HOLOXAN 1000 mg, poudre pour solution injectable
CIS 61848140
Informations à jour au 5 novembre 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/11/2019
HOLOXAN 1000 mg, poudre pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ifosfamide......................................................................................................................... 1 000 mg
Pour un flacon de poudre.
Poudre pour solution injectable
4.1. Indications thérapeutiques
· Sarcomes des tissus mous et sarcomes ostéogéniques chez l'enfant et l'adulte
· Lymphomes non hodgkiniens
· Cancer de l'ovaire en rechute
· Cancers bronchiques à petites cellules et non à petites cellules
· Rechute de lymphome hodgkinien, de carcinome testiculaire,
· Cancer du col utérin métastatique
· Cancer du sein métastatique
· Cancer de la sphère ORL en rechute ou métastatique
· Rechute de leucémie aiguë lymphoblastique chez lenfant et chez ladulte.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie doit être individualisée. Les doses et la durée du traitement et/ou les intervalles posologiques dépendent de lindication thérapeutique, du schéma de lassociation médicamenteuse, de létat de santé général et de la fonction organique du patient et des résultats de laboratoire.
L'ifosfamide est habituellement utilisé en association avec d'autres cytostatiques à des doses moyennes de 1,5 à 3 g/m2/jour par cycles courts de 3 à 5 jours renouvelables toutes les 3 à 4 semaines. La dose totale à rechercher est de 5 à 10 g/m2/cycle.
En perfusion continue de 24 heures, la posologie recommandée varie de 5 à 8 g/m2/jour maximum, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.
Si l'ifosfamide doit être administré en perfusions répétées sur 5 jours, la dose maximale tolérée est de 3,2 g/m2 par jour.
Population pédiatrique :
Chez les enfants, la dose et le mode dadministration doivent être déterminés en fonction du type de tumeur, du stade de la tumeur, de létat général du patient, de tout traitement cytotoxique antérieur et selon quune radiothérapie ou une chimiothérapie est administrée en concomitance ou pas. Les données actuellement disponibles et les doses utilisées lors dessais cliniques sont décrites à la rubrique 5.1, sous-section « Population pédiatrique ».
Patients présentant une atteinte rénale :
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, en particulier en cas dinsuffisance rénale sévère, une diminution de lexcrétion rénale peut entraîner une hausse des taux plasmatiques de lifosfamide et de ses métabolites. Cela peut entraîner une toxicité accrue (p. ex. neurotoxicité, néphrotoxicité, hématotoxicité) et doit être pris en compte lors de la détermination de la dose chez ces patients.
HOLOXAN et ses métabolites sont dialysables. Chez les patients nécessitant une dialyse, un intervalle cohérent entre ladministration dHOLOXAN et la dialyse doit être respecté.
Patients présentant une atteinte hépatique :
Une atteinte hépatique, en particulier si elle est grave, peut être associée à une diminution de lactivation dHOLOXAN. Cela pourrait réduire lefficacité du traitement par HOLOXAN. Des taux sériques faibles dalbumine et une déficience hépatique sont aussi considérés comme des facteurs de risque de toxicité du SNC. La déficience hépatique pourrait accroître la formation dun métabolite soupçonné de provoquer une toxicité du SNC ou dy contribuer, ainsi que de contribuer à la néphrotoxicité.
Chez les patients souffrant déjà dune insuffisance hépatique avant que le traitement ne soit instauré, la dose et linterprétation de la réponse à la dose choisie seront donc soumises à une évaluation individuelle.
Patients âgés :
De manière générale, le choix de la dose chez un patient âgé doit se faire avec prudence, en raison de la fréquence accrue de diminution de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque et de maladies concomitantes ou dautres traitements médicamenteux.
Mode dadministration
HOLOXAN doit être administré en combinaison avec le mesna comme traitement uroprotecteur, pour prévenir la cystite hémorragique (voir rubrique 4.8).
Pendant ou immédiatement après ladministration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées pour forcer la diurèse et ainsi réduire le risque de toxicité urothéliale (voir rubrique 4.4).
En cas d'association de l'ifosfamide avec le cisplatine dont l'administration journalière nécessite une hyperhydratation, il sera nécessaire d'augmenter la dose d'Uromitexan administrée pour compenser son élimination urinaire augmentée.
En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
La voie d'administration habituelle est la perfusion intraveineuse, de 30 minutes à 8 heures, en doses fractionnées réparties sur plusieurs jours. Les fortes doses sont administrées en perfusion continue de 24 heures.
Il est possible d'administrer l'ifosfamide quotidiennement à doses faibles pendant 10 jours consécutifs.
Le médicament préalablement reconstitué dans l'eau pour préparations injectables est introduit dans le liquide de perfusion (soluté injectable isotonique de glucose ou de chlorure de sodium).
Dans tous les cas, la concentration de l'ifosfamide ne doit pas dépasser 4%. Il est recommandé d'associer systématiquement la prise d'Uromitexan et/ou d'assurer une hydratation suffisante.
D'autres voies peuvent être utilisées comme la voie intra-artérielle.
Les médicaments parentéraux doivent être inspectés visuellement pour déceler tout(e) particule ou changement de couleur avant ladministration.
Avant ladministration parentérale, la substance doit être complètement dissoute.
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Modalités de manipulation
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinérateur dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
HOLOXAN est contre-indiqué chez les patients avec :
· Hypersensibilité à la substance active (Ifosfamide) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1;
· Insuffisance rénale sévère.
· Infection urinaire aiguë, ou non contrôlée, ou ayant débuté depuis plus de 48 heures, cystite hémorragique préexistante, atonie vésicale, obstruction bilatérale des voies excrétrices urinaires.
· Allaitement.
· Insuffisance médullaire sévère.
· En association avec un vaccin vivant atténué et au moins jusquà six mois après larrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5)..
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les précautions dusage doivent être respectées par les personnes qui manipulent des cytostatiques (voir rubrique 6.6). Le manipulateur doit éviter le contact direct avec le produit au niveau de la peau. Toute suspicion de réactions cutanées sévères nécessite larrêt immédiat de linjection.
Affections hématologiques et du système lymphatique / Investigations
Le traitement par HOLOXAN peut provoquer une myélosuppression et une suppression significative des réponses immunitaires, pouvant entraîner des infections sévères. Des issues fatales ont été rapportées lors de myélosuppression associée à HOLOXAN.
Il faut sattendre à une myélosuppression et une immunosuppression sévères, en particulier chez les patients ayant déjà reçu et/ou recevant en concomitance des agents chimiothérapeutiques / hématotoxiques, des immunosuppresseurs et/ou une radiothérapie ou chez les patients ayant une fonction rénale réduite (voir rubrique 4.5).
Si indiquée, lutilisation dagents stimulant lhématopoïèse (facteurs de stimulation des colonies et agents stimulant lérythropoïèse) peut être envisagée pour réduire le risque de complications myélosuppressives et/ou faciliter la délivrance de la dose voulue. Pour toute information sur une interaction potentielle avec le G-CSF et le GM-CSF (facteur stimulant les colonies de granulocytes, facteur stimulant les colonies de granulocytes et de macrophages) voir rubrique 4.5.
Le risque de myélosuppression est dose-dépendant et augmente avec ladministration dune dose unique élevée par rapport à ladministration fractionnée.
Jusquà la normalisation, la formule sanguine doit être contrôlée de manière régulière. Le nombre de globules blancs, de plaquettes et la valeur de lhémoglobine doivent être obtenus avant chaque administration et, après administration, à intervalles appropriés, si nécessaire chaque jour. Une diminution du nombre de globules blancs est généralement observée après ladministration dHOLOXAN, le taux minimal étant habituellement atteint au cours de la deuxième semaine après ladministration. Le nombre de globules blancs remonte ensuite.
La numération des leucocytes, des plaquettes et de lhémoglobine doit être effectuée avant chaque administration et à des intervalles réguliers adaptés, chaque jour si nécessaire. Une surveillance régulière de lhémogramme doit être effectuée jusquà normalisation.
Si une leucopénie ou une thrombopénie est diagnostiquée avant ou pendant le traitement, lifosfamide ne doit pas être administré jusquà ce que la valeur des leucocytes soit au-dessus de 2500/µl et/ou celle des plaquettes au-dessus de 100000/µl, à moins que son utilisation ne soit indispensable (voir rubrique 4.3).
En cas de thrombocytopénie, ladministration de plaquettes doit être assurée en fonction des besoins.
En cas de leucopénie fébrile, une prophylaxie par un traitement antibiotique et/ou antimycosique doit être administrée. Lutilisation de facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) permet de corriger la neutropénie.
Affections du système immunitaire
Une immunosuppression sévère a entraîné des infections graves, parfois fatales. Les infections rapportées avec HOLOXAN sont les pneumonies, ainsi que dautres infections bactériennes, fongiques, virales et parasitaires. Une septicémie et un choc septique ont également été rapportés.
Des infections latentes peuvent être réactivées. Chez des patients traités par HOLOXAN, une réactivation a été rapportée pour différentes infections virales.
Affections rénales et urinaires
HOLOXAN est néphrotoxique et urotoxique.
La fonction rénale glomérulaire et tubulaire doit être évaluée et vérifiée avant, pendant et après le traitement. Une surveillance clinique étroite des valeurs biochimiques sériques et urinaires, notamment le phosphore, le potassium et dautres paramètres de laboratoire permettant didentifier une toxicité rénale et urothéliale, est recommandée. Les sédiments urinaires doivent être contrôlés régulièrement pour détecter la présence dérythrocytes et dautres signes duro- et/ou néphrotoxicité.
Effets néphrotoxiques
Des cas de néphrotoxicité avec issue fatale ont été documentés. Les troubles de la fonction rénale (glomérulaires et tubulaires) à la suite de ladministration dHOLOXAN sont très fréquents (voir rubrique 4.8).
Une attention particulière est nécessaire en cas d'insuffisance rénale préexistante ou apparaissant sous ifosfamide ou de facteurs de risque (forte dose cumulative, en particulier chez les enfants de moins de 3 ans, néphrectomie ou traitement par des médicaments néphrotoxiques, en particulier le cisplatine). Il est particulièrement important de surveiller attentivement la fonction rénale, la toxicité neurologique et la numération sanguine. En effet, chez ces patients, la fréquence et l'intensité de la toxicité pour le système nerveux central et hématologique est plus élevée (voir rubrique 4.8).
Avant de débuter le traitement, il est indispensable de contrôler la filtration glomérulaire (clairance de la créatinine mesurée ou calculée) et les fonctions tubulaires : phosphorémie, glycosurie, uricémie, ionogramme, calcium, magnésium, protides, recherche d'une acidose tubulaire (voir rubrique 4.8). En cas de troubles hydro-électrolytiques, il est nécessaire de les corriger.
La constitution d'une insuffisance rénale aiguë ou chronique est possible. Le contrôle des paramètres doit être fait pendant le traitement et à distance de larrêt difosfamide (voir rubrique 4.8). Il existe un risque de lésions rénales irréversibles si lifosfamide est poursuivi.
Le développement dun syndrome semblable au SIADH (syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique) a été rapporté avec HOLOXAN.
Les lésions tubulaires pourraient apparaître pendant le traitement ou quelques mois, voire quelques années après larrêt du traitement. La dysfonction glomérulaire ou tubulaire pourrait disparaître avec le temps, rester stable ou évoluer sur une période de quelques mois à quelques années, même après la fin du traitement par HOLOXAN.
Le risque de développement de manifestations cliniques de néphrotoxicité augmente, par exemple en cas de :
· Fortes doses cumulées dHOLOXAN,
· Atteinte préexistante de la fonction rénale (ou insuffisance rénale),
· Traitement antérieur ou concomitant par des agents potentiellement néphrotoxiques (tels que cisplatine),
· Enfants très jeunes (surtout enfants âgés de moins de 5 ans),
· Réserve néphronique réduite comme chez les patients souffrant de tumeurs rénales et ceux qui ont subi une radiothérapie rénale ou une néphrectomie unilatérale.
Vessie
Effets urothéliaux
Des cas de cystite hémorragique nécessitant une transfusion sanguine ont été rapportés avec HOLOXAN
Le risque de cystite hémorragique est dose-dépendant et augmente avec ladministration de doses uniques élevées par rapport à ladministration fractionnée.
Des cas de cystite hémorragique ont été rapportés après ladministration dune dose unique dHOLOXAN.
Avant d'initier le traitement, il est nécessaire dexclure ou de corriger toute obstruction des voies urinaires (voir rubrique 4.3).
Pendant ou immédiatement après ladministration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées pour forcer la diurèse et ainsi réduire le risque de toxicité des voies urinaires.
LHOLOXAN doit être utilisé avec prudence et dans la mesure du possible évité chez les patients souffrant dinfections actives des voies urinaires.
Lirradiation antérieure ou concomitante de la vessie ou le traitement par busulfan peut augmenter le risque de cystite hémorragique.
Affections psychiatriques / Affections du système nerveux
Une surveillance régulière des patients présentant des métastases cérébrales et/ou des symptômes cérébraux doit être effectuée.
Le risque deffets toxiques de lifosfamide sur le système nerveux central nécessite une surveillance étroite du patient. En cas de développement dune encéphalopathie, le traitement par ifosfamide doit être arrêté. La possibilité de réintroduire lIfosfamide doit être déterminée après une évaluation soigneuse des bénéfices et des risques pour chaque patient.
Affections cardiaques
Des issues fatales ont été rapportées lors de cardiotoxicité liée à HOLOXAN. Le risque de développement deffets cardiotoxiques est dose-dépendant. Il est augmenté chez les patients ayant reçu ou recevant en concomitance une radiothérapie dans la région cardiaque et/ou un des agents cardiotoxiques tels quun traitement adjuvant par anthracyclines, et peut-être chez ceux qui présentent une atteinte de la fonction rénale. Les électrolytes doivent être régulièrement contrôlés. La prudence simpose lors de ladministration dHOLOXAN à des patients ayant des facteurs de risque de cardiotoxicité ou souffrant de cardiopathie préexistante.
Les manifestations de cardiotoxicité rapportées avec le traitement par HOLOXAN (voir rubrique 4.8) comprennent :
· Arythmies supraventriculaires ou ventriculaires, y compris tachycardie auriculaire/supraventriculaire, fibrillation auriculaire, tachycardie ventriculaire sans pouls
· Diminution du voltage du QRS et modifications du segment ST ou de londe T
· Cardiomyopathie toxique menant à une défaillance cardiaque avec congestion et hypotension
· Épanchement péricardique, péricardite fibrineuse et fibrose épicardique
Affections respiratoires
Une toxicité pulmonaire ayant entraîné une défaillance respiratoire ou une issue fatale a été rapportée. Des cas de pneumonie interstitielle et de fibrose pulmonaire ont été rapportés avec le traitement par HOLOXAN.
Affections gastro-intestinales
Afin de prévenir la survenue de stomatites, une hygiène bucco-dentaire attentive doit être observée.
Afin de réduire la fréquence et la sévérité des nausées et vomissements, un traitement antiémétique adapté doit être administré en prophylaxie.
Maladie veino-occlusive du foie
La maladie veino-occlusive du foie a été rapportée avec la chimiothérapie à base dHOLOXAN et est aussi une complication connue du cyclophosphamide, un autre agent cytotoxique de la classe des oxazaphosphorines.
Malignités secondaires
Comme avec toutes les thérapies cytotoxiques, le traitement par HOLOXAN comporte un risque de formation de tumeurs secondaires et de leurs précurseurs. Les tumeurs secondaires peuvent apparaître plusieurs années après larrêt de la chimiothérapie.
Il existe un risque accru daltérations myélodysplasiques, dont certaines évoluent vers une leucémie aiguë.
On a aussi rapporté des tumeurs après une exposition in utero au cyclophosphamide, un autre agent cytotoxique de la classe des oxazaphosphorines.
Grossesse et contraception
En raison des possibles effets génotoxique, embryotoxique et tératogène de lifosfamide (voir rubrique 4.6) :
· Les patients des deux sexes en période d'activité génitale doivent suivre une contraception efficace pendant le traitement et 1 an après pour les femmes et 3 mois après pour les hommes.
· Chez les femmes en âge de procréer : Il importe de vérifier par un test de grossesse labsence de grossesse avant ladministration difosfamide et tout au long du traitement.
Fertilité (voir rubrique 4.6)
Lifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitives. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque datteinte des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) et les moyens de les préserver doivent être envisagés avant le début du traitement.
Réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, sensibilité croisée
Des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes ont été rapportées en association avec HOLOXAN.
Une sensibilité croisée entre les agents cytotoxiques de la famille des oxazaphosphorines a été rapportée.
Altération de la cicatrisation
HOLOXAN peut interférer avec la cicatrisation normale.
Administration paraveineuse
En cas dadministration paraveineuse accidentelle dune solution dHOLOXAN, ladministration doit être stoppée immédiatement, et la solution doit être aspirée à laide de la canule. Les autres mesures devront être instaurées selon le protocole standard en cas dextravasation danticancéreux.
Interactions
La prise de ce médicament est déconseillée en association avec lolaparib, la phénytoïne ou la fosphénytoïne, le phénobarbital (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les "ciclovirs" ou le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus.
Interactions communes à tous les médicaments cytotoxiques
Associations contre-indiquées
· Vaccins vivants atténués
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle. Lassociation dun cytotoxique avec un vaccin vivant atténué (VVA) est contre-indiquée pendant et jusquà au moins six mois après larrêt de la chimiothérapie.
Associations déconseillées
· Olaparib
Risque de majoration de leffet myélosuppresseur du cytotoxique.
Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de la perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Antivitamines K
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie. Il est recommandé de contrôler plus fréquemment l'INR.
Associations à prendre en compte
Risque de majoration de la toxicité hématologique.
Immunosuppresseurs
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho-prolifératif.
Interactions communes à tous les médicaments néphrotoxiques
· Autres médicaments néphrotoxiques
Risque de majoration de la néphrotoxicité.
Interactions spécifiques à l'ifosfamide
Associations déconseillées
Phénobarbital (et, par extrapolation, primidone)
Risque de majoration de la neurotoxicité de l'ifosfamide par augmentation de son métabolisme hépatique par le phénobarbital.
Associations à prendre en compte
Vémurafénib
Risque de diminution des concentrations de l'ifosfamide, avec augmentation de son métabolite actif et toxicité majorée.
Aprepitant
Risque daugmentation de la neurotoxicité de lifosfamide.
· Cisplatine
L'ifosfamide peut potentialiser la neurotoxicité, l'hématotoxicité et la néphrotoxicité du cisplatine : il est conseillé d'attendre 5 heures pour administrer l'ifosfamide après administration de cisplatine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer :
· Les patients des deux sexes en période dactivité génitale doivent suivre une contraception efficace pendant le traitement et 1 an après pour les femmes et 3 mois après pour les hommes (voir rubrique 4.4)
· Il importe chez les femmes en âge de procréer traitées de vérifier par un test de grossesse labsence de grossesse avant ladministration difosfamide et tout au long du traitement (Voir rubrique 4.4).
Grossesse
Les études menées chez lanimal ont montré que lifosfamide possède des effets embryotoxique et tératogène (anomalies du système nerveux central, des reins, de la face, du crâne, des membres et du squelette) sur plusieurs espèces (souris, et lapin).
Les données dexposition au cours de la grossesse avec lifosfamide sont trop peu nombreuses pour évaluer son risque malformatif mais il ne peut pas être exclu. Ces données rapportent des cas doligoamnios ou danamnios, de retards de croissance et datteintes des lignées sanguines. De plus, par analogie avec le cyclophosphamide, un effet tératogène et un effet foetotoxique de lifosfamide sont attendus.
Durant la grossesse, lifosfamide doit être utilisé lorsque le bénéfice potentiel pour la mère a été pesé au regard des risques possibles deffets délétères sur lembryon. Si l'ifosfamide est utilisé pendant la grossesse, ou en cas de grossesse survenant au cours du traitement/après le traitement (voir rubrique 4.4), il convient dinformer la patiente des effets que peut engendrer le traitement sur le ftus.
En cas dexposition au premier trimestre, le suivi échographique doit être orienté sur les organes cibles (système nerveux central, reins, face, crâne, membres et squelette). En cas dexposition au 2ème et/ou 3ème trimestre, la croissance ftale et le volume de liquide amniotique doivent être surveillés et une numération-formule du nouveau-né doit être réalisée.
Allaitement
Il ny a pas de données relatives au passage de l'ifosfamide dans le lait maternel. Du fait de la possibilité d'effets indésirables graves pour le nouveau-né, l'allaitement est contre-indiqué durant le traitement (voir rubrique 4.3). Une reprise de lallaitement pourra être envisagée 1 semaine après larrêt du traitement.
Fertilité
Les données animales mettent en évidence une atteinte des gamètes (voir rubrique 5.3) Lifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie, ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitifs. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque datteinte des gamètes et les moyens de les préserver doivent être envisagés (voir rubrique 4.4)
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Chez les patients recevant HOLOXAN comme seul médicament, les toxicités dose-limite sont la myélosuppression et lurotoxicité. Un uroprotecteur comme le mesna, une hydratation vigoureuse et un fractionnement de la dose peut significativement réduire lincidence des hématuries, spécialement de la macro-hématurie, associée avec une cystite hémorragique. La leucopénie, lorsquelle se produit, est habituellement légère à modérée. Dautres effets indésirables significatifs incluent lalopécie, la nausée, les vomissements et la toxicité du système nerveux central.
Les effets indésirables et les fréquences ci-dessous sont basés sur des publications décrivant lexpérience clinique accumulée avec ladministration fractionnée dHOLOXAN en monothérapie à une dose totale de 4 à 12 g/m2 par cycle.
La fréquence des effets indésirables est basée sur léchelle suivante : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 - < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1,000 - < 1/100), rare (≥ 1/10,000 - < 1/1,000), très rare (< 1/10,000), fréquence indéterminée (réactions indésirables rapportées dans le cadre de la pharmacovigilance).
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Classe de systèmes dorganes |
Réaction indésirable |
Catégorie de fréquence |
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INFECTIONS ET INFESTATIONS |
Infection a |
Fréquent |
|
Pneumonie |
Indéterminée |
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État septique (choc septique) b |
Indéterminée |
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TUMEURS BÉNIGNES, MALIGNES ET NON PRÉCISÉES (INCL. KYSTES ET POLYPES) |
Tumeurs secondaires |
Indéterminée |
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· Carcinome des voies urinaires |
Indéterminée |
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· Syndrome myélodysplasique |
Indéterminée |
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· Leucémie aiguë c |
Indéterminée |
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· Leucémie lymphocytaire aiguë b |
Indéterminée |
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· Lymphome (lymphome non-hodgkinien) |
Indéterminée |
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· Sarcomes b |
Indéterminée |
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· Carcinome des cellules rénales |
Indéterminée |
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· Cancer de la thyroïde |
Indéterminée |
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Progressions de tumeurs malignes sous-jacentes a |
Indéterminée |
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AFFECTIONS HÉMATOLOGIQUES ET DU SYSTÈME LYMPHATIQUE |
Leukopénie1 (tout type) |
Très fréquent |
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Thrombocytopénie2 (tout type) |
Très fréquent |
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Anémie3 |
Très fréquent |
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Hématotoxicité b |
Indéterminée |
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Myélosuppression d |
Indéterminée |
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Agranulocytose |
Indéterminée |
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Aplasie de la moelle osseuse fébrile |
Indéterminée |
|
|
Coagulation intravasculaire disséminée |
Indéterminée |
|
|
Syndrome hémolytique urémique |
Indéterminée |
|
|
Anémie hémolytique |
Indéterminée |
|
|
Anémie néonatale |
Indéterminée |
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|
Méthémoglobinémie |
Indéterminée |
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AFFECTIONS DU SYSTÈME IMMUNITAIRE |
Angioedème b |
Indéterminée |
|
Réaction anaphylactique, |
Indéterminée |
|
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Immunosuppression |
Indéterminée |
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Urticaire |
Indéterminée |
|
|
Réaction dhypersensibilité |
Indéterminée |
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AFFECTIONS ENDOCRINIENNES |
Syndrome de sécrétion dhormone antidiurétique inappropriée (SIADH) |
Indéterminée |
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TROUBLES DU MÉTABOLISME ET DE LA NUTRITION |
Appétit diminué |
Fréquent |
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Syndrome de lyse tumorale |
Indéterminée |
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Acidose métabolique |
Indéterminée |
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Hypokaliémie |
Indéterminée |
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Hypocalcémie |
Indéterminée |
|
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Hypophosphatémie |
Indéterminée |
|
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Hyperglycémie |
Indéterminée |
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Polydipsie |
Indéterminée |
|
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AFFECTIONS PSYCHIATRIQUES |
Crise de panique |
Indéterminée |
|
Catatonie |
Indéterminée |
|
|
Manie |
Indéterminée |
|
|
Paranoïa |
Indéterminée |
|
|
Trouble délirant, |
Indéterminée |
|
|
Délire |
Indéterminée |
|
|
Bradyphrénie |
Indéterminée |
|
|
Mutisme |
Indéterminée |
|
|
Modification de létat mental |
Indéterminée |
|
|
Echolalie |
Indéterminée |
|
|
Logorrhée |
Indéterminée |
|
|
Persévération |
Indéterminée |
|
|
Amnésie |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX |
Neurotoxicité 4,5 |
Indéterminée |
|
· Toxicité du système nerveux central |
Indéterminée |
|
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· Neuropathie périphérique |
Indéterminée |
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|
· Dysarthrie |
Indéterminée |
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· Convulsion b |
Indéterminée |
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· État de mal épileptique (convulsif et non-convulsif) |
Indéterminée |
|
|
· Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible |
Indéterminée |
|
|
· Leucoencéphalopathie |
Indéterminée |
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|
· Trouble extrapyramidal |
Indéterminée |
|
|
· Astérixis |
Indéterminée |
|
|
· Troubles des mouvements |
Indéterminée |
|
|
· Polyneuropathie |
Indéterminée |
|
|
· Dysesthésie |
Indéterminée |
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|
· Hypoesthésie |
Indéterminée |
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|
· Paresthésie |
Indéterminée |
|
|
· Névralgie |
Indéterminée |
|
|
· Troubles de la marche |
Indéterminée |
|
|
· Incontinence fécale |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS OCULAIRES |
Vision trouble |
Indéterminée |
|
Défauts visuels |
Indéterminée |
|
|
Conjonctivite |
Indéterminée |
|
|
Irritation oculaire |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS DE LOREILLE ET DU LABYRINTHE |
Surdité |
Indéterminée |
|
Hypo-acousie |
Indéterminée |
|
|
Vertiges |
Indéterminée |
|
|
Acouphènes |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS CARDIAQUES |
Cardiotoxicité 6 |
Peu fréquent |
|
Arythmie |
Indéterminée |
|
|
· Arythmie ventriculaire |
Indéterminée |
|
|
· Fibrillation ventriculaire b |
Indéterminée |
|
|
· Tachycardie ventriculaire b |
Indéterminée |
|
|
· Extrasystoles ventriculaire |
Indéterminée |
|
|
Arythmie supraventriculaire |
Indéterminée |
|
|
· Fibrillation auriculaire |
Indéterminée |
|
|
Flutter auriculaire |
Indéterminée |
|
|
· Extrasystoles supraventriculaires |
Indéterminée |
|
|
· Contractions auriculaires prématurées |
Indéterminée |
|
|
Bradycardie |
Indéterminée |
|
|
Arrêt cardiaque b |
Indéterminée |
|
|
Infarctus du myocarde |
Indéterminée |
|
|
Choc cardiogénique b |
Indéterminée |
|
|
Défaillance cardiaque b |
Indéterminée |
|
|
Bloc de branche gauche |
Indéterminée |
|
|
Bloc de branche droit |
Indéterminée |
|
|
Épanchement péricardique |
Indéterminée |
|
|
Hémorragie myocardique |
Indéterminée |
|
|
Angine de poitrine |
Indéterminée |
|
|
Défaillance ventriculaire gauche |
Indéterminée |
|
|
Cardiomyopathie b |
Indéterminée |
|
|
Cardiomyopathie congestive |
Indéterminée |
|
|
Myocardite b |
Indéterminée |
|
|
Péricardite |
Indéterminée |
|
|
Dépression myocardique |
Indéterminée |
|
|
Palpitations |
Indéterminée |
|
|
Fraction déjection diminuée b |
Indéterminée |
|
|
Segment ST anormal à lélectrocardiogramme |
Indéterminée |
|
|
Onde T inversée à lélectrocardiogramme |
Indéterminée |
|
|
Complexe QRS anormal à lélectrocardiogramme |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS VASCULAIRES |
Hypotension 7 |
Peu fréquent |
|
|
Embolie pulmonaire |
Indéterminée |
|
|
Thrombose veineuse profonde |
Indéterminée |
|
|
Fuite capillaire |
Indéterminée |
|
|
Vasculite |
Indéterminée |
|
|
Hypertension |
Indéterminée |
|
|
Bouffée congestive |
Indéterminée |
|
|
Pression artérielle diminuée |
Indéterminée |
|
AFFECTIONS RESPIRATOIRES, THORACIQUES ET MÉDIASTINALES |
Défaillance respiratoire b |
Indéterminée |
|
Syndrome de détresse respiratoire aiguë b |
Indéterminée |
|
|
Hypertension pulmonaire b |
Indéterminée |
|
|
Pneumopathie interstitielle diffuse b (sous forme de fibrose pulmonaire) |
Indéterminée |
|
|
Alvéolite allergique, |
Indéterminée |
|
|
Pneumonie interstitielle |
Indéterminée |
|
|
Pneumonite b |
Indéterminée |
|
|
dème pulmonaire b |
Indéterminée |
|
|
Épanchement pleural |
Indéterminée |
|
|
Bronchospasme |
Indéterminée |
|
|
Dyspnée |
Indéterminée |
|
|
Hypoxie |
Indéterminée |
|
|
Toux |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS GASTRO-INTESTINALES |
Nausées/Vomissements |
Très fréquent |
|
Diarrhée |
Peu fréquent |
|
|
Stomatite |
Peu fréquent |
|
|
Pancréatite |
Indéterminée |
|
|
Iléus |
Indéterminée |
|
|
Hémorragie gastro-intestinale |
Indéterminée |
|
|
Ulcération muqueuse |
Indéterminée |
|
|
Constipation |
Indéterminée |
|
|
Douleur abdominale |
Indéterminée |
|
|
Ptyalisme |
Indéterminée |
|
|
Inflammation du caecum |
Indéterminée |
|
|
Colite |
Indéterminée |
|
|
Entérocolite |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS HÉPATOBILIAIRES |
Hépatotoxicité 8 |
Fréquent |
|
Défaillance hépatique b |
Indéterminée |
|
|
Hépatite fulminante b |
Indéterminée |
|
|
Maladie veino-occlusive du foie |
Indéterminée |
|
|
Thrombose de la veine porte |
Indéterminée |
|
|
Hépatite cytolytique |
Indéterminée |
|
|
Cholestase |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS DE LA PEAU ET DU TISSU SOUS-CUTANÉ |
Alopécie |
Très fréquent |
|
Dermatite |
Rare |
|
|
Eruption papuleuse |
Rare |
|
|
Nécrolyse épidermique toxique |
Indéterminée |
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
Indéterminée |
|
|
Syndrome dérythrodysesthésie palmo-plantaire |
Indéterminée |
|
|
Dermatite résurgente due aux radiations |
Indéterminée |
|
|
Nécrose cutanée |
Indéterminée |
|
|
Gonflement facial |
Indéterminée |
|
|
Pétéchies |
Indéterminée |
|
|
Eruption |
Indéterminée |
|
|
· Eruption maculaire |
Indéterminée |
|
|
Prurit |
Indéterminée |
|
|
Érythème |
Indéterminée |
|
|
Hyperpigmentation cutanée |
Indéterminée |
|
|
Hyperhidrose |
Indéterminée |
|
|
Anomalie des ongles |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS MUSCULO-SQUELETTIQUES ET SYSTÉMIQUES |
Rhabdomyolyse |
Indéterminée |
|
Ostéomalacie |
Indéterminée |
|
|
Rachitisme |
Indéterminée |
|
|
Retard de croissance |
Indéterminée |
|
|
Myalgie |
Indéterminée |
|
|
Arthralgie |
Indéterminée |
|
|
Extrémités douloureuse |
Indéterminée |
|
|
Contractions fasciculaires |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS DU REIN ET DES VOIES URINAIRES |
Cystite hémorragique 9 |
Très fréquent |
|
Hématurie |
Très fréquent |
|
|
Macrohématurie |
Très fréquent |
|
|
Dysfonction rénale 10 |
Très fréquent |
|
|
Lésions rénales structurelles |
Très fréquent |
|
|
Syndrome de Fanconi |
Indéterminée |
|
|
Néphrite tubulo-interstitielle |
Indéterminée |
|
|
Diabète insipide néphrogénique |
Indéterminée |
|
|
Phosphaturie |
Indéterminée |
|
|
Amino-acidurie |
Indéterminée |
|
|
Polyurie |
Indéterminée |
|
|
Énurésie |
Indéterminée |
|
|
Sensation durine résiduelle |
Indéterminée |
|
|
Insuffisance rénale aiguë b |
Indéterminée |
|
|
Insuffisance rénale chronique b |
Indéterminée |
|
|
AFFECTIONS DES ORGANES DE REPRODUCTION ET DU SEIN |
Infertilité |
Indéterminée |
|
Défaillance ovarienne |
Indéterminée |
|
|
Ménopause précoce |
Indéterminée |
|
|
Aménorrhée |
Indéterminée |
|
|
Trouble de lovulation |
Indéterminée |
|
|
Azoospermie |
Indéterminée |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
AFFECTIONS CONGÉNITALES, FAMILIALES ET GÉNÉTIQUES |
Retard de croissance ftale |
Indéterminée |
|
TROUBLES GÉNÉRAUX ET ANOMALIES AU SITE DADMINISTRATION |
Phlébite 11 |
Fréquent |
|
Fièvre neutropénique 12 |
Fréquent |
|
|
Fatigue |
Peu fréquent |
|
|
Malaise |
Indéterminée |
|
|
Défaillance multi-viscérale b |
Indéterminée |
|
|
Détérioration générale de létat de santé |
Indéterminée |
|
|
Réaction au site dinjection/de perfusion e |
Indéterminée |
|
|
Douleur thoracique |
Indéterminée |
|
|
dème |
Indéterminée |
|
|
Inflammation muqueuse |
Indéterminée |
|
|
Douleur |
Indéterminée |
|
|
Pyrexie |
Indéterminée |
|
|
Frissons |
Indéterminée |
a comprenant à la fois réactivation dinfections latentes, y compris hépatite virale, Pneumocystis jiroveci, zona, Strongyloides, leuco-encéphalopathie multifocale progressive et autres infections virales et fongiques.
b comprenant des issues fatales
c comprenant leucémie myéloïde aiguë, leucémie aiguë promyélocytaire, leucémie lymphocytaire aiguë* ;
d Myélosuppression sous forme de défaillance de la moelle osseuse,
e comprenant gonflements, inflammation, douleur, érythème, sensibilité au toucher, prurit.
1 Les termes de réactions indésirables suivantes ont été rapportés pour la leucopénie : neutropénie, granulocytopénie, lymphopénie et pancytopénie. Pour la fièvre neutropénique, voir ci-dessous.
2 La thrombocytopénie peut aussi se compliquer de saignements. Des saignements avec issue fatale ont été rapportés.
3 Comprend des cas rapportés comme anémie et diminution de lhémoglobine/hématocrite.
4 Des cas dencéphalopathie avec coma et décès ont été rapportés.
5 La toxicité du système nerveux central a été rapportée comme se manifestant par les signes
et symptômes suivants : comportement anormal, labilité affective, agression, agitation, anxiété, aphasie, asthénie, ataxie, syndrome cérébelleux, déficit cérébral, trouble cognitif, coma, état confusionnel, troubles des nerfs crâniens, dépression de létat de conscience, dépression, désorientation, sensation vertigineuse, électro-encéphalogramme anormal, encéphalopathie, affect aplati, hallucinations, céphalée, idéation, léthargie, atteinte de la mémoire, changements dhumeur, dysfonction motrice, contractures musculaires, myoclonie, perte progressive des réflexes du tronc cérébral, réaction psychotique, impatiences, somnolence, tremblement, incontinence urinaire.
6 La cardiotoxicité a été rapportée comme insuffisance cardiaque congestive, tachycardie, dème pulmonaire. Des cas dissue fatale ont été rapportés.
7 Des cas dhypotension entraînant un choc et une issue fatale ont été rapportés.
8 Lhépatotoxicité a été rapportée comme des augmentations des enzymes hépatiques, c.-à-d. alanine aminotransférase sérique, aspartate aminotransférase sérique, phosphatase alcaline, gammaglutamyltransférase et lactate déshydrogénase, bilirubine augmentée, ictère, syndrome hépato-rénal.
9 La fréquence de la cystite hémorragique est estimée en fonction de la fréquence de lhématurie. Les symptômes rapportés de la cystite hémorragique comprenaient la dysurie et la pollakiurie.
10La dysfonction rénale a été rapportée comme se manifestant par : insuffisance rénale (y compris insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale irréversible ; des issues fatales ont été rapportées), créatinine sérique augmentée, BUN élevé, clairance de créatinine diminuée, acidose métabolique, anurie, oligurie, glycosurie, hyponatrémie, urémie, clairance de créatinine augmentée. Les lésions rénales structurelles ont été rapportées comme se manifestant par : nécrose tubulaire aiguë, lésions du parenchyme rénal, enzymurie, cylindrurie, protéinurie.
11 Comprend les cas rapportés comme phlébite et irritation des parois veineuses.
12 Fréquence de la fièvre neutropénique : comprend les cas rapportés tels que fièvre granulocytopénique.
Population pédiatrique
Voir rubrique 5.1, sous-section « Population pédiatrique ».
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet www.signalement-sante.gouv.fr.
Il nexiste pas dantidote connu pour lifosfamide.
Les conséquences graves dun surdosage comprennent les manifestations de toxicités dose-dépendantes telles que toxicité sur le SNC, néphrotoxicité, myélosuppression et mucite. Voir rubrique 4.4.
Les patients victimes de surdosage doivent faire lobjet dune surveillance étroite pour déceler lapparition de toxicités.
Le principal effet toxique est laplasie médullaire pendant au moins quatre semaines après le surdosage. Lhémogramme devra être surveillé étroitement. Le traitement sera symptomatique : traitement antibiotique et/ou antimycosique, facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) et transfusion de concentré plaquettaire si nécessaire.
Une protection par mesna est indispensable afin déviter une toxicité urinaire.
Le surdosage doit être pris en charge par des mesures dencadrement telles quun traitement de pointe approprié pour toute infection, myélosuppression ou autre toxicité simultanée qui pourrait se produire.
Lifosfamide et ses métabolites sont dialysables. Une hémodialyse doit être envisagée en cas de surdosage sévère de survenue précoce, en particulier chez les patients atteints dinsuffisance rénale.
Ladministration de Bleu de Methylène devra être envisagée en cas de survenue dencéphalopathie induite.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Agent alkylant bifonctionnel de type oxazaphosphorine appartenant à la famille des moutardes azotées agissant après transformation dans l'organisme.
L'ifosfamide agit par interaction directe sur l'ADN en formant des liaisons covalentes avec les substrats nucléophiles par l'intermédiaire de ses radicaux alcoyles. Ceci entraîne des modifications profondes chimiques ou enzymatique de l'ADN ainsi que la formation de « ponts » alcoyles intrabrins ou interbrins, avec pour conséquence une inhibition de la transcription et de la réplication de l'ADN aboutissant à la destruction cellulaire.
Cette action est cycle dépendante, elle respecte les cellules en Go.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Sous forme inchangée, il n'est pas lié de façon significative aux protéines plasmatiques alors que ses métabolites le sont davantage.
L'ifosfamide traverse facilement la barrière hémato-encéphalique, ce qui n'est pas le cas de ses métabolites. Son élimination à l'état inchangé ainsi que celle de ses métabolites est essentiellement urinaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de toxicité chronique ont montré des lésions au niveau du système lympho-hématopoïétique, du tractus gastro-intestinal, de la vessie, des reins, du foie et des gonades.
Pouvoir mutagène et carcinogène
L'ifosfamide de par sa nature (agent alkylant) est une substance génotoxique et présente un pouvoir mutagène. Des études à long terme chez des souris et des rats ont montré un effet carcinogène de l'ifosfamide.
Toxicité sur la reproduction
Fertilité : aménorrhée, insuffisance ovarienne précoce, azoospermie et parfois même stérilité irréversible.
Grossesse : lifosfamide a des effets embryotoxiques et tératogènes. Les effets tératogènes ont été observés dans 3 espèces animales (souris, rat, lapin) après administration de doses comprises entre 3 et 7.5 mg/kg.
Allaitement : l'ifosfamide peut passer dans le lait maternel.
Les solutions contenant de lalcool benzylique peuvent réduire la stabilité dHOLOXAN.
Avant reconstitution: 5 ans.
Les solutions reconstituées ou diluées doivent être conservées 24 h entre +2°C et +8°C (au réfrigérateur).
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre incolore de type III de 30 ml fermé par un bouchon en bromobutyle.
Les flacons sont emballés avec ou sans suremballage en plastique de protection. Le suremballage en plastique de protection nentre pas en contact avec le médicament et offre une protection supplémentaire de transport, ce qui augmente la sécurité pour le personnel médical et pharmaceutique.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).
Pendant le transport et le stockage de l'Holoxan, il peut éventuellement se produire une coloration du produit en raison d'une température trop élevée.
Il est facile de distinguer visuellement les flacons qui ont subi une telle altération : l'ifosfamide apparaît sous forme d'agglomérats de poudre jaunâtre ou de liquide visqueux incolore ou jaunâtre (habituellement sous forme de gouttelettes ou d'une phase continue).
Avant ladministration, les médicaments parentéraux doivent être inspectés visuellement pour déceler tout(e) particule ou changement de couleur. Avant ladministration parentérale, la substance doit être complètement dissoute.
Ne pas utiliser de flacons présentant une telle altération.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
IMMEUBLE BERLIOZ
4 BIS RUE DE LA REDOUTE
78280 GUYANCOURT
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 369 177 2 9 : poudre pour solution injectable en flacon (verre), boite de 1.
· 34009 369 178 9 7 : poudre pour solution injectable en flacon (verre), boite de 5.
· 34009 369 179 5 8 : poudre pour solution injectable en flacon (verre), boite de 10.
· 34009 369 180 3 0 : poudre pour solution injectable en flacon (verre), boite de 50.
· 34009 550 286 9 7 : 1000 mg en flacon (verre) avec suremballage; boîte de 1.
· 34009 550 287 1 0 : 1000 mg en flacon (verre) avec suremballage; boîte de 5.
· 34009 550 287 2 7 : 1000 mg en flacon (verre) avec suremballage; boîte de 10.
· 34009 550 287 3 4 : 1000 mg en flacon (verre) avec suremballage; boîte de 50.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Spécialité inscrite sur la liste prévue à l'article L.5126-4 du CSP.
Médicaments liés cités dans ce texte
- UROMITEXAN 1 g/10 mL, solution à diluer pour perfusion
- BUSULFAN ACCORD 6 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ANCOTIL 1 POUR CENT, solution pour perfusion
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