(-0,51, 0,72) |
|||||
|
sation non |
||||||
|
planifiée |
||||||
|
1 an |
||||||
|
Critère |
15,3 |
15,9 |
0,65 |
16,0 |
0,71 |
|
|
composite |
(-0,83, 2,13) |
(-0,77, 2,19) |
||||
|
ischémique |
||||||
|
Décès |
3,9 |
3,8 |
0,04 |
3,7 |
-0,18 |
|
|
(-0,83, 0,74) |
(-0,96, 0,60) |
|||||
|
Infarctus |
6,8 |
7,0 |
0,19 |
7,6 |
0,83 |
|
|
du myocarde |
(-0,84, 1,23) |
(-0,22, 1,89) |
||||
|
Revasculari- |
8,1 |
8,8 |
0,78 |
8,4 |
0,37 |
|
|
sation non |
(-0,36, 1,92) |
(-0,75, 1,50) |
||||
|
planifiée |
||||||
Tableau 4. Étude ACUITY, résultats à 30 jours et à 1 an chez les patients ayant reçu de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel* (per protocole) : différences de risques sur le critère composite ischémique et ses composantes
|
|
Patients recevant de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel per protocole |
||||
|
Bras A HNF/enox + inhibiteur de la GPIIb/IIIa (N=2842) % |
Bras B bival + inhibiteur de la GPIIb/IIIa (N=2924) % |
B A Risq Diff. (IC à 95 %) |
Bras C bival seule (N=2911) % |
C A Risq Diff. (IC à 95 %) |
|
|
30 jours |
|||||
|
Critère |
7,4 |
7,4 |
0,03 |
7,0 |
-0,35 |
|
composite |
(-1,32, 1,38) |
(-1,68, 0,99) |
|||
|
ischémique |
|||||
|
Décès |
1,4 |
1,4 |
-0,00 |
1,2 |
-0,14 |
|
(-0,60, 0,60) |
(-0,72, 0,45) |
||||
|
Infarctus du |
4,8 |
4,9 |
0,04 |
4,7 |
-0,08 |
|
myocarde |
(-1,07, 1,14) |
(-1,18, 1,02) |
|||
|
Revasculari- |
2,6 |
2,8 |
0,23 |
2,2 |
-0,41 |
|
sation non |
(-0,61, 1,08) |
(-1,20, 0,39) |
|||
|
planifiée |
|||||
|
1 an |
|||||
|
Critère |
16,1 |
16,8 |
0,68 |
15,8 |
-0,35 |
|
composite |
(-1,24, 2,59) |
(-2,24, 1,54) |
|||
|
ischémique |
|||||
|
Décès |
3,7 |
3,9 |
0,20 |
3,3 |
-0,36 |
|
(-0,78, 1,19) |
(-1,31, 0,59) |
||||
|
Infarctus du |
6,7 |
7,3 |
0,60 |
6,8 |
0,19 |
|
myocarde |
(-0,71, 1,91) |
(-1,11, 1,48) |
|||
|
Revasculari- |
9,4 |
10,0 |
0,59 |
8,9 |
-0,53 |
|
sation non |
(-0,94, 2,12) |
(-2,02, 0,96) |
|||
|
planifiée |
|||||
*clopidogrel administré avant angiographie ou avant ICP
Les résultats sur les saignements à 30 jours selon les critères ACUITY et TIMI pour la population en intention de traiter sont présentés dans le Tableau 6. Lincidence des événements hémorragiques selon les critères ACUITY et TIMI au jour 30 pour la population per protocole est présentée dans le Tableau 7. Lavantage de la bivalirudine par rapport à HNF/enoxaparine plus inhibiteur de la GP IIb/IIIa en termes des événements hémorragiques a été observé uniquement dans le bras bivalirudine seule.
Létude REPLACE-2 (Patients bénéficiant dune ICP)
Les résultats à 30 jours, basés sur les critères dévaluation quadruple et triple dune étude randomisée en double aveugle portant sur 6000 patients subissant une ICP (REPLACE-2), sont présentés dans le Tableau 5. Les définitions des saignements et les résultats de létude REPLACE-2 sont présentés dans le Tableau 6.
Tableau 5. Résultats de létude REPLACE-2 : critères dévaluation à 30 jours (populations en intention de traiter et per protocole)
|
Critère dévaluation |
Intention de traiter |
Per protocole |
||
|
bivalirudine (N=2994) % |
Héparine + inhibiteur de la GP IIb/IIIa (N=3008) % |
bivalirudine (N=2902) % |
Héparine +inhibiteur de la GP IIb/IIIa (N=2882) % |
|
|
Critère dévaluation quadruple |
9,2 |
10,0 |
9,2 |
10,0 |
|
Critère dévaluation triple* |
7,6 |
7,1 |
7,8 |
7,1 |
|
Composantes : |
|
|
|
|
|
Décès |
0,2 |
0,4 |
0,2 |
0,4 |
|
Infarctus du myocarde |
7,0 |
6,2 |
7,1 |
6,4 |
|
Saignements majeurs** (non basés sur les critères TIMI voir rubrique 4.8) |
2,4 |
4,1 |
2,2 |
4,0 |
|
Revascularisation en urgence |
1,2 |
1,4 |
1,2 |
1,3 |
* exclut la composante saignements majeurs.
**p < 0,001
Tableau 6. Taux de saignements majeurs durant les essais cliniques avec la bivalirudine, critères dévaluation à 30 jours pour les populations en intention de traiter
|
|
Bivalirudine (%) |
Bival + inhibiteur de la GP IIb/IIIa (%) |
UFH/Enox1+ inhibiteur de la GP IIb/IIIa (%) |
||||
|
REPLACE- 2 |
ACUITY |
HORIZONS |
ACUITY |
REPLACE- 2 |
ACUITY |
HORIZONS |
|
|
N = 2994 |
N = 4612 |
N = 1800 |
N = 4604 |
N = 3008 |
N = 4603 |
N = 1802 |
|
|
Saignements majeurs définis par le protocole |
2,4 |
3,0 |
5,1 |
5,3 |
4,1 |
5,7 |
8,8 |
|
Saignements majeurs TIMI (sans pontage aortocoronarien) |
0,4 |
0,9 |
1,8 |
1,8 |
0,8 |
1,9 |
3,2 |
1Lenoxaparine a été utilisée à titre de comparateur uniquement dans létude ACUITY
Tableau 7. Étude ACUITY: résultats sur les saignements à 30 jours pour la population de patients ayant reçu de lacide acétylsalicylique et du clopidogrel* (per protocole)
|
|
HNF/enox + inhibiteur de la GP IIb/IIIa (N= 2842) % |
Bival + inhibiteur de la GP IIb/IIIa (N=2924) % |
Bival seule (N=2911) % |
|
Saignements majeurs selon les critères ACUITY |
5,9 |
5,4 |
3,1 |
|
Saignements majeurs selon les critères TIMI |
1,9 |
1,9 |
0,8 |
*clopidogrel administré -avant angiographie ou avant ICP
Définitions des saignements
Dans létude REPLACE-2, les saignements majeurs sont définis comme étant la survenue de lun des événements suivants : hémorragie intracrânienne, hémorragie rétropéritonéale, perte de sang exigeant la transfusion dau moins deux unités de sang entier ou dhématies concentrées, ou un saignement résultant en une chute de la concentration en hémoglobine de plus de 3 g/dl, ou en une chute de la concentration en hémoglobine de plus de 4 g/dl (ou 12 % dhématocrite) sans identification dun site de saignement. Dans létude ACUITY, les saignements majeurs sont définis comme étant la survenue de l'un des événements suivants : hémorragie intracrânienne, hémorragie rétropéritonéale, hémorragie intraoculaire, hémorragie exigeant une intervention radiologique ou chirurgicale pour accéder au site, hématome ≥ à 5 cm au site de ponction, chute de la concentration en hémoglobine ≥ 4g/dl sans source manifeste de saignement, chute de la concentration en hémoglobine ≥ 3 g/dl avec source manifeste de saignement, nouvelle opération pour saignement, saignement nécessitant la transfusion de sang ou de produit sanguin. Dans létude HORIZONS, les saignements majeurs sont également définis en utilisant les critères dACUITY. Les saignements majeurs selon les critères TIMI sont définis comme étant les saignements intracrâniens ou une chute de la concentration en hémoglobine ≥ 5 g/dl.
Thrombocytopénie induite par lhéparine (TIH) et syndrome de thrombocytopénie induite par lhéparine avec thrombose (TIH/STIHT)
Des études cliniques sur un nombre restreint de patients ont donné une information limitée sur lutilisation de BIVALIRUDINE ACCORD chez les patients avec TIH/STIH.
Population pédiatrique
Dans létude clinique TMC-BIV-07-01, la réponse pharmacodynamique, telle que mesurée par le TCA, correspondait à celle observée dans les études conduites chez ladulte. Le TCA a augmenté chez tous les patients des nouveau-nés aux enfants plus âgés ainsi que chez les adultes avec des concentrations accrues de bivalirudine. Les données du TCA versus la concentration suggèrent une tendance à une courbe de réponse à la concentration inférieure dans le cas des adultes, comparativement aux enfants plus âgés (6 ans à < 16 ans) et aux enfants plus jeunes (2 ans à < 6 ans), et dans le cas des enfants plus âgés comparativement aux nourrissons (31 jours à < 24 mois) et aux nouveau-nés (naissance à 30 jours). Les modèles pharmacodynamiques ont indiqué que cet effet était dû à un TCA initial plus élevé chez les nouveau-nés et les nourrissons que chez les enfants plus âgés. Toutefois, les valeurs maximales du TCA, tous groupes confondus (adultes et tous les groupes pédiatriques), convergent à un niveau similaire, près dun TCA de 400 secondes. Lutilité clinique du TCA chez les nouveau-nés et les enfants doit être considérée avec prudence, compte tenu de leur état hématologique en développement.
Des événements thrombotiques (9/110, 8,2 %) et des saignements majeurs (2/110, 1,8 %) ont été observés durant létude. Les autres effets indésirables rapportés comme fréquents étaient un pouls pédieux diminué, une hémorragie au site dintroduction du cathéter, un pouls anormal et des nausées (8,2 %, 7,3 %, 6,4 % et 5,5 %, respectivement). Cinq patients avaient une numération plaquettaire nadir post-initiale < 150.000 cellules/mm3, ce qui représente une diminution du nombre de plaquettes sanguines ≥ 50 %, comparé au nombre initial. Les 5 événements étaient associés à des procédures cardiaques supplémentaires avec utilisation dune anticoagulation par héparine (n = 3) ou à des infections (n = 2). Une analyse de pharmacocinétique et de pharmacodynamie de population et un modèle dEvaluation de lExposition et des Effets Indésirables, reposant sur les données issues de cette étude, ont montré que, chez les patients pédiatriques, lutilisation de la posologie pour adultes avec des taux plasmatiques analogues à ceux obtenus chez les adultes, était associée à des taux inférieurs dévénements thrombotiques sans aucun impact sur les saignements (voir la rubrique 4.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La biodisponibilité de la bivalirudine par voie intraveineuse est complète et immédiate. La concentration moyenne de la bivalirudine à l'état d'équilibre après perfusion intraveineuse constante de 2,5 mg/kg/h est de 12,4 µg/ml.
Distribution
La bivalirudine est rapidement distribuée entre le plasma et le liquide extracellulaire. Le volume de distribution à l'état d'équilibre est de 0,1 l/kg. La bivalirudine ne se lie pas aux protéines plasmatiques (autres que la thrombine) ni aux globules rouges.
Biotransformation
En tant que peptide, la bivalirudine est logiquement catabolisée en ses acides aminés constitutifs, avec recyclage ultérieur des acides aminés dans le pool de l'organisme. La bivalirudine est métabolisée par des protéases, notamment la thrombine. Le principal métabolite résultant du clivage de la liaison Arg3-Pro4 de la séquence N-terminale par la thrombine n'est pas actif en raison de la perte d'affinité pour le site catalytique actif de la thrombine. Environ 20% de la bivalirudine sont excrétés sous forme inchangée dans les urines.
Élimination
Le profil de la concentration en fonction du temps après administration intraveineuse est bien décrit par un modèle à deux compartiments. L'élimination suit un processus de premier ordre avec une demivie terminale de 25 ± 12 minutes chez les patients à fonction rénale normale. La clairance correspondante est d'environ 3,4 ± 0,5 ml/min/kg.
Insuffisance hépatique
La pharmacocinétique de la bivalirudine n'a pas été étudiée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, mais on ne s'attend pas à ce qu'elle soit modifiée, car la bivalirudine n'est pas métabolisée par les enzymes hépatiques telles que les isoenzymes du cytochrome P-450.
Insuffisance rénale
La clairance systémique de la bivalirudine diminue avec le taux de filtration glomérulaire (TFG). La clairance de la bivalirudine est similaire chez les patients à fonction rénale normale et chez les patients présentant une légère insuffisance rénale. Elle est réduite d'environ 20 % chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée ou sévère et de 80% chez les patients dépendants de la dialyse (Tableau 8).
Tableau 8 : Paramètres pharmacocinétiques de la bivalirudine chez des patients à fonction rénale normale et altérée.
|
Fonction rénale (TFG) |
Clairance (ml/min/kg) |
Demi-vie (minutes) |
|
Fonction rénale normale (≥ 90ml/min) |
3,4 |
25 |
|
Insuffisance rénale légère (60-89 ml/min) |
3,4 |
22 |
|
Insuffisance rénale modérée (30-59 ml/min) |
2,7 |
34 |
|
Insuffisance rénale sévère (10-29 ml/min) |
2,8 |
57 |
|
Patients dépendant de la dialyse (hors dialyse) |
1,0 |
3,5 heures |
Sujets âgés
La pharmacocinétique a été évaluée chez des patients âgés dans le cadre de l'étude de pharmacocinétique rénale. Les adaptations de la dose dans cette catégorie dâge doivent être basées sur la fonction rénale, voir rubrique 4.2.
Sexe
Il n'y a pas d'effets du sexe sur la pharmacocinétique de la bivalirudine.
Population pédiatrique
Dans un essai clinique portant sur 110 patients pédiatriques (nouveau-nés à < 16 ans) bénéficiant dinterventions intravasculaires percutanées, la sécurité demploi et le profil pharmacocinétique et pharmacodynamique de la bivalirudine ont été évalués [TMC-BIV-07-01]. La dose en bolus intraveineux calculée en fonction du poids corporel approuvée pour les adultes, soit 0,75 mg/kg suivie dune perfusion de 1,75 mg/kg/heure, a été étudiée et lanalyse de pharmacocinétique et de pharmacodynamie a identifié une réponse similaire à celle observée chez les adultes bien que la clairance normalisée en fonction du poids (ml/min/kg) de la bivalirudine ait été plus élevée chez les nouveau-nés que chez les enfants plus âgés et quelle diminuait avec laugmentation de lâge.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité chez l'animal lors d'expositions répétées ou continues (1 jour à 4 semaines à des niveaux d'exposition allant jusqu'à 10 fois la concentration plasmatique clinique à l'état d'équilibre) s'est limitée à des effets pharmacologiques exagérés. Une comparaison des études à dose unique et à doses répétées a révélé que la toxicité était principalement liée à la durée d'exposition. Tous les effets indésirables, primaires et secondaires, résultant d'une activité pharmacologique excessive ont été réversibles. Après une brève exposition comparable à celle qui prévaut lors d'une utilisation clinique, et même après une exposition à des doses bien plus élevées, il na pas été observé deffet indésirable résultant d'un stress physiologique prolongé en réponse à un état de coagulation non homéostasique.
La bivalirudine étant destinée à une administration de courte durée, on ne dispose d'aucune donnée concernant son potentiel carcinogène à long terme. Néanmoins, la bivalirudine ne s'est pas avérée mutagène ni clastogène dans les tests standards.
Hydroxyde de sodium 2 % (pour l'ajustement du pH).
Les six médicaments suivants font preuve dincompatibilités dose-concentration avec la bivalirudine. Le Tableau 9 résume les concentrations compatibles et incompatibles de ces composés. Les médicaments incompatibles à plus fortes concentrations avec la bivalirudine sont : le chlorhydrate de dobutamine, la famotidine, le lactate dhalopéridol, le chlorhydrate de labétalol, le lorazépam et le HCl de prométhazine.
Tableau 9. Médicaments présentant des incompatibilités dose-concentration avec la bivalirudine.
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Médicaments présentant des incompatibilités dose- concentration |
Concentrations compatibles |
Concentrations incompatibles |
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Chlorhydrate de dobutamine |
4 mg/ml |
12,5 mg/ml |
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Famotidine |
2 mg/ml |
10 mg/ml |
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Lactate dhalopéridol |
0,2 mg/ml |
5 mg/ml |
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Chlorhydrate de labétalol |
2 mg/ml |
5 mg/ml |
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Lorazépam |
0,5 mg/ml |
2 mg/ml |
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Chlorhydrate de prométhazine |
2 mg/ml |
25 mg/ml |
3 ans
Solution reconstituée : La stabilité physicochimique du produit reconstitué a été démontrée pendant 24 heures entre 2° C et 8° C. À conserver au réfrigérateur (entre 2° C et 8° C). Ne pas congeler.
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures entre 2 et 8°C, sauf en cas de reconstitution/dilution réalisée en conditions dasepsie dûment contrôlées et validées
Solution diluée : La stabilité physicochimique du produit reconstitué a été démontrée pendant 24 heures à 25° C. À conserver à une température ne dépassant pas 25° C. Ne pas réfrigérer. Ne pas congeler.
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures entre 2 et 8°C, sauf en cas de reconstitution/dilution réalisée en conditions dasepsie dûment contrôlées et validées.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicamenet ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Pour les précautions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
BIVALIRUDINE ACCORD est présenté sous forme de poudre lyophilisée en flacons en verre (Type 1) de 10 ml à usage unique fermés par un bouchon en caoutchouc chlorobutyl et scellés par un sceau d'aluminium gaufré avec une capsule de type flip-off.
BIVALIRUDINE ACCORD est disponible en boîtes de 1, 5 et 10 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Instructions pour la préparation
La préparation et ladministration de BIVALIRUDINE ACCORD doivent suivre des procédures aseptiques.
Ajouter 5 ml deau stérile pour préparations injectables à un flacon de Bivalirudin Accord Healthcare et mélanger doucement jusquà dissolution complète de la poudre et obtention dune solution transparente. La reconstitution peut nécessiter jusquà 3 ou 4 minutes pour être complète.
Prélever 5 ml de la solution obtenue dans le flacon puis les diluer dans un volume total de 50 ml dune solution de glucose à 5 % ou de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) pour injection, de manière à obtenir une concentration finale de bivalirudine de 5 mg/ml.
La solution reconstituée/diluée doit faire lobjet dune inspection visuelle afin de vérifier quelle ne contient pas de particules et quelle ne présente pas de décoloration. Les solutions présentant des particules ou décolorées ne doivent pas être utilisées.
La solution reconstituée/diluée doit être une solution transparente à légèrement opalescente, incolore à légèrement jaune.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
45 RUE DU FAUBOURG DE ROUBAIX
59000 LILLE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 486 6 4 : 1 flacon en verre de 10 mL.
· 34009 550 486 7 1 : 5 flacons en verre de 10 mL.
· 34009 550 486 8 8 : 10 flacons en verre de 10 mL.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CLOPIDOGREL ACCORD 75 mg, comprimé pelliculé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- ENOXAPARINE ARROW 10 000 UI (100 mg)/1 mL, solution injectable en seringue préremplie
- FAMOTIDINE EG 20 mg, comprimé pelliculé
- HALDOL 1 mg, comprimé
- TRANDATE 200 mg, comprimé pelliculé
- LORAZEPAM VIATRIS 1 mg, comprimé pelliculé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.