CHLORURE DE POTASSIUM LAVOISIER 15 % (0,15 g/ml) , solution à diluer pour perfusion
CIS 61673246
Informations à jour au 29 septembre 2016.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 29/09/2016
CHLORURE DE POTASSIUM LAVOISIER 15 % (0,15 g/ml), solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorure de potassium ................................................................................................................... 0,15 g
Pour 1 ml.
Chlorure : 2010 mmol/l ou 2,01 mmol/ml
Potassium : 2010 mmol/l ou 2,01 mmol/ml
Une ampoule de 10 ml contient 1,5 g de chlorure de potassium.
Une ampoule de 20 ml contient 3,0 g de chlorure de potassium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
Osmolarité de la solution : 4020 mOsm/l.
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement d'une hypokaliémie et correction d'une déplétion potassique lors de désordres sévères ou lorsque les apports par voie entérale sont impossibles ou insuffisants.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Posologie usuelle chez ladulte
Les apports quotidiens habituels sont de l'ordre de 0,8 à 2 mmol d'ion potassium par kilo de poids corporel.
1 g de chlorure de potassium correspond à 13,4 mmol ou 524 mg de potassium.
Population pédiatrique
La sécurité demploi et l'efficacité du chlorure de potassium n'ont pas été totalement établies chez l'enfant. Néanmoins, quand l'administration de chlorure de potassium est nécessaire, il est recommandé de la réaliser par voie intraveineuse après dilution dans une solution de perfusion. Lapport quotidien maximal en potassium est de 3 mmol de potassium par kg de poids corporel par jour, ou de 40 mmol/m2 de surface corporelle par jour.
Mode d'administration
Administration lente après dilution dans une solution de perfusion, par voie intraveineuse stricte, par perfusion.
Pas d'injection intraveineuse directe.
Ladministration de KCl doit seffectuer sous surveillance clinique et biologique avec, si nécessaire, un monitoring cardiovasculaire.
Pour une correction progressive dune hypokaliémie chez ladulte, une compensation ou une hydratation parentérale, diluer jusquà lobtention dune concentration maximale de 4g/l de chlorure de potassium (soit environ 50 mmol de potassium par litre) et perfuser lentement sur une durée de 12 ou 24 heures. Le débit de la perfusion intraveineuse périphérique doit être contrôlé à laide dune pompe volumétrique ou dun régulateur de débit manuel pour éviter une perfusion trop rapide. Chez ladulte, une vitesse de perfusion correspondant à 10 mmol/h est habituellement considérée comme sûre. En règle générale, cette vitesse ne doit pas dépasser 15 mmol/h.
Quand une correction rapide de l'hypokaliémie chez l'adulte est indispensable, la concentration de la solution après dilution et le débit de la perfusion doivent être ajustés au cas par cas, sous surveillance accrue et dans une unité de soins intensifs. Dans ce contexte, lutilisation dune seringue électrique peut être envisagée si nécessaire.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
SOLUTION HYPERTONIQUE A DILUER AVANT UTILISATION.
ATTENTION, UNE ADMINISTRATION RAPIDE DE KCl PEUT ENTRAINER UN ARRET CARDIAQUE.
Mises en garde spéciales
· L'hyperkaliémie apparaissant au cours d'administration de chlorure de potassium justifie l'arrêt du traitement ;
· En cas d'insuffisance rénale oligoanurique, l'administration de KCl fait courir un risque particulièrement important d'hyperkaliémie.
· Lors du traitement de lacidocétose diabétique, ladministration de chlorure de potassium peut savérer nécessaire en association à linsuline pour compenser le déficit potassique généré par la décompensation cétosique et démasqué par linsulinothérapie.
Précautions d'emploi
· L'administration par voie parentérale de sels de potassium doit être surveillée par vérification répétée de l'ionogramme plasmatique et si nécessaire un monitoring cardio-vasculaire ;
· Vérifier la compatibilité avant d'effectuer des mélanges avec dautres solutions ;
· La prise de ce médicament est déconseillée en association avec les diurétiques épargneurs de potassium, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes des récepteurs à langiotensine II, la ciclosporine et le tacrolimus (voir rubrique 4.5).
Mode dadministration
· Administration après dilution par perfusion, par voie IV stricte ;
· Administration lente (chez ladulte, moins de 15 mmol/heure) ;
· La concentration de la solution à administrer ne doit pas dépasser 4g/l de chlorure de potassium (soit environ 50 mmol/l de potassium).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Hyperkaliémiants
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie: les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime.
Lassociation de ces médicaments majore le risque dhyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsquils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que lassociation dun IEC et dun AINS, par exemple, est à moindre risque dès linstant que sont mises en uvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance.
Toutefois, certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas lobjet dinteractions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisants lorsquils sont associés à dautres médicaments déjà mentionnés dans ce chapeau.
Associations déconseillées
+ Diurétiques dépargne potassique (seuls ou en association) tels que: amiloride, spironolactone, triamtérène, canrénoate de potassium, éplérénone ; risque dhyperkaliémie potentiellement létale, en particulier chez linsuffisant rénal (addition des effets hyperkaliémiants).
+ Inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC) et antagonistes des récepteurs de langiotensine II: Addition des effets hyperkaliémiants avec risque d'hyperkaliémie potentiellement létale. Eviter cette association sauf sil existe une hypokaliémie préalable.
+ Ciclosporine, tacrolimus: hyperkaliémie potentiellement létale, en particulier chez les patients ayant une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants). Eviter cette association sauf sil existe une hypokaliémie préalable.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En conséquence, cette solution ne sera administrée au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement
En l'absence de données sur un éventuel passage dans le lait maternel, il est préférable d'éviter d'allaiter pendant le traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
· Douleur au site d'injection,
· Nécrose en cas d'extravasation,
· Phlébite au niveau du site de perfusion (notamment en cas de concentration trop élevée).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes
Un surdosage peut avoir des conséquences tragiques donnant lieu éventuellement aux symptômes suivants :
· paralysie, paresthésies au niveau des membres, aréflexie, apathie, faiblesse et lourdeur des jambes, faiblesse musculaire évoluant vers une paralysie et un arrêt respiratoire,
· hypotension et décès par arrêt cardiaque, généralement précédé de troubles électriques au niveau du cur apparaissant à l'électrocardiogramme sous forme d'ondes T en pic ample et pointu, accompagnées dabsence d'ondes P, puis d'un élargissement du complexe QRS, tachycardie ventriculaire et fibrillation ventriculaire.
Un réanimateur doit être sollicité en urgence pour avis.
Conduite durgence
L'hyperkaliémie apparaissant en cours d'administration de KCl justifie l'arrêt du traitement.
En cas d'hyperkaliémie menaçante donnant lieu à des signes cliniques ou électriques, la perfusion doit être arrêtée et il faut administrer d'emblée du chlorure de calcium, suivi d'une perfusion de sérum bicarbonaté, ou d'une solution comprenant du sérum glucosé concentré et de linsuline. En l'absence de signes cliniques, l'administration orale ou par voie rectale de Kayexalate peut être envisagée. En présence d'une insuffisance rénale, l'épuration extra-rénale doit être envisagée.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Sur le plan biologique, une hypokaliémie inférieure à 3,6 mmol/l indique une carence en potassium.
Cette carence peut être d'origine:
· digestive: diarrhées, vomissement; laxatifs stimulants ;
· endocrinienne: hyperaldostéronisme primaire (relève d'un traitement étiologique) ;
· rénale: par augmentation de l'excrétion urinaire en cas de maladie tubulaire congénitale ou lors de traitements par salidiurétiques, corticoïdes ou amphotericine B (en I.V.), par consommation abusive d'alcalins ou de dérivés de la réglisse.
La carence potassique se traduit par: fatigabilité musculaire, pseudoparalysie, crampes et modifications de l'ECG: troubles de la repolarisation, hyper-excitation ventriculaire.
2) L'ion chlore
Correction de l'alcalose métabolique souvent associée à l'hypokaliémie.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
5.3. Données de sécurité préclinique
Pas de données particulières, le chlorure de potassium étant un composé physiologique du plasma.
Eau pour préparations injectables.
Durée de conservation après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation avant ouverture.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 10 ou 100 ampoules.
20 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 50 ou 100 ampoules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
LABORATOIRES CHAIX ET DU MARAIS
7 RUE PASQUIER
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 363 005 5 2 : 10 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 10.
· 34009 565 338 5 5 : 10 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 100.
· 34009 363 006 1 3 : 20 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 10.
· 34009 565 339 1 6 : 20 ml en ampoule bouteille (verre). Boîte de 50.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- KAYEXALATE, poudre pour suspension orale et rectale
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