ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé
CIS 61838744
Informations à jour au 3 novembre 2016.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 03/11/2016
ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acide alendronique........................................................................................................... 10,00 mg
Sous forme dalendronate monosodique trihydraté............................................................. 13,05 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 103,95 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc à blanc cassé, de forme ovale, portant la mention "AN 10" sur une face et le logo dARROW sur l'autre.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de lostéoporose post-ménopausique.
Lalendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.
4.2. Posologie et mode d'administration
Par voie orale uniquement.
La posologie recommandée est de 10 mg une fois par jour.
La durée optimale dun traitement par biphosphonate pour lostéoporose na pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels dACIDE ALENDRONIQUE ARROW, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.
Pour permettre une absorption adéquate de lalendronate :
ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être pris au moins 30 minutes avant la première prise de nourriture, boisson ou médicament de la journée uniquement avec de leau du robinet. Les autres boissons (y compris leau minérale), la nourriture et certains médicaments sont suceptibles de réduire labsorption de lacide alendronique. (voir rubrique 4.5).
Pour faciliter le passage dans lestomac, et donc réduire le risque dirritation ou deffets indésirables locaux et oesophagiens (voir rubrique 4.4) :
· ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être pris strictement au lever, avec un grand verre deau du robinet (minimum 200 ml) ;
· ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être avalé entier. Les patientes ne doivent ni écraser, ni croquer le comprimé ou le laisser se dissoudre dans leur bouche en raison du risque potentiel dulcérations oropharyngées ;
· les patientes ne doivent pas s'allonger jusqu'à labsorption des premiers aliments de la journée qui devront être pris au moins trente minutes après la prise du comprimé ;
· les patientes ne doivent pas sallonger pendant au moins 30 minutes après la prise du comprimé ;
· ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ne doit pas être pris au coucher ou avant le lever.
Les patientes traitées doivent être supplémentées en calcium et en vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants (voir rubrique 4.4).
Utilisation chez les personnes âgées :
Les études cliniques nont révélé aucune différence liée à lâge dans les profils defficacité et de sécurité demploi de lalendronate. Par conséquent, aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les personnes âgées.
Utilisation en cas dinsuffisance rénale :
Aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patientes ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) supérieur à 35 ml/min. En raison dun manque dexpérience, lalendronate nest pas recommandé pour les patientes présentant une insuffisance rénale caractérisée par un DFG inférieur à 35 ml/min.
Population pédiatrique :
Lalendronate de sodium nest pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans en raison de linsuffisance de données de sécurité et defficacité dans lostéoporose chez lenfant (voir aussi section 5.1).
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients listés dans la rubrique 6.1 ;
· maladies de lsophage et autres facteurs qui retardent le transit sophagien telles que sténose et achalasie ;
· incapacité de se tenir debout ou en position assise pendant au moins 30 minutes ;
· hypocalcémie.
Voir rubrique 4.4.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Pour les patientes chez lesquelles un sophage de Barrett a été diagnostiqué, les prescripteurs doivent évaluer les bénéfices et les risques potentiels de l'alendronate au cas par cas.
Des réactions sophagiennes (parfois sévères et nécessitant lhospitalisation), telles que des sophagites, des ulcérations et des érosions sophagiennes, rarement suivies dune sténose de lsophage, ont été rapportées chez des patientes traitées avec lalendronate. Par conséquent, les praticiens doivent être particulièrement vigilants à tout signe ou symptôme indiquant une possible réaction sophagienne et donner des instructions aux patientes darrêter lalendronate et de consulter si elles présentent des symptômes dune irritation sophagienne tels quune dysphagie, une odynophagie, des douleurs rétrosternales, ou l'apparition ou l'aggravation de brûlures rétrosternales.
Le risque d'effets indésirables sophagiens sévères semble être plus important chez les patientes qui ne suivent pas correctement les instructions sur le mode d'administration de l'alendronate et/ou qui continuent à prendre l'alendronate après avoir eu des symptômes évocateurs d'une irritation sophagienne. Il est très important que toutes les instructions concernant l'administration d'alendronate soient données à la patiente et comprises par elle (voir rubrique 4.2). Il convient dinformer les patientes que la non observance de ces instructions est susceptible daugmenter leur risque de présenter des troubles sophagiens.
Bien qu'aucune augmentation du risque n'ait été observée au cours des larges études cliniques, de rares cas d'ulcères gastriques ou duodénaux ont été rapportés depuis la commercialisation dont certains cas sévères s'accompagnant de complications.
Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et / ou une infection locale (y compris une ostéomyélite), a été rapportée chez des patientes atteintes dun cancer recevant un traitement par des bisphosphonates principalement administrés par voie intraveineuse. Un grand nombre de ces patientes recevaient aussi une chimiothérapie et des corticoïdes.
Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patientes traitées pour ostéoporose recevant des bisphosphonates par voie orale.
Les facteurs de risque suivants doivent être pris en compte lors de l'évaluation de la patiente à risque de développer une ostéonécrose de la mâchoire :
· la puissance des biphosphonates (la plus forte étant celle de l'acide zolédronique), la voie dadministration (voir ci-dessus) et les doses cumulées ;
· cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticoides, tabagisme ;
· un antécédent de problèmes dentaires, mauvaise hygiène buccodentaire, maladie parodontale, interventions dentaires invasives et prothèses dentaires mal ajustées.
Un examen dentaire avec soins dentaires préventifs appropriés doivent être envisagé avant un traitement oral par bisphosphonates chez les patientes ayant un mauvais état dentaire.
Pendant le traitement, ces patientes doivent éviter, si possible, les interventions dentaires invasives. La chirurgie dentaire peut aggraver létat des patientes développant une ostéonécrose de la mâchoire pendant un traitement par bisphosphonate. Pour les patientes nécessitant une intervention dentaire, il ny a pas de données disponibles suggérant quune interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque dostéonécrose de la mâchoire. Le jugement clinique du médecin traitant doit guider la conduite à tenir pour chaque patiente basée sur lévaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Au cours dun traitement par bisphosphonate, toutes les patientes doivent être incitées à maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, à faire des contrôles dentaires réguliers, et à signaler tout symptôme bucco-dentaire tel que mobilité, douleur ou gonflement dentaire.
Lostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels dostéonécrose du conduit auditif externe comprennent lutilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels quune infection ou un traumatisme. La possibilité dostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patientes recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de loreille.
Des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires ont été rapportées chez des patientes prenant des biphosphonates. Depuis la mise sur le marché, ces symptômes ont rarement été graves et/ou handicapants (vor rubrique 4.8). Le délai dapparition des symptômes se situait entre un jour et plusieurs mois après le début du traitement. Chez la plupart des patientes, les symptômes ont disparu après larrêt du traitement. Chez certains dentre elles, les symptômes ont réapparu lors dun autre traitement avec le même médicament ou un autre biphosphonate.
Des fractures atypiques sous-trochantériennes et de la diaphyse fémorale ont été rapportées chez des patientes traitées par biphosphonates, en premier lieu chez les patientes recevant des traitements à long terme pour lostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur toute la longueur du fémur à partir du dessous du petit trochanter jusquau-dessus de lévasement supracondylaire. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme et certaines patientes souffrent de douleurs à la cuisse ou à laine, souvent associés avec des images caractéristiques de fractures de stress, des semaines voire des mois avant quune fracture fémorale complète ne survienne. Les fractures sont souvent bilatérales, et le fémur controlatéral doit être examiné chez les patientes traitées par biphosphonate et ayant subi une fracture de la diaphyse fémorale. Une mauvaise guérison de ces fractures a aussi été rapportée. Larrêt du traitement par biphosphonate chez les patientes pour lesquels on suspecte une fracture atypique du fémur doit être envisagée dans lattente de lévaluation du patient, basée sur lévaluation du rapport bénéfice/risque individuel. Pendant les traitements par biphosphonates, il doit être conseillé aux patientes de signaler toute douleur à la cuisse, la hanche ou laine et une fracture incomplète du fémur doit être envisagée chez tout patient présentant ce type de symptômes.
Depuis la mise sur le marché, il a été reporté de rares cas de réactions cutanées incluant un syndrome de Stevens Johnson et de nécrolyse épidermique toxique.
Les patientes doivent être averties que si elles oublient une dose dACIDE ALENDRONIQUE ARROW, elles doivent prendre un comprimé dans la matinée après sen être souvenu. Elles ne doivent pas prendre 2 comprimés le même jour mais doivent recommencer à prendre un comprimé une fois par jour, comme prévu initialement.
Lalendronate nest pas recommandé chez les patientes présentant une insuffisance rénale caractérisée par un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 35 ml/min (voir rubrique 4.2).
Il convient denvisager dautres origines à lostéoporose que la carence oestrogénique et le vieillissement.
Lhypocalcémie doit être corrigée avant de commencer le traitement avec lalendronate (voir rubrique 4.3), de même les autres troubles du métabolisme osseux (tels quune carence en vitamine D et une hypoparathyroïdie) doivent également être corrigés. Chez les patientes présentant ces troubles, la calcémie et les symptômes dhypocalcémie doivent être surveillés lors du traitement par ACIDE ALENDRONIQUE ARROW.
En raison des effets positifs de lalendronate sur la densité minérale osseuse, des diminutions de la calcémie et de la phosphatémie peuvent survenir plus particulièrement chez les patientes prenant des glucocorticoïdes chez lesquelles l'absorption du calcium peut être diminuée. Ces diminutions sont habituellement faibles et asymptomatiques. Cependant, de rares cas dhypocalcémie symptomatique, parfois sévères et apparaissant souvent chez les patientes ayant un terrain prédisposé (par exemple hypoparathyroïdie, carence en vitamine D et en cas de malabsorption du calcium) ont été signalés. Le fait d'assurer un apport adéquat en calcium et en vitamine D est donc particulièrement important chez les patientes recevant des corticoïdes.
Excipient :
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactose de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En cas d'administration concomitante, il est probable que les aliments et les boissons (y compris leau minérale), les médicaments contenant du calcium, les antiacides, ainsi que d'autres médicaments administrés par voie orale interfèrent avec l'absorption de lalendronate. Par conséquent, les patientes doivent attendre au moins 30 minutes après la prise de l'alendronate avant de prendre tout autre médicament par voie orale (voir rubrique 4.2 et 5.2).
Aucune autre interaction médicamenteuse ayant une signification clinique nest attendue. Au cours des études cliniques, un certain nombre de patientes ont reçu des estrogènes (par voie vaginale, cutanée, ou orale) alors quelles étaient traitées par lalendronate. Aucun effet indésirable lié à cette association n'a été observé.
En raison de l'irritation gastro-intestinale associée à la prise d'AINS, la prudence est de règle en cas de prise concomitante d'alendronate. Bien quaucune étude dinteraction spécifique nait été réalisée, lalendronate a été administré de façon concomitante dans des études cliniques avec une gamme étendue de médicaments couramment utilisés sans preuve dinteraction indésirable clinique patente.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'existe pas de données adéquates sur l'administration de l'alendronate chez la femme enceinte. Les études chez l'animal n'indiquent pas d'effets directement néfastes sur la grossesse, le développement embryo-ftal, ou le développement post-natal. L'alendronate administré au cours de la grossesse chez le rat a provoqué une dystocie liée à une hypocalcémie (voir rubrique 5.3).
Il n'y a pas de données sur le passage de l'alendronate dans le lait maternel. L'emploi de l'alendronate ne doit pas être envisagé chez la femme qui allaite.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Dans une étude dune durée d1 an chez des femmes post-ménopausée avec ostéoporose, les profils globaux de sécurité demploi avec lalendronate, 1 prise par semaine à 70 mg (n=519) et de lalendronate à 10 mg/jour (n=370) ont été similaires.
Dans deux études cliniques dune durée de 3 ans chez des femmes ménopausées avec un protocole pratiquement identique (10 mg dalendronate : n=196, placebo: n=397), les profils globaux de sécurité demploi de lalendronate 10 mg/jour et du placebo ont été similaires.
Les effets indésirables présentés par les investigateurs comme possiblement, probablement ou définitivement liés au médicament ou incontestablement liés au médicament sont présentés ci-dessous sils sont apparus chez ≥ 1 % des patientes traitées par l'alendronate 10 mg/jour avec une incidence supérieure à celle des patientes sous placebo dans les études de 3 ans :
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Etude sur 1 an |
Etude sur 3 ans |
||
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Alendronate une fois par semaine 70 mg (n=519) % |
Acide alendronique 10 mg/jour (n=370) % |
Alendronate 10 mg/jour (n=196) % |
Placebo (n=397) % |
|
|
Effets gastro-intestinaux : Douleurs abdominales |
3,7 |
3,0 |
6,6 |
4,8 |
|
Dyspepsie |
2,7 |
2,2 |
3,6 |
3,5 |
|
Régurgitation acide |
1,9 |
2,4 |
2,0 |
4,3 |
|
Nausées |
1,9 |
2,4 |
3,6 |
4,0 |
|
Ballonnement abdominal |
1,0 |
1,4 |
1,0 |
0,8 |
|
Constipation |
0,8 |
1,6 |
3,1 |
1,8 |
|
Diarrhée |
0,6 |
0,5 |
3,1 |
1,8 |
|
Dysphagie |
0,4 |
0,5 |
1,0 |
0,0 |
|
Flatulence |
0,4 |
1,6 |
2,6 |
0,5 |
|
Gastrite |
0,2 |
1,1 |
0,5 |
1,3 |
|
Ulcère gastrique |
0,0 |
1,1 |
0,0 |
0,0 |
|
Ulcère oesophagien |
0,0 |
0,0 |
1,5 |
0,0 |
|
Musculosquelettiques douleurs ostéoarticulaires ou musculaires |
2,9 |
3,2 |
4,1 |
2,5 |
|
Crampes musculaires |
0,2 |
1,1 |
0,0 |
1,0 |
|
Neurologiques Céphalées |
0,4 |
0,3 |
2,6 |
1,5 |
Les effets indésirables suivants ont été également été rapportés au cours des études cliniques et/ou depuis la commercialisation :
Très fréquent (≥1/10), Fréquents (≥1/100, < 1/10), Peu fréquents (≥1/1000, < 1/100), Rare (≥1/10000, < 1/1000), Très rare (≤ 1/10000 incluant les cas isolés).
Troubles du système immunitaire :
Rares : réactions dhypersensibilité incluant urticaire et angiodème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Rares : hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé §.
Troubles neurologiques :
Fréquents : céphalées, étourdissements
Peu fréquents : dysgueusie
Troubles oculaires :
Peu fréquents : inflammation des yeux (uvéite, sclérite, épisclérite)
Troubles de loreille et du labyrinthe
Fréquents : vertige
Très rare : ostéonécrose du conduit auditif externe (effets indésirables de la classe des bisphosphonates)
Troubles gastro-intestinaux :
Fréquents : douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulences, ulcère sophagien*, dysphagie*, ballonnement abdominal, régurgitation acide.
Peu fréquents : nausée, vomissements, gastrite, sophagite*, érosion sophagienne*, méléna.
Rares : sténose sophagienne*, ulcérations oropharyngées*, PUS (perforations, ulcères, saignement) de la partie haute du tractus gastro-intestinal§.
Troubles cutanés et sous-cutanés :
Fréquent : alopécie, prurit
Peu fréquent : éruption, érythème
Rare : éruption avec photosensibilité, réactions cutanées sévères, y compris le syndrome de Stevens Johnson et nécrolyse épidermique toxique.
Troubles musculo-squelettiques, systémiques et des os :
Très fréquents : douleurs musculo-squelettiques (os, muscle ou articulation) parfois sévères§.
Fréquent : gonflement des articulations
Rares : ostéonécroses de la mâchoire§, fractures fémorales subtrochanteriques et diaphysaires atypiques (effets indésirables de la classe des bisphosphonates)#
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : asthénie, dème périphérique
Peu fréquent : symptômes transitoires de type réaction aigüe (myalgie, malaise et rarement de la fièvre), généralement observés en début du traitement.
Légende
§voir rubrique 4.4
La fréquence était similaire lors des études cliniques entre le groupe médicament et le groupe placebo.
*voir rubrique 4.2 and 4.4
Cet effet indésirable a été identifié par la pharmacovigilance depuis la commercialisation. La fréquence rare a été estimée d'après des essais cliniques appropriés.
#Identifié depuis la commercialisation
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Une hypocalcémie, une hypophosphorémie et des évènements indésirables de la partie haute du tractus gastro-intestinal, tels que mauvaise digestion, brûlures d'estomac, sophagite, gastrite, ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale.
On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par lalendronate. Du lait ou des antiacides devraient être administrés afin de chélater lalendronate. Pour éviter le risque dirritation sophagienne, il ne faut pas induire des vomissements et la patiente doit rester en position verticale.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Bisphosphonate, pour le traitement des maladies osseuses, code ATC : M05B A04.
Le principe actif dACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé, lalendronate monosodique trihydraté, est un bisphosphonate qui inhibe la résorption osseuse des ostéoclastes sans effet direct sur la formation de l'os. Les études pré cliniques ont montré une localisation préférentielle de lalendronate aux sites actifs de résorption. Lactivité des ostéoclastes est inhibée, mais ni leur recrutement ni leur fixation ne sont affectés. Pendant le traitement par l'alendronate, la qualité de los formé est normale.
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique
Lostéoporose est définie par une densité minérale osseuse (DMO) au rachis ou au col du fémur à 2,5 écart-type en dessous de la valeur moyenne dune population normale jeune ou par un antécédent de fracture de fragilité osseuse, indépendamment de la DMO.
Les effets de lalendronate sur la DMO et sur lincidence des fractures chez la femme post ménopausée ont été analysés au cours de deux études defficacité initiales selon un protocole identique (n=994) ainsi que dans létude Fracture Intervention Trial (FIT ; n=6459).
Dans les études defficacité initiales, lalendronate à la dose de 10 mg par jour pendant 3 ans, a entraîné des augmentations de la DMO au niveau du rachis lombaire, du col du fémur, et du trochanter respectivement de 8,8 %, 5,9 %, et 7,8 %, par rapport au placebo. La DMO du corps entier a également augmenté de façon significative. Il y a eu une réduction de 48 % du taux de patientes présentant une ou plusieurs fractures vertébrales dans le groupe traité par lalendronate par rapport au groupe placebo (alendronate 3,2 % et placebo 6,2 %). Dans lextension à 2 ans de ces études, la DMO au niveau du rachis et du trochanter a continué daugmenter. De plus, la DMO du col du fémur et du corps entier sest maintenue.
Lessai FIT comprenait deux études contrôlées versus placebo : une étude de 3 ans chez 2027 patientes ayant eu au moins une fracture (tassement) vertébrale et une étude de 4 ans chez 4432 patientes ayant une masse osseuse basse mais sans fracture vertébrale préexistante, parmi lesquelles 37 % avait une ostéoporose définie par une DMO de base du col du fémur au moins 2,5 déviations standards sous la moyenne des femmes adultes jeunes. Chez toutes les patientes avec une ostéoporose dans les 2 études, les comprimés dacide alendronique ont réduit lincidence de ≥ 1 fracture vertébrale de 48%, fracture vertébrales multiples de 87%, ≥1 fracture vertébrale douloureuse de 45%, fracture vertébrale douloureuse multiple de 31% et fracture de la hanche de 54%.
Globalement, ces résultats démontrent leffet constant de lacide alendronique pour réduire lincidence des fractures, y compris celles de la colonne vertébrale et de la hanche, qui sont les localisations des fractures dues à lostéoporose associées à la morbidité le plus élevée.
Prévention de lostéoporose post-ménopausique
Les effets de lacide alendronique pour prévenir la perte osseuse ont été étudiés dans 2 études sur femmes post-ménopausées âgées de moins de 60 ans. Dans létude la plus large avec 1609 femmes (≥ 6 mois post-ménopausées) celles recevant des comprimés dacide alendronique à 5 mg par jour pendant 2 ans ont eu une augmentation de la DMO de 3,5%, 1,3%, 3,0% et 0,7% à la colonne vertébrale, le col du fémur, le trochanter et le corps entier, respectivement. Dans létude la moins large (n=447), des résultats similaires ont été observés chez les femmes (6 à 36 mois post-ménopausées) traitées avec de lacide alendronique à 5 mg par jour pour 3 ans. En contraste, dans les 2 études, les femmes recevant du placébo ont perdu de la masse osseuse à un taux denviron 1% par an.
Les effets à plus long terme de lacide alendronique dans une population en prévention de lostéoporose ne sont pas connus mais des extensions des essais cliniques allant jusquà 10 ans de traitement continu sont actuellement en cours.
Usage en association avec les traitements de substitution hormonale (TSH)
Les effets sur la DMO dun traitement avec acide alendronique 10 mg une fois par jour et un strogène conjugué (0,625 mg/jour) soit seul ou en association ont été évalués dans une étude à 2 ans chez des femmes hystérectomisées, post-ménopausées et ostéoporosées. Au bout de 2 ans, les augmentations de la DMO lombaire par rapport à la ligne de base ont été significativement plus élevées avec lassociation (8,3%) quavec soit lstrogène, soit lacide alendronique seul (6,0 % tous les deux).
Les effets sur la DMO lorsque lacide alendronique est ajouté à des doses stables (pour au moins 1 an) de TSH (strogène ± progestagène de synthèse) ont été évalués au cours dune étude dun an chez la femme ostéoporosée post-ménopausée. Lajout dacide alendronique 10 mg une fois par jour au TSH a conduit, après un an, à des augmentations significativement plus importantes de la DMO lombaire (3,7%) quavec la TSH seule (1,1%).
Dans ces études, des augmentations significatives ou des tendances favorables pour le traitement combiné comparé à la TSH seule ont été observées à la hanche, le col du fémur et le trochanter. Aucun effet significatif na été observé pour la DMO corporelle totale.
Population pédiatrique
Lalendronate de sodium a été étudié chez un petit nombre de patients âgés de moins de 18 ans, souffrant dune ostéogenèse imparfaite. Les résultats sont insuffisants pour permettre lutilisation de lalendronate de sodium pour la population pédiatrique souffrant dostéogenèse imparfaite.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Par rapport à une dose de référence administrée par voie intraveineuse, la biodisponibilité absolue de l'alendronate chez la femme par voie orale est denviron 0,64 % pour des doses allant de 5 à 70 mg lorsqu'on l'administre à jeun après une nuit et deux heures avant un petit déjeuner normal. Lorsque l'alendronate est administré une heure ou une demi-heure avant un petit déjeuner normal, la biodisponibilité est diminuée de façon identique (valeur estimée à 0,46% et 0,39%). Dans les études réalisées dans lostéoporose, lalendronate a été efficace lorsquon la administré 30 minutes au moins avant les premiers aliments ou boissons de la journée.
La biodisponibilité a été quasi-nulle lorsque l'alendronate a été administré au cours d'un petit déjeuner normal ou dans les deux heures qui ont suivi. L'administration concomitante d'alendronate avec du café ou du jus d'orange a réduit sa biodisponibilité d'environ 60 %.
Chez le sujet sain, ladministration de prednisolone par voie orale (20 mg 3 fois par jour pendant 5 jours) na pas produit de changement cliniquement significatif de la biodisponibilité orale de lalendronate (augmentation moyenne comprise entre 20% et 44%).
Distribution
Les études chez le rat à la dose d' 1mg/kg par voie intraveineuse montrent que l'alendronate initialement réparti dans les tissus mous est ensuite rapidement redistribué au niveau de los ou excrété dans les urines. Le volume moyen de distribution à l'état d'équilibre est au moins de 28 litres chez lhomme. Après administration dalendronate per os à doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques sont trop faibles pour permettre une détection analytique (< 5 ng/ml). La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 78 %.
Biotransformation
Aucun métabolisme de l'alendronate n'a été mis en évidence, ni chez l'homme ni chez l'animal.
Élimination
Après administration par voie intraveineuse d'une dose unique d'alendronate marqué au C14, environ 50 % de la radioactivité est excrétée dans les urines dans les 72 heures. Peu ou pas de radioactivité est retrouvée dans les fèces. A la suite d'une dose intraveineuse de 10 mg, la clairance rénale de l'alendronate est de 71 ml/mn, et la clairance systémique ne dépasse pas 200 ml/mn. Les concentrations plasmatiques diminuent de plus de 95 % dans les 6 heures qui suivent l'administration par voie intraveineuse.
On estime que la demi-vie terminale chez lhomme est supérieure à 10 ans, reflétant ainsi la libération de l'alendronate à partir du squelette.
Chez le rat, lalendronate nest pas excrété par les systèmes rénaux de transport acides ou basiques. Lalendronate nest donc pas susceptible dinterférer avec dautres substances sur ce système dexcrétion chez lhomme.
Caractéristiques des patientes
Les études précliniques montrent que la fraction du médicament qui ne se dépose pas dans l'os est rapidement excrétée dans les urines. Chez l'animal, aucune preuve d'une saturation de la captation osseuse n'a été mise en évidence dans une étude à long terme après administration intraveineuse de doses répétées allant jusqu'à une dose totale de 35 mg/kg. Bien qu'aucune donnée ne soit disponible, il est vraisemblable que, comme chez l'animal, l'élimination d'alendronate par le rein soit diminuée chez les patientes ayant une insuffisance rénale.
En conséquence, on pourrait sattendre à une accumulation quelque peu supérieure d'alendronate dans los chez les patientes ayant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Croscarmellose sodique, cellulose microcristalline, lactose monohydraté, stéarate de magnésium.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C. A conserver dans lemballage dorigine.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
Boîtes de 14, 28, 56, 98, 112 et 50 x1 (unitaire).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 370 869 1 2 : 14 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
· 34009 370 871 6 2 : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
· 34009 567 485 5 6 : 56 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
· 34009 567 486 1 7 : 98 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
· 34009 567 487 8 5 : 112 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
· 34009 567 812 6 3 : 50 x 1 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.