QUININE RENAUDIN 245 mg/ml, solution injectable pour perfusion IV
CIS 61345705
Informations à jour au 13 mai 2026.Version vérifiée par justelesRCP le 30 juillet 2026.
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Sommaire
ANSM - Mis à jour le : 13/05/2026
QUININE RENAUDIN 245 mg/ml, solution injectable pour perfusion IV
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quinine........................................................................................................................... 245,00 mg
Sous forme de chlorhydrate de quinine............................................................................. 300,00 mg
Pour 1 mL.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide, jaune, pratiquement exempte de particules visibles.
4.1. Indications thérapeutiques
· accès pernicieux,
· accès palustre en particulier en cas de résistance aux amino-4-quinoléines avec impossibilité d'utiliser la voie orale.
4.2. Posologie et mode d'administration
1 ampoule de 2 mL contient 490 mg de quinine base.
Voie intraveineuse : 25 mg/kg/jour de quinine base répartis en 3 injections de 8 mg/kg de quinine base, en perfusion intraveineuse lente de 4 heures chacune à répéter toutes les 8 heures (ou éventuellement en continu à la seringue électrique).
Le produit sera dilué préférentiellement dans une solution glucosée à 5 % ou 10 % ou bien dans un soluté physiologique.
Soit, à titre indicatif :
chez un sujet de 60 kg, la dose à administrer est de 1 ampoule à 490 mg de quinine base par prise.
Chez l'insuffisant rénal : la posologie sera diminuée de 30 à 50 %.
La durée de traitement d'un accès palustre par la quinine est de 5 à 7 jours.
Le relais par la voie orale sera envisagé dès que possible.
Ce médicament est contre indiqué dans les situations suivantes :
· en dehors du cadre de l'urgence de l'accès pernicieux, troubles de la conduction intra-ventriculaire,
· antécédent de fièvre bilieuse hémoglobinurique,
· antécédent d'hypersensibilité à l'un des composants.
Ce médicament est généralement déconseillé en association avec la méfloquine (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La survenue d'une hémolyse importante sous traitement doit faire évoquer une fièvre bilieuse hémoglobinurique devant conduire à l'arrêt du traitement par la quinine.
Pendant l'injection, une surveillance de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle sont recommandées. La survenue d'une arythmie nécessite le ralentissement de la vitesse de perfusion.
Affections cardiaques
La quinine possède des effets dose-dépendants d’allongement de l’intervalle QT. La prudence est recommandée chez les patients atteints d’affections qui les prédisposent à un allongement de l’intervalle QT et chez les patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Méfloquine
Risque majoré d'apparition de crises convulsives en raison de l'addition des effets convulsivants.
Respecter un délai minimal de 12 heures entre la fin de l'administration IV de quinine et le début de l'administration de la méfloquine.
Risque de perte de l’efficacité de la quinine par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
+ Crizotinib
Risque de majoration de la toxicité de la quinine par diminution de son métabolisme et/ou augmentation de sa biodisponibilité par le crizotinib.
+ Idélalisib
Augmentation des concentrations plasmatiques du substrat par diminution de son métabolisme hépatique par l’idélalisib.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (ritonavir)
Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).
Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt.
Association faisant l’objet de précautions d’emploi
+ Médicaments susceptibles d’allonger l’intervalle QT
La prudence est de rigueur en cas d’administration de quinine avec des médicaments qui pourraient allonger l’intervalle QT.
+ Carbamazépine, phénobarbital
La quinine peut entraîner une augmentation des taux de phénobarbital et de carbamazépine. Les patients doivent être surveillés en cas d’utilisation concomitante de quinine avec ces agents.
+ Digoxine
Augmentation modérée de la digoxinémie.
Surveillance clinique et ECG, si besoin, avec adaptation éventuelle des doses de digoxine.
+ Inducteurs enzymatiques puissants (apalutamide, enzalutamide, fosphenytoine, phenytoine, primidone)
Risque de perte de l’efficacité de la quinine par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la quinine pendant le traitement par l’inducteur et après son arrêt.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, clarithromycine, érythromycine, télithromycine, tucatinib)
Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).
Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Quelques cas d'anomalies oculaires et d'atteintes auditives ont été rapportés lors de la prise de fortes doses de quinine pendant la grossesse. Aux doses thérapeutiques, aucun incident n'a été signalé. La quinine dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrite pendant la grossesse.
Le passage dans le lait étant très faible, l'allaitement est possible pendant un traitement par la quinine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· Risque de survenue d'hypoglycémie,
· Possibilité de survenue de signe de cinchonisme (acouphènes, vertiges, céphalées, troubles de la vision, baisse de l'acuité auditive, nausées) régressant à la diminution des doses ou à l'arrêt du traitement et nécessitant rarement l'arrêt du traitement,
· Manifestations allergiques: prurit, urticaire, éruption cutanée généralisée, choc anaphylactique,
· Anémie hémolytique aiguë parfois grave et compliquée d'insuffisance rénale aigue (fièvre bilieuse hémoglobinurique),
· Thrombopénie, purpura thrombocytopénique,
· Aux doses thérapeutiques, possibilité d'augmentation mineure de l'espace Qtc sur l'électrocardiogramme,
· A forte dose des cas de convulsions ont été décrits,
· Effets indésirables locaux :
o des nécroses suppuratives, des algodystrophies sciatiques, des indurations fibreuses au point d'injection ont été décrites à la suite d'injection intramusculaire de quinine. Cette voie d'administration doit être réservée aux situations où il est impossible d'utiliser la voie intraveineuse,
o en cas d'extravasation ou de perfusion de produit trop concentré, risque de survenue d'endophlébite et de sclérose de la veine.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Les signes de surdosage les plus fréquents sont :
· Acouphènes, baisse de l'acuité auditive et vertiges. Une surdité permanente s'observe parfois après administration de doses toxiques.
· Amblyopie, rétrécissement du champ visuel, diplopie et héméralopie. Le rétablissement est lent mais généralement complet. Des spasmes de l'artère centrale de la rétine ont été décrits lors de surdosages.
· Effet quinidine-like aboutissant à une hypotension, des troubles de la conduction, des symptômes angineux et une tachycardie ventriculaire. Une arythmie et un arrêt cardiaque peuvent survenir.
L'administration par voie orale de plus de 3 g, en une seule prise, peut déterminer chez l'adulte une intoxication grave voire fatale, précédée d'une dépression centrale et de crises convulsives. Des doses plus faibles peuvent être fatales chez l'enfant. Une arythmie, une hypotension et un arrêt cardiaque peuvent découler de l'effet cardiotoxique de la quinine tandis que la toxicité oculaire peut entraîner la cécité.
Conduite à tenir : traitement symptomatique des anomalies en milieu hospitalier.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIPALUDIQUE (P : Parasitologie). Code ATC : P01BC01
La quinine, antipaludique naturel, exerce une action schizonticide sanguine rapide sur les différentes espèces plasmodiales. Elle n'a aucune activité sur les formes intrahépatiques.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La demi-vie de la quinine est de 10 heures chez le sujet sain et peut augmenter jusque 18 heures chez le sujet impaludé. Le passage transplacentaire et les taux dans le lait sont faibles. De petites quantités pénètrent dans le liquide céphalo-rachidien. La quinine est en majorité métabolisée en métabolite inactif par le foie. L'excrétion est biliaire à 80 % et urinaire à environ 20 % sous forme inchangée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.
Après ouverture, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
2 mL en ampoule (verre brun de type I); boîte de 5, 10, 20, 50 et 100.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Pas d’exigences particulières.
La solution doit être inspectée visuellement avant administration pour déceler la présence de particules anormales ou d’une coloration trop prononcée. Seule une solution limpide, jaune, pratiquement exempte de particules visibles doit être utilisée.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ZONE ARTISANALE ERROBI
64250 ITXASSOU
[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 354 008 5 7 : 2 mL en ampoule (verre) ; boîte de 5.
· 34009 354 009 1 8 : 2 mL en ampoule (verre) ; boîte de 10.
· 34009 354 011 6 8 : 2 mL en ampoule (verre) ; boîte de 20.
· 34009 354 012 2 9 : 2 mL en ampoule (verre) ; boîte de 50.
· 34009 354 013 9 7 : 2 mL en ampoule (verre) ; boîte de 100.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- LARIAM 250 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CARBAMAZEPINE SANDOZ L.P. 200 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- ERY 500 mg, comprimé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.
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