GLATIRAMER MYLAN 20 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie
CIS 61853027
Informations à jour au 30 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 30/09/2020
GLATIRAMER MYLAN 20 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml de solution injectable contient 20 mg d'acétate de glatiramère*, correspondant à 18 mg de glatiramère base par seringue préremplie.
*L'acétate de glatiramère est le sel acétate de polypeptides synthétiques comprenant quatre acides aminés naturels : acide L-glutamique, L-alanine, L-tyrosine et L-lysine avec une fraction molaire moyenne de respectivement 0,129-0,153, 0,392-0,462, 0,086-0,100 et 0,300-0,374. Le poids moléculaire moyen de l'acétate de glatiramère est compris entre 5 000 et 9 000 daltons. En raison de la complexité de sa composition, aucun polypeptide spécifié ne peut être totalement caractérisé, y compris en termes de séquence d'acides aminés bien que la composition finale de l'acétate de glatiramère ne soit pas entièrement aléatoire.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide, incolore à légèrement jaune/brunâtre exempte de particules visibles.
La solution injectable a un pH de 5,5 - 7,0 et une osmolarité d'environ 265 mOsmol/l.
4.1. Indications thérapeutiques
L'acétate de glatiramère nest pas indiqué dans le traitement des formes progressives demblée ou secondairement progressives de sclérose en plaques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie recommandée chez l'adulte est de 20 mg d'acétate de glatiramère (une seringue préremplie) administrés par voie sous-cutanée une fois par jour.
En létat actuel des connaissances, la durée de traitement ne peut être précisée.
La décision dun traitement de longue durée sera prise sur la base dune évaluation clinique personnalisée au cas par cas par le médecin prescripteur.
Personnes âgés
Lacétate de glatiramère na pas été étudié spécifiquement chez les personnes âgées.
Insuffisants rénaux
Lacétate de glatiramère na pas été étudié spécifiquement chez les patients atteints dune insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de lacétate de glatiramère chez les enfants et les adolescents nont pas été établies.
Cependant, des données publiées limitées suggèrent que le profil de sécurité chez ladolescent âgé de 12 à 18 ans traité par 20 mg dacétate de glatiramère en sous-cutanée tous les jours est comparable à celui observé chez les adultes.
Il n'existe pas assez d'information disponible sur l'utilisation de l'acétate de glatiramère chez l'enfant de moins de 12 ans pour recommander son utilisation. Par conséquent, l'acétate de glatiramère ne doit pas être utilisé dans cette population.
Mode dadministration
GLATIRAMER MYLAN doit être administré par voie sous-cutanée.
Les patients doivent être formés aux techniques dauto-injection. Ils doivent être surveillés par un professionnel de santé lors de leur première auto-injection et pendant les 30 minutes qui suivent.
Un site différent doit être choisi pour chaque injection, ce qui réduira les risques dirritation ou de douleur au site dinjection. Les sites dauto-injection comprennent labdomen, les bras, les hanches et les cuisses.
Le dispositif MYJECT est à disposition des patients souhaitant effectuer leur injection à laide dun dispositif dinjection. Le dispositif MYJECT est un auto-injecteur qui doit être utilisé avec les seringues préremplies de GLATIRAMER MYLAN et il na pas été testé avec dautres seringues préremplies. Le dispositif MYJECT doit être utilisé selon le mode demploi fourni par le fabricant du dispositif.
Lacétate de glatiramère est contre-indiqué dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à la substance active (acétate de glatiramère) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le médecin prescripteur doit expliquer au patient que dans les minutes suivant l'injection de lacétate de glatiramère, une réaction peut survenir, associant un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitations ou tachycardie (voir rubrique 4.8). Dans leur majorité, ces symptômes sont généralement transitoires et disparaissent spontanément sans séquelle. Si un effet indésirable sévère survient, le patient doit immédiatement arrêter le traitement par lacétate de glatiramère et contacter son médecin ou un service médical durgence. Un traitement symptomatique adapté pourra être instauré si nécessaire.
Il ny a pas de données suggérant quune population particulière de patients est plus à risque de présenter de telles réactions. Cependant, la prudence est requise lorsque l'on administre lacétate de glatiramère à des patients ayant des antécédents daffections cardiaques. Ces patients doivent être suivis régulièrement durant le traitement.
Des convulsions et/ou des réactions anaphylactoïdes ou allergiques ont été rarement rapportées.
Des réactions d'hypersensibilité sévères (telles que bronchospasme, anaphylaxie ou urticaire) peuvent rarement se produire. Dans le cas de réactions graves, un traitement approprié devra être instauré et le traitement par lacétate de glatiramère devra être arrêté.
Des anticorps anti-acétate de glatiramère ont été détectés dans le sérum de patients traités au long cours par lacétate de glatiramère. Les taux maximaux ont été atteints en moyenne après 3 à 4 mois de traitement, puis ces taux ont diminué et se sont stabilisés à un niveau légèrement supérieur par rapport à la valeur initiale.
Il ny a pas de données disponibles suggérant que ces anticorps anti-acétate de glatiramère soient de type neutralisant ou que leur production puisse altérer l'efficacité clinique de lacétate de glatiramère.
Chez les patients insuffisants rénaux, la fonction rénale doit être surveillée pendant la durée de traitement par lacétate de glatiramère. Bien que l'existence de dépôt glomérulaire de complexes immuns n'ait pas été démontrée, cette possibilité ne peut être exclue.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les interactions entre lacétate de glatiramère et d'autres médicaments n'ont pas été évaluées de façon systématique.
Les données des essais cliniques et lexpérience après la commercialisation ne suggèrent pas d'interactions significatives de lacétate de glatiramère avec les traitements communément administrés aux patients atteints de SEP, y compris l'utilisation concomitante de corticostéroïdes pendant une durée allant jusqu'à 28 jours.
Des études in vitro suggèrent que l'acétate de glatiramère est fortement lié aux protéines plasmatiques mais nest pas déplacé par ou ne déplace pas la phénytoïne ou la carbamazépine. Néanmoins, dans la mesure où l'acétate de glatiramère possède théoriquement la capacité d'affecter la distribution des substances se liant aux protéines plasmatiques, lutilisation concomitante de tels médicaments doit être étroitement surveillée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Allaitement
On ne sait pas si lacétate de glatiramère ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez le rat, aucun effet significatif sur la progéniture n'a été observé, à l'exception d'une légère réduction du gain pondéral chez la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de l'allaitement (voir rubrique 5.3).
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement par lacétate de glatiramère, en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Dans toutes les études cliniques, les réactions aux sites dinjection ont été les effets indésirables les plus fréquents et ont été rapportées par une majorité de patients traités par lacétate de glatiramère. Dans les études contrôlées, le pourcentage de patients ayant rapporté ces réactions au moins une fois, était plus important dans les groupes traités par lacétate de glatiramère par rapport au groupe placebo (70 % vs 37 %). Les réactions aux sites dinjection les plus fréquemment rapportées pendant des essais cliniques et après la commercialisation de lacétate de glatiramère ont été : érythème, douleur, induration, prurit, dème, inflammation et hypersensibilité, et de rares cas de lipoatrophie et nécrose cutanée.
Des réactions immédiates post-injection ont été décrites. Elles comprenaient au moins un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitation ou tachycardie (voir rubrique 4.4). Une telle réaction peut survenir dans les minutes qui suivent l'injection de lacétate de glatiramère. Au moins un des symptômes caractérisant cette réaction immédiate post-injection a été rapporté au moins une fois par 31 % des patients recevant lacétate de glatiramère comparé à 13 % dans le groupe placebo.
Tous les effets indésirables, rapportés plus fréquemment chez les patients traités par lacétate de glatiramère que chez ceux recevant le placebo, sont présentés dans le tableau ci-après. Ces résultats sont issus de 4 essais pivots en double aveugle contre placebo, au cours desquels 512 patients ont reçu lacétate de glatiramère et 509 ont reçu un placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois.
Trois essais portant sur la SEP de type récurrente/rémittente (SEPRR) ont inclus un total de 269 patients traités par lacétate de glatiramère et 271 patients ayant reçu le placebo, pendant une durée allant jusqu'à 35 mois. Le quatrième essai, réalisé chez des patients qui avaient présenté un premier évènement clinique et qui étaient considérés comme présentant un risque élevé de développer une SEP cliniquement définie, incluait 243 patients traités par lacétate de glatiramère et 238 patients ayant reçu le placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois.
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Classe de systèmes dorganes (CSO) |
Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) |
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Infections et infestations |
Infection, grippe |
Bronchite, gastro-entérite, infection à herpès simplex, otite moyenne, rhinite, abcès dentaire, candidose vaginale* |
Abcès, cellulite, furoncle, zona, pyélonéphrite |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) |
Tumeur cutanée bénigne, tumeur |
Cancer cutané |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Lymphadénopathie* |
Leucocytose, leucopénie, splénomégalie, thrombocytopénie, anomalies morphologiques des lymphocytes |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité |
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Affections endocriniennes |
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Goitre, hyperthyroïdie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Anorexie, prise de poids* |
Intolérance à lalcool, goutte, hyperlipidémie, hypernatrémie, diminution de la ferritine sérique |
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Affections psychiatriques |
Anxiété*, dépression |
Nervosité |
Rêves anormaux, état confusionnel, état euphorique, hallucination, hostilité, manie, troubles de la personnalité, tentative de suicide |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Dysgueusie, hypertonie, migraine, trouble de lélocution, syncope, tremblements* |
Syndrome du canal carpien, trouble cognitif, convulsions, dysgraphie, dyslexie, dystonie, trouble moteur, myoclonie, névrite, blocage neuromusculaire, nystagmus, paralysie, paralysie du nerf sciatique, stupeur, déficit du champ visuel |
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Affections oculaires |
Diplopie, affection oculaire* |
Cataracte, lésion de la cornée, sécheresse oculaire, hémorragie oculaire, ptosis, mydriase, atrophie optique |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Affection de loreille |
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Affections cardiaques |
Palpitations*, tachycardie* |
Extrasystoles, bradycardie sinusale, tachycardie paroxystique |
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Affections vasculaires |
Vasodilatation* |
Varice |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée* |
Toux, rhinite saisonnière |
Apnée, épistaxis, hyperventilation, laryngospasme, affection pulmonaire, sensation détouffement |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées* |
Affection ano-rectale, constipation, caries dentaires, dyspepsie, dysphagie, incontinence fécale, vomissements* |
Colite, polype du colon, entérocolite, éructation, ulcère sophagien, parodontite, hémorragie rectale, augmentation du volume des glandes salivaires |
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Affections hépatobiliaires |
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Test de la fonction hépatique anormal |
Cholélithiase, hépatomégalie |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Eruption cutanée* |
Ecchymose, hyperhydrose, prurit, affection cutanée*, urticaire |
Angioedème, dermite de contact, érythème noueux, nodule cutané |
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Affections musculo- squelettiques et systémiques |
Arthralgie, dorsalgie* |
Cervicalgie |
Arthrite, bursite, douleur du flanc, atrophie musculaire, ostéoarthrite |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Miction impérieuse, pollakiurie, rétention urinaire |
Hématurie, néphrolithiase, affection du tractus urinaire, anomalie des urines |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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Avortement |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Engorgement mammaire, dysfonctionnement érectile, prolapsus pelvien, priapisme, affections prostatiques, frottis vaginal anormal, affections testiculaires, hémorragie vaginale, affection vulvo-vaginale |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie, douleur thoracique*, réactions au site dinjection*§, douleur* |
Frissons*, dème du visage*, atrophie au site dinjection♣, réaction locale*, dème périphérique, dème, fièvre |
Kyste, sensation de « gueule de bois », hypothermie, réaction immédiate post-injection inflammation, nécrose au site dinjection, affection des muqueuses |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Syndrome post-vaccinal |
* Incidence supérieure de plus de 2 % (>2/100) dans le groupe traité par lacétate de glatiramère par rapport au groupe placebo. La différence dincidence des effets indésirables sans le symbole * est inférieure ou égale à 2 % entre le groupe traité par lacétate de glatiramère et le groupe placebo.
§ Le terme « réactions au site dinjection » (différents types) reprend tous les effets indésirables survenant au site dinjection, à lexception de latrophie au site dinjection et de la nécrose au site dinjection, qui sont présentées séparément dans le tableau.
♣ Comprend des termes qui correspondent à une lipoatrophie localisée aux sites d'injection.
Dans le quatrième essai mentionné ci-dessus, une phase de traitement en ouvert a suivi la phase contrôlée versus placebo (voir rubrique 5.1). Aucune modification du profil de sécurité connu de lacétate de glatiramère n'a été observée pendant la période dextension en ouvert allant jusqu'à 5 ans.
Les réactions suivantes ont été rapportées chez des patients atteints de sclérose en plaques traités par lacétate de glatiramère dans des études cliniques non contrôlées et depuis la commercialisation : réaction dhypersensibilité (incluant de rares cas danaphylaxie, > 1/10000, < 1/1000).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Quelques cas de surdosage avec lacétate de glatiramère (jusquà 300 mg dacétate de glatiramère) ont été rapportés. Ces cas nont été associés à aucun effet indésirable autre que ceux mentionnés dans la rubrique 4.8.
Prise en charge
En cas de surdosage, les patients doivent être suivis et un traitement symptomatique approprié doit être instauré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le mécanisme d'action par lequel l'acétate de glatiramère exerce ses effets thérapeutiques dans les formes rémittentes de SEP n'est pas entièrement élucidé mais lon suppose que lacétate de glatiramère impliquerait une modulation du système immunitaire.
Des études menées chez lanimal et chez des patients atteints de SEP suggèrent que lacétate de glatiramère agit sur les cellules responsables de limmunité innée, notamment les monocytes, les cellules dendritiques et les lymphocytes B, qui modulent les fonctions adaptatives des lymphocytes B et T induisant une sécrétion anti-inflammatoire et régulatrice des cytokines. On ne sait pas si l'effet thérapeutique est médié par les effets cellulaires décrits ci-dessus car la physiopathologie de la SEP n'est que partiellement comprise.
Efficacité et sécurité clinique
SEP-RR :
Un total de 269 patients ont été traités par lacétate de glatiramère dans trois études cliniques contrôlées. La première était une étude dune durée de deux ans chez 50 patients (acétate de glatiramère n = 25, placebo n = 25) chez qui on a diagnostiqué une SEP récurrente/rémittente selon les critères standards de l'époque avec au moins deux poussées de troubles neurologiques (exacerbation) au cours des deux années précédentes. La deuxième étude a utilisé les mêmes critères dinclusion et comprenait 251 patients traités durant une période allant jusquà 35 mois (acétate de glatiramère n = 125, placebo n = 126). La troisième, une étude de 9 mois chez 239 patients (acétate de glatiramère n = 119, placebo n = 120) avait les mêmes critères d'inclusion que les deux premières études avec le critère supplémentaire suivant : les patients devaient avoir au moins une lésion rehaussée au gadolinium sur l'IRM de screening.
Dans les essais cliniques chez les patients présentant une SEP et recevant de lacétate de glatiramère, une réduction significative du nombre de rechutes, comparativement au groupe sous placebo, a été observée.
Dans la plus grande étude contrôlée, le taux de rechutes était réduit de 32 % ; il était de 1,98 dans le groupe sous placebo par rapport à 1,34 dans le groupe sous acétate de glatiramère.
Des données dexposition au produit pendant une période allant jusquà 12 ans chez 103 patients traités par lacétate de glatiramère sont disponibles.
Lacétate de glatiramère a également montré des effets bénéfiques par rapport au placebo sur les paramètres IRM validés dans le cadre d'une SEP récurrente/rémittente.
Acétate de glatiramère 20 mg/ml : au cours de l'étude contrôlée 9001/9001E, ayant recruté 251 patients, suivis jusquà 35 mois (incluant l'étude 9001E qui est la phase dextension en aveugle de létude 9001), le pourcentage cumulé de patients ayant une progression confirmée du handicap à 3 mois était de 29,4 % dans le groupe placebo versus 23,2 % dans le groupe traité par lacétate de glatiramère (p = 0,199).
Aucune donnée ne montre que le traitement par lacétate de glatiramère a un effet sur la durée ou la gravité des poussées.
Actuellement, il n'y a pas de données en faveur de l'utilisation de lacétate de glatiramère chez les patients atteints de sclérose en plaques de forme primaire, ou secondairement progressive.
Evénement clinique unique suggérant une SEP :
Un essai clinique contrôlé sous placebo incluant 481 patients (acétate de glatiramère n = 243, placebo n = 238) ayant présenté un événement clinique isolé bien défini avec une manifestation neurologique monofocal et des résultats d'IRM hautement évocateurs d'une SEP (au moins deux lésions cérébrales supérieures à 6 mm de diamètre sur l'IRM en T2). Toute maladie autre que la SEP expliquant mieux la symptomatologie du patient devait être exclue. La phase contrôlée sous placebo a été suivie dune phase de traitement en ouvert. Les patients ayant présenté des symptômes de SEP ou qui sont restés asymptomatiques pendant trois ans, quel que soit lévénement survenu en premier, ont été assignés au traitement médicamenteux actif au cours dune phase dextension en ouvert dune durée supplémentaire de deux ans, soit une durée totale de traitement de maximum 5 ans. Sur les 243 patients initialement randomisés pour recevoir lacétate de glatiramère, 198 ont poursuivi le traitement par lacétate de glatiramère pendant la phase en ouvert. Sur les 238 patients initialement randomisés pour recevoir le placebo, 211 sont passés au traitement par lacétate de glatiramère pendant la phase en ouvert.
Au cours de la phase contrôlée sous placebo dune durée maximum de 3 ans, lacétate de glatiramère a retardé la progression du premier événement clinique vers la sclérose en plaques cliniquement définie (SEP-CD) selon les critères de Poser de manière statistiquement et cliniquement significative, correspondant à une réduction du risque de 45 % (Hazard Ratio = 0,55; IC 95 % [0,40; 0,77], valeur-p = 0,0005). La proportion de patients ayant évolué vers une SEP-CD était de 43 % dans le groupe placebo et de 25 % dans le groupe de lacétate de glatiramère.
Leffet favorable du traitement par lacétate de glatiramère par rapport au placebo a également été démontré pour deux critères dévaluation secondaires à lIRM, c'est-à-dire, le nombre de nouvelles lésions en T2 et le volume des lésions en T2.
Des analyses post-hoc en sous-groupes ont été réalisées chez des patients avec différentes caractéristiques de base, afin didentifier la population présentant un risque élevé de développer une deuxième poussée. Chez les patients présentant à lIRM initiale au moins une lésion de réhausssement au gadolinium en T1 et 9 lésions ou plus en T2, la progression vers la SEP-CD a été avérée chez 50 % des patients sous placebo contre 28 % pour les patients sous acétate de glatiramère en 2,4 ans. Chez les sujets avec 9 lésions initiales ou plus en T2, la progression vers la SEP-CD a été avérée chez 45 % des patients sous placebo contre 26 % sous acétate de glatiramère en 2,4 ans. Cependant, limpact du traitement précoce par lacétate de glatiramère sur lévolution de la maladie à long terme nest pas connu, même dans ces sous-groupes à haut risque, car létude a été principalement conçue pour évaluer le moment de survenue du deuxième événement. Dans tous les cas, le traitement doit être uniquement envisagé chez les patients considérés à haut risque.
Leffet observé pendant la phase contrôlée sous placebo sest maintenu pendant la période de suivi à long terme allant jusquà 5 ans. Le délai de progression entre lobservation de la première manifestation clinique et une sclérose en plaques cliniquement définie (SEP-CD) était prolongé chez les patients ayant reçu un traitement précoce par lacétate de glatiramère, en comparaison avec les patients traités tardivement par lacétate de glatiramère, avec une réduction de risque de 41 % pour le traitement précoce par rapport au traitement plus tardif (Hazard Ratio = 0,59 ; IC à 95 % [0,44 ; 0,80], valeur p=0,0005). La proportion des sujets du groupe « traitement plus tardif » ayant présenté une progression était plus élevée (49,6 %), en comparaison avec ceux du groupe « traitement précoce » (32,9 %).
Un effet constant sur le nombre annualisé des lésions en faveur du traitement précoce par rapport au traitement plus tardif a été observé au cours de la durée totale de létude, celui des nouvelles lésions T1 rehaussées par Gd (réduction de 54 % ; p<0,0001), celui des nouvelles lésions T2 (réduction de 42 % ; p<0,0001) et des nouvelles lésions T1 hypo-intenses (réduction de 52 % ; p<0,0001). Un effet de réduction en faveur du traitement précoce par rapport au traitement plus tardif a également été observé pour le nombre total de nouvelles lésions T1 rehaussées par Gd (réduction de 46 % ; p=0,001), pour le volume des lésions T1 rehaussées par Gd (différence moyenne de -0,06 ml ; p<0,001) ainsi que pour le nombre total de nouvelles lésions T1 hypo-intenses (réduction de 46 % ; p<0,001) mesurées pendant toute la durée de létude.
Aucune différence significative na été observée entre les cohortes de traitement précoce et plus tardif au niveau du volume des lésions T1 hypo-intenses ou de latrophie cérébrale sur une période de 5 ans. Néanmoins, lanalyse de latrophie cérébrale au moyen de la dernière valeur observée (ajustée en fonction de lexposition au traitement) a mis en évidence une réduction en faveur du traitement précoce par lacétate de glatiramère (la variation moyenne du pourcentage de volume cérébral était de 0,28 % ; p=0,0209).
GLATIRAMER MYLAN 20 mg/ml, solution injectable en seringue préremplie est un médicament essentiellement similaire. Des informations détaillées sont disponibles sur le site internet du « MRI product index » : http://mri.medagencies.org/Human/.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
5.3. Données de sécurité préclinique
Un dépôt de complexe immun dans les glomérules rénaux a été rapporté chez un petit nombre de rats et de singes traités pendant au moins 6 mois. Dans une étude d'une durée de 2 ans chez le rat, il n'a pas été observé de dépôt de complexes immuns dans les glomérules rénaux.
Une réaction anaphylactique a été rapportée après administration à des animaux sensibilisés (cobaye et souris). La pertinence de ces résultats pour l'Homme est inconnue.
Une toxicité au site d'injection après administration répétée a été observée fréquemment chez l'animal.
Chez le rat, on a observé une réduction légère mais statistiquement significative du gain pondéral de la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de lallaitement aux doses sous-cutanées ≥ 6mg/kg/jour (2,83 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez lHomme pour un adulte de 60 kg sur la base de mg/m2) par rapport au groupe témoin. Aucun autre effet significatif sur la croissance de la progéniture et le développement du comportement n'a été observé.
Mannitol, eau pour préparations injectables
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière.
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Ne pas congeler.
Si les seringues préremplies ne peuvent être conservées au réfrigérateur, elles peuvent être conservées entre 15°C et 25°C, une seule fois, jusquà 1 mois maximum.
Après cette période de 1 mois, si les seringues préremplies dacétate de glatiramère nont pas été utilisées et sont toujours dans leur emballage dorigine, elles doivent être remises au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Le médicament est conditionné en seringue préremplie à usage unique constituée dun cylindre en verre avec une aiguille intégrée. Un bouchon en caoutchouc (bromobutyle de type 1) est monté sur le cyclindre assurant la fermeture et agit comme piston lors de linjection. Une tige d'entraînement est vissée au bouchon en caoutchouc. L'aiguille est recouverte d'un capuchon protecteur.
Le volume de solution contenue dans une seringue est de 1.0 ml.
7 seringues préremplies
28 seringues préremplies
30 seringues préremplies
90 (3x30) seringues préremplies
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Réservé à un usage unique. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 009 3 6 : 7 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml.
· 34009 301 009 4 3 : 28 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml.
· 34009 301 009 5 0 : 30 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml.
· 34009 550 341 1 7 : 90 (3x30) seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en neurologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.