L-THYROXINE SERB, solution injectable
CIS 61333521
Informations à jour au 27 mars 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 27/03/2020
L-THYROXINE SERB, solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lévothyroxine sodique....................................................................................................... 0,200 mg
Pour une ampoule
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Toutes les hypothyroïdies dorigine haute ou basse, quelles soient complètes ou incomplètes.
· Toutes les circonstances, associées ou non à une hypothyroïdie, où lon désire freiner la TSH.
· Coma myxdémateux.
· Hypothyroïdiens ne pouvant déglutir.
4.2. Posologie et mode d'administration
· Avant le traitement, pour adapter la posologie, il est recommandé deffectuer les dosages radio-immunologiques de T3, T4, TSH ou, à défaut, un dosage diodémie hormonale.
· Les doses administrées varient suivant lintensité de lhypothyroïdie, lâge du sujet et la tolérance individuelle.
· Ladministration quotidienne de lévothyroxine injectable doit être poursuivie le temps que le patient puisse tolérer une dose orale et soit cliniquement stable.
Coma myxdémateux :
Il est recommandé dadministrer une dose initiale de charge de 500 µg le premier jour ; en perfusion intraveineuse lente, dans 250 ml de sérum physiologique. En raison dun risque accru daccident cardiovasculaire grave ou de décès, cette dose de charge ne devra pas excéder 500 µg.
· Ensuite, un traitement dentretien doit être mis en place à raison d'une administration quotidienne de 100 µg en moyenne.
Autres indications :
· Une hormonothérapie substitutive complète requiert en moyenne chez ladulte 100 à 150 μg en une seule administration par jour.
· Cette posologie sera établie progressivement et avec prudence : débuter par 25 μg par jour puis augmenter la dose journalière par paliers hebdomadaires de 25 μg.
· Une fois la posologie établie en plateau depuis suffisamment longtemps, faire un nouveau contrôle biologique des hormones thyroïdiennes. Vérifier par les dosages de T3 et T4 quil ny a pas de surdosage et contrôler la normalisation de la TSH en cas dhypothyroïdie dorigine périphérique.
Patients âgés
Des schémas posologiques plus progressifs peuvent être proposés en particulier, chez le sujet âgé présentant des facteurs de risque cardiovasculaire connus (voir rubrique 4.4), pour qui il convient alors de commencer le traitement à des doses plus faibles et de respecter des paliers plus progressifs. Une dose de maintien inférieure à la dose nécessaire pour normaliser le taux de TSH peut être envisagée.
Insuffisants rénaux / hépatiques
Lexpérience chez les patients présentant une insuffisance rénale et/ou hépatique est limitée.
Population pédiatrique
Lexpérience chez les enfants traités pour un coma myxdémateux est très limitée.
Dans les autres indications :
· La dose d'entretien est généralement de 100 à 150 microgrammes par m² de surface corporelle.
· Chez les nouveau-nés et les nourrissons atteints d'hypothyroïdie congénitale, où la substitution rapide est importante, la dose initiale recommandée est de 10 à 15 microgrammes par kg de poids corporel par jour pendant les 3 premiers mois. Par la suite, la dose doit être ajustée individuellement en fonction des résultats cliniques et biologiques (hormones thyroïdiennes et TSH).
· Chez les enfants atteints d'hypothyroïdie acquise, la dose initiale recommandée est de 12,5 à 50 microgrammes par jour. La dose doit être augmentée progressivement toutes les 2 à 4 semaines en fonction des résultats cliniques et biologiques (hormones thyroïdiennes et TSH), jusqu'à ce que la dose de substitution complète soit atteinte.
Dans tous les cas, la dose doit être ajustée selon les besoins de chaque individu.
Mode dadministration
Injection intraveineuse.
Injection intramusculaire possible.
Pour le traitement du coma myxdémateux, une perfusion intraveineuse lente, dans 250 ml de sérum physiologique, est recommandée pour la dose de charge.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Cardiopathies décompensées.
Insuffisance surrénalienne non traitée.
Lassociation de la lévothyroxine à un antithyroïdien dans le traitement dune hyperthyroïdie nest pas indiquée en cas de grossesse (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
En cas de substitution vers un autre médicament contenant de la lévothyroxine, une surveillance étroite (clinique et biologique) doit être instaurée pendant la période de transition en raison du risque potentiel de déséquilibre thyroïdien. Chez certains patients, une adaptation de la posologie pourrait être nécessaire.
Patients atteints de troubles cardiovasculaires ou ayant des antécédents de troubles cardiovasculaires
La lévothyroxine par voie intraveineuse/intramusculaire peut être associée à une toxicité cardiaque (notamment arythmie, tachycardie, ischémie myocardique et infarctus du myocarde, ou aggravation dune insuffisance cardiaque congestive et décès) chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire sous-jacente (notamment troubles coronariens, troubles du rythme, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque décompensée).
En raison de la prévalence accrue des maladies cardiovasculaires chez les personnes âgées, la prudence est de mise lors de l'administration de lévothyroxine en solution injectable chez les patients âgés ou présentant des facteurs de risque cardiaque connus. Une utilisation prudente, y compris à des doses situées à la limite inférieure de lintervalle posologique recommandé, peut s'avérer nécessaire chez ces populations (voir rubrique 4.2).
Une surveillance régulière et attentive des affections cardiaques doit être réalisée à linstauration et au cours du traitement.
Patients présentant une insuffisance cortico-surrénalienne
En cas de dysfonctionnements corticosurrénaliens, ceux-ci doivent être traités avant de commencer le traitement par lévothyroxine en instaurant un traitement de substitution adéquat pour prévenir une insuffisance surrénale aiguë (voir rubrique 4.3).
Nouveau-nés prématurés de faible poids
Il convient de surveiller les paramètres hémodynamiques lors de linstauration du traitement par la lévothyroxine chez des nouveau-nés prématurés de très faible poids à la naissance, car un collapsus circulatoire pourrait se produire en raison de limmaturité de la fonction surrénalienne.
Diabète
L'ajout de la lévothyroxine à un traitement antidiabétique ou à une insulinothérapie peut entraîner une augmentation des besoins dinsuline ou de médicament antidiabétique. Une surveillance attentive du contrôle métabolique est recommandée chez les patients diabétiques.
Patients ayant des antécédents dépilepsie
En raison du risque convulsif chez les patients ayant des antécédents d'épilepsie, une surveillance de ces patients est recommandée au cours du traitement par lévothyroxine.
Femmes enceintes
Chez la femme enceinte, la surveillance clinique et biologique doit être renforcée le plus précocement possible, et tout particulièrement pendant la 1ère moitié de la grossesse, afin dadapter le traitement si nécessaire (voir rubrique 4.6).
Ce médicament est déconseillé en association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ MILLEPERTUIS (HYPERICUM PERFORATUM)
Risque de baisse defficacité des hormones thyroïdiennes.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ ANTICONVULSIVANTS INDUCTEURS ENZYMATIQUES (PHENYTOÏNE, CARBAMAZEPINE, PHENOBARBITAL)
Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme des hormones thyroïdiennes.
Surveillance clinique et biologique ; adaptation, si besoin, de la posologie de lhormone thyroïdienne pendant le traitement par linducteur enzymatique et après son arrêt.
+ CHLOROQUINE, PROGUANIL
Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes.
Surveillance clinique et biologique ; adaptation, si besoin, de la posologie de l'hormone thyroïdienne pendant le traitement par lantipaludique et après son arrêt.
+ ESTROGÈNES NON CONTRACEPTIFS
Risque d'hypothyroïdie clinique en cas d'estrogénothérapie substitutive.
Surveillance clinique et biologique ; adaptation éventuelle des doses de l'hormone thyroïdienne chez les femmes ménopausées prenant des estrogènes.
+ INHIBITEURS DE PROTÉASES BOOSTÉS PAR RITONAVIR
Risque de baisse de lefficacité des hormones thyroïdiennes par augmentation de leur métabolisme hépatique par le ritonavir.
Surveillance clinique et biologique et adaptation éventuelle de la posologie des hormones thyroïdiennes.
Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4.
Surveillance clinique et biologique ; adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par la rifabutine, rifampicine, et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ ORLISTAT
Risque de déséquilibre du traitement thyroïdien substitutif en cas de traitement par orlistat.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données relatives à lutilisation de la lévothyroxine injectable chez la femme enceinte sont limitées. La lévothyroxine passe très peu à travers le placenta et son administration aux doses adaptées est dépourvue de conséquences ftales. Les études chez l'animal ne fournissent pas de données suffisantes relatives à la toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Le traitement par hormones thyroïdiennes doit être impérativement poursuivi pendant toute la grossesse pour assurer léquilibre maternel nécessaire au bon déroulement de la grossesse (et notamment réduire le risque dhypothyroïdie ftale). La surveillance clinique et biologique doit être renforcée le plus précocement possible, et tout particulièrement pendant la 1ère moitié de la grossesse, afin dadapter le traitement si nécessaire. Dans tous les cas il est recommandé deffectuer un bilan thyroïdien du nouveau-né.
Pendant la grossesse, la lévothyroxine ne doit pas être associée avec les traitements antithyroïdiens pour lhyperthyroïdie. En effet, seules de très petites quantités de la lévothyroxine traversent le placenta, alors que de grandes quantités de médicaments antithyroïdiens passent de la mère à lenfant. Cela peut résulter en une hypothyroïdie ftale.
Chez les femmes allaitantes équilibrées en hormone T4, la lévothyroxine est excrétée dans le lait maternel à de faibles concentrations. Par conséquent, le traitement par substitution en lévothyroxine est possible pendant lallaitement.
Fertilité
Aucune étude de fertilité na été menée avec ce médicament. Lhypothyroïdie ou lhyperthyroïdie sont susceptibles daffecter la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables rapportés ci-dessous sont issus des données de la littérature et de lutilisation depuis la commercialisation : leur fréquence ne peut être estimée, et est par conséquent indéterminée.
· Affections endocriniennes : des signes d'hyperthyroïdie, tels que tachycardie, insomnie, excitabilité, céphalées, élévation de la température, sueurs, amaigrissement rapide, diarrhée, doivent faire interrompre quelques jours le traitement qui sera repris à doses plus faibles, après un contrôle biologique.
· Affections cardiaques : Aggravation de toute cardiopathie, infarctus du myocarde, angor, troubles du rythme (tels que tachycardie).
· Troubles généraux et anomalies au site dadministration : réaction au site dinjection.
· Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés (fréquence indéterminée) : angidème, éruption cutanée, urticaire.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Il se manifeste chez l'adulte par une thyrotoxicose. En cas de crise thyrotoxique, réduire considérablement les doses ou suspendre le traitement pendant quelques jours, pour le reprendre ensuite avec des doses plus faibles après un contrôle biologique.
Le traitement par lévothyroxine, solution injectable, doit être adapté (réduction de la dose ou arrêt temporaire) en cas de surdosage sévère. En outre, des mesures de soutien appropriées comprenant notamment les bêta-bloquants, doivent être mises en place en fonction de létat clinique du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : hormones thyroïdiennes, code ATC : H03AA01
Mécanisme daction
Les hormones thyroïdiennes exercent leurs effets physiologiques par le biais du contrôle de la transcription de lADN et de la synthèse des protéines. La triiodothyronine (T3) se diffuse dans le noyau de la cellule et se lie aux récepteurs thyroïdiens protéiques liés à lADN. Ce complexe récepteur-hormone présent dans le noyau active la transcription génétique et la synthèse de lARN messager et des protéines cytoplasmiques. Les effets physiologiques des hormones thyroïdiennes sont principalement dus à la T3, dérivée en majeure partie (environ 80 %) de la T4 par désiodation dans les tissus périphériques.
Effets pharmacodynamiques
La réponse pharmacodynamique primaire à la lévothyroxine, solution injectable, a fait lobjet d'études chez des patients présentant un coma myxdémateux ou une hypothyroïdie, qui ont démontré la capacité de la lévothyroxine intraveineuse à augmenter les concentrations sanguines de T4 et à diminuer concomitamment les taux de TSH chez ces types de patients.
La réponse pharmacodynamique secondaire a fait lobjet détudes in vitro qui ont mis en évidence des sites de liaison partagés par la lévothyroxine et lstradiol 17β-glucuronide (E217βG), un stérol conjugué, au niveau des transporteurs de la barrière hémato-encéphalique OATP 1c1, ce qui suggère une compétition entre la lévothyroxine et dautres composés lors du passage de la barrière hémato-encéphalique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration parentérale, la lévothyroxine synthétique est indifférenciable de lhormone naturelle sécrétée de façon endogène.
Distribution
Plus de 99 % des hormones thyroïdiennes circulantes sont liées aux protéines plasmatiques, notamment à la globuline fixant la thyroxine (TBG), à la préalbumine fixant la thyroxine (TBPA) et à lalbumine, dont les capacités de fixation et les affinités varient selon les hormones. Les hormones thyroïdiennes liées aux protéines plasmatiques restent en corrélation inverse avec une faible concentration dhormones libres. Seules ces dernières sont métaboliquement actives.
Après administration intraveineuse, le volume de distribution est estimé à 11,6 litres chez les sujets sains et à 14,7 litres chez les patients hypothyroïdiens.
Biotransformation
La principale voie métabolique des hormones thyroïdiennes est la désiodation séquentielle. Environ 80 % de la T3 circulante est dérivée de la T4 périphérique par monodésiodation. Le foie constitue le principal site de dégradation de la T4 et la T3, la désiodation de la T4 se produisant également dans un certain nombre dautres sites, notamment les reins et dautres tissus. Environ 80 % de la dose journalière de T4 est désiodée pour obtenir des quantités égales de T3 et de rT3 (reverse T3). La T3 et la rT3 sont ensuite désiodées à leur tour en diiodothyronine (T2). Les hormones thyroïdiennes sont également métabolisées par sulfo- ou glucuroconjugaison et excrétées directement dans la bile et lintestin où elles subissent une recirculation entéro-hépatique.
Élimination
La clairance de la lévothyroxine est estimée à environ 0,050 litres/heure chez des patients euthyroïdiens ; elle est légèrement supérieure (0,053 litres/heure) chez les patients hypothyroïdiens. La demi-vie délimination de la lévothyroxine est estimée à 6 à 7 jours chez les sujets sains et 9 à 10 jours chez les patients présentant un coma myxdémateux.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données de toxicité après administration répétées chez lanimal provenant de la littérature scientifique nont pas révélé de risque particulier pour lHomme.
Des études conventionnelles de génotoxicité, de cancérogénicité et de toxicité des fonctions de reproduction nont pas été conduites avec la lévothyroxine.
Hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectable.
2 ans.
Après ouverture et/ou dilution et/ou reconstitution : le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 ml en ampoule (verre). Boîte de 6.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40 AVENUE GEORGE V
75008 PARIS
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 380 475-6 ou 34009 380 475 6 1 : Boîte de 6 ampoules (verre) de 1 ml.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.