ICATIBANT ZENTIVA 30 mg, solution injectable en seringue préremplie
CIS 62044509
Informations à jour au 18 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/11/2021
ICATIBANT ZENTIVA 30 mg, solution injectable en seringue préremplie
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Icatibant................................................................................................................................. 30 mg
sous forme dacétate d'icatibant
Pour une seringue préremplie de 3 mL.
Chaque mL de cette solution contient 10 mg dicatibant.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable en seringue préremplie.
La solution est un liquide limpide et incolore, dont le pH est compris entre 5,2 et 5,8 et dont losmolalité est comprise entre 270 et 330 mOsm/kg.
4.1. Indications thérapeutiques
ICATIBANT ZENTIVA est indiqué dans le traitement symptomatique des crises aiguës dangio-dème héréditaire (AOH) chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 2 ans et plus présentant une carence en inhibiteur de la C1 estérase.
4.2. Posologie et mode d'administration
ICATIBANT ZENTIVA doit être administré sous la supervision dun professionnel de santé.
Posologie
Adultes
La dose recommandée chez les adultes est une injection unique dICATIBANT ZENTIVA 30 mg par voie sous-cutanée.
Dans la majorité des cas, une seule injection dICATIBANT ZENTIVA suffit à traiter une crise. En cas de soulagement insuffisant ou de récurrence des symptômes, une deuxième injection dICATIBANT ZENTIVA peut être administrée 6 heures plus tard. Si la deuxième injection produit un soulagement insuffisant ou en cas de récurrence des symptômes, une troisième injection dICATIBANT ZENTIVA peut être administrée de nouveau 6 heures plus tard. Il convient de ne pas dépasser 3 injections dICATIBANT ZENTIVA sur une période de 24 heures.
Lors des essais cliniques, 8 injections dicatibant par mois ont été administrées au maximum.
Population pédiatrique
La dose recommandée dICATIBANT ZENTIVA déterminée en fonction du poids corporel chez les enfants et adolescents (âgés de 2 à 17 ans) est présentée dans le tableau 1 ci-dessous.
Tableau 1 : Schéma posologique chez les patients pédiatriques
|
Poids corporel |
Dose (volume à injecter) |
|
12 kg à 25 kg |
10 mg (1,0 mL) |
|
26 kg à 40 kg |
15 mg (1,5 mL) |
|
41 kg à 50 kg |
20 mg (2,0 mL) |
|
51 kg à 65 kg
|
25 mg (2,5 mL) |
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> 65 kg |
30 mg (3,0 mL) |
Dans lessai clinique, il na pas été administré plus de 1 injection dicatibant par crise dAOH.
Aucun schéma posologique ne peut être recommandé chez les enfants âgés de moins de 2 ans ou pesant moins de 12 kg car la sécurité et lefficacité dans ce groupe pédiatrique nont pas été établies.
Personnes âgées
Des données limitées sont disponibles chez les patients âgés de plus de 65 ans.
Il a été démontré que les personnes âgées présentent une exposition systémique accrue à licatibant. Limportance de ceci en termes de sécurité demploi de licatibant nest pas connue (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Mode dadministration
La voie dadministration dICATIBANT ZENTIVA est la voie sous-cutanée, de préférence dans la région abdominale.
ICATIBANT ZENTIVA solution injectable doit être injecté lentement en raison du volume à administrer.
Chaque seringue dICATIBANT ZENTIVA est à usage unique.
Se reporter à la notice pour les instructions dutilisation.
Administration par un soignant/auto-administration
La décision de recourir à ladministration dICATIBANT ZENTIVA par un soignant ou à lauto-administration ne doit être prise que par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de langio-dème héréditaire (voir rubrique 4.4).
Adultes
ICATIBANT ZENTIVA peut être auto-administré ou administré par un soignant uniquement après une formation à la technique de linjection sous-cutanée dispensée par un professionnel de santé.
Enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
dème laryngé
Les patients souffrant ddèmes laryngés doivent être traités dans un établissement médical approprié après injection jusquà ce que le médecin estime quils peuvent quitter létablissement.
Cardiopathie ischémique
Dans des conditions ischémiques, une détérioration de la fonction cardiaque et une diminution du débit sanguin coronaire seraient théoriquement provoquées par lantagonisme du récepteur de la bradykinine de type 2. Il convient donc dêtre prudent lors de ladministration dicatibant aux patients présentant une cardiopathie ischémique aiguë ou une angine de poitrine instable (voir rubrique 5.3).
Accident vasculaire cérébral
Bien que certaines données prouvent un effet bénéfique du blocage du récepteur B2 immédiatement après un accident vasculaire cérébral, il existe une possibilité théorique que licatibant puisse atténuer les effets neuroprotecteurs positifs de phase tardive de la bradykinine. Ainsi, il conviendrait dêtre prudent dans ladministration de licatibant aux patients dans les semaines suivant un accident vasculaire cérébral.
Administration par un soignant/auto-administration
Chez les patients nayant jamais reçu dicatibant, il convient dinstaurer le premier traitement au sein dun établissement médical ou sous la supervision dun médecin.
En cas de soulagement insuffisant ou de récurrence des symptômes après une auto-administration ou ladministration par un soignant, il est recommandé que le patient ou le soignant consulte un médecin. Chez les adultes, les doses suivantes qui peuvent être nécessaires pour la même crise doivent être administrées au sein dun établissement médical (voir rubrique 4.2). Il nexiste pas de données sur ladministration de doses supplémentaires pour la même crise chez les adolescents ou les enfants.
Les patients souffrant ddèmes laryngés doivent toujours consulter un médecin et rester sous observation au sein dun établissement médical, même si linjection a été administrée à domicile.
Population pédiatrique
Lexpérience du traitement de plus dune crise dAOH par icatibant dans la population pédiatrique est limitée.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune interaction pharmacocinétique des médicaments impliquant le CYP450 nest attendue (voir rubrique 5.2).
La co-administration dicatibant avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (ECA) na pas été étudiée. Les inhibiteurs de lECA sont contre-indiqués chez les patients souffrant dAOH en raison de laugmentation possible des taux de bradykinine.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune donnée clinique nest disponible concernant lexposition des femmes enceintes à licatibant. Des études menées chez lanimal ont mis en évidence des effets sur limplantation utérine et la mise bas (voir rubrique 5.3) mais le risque potentiel pour lHomme nest pas connu.
Licatibant ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice escompté justifie le risque potentiel pour le ftus (par exemple, pour traiter des dèmes laryngés susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital).
Licatibant est excrété dans le lait des rates allaitantes à des concentrations similaires à celles retrouvées dans le sang maternel. Aucun effet na été constaté dans le développement post-natal des rats nouveau-nés.
On ne sait pas si licatibant est excrété dans le lait maternel humain mais il est recommandé aux femmes allaitantes souhaitant prendre ICATIBANT ZENTIVA de ne pas allaiter pendant les 12 heures qui suivent ladministration du traitement.
Fertilité
Chez le rat et le chien, lutilisation répétée dicatibant a eu des effets sur les organes reproducteurs. Licatibant na eu aucun effet sur la fertilité des souris mâles et des rats mâles (voir rubrique 5.3). Dans une étude menée chez 39 hommes et femmes adultes sains ayant reçu 3 doses de 30 mg à intervalle de 6 heures tous les 3 jours pour un total de 9 doses, aucune modification cliniquement significative des taux dhormones sexuelles à linclusion et après stimulation par la GnRH na été observée chez les femmes ou les hommes. Licatibant na pas eu deffets significatifs sur le taux de progestérone de la phase lutéale et la fonction lutéale ou sur la durée du cycle menstruel chez les femmes, ni sur le nombre, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes chez les hommes. Il est peu probable que le schéma posologique utilisé dans cette étude soit maintenu en pratique clinique.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Dans les études cliniques denregistrement, 999 crises dAOH au total ont été traitées par 30 mg dicatibant administré par voie sous-cutanée par un professionnel de santé. Licatibant 30 mg SC a été administré par un professionnel de santé à 129 sujets sains et 236 patients atteints dAOH.
La quasi-totalité des sujets ayant reçu de licatibant en injection sous-cutanée lors des essais cliniques ont présenté des réactions au site dinjection (caractérisées par des irritations cutanées, un dème, une douleur, des démangeaisons, un érythème, une sensation de brûlure). Ces réactions ont généralement été de sévérité légère à modérée, transitoires et se sont résolues sans intervention.
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
La fréquence des effets indésirables répertoriés dans le tableau 2 est définie à laide de la convention suivante :
Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Tous les effets indésirables rapportés après la commercialisation sont présentés en italique.
Tableau 2 : Effets indésirables rapportés avec licatibant
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Terme préférentiel |
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Sensations vertigineuses Céphalées |
|
Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Nausées |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent |
Rash Erythème Prurit |
|
Fréquence indéterminée |
Urticaire |
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|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Très fréquent |
Réactions au site dinjection* |
|
Fréquent |
Fièvre |
|
|
Investigations |
Fréquent |
Transaminases augmentées |
|
* Ecchymose au point d'injection, hématome au site dinjection, brûlure au point dinjection, érythème au point dinjection, hypoesthésie au site dinjection, irritation au point dinjection, engourdissement au site dinjection, dème au point dinjection, douleur au point dinjection, sensation de pression au site dinjection, prurit au point dinjection, gonflement au point dinjection, urticaire au point dinjection et chaleur au niveau du site dinjection. |
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Population pédiatrique
Au total, 32 patients pédiatriques (8 enfants âgés de 2 à 11 ans et 24 adolescents âgés de 12 à 17 ans) atteints dAOH ont été exposés au traitement par icatibant au cours des études cliniques. Trente-et-un patients ont reçu une dose unique dicatibant et 1 patient (un adolescent) a reçu licatibant pour deux crises dAOH (deux doses au total). Licatibant était administré en injection sous-cutanée à la dose de 0,4 mg/kg de poids corporel, jusquà une dose maximale de 30 mg.
La majorité des patients pédiatriques ayant été traités par icatibant en injection sous-cutanée ont présenté des réactions au site dinjection telles quérythème, gonflement, sensation de brûlure, douleur cutanée et démangeaisons/prurit ; elles étaient de sévérité légère à modérée et concordaient avec les réactions rapportées chez les adultes. Deux patients pédiatriques ont présenté des réactions au site dinjection qui ont été évaluées comme sévères et qui se sont complètement résolues dans les 6 heures. Ces réactions ont inclus érythème, gonflement, sensation de brûlure et sensation de chaleur.
Il na pas été observé de modifications cliniquement significatives des taux dhormones sexuelles lors des études cliniques.
Description deffets indésirables sélectionnés
Immunogénicité
Pendant le traitement en administrations répétées chez les adultes dans les études de phase III contrôlées, une positivité transitoire pour les anticorps anti-icatibant a été observée dans de rares cas. Lefficacité a été maintenue chez tous les patients. Un patient traité par icatibant était positif pour les anticorps anti-icatibant avant et après le traitement. Ce patient a été suivi pendant 5 mois et la recherche danticorps anti-icatibant a été négative lors des prélèvements ultérieurs. Aucune réaction dhypersensibilité ou anaphylactique na été rapportée avec licatibant.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucune donnée clinique concernant le surdosage nest disponible.
Une dose de 3,2 mg/kg administrée par voie intraveineuse (environ 8 fois la dose thérapeutique) a provoqué un érythème, des démangeaisons, des bouffées congestives ou une hypotension transitoires chez des sujets sains. Aucune intervention thérapeutique na été nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
LAOH (une maladie autosomique dominante) est provoqué par une absence ou un dysfonctionnement de linhibiteur de C1 estérase. Les crises dAOH saccompagnent dune libération accrue de bradykinine, qui constitue le principal médiateur dans le développement des symptômes cliniques.
LAOH se manifeste par des crises intermittentes ddème sous-cutané et/ou sous-muqueux touchant les voies respiratoires supérieures, la peau et lappareil gastro-intestinal. Une crise dure généralement de 2 à 5 jours.
Licatibant est un antagoniste compétitif sélectif des récepteurs de la bradykinine de type 2 (B2). Cest un décapeptide de synthèse ayant une structure similaire à celle de la bradykinine, mais comportant 5 acides aminés non protéinogènes. Dans lAOH, les concentrations accrues de bradykinine constituent le principal médiateur dans le développement des symptômes cliniques.
Effets pharmacodynamiques
Chez des volontaires sains jeunes recevant licatibant aux doses de 0,8 mg/kg sur 4 heures, de 1,5 mg/kg/jour ou 0,15 mg/kg/jour pendant 3 jours, le développement de lhypotension, de la vasodilatation et de la tachycardie réflexe induites par la bradykinine a pu être prévenu. Licatibant a été un antagoniste compétitif lorsque la dose de provocation de bradykinine a été multipliée par quatre.
Efficacité et sécurité clinique
Les données defficacité sont issues dune étude de phase II en ouvert initiale et de trois études de phase III contrôlées.
Les études cliniques de phase III (FAST-1 et FAST-2) étaient des études randomisées en double aveugle contrôlées, dont le plan expérimental était identique à lexception du comparateur (une étude contrôlée versus acide tranexamique oral et une étude versus placebo). Au total, 130 patients ont été randomisés pour recevoir une dose de 30 mg dicatibant (63 patients) ou le comparateur (acide tranexamique, 38 patients ou placebo, 29 patients). Les épisodes ultérieurs dAOH ont été traités dans le cadre dune extension en ouvert. Les patients présentant des symptômes dangio-dème laryngé ont reçu un traitement en ouvert par icatibant. Le critère dévaluation de lefficacité principal était le délai jusquau début du soulagement des symptômes, évalué à laide dune échelle visuelle analogique (EVA). Le tableau 3 présente les résultats defficacité de ces études.
Létude FAST-3 était une étude randomisée, contrôlée versus placebo, en groupes parallèles, menée chez 98 patients adultes (âge médian : 36 ans). Les patients ont été randomisés pour recevoir licatibant 30 mg ou le placebo en injection sous-cutanée. Un sous-groupe de patients de cette étude présentait des crises aiguës dAOH malgré ladministration dandrogènes, dantifibrinolytiques ou dinhibiteurs de C1. Le critère dévaluation principal était le délai jusquau début du soulagement des symptômes, évalué par le score composite en 3 items dune échelle visuelle analogique (EVA-3), consistant en évaluations de ldème cutané, de la douleur cutanée et de la douleur abdominale. Le tableau 4 présente les résultats defficacité de létude FAST-3.
Dans ces études, le délai médian jusquau début du soulagement des symptômes a été plus court chez les patients traités par icatibant (2,0 2,5 et 2,0 heures, respectivement) par rapport à lacide tranexamique (12,0 heures) et au placebo (4,6 et 19,8 heures). Leffet du traitement par icatibant a été confirmé par les critères dévaluation de lefficacité secondaires.
Dans une analyse intégrée de ces études de phase III contrôlées, le délai jusquau début du soulagement des symptômes et le délai jusquau début du soulagement du symptôme primaire ont été similaires quels que soient la tranche dâge, le sexe, lorigine ethnique, le poids et lutilisation ou non dandrogènes ou dantifibrinolytiques.
La réponse a également été uniforme lors des crises répétées dans les études de phase III contrôlées. Au total, 237 patients ont été traités par 1 386 doses dicatibant 30 mg pour 1 278 crises aiguës dAOH. Pour les 15 premières crises traitées par icatibant (1 114 doses pour 1 030 crises), on a décrit un délai médian jusquau début du soulagement des symptômes similaire entre les crises (2,0 à 2,5 heures). 92,4 % de ces crises dAOH ont été traitées par une dose unique dicatibant.
Tableau 3. Résultats defficacité des études FAST-1 et FAST-2
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Etude clinique contrôlée dICATIBANT versus acide tranexamique ou placebo : résultats defficacité |
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FAST-2 |
FAST-1 |
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Icatibant |
Acide tranexamique |
|
Icatibant |
Placebo |
|
Nombre de sujets de la population ITT |
36 |
38 |
Nombre de sujets de la population ITT |
27 |
29 |
|
Score EVA initial (mm) |
63,7 |
61,5 |
Score EVA initial (mm) |
69,3 |
67,7 |
|
Modification après 4 heures par rapport au score initial |
-41,6 |
-14,6 |
Modification après 4 heures par rapport au score initial |
-44,8 |
-23,5 |
|
Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur de p) |
-27,8 (-39,4 ; -16,2) p < 0,001 |
Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur de p) |
-23,3 (-37,1 ; -9,4) p = 0,002 |
||
|
Modification après 12 heures par rapport au score initial |
-54,0 |
-30,3 |
Modification après 12 heures par rapport au score initial |
-54,2 |
-42,4 |
|
Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur de p) |
-24,1 (-33,6 ; -14,6) p < 0,001 |
Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur de p) |
-15,2 (-28,6 ; -1,7) p = 0,028 |
||
|
Délai médian jusquau début du soulagement des symptômes (heures) |
|
|
Délai médian jusquau début du soulagement des symptômes (heures) |
|
|
|
Tous épisodes (N = 74) |
2,0 |
12,0 |
Tous épisodes (N = 56) |
2,5 |
4,6 |
|
Taux de réponse (%, IC) 4 heures après le début du traitement |
|
|
Taux de réponse (%, IC) 4 heures après le début du traitement |
|
|
|
Tous épisodes (N = 74) |
80,0 (63,1 ; 91,6) |
30,6 (16,3 ; 48,1) |
Tous épisodes (N = 56) |
66,7 (46,0 ; 83,5) |
46,4 (27,5 ; 66,1) |
|
Délai médian jusquau début du soulagement des symptômes : tous symptômes (heures) : Douleur abdominale dème cutané Douleur cutanée |
1,6 2,6 1,5 |
3,5 18,1 12,0 |
Délai médian jusquau début du soulagement des symptômes : tous symptômes (heures) : Douleur abdominale dème cutané Douleur cutanée |
2,0 3,1 1,6 |
3,3 10,2 9,0 |
|
Délai médian jusquau soulagement quasi complet des symptômes (heures) |
|
|
Délai médian jusquau soulagement quasi complet des symptômes (heures) |
|
|
|
Tous épisodes (N = 74) |
10,0 |
51,0 |
Tous épisodes (N = 56) |
8,5 |
19,4 |
|
Délai médian jusquà la régression des symptômes, évaluation par le patient (heures) |
|
|
Délai médian jusquà la régression des symptômes, évaluation par le patient (heures) |
|
|
|
Tous épisodes (N = 74) |
0,8 |
7,9 |
Tous épisodes (N = 56) |
0,8 |
16,9 |
|
Délai médian jusquà lamélioration globale du patient, évaluation par le médecin (heures) |
|
|
Délai médian jusquà lamélioration globale du patient, évaluation par le médecin (heures) |
|
|
|
Tous épisodes (N = 74) |
1,5 |
6,9 |
Tous épisodes (N = 56) |
1,0 |
5,7 |
Tableau 4. Résultats defficacité de létude FAST-3
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Résultats defficacité : FAST-3 ; phase contrôlée population ITT |
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Critère dévaluation |
Statistique |
Icatibant |
Placebo |
Valeur de p |
|
|
|
(n = 43) |
(n=45) |
|
|
Critère dévaluation principal |
|
|
|
|
|
Délai jusquau début du soulagement des symptômes Score EVA composite (heures) |
Médiane |
2,0 |
19,8 |
< 0,001 |
|
Autres critères dévaluation |
|
|
|
|
|
Délai jusquau début du soulagement du symptôme primaire (heures) |
Médiane |
1,5 |
18,5 |
< 0,001 |
|
Variation du score EVA composite 2 heures après le traitement |
Moyenne |
-19,74 |
-7,49 |
< 0,001 |
|
Variation du score composite de symptômes évalués par le patient 2 heures après le traitement |
Moyenne |
-0,53 |
-0,22 |
< 0,001 |
|
Variation du score composite de symptômes évalués par linvestigateur 2 heures après le traitement |
Moyenne |
-0,44 |
-0,19 |
< 0,001 |
|
Délai jusquau soulagement quasi-complet des symptômes (heures) |
Médiane |
8,0 |
36,0 |
0,012 |
|
Délai jusquà la régression initiale des symptômes, évaluation par le patient (heures) |
Médiane |
0,8 |
3,5 |
< 0,001 |
|
Délai jusquà la régression initiale des symptômes, évaluation visuelle par linvestigateur (heures) |
Médiane |
0,8 |
3,4 |
< 0,001 |
Au total, 66 patients présentant des crises dAOH touchant le larynx ont été traités dans ces études cliniques de phase III contrôlées. Les résultats ont été similaires à ceux observés chez les patients ayant présenté des crises dAOH non laryngé en termes de délai jusquau début du soulagement des symptômes.
Population pédiatrique
Une étude en ouvert non randomisée, en un seul bras (HGT-FIR-086), a été menée chez 32 patients au total. Tous les patients ont reçu au moins une dose dicatibant (0,4 mg/kg de poids corporel jusquà une dose maximale de 30 mg) et la majorité des patients ont été suivis pendant au moins 6 mois. Onze patients étaient au stade prépubertaire et 21 patients étaient au stade pubertaire ou postpubertaire.
La population danalyse de lefficacité était composée de 22 patients (11 patients au stade prépubertaire et 11 patients au stade pubertaire/postpubertaire) qui avaient été traités par icatibant pour une crise dAOH.
Le critère dévaluation principal était le délai jusquau début du soulagement des symptômes, mesuré à laide dun score composite dévaluation des symptômes par linvestigateur. Le délai jusquau soulagement des symptômes était défini comme la durée (en heures) nécessaire pour observer une amélioration de 20 % des symptômes.
Globalement, le délai médian jusquau début du soulagement des symptômes a été de 1 heure (intervalle de confiance à 95 % : 1,0 ; 1,1 heure). Une heure et deux heures après le traitement, un début de soulagement des symptômes a été observé chez 50 % et 90 % des patients, respectivement.
Globalement, le délai médian jusquaux symptômes minimaux (moment le plus proche après le traitement où tous les symptômes étaient légers ou absents) était de 1,1 heure (intervalle de confiance à 95 % : 1,0 ; 2,0 heures).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique de licatibant a été caractérisée par des études utilisant à la fois ladministration intraveineuse et sous-cutanée à des volontaires sains et à des patients. Le profil pharmacocinétique de licatibant chez les patients souffrant dAOH était similaire à celui des volontaires sains.
Absorption
Après administration sous-cutanée, la biodisponibilité absolue de licatibant est de 97 %. Le temps nécessaire pour atteindre la concentration maximale est denviron 30 minutes.
Distribution
Le volume de distribution de licatibant (Vss) est denviron 2025 L. La liaison aux protéines plasmatiques est de 44 %.
Biotransformation
Licatibant est métabolisé de façon importante par les enzymes protéolytiques en métabolites inactifs qui sont principalement excrétés dans les urines.
Des études in vitro ont confirmé que licatibant nétait pas dégradé par les voies métaboliques oxydatives, quil nétait pas un inhibiteur des principales isoenzymes (CYP 1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4) du cytochrome P450 (CYP) et quil nétait pas un inducteur des CYP 1A2 et 3A4.
Elimination
Licatibant est principalement éliminé par le métabolisme avec moins de 10 % de la dose excrétée dans les urines sous forme non modifiée. La clairance est denviron 1520 L/h et est indépendante de la dose. La demi-vie terminale plasmatique est denviron 12 heures.
Populations particulières
Personnes âgées
Les données suggèrent une diminution, liée à lâge, de la clairance, qui entraîne une exposition supérieure denviron 5060 % chez les personnes âgées (7580 ans) par rapport aux patients de 40 ans.
Sexe
Les données semblent indiquer quil ny a pas de différence de la clairance entre les sujets de sexe masculin et féminin après correction pour le poids corporel.
Insuffisance hépatique et rénale
Des données limitées suggèrent que lexposition à licatibant nest pas influencée par une insuffisance hépatique ou rénale.
Origine ethnique
Les informations sur leffet des origines ethniques sont limitées. Les données dexposition disponibles semblent indiquer quil nexiste pas de différence de la clairance entre les sujets non blancs (n = 40) et blancs (n = 132).
Population pédiatrique
La pharmacocinétique de licatibant a été caractérisée chez des patients pédiatriques atteints dAOH dans létude HGT-FIR-086 (voir rubrique 5.1). Après administration dune dose unique par voie sous-cutanée (0,4 mg/kg jusquà un maximum de 30 mg), le temps jusquà la concentration maximale est denviron 30 minutes et la demi-vie terminale est denviron 2 heures. Il na pas été observé de différences de lexposition à licatibant chez les patients présentant ou non une crise dAOH. Le modèle pharmacocinétique de population utilisant à la fois les données chez les adultes et chez les patients pédiatriques a démontré que la clairance de licatibant était corrélée au poids corporel, des valeurs de clairance plus faibles étant observées pour les poids corporels plus faibles dans la population pédiatrique atteinte dAOH. Sur la base de la modélisation de la posologie en fonction du poids, lexposition prédite à licatibant dans la population pédiatrique atteinte dAOH (voir rubrique 4.2) est plus faible que celle observée dans les études menées chez des patients adultes atteints dAOH.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études à doses répétées menées pendant une période maximale de 6 mois chez le rat et de 9 mois chez le chien ont montré une diminution dose-dépendante du taux dhormones sexuelles circulantes, ainsi quun retard réversible de la maturation sexuelle dû à ladministration répétée dicatibant chez les deux espèces.
Lexposition journalière maximale définie par laire sous la courbe (ASC) à la dose sans effet nocif observé (NOAEL) lors de létude de 9 mois menée chez le chien était 2,3 fois lASC chez ladulte après une dose sous-cutanée de 30 mg. Une NOAEL nétait pas mesurable dans létude chez le rat ; toutefois, tous les résultats issus de cette étude ont montré un effet soit totalement, soit partiellement réversible chez les rats traités. Une hypertrophie surrénalienne a été observée chez le rat à toutes les doses testées. Une réversibilité de lhypertrophie surrénalienne a été constatée une fois le traitement par icatibant interrompu. La pertinence clinique de lexploration des glandes surrénales nest pas connue.
Licatibant na eu aucun effet sur la fertilité des souris mâles (dose maximale : 80,8 mg/kg/jour) et des rats mâles (dose maximale : 10 mg/kg/jour).
Au cours dune étude de 2 ans visant à évaluer le potentiel carcinogène de licatibant chez le rat, des doses quotidiennes produisant des niveaux dexposition atteignant environ 2 fois le niveau obtenu après administration dune dose thérapeutique chez lHomme nont eu aucun effet sur lincidence ni sur la morphologie des tumeurs. Ces résultats nindiquent aucun potentiel carcinogène pour licatibant.
Lors dune batterie classique de tests in vitro et in vivo, licatibant na montré aucun signe de génotoxicité.
Licatibant nest pas tératogène lorsquil est administré par injection SC pendant le développement embryonnaire et ftal précoce chez le rat (dose maximale de 25 mg/kg/jour) et chez le lapin (dose maximale de 10 mg/kg/jour). Licatibant est un antagoniste puissant de la bradykinine et, par conséquent, à des doses élevées, le traitement peut avoir des effets sur le processus dimplantation utérine et sur la stabilité utérine ultérieure en début de gestation. Ces effets sur lutérus se manifestent également plus tard au cours de la gestation où licatibant présente un effet tocolytique entraînant le retard de la mise bas chez le rat, avec une souffrance ftale accrue et une mort périnatale lors de ladministration de doses élevées (10 mg/kg/jour).
Dans une étude de recherche de dose en administration sous-cutanée dune durée de 2 semaines chez le rat juvénile, la dose maximale tolérée a été établie à 25 mg/kg/jour. Une atrophie des testicules et des épididymes a été observée dans létude pivot de toxicité juvénile au cours de laquelle des rats sexuellement immatures ont été traités à la dose de 3 mg/kg/jour pendant 7 semaines ; les anomalies microscopiques observées étaient partiellement réversibles. Des effets similaires de licatibant sur les tissus reproducteurs ont été observés chez des rats et des chiens sexuellement matures. Ces anomalies tissulaires étaient compatibles avec les effets observés sur les gonadotrophines et semblent être réversibles pendant la période sans traitement ultérieure.
Licatibant na provoqué aucune modification de la conduction cardiaque in vitro (canal hERG) ou in vivo chez les chiens sains ou différents modèles de chien (régulation du rythme ventriculaire, effort physique et ligature coronaire) chez lesquels aucune modification hémodynamique associée na été observée. Il a été démontré que licatibant aggrave lischémie cardiaque induite chez plusieurs modèles non cliniques, mais il na pas été prouvé quil ait un effet délétère systématique dans les cas dischémie aiguë.
Chlorure de sodium, acide acétique glacial, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C. Ne pas congeler.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
3 mL de solution dans une seringue préremplie de 3 mL (verre transparent de type I) avec bouchon piston en chlorobutyle gris et embout Luer avec butée en polypropylène blanc.
Une aiguille séparée 25G, 16 mm, sera incluse pour réaliser une injection.
Conditionnement unitaire contenant une seringue préremplie et une aiguille ou conditionnement multiple contenant trois seringues préremplies et trois aiguilles.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La solution doit être limpide et incolore, et exempte de particules visibles.
Utilisation dans la population pédiatrique
La dose appropriée à administrer est déterminée en fonction du poids corporel (voir rubrique 4.2).
Si la dose requise est inférieure à 30 mg (3 mL), les accessoires ci-dessous sont nécessaires pour prélever et administrer la dose appropriée :
· adaptateur (raccord Luer Lock femelle proximal et/ou distal) ;
· seringue graduée de 3 mL (recommandée).
La seringue préremplie dicatibant et tous les autres composants sont à usage unique.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Toutes les aiguilles et seringues doivent être éliminées dans un collecteur daiguilles.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 375 5 7 : 3 mL en seringue préremplie (verre) + 1 aiguille. Boîte de 1.
· 34009 302 375 6 4 : 3 mL en seringue préremplie (verre) + 1 aiguille. Boîte de 3.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.