PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS 8 mg/10 mg, comprimé
CIS 61743004
Informations à jour au 3 octobre 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 03/10/2018
PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS 8 mg/10 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Périndopril tert-butylamine....................................................................................................... 8 mg
Équivalente à périndopril..................................................................................................... 6,68 mg
Amlodipine........................................................................................................................... 10 mg
Sous forme de bésilate damlodipine.
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc à blanc cassé, rond, légèrement biconvexe avec les bords biseautés, avec une barre de cassure sur une face. Les comprimés sont gravés de la marque U sur un côté et de la marque 4 sur lautre côté de la barre de cassure. Diamètre : 9 mm.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose recommandée est dun comprimé par jour. Lassociation à dose fixe nest pas appropriée pour le traitement initial.
Si un changement de posologie est nécessaire, la dose de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS peut être modifiée ou une adaptation individuelle de l'association libre peut être considérée.
Populations particulières
Patients atteints dinsuffisance rénael et sujet âgé (voir rubriques 4.4 et 5.2)
L'élimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé et l'insuffisant rénal. Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS peut être administré chez les patients avec une Clcr ≥ 60 ml/min, mais n'est pas recommandé chez les patients avec une Clcr < 60 ml/min. Chez ces patients, une adaptation individuelle des monocomposants est recommandée.
Lamlodipine utilisée à des doses similaires montre une bonne tolérance équivalente chez les patients âgés et les patients plus jeunes. Des schémas posologiques normaux sont recommandés chez les sujets âgés, mais une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution (voir rubriques 4.4 et 5.2). Les changements de concentrations plasmatiques en amlodipine ne sont pas corrélés avec le degré d'insuffisance rénale. Lamlodipine nest pas dialysable.
Patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Les recommandations de posologie nont pas été établies chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée donc la dose doit être choisie avec précaution et doit démarrer à la dose efficace la plus faible (voir rubriques 4.4 et 5.2). Pour trouver la dose initiale et la dose dentretien optimale chez les patients atteints dinsuffisance hépatique, les patients doivent prendre une combinaison libre damlodipine et de périndopril. Les propriétés pharmacocinétiques de lamlodipine nont pas été étudiées en cas dinsuffisance hépatique sévère. Lamlodipine doit être débutée à la dose la plus faible et augmentée lentement chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère.
Population pédiatrique
PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS ne doit pas être utilisé chez l'enfant et l'adolescent car l'efficacité et la tolérance du périndopril et de lamlodipine, en association, n'ont pas été établies chez lenfant et ladolescent.
Mode dadministration
Voie orale.
Un comprimé par jour en une prise, de préférence le matin et avant le repas.
· Hypersensibilité au périndopril ou à tout autre IEC ;
· Antécédent d'angio-dème lié à la prise d'un IEC ;
· Angio-dème héréditaire ou idiopathique ;
· Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;
· Lassociation de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Liées à l'amlodipine
· Hypotension sévère ;
· Hypersensibilité à l'amlodipine ou à tout autre dihydropyridine ;
· Etat de choc, incluant choc cardiogénique ;
· Obstruction au niveau du système d'éjection du ventricule gauche (par exemple un degré élevé de sténose aortique) ;
· Insuffisance cardiaque instable au plan hémodynamique après un infarctus du myocarde en phase aiguë.
Liées à PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS
Toutes les contre-indications relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également s'appliquer à l'association fixe PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS.
· Hypersensibilité à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Toutes les mises en garde relatives à chacun des monocomposants, citées ci-après, doivent également s'appliquer à l'association fixe PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS.
Liées au périndopril
Mises en garde spéciales
Hypersensibilité/Angio-dème
Un angio-dème du visage, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, y compris le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à tout moment durant le traitement. Dans de tels cas, PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS doit être arrêté immédiatement, et une surveillance appropriée doit être initiée et poursuivie, jusqu'à disparition complète des symptômes. En cas de localisation uniquement au niveau du visage et des lèvres, l'dème régresse en général sans traitement ; les antihistaminiques pouvant être utilisés pour soulager les symptômes.
L'angio-dème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement d'urgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure l'administration d'adrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusqu'à disparition complète et prolongée des symptômes.
Les patients ayant un antécédent d'angio-dème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d'angio-dème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3).
Un angio-dème intestinal a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n'était pas précédé d'angio-dème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été fait par un scanner abdominal, une échographie, ou au cours d'un acte chirurgical. Les symptômes ont disparu à l'arrêt de l'IEC. L'angio-dème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC (voir rubrique 4.8).
Utilisation concomitante d'inhibiteurs de mTOR (par exemple le sirolimus, l'évérolimus, le temsirolimus) :
Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque accru dangioedème (par exemple gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Dans de rares cas, les patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors d'une aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées en interrompant transitoirement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Des cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés lors de l'administration d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation (par exemple du venin d'hyménoptère). Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant transitoirement le traitement par IEC, mais elles sont cependant réapparues lors de la reprise accidentelle du traitement.
Neutropénie/Agranulocytose/Thrombocytopénie/Anémie
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et d'anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Chez les patients ayant une fonction rénale normale, sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de l'allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s'il existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sévères, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. En cas d'utilisation du périndopril chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est recommandé et les patients devront être prévenus de signaler tout signe d'infection (par exemple un mal de gorge, de la fièvre).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
SI ce double blocage est considéré comme absolument nécessaire, il ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, des électrolytes et de la pression artérielle.
Les IEC et les antagonistes des récepteurs de langiotensine-II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions d'emploi
Hypotension
Les IEC peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. L'hypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients ayant une déplétion volumique, par exemple ceux traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, ayant des diarrhées ou vomissements ou chez ceux ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). Chez les patients à haut risque d'hypotension symptomatique, un contrôle strict de la pression artérielle, de la fonction rénale et du potassium sérique doit être réalisé pendant le traitement par PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS.
Les mêmes précautions sont nécessaires aux patients présentant une ischémie cardiaque ou une pathologie cérébrovasculaire chez lesquels une chute tensionnelle trop importante peut entraîner un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral.
En cas de survenue d'une hypotension, le patient doit être placé en décubitus dorsal et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse à 9 mg/ml (0,9 %) de chlorure de sodium isotonique. Une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui pourra être généralement poursuivi sans problème une fois la normalisation de la pression artérielle remontée suite à l'augmentation de la volémie.
Sténose de la valve mitrale et aortique/cardiomyopathie hypertrophique
Comme les autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion, le périndopril doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une sténose de la valve mitrale et une obstruction au niveau du système d'éjection du ventricule gauche telles que sténose aortique ou cardiomyopathie hypertrophique.
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/min), une adaptation individuelle des monocomposants est recommandée (voir rubrique 4.2).
Un contrôle périodique du potassium et de la créatinine fait partie des examens de routine chez ces patients (voir rubrique 4.8).
Des augmentations de l'urée sanguine et de la créatinine sérique, généralement réversibles à l'arrêt du traitement, ont été observées chez certains patients ayant une sténose de l'artère rénale bilatérale ou une sténose de l'artère sur rein unique, traités par IEC, en particulier chez les patients insuffisants rénaux. Un risqué majoré d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale peut survenir en cas d'hypertension rénovasculaire. Des augmentations souvent faibles et transitoires des taux d'urée sanguine et de créatinine sérique, en particulier en cas d'association du périndopril à un diurétique, ont été observées chez certains patients hypertendus sans antécédent de maladie rénovasculaire. Ceci concerne particulièrement les patients ayant une insuffisance rénale préexistante.
Insuffisance hépatique
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome débutant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas élucidé. Les patients sous IEC qui présentent une jaunisse ou une élévation importante des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et une surveillance médicale appropriée sera mise en place (voir rubrique 4.8).
Différences éthniques
Un taux plus important d'angio-dème a été observé chez les patients de race noire sous IEC. Comme les autres IEC, l'efficacité du périndopril peut être moindre sur la diminution de la pression artérielle chez les patients de race noire, compte tenu de la plus grande prévalence de taux faibles de rénine dans cette population hypertendue.
Toux
Une toux a été rapportée avec l'utilisation des IEC. D'une façon caractéristique, la toux est non-productive, persistante et disparaît à l'arrêt du traitement. La toux induite par les IEC devra faire partie du diagnostic différentiel de la toux.
Chirurgie/anesthésie
Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale importante ou une anesthésie par des agents provoquant une hypotension, PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS peut bloquer la production de l'angiotensine II secondaire à la libération de rénine. Le traitement doit être interrompu un jour avant l'intervention. Si une hypotension se produit et qu'elle est attribuée à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une augmentation de la volémie.
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque d'hyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, l'âge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple la spironolactone, léplérénone, le triamtérène, ou lamiloride), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium ou la prise d'autres traitements augmentant la kaliémie (par exemple lhéparine, le co-trimoxazole également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole). L'utilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. L'hyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si l'utilisation concomitante de périndopril et des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec prudence et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5.).
Patients diabétiques
Chez les patients diabétiques sous antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement par l'IEC (voir rubrique 4.5).
Liées à l'amlodipine
Précautions d'emploi
La sécurité demploi et lefficacité de lamlodipine au cours dune crise hypertensive nont pas été établies.
Patients atteints dinsuffisance cardiaque
Les patients atteints dinsuffisance cardiaque doivent être traités avec précaution.
Dans une étude à long terme contrôlée versus placebo menée chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque sévère (classes NYHA III et IV), lincidence rapportée des oedèmes pulmonaires a été supérieure dans le groupe traité par lamlodipine par rapport au groupe placebo (voir rubrique 5.1). Les inhibiteurs calciques dont lamlodipine doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive parce quils peuvent augmenter le risque dévènements cardiovasculaires et de mortalité.
Patients atteints dinsuffisance hépatique
La demi-vie de lamlodipine est augmentée et son ASC est plus grande chez les patients atteints dinsuffisance hépatique ; les recommandations posologiques nont pas été établies. Par conséquent lamlodipine devra être initiée à la dose efficace la plus faible et avec précaution, aussi bien durant linitiation du traitement que lors de laugmentation de la dose. Une augmentation posologique lente et une surveillance attentive peuvent être nécessaires chez les patients avec une insuffisance hépatique sévère.
Utilisation chez les sujets âgés
Chez les sujets âgés, une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Utilisation dans linsuffisance rénale
Lamlodipine peut être utilisée chez ces patients à des doses normales. Les changements des concentrations plasmatiques damlopidine ne sont pas corrélés avec le degré dinsuffisance rénale. Lamlopidine nest pas dialysable.
Liées à PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS
Toutes les mises en garde relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également s'appliquer à l'association fixe PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS.
Interactions
L'utilisation concomitante de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS avec du lithium, des diurétiques épargneurs de potassium ou des suppléments en potassium n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénineangiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Associations déconseillées
+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassique ou substituts de sel contenant du potassium
Bien que la kaliémie reste habituellement dans les normes, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités par le périndopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (par exemple la spironolactone, le triamtérène ou lamiloride), les suppléments potassiques et les substituts contenant des sels de potassium peuvent conduire à une augmentation significative de la kaliémie. De ce fait, l'association du périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une utilisation concomitante est indiquée en cas d'hypokaliémie démontrée, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution et un contrôle périodique de la kaliémie doit être effectué.
+ Lithium
Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité (neurotoxicité sévère) ont été rapportées lors de l'utilisation concomitante d'IEC. L'association de périndopril avec le lithium n'est pas recommandée. Si l'association s'avère nécessaire, un contrôle attentif de la lithiémie est recommandé (voir rubrique 4.4).
+ Estramustine
Risque d'augmentation des effets indésirables tels que dèmes angioneurotiques (angio-dème).
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) incluant l'acide acétylsalicylique ≥ 3 g/jour
Quand les IEC sont administrés simultanément à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (tels que l'acide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs) une atténuation de l'effet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante d'IEC et d'AINS peut conduire à un risque accru d'aggravation de la fonction rénale, incluant un risque d'insuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération pré-existante de la fonction rénale. L'association doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement.
+ Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants)
L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez les diabétiques traités par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue d'épisodes hypoglycémiques est très rare (il y a probablement une amélioration de la tolérance au glucose ayant pour conséquence une diminution des besoins en insuline).
Des inhibiteurs de l'ECA (par exemple le périndopril) sont connus pour provoquer un oedème de Quincke. Ce risque peut être élevé en cas d'utilisation concomitante avec racécadotril (un médicament utilisé contre la diarrhée aiguë).
+ Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus)
Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR peuvent présenter un risque accru dangioedème (voir rubrique 4.4).
+ Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)
Les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4).
Associations à prendre en compte
+ Diurétiques
Les patients sous diurétiques, et particulièrement ceux ayant une dépletion hydrosodée, peuvent présenter une hypotension excessive après l'initiation d'un traitement par un IEC. L'effet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant d'initier le traitement par de faibles doses et augmenter la posologie de périndopril progressivement.
+ Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
+ Or
Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections d'or (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.
Liées à lamlodipine
Associations déconseillées
+ Dantrolène (perfusion)
Chez lanimal, une fibrillation ventriculaire et un collapsus cardio-vasculaire létaux ont été observés en association avec une hyperkaliémie après ladministration de vérapamil et de dantrolène IV. Compte tenu du risque dhyperkaliémie, il est recommandé déviter ladministration concomitante dinhibiteurs calciques comme lamlodipine chez les patients susceptibles de présenter une hyperthermie maligne et dans la prise en charge de lhyperthermie maligne.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Inducteurs du CYP3A4
Lors de la co-administration dinducteurs connus du CYP3A4, la concentration plasmatique damlodipine peut varier. Par conséquent, la pression artérielle doit être surveillée et une adaptation posologique doit être envisagée pendant et après la prise concomitante dun médicament, en particulier avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, rifampicine, millepertuis [Hypericum perforatum]).
+ Inhibiteurs du CYP3A4 (itraconazole, kétoconazole)
Lutilisation concomitante damlodipine avec des inhibiteurs forts ou modérés du CYP3A4 (inhibiteurs de la protéase, antifongiques azolés, macrolides tels que lérythromycine ou la clarithromycine, le vérapamil ou le diltiazem) peut donner lieu à une augmentation significative de la concentration plasmatique damlodipine. La traduction clinique des ces variations pharmacocinétiques peut être plus prononcée chez le sujet âgé. Par conséquent, une surveillance clinique et un ajustement de la dose pourront être nécessaires.
+ Tacrolimus
Il existe un risque de hausse des concentrations plasmatiques de tacrolimus en cas dadministration concomitante d'amlodipine. Pour prévenir la toxicité du tacrolimus, l'administration d'amlodipine à un patient sous tacrolimus nécessite le contrôle des concentrations plasmatiques de tacrolimus et un ajustement de la dose de tacrolimus au besoin.
+ Clarithromycine
La clarithromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il y a un risque accru d'hypotension chez les patients recevant de la clarithromycine avec de l'amlodipine. Une observation attentive des patients est recommandée quand l'amlodipine est co-administré avec la clarithromycine.
Associations à prendre en compte
Les effets hypotenseurs de lamlodipine sajoutent à ceux dautres médicaments présentant des propriétés antihypertensives.
Autres associations
Dans les études dinteractions cliniques, lamlodipine na pas affecté les propriétés pharmacocinétiques de latorvastatine, la digoxine, la warfarine ou la cyclosporine.
Ladministration damlopidine avec du pamplemousse ou du jus de pamplemousse nest pas recommandée, car la biodisponibilité peut être augmentée chez certains patients, ce qui peut entraîner une augmentation des effets hypotenseurs.
Liées à PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Baclofène
Majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la pression artérielle, de la fonction rénale et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
Associations à prendre en compte
+ Antihypertenseurs (tels que bêta-bloquants) et vasodilatateurs
L'utilisation concomitante d'antihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs du périndopril et de l'amlodipine. L'utilisation concomitante de nitroglycérine et d'autres dérivés nitrés ou d'autres vasodilatateurs, peut provoquer une réduction plus importante de la pression artérielle, et doit par conséquent être considéré avec prudence.
+ Corticostéroïdes, tétracosactide
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticostéroïdes).
+ Alpha-bloquants (prazosine, alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine)
Majoration de l'effet antihypertenseur et augmentation du risque d'hypotension orthostatique.
+ Amifostine
Risque de potentialisation de l'effet antihypertenseur de l'amlodipine.
+ Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques/anesthésiques
Augmentation de l'effet antihypertenseur et augmentation du risque d'hypotension orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l'association, sur la grossesse et l'allaitement :
· L'utilisation de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse. PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS est contre-indiqué pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse.
· PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS est déconseillé pendant l'allaitement, c'est pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre l'allaitement, soit interrompre le traitement par PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS en prenant en compte l'importance de ce traitement pour la mère.
Grossesse
Liées au périndopril
|
L'utilisation des IEC est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au premier trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
L'exposition aux IEC au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas d'exposition à un IEC à partir du deuxième trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.
Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Liées à l'amlodipine
La sécurité de l'amlodipine au cours de la grossesse n'a pas été établie.
Lors détudes chez l'animal, une toxicité de la reproduction a été observée à fortes doses (voir rubrique 5.3). L'utilisation d'amlodipine pendant la grossesse est recommandée uniquement quand il n'y a pas d'alternative plus sûre et quand la maladie elle-même entraîne un risque plus important pour la mère et le ftus.
Lié au périndopril
En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation du périndopril au cours de l'allaitement, le périndopril est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Lié à l'amlodipine
Lamlodipine est excrétée dans le lait maternel. La proportion de dose maternelle reçue par le nourrisson a été estimée à un intervalle interquartile de 3 à 7 %, avec un maximum de 15 %. Leffet de lamlodipine sur les nourrissons est inconnu. La décision de poursuivre ou dinterrompre lallaitement ou de poursuivre ou dinterrompre le traitement par lamlodipine doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par lamlopidine pour la mère.
Fertilité
Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête des spermatozoïdes ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques sont insuffisantes concernant leffet potentiel de lamlopidine sur la fécondité. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été détectés sur la fertilité des mâles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS peut avoir une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si les patients traités par lamlopidine présentent des sensations vertigineuses, des maux de tête, une fatigue ou des nausées, leur aptitude à réagir peut être altérée. Des précautions sont recommandées en particulier au début du traitement.
Les effets indésirables suivants ont pu être observés pendant le traitement avec du périndopril ou de lamlodipine pris séparément et sont classés selon la classification MedDRA par système-organe et en fonction de leur fréquence :
· Très fréquent (≥ 1/10) ;
· Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
· Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ;
· Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) ;
· Très rare (< 1/10 000) ;
· Inconnu (ne pouvant être estimé à partir des données disponibles).
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
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MedDRA
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Effets indésirables |
Fréquence |
|
|
Amlodipine |
Périndopril |
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|
Troubles sanguins et du système lymphatique |
Leucopénie/neutropénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
Agranulocytose ou pancytopénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Anémie hémolytique chez les patients avec un déficit congénital en G-6PDH (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Diminution de l'hémoglobine et de l'hématocrite |
- |
Très rare |
|
|
Affections du système immunitaire |
Réaction allergique |
Très rare |
Peu fréquent |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Très rare |
- |
|
Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
Inconnu |
||
|
Troubles psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquent |
- |
|
Changement d'humeur |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Dépression |
Peu fréquent |
- |
|
|
Troubles du sommeil |
- |
Peu fréquent |
|
|
Confusion |
Rare |
Très rare |
|
|
Troubles du système nerveux |
Somnolence (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
- |
|
Etourdissements (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Céphalées (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Dysgueusie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Tremblements |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hypoesthésie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Paresthésie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Syncope |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hypertonie |
Très rare |
- |
|
|
Neuropathie périphérique |
Très rare |
- |
|
|
Vertiges |
- |
Fréquent |
|
|
Confusion |
- |
Très rare |
|
|
Troubles extrapyramidaux |
Inconnu |
|
|
|
Troubles oculaires |
Troubles de la vision (y compris diplopie) |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Troubles de l'oreille et du labyrinthe |
Acouphène |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Troubles cardiaques |
Palpitations |
Fréquent |
- |
|
Angor |
- |
Très rare |
|
|
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Troubles vasculaires |
Bouffées vasomotrices |
Fréquent |
- |
|
Hypotension (et effets liés à l'hypotension) |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Accident vasculaire cérébral, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Vascularite |
Très rare |
Inconnu |
|
|
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Rhinite |
Peu fréquent |
Très rare |
|
|
Toux |
Très rare |
Fréquent |
|
|
Bronchospasme |
- |
Peu fréquent |
|
|
Pneumonie éosinophile |
- |
Très rare |
|
|
Troubles gastro-intestinaux |
Hyperplasie gingivale |
Très rare |
- |
|
Douleurs abdominales, nausées |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Vomissements |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Dyspepsie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Troubles du transit intestinal |
Peu fréquent |
- |
|
|
Bouche sèche |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Diarrhée, constipation |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
|
|
Gastrite |
Très rare |
- |
|
|
Troubles hépato- biliaires |
Hépatite, jaunisse cholestatique |
Très rare |
- |
|
Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Elévation de lenzyme hépatique (évoquant généralement une choléstase) |
Très rare |
- |
|
|
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés |
dème de Quincke |
Très rare |
- |
|
Angio-dème du visage, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Peu fréquent |
|
|
Erythème multiforme |
Très rare |
Très rare |
|
|
Alopécie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Purpura |
Peu fréquent |
- |
|
|
Décoloration de la peau |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hyperhidrose |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Prurit |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Rash, exanthème |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Urticaire |
Très rare |
Peu fréquent |
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
Très rare |
- |
|
|
Dermatite exfoliative |
Très rare |
- |
|
|
Photosensibilité |
Très rare |
- |
|
|
Aggravation du psoriasis |
- |
Rare |
|
|
Nécrolyse épidermique toxique |
Inconnu |
- |
|
|
Troubles musculaires, du tissu conjonctif et osseux |
Gonflement des chevilles |
Fréquent |
- |
|
Arthralgie, myalgie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Crampes musculaires |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Douleurs dorsales |
Peu fréquent |
- |
|
|
Troubles du rein et des voies urinaires |
Troubles de la miction, nycturie, augmentation de la fréquence urinaire |
Peu fréquent |
- |
|
Insuffisance rénale |
- |
Peu fréquent |
|
|
Insuffisance rénale aiguë |
- |
Très rare |
|
|
Troubles des organes de reproduction et du sein |
Impuissance |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
Gynécomastie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
dème, dème périphérique |
Fréquent |
- |
|
Fatigue |
Fréquent |
- |
|
|
Douleur thoracique |
Peu fréquent |
- |
|
|
Asthénie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Douleurs |
Peu fréquent |
- |
|
|
Malaise |
Peu fréquent |
- |
|
|
Paramètres biologiques |
Gain de poids, perte de poids |
Très rare |
- |
|
Elévation de la bilirubine sérique et des enzymes hépatiques |
- |
Rare |
|
|
Augmentation de l'urée sanguine et de la créatinine sérique, hyperkaliémie (voir rubrique 4.4) |
- |
Inconnu |
|
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Aucune information n'est disponible concernant un surdosage de PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS chez l'homme.
Pour l'amlodipine, l'expérience en matière de surdosage intentionnel chez l'homme est limitée.
Symptômes
Les données disponibles suggèrent quun surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et éventuellement une tachycardie réflexe. Une hypotension systémique marquée et probablement prolongée pouvant atteindre un choc avec issue fatale a été rapportée.
Traitement
Une hypotension cliniquement significative due à un surdosage à lamlodipine nécessite un soutien cardio-vasculaire actif comprenant une surveillance fréquente de la fonction respiratoire et cardiaque, une élévation des membres et une prise en charge de la volémie et du débit urinaire.
Un vasoconstricteur peut être utile pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à la condition quil nexiste aucune contre-indication à son emploi. Ladministration intraveineuse de gluconate de calcium peut être bénéfique pour inverser les effets de linhibition des canaux calciques.
Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, lutilisation de charbon jusquà deux heures après ladministration damlodipine 10 mg a montré une réduction des taux dabsorption de lamlodipine.
Dans la mesure où lamlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse napportera probablement aucun bénéfice.
Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez l'homme. Les symptômes associés à un surdosage peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, de la bradycardie, des vertiges, de l'anxiété et de la toux.
Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse d'une solution isotonique de chlorure de sodium. Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse d'angiotensine II et/ou de catécholamines peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors d'une bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Perindopril
Le périndopril est un inhibiteur de l'enzyme qui transforme l'angiotensine l en angiotensine II (enzyme de conversion de l'angiotensine ECA). Cette enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de l'angiotensine l en angiotensine II vasoconstrictrice provoquant la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif. L'inhibition de l'ECA induit une diminution de l'angiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de l'activité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et à une diminution de la sécrétion d'aldostérone. Comme l'ECA inactive la bradykinine, l'inhibition de l'ECA conduit aussi à une augmentation de l'activité des systèmes kallikréine-kinine locaux et circulants (et par conséquent aussi à une activation du système prostaglandines). Ce mécanisme peut contribuer à l'action hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (comme la toux).
Le périndopril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne présentent pas d'inhibition de l'ECA in vitro.
Hypertension
Le périndopril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé. L'activité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le ratio vallée/pic est de l'ordre de 87-100 %.
La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le premier mois de traitement, et se maintient sans échappement.
L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un effet rebond sur la pression artérielle.
Le périndopril réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
Chez l'homme, les propriétés vasodilatatrices du périndopril ont été confirmées. Il améliore l'élasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères.
Patients atteints d'une maladie coronaire stable
L'étude clinique Europa, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, a duré 4 ans.
Douze mille deux cent dix-huit (12 218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés sous périndopril 8 mg (n = 6110) ou sous placebo (n = 6108). Les patients de l'étude présentaient une maladie coronaire sans signe clinique d'insuffisance cardiaque. Au total, 90 % des patients avaient un antécédent d'infarctus du myocarde et/ou un antécédent de revascularisation coronaire. La plupart des patients recevaient le traitement étudié en plus de leur thérapie usuelle incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêtabloquants.
Le critère principal d'efficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, l'infarctus du myocarde non fatal et/ou l'arrêt cardiaque récupéré. Le traitement par le périndopril à la dose de 8 mg une fois par jour a abouti à une réduction absolue significative du critère principal de 1,9 % (réduction du risque relatif de 20 %, IC 95 % [9,4 ; 28,6] - p < 0,001).
Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2 %, correspondant à une RRR de 22,4 % (IC 95 % [12,0 ; 31,6] - p < 0,001) du critère principal, a été observée chez les patients ayant un antécédent d'infarctus du myocarde et/ou de revascularisation.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Données détudes cliniques sur le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et antagonistes des récepteurs de langiotensine II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un antagonistes des récepteurs de langiotensine II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Amlodipine
Lamlodipine est un inhibiteur de linflux dions calcium du groupe de la dihydropyridine (inhibiteur des canaux lents ou antagoniste des ions calcium) et de linflux transmembranaire des ions calcium dans le muscle cardiaque et les muscles lisses vasculaires.
Le mécanisme de leffet antihypertenseur de lamlodipine est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire. Le mécanisme précis par lequel lamlodipine soulage langor na pas été entièrement déterminé, mais lamlodipine réduit la charge ischémique totale par les deux actions suivantes :
· Lamlodipine dilate les artérioles périphériques et par conséquent réduit la résistance périphérique totale (postcharge) contre laquelle le coeur agit. Dans la mesure où la fréquence cardiaque reste stable, cette réduction du travail du coeur diminue la consommation dénergie myocardique et les besoins en oxygène.
· Le mécanisme daction de lamlodipine comporte aussi probablement la dilatation des principales artères coronaires et artérioles coronaires, dans les régions normales et ischémiques. Cette dilatation augmente la délivrance doxygène au myocarde chez les patients présentant un spasme des artères coronaires (angor de Prinzmetal).
Chez les patients hypertendus, ladministration en une prise unique journalière apporte des réductions cliniquement significatives de la pression artérielle à la fois en décubitus dorsal et en position debout pendant un intervalle de 24 heures. Grâce au délai daction lent, une hypotension aiguë nest pas associée à ladministration damlopidine.
Chez les patients atteints dangor, ladministration en une prise unique journalière damlopidine augmente la durée totale de leffort, le délai dapparition de langor et dun sous-décalage du segment ST de 1 mm, et elle diminue à la fois la fréquence des crises dangor et la consommation de comprimés de trinitrate de glycéryle.
Lamlopidine na pas été associée à des effets métaboliques indésirables ou des changements des lipides plasmatiques, et convient aux patients atteints dasthme, de diabète et de goutte.
Utilisation chez les patients atteints de coronaropathie
Lefficacité de lamlopidine pour la prévention des événements cliniques chez les patients atteints de coronaropathies a été évaluée au cours dune étude indépendante, multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée versus placebo menée chez 1997 patients : létude CAMELOT (Comparison of Amlodipine vs Enalapril to Limit Occurrences of Thrombosis, comparaison de lamlopidine et de lénalapril dans la limitation des épisodes de thrombose). Parmi ces patients, 663 ont été traités par de lamlodipine 5-10 mg, 673 ont été traités par de lénalapril 10-20 mg, et 655 par placebo, en complément dun traitement standard par les statines, les bêtabloquants, les diurétiques et laspirine pendant deux ans. Les principaux résultats defficacité sont présentés dans le Tableau 1. Les résultats indiquent que le traitement par lamlodipine a été associé à un nombre moins important dhospitalisations pour angor et de procédures de revascularisation chez les patients atteints de coronaropathies.
Tableau 1. Incidence des critères dévaluation cliniques significatifs de létude CAMELOT
|
|
Taux dévénements cardio-vasculaires, nombre (%) |
Amlopidine versus Placebo |
|||
|
Critère dévaluation |
Amlopidine |
Placebo |
Enalapril |
Risque relatif (95% IC) |
Valeur de p |
|
Critère principal |
|||||
|
Evénements indésirables cardio-vasculaires |
110 (16,6) |
151 (23,1) |
136 (20,2) |
0,69 (0,54-0,88) |
0,003 |
|
Composants individuels |
|||||
|
Revascularisation coronaire |
78 (11,8) |
103 (15,7) |
95 (14,1) |
0,73 (0,54-0,98) |
0,03 |
|
Hospitalisation pour angor |
51 (7,7) |
84 (12,8) |
86 (12,8) |
0,58 (0,41-0,82) |
0,002 |
|
IDM non fatal |
14 (2,1) |
19 (2,9) |
11 (1,6) |
0,73 (0,37-1,46) |
0,37 |
|
AVC ou AIT |
6 (0,9) |
12 (1,8) |
8 (1,2) |
0,50 (0,19-1,32) |
0,15 |
|
Mortalité cardiovasculaire |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
5 (0,7) |
2,46 (0,48-12,7) |
0,27 |
|
Hospitalisation pour ICC |
3 (0,5) |
5 (0,8) |
4 (0,6) |
0,59 (0,14-2,47) |
0,46 |
|
Réanimation après arrêt cardiaque |
0 |
4 (0,6) |
1 (0,1) |
NA |
0,04 |
|
Apparition dune maladie vasculaire périphérique |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
8 (1,2) |
2,6 (0,50-13,4) |
0,24 |
Abréviations : ICC, insuffisance cardiaque congestive ; IC, intervalle de confiance ; IDM, infarctus du myocarde ; AIT, accidents ischémiques transitoires, AVC, accident vasculaire cérébral.
Utilisation chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque
Des études hémodynamiques et des études contrôlées basées sur des épreuves deffort menées chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classes NYHA II-IV ont montré que lamlodipine nentraînait aucune détérioration clinique de la tolérance à leffort, de la fraction déjection ventriculaire gauche et de la symptomatologie clinique.
Une étude contrôlée versus placebo (PRAISE) conçue pour évaluer des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classes NYHA III-IV recevant de la digoxine, des diurétiques et des inhibiteurs de lECA a montré que lamlodipine nentraînait pas daugmentation du risque de mortalité ou de mortalité et de morbidité combinées avec linsuffisance cardiaque.
Dans une étude de suivi à long terme contrôlée versus placebo (PRAISE-2) sur lamlodipine chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classes NYHA III et IV sans symptômes cliniques ni résultats objectifs suggérant ou sous-jacents à une maladie ischémique, traités par des doses stables dinhibiteurs de lECA, de digitaliques et de diurétiques, lamlodipine na eu aucun effet sur la mortalité cardio-vasculaire totale. Dans cette même population, lamlodipine a été associée à une augmentation des notifications doedème pulmonaire.
Étude sur le traitement préventif de linsuffisance cardiaque (ALLHAT)
Létude ALLHAT (Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial, étude sur le traitement antihypertenseur et hypolipémiant préventif des crises cardiaques), randomisée, en double aveugle, portant sur la morbidité et la mortalité a été réalisée pour comparer des traitements récents : amlodipine 2,5 à 10 mg/jour (inhibiteur calcique) ou lisinopril 10 à 40 mg/jour (inhibiteur de lECA) comme traitement de première ligne par rapport à un diurétique thiazidique, la chlortalidone à la dose de 12,5 à 25 mg/jour dans lhypertension légère à modérée.
Au total, 33 357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une moyenne de 4,9 ans. Les patients présentaient au moins un facteur de risque de coronaropathie supplémentaire, notamment : antécédents dinfarctus du myocarde ou daccident vasculaire cérébral (plus de six mois avant linclusion) ou documentation dautres maladies cardio-vasculaires athéroscléreuses (au total 51,5 %), diabète de type 2 (36,1 %), cholestérol HDL < 35 mg/dl (11,6 %), hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiographie ou échocardiographie (20,9 %), tabagisme actuel (21,9 %).
Le critère dévaluation principal composite a regroupé les coronaropathies fatales ou linfarctus du myocarde non fatal. Il na été observé aucune différence significative au niveau du critère principal entre le traitement à base damlopidine et le traitement à base de chlortalidone : RR : 0,98 ; IC à 95 % (0,90 à 1,07) ; p = 0,65. Parmi les critères secondaires, lincidence de linsuffisance cardiaque (élément dun critère cardio-vasculaire composite) a été significativement supérieure dans le groupe de lamlodipine par rapport au groupe de la chlortalidone (10,2 % versus 7,7 % ; RR : 1,38 ; IC à 95 % [1,25 à 1,52] ; p < 0,001). Cependant, il na été observé aucune différence significative dans la mortalité de toute cause entre le traitement à base damlopidine et le traitement à base de chlortalidone : RR : 0,96 ; IC à 95 % [0,89 à 1,02] ; p = 0,20.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le taux et le degré d'absorption du périndopril et de l'amlodipine contenus dans PERINDOPRIL/AMLODIPINE HCS ne sont pas significativement différents de ceux observés, respectivement, dans les formulations individuelles.
Périndopril
Après administration orale, l'absorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
Le périndopril est une prodrogue. 27 % de la dose administrée de périndopril est retrouvé dans le compartiment sanguin sous forme de périndoprilate, métabolite actif. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoptrilate est atteint en 3 à 4 heures.
La prise d'aliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Une relation linéaire a été démontrée entre la dose de périndopril et sa concentration plasmatique.
Le volume de distribution est approximativement de 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à l'enzyme de conversion de l'angiotensine, et est concentration-dépendante. Le périndoprilate est éliminé dans l'urine et la demi-vie terminale de la fraction libre est d'environ 17 heures, permettant d'obtenir un état d'équilibre en 4 jours.
L'élimination du périndoprilate est diminuée chez le patient âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux (voir rubrique 4.2). Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.
Les cinétiques de périndopril sont modifiées chez les cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée n'est pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Amlodipine
Après une administration orale de doses thérapeutiques, lamlodipine a été bien absorbée avec des concentrations plasmatiques maximales intervenant 6 à 12 heures après dose. La biodisponibilité absolue a été estimée entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est approximativement de 21 l/kg. Des études in vitro ont montré quenviron 97,5 % de lamlodipine circulante étaient liés aux protéines plasmatiques.
La biodisponibilité de lamlodipine nest pas affectée par la prise daliments.
La demi-vie délimination plasmatique terminale est denviron 35 à 50 heures, et compatible avec une administration en une prise unique journalière. Lamlodipine est intensément métabolisée par le foie en métabolites inactifs, 10 % de la molécule mère et 60 % de métabolites étant excrétés dans lurine.
Utilisation chez les sujets âgés
Le délai pour atteindre les concentrations plasmatiques maximales de lamlodipine est similaire chez les sujets âgés et plus jeunes. La clairance de lamlodipine a tendance à diminuer avec pour conséquence une augmentation de lASC et de la demi-vie délimination chez les patients âgés. Laugmentation de lASC et de la demi-vie délimination chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive a été conforme aux attentes dans la tranche dâge des patients étudiés.
Utilisation chez les patients atteints dinsuffisance hépatique
Des données cliniques très limitées sont disponible concernant ladministration damlodipine chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les patients atteints dinsuffisance hépatique ont une clairance de lamlodipine diminuée résultant dune demi-vie plus longue et dune augmentation de lASC denviron 40-60 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Périndopril
Dans les études de toxicité chronique avec administration orale de périndopril (chez le rat et le singe), l'organe cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène n'a été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) n'ont montré aucun signe d'embryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, ont induit des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et les lapins : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées.
Aucune carcinogénicité n'a été observée lors des études à long terme chez les rats et les souris.
Amlodipine
Reprotoxicité
Les études de reprotoxicité chez le rat et la souris ont montré un retard de la mise bas, une durée prolongée du travail et une diminution de la survie de la descendance à des doses environ 50 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez lhomme sur une base en mg/kg.
Altération de la fécondité
Il na été observé aucun effet sur la fécondité chez des rats traités par lamlodipine (mâles pendant 64 jours et femelles pendant 14 jours avant laccouplement) à des doses ayant atteint 10 mg/kg/jour (8 fois* la dose maximale recommandée chez lhomme de 10 mg sur une base en mg/m2). Dans une autre étude menée chez le rat dans lequel les rats mâles ont été traités par du bésilate damlodipine pendant 30 jours à une dose comparable à la dose administrée chez lhomme basé en mg/kg, on a trouvé une diminution des taux plasmatiques de lhormone folliculo-stimulante et de la testostérone et ainsi quune diminution de la densité du sperme et du nombre de spermatides matures et de cellules de Sertoli.
Pouvoirs cancérigène et mutagène
Des rats et des souris traités par lamlopidine dans lalimentation pendant deux ans, à des concentrations calculées pour délivrer des posologies quotidiennes de 0,5 ; 1,25 et 2,5 mg/kg/jour, nont montré aucun signes de cancérogénicité. La dose maximale (pour la souris similaire et pour les rats deux fois* la dose clinique maximale recommandée de 10 mg sur une base en mg/m2) a été proche de la dose maximale tolérée pour la souris mais non pour le rat.
Des études de mutagénicité nont révélé aucun effet lié au médicament que ce soit au niveau génique ou chromosomique.
*Sur la base dun patient pesant 50 kg
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette (OPA/Aluminium/PVC//Aluminium) en boîtes de 10, 30, 60, 90 et 100 comprimés.
Plaquette prédécoupée unitaire (OPA/Aluminium/PVC//Aluminium) en boîtes de 10 x 1, 30 x 1, 60 x 1, 90 x 1 et 100 x 1 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
H. KENNISSTRAAT 53
B 2650 EDEGEM
BELGIQUE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 427 6 9 : Comprimés sous plaquettes prédécoupées unitaires (OPA/Aluminium/PVC//Aluminium). Boîte de 90x1
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- AMLODIPINE ALMUS 10 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DIARFIX 100 mg, gélule
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.