BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual
CIS 61872472
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ANSM - Mis à jour le : 23/11/2021
BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Buprénorphine ................................................................................................................... 8,00 mg
Sous forme de chlorhydrate de buprénorphine.
Pour un comprimé sublingual.
Excipient à effet notoire : lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rond, blanc, biconvexe, gravé « 8 » sur une face, une flèche étant gravée sur l'autre face.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d'une thérapeutique globale de prise en charge médicale, sociale et psychologique.
Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement de la dépendance aux opioïdes.
4.2. Posologie et mode d'administration
Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre dune prise en charge globale de la dépendance aux opioïdes.
Le résultat du traitement dépend, d'une part, de la posologie prescrite et d'autre part, des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées pour le suivi des patients.
Précautions à prendre avant linduction du traitement
Avant dinstaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d'action longue ou courte), l'intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d'opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes.
Afin déviter de précipiter lapparition d'un syndrome de sevrage, linduction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès lapparition des signes objectifs et évidents de sevrage(démontré par ex., par un score indiquant un sevrage léger à modéré sur l'échelle clinique validée des symptômes de sevrage des opioïdes (COWS)).
Chez les patients dépendants à lhéroïne ou aux opioïdes à courte durée daction, la première dose de buprénorphine doit être prise lors de lapparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise dopioïdes. Chez les patients recevant de la méthadone la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie maximum de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la méthadone doit être prise en compte lors de linstauration du traitement par buprénorphine.
La première dose de buprénorphine ne doit être prise que lorsque des signes de sevrage apparaissent et généralement pas moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.
Un bilan hépatique et la recherche d'une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique 4.4).
Posologie
Mise en place du traitement (induction) :
La dose initiale recommandée chez ladulte et ladolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg en une prise quotidienne. Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction des besoins individuels du patient.
Pendant la phase dinstauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de sassurer que le comprimé est placé correctement sous la langue et dobserver la réponse du patient au traitement, ce qui permettra dadapter efficacement la dose administrée en fonction de leffet clinique obtenu chez le patient.
Adaptation posologique et traitement d'entretien :
Suite à linduction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose dentretien au cours des quelques jours qui suivent en adaptant progressivement la dose administrée en fonction de leffet clinique obtenu chez le patient. Ladaptation de la posologie par paliers de 2 à 8 mg de buprénorphine est fonction de la réévaluation de létat clinique et psychologique du patient et ne doit pas dépasser la posologie maximale de 24 mg par jour de buprénorphine.
Une délivrance quotidienne de la buprénorphine est recommandée, notamment pendant la période d'instauration du traitement. Par la suite et après stabilisation de son état, des quantités de médicament pour plusieurs jours de traitement pourront être remises au patient. Il est recommandé, cependant, de limiter la quantité du médicament délivré en une fois à 7 jours au maximum.
Administration non quotidienne
Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à une administration tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient. Par exemple, un patient stabilisé recevant une dose quotidienne de 8 mg de buprénorphine peut recevoir 16 mg de buprénorphine un jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires. Chez certains patients, après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à 3 administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux fois la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne du patient, sans traitement les jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne doit dépasser 24 mg de buprénorphine par jour. Cette posologie peut ne pas convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne > 8 mg de buprénorphine/jour.
Réduction des doses et arrêt du traitement (arrêt progressif) :
Lorsque lévaluation clinique et la volonté du patient conduisent à envisager larrêt du traitement, celui-ci doit être effectué avec prudence. La décision darrêter le traitement par la buprénorphine après une période d'entretien ou de stabilisation brève doit être prise dans le cadre dune prise en charge globale. Pour éviter des symptômes de sevrage et une rechute éventuelle, dans les cas favorables, la dose de buprénorphine peut être diminuée progressivement jusquà larrêt du traitement. Après une période de stabilisation jugée satisfaisante, si le patient laccepte, le médecin pourra proposer au patient de diminuer progressivement sa dose de buprénorphine, jusqu'à un arrêt total du traitement de substitution dans les cas favorables. La mise à disposition de comprimés sublinguaux dosés respectivement à 0,4 mg, 2 mg et 8 mg permet une diminution progressive de la posologie. Durant la période d'arrêt du traitement, une attention particulière sera portée aux risques de rechute.
Populations particulières
Sujets âgés
La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les patients âgés de plus de 65 ans nont pas été établies. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Insuffisance hépatique:
Un bilan hépatique et la recherche dune hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement.
Leffet de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude réalisée après commercialisation.
En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints dinsuffisance hépatique. Lexposition systémique est légèrement augmentée chez les sujets atteints dune insuffisance hépatique légère et aucun ajustement de posologie nest jugé nécessaire. Après administration dune dose unique de 2 mg, lexposition systémique totale est significativement augmentée chez les sujets atteints dinsuffisance hépatique modérée (1,6 fois) et sévère (2,8 fois) comparée aux sujets sains. Les patients doivent être surveillés afin déviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine. Buprénorphine Teva doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée et une diminution de la dose initiale et de la dose dentretien doit être considérée. Compte tenu dune exposition élevée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère et dune possible accumulation après ladministration de doses répétées, Buprénorphine Teva ne doit pas être utilisé chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant dun dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé datteinte accélérée du foie. Un bilan hépatique initial et la recherche d'une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale:
La modification de la posologie de la buprénorphine nest généralement pas nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les enfants âgés de moins de 15 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
En raison de l'absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à 17 ans), ces patients doivent être surveillés plus étroitement pendant le traitement.
Mode dadministration
Administration par voie sublinguale : les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament.
Le comprimé doit être maintenu sous la langue jusqu'à dissolution complète, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes. Les patients ne doivent pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons avant la dissolution complète du comprimé.
Une dose se compose de comprimés de Buprénorphine Teva de différents dosages, qui peuvent être placés sous la langue simultanément ou en deux parts ; la deuxième part doit être placée sous la langue dès que le ou les comprimés de la première part sont dissous. Pour des instructions spécifiques concernant la posologie pendant le traitement dinduction, de stabilisation et dentretien, se reporter aux sections ci-dessus intitulées « Mise en place du traitement (induction) » et « Adaptation posologique et traitement dentretien ».
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Enfants de moins de 15 ans.
· Insuffisance respiratoire sévère.
· Insuffisance hépatique sévère.
· Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.
· Association à la méthadone, les analgésiques morphiniques de palier III, la naltrexone, et le nalméfène (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de la pharmacodépendance aux opioïdes.
Utilisation chez ladolescent : en raison de l'absence de données chez ladolescent (âgé de 15 à 17 ans), les patients appartenant à cette tranche dâge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.
Il est recommandé que ce traitement soit prescrit par des médecins assurant une prise en charge thérapeutique globale de la dépendance aux opioïdes (voir rubrique « Conditions de Prescription et de Délivrance »).
Mésusage, abus et usage détourné
Tout comme les autres opioïdes, licites ou illicites, la buprénorphine peut être mal utilisée ou utilisée de manière abusive. Parmi les risques de mésusage et dabus figurent le surdosage, la propagation dinfections virales ou dinfections localisées et systémiques transmises par voie sanguine, la dépression respiratoire et latteinte hépatique. Le mauvais usage de la buprénorphine par une personne autre que le patient à qui le produit est destiné risque également de créer une nouvelle catégorie d'individus primodépendants à cette substance ; ce type dutilisation peut aussi apparaître lorsque le médicament est distribué directement par le patient en vue dun usage illicite ou lorsque le médicament est volé, nétant pas conservé en lieu sûr.
En cas de mésusage intentionnel du médicament par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite), des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections aiguës, telles que des pneumonies ou des endocardites, ont été rapportées.
Un traitement sous-optimal par la buprénorphine peut indiquer un mauvais usage du médicament par le patient, pouvant entraîner un surdosage ou labandon du traitement. Un patient sous-dosé en buprénorphine peut continuer à gérer ses symptômes de sevrage et son envie irrépressible de consommer des opioïdes, de lalcool ou dautres nooleptiques (par exemple des benzodiazépines).
Afin de réduire le risque de mésusage, dabus et dusage détourné, les médecins doivent prendre les mesures qui simposent lorsquils prescrivent et administrent la buprénorphine, par exemple éviter de donner des ordonnances pour de multiples renouvellements dès le début de traitement ; dautre part, ils doivent effectuer des visites de suivi du patient tout en mettant en place un contrôle clinique adapté aux besoins du patient.
Dépression respiratoire
Risque associé à lutilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés :
Lutilisation concomitante de BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces sédatifs doit être réservée aux patients ne disposant pas dautres options thérapeutiques. Si la décision est prise de prescrire BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual de façon concomitante avec des sédatifs, il convient dutiliser la dose efficace la plus faible et la durée du traitement doit être aussi courte que possible. Les patients doivent être suivis étroitement pour détecter des signes et symptômes éventuels de dépression respiratoire et de sédation. À ce sujet, il est fortement recommandé dinformer les patients et leurs soignants de faire attention à ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Des cas de décès par dépression respiratoire ont été observés, particulièrement lorsque la buprénorphine navait pas été utilisée conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés après la prise concomitante de buprénorphine et dautres dépresseurs tels que lalcool ou dautres opioïdes. Ladministration de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux opioïdes, qui ne sont pas tolérantes aux effets des opioïdes, peut entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.
Ce produit doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints dasthme ou dinsuffisance respiratoire (telle qu'une maladie pulmonaire obstructive chronique, un cur pulmonaire, une diminution de la capacité respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (déformation de la colonne vertébrale pouvant entraîner une dyspnée).
Les patients présentant les facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques ci-dessus doivent être surveillés et une réduction de la dose peut être envisagée.
La buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants et les personnes non dépendantes qui lingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Les patients doivent être avertis de conserver les plaquettes en sûreté, de ne jamais sortir à lavance les comprimés de la plaquette, de tenir les plaquettes hors de portée des enfants et des autres membres de la famille et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service durgence doit être immédiatement contacté en cas dingestion accidentelle ou de suspicion dingestion.
Syndrome sérotoninergique
Ladministration concomitante de BUPRENORPHINE TEVA et dautres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir rubrique 4.5).
Si un traitement concomitant avec dautres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé dobserver attentivement le patient, tout particulièrement pendant linstauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de létat mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment lapnée centrale du sommeil (ACS) et lhypoxémie liée au sommeil. Le risque dACS augmente en fonction de la dose dopioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale dopioïdes doit être envisagée.
Dépression du SNC
La buprénorphine peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu'il y a prise/administration concomitante avec de lalcool ou avec des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines, tranquillisants, sédatifs ou hypnotiques) (voir rubriques 4.5 et 4.7).
Dépendance
Des études chez lanimal, ainsi que des données cliniques, ont démontré quen cas dadministration chronique, la buprénorphine, un agoniste partiel des récepteurs µ aux opioïdes, peut provoquer une dépendance, celle-ci étant toutefois moindre que celle provoquée par un agoniste complet (tel que la morphine).
L'interruption brutale du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage, dont les premiers signes peuvent apparaître plus tard.
Hépatite, atteintes hépatiques
Des cas d'hépatite aiguë grave ont été rapportés lors de mésusage, notamment par voie intraveineuse (voir rubrique 4.8). Ces atteintes hépatiques ont surtout été observées à fortes doses, et pourraient être dues à une toxicité mitochondriale. Dans de nombreux cas, la présence dun dysfonctionnement mitochondrial préexistant (maladie génétique, anomalies enzymatiques hépatiques, infection par le virus de lhépatite B ou de lhépatite C, abus dalcool, anorexie, utilisation concomitante dautres médicaments potentiellement hépatotoxiques) et la persistance dinjections de drogues peuvent être responsables de latteinte hépatique ou y contribuer.
Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant dun dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé datteinte du foie et ces facteurs sous-jacents doivent être pris en compte avant la prescription de buprénorphine et au cours du traitement (voir rubrique 4.2).
En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être pratiqué. En fonction des résultats obtenus, le traitement peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition de symptômes de sevrage et d'éviter le retour à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite du traitement, il faudra étroitement surveiller la fonction hépatique.
Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes
Lors de l'instauration du traitement par la buprénorphine, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la buprénorphine et être conscient que le traitement peut précipiter lapparition dun syndrome de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes, particulièrement si le traitement est administré moins de 6 heures après la dernière utilisation dhéroïne ou dun autre opioïde à durée daction courte, ou sil est administré moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone (conformément à la longue demi-vie de la méthadone).
Les patients doivent être surveillés de près lors du passage de la méthadone à la buprénorphine car des symptômes de sevrage ont été signalés. Afin déviter de précipiter lapparition dun syndrome de sevrage, linduction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès lapparition des signes objectifs de sevrage (voir rubrique 4.2).
Les symptômes de sevrage peuvent aussi être associés à un sous-dosage.
Réactions allergiques
Des cas dhypersensibilité aiguë et chronique à la buprénorphine ont été rapportés dans les études cliniques et après la mise sur le marché. Les signes et symptômes les plus fréquents sont : rash, urticaire et prurit. Des cas de bronchospasme, dangidème et de choc anaphylactique ont été signalés. Des antécédents dhypersensibilité à la buprénorphine constituent une contre-indication à lutilisation de la buprénorphine.
Insuffisance hépatique
Leffet de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude avec administration dune dose unique réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée et sévère.
Les patients doivent être surveillés afin déviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine. Buprénorphine Teva doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée. Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère, lutilisation de la buprénorphine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Insuffisance rénale
L'élimination rénale peut être prolongée, car 30 % de la dose administrée sont éliminés par la voie rénale. Les métabolites de la buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Mises en garde générales relatives à la classe des opioïdes
Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique.
Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui peut être à lorigine de crises épileptiques. Comme avec les autres opioïdes, la prudence est recommandée chez les patients traités par la buprénorphine qui présentent un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et une augmentation de la pression intracrânienne ou qui ont des antécédents de crises épileptiques.
Un myosis induit par les opioïdes, des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur en tant que symptôme de la maladie peuvent interférer avec lévaluation du patient ou compliquer le diagnostic ou le traitement clinique dune maladie concomitante.
Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxdème, dhypothyroïdie ou dinsuffisance corticosurrénale (par exemple maladie dAddison).
Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints dhypotension, dhypertrophie prostatique ou de sténose urétrale.
Les opioïdes peuvent être responsables dune augmentation de la pression intra-cholédocienne et doivent donc être utilisés avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.
Les opioïdes doivent être administrés avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.
Lattention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la buprénorphine et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.
Les associations suivantes ne sont pas recommandées avec la buprénorphine : analgésiques de palier II, éthylmorphine et alcool (voir rubrique 4.5).
Excipients
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Méthadone
Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
+ Analgésiques morphiniques de palier III
Chez les patients utilisant des analgésiques de palier III, une diminution de l'effet antalgique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
+ Naltrexone et nalméfène
La naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes susceptibles de bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. Pour les patients dépendants aux opioïdes recevant un traitement par buprénorphine, la co-administration de naltrexone et de nalméfène est contre-indiquée, la naltrexone et le nalméfène pouvant précipiter l'apparition brutale de symptômes de sevrage aux opioïdes prolongés et intenses.
+ Sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés :
Lutilisation concomitante dopioïdes avec des sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de sédation, dépression respiratoire, coma et décès en raison de leffet cumulatif de dépression du SNC. La posologie et la durée de lutilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4). Il convient de surveiller étroitement les patients et d'éviter cette association en cas de risque de mésusage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Une évaluation médicale appropriée du rapport bénéfice / risque doit être initiée avant la prescription de cette association. Les patients doivent être informés quil est extrêmement dangereux de sadministrer soi-même des benzodiazépines qui nont pas été prescrites tout en prenant ce produit et doivent également être avertis quils doivent suivre scrupuleusement les indications de leur médecin lorsquils prennent des benzodiazépines (voir rubrique 4.4).
+ Analgésiques de palier II (tramadol, codéine et dihydrocodéine): Une diminution de leffet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition dun syndrome de sevrage.
+ Ethylmorphine: Chez les patients utilisant de léthylmorphine, une diminution de leffet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition dun syndrome de sevrage.
+ Alcool :
Lalcool augmente leffet sédatif de la buprénorphine, ce qui peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
Les patients doivent éviter de prendre la buprénorphine avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de lalcool.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Autres dépresseurs du système nerveux central
Dautres dérivés opioïdes (par exemple les analgésiques et les antitussifs), certains antidépresseurs, antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées administrés en association avec la buprénorphine majorent la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
En outre, les barbituriques augmentent le risque de dépression respiratoire.
+ Inhibiteurs du CYP3A4
Une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré une augmentation des Cmax et ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (denviron 50 % et 70 % respectivement) et, dans une moindre mesure, de la norbuprénorphine. Les patients traités par la buprénorphine doivent être étroitement surveillés et une diminution de la posologie peut savérer nécessaire en cas dassociation avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par exemple les inhibiteurs de la protéase tels que ritonavir, nelfinavir ou indinavir ou les antifongiques azolés (tels que kétoconazole, itraconazole, voriconazole ou posaconazole).
+ Inducteurs du CYP3A4
Dans une étude clinique réalisée sur des volontaires sains, lassociation de buprénorphine avec la rifampicine ou la rifabutine montre une diminution de 70 % et 35 % respectivement des concentrations plasmatiques de buprénorphine et lapparition de symptômes de sevrage chez 50 % des 12 volontaires. Une surveillance étroite est recommandée chez les patients traités par buprénorphine si des inducteurs (par exemple phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine) sont co-administrés. Le dosage de buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 peut être ajusté en conséquence.
+ Médicaments sérotoninergiques :
Des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut entraîner un syndrome de sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité, tremblement, hypertonie, myoclonie ou convulsions) chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance. Des cas de troubles respiratoires chez les nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent, si la mère est traitée jusquà la fin de la grossesse, une surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs jours après.
Allaitement
De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités ne sont pas suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités. Après une évaluation des facteurs de risque individuels, l'allaitement peut être envisagé chez les patientes traitées par la buprénorphine.
Fertilité
Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.
Il na pas été observé deffets indésirables sur la fertilité dans les études chez le rat ; cependant, des difficultés de mise bas ont été constatées (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de létude clinique pivot étaient les effets liés au syndrome de sevrage (par exemple insomnie, céphalées, nausées et hyperhidrose).
Liste tabulée des effets indésirables
Le Tableau 1 présente les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors dune étude clinique pivot chez les patients traités avec la buprénorphine (n=103) versus placebo (n=107). La fréquence des effets indésirables éventuels répertoriés ci-dessous est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Le Tableau 1 récapitule aussi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans la base de données de pharmacovigilance globale du titulaire, identifiés dans les études cliniques et la surveillance du produit après commercialisation. La fréquence est dite indéterminée quand leffet indésirable na pas été identifié dans létude clinique pivot.
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Tableau 1 : Effets indésirables observés dans une étude clinique pivot et/ou notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance, présentés par classe de systèmes dorganes |
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Classe de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Infections et infestations |
Infection |
Pharyngite |
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Troubles psychiatriques |
Insomnie |
Agitation Anxiété Nervosité |
Hallucination |
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Affections du système nerveux |
Céphalée |
Migraine Paresthésie Somnolence Syncope Vertige Hyperkinésie |
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Affections vasculaires |
Hypotension orthostatique |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Dépression respiratoire1 |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées Douleur abdominale |
Constipation Vomissement |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Hyperhidrose |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Spasmes musculaires |
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Affections des organes reproducteurs et du sein |
Dysménorrhée Leucorrhée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Syndrome de sevrage |
Asthénie |
Syndrome de sevrage néonatal2 |
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Affections du système immunitaire |
Réactions dhypersensibilité3 |
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Affections hépatiques |
Augmentation des transaminases, hépatite, ictère4 |
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Description de certains effets indésirables
Un résumé des effets indésirables signalés après commercialisation du produit et qui sont considérés comme graves ou présentant un intérêt est présenté ci-dessous :
1 Des cas de dépression respiratoire ont été observés. Des décès dus à une dépression respiratoire ont été rapportés, en particulier lorsque la buprénorphine était utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou nétait pas utilisée conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés lors de ladministration concomitante de buprénorphine et dautres dépresseurs du SNC tels que lalcool ou dautres opioïdes (voir rubriques 4.4 et 4.5).
2 Un syndrome de sevrage néonatal a été signalé chez les nouveau-nés de femmes qui ont reçu de la buprénorphine pendant la grossesse. Le syndrome peut être plus léger et plus long que celui induit par des agonistes complets des récepteurs opioïdes µ à courte durée daction. La nature du syndrome peut varier en fonction des antécédents dutilisation de drogues par la mère (voir rubrique 4.6).
3 Les signes et symptômes les plus fréquents d'hypersensibilité comprennent les rashs, les urticaires et les prurits. Des cas de bronchospasme, de dépression respiratoire, d'angidème et de choc anaphylactique ont été signalés.
4Des cas délévation des transaminases hépatiques et dhépatite avec ictère généralement dévolution favorable ont été observés (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir rubrique 4.4). Les autres signes dun surdosage sont notamment la sédation, le myosis, lhypotension, les nausées et les vomissements.
Traitement/Prise en charge
En cas de surdosage, une prise en charge globale doit être instituée, comprenant une surveillance étroite de l'état respiratoire et cardiaque du patient.
Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en place. La libération des voies aériennes supérieures ainsi quune ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées si nécessaire. Le patient doit être transféré dans une unité disposant de tous les moyens de réanimation nécessaires.
Si le patient vomit, des précautions doivent être prises afin déviter quil inhale son vomi.
Lutilisation dun antagoniste opioïde injectable (à savoir la naloxone) est recommandée, malgré leffet modeste quil peut exercer dans la suppression des symptômes respiratoires induits par la prise de buprénorphine, cette dernière étant fortement liée aux récepteurs morphiniques.
En cas d'utilisation de la naloxone, la longue durée daction de la buprénorphine doit être prise en compte afin de déterminer la durée de traitement et la surveillance médicale nécessaires pour supprimer les effets du surdosage. La naloxone peut être éliminée plus rapidement que la buprénorphine ; par conséquent, les symptômes de surdosage de la buprénorphine préalablement contrôlés par la naloxone peuvent réapparaître. Une perfusion continue peut savérer nécessaire. Les débits de perfusion IV continue doivent être titrés selon la réponse du patient. Si celle-ci est impossible, une dose répétée de naloxone peut être requise. Les débits de perfusion IV continue doivent être titrés selon la réponse du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
La buprénorphine est un agoniste-antagoniste morphinique et se fixe au niveau des récepteurs cérébraux µ et κ. Son activité dans le traitement de substitution des opioïdes est attribuée à sa liaison lentement réversible aux récepteurs µ qui minimiserait de façon prolongée le besoin des toxicomanes en stupéfiants.
L'activité agoniste partielle de la buprénorphine confère au produit un index thérapeutique élevé en limitant ses effets dépresseurs, notamment sur les fonctions cardio-respiratoires. La marge thérapeutique de la buprénorphine peut être amoindrie en cas d'association à des benzodiazépines ou dans des situations de mésusage de la buprénorphine.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Par voie orale, la buprénorphine subit une N-désalkylation et une glycuroconjugaison dans l'intestin grêle et dans le foie par un important effet de premier passage. L'administration du médicament par voie orale est donc inappropriée.
Par voie sublinguale, la biodisponibilité absolue de la buprénorphine est mal connue, mais a été estimée entre 15 et 30 %. Le pic de concentration plasmatique est obtenu 90 minutes après administration sublinguale, et la relation dose-concentration maximale est linéaire entre 2 et 16 mg.
Distribution
L'absorption de la buprénorphine est suivie d'une phase de distribution rapide. La demi-vie est de 2 à 5 heures.
Métabolisme et élimination
La buprénorphine est métabolisée par 14-N-désalkylation, et glycuroconjugaison de la molécule-mère et du métabolite désalkylé. Des données cliniques confirment que le CYP3A4 est responsable de la N-désalkylation de la buprénorphine.
La N-désalkylbuprénorphine est un agoniste µ de faible activité intrinsèque.
L'élimination de la buprénorphine est bi ou tri-exponentielle, avec une longue phase d'élimination terminale de 20 à 25 heures, due pour partie à une réabsorption de la buprénorphine après hydrolyse intestinale du dérivé conjugué, et pour partie au caractère hautement lipophile de la molécule.
La buprénorphine est essentiellement éliminée dans les fèces par excrétion biliaire des métabolites glycuroconjugués (70 %), le reste étant éliminé par les urines.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Leffet de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone a été évalué dans une étude avec administration dune dose unique réalisée après commercialisation.
Le tableau 2 résume les résultats dune étude clinique dans laquelle lexposition après administration de buprénorphine/naloxone 2 mg/0,5 mg comprimé sublingual a été déterminée chez des sujets sains, et chez des sujets présentant différents degrés dinsuffisance hépatique.
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Tableau 2. Effet de linsuffisance hépatique sur les paramètres pharmacocinétiques de la buprénorphine après administration de buprénorphine/naloxone (modification par rapport à des sujets sains) |
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Paramètres PK |
Insuffisance Hépatique Légère (Child-Pugh de Classe A) (n=9) |
Insuffisance Hépatique Modérée (Child-Pugh de Classe B) (n=8) |
Insuffisance Hépatique Sévère (Child-Pugh de Classe C) (n=8) |
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Buprénorphine |
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Cmax |
1,2 fois plus |
1,1 fois plus |
1,7 fois plus |
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ASCdéfini |
Identique |
1,6 fois plus |
2,8 fois plus |
Lexposition plasmatique à la buprénorphine était environ 3 fois plus élevée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère après administration dune dose unique de 2 mg.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de tératogénèse réalisées chez le rat et le lapin permettent de conclure que la buprénorphine n'est ni embryotoxique ni ftotoxique.
Aucun effet secondaire sur la fertilité n'a été rapporté chez le rat, cependant, une mortalité péri et post-natale élevée a été observée dans cette espèce après administration orale et IM, liée à une difficulté à mettre bas et à une lactation insuffisante.
Aucune preuve d'un potentiel génotoxique n'a été mise en évidence sur une batterie standard de tests.
Les études de cancérogénèse chez la souris et le rat ne montrent pas de différence d'incidence de différents types de tumeurs entre les animaux traités par la buprénorphine et le groupe témoin. Cependant, dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
7 ou 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 388 738 6 3 : 7 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 388 739 2 4 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription sur ordonnance sécurisée.
Prescription limitée à 28 jours.
Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours.
Médicaments liés cités dans ce texte
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- NALTREXONE ACCORD 50 mg, comprimé pelliculé sécable
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- CODEDRILL SANS SUCRE 0,1 POUR CENT, solution buvable édulcorée à la saccharine
- DICODIN L.P. 60 mg, comprimé à libération prolongée
- CATAPRESSAN 0,15 mg, comprimé sécable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- GARDENAL 10 mg, comprimé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.