ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 61876780
Informations à jour au 27 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/12/2021
ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Abacavir............................................................................................................................. 300 mg
(sous forme de sulfate dabacavir)
Pour un comprimé pelliculé sécable
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé, de forme oblongue, biconvexe, de couleur jaune, gravé « D » et « 300 » de part et dautre dune ligne de sécabilité sur une face et lisse avec une ligne de sécabilité sur lautre face.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
(Taille : environ 18,6 x 7,3 mm).
4.1. Indications thérapeutiques
La démonstration du bénéfice de lAbacavir est principalement basée sur les résultats détudes conduites chez des patients adultes nayant jamais reçu dantirétroviraux et traités selon un schéma posologique en 2 prises par jour (voir rubrique 5.1).
Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
ABACAVIR ARROW doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de linfection par le VIH.
ABACAVIR ARROW peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Le(s) comprimé(s) doit(doivent) être idéalement avalé(s) sans les écraser, afin de garantir l'administration de la dose complète.
LAbacavir est également disponible sous forme pharmaceutique plus adaptée pour les enfants âgés de plus de trois mois et qui pèsent moins de 14 kg ou pour les patients pour lesquels la forme comprimé n'est pas appropriée.
Pour les patients dans l'incapacité d'avaler des comprimés, une autre alternative est d'écraser les comprimés et de les mélanger à une petite quantité de nourriture semi-solide ou de liquide, le tout devant être ingéré immédiatement (voir rubrique 5.2).
Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :
La posologie recommandée dABACAVIR ARROW est de 600 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit sous la forme de 300 mg (un comprimé) deux fois par jour, soit sous la forme de 600 mg (2 comprimés) une fois par jour (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Enfants (pesant moins de 25 kg) :
Il est recommandé d'ajuster la posologie par tranche de poids pour les comprimés dABACAVIR ARROW.
Enfants pesant de ≥ 20 kg à < 25 kg : La posologie recommandée est de 450 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (150 mg [un demi-comprimé] le matin et 300 mg [un comprimé entier] le soir) ou en une prise journalière unique de 450 mg (un comprimé et demi).
Enfant pesant de 14 kg à < 20 kg : La posologie recommandée est de 300 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (150 mg [un demi-comprimé] deux fois par jour) ou en une prise journalière unique de 300 mg (un comprimé entier).
Enfants de moins de 3 mois : L'expérience clinique acquise chez les enfants de moins de trois mois est limitée et ne permet pas d'établir de recommandations posologiques spécifiques (voir rubrique 5.2).
Les patients passant de deux prises journalières à une seule prise journalière devront prendre la dose journalière unique recommandée (comme décrit ci-dessus), en respectant un intervalle d'environ 12 heures après la dernière des deux prises journalières, puis continuer à prendre la dose recommandée une fois par jour (comme décrit ci-dessus) environ toutes les 24 heures. Les patients revenant à un schéma posologique en deux prises journalières devront prendre la première des deux prises journalières environ 24 heures après la dernière prise journalière unique.
Populations particulières :
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique dABACAVIR ARROW nest nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale. Cependant, ABACAVIR ARROW n'est pas recommandé chez les patients atteints dinsuffisance rénale au stade terminal (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Labacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Aucune recommandation posologique définitive ne peut être faite chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5-6). Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, aucune donnée clinique n'est disponible ; par conséquent, l'utilisation de l'abacavir n'est pas recommandée, à moins qu'elle ne soit estimée nécessaire. Si l'abacavir est utilisé chez des patients ayant une insuffisance hépatique légère, ceux- ci devront alors impérativement faire l'objet d'une étroite surveillance, incluant si possible un contrôle des concentrations plasmatiques d'abacavir (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Personnes âgées
Aucune donnée pharmacocinétique nest actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Réactions dhypersensibilité (voir également rubrique 4.8) :
Labacavir est associé à un risque de réactions dhypersensibilité (voir rubrique 4.8) caractérisées par de la fièvre et/ou une éruption cutanée ainsi que dautres symptômes traduisant une atteinte multi-organe. Des réactions dhypersensibilité ont été observées avec labacavir ; certaines dentre elles ont mis en jeu le pronostic vital du patient et, dans de rares cas, ont été fatales lorsquelles nont pas été prises en charge de façon appropriée.
Le risque de développer une réaction dhypersensibilité à labacavir est élevé chez les patients porteurs de lallèle HLA-B*5701. Cependant, des réactions dhypersensibilité à labacavir ont été rapportées chez des patients non porteurs de cet allèle mais avec une fréquence faible.
Par conséquent, les recommandations suivantes doivent être respectées :
· Le statut HLA-B*5701 du patient doit toujours être recherché avant de débuter le traitement.
· Un traitement par ABACAVIR ARROW ne doit jamais être débuté chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 positif, ni chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 négatif qui ont présenté une suspicion de réaction dhypersensibilité à labacavir au cours dun traitement précédent contenant de labacavir (ex : Kivexa, Trizivir, Triumeq).
· Le traitement par ABACAVIR ARROW doit être immédiatement interrompu si une réaction dhypersensibilité à labacavir est suspectée, même en labsence de lallèle HLA-B*5701. Retarder larrêt du traitement par ABACAVIR ARROW après lapparition dune réaction dhypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital.
· Après larrêt du traitement par ABACAVIR ARROW lié à une suspicion de réaction dhypersensibilité, ABACAVIR ARROW ou tout autre médicament contenant de labacavir (ex : Kivexa, Trizivir, Triumeq) ne doit jamais être réintroduit.
· La reprise dun traitement contenant de labacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité à labacavir peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès.
· Afin d'éviter toute reprise dabacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une suspicion de réaction d'hypersensibilité, de restituer les comprimés restants dABACAVIR ARROW.
Description clinique dune réaction dhypersensibilité à labacavir
Les réactions dhypersensibilité à labacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement.
La quasi-totalité des réactions dhypersensibilité à labacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions dhypersensibilité à labacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8 (« Description de certains effets indésirables »), notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes peuvent conduire à une erreur diagnostique entre réaction dhypersensibilité et affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou gastro-entérite.
Les symptômes liés à cette réaction dhypersensibilité saggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à larrêt du traitement par labacavir.
Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par labacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction dhypersensibilité, ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par labacavir (voir rubrique 4.8 « Description de certains effets indésirables »). La reprise de labacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.
Dysfonctionnement mitochondrial à la suite dune exposition in utero
Les analogues nucléosidiques et nucléotidiques peuvent avoir un impact plus ou moins sévère sur la fonction mitochondriale, leffet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH, exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques ; il sagissait majoritairement dassociations comportant de la zidovudine. Les effets indésirables principalement rapportés sont des atteintes hématologiques (anémie, neutropénie) et des troubles métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces effets indésirables ont souvent été transitoires. Des troubles neurologiques dapparition tardive ont été rapportés dans de rares cas (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques nest pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte chez tout enfant exposé in utero à des analogues nucléosidiques et nucléotidiques qui présente des manifestations cliniques sévères détiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Ces données ne modifient pas les recommandations actuelles nationales quant à lutilisation dun traitement antirétroviral chez la femme enceinte dans la prévention de la transmission materno-ftale du VIH.
Poids corporel et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas quil existe un effet du traitement, aucun lien nest clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.
Pancréatite
Des pancréatites ont été rapportées, mais la relation de causalité au traitement par abacavir est incertaine.
Trithérapie comportant trois analogues nucléosidiques
Chez les patients avec une charge virale élevée (> 100 000 copies/ml), le choix de la triple association abacavir, lamivudine et zidovudine doit faire lobjet dune attention particulière (voir rubrique 5.1).
Des taux élevés d'échec virologique et démergence de résistance ont été rapportés à un stade précoce lorsque l'abacavir était associé au ténofovir disoproxil fumarate et à la lamivudine, selon un schéma posologique en une prise par jour.
Atteinte hépatique
La tolérance et l'efficacité dAbacavir n'ont pas été établies chez les patients présentant des troubles sous- jacents significatifs de la fonction hépatique. LAbacavir n'est pas recommandé chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique (y compris une hépatite chronique active) ont, au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux, une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas d'aggravation confirmée de l'atteinte hépatique, l'interruption ou l'arrêt du traitement devra être envisagé.
Patients co-infectés par le virus de lhépatite chronique B ou C
Les patients atteints d'une hépatite chronique B ou C et traités par association d'antirétroviraux présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de ces médicaments.
Atteinte rénale
LAbacavir ne doit pas être administré chez les patients ayant une insuffisance rénale au stade terminal (voir rubrique 5.2).
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant linstauration du traitement par association dantirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis carinii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des cas daffections auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et lhépatite auto-immune) ont également été rapportés dans un contexte de restauration immunitaire ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement.
Ostéonécrose
Létiologie est considérée comme multifactorielle (incluant lutilisation de corticoïdes, la consommation dalcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas dostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical sils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Infections opportunistes
L'apparition d'infections opportunistes ou dautres complications liées à l'évolution de l'infection par le VIH reste possible sous Abacavir, comme avec les autres traitements antirétroviraux. Les patients doivent donc faire lobjet dune surveillance clinique étroite par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients infectés par le VIH.
Transmission du VIH
Bien quil ait été démontré que lefficacité virologique dun traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.
Infarctus du myocarde
Des études observationnelles ont montré une association entre l'infarctus du myocarde et la prise d'abacavir. Les sujets étudiés étaient principalement des patients préalablement traités par antirétroviraux. Les données issues des essais cliniques ont mis en évidence un nombre limité d'infarctus du myocarde et ne permettent pas d'exclure une légère augmentation de ce risque. Dans l'ensemble, les données disponibles, issues des cohortes observationnelles et des essais randomisés, présentent un manque de cohérence dans leurs résultats, et de fait ne permettent ni de confirmer ni de réfuter un lien de causalité entre le traitement par abacavir et le risque d'infarctus du myocarde. A ce jour, aucun mécanisme biologique expliquant une éventuelle augmentation de ce risque n'a été identifié. La prescription dABACAVIR ARROW doit saccompagner de mesures visant à réduire tous les facteurs de risque modifiables (par exemple : tabagisme, hypertension et hyperlipidémie).
ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement sans sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les inducteurs enzymatiques puissants tels que la rifampicine, le phénobarbital et la phénytoïne peuvent, via leur action sur lUDP-glucuronyltransférase, légèrement diminuer les concentrations plasmatiques dabacavir.
Ethanol : Le métabolisme de labacavir est modifié par ladministration concomitante déthanol avec une augmentation denviron 41 % de lASC de labacavir. Ces données ne sont pas considérées comme cliniquement significatives. L'abacavir n'a pas d'effet sur le métabolisme de léthanol.
Méthadone : Lors dune étude pharmacocinétique, la co-administration de 600 mg dabacavir deux fois par jour et de méthadone a montré une réduction de 35 % de la Cmax de labacavir et un allongement dune heure du tmax sans changement de lASC. Ces modifications ne sont pas considérées comme cliniquement pertinentes. Dans cette étude, labacavir a augmenté de 22 % la valeur moyenne de la clairance systémique de la méthadone. Linduction des enzymes du métabolisme des médicaments ne peut donc pas être exclue. Les patients recevant conjointement de la méthadone et de labacavir devront être surveillés afin de détecter des symptômes évocateurs dun état de manque, ce qui indiquerait un sous- dosage en méthadone, un re-titrage de la méthadone pouvant ponctuellement savérer nécessaire.
Rétinoïdes : Les rétinoïdes sont éliminés par l'alcool-déshydrogénase. Une interaction avec l'abacavir est possible mais n'a pas été étudiée.
Riociguat : In vitro, l'abacavir inhibe le CYP1A1. L'administration concomitante d'une dose unique de riociguat (0,5 mg) à des patients VIH recevant l'association abacavir/dolutégravir/lamivudine (600 mg/50 mg/300 mg une fois par jour) a conduit à une ASC(0-∞) du riociguat environ trois fois plus élevée comparée à l'ASC(0-∞) historique du riociguat rapportée chez des sujets sains. Il peut être nécessaire de réduire la dose de riociguat. Consultez linformation produit du riociguat afin de connaître les recommandations posologiques.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En règle générale, lutilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nouveau-né, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que lexpérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes. Les études chez lanimal ont montré une toxicité sur le développement embryonnaire et ftal chez le rat, mais pas chez le lapin (voir rubrique 5.3). Labacavir sest révélé carcinogène dans les modèles animaux (voir rubrique 5.3). La pertinence clinique de ces données chez lhomme nest pas connue. Un passage placentaire de labacavir et/ou de ses métabolites a été observé chez l'homme.
Chez la femme enceinte, les données issues de plus de 800 grossesses exposées à labacavir pendant le premier trimestre, et de plus de 1000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres nont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de labacavir sur le ftus ou le nouveau-né. Sur la base de ces données, le risque malformatif est peu probable dans lespèce humaine.
Dysfonctionnement mitochondrial
Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4).
Chez la rate allaitante, labacavir et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Labacavir est également excrété dans le lait maternel humain. Aucune donnée nest disponible concernant l'innocuité de l'abacavir lors de son administration chez le nouveau-né de moins de 3 mois. Il est recommandé aux femmes infectées par le VIH de ne pas allaiter leur enfant, quelles que soient les circonstances, afin déviter la transmission post-natale du virus.
Fertilité
Les études réalisées chez lanimal ont montré que labacavir navait aucun effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude na été réalisée concernant les effets dAbacavir sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Pour la plupart des effets indésirables rapportés, l'étude de causalité n'a pas pu déterminer les responsabilités respectives dAbacavir, des nombreux traitements concomitants et de l'infection par le VIH.
La plupart des effets listés ci-après surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, éruption cutanée) chez les patients présentant une réaction dhypersensibilité à labacavir. Par conséquent, chez les patients présentant un de ces symptômes, la présence dune réaction dhypersensibilité doit être soigneusement recherchée (voir rubrique 4.4). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels l'hypothèse d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir n'a pu être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés.
La plupart de ces effets indésirables nont pas nécessité larrêt du traitement. La convention suivante a été utilisée pour leur classification : très fréquent (> 1/10), fréquent (de < 1/10 à > 1/100), peu fréquent (de < 1/100 à > 1/1000), rare (de < 1/1000 à > 1/10 000) et très rare (< 1/10 000).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent : anorexie.
Très rare : acidose lactique.
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalée.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausées, vomissements, diarrhée.
Rare : pancréatites.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : rash (sans symptôme systémique).
Très rare : érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent : fièvre, léthargie, fatigue.
Description de certains effets indésirables
Hypersensibilité à labacavir
Les signes et symptômes associés à une réaction dhypersensibilité à labacavir sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des essais cliniques ou lors du suivi après commercialisation. Les effets indésirables rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité apparaissent en gras.
Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction dhypersensibilité, le syndrome comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne), cependant certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni éruption cutanée. Dautres symptômes évocateurs dune hypersensibilité comprennent des symptômes gastro-intestinaux, respiratoires ou généraux tels que léthargie et malaises.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Eruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne).
Affections gastro-intestinales
· Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, ulcérations buccales.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Dyspnée, toux, maux de gorge, syndrome de détresse respiratoire de ladulte, insuffisance respiratoire.
Effets divers
· Fièvre, léthargie, malaise, dème, lymphadénopathie, hypotension artérielle, conjonctivite, anaphylaxie.
Affections du système nerveux / Affections psychiatriques
· Céphalées, paresthésie.
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Lymphopénie.
Affections hépatobiliaires
· Perturbations du bilan hépatique, hépatite, insuffisance hépatique.
Affections musculo- squelettiques et systémiques
· Myalgie, rarement rhabdomyolyse, arthralgie, élévation de la créatine phosphokinase.
Affections du rein et des voies urinaires
· Elévation de la créatinine, insuffisance rénale.
Les symptômes liés à cette réaction dhypersensibilité saggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital ; dans de rares cas, ils ont été fatals.
La reprise du traitement par abacavir après une réaction dhypersensibilité entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que lépisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital, et conduire au décès.
Dans de rares cas, des réactions similaires sont également apparues chez des patients après reprise du traitement par abacavir, alors que ceux-ci navaient présenté quun seul des symptômes évocateurs dune réaction dhypersensibilité (voir ci-dessus) préalablement à larrêt du traitement par abacavir ; très rarement des réactions ont également été observées chez des patients pour lesquels le traitement a été réintroduit alors quils ne présentaient au préalable aucun symptôme dhypersensibilité (cest-à-dire des patients précédemment considérés comme tolérants labacavir).
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Syndrome de restauration immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par une association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des cas daffections auto- immunes (telles que la maladie de Basedow et lhépatite auto-immune) ont également été rapportés dans un contexte de restauration immunitaire ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement (voir rubrique 4.4).
Ostéonécrose
Des cas dostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue nest pas connue (voir rubrique 4.4).
Modifications biologiques
Dans les études cliniques contrôlées, les anomalies biologiques liées au traitement par Abacavir ont été rares, sans différence de lincidence observée entre les patients traités par Abacavir et le bras témoin.
Population pédiatrique
1206 patients pédiatriques (âgés de 3 mois à 17 ans) infectés par le VIH ont été inclus dans l'essai ARROW (COL105677), parmi lesquels 669 ont reçu de l'abacavir et de la lamivudine administrés en une ou deux prises journalières (voir rubrique 5.1). Aucun nouveau problème de sécurité n'a été mis en évidence chez les sujets pédiatriques recevant la posologie recommandée, que ce soit en une ou deux prises par jour, par rapport aux patients adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Des doses uniques dabacavir ≤ 1200 mg et des doses quotidiennes ≤ 1800 mg ont été administrées au cours des essais cliniques. Aucun effet indésirable autre que ceux rapportés aux doses normales n'a été rapporté. Les effets de doses plus élevées ne sont pas connus. En cas de surdosage, une surveillance médicale du patient avec un éventuel traitement symptomatique est nécessaire (voir rubrique 4.8). Lintérêt de la dialyse péritonéale ou de lhémodialyse sur lélimination de labacavir nest pas connu.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Labacavir est un INTI. Cest un puissant inhibiteur sélectif, actif sur le VIH-1 et VIH-2. Labacavir est métabolisé au niveau intracellulaire en son métabolite actif, le carbovir 5-Triphosphate (TP).
Les études réalisées in vitro ont démontré que son mécanisme daction sur le VIH est lié à une inhibition enzymatique, par blocage de lélongation de la chaîne dADN au niveau de la transcriptase inverse et interruption du cycle de réplication virale. En culture cellulaire, lassociation de labacavir avec des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) (didanosine, emtricitabine, lamivudine, stavudine, ténofovir ou zidovudine), des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) (névirapine), ou des inhibiteurs de protéases (IP) (amprénavir), na pas eu deffet antagoniste sur lactivité antivirale de labacavir.
Résistance
Résistance in vitro
Des souches de VIH-1 résistantes à labacavir ont été sélectionnées in vitro et sont associées à des modifications génotypiques spécifiques dans la région du codon de la transcriptase inverse (codons M184V, K65R, L74V et Y115F). In vitro, la résistance du virus à l'abacavir apparaît relativement lentement, nécessitant de multiples mutations pour atteindre une augmentation cliniquement significative de la CE50 par rapport à celle observée avec un virus sauvage.
Résistance in vivo (patients n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux)
Dans des essais cliniques pivots, les isolats provenant de la plupart des patients ayant présenté un échec virologique sous traitement contenant de l'abacavir ont montré par rapport à l'inclusion, soit l'absence de mutations émergentes liées à un INTI (45 %), soit uniquement la sélection de la mutation M184V ou M184I (45 %). La fréquence globale de sélection des mutations M184V ou M184I était élevée (54 %), alors que la sélection des mutations L74V (5 %), K65R (1 %) et Y115F (1 %) était moins fréquente. L'introduction de la zidovudine dans le traitement antirétroviral a montré une réduction de la fréquence de sélection des mutations L74V et K65R en présence d'abacavir (avec zidovudine : 0/40 ; sans zidovudine : 15/192, 8 %).
|
Traitement |
Abacavir + Combivir1 |
Abacavir + lamivudine + INNTI |
Abacavir + lamivudine + IP (ou IP/ritonavir) |
Total |
|
Nombre de sujets |
282 |
1094 |
909 |
2285 |
|
Nombre d'échecs virologiques |
43 |
90 |
158 |
291 |
|
Nombre de génotypes en cours de traitement |
40 (100 %) |
51 (100 %) |
141 (100 %) |
232 (100 %) |
|
K65R |
0 |
1 (2 %) |
2 (1 %) |
3 (1 %) |
|
L74V |
0 |
9 (18 %) |
3 (2 %) |
12 (5 %) |
|
Y115F |
0 |
2 (4 %) |
0 |
2 (1 %) |
|
M184V/I |
34 (85 %) |
22 (43 %) |
70 (50 %) |
126 (54 %) |
|
TAMs3 |
3 (8 %) |
2 (4 %) |
4 (3 %) |
9 (4 %) |
1. Combivir est une association fixe de lamivudine et de zidovudine.
2. Inclut trois échecs non-virologiques et quatre échecs virologiques non confirmés.
3. Nombre de sujets avec au moins une mutation associée aux analogues de la thymidine (TAM).
Des TAM peuvent être sélectionnées lorsque les analogues de la thymidine sont associés à l'abacavir. Dans une méta-analyse de six essais cliniques, il a été montré que les TAM n'étaient pas sélectionnées avec des traitements contenant de l'abacavir sans zidovudine (0/127) mais quelles étaient sélectionnées au cours de traitements contenant l'abacavir et la zidovudine, un analogue de la thymidine (22/86, 26 %).
Résistance in vivo (patients préalablement traités par antirétroviraux) :
Une réduction cliniquement significative de la sensibilité à l'abacavir a été démontrée sur des isolats cliniques de patients ayant une réplication virale non contrôlée. Ces patients étaient préalablement traités et résistants à d'autres inhibiteurs nucléosidiques.
Dans une méta-analyse de 5 essais cliniques comprenant 166 sujets pour lesquels l'abacavir était ajouté en intensification de traitement, 123 (74 %) avaient la mutation M184V/I, 50 (30 %) avaient la mutation T215Y/F, 45 (27 %) avaient la mutation M41L, 30 (18 %) avaient la mutation K70R, 25 (15 %) avaient la mutation D67N. La mutation K65R était absente, et les mutations L74V et Y115F étaient peu fréquentes (≤ 3 %). Une analyse par un modèle de régression logistique sur la valeur prédictive du génotype (ajustée aux valeurs à l'inclusion de la charge virale plasmatique ARN VIH-1 [ARNv], du taux de lymphocytes CD4+, et du nombre et de la durée des traitements antirétroviraux précédents) a montré une réponse réduite à la semaine 4 lorsquau moins 3 mutations associées à une résistance aux INTI étaient présentes (p = 0,015) et à la semaine 24 lorsquau moins 4 mutations étaient présentes (p ≤ 0,012). De plus, l'insertion en position 69 ou la mutation Q151M, habituellement associée aux mutations A62V, V75I, F77L et F116Y, entraîne un haut niveau de résistance à l'abacavir.
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Mutation sur la transcriptase inverse à l'inclusion |
Semaine 4 (n = 166) |
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n |
Variation de lARNv (log10 c/ml) : valeur moyenne |
Pourcentage de patients avec ARNv < 400 copies/ml |
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Aucune |
15 |
-0,96 |
40% |
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M184V isolée |
75 |
- 0,74 |
64% |
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Une seule mutation liée aux INTI |
82 |
-0,72 |
65% |
|
Deux mutations liées aux INTI |
22 |
-0,82 |
32% |
|
Trois mutations liées aux INTI |
19 |
-0,30 |
5% |
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Au moins 4 mutations liées aux INTI |
28 |
-0,07 |
11% |
Résistance phénotypique et résistance croisée :
La résistance phénotypique à l'abacavir nécessite l'association de la mutation M184V avec au moins une autre mutation sélectionnée par l'abacavir, ou l'association de la mutation M184V avec de multiples TAM. Une résistance phénotypique croisée à d'autres INTI avec les seules mutations M184V ou M184I est limitée. La zidovudine, la didanosine, la stavudine, et le ténofovir maintiennent leurs activités antirétrovirales sur ces variants du VIH-1. La présence de la mutation M184V avec la mutation K65R donne lieu à une résistance croisée entre l'abacavir, le ténofovir, la didanosine et la lamivudine. La présence de la mutation M184V avec la mutation L74V donne lieu à une résistance croisée entre l'abacavir, la didanosine et la lamivudine. La présence de la mutation M184V avec la mutation Y115F donne lieu à une résistance croisée entre labacavir et la lamivudine. Les algorithmes de résistance actuellement recommandés doivent être suivis pour une utilisation appropriée de l'abacavir.
Les résistances croisées entre labacavir et les antirétroviraux d'autres classes, par exemple les IP ou les INNTI, sont peu probables.
Efficacité et sécurité cliniques
La démonstration du bénéfice dAbacavir est principalement basée sur les résultats détudes conduites chez des patients adultes, n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux et traités selon un schéma posologique en 2 prises par jour, en association à la zidovudine et à la lamivudine.
Administration dabacavir selon un schéma posologique en 2 prises par jour (300 mg) :
· Adultes n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux
Chez les patients adultes traités par labacavir en association à la lamivudine et la zidovudine, la proportion de patients ayant une charge virale indétectable (< 400 copies/ml) était de 70 %, avec une élévation simultanée du nombre de lymphocytes CD4 (analyse en intention de traiter à 48 semaines).
Lassociation abacavir - lamivudine - zidovudine a été comparée à lassociation indinavir - lamivudine - zidovudine chez des patients adultes au cours dune étude randomisée, en double aveugle, double placebo. En raison du taux élevé de sorties dessai prématurées (42 % des patients à la semaine 48), aucune conclusion définitive na pu être établie quant à léquivalence de ces deux associations de traitements à la semaine 48.
Bien quun effet antiviral similaire ait été observé entre le schéma dassociations contenant labacavir et celui contenant lindinavir en terme de pourcentage de patients ayant une charge virale indétectable (≤ 400 copies/ml ; analyse en intention de traiter (ITT) : 47 % vs 49 % ; analyse type « per protocol » : 86 % vs 94 %, pour les associations contenant respectivement de labacavir et de lindinavir), les résultats ont été en faveur de lassociation contenant de lindinavir, particulièrement dans le groupe de patients ayant une charge virale initiale élevée (> 100 000 copies/ml ; ITT : 46 % vs 55 % ; analyse type « per protocol » : 84 % vs 93 %, pour les traitements contenant respectivement de labacavir et de lindinavir).
Essai CNA30024 : 654 patients infectés par le VIH, n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux, ont été randomisés dans un essai multicentrique contrôlé, en double aveugle afin de recevoir soit de labacavir (300 mg, 2 fois / jour), soit de la zidovudine (300 mg, 2 fois / jour), tous deux en association à la lamivudine (150 mg, 2 fois / jour) et à lefavirenz (600 mg, 1 fois / jour). La durée du traitement en double aveugle a été dau moins 48 semaines. Dans la population en intention de traiter (ITT), 70 % des patients du groupe abacavir et 69 % des patients du groupe zidovudine ont obtenu, à la 48ème semaine, une réponse virologique avec une charge virale (ARN VIH-1) ≤ 50 copies/ml (point estimé pour la différence entre les traitements : 0,8 [-6,3 ; 7,9] IC 95 %). Dans l'analyse « per protocol » la différence entre les deux bras de traitement était plus perceptible (88 % des patients dans le groupe abacavir, par rapport à 95 % des patients dans le groupe zidovudine (point estimé pour la différence entre les traitements : -6,8 [-11,8 ; -1,7] IC 95 %). Toutefois, les deux analyses restaient compatibles avec la conclusion d'une non-infériorité entre les deux bras de traitement.
Essai ACTG5095 : cet essai randomisé (1:1:1), en double-aveugle, contrôlé versus placebo, réalisé chez 1147 patients adultes infectés par le VIH-1 et n'ayant jamais reçu de traitement antirétroviral, a comparé 3 schémas thérapeutiques : l'association zidovudine (ZDV), lamivudine (3TC), abacavir (ABC), éfavirenz (EFV) ; l'association ZDV/3TC/EFV ; et lassociation ZDV/3TC/ABC. Après une période de suivi médiane de 32 semaines, la trithérapie comportant les trois nucléosides ZDV/3TC/ABC s'est révélée inférieure aux deux autres bras sur le plan virologique, indépendamment de la charge virale à l'inclusion (< ou > 100 000 copies/ml) : 26 % des sujets du bras ZDV/3TC/ABC, 16 % des sujets du bras ZDV/3TC/EFV et 13 % des sujets du bras ZDV/3TC/ABC/EFV se sont avérés en échec virologique (ARN - HIV > 200 copies/ml). A la semaine 48, la proportion de sujets ayant une charge virale (ARN - VIH) < 50 copies/ml était respectivement de 63 %, 80 % et 86 % dans les bras ZDV/3TC/ABC, ZDV/3TC/EFV et ZDV/3TC/ABC/EFV. Le Comité de Suivi des Données de Tolérance de l'étude (DSMB) a dès lors décidé d'arrêter le bras ZDV/3TC/ABC en raison du nombre plus élevé de sujets en échec virologique. Les 2 autres bras ont été poursuivis en maintenant laveugle. Après une période de suivi médiane de 144 semaines, 25 % des sujets du bras ZDV/3TC/ABC/EFV et 26 % des sujets du bras ZDV/3TC/EFV se sont avérés en échec virologique. Aucune différence significative n'a été observée entre les 2 bras en ce qui concerne le délai de survenue du premier échec virologique (p = 0,73, log-rank test). Dans cette étude, l'ajout d'ABC à l'association ZDV/3TC/EFV n'a pas amélioré l'efficacité de manière significative.
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ZDV/3TC/ABC |
ZDV/3TC/EFV |
ZDV/3TC/ABC/EFV |
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Echec virologique (ARN VIH > 200 copies/ml) |
32 semaines |
26 % |
16 % |
13 % |
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144 semaines |
- |
26 % |
25 % |
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Succès virologique (ARN VIH < 50 copies/ml à 48 semaines) |
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63 % |
80 % |
86 % |
· Adultes pré-traités par antirétroviraux
Chez les patients adultes peu exposés à un traitement antirétroviral, lajout de labacavir au traitement antirétroviral antérieur a entraîné un bénéfice modeste sur la réduction de la charge virale (baisse médiane : 0,44 log10 copies/ml à 16 semaines).
Chez les patients lourdement prétraités par les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, l'efficacité de l'abacavir est très faible. Le bénéfice lié à laddition dAbacavir dans une nouvelle association de traitement dépendra de la nature et de la durée du traitement antérieur qui a pu être à lorigine de la sélection de souches mutantes du VIH-1 présentant une résistance croisée à l'abacavir.
Administration dabacavir selon un schéma posologique en une prise par jour (600 mg)
· Adultes n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux
Le schéma posologique dabacavir en une prise par jour est supporté par les résultats dune étude contrôlée, multicentrique, en double aveugle (CNA30021) réalisée sur 48 semaines chez 770 patients adultes, infectés par le VIH et nayant jamais reçu dantirétroviraux. Ces patients, pour la plupart asymptomatiques (stade A de la classification CDC - « Centre for Disease Control and Prevention ») étaient randomisés afin de recevoir soit 600 mg d'abacavir une fois par jour, soit 300 mg dabacavir deux fois par jour, en association avec 600 mg d'efavirenz et 300 mg de lamivudine administrés 1 fois par jour. Une réponse clinique similaire a été observée avec les deux schémas posologiques dabacavir (point estimé pour la différence entre les traitements : -1,7 [-8,4 ; 4,9] IC 95 %). Ces résultats permettent de conclure, avec un intervalle de confiance à 95 %, que la vraie différence ne serait pas supérieure à 8,4 % en faveur du schéma posologique « deux fois par jour ». Cette différence potentielle est suffisamment faible pour conclure à la non-infériorité du schéma - en une prise par jour par rapport au schéma - en deux prises par jour.
Globalement, lincidence des échecs virologiques (charge virale > 50 copies / ml) a été faible et similaire dans les deux groupes de traitement en une prise et en deux prises par jour (respectivement : 10 % et 8 %). Sur le petit échantillon de patients pour lesquels une analyse génotypique a été réalisée, une tendance en faveur dun taux plus élevé de mutations associées aux INTI a été observée dans le groupe de traitement en une prise par jour versus deux prises par jour. Cependant, les données limitées issues de cette étude ne permettent pas de tirer de conclusion définitive. Les données à long terme (au-delà de 48 semaines) sur lutilisation de labacavir administré en une prise journalière restent actuellement limitées.
· Adultes prétraités par antirétroviraux
Dans létude CAL30001, 182 patients prétraités par antirétroviraux, en échec virologique, ont été randomisés et ont reçu un traitement pendant 48 semaines, soit par l'association fixe abacavir/ lamivudine en une prise par jour, soit par abacavir 300 mg deux fois par jour + lamivudine 300 mg une fois par jour, dans les deux cas en association au ténofovir et à un IP ou un INNTI. Les résultats indiquent que le groupe « association fixe » nétait pas inférieur au groupe abacavir 300 mg deux fois par jour, sur la base de réductions similaires de la charge virale ARN VIH-1 mesurées par lévolution de laire moyenne sous la courbe (AAUCMB, respectivement - 1,65 log10 copies/ml versus 1,83 log10 copies/ml [-0,13 ; 0,38] IC 95 %). Les proportions de patients avec une charge virale ARN VIH-1 < 50 copies/ml (50 % versus 47 %) et < 400 copies/ml (54 % versus 57 %) étaient également similaires dans chaque groupe (population en intention de traiter : ITT). Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence car les patients inclus dans cette étude n'étaient que modérément prétraités, avec un déséquilibre entre les deux groupes de traitement pour la charge virale à linclusion.
Dans l'étude ESS30008, 260 patients en succès virologique sous un traitement de première intention contenant 300 mg d'abacavir et 150 mg de lamivudine (tous deux administrés deux fois par jour) associés à un IP ou un INNTI, ont été randomisés afin de poursuivre ce schéma posologique, ou de changer pour l'association fixe abacavir/lamivudine, associé à un IP ou un INNTI, pendant 48 semaines.
Les résultats indiquent que, sur la base des pourcentages de patients ayant une charge virale (ARN VIH-1) < 50 copies/ml, le groupe « association fixe » est associé à une réponse virologique similaire (non-infériorité) à celle observée avec le groupe « abacavir + lamivudine » (respectivement 90 % et 85 %, [-2,7 ; 13,5] IC 95 %).
· Informations supplémentaires :
La tolérance et l'efficacité dAbacavir en association avec les différents traitements antirétroviraux disponibles n'ont pas encore été évaluées de façon exhaustive (en particulier en association aux INNTI).
Labacavir pénètre au niveau du liquide céphalo-rachidien (LCR) avec réduction de la charge virale à ce niveau (voir rubrique 5.2). Cependant, aucun effet sur les performances neuropsychologiques na été observé lorsquAbacavir a été administré chez des patients atteints dencéphalopathie liée au VIH.
Population pédiatrique
Une comparaison des schémas posologiques d'administration d'abacavir et de lamivudine en une prise versus en deux prises par jour a été effectuée dans une étude clinique multicentrique randomisée, contrôlée, réalisée chez des patients pédiatriques infectés par le VIH. 1206 patients pédiatriques âgés de 3 mois à 17 ans ont été inclus dans l'essai ARROW (COL105677) et ont été traités selon les recommandations posologiques, en fonction des tranches de poids, définies par les lignes directrices de l'Organisation Mondiale de la Santé (« Antiretroviral therapy of HIV infection in infants and children, 2006 »). Après 36 semaines d'administration d'abacavir et de lamivudine en deux prises journalières, 669 patients éligibles ont été randomisés afin soit, de continuer le traitement en deux prises par jour, soit de passer au schéma posologique en une prise journalière unique et ce, pendant un minimum de 96 semaines. A noter que dans cet essai, aucune donnée clinique chez l'enfant de moins dun an n'était disponible. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau ci-dessous :
Réponse virologique basée sur un taux d'ARN VIH-1 plasmatique < 80 copies/ml à la semaine 48 et à la semaine 96, observée avec une administration d'abacavir + lamivudine en une seule prise par jour versus en deux prises par jour selon la randomisation de l'étude ARROW (analyse en Observé)
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Deux prises journalières N (%) |
Une prise journalière unique N (%) |
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Semaine 0 (après ≥ 36 semaines de traitement) |
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ARN VIH-1 plasmatique < 80 c/ml |
250/331 (76) |
237/335 (71) |
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Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour) |
-4,8 % (IC 95 % : -11,5 % ; +1,9 %), p=0,16 |
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Semaine 48 |
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ARN VIH-1 plasmatique < 80 c/ml |
242/331 (73) |
236/330 (72) |
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Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour) |
-1,6 % (IC 95% : -8,4 % ; +5,2 %), p=0,65 |
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Semaine 96 |
||
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ARN VIH-1 plasmatique < 80 c/ml |
234/326 (72) |
230/331 (69) |
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Différence entre les traitements (une prise par jour - deux prises par jour) |
-2,3% (IC 95 % : -9,3 % ; +4,7 %), p=0,52 |
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La non-infériorité du groupe abacavir + lamivudine en une prise journalière unique a été démontrée par rapport au groupe en deux prises par jour (borne de non-infériorité pré-définie de -12 %) pour le critère principal d'évaluation : charge virale < 80 c/ml à la semaine 48, ainsi qu'à la semaine 96 (critère d'évaluation secondaire). Pour tous les autres seuils testés (< 200c/ml, < 400c/ml, < 1000c/ml), les résultats étaient dans les limites de cette borne de non-infériorité. Les tests d'hétérogénéité en sous- groupes pour les posologies en une ou deux prises par jour n'ont mis en évidence aucun effet significatif du sexe, de l'âge ou de la charge virale au moment de la randomisation. Les conclusions supportaient la non-infériorité, quelle que soit la méthode d'analyse.
Dans une autre étude visant à comparer les associations dINTI en ouvert (avec ou sans nelfinavir en aveugle) chez l'enfant, une proportion plus importante de patients traités par abacavir et lamivudine (71 %) ou par abacavir et zidovudine (60 %) avaient un taux d'ARN VIH-1 ≤ 400 copies/ml à la semaine 48, comparativement à ceux traités par lamivudine et zidovudine (47 %) [p=0,09, analyse en intention de traiter]. De même, un taux d'ARN VIH-1 ≤ 50 copies/ml a été observé à la semaine 48 chez une proportion plus importante d'enfants traités par une association de traitements contenant de l'abacavir (respectivement 53 %, 42 % et 28 %, p=0,07).
Dans une étude de pharmacocinétique (PENTA 15), quatre patients âgés de moins de 12 mois contrôlés virologiquement sont passés dune administration en deux prises journalières à une administration en une prise journalière unique d'abacavir et de lamivudine en solution buvable. A la semaine 48, trois patients avaient une charge virale indétectable et un patient avait un taux d'ARN VIH à 900 copies/ml. Aucun problème de tolérance n'a été observé chez ces patients.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Labacavir est rapidement et bien absorbé après administration orale. La biodisponibilité absolue après administration orale dabacavir chez ladulte est denviron 83 %. Après administration orale dabacavir, la valeur moyenne du tmax est denviron 1,5 heures pour le comprimé et denviron 1,0 heure pour la solution buvable.
Aux doses thérapeutiques de 300 mg 2 fois/jour, les valeurs plasmatiques moyennes de Cmax et de Cmin à létat déquilibre de labacavir sont respectivement denviron 3,00 µg/ml (coefficient de variation / CV : 30 %) et 0,01 µg/ml (CV : 99 %). La valeur moyenne de l'aire sous la courbe mesurée sur un intervalle de 12 heures (ASC 0 à12h) est de 6,02 µg.h/ml (CV : 29 %) équivalent à une ASC journalière denviron 12,0 µg.h/ml. La valeur de la Cmax mesurée avec la solution buvable est légèrement supérieure à celle obtenue avec le comprimé. Après administration dune dose de 600 mg dabacavir (comprimé), la valeur moyenne de la Cmax est denviron 4,26 µg/ml (CV : 28 %) et la valeur moyenne (CV) de lASC∞ de 11,95 µg.h/ml (CV : 21 %).
Les concentrations plasmatiques de labacavir (basée sur lASC) ne sont pas modifiées par la prise de nourriture, même si labsorption est retardée et la Cmax diminuée. LAbacavir peut donc être pris au cours ou en dehors des repas.
Il n'est pas attendu d'impact sur la qualité pharmaceutique, ni par conséquent de modification de l'effet clinique, suite à l'administration de comprimés écrasés et mélangés à une petite quantité de nourriture semi-solide ou de liquide. Cette conclusion est basée sur les données physicochimiques et pharmacocinétiques, en supposant que le patient ingère immédiatement la totalité du comprimé écrasé.
Distribution
Après administration intraveineuse, le volume apparent de distribution est denviron 0,8 litre/kg. Ceci indique que labacavir pénètre librement dans les tissus.
Les études réalisées chez les patients infectés par le VIH ont montré une bonne pénétration de labacavir dans le LCR, avec un ratio des ASC dabacavir « LCR/plasma » entre 30 et 44 %. Les valeurs observées pour les pics de concentration sont 9 fois supérieures aux valeurs de CI50 de labacavir (0,08 µg/ml ou 0,26 µM) lorsque labacavir a été administré à une posologie de 600 mg deux fois par jour.
Les études de liaison aux protéines plasmatiques réalisées in vitro ont montré une liaison faible à modérée de labacavir aux protéines plasmatiques humaines (environ 49 %) pour des concentrations thérapeutiques dabacavir. Ceci indique un faible risque dinteractions médicamenteuses par déplacement des sites de liaison protéique.
Biotransformation
Labacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Environ 2 % de la dose administrée sont excrétés au niveau rénal sous forme inchangée. Chez lhomme, labacavir est principalement métabolisé par lalcool déshydrogénase et la glucuronyl-transférase. Ceci conduit à la formation de lacide 5-carboxylique et du 5-glucuro-conjugué qui représentent environ 66 % de la dose administrée. Les métabolites sont excrétés dans les urines.
Élimination
La demi-vie moyenne de labacavir est denviron 1,5 heure. Après administration de doses répétées dabacavir (300 mg, 2 fois/jour), aucune accumulation significative dabacavir na été observée. Lélimination de labacavir se fait par métabolisme hépatique suivi dune excrétion des métabolites principalement dans les urines. Au niveau urinaire, labacavir sous forme inchangée et les différents métabolites représentent environ 83 % de la dose administrée, le reste étant éliminé au dans les fécès.
Pharmacocinétique intracellulaire
Dans une étude réalisée chez 20 patients infectés par le VIH et traités par abacavir (300 mg, deux fois par jour), avec une seule dose dabacavir 300 mg administrée avant la période de prélèvement de 24 heures, la valeur de la moyenne géométrique de la demi-vie intracellulaire terminale du carbovir-TP était à létat déquilibre de 20,6 heures alors que dans la même étude, la valeur de la moyenne géométrique de la demi-vie plasmatique de labacavir était de 2,6 heures. Dans une étude en cross-over réalisée chez 27 patients infectés par le VIH, les imprégnations intracellulaires du carbovir-TP étaient plus élevées à la posologie de 600 mg d'abacavir une fois par jour (+ 32 % pour l'ASC24h à l'état d'équilibre, + 99 % pour la Cmax24h à l'état d'équilibre et + 18 % pour la Crésiduelle) comparé à la posologie de 300 mg deux fois par jour. Dans l'ensemble, ces données sont en faveur de lutilisation de labacavir à la posologie de 600 mg, une fois par jour pour le traitement des patients infectés par le VIH. De plus, lefficacité et la sécurité d'emploi de labacavir administré à la posologie de 600 mg, une fois par jour a été démontrée dans une étude clinique pivot (étude CNA30021, voir rubrique 5.1 - Expérience clinique).
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Labacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. La pharmacocinétique de labacavir a été étudiée chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5-6) recevant une dose unique de 600 mg ; la valeur médiane (intervalle) de l'ASC a été de 24,1 (10,4 à 54,8) µg.h/ml. Les résultats ont montré que lASC et la demi-vie délimination de labacavir ont été en moyenne (IC 90 %) augmentées respectivement dun facteur 1,89 [1,32 ; 2,70] et 1,58 [1,22 ; 2,04]. Aucune recommandation définitive de réduction de la posologie nest possible chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère en raison de la grande variabilité de limprégnation plasmatique en abacavir.
L'abacavir n'est pas recommandé chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère.
Insuffisance rénale
Labacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique avec environ 2 % de la dose administrée excrétés sous forme inchangée au niveau urinaire. La pharmacocinétique de labacavir chez les patients au stade terminal dinsuffisance rénale est similaire à celle des patients ayant une fonction rénale normale. Aucune réduction posologique nest donc nécessaire chez les patients avec insuffisance rénale. Etant donné lexpérience limitée, lutilisation dAbacavir doit être évitée chez les patients atteints dinsuffisance rénale au stade terminal.
Population pédiatrique
Lexpérience clinique chez lenfant montre que labacavir est rapidement et bien absorbé après administration de la solution buvable ou des comprimés. A posologie égale, les deux formulations permettent d'obtenir une exposition plasmatique à l'abacavir identique. Chez les enfants traités par la solution buvable d'abacavir selon le schéma posologique recommandé, l'exposition plasmatique à l'abacavir obtenue était du même ordre de grandeur que celle observée chez l'adulte. Chez les enfants traités par les comprimés d'abacavir selon le schéma posologique recommandé, l'exposition plasmatique à l'abacavir obtenue était supérieure à celle observée chez les enfants recevant la solution buvable, les doses administrées avec la forme comprimé étant plus élevées en mg/kg.
Chez les enfants de moins de 3 mois, les données de tolérance sont insuffisantes pour recommander lutilisation dAbacavir. Chez le nouveau-né de moins de 30 jours, les données disponibles sont limitées et montrent quune posologie de 2 mg/kg de solution buvable entraîne une ASC similaire ou supérieure à celle obtenue pour une posologie de 8 mg/kg de solution buvable administrée à des enfants plus âgés.
Les données pharmacocinétiques sont issues de 3 études pharmacocinétiques (PENTA 13, PENTA 15 et sous-étude PK de ARROW) portant sur des enfants de moins de 12 ans. Les résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous :
Résumé des ASC(0-24) plasmatiques de labacavir à l'état d'équilibre (µg.h/ml) et comparaison statistique pour les posologies en une seule prise par jour versus deux prises par jour à partir des différentes études
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Etude |
Groupe d'âge |
Abacavir administré en une seule prise par jour à la dose de 16mg/kg Moyenne géométrique (IC 95 %) |
Abacavir administré en deux prises par jour à la dose de 8mg/kg Moyenne géométrique (IC 95 %) |
Différences entre une seule prise par jour versus deux prises par jour Rapport moyen des moindres carrés géométriques (IC 90 %) |
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Etude ARROW Sous étude PK Partie 1 |
3 à 12 ans (N=36) |
15,3 (13,3 - 17,5) |
15,6 (13,7 - 17,8) |
0,98 (0,89 - 1,08) |
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PENTA 13 |
2 à 12 ans (N=14) |
13,4 (11,8 - 15,2) |
9,91 (8,3 - 11,9) |
1,35 (1,19 - 1,54) |
|
PENTA 15 |
3 à 36 mois (N=18) |
11,6 (9,89 - 13,5) |
10,9 (8,9 - 13,2) |
1.07 (0,92 - 1,23) |
Dans l'étude PENTA 15, la moyenne géométrique de l'ASC(0-24) plasmatique de l'abacavir (IC 95 %) des quatre patients âgés de moins de 12 mois qui sont passés de deux prises par jour à une seule prise par jour (voir rubrique 5.1) était de 15,9 (8,86 ; 28,5) µg.h/ml pour la prise en une seule fois par jour et de 12,7 (6,52 ; 24,6) µg.h/ml pour la prise en deux fois par jour.
Personnes âgées
Les paramètres pharmacocinétiques de labacavir nont pas été étudiés chez les patients de plus de 65 ans.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de carcinogénicité après administration dabacavir par voie orale chez le rat et la souris ont montré une augmentation de lincidence des tumeurs bénignes et malignes. Les tumeurs malignes ont été observées au niveau des glandes préputiales (mâles) et clitoridiennes (femelles) des deux espèces, de la glande thyroïde des rats mâles, ainsi quau niveau du foie, de la vessie, des ganglions lymphatiques et du tissu sous-cutané des rats femelles.
La majorité de ces tumeurs sont survenues aux plus fortes doses dabacavir administrées (330 mg/kg/jour chez la souris et 600 mg/kg/jour chez le rat), à lexception de la tumeur de la glande préputiale, qui est survenue à une dose de 110 mg/kg chez la souris. Lexposition systémique chez la souris et le rat, à la dose sans effet, était équivalente à respectivement 3 et 7 fois celle observée chez lHomme au cours du traitement. Bien que le potentiel carcinogène chez lHomme soit inconnu, ces données suggèrent que le bénéfice clinique attendu est supérieur au risque carcinogène.
Au cours des études toxicologiques précliniques, une augmentation du poids du foie a été observée chez le rat et le singe après administration dabacavir. La pertinence clinique de ces observations est inconnue. Au cours des essais cliniques, aucune hépatotoxicité de labacavir na été mise en évidence. De plus, une autoinduction du métabolisme de labacavir ou linduction du métabolisme dautres médicaments métabolisés au niveau hépatique na pas été observée chez lhomme.
Chez la souris et le rat, une dégénérescence myocardique discrète a été observée après administration dabacavir sur une période de deux ans. Lexposition systémique était équivalente à 7 à 24 fois lexposition systémique attendue chez lHomme. La pertinence clinique de ces résultats nest pas connue.
Lors des études de toxicologie de la reproduction, une toxicité embryo-ftale a été observée chez le rat mais non retrouvée chez le lapin. Ces observations incluaient une diminution du poids des ftus, un dème ftal, ainsi quune augmentation des malformations squelettiques, une augmentation des morts intra-utérines précoces et des mort-nés. Au vu de la toxicité embryo-ftale observée chez le rat, aucune conclusion ne peut être tirée concernant le potentiel tératogène de labacavir.
Une étude de fertilité chez le rat a montré que labacavir na pas deffet sur la fertilité des animaux mâles ou femelles.
Noyau du comprimé : cellulose microcristalline (grade 102), carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage : hypromellose 2910, dioxyde de titane (E171), triacétine, oxyde de fer jaune (E172), polysorbate 80.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable est disponible sous plaquettes (PVC/Aluminium) en boîte de 60 comprimés.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 922 1 4 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle.
Médicaments liés cités dans ce texte
- RETROVIR 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
- LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
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