GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion
CIS 62016456
Informations à jour au 9 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 09/08/2021
GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Glucose................................................................................................................................. 30 g
(sous forme de glucose monohydraté)
pour 100 mL de solution pour perfusion.
Une poche de 100 mL contient 30 g de glucose
Une poche de 250 mL contient 75 g de glucose
Une poche de 500 mL contient 150 g de glucose
Une poche de 1000 mL contient 300 g de glucose
Apport calorique glucidique : 1200 kcal/L (soit 5025 kJ/L)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution pour perfusion.
Solution limpide, incolore ou légèrement jaunâtre, exempte de particules visibles.
Glucose : 1665 mmol/L
Osmolarité théorique : 1665 mOsm/L
pH : compris entre 3,5 6,5
4.1. Indications thérapeutiques
· Apport calorique glucidique (1200 kcal/L),
· Prévention des déshydratations intra et extra-cellulaires,
· Réhydratation lorsquil existe une perte deau supérieure à la perte en électrolytes,
· Prophylaxie et traitement de la cétose dans les dénutritions,
· Véhicule ou diluant pour apport thérapeutique en période préopératoire, peropératoire et postopératoire immédiate.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La concentration et la posologie d'une solution de glucose pour usage intraveineux dépendent de plusieurs facteurs comprenant l'âge, le poids et l'état clinique du patient. Les concentrations sériques en glucose peuvent nécessiter une surveillance étroite.
La posologie recommandée pour le traitement de la déplétion en eau et en hydrates de carbone est la suivante:
Adulte : 500 mL à 3 litres/24 h.
Population pédiatrique
Le débit et le volume de perfusion dépendent de lâge, du poids, du statut clinique et métabolique du patient et du traitement concomitant. La solution doit être administrée par un personnel expérimenté.
· 0-10 kg de poids corporel : 16,7 mL/kg/24 h.
· 10-20 kg de poids corporel : 166,7 mL + 8,3 mL /kg au-dessus de 10 kg / 24 h.
· > 20 kg de poids corporel : 250 mL + 3,3 mL / kg au-dessus de 20 kg / 24 h.
Le débit de perfusion ne doit pas dépasser les capacités d'oxydation du glucose du patient (ex. perturbation du métabolisme oxydatif du glucose en période post-opératoire ou post-traumatique précoce ou en présence d'hypoxie ou de défaillance dun organe), de manière à éviter une hyperglycémie. Par conséquent, les doses maximales sont de 5 mg/kg/min pour les adultes et comprises entre 10 et 18 mg/kg/min pour les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants, selon l'âge et la masse corporelle totale.
Lorsque GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion est utilisée comme véhicule ou diluant pour préparation injectable d'autres médicaments, la posologie et le débit de perfusion seront principalement fonction de la nature et de la posologie du médicament à administrer.
Léquilibre hydrique, le glucose sérique, le sodium sérique et dautres électrolytes pourront faire lobjet dune surveillance avant ou pendant ladministration, en particulier chez les patients présentant une libération non-osmotique excessive de la vasopressine (syndrome de sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique, SIADH) et chez les patients traités concomitamment par des médicaments agonistes de la vasopressine, en raison du risque dhyponatrémie.
La surveillance du sodium sérique est particulièrement importante pour les solutés physiologiquement hypotoniques. GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion peut devenir extrêmement hypotonique après administration du fait de la métabolisation du glucose dans lorganisme (voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8).
Mode d'administration :
Perfusion intraveineuse par voie centrale uniquement.
Pratiquer la perfusion lentement et régulièrement sur 24 heures, à laide dun cathéter veineux central dont lextrémité distale est située à lentrée de loreillette droite et employer si possible une pompe à débit réglable.
Lorsque la solution est utilisée pour la dilution et ladministration de médicaments complémentaires par perfusion intraveineuse, les instructions d'utilisation des substances ajoutées détermineront les volumes appropriés pour chaque traitement.
Pour les précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament, voir la rubrique 6.6
· Hypersensibilité au maïs (voir rubriques 4.4 et 4.8),
· Hyperglycémie non contrôlée,
· Diabète décompensé,
· Autres intolérances connues au glucose (ex. situations de stress métabolique, états de choc aigu, collapsus),
· Coma hyperosmolaire,
· Hyperlactatémie,
· Acidose métabolique,
· Inflation hydrique. Ladministration de volumes élevés peut notamment donner lieu, en raison d'une surcharge liquidienne, aux contre-indications suivantes :
o Hyperhydratation
o Insuffisance cardiaque aiguë
o dème pulmonaire
La solution ne doit pas être utilisée seule à des fins d'apport liquidien ou de réhydratation car elle ne contient pas d'électrolytes (voir rubrique 4.4).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Respecter une vitesse de perfusion lente au risque de voir apparaître une diurèse osmotique indésirable. Une surveillance clinique particulière est nécessaire au début de toute perfusion intraveineuse. L'administration doit être effectuée sous une surveillance régulière et attentive.
GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion est une solution HYPERTONIQUE.
La perfusion doit être immédiatement arrêtée en cas dapparition de signes anormaux ou de symptômes d'une réaction allergique (tels que sueurs, fièvre, frissons, céphalées, rashs cutanés ou dyspnée). GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion contient du glucose dérivé du maïs, ce qui provoque des réactions d'hypersensibilité chez les patients allergiques au maïs.
GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion, ne doit pas être utilisé à des fins de substitution liquidienne sans un apport en électrolytes approprié, en particulier dans les traitements de réhydratation, car son administration peut entraîner une diminution importante des électrolytes sériques (hyponatrémie et hypokaliémie graves) (voir rubriques 4.3 et 4.8), ainsi que la survenue deffets indésirables tels que des lésions cérébrales ou des atteintes cardiaques.
La perfusion de volumes importants doit être effectuée sous une surveillance particulière chez les patients atteints d'intoxication hydrique, d'insuffisance cardiaque, pulmonaire ou rénale sévère, et/ou d'oligurie/anurie.
L'administration de la solution pour perfusion GLUCOSE 30 % CARELIDE peut provoquer une hyperglycémie. Dans ce contexte, il est recommandé de ne pas utiliser cette solution après un accident ischémique cérébral car l'hyperglycémie a été impliquée dans l'augmentation des lésions cérébrales ischémiques et la détérioration de la récupération.
La perfusion de solution de glucose nest pas recommandée dans les 24 premières heures suivant un traumatisme crânien et la concentration sanguine en glucose doit être surveillée attentivement lors d'épisodes d'hypertension intracrânienne. L'administration de solutions de glucose, en particulier hyperosmolaires, à des patients présentant une atteinte de la barrière hémato-encéphalique peut entraîner une augmentation de la pression intracrânienne/intramédullaire.
Les paramètres biologiques et cliniques, en particulier la glycémie, doivent être contrôlés.
Si une hyperglycémie survient, ajuster le débit de perfusion et/ou administrer de l'insuline. Si besoin, apporter des compléments parentéraux en potassium.
La tolérance au glucose peut se détériorer chez les patients atteints d'insuffisance rénale ou de diabète.
Chez le diabétique ou l'insuffisant rénal, surveiller attentivement la glycémie et la glycosurie et ajuster éventuellement la posologie du traitement hypoglycémiant et/ou du potassium.
Les solutions pour perfusion de glucose intraveineuses sont généralement des solutions isotoniques. Cependant, dans lorganisme, les solutions contenant du glucose peuvent devenir extrêmement hypotoniques sur le plan physiologique en raison de la métabolisation rapide du glucose (voir rubrique 4.2).
En fonction de la tonicité de la solution, du volume et de la vitesse de perfusion, ainsi que de létat clinique sous-jacent du patient et de sa capacité à métaboliser le glucose, ladministration de glucose par voie intraveineuse peut entraîner des déséquilibres électrolytiques, dont le plus important est une hyponatrémie hypo-osmotique ou hyperosmotique.
Hyponatrémie:
Les patients présentant une libération non-osmotique de la vasopressine (ex. en cas daffections aiguës, de douleur, de stress postopératoire, dinfections, de brûlures, et de pathologies du système nerveux central), les patients atteints de pathologies cardiaques, hépatiques et rénales ainsi que les patients exposés à des agonistes de la vasopressine (voir rubrique 4.5) encourent un risque particulièrement élevé dhyponatrémie aiguë lié à la perfusion de solutés hypotoniques.
Lhyponatrémie aiguë peut conduire à une encéphalopathie hyponatrémique aiguë (dème cérébral) caractérisée par des céphalées, des nausées, des convulsions, une léthargie et des vomissements. Les patients présentant un dème cérébral encourent un risque particulièrement élevé de lésion cérébrale sévère, irréversible et engageant le pronostic vital.
Les enfants, les femmes en âge de procréer et les patients présentant une compliance cérébrale réduite (ex. à la suite dune méningite, de saignements intracrâniens ou dune contusion cérébrale) encourent un risque particulièrement élevé ddème cérébral sévère et engageant le pronostic vital, dû à une hyponatrémie aiguë.
Lajout de médicament ou l'utilisation d'une technique d'administration incorrecte peuvent entraîner l'apparition de réactions fébriles dues à l'introduction éventuelle de substances pyrogènes. En cas d'effet indésirable, la perfusion doit être immédiatement arrêtée.
En cas d'ajout de médicament, vérifier la compatibilité, la limpidité et la couleur avant usage (voir rubrique 6.2).
Ne pas conserver le mélange (voir rubrique 6.6).
Extravasation
Le site du cathéter doit être régulièrement contrôlé pour détecter les signes d'extravasation. En cas d'extravasation, l'administration doit être interrompue immédiatement, tout en maintenant en place la canule ou le cathéter inséré pour une prise en charge immédiate du patient. Si possible, une aspiration doit être pratiquée à travers la canule/le cathéter inséré afin de réduire la quantité de liquide présent dans les tissus avant de retirer la canule/le cathéter.
Selon le produit extravasé (y compris les produits mélangés avec GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion, le cas échéant) et le stade/l'étendue des lésions éventuelles, des mesures spécifiques appropriées doivent être prises. Les options thérapeutiques peuvent inclure des interventions non pharmacologiques, pharmacologiques et/ou chirurgicales. En cas de dégradation de la zone affectée (douleur continue, nécrose, ulcération), un chirurgien plasticien doit être consulté immédiatement (voir rubrique 4.8).
Le site d'extravasation doit être contrôlé au moins toutes les 4 heures pendant les premières 24 heures, puis une fois par jour.
Syndrome de renutrition
La réalimentation de patients sévèrement dénutris peut entraîner un syndrome de renutrition qui est caractérisé par le passage du potassium, du phosphore et du magnésium en intracellulaire car le patient devient anabolique. Une carence en thiamine et une rétention d'eau peuvent également se développer. La mise en place dune surveillance particulière et laugmentation progressive des apports en nutriments tout en évitant la suralimentation peuvent prévenir ces complications.
Risque d'embolie gazeuse (voir rubrique 6.6)
Population gériatrique
Lors de la sélection du type de solution pour perfusion et du volume/débit de perfusion pour un patient âgé, il est nécessaire de prendre en considération la susceptibilité de ces patients à présenter des maladies cardiaques, rénales, hépatiques ou autres, ainsi que leurs traitements médicamenteux concomitants.
Population pédiatrique
Le débit et le volume de perfusion dépendent de lâge, du poids, de létat métabolique et clinique du patient, du traitement associé, et doivent être déterminés par un médecin expérimenté.
Les nouveau-nés, en particulier les prématurés et ceux présentant un faible poids à la naissance, ont un risque élevé de développer une hypo- ou une hyperglycémie et nécessitent, de ce fait, une surveillance étroite pendant toute la durée du traitement par des solutions intraveineuses de glucose, afin dassurer un contrôle glycémique approprié et déviter d'éventuels effets indésirables à long terme.
Lhypoglycémie chez les nouveau-nés peut entraîner des convulsions, un coma, et des lésions cérébrales.
Lhyperglycémie chez les nouveau-nés a été associée à des cas dhémorragie intra-ventriculaire, dinfection bactérienne et fongique dinstallation tardive, de rétinopathie du prématuré, dentérocolite nécrosante, de dysplasie broncho-pulmonaire, dhospitalisation prolongée et de décès.
Les enfants, les nourrissons et les nouveau-nés présentent un risque accru de développer une hyponatrémie hypoosmotique ainsi quune encéphalopathie hyponatrémique. Ainsi, les concentrations d'électrolytes plasmatiques doivent être étroitement surveillées dans la population pédiatrique.
Une correction rapide de l'hyponatrémie hypoosmotique est potentiellement dangereuse (risque de complications neurologiques graves). La posologie, le taux et la durée d'administration doivent être déterminés par un médecin expérimenté.
Afin d'éviter une perfusion excessive de solutions intraveineuses potentiellement fatale chez le nouveau-né, une attention particulière doit être accordée au mode d'administration. Lors de lutilisation dun pousse-seringue pour ladministration de solutions ou de médicaments par voie intraveineuse à des nouveau-nés, la poche de liquide ne doit pas rester connectée à la seringue.
Lors de lutilisation dune pompe pour perfusion, tous les clamps du set d'administration intraveineuse doivent être fermés avant de retirer le set d'administration ou avant déteindre la pompe. Ceci est nécessaire, que le set dadministration dispose ou non d'un dispositif anti-fuite.
Le dispositif de perfusion intraveineuse et le matériel d'administration doivent être contrôlés régulièrement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Médicaments augmentant leffet de la vasopressine
Les médicaments cités ci-dessous augmentent leffet de la vasopressine, ce qui entraîne une diminution de lexcrétion rénale deau sans électrolyte et une augmentation du risque dhyponatrémie nosocomiale à la suite dun traitement à base de solutés intraveineux incorrectement équilibré (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.8).
+ Médicaments stimulant la libération de vasopressine, ex. :
chlorpropamide, clofibrate, carbamazépine, vincristine, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, 3,4-méthylènedioxy-N-méthamphétamine, ifosfamide, antipsychotiques, narcotiques ;
+ Médicaments potentialisant la libération de vasopressine, ex. :
chlorpropamide, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), cyclophosphamide ;
+ Analogues de la vasopressine, ex. :
desmopressine, ocytocine, vasopressine, terlipressine.
Parmi les autres médicaments qui augmentent le risque dhyponatrémie figurent également les diurétiques en général et les antiépileptiques tels que loxcarbazépine
Ne pas administrer du sang simultanément au moyen du même dispositif de perfusion, en raison du risque de pseudo-agglutination et dhémolyse.
Comme avec toutes les solutions parentérales, la compatibilité des additifs avec la solution doit être vérifiée avant administration de ce médicament (voir rubrique 6.2).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des données disponibles, l'utilisation chez la femme enceinte ou qui allaite est possible.
Les risques et les bénéfices pour chaque patiente doivent être attentivement considérés avant d'administrer la solution de glucose.
La perfusion de glucose par voie intraveineuse pendant l'accouchement peut entraîner un risque d'hyperglycémie ftale et d'acidose métabolique, entraînant la production d'insuline ftale ainsi qu'une hypoglycémie de rebond chez le nouveau-né.
Des précautions particulières simposent lors de ladministration de GLUCOSE 30 % CARELIDE à des femmes enceintes pendant le travail, en particulier sil est administré en combinaison avec de locytocine, en raison du risque dhyponatrémie (voir rubriques 4.4, 4.5 et 4.8).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
GLUCOSE 30 % CARELIDE, solution pour perfusion, na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les effets indésirables pouvant survenir chez des patients traités avec GLUCOSE 30 % CARELIDE par perfusion intraveineuse sont indiqués ci-dessous.
Les effets indésirables listés dans cette rubrique sont mentionnés selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classe de systèmes dorgane (SOC) |
Effet indésirable (Terme MedDRA) |
Fréquence |
|
Affections du système immunitaire |
Réaction anaphylactique* |
Indéterminée |
|
Hypersensibilité* |
||
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Déséquilibre électrolytique |
|
|
Hypokaliémie |
||
|
Hypomagnésémie |
||
|
Hypophosphatémie |
Indéterminée |
|
|
Hyperglycémie |
||
|
Déshydratation |
||
|
Hypervolémie |
|
|
|
Hyperlactatémie |
||
|
|
Hyponatrémie nosocomiale*** |
|
|
Affections vasculaires |
Thrombose veineuse |
Indéterminée |
|
Thrombophlébite |
||
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Polyurie |
Indéterminée |
|
Glycosurie |
||
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Frissons* |
|
|
Fièvre* |
||
|
Infection du site de perfusion |
||
|
Irritation au site de perfusion |
Indéterminée |
|
|
Extravasation |
||
|
Réaction locale |
||
|
Douleur locale** |
||
|
Nécrose / ulcère** |
||
|
Affections du système nerveux |
Encephalopathie hyponatrémique*** |
Indéterminée |
* Manifestation potentielle chez les patients présentant une allergie au maïs (voir rubriques 4.3 et 4.4).
** Effets indésirables pouvant être notamment associés à une extravasation
*** Lhyponatrémie nosocomiale peut causer des lésions cérébrales irréversibles et entraîner le décès en raison du développement dune encéphalopathie hyponatrémique aiguë (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Lorsque GLUCOSE 30 % CARELIDE est utilisé comme véhicule ou diluant pour des préparations injectables d'autres médicaments, d'autres effets indésirables associés au médicament ajouté à la solution peuvent survenir.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Une administration prolongée ou une perfusion rapide de volumes importants de solution pour perfusion de glucose à 30 % peut provoquer deux types deffets indésirables pouvant engager le pronostic vital (voir rubriques 4.4 et 4.8) :
· en raison de lhyperglycémie : une hyperosmolarité entraînant une hyponatrémie, une déshydratation cellulaire, une hyperglycémie, une glycosurie, une diurèse osmotique, susceptibles d'évoluer vers une déshydratation extracellulaire, un coma hyperosmolaire hyperglycémique et des déséquilibres électrolytiques, incluant des pertes de sodium et de potassium (voir rubrique 4.4) et des perturbations acido-basiques.
· en raison de la quantité deau libre (une fois que le glucose est métabolisé) : une inflation hydrique avec dème ou intoxication hydrique, entraînant une hyponatrémie aiguë hypoosmotique sévère, conduisant à une hyperhydratation cellulaire, et potentiellement un dème cérébral engageant le pronostic vital (encéphalopathie hyponatrémique). Les symptômes comprennent des convulsions, nausées, léthargie et vomissements (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Lhyperglycémie sévère et lhyponatrémie peuvent être fatales.
Traitement
Un surdosage cliniquement significatif de solutions de glucose constitue, par conséquent, une urgence médicale.
Selon le type et la gravité des troubles : arrêt immédiat de la perfusion, instaurer un traitement symptomatique et de soutien adapté, en fonction des besoins (notamment administration d'électrolytes, de diurétiques ou d'insuline).
En cas dutilisation comme véhicule ou diluant pour préparation injectable dautres médicaments, dautres symptômes de surdosage liés à ce médicament peuvent se manifester. Se référer également au résumé des caractéristiques du produit de ce médicament.
Une correction rapide de lhyponatrémie peut engager le pronostic vital en raison du risque de démyélinisation osmotique et de complications neurologiques graves. Le traitement et la surveillance doivent être déterminés par un médecin expérimenté.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : solution pour nutrition parentérale, code ATC : B05BA03
Solution de glucose hypertonique (osmolarité : 1665 mOsm/L).
Les propriétés pharmacodynamiques sont celles du glucose avec un apport calorique glucidique de 1200 kcal/L.
Le glucose, un substrat naturel des cellules de l'organisme, est métabolisé de manière ubiquitaire. Dans des conditions physiologiques, le glucose est la principale source dénergie avec une valeur calorique d'environ 17 kJ/g ou 4 kcal/g.
En cas dajout de médicament, la pharmacodynamie de la préparation dépendra aussi du médicament ajouté.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Biodisponibilité
La solution étant administrée par voie intraveineuse, sa biodisponibilité est de 100 %.
Distribution
Après administration, le glucose passe tout d'abord dans le compartiment intravasculaire, puis dans le compartiment intracellulaire.
Biotransformation
Au cours de la glycolyse, le glucose est métabolisé en pyruvate. Dans des conditions aérobies, le pyruvate est totalement oxydé pour donner du dioxyde de carbone et de l'eau. En cas d'hypoxie, le pyruvate est transformé en lactate.
Élimination
Les derniers métabolites issus de l'oxydation complète du glucose sont éliminés par les poumons en gaz carbonique et par les reins en eau.
Chez les sujets sains, le glucose n'est pratiquement pas éliminé par les reins.
Dans les états métaboliques pathologiques associés à de l'hyperglycémie (par ex. diabète sucré ou syndrome post-agression), le glucose est excrété par les reins.
En cas dajout de médicament, la pharmacocinétique de la préparation dépendra aussi du médicament ajouté.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des données de sécurité concernant le glucose chez l'animal ne sont pas applicables à l'Homme, étant donné que le glucose est un composant normal du plasma à la fois chez l'animal et chez l'Homme.
Les données de sécurité de l'additif doivent être considérées séparément.
Eau pour préparations injectables.
Comme avec toutes les solutions parentérales, la compatibilité des médicaments avec la solution doit être vérifiée avant ajout.
Lincompatibilité du médicament vis-à-vis de la solution de GLUCOSE 30 % CARELIDE, doit être déterminée en contrôlant un éventuel changement de couleur et/ou une éventuelle formation de précipité, de complexe insoluble ou de cristaux. Se référer également à la notice accompagnant le médicament à ajouter.
En cas d'ajout de médicament, vérifier si le médicament est compatible avec la zone de pH de la solution de GLUCOSE 30 % CARELIDE.
Lorsqu'un médicament compatible est ajouté à la solution de GLUCOSE 30 % CARELIDE, le mélange doit être administré immédiatement.
Les médicaments connus pour être incompatibles ne doivent pas être utilisés.
Ne pas administrer du sang simultanément, au moyen du même dispositif de perfusion, en raison du risque de pseudo-agglutination et dhémolyse (voir rubrique 4.5).
Avant ouverture
2 ans.
Durée de conservation lors de l'utilisation
Après ouverture/dilution, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C et dans son emballage dorigine, à labri de la lumière. Ne pas congeler.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poche souple COSINUSPVC (PVC plastifié) de 100, 250, 500 ou 1000 mL.
Poche COSINUS (polyoléfine) suremballée de 100, 250, 500 ou 1000 mL.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ne pas utiliser si lemballage / la poche est endommagé(e).
Ne pas réutiliser : usage unique.
Eliminer toute poche partiellement utilisée.
Ne pas reconnecter une poche partiellement utilisée.
Retirer le suremballage juste avant utilisation. Le conditionnement primaire maintient la stérilité du produit.
En cas dajout de médicament, bien mélanger la solution avant utilisation.
La solution doit être inspectée visuellement afin de détecter toute particule, tout dommage de la poche et tout signe visible de détérioration avant administration.
En cas dajout de médicament, la solution doit être administrée avec un matériel stérile et en utilisant une technique aseptique.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Risque d'embolie gazeuse
· Ne pas utiliser les poches plastiques pour des connexions en série. Cette utilisation pourrait entraîner une embolie gazeuse en raison de l'aspiration de l'air résiduel de la première poche avant la fin de l'administration de solution venant de la deuxième poche.
· Lexercice dune pression sur le récipient en plastique flexible contenant la solution intraveineuse pour augmenter le débit peut entraîner une embolie gazeuse si lair résiduel contenu dans le récipient nest pas complètement évacué avant ladministration.
· Lutilisation dun set dadministration par voie intraveineuse avec une prise dair en position ouverte pourrait entraîner une embolie gazeuse. Les sets dadministration par voie intraveineuse avec une prise dair en position ouverte ne doivent pas être utilisés avec des récipients en plastique souple.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
CARELIDE
RUE MICHEL RAILLARD
59420 MOUVAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 353 214 0 4 : 100 mL en poche souple COSINUSPVC (PVC plastifié)
· 34009 353 215 7 2 : 250 mL en poche souple COSINUSPVC (PVC plastifié)
· 34009 353 335 2 0 : 500 mL en poche souple COSINUSPVC (PVC plastifié)
· 34009 353 336 9 8 : 1000 mL en poche souple COSINUSPVC (PVC plastifié)
· 34009 379 420 7 2 : 100 mL en poche COSINUS (polyoléfine) suremballée
· 34009 379 421 3 3 : 250 mL en poche COSINUS (polyoléfine) suremballée
· 34009 379 423 6 2 : 500 mL en poche COSINUS (polyoléfine) suremballée
· 34009 379 424 2 3 : 1000 mL en poche COSINUS (polyoléfine) suremballée
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- MINIRIN 0,1 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.