AMIKACINE MYLAN 250 mg, poudre pour solution injectable
CIS 62048906
Informations à jour au 15 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/02/2022
AMIKACINE VIATRIS 250 mg, poudre pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Sulfate damikacine : ...................................................................................................... 333,70 mg
Quantité correspondant à amikacine base : ..................................................................... 250,00 mg
Pour un flacon de poudre.
Amikacine VIATRIS contient des traces de bisulfite de sodium (E222).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable.
4.1. Indications thérapeutiques
· dans les infections suivantes :
o infections urinaires,
o endocardites,
o méningites,
o infections ostéo-articulaires,
o listérioses,
o infections de la peau et des tissus mous.
les patients pouvant présenter une bactériémie associée ou suspectée dêtre associée à lune des infections citées ci-dessus,
· notamment dans des situations à risque (chocs septiques non documentés microbiologiquement, infections nosocomiales tardives, infections sur corps étranger),
· notamment chez des sujets à risque (patients atteints de mucoviscidose, patients immunodéprimés, nouveau-nés).
Lamikacine est généralement utilisée en association à dautres antibiotiques, en particulier avec des bêta-lactamines. Elle peut cependant être prescrite en monothérapie dans certaines situations cliniques, notamment dans le traitement dinfections urinaires.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
AMIKACINE VIATRIS 250 mg, poudre pour solution injectable peut être administrée par voie intraveineuse et à titre exceptionnel par voie intramusculaire.
Administration par voie intraveineuse, en perfusion de 30 minutes :
Dissoudre le contenu dun flacon de 250 mg dans 2 ml deau pour préparations injectables.
L'amikacine doit être diluée dans une solution de chlorure de sodium ou une solution glucosée isotonique à raison de 250 mg pour 25 ml à 100 ml de solution (la concentration de la solution est alors comprise entre 2,5 mg/ml et 10 mg/ml).
La solution reconstituée peut présenter une légère coloration jaune qui ne correspond pas à une perte dactivité du produit.
La voie intramusculaire est à éviter dans la mesure du possible, mais peut être pratiquée à titre exceptionnel en tenant compte que cette voie noffre pas les mêmes garanties que la voie intraveineuse.
Posologie
La dose dépend de la gravité du tableau clinique, du terrain, de la fonction rénale du patient et de la bactérie identifiée.
La dose est exprimée selon le poids corporel du patient.
Il existe plusieurs présentations damikacine dont certaines sont plus adaptées aux fortes doses à administrer par voie intraveineuse.
VOIE INTRAVEINEUSE
Adulte
Chez le sujet à fonction rénale normale
Rythmes dadministration
Le schéma posologique préférentiel est la dose unique journalière (DUJ), soit la totalité de la dose journalière administrée en une seule injection quotidienne (voir rubrique 4.4).
Une dose journalière répartie en 2 à 3 injections quotidiennes est possible, notamment dans certaines situations (notamment les endocardites).
Doses
La dose varie de 15 à 30 mg/kg/jour selon les recommandations officielles, la dose maximale de 30 mg/kg/jour étant surtout recommandée en début de traitement, dans des infections graves et/ou en cas de risque dinfection due à une souche bactérienne de sensibilité diminuée ayant une concentration minimale inhibitrice (CMI) augmentée à lamikacine.
Cas particulier : mucoviscidose
La dose peut être augmentée jusquà 30 à 35 mg/kg/jour.
Durée de traitement
Lamikacine est généralement utilisée en début de traitement dans le cadre dune association dantibiotiques, et pour une durée maximale de 5 jours, avec arrêt généralement après 48 à 72 heures de traitement (correspondant à lobtention des résultats de lantibiogramme).
Dosages plasmatiques
Comme pour tout aminoside, le suivi dun traitement par amikacine peut nécessiter la surveillance des concentrations plasmatiques de lantibiotique. Le pic plasmatique (Cmax) évalue lefficacité (atteinte des objectifs pharmacocinétiques-pharmacodynamiques, voir rubrique 5.1) et la concentration résiduelle (Cmin) est prédictive de la toxicité. Les dosages plasmatiques ne doivent pas être systématiques et sont à réserver à certaines situations selon les recommandations en vigueur.
Entre autres, il ny a pas lieu deffectuer de dosages plasmatiques pour un traitement dune durée de 3 jours maximum chez des patients pour lesquels aucune modification des paramètres pharmacocinétiques nest attendue. En revanche, les dosages plasmatiques sont à pratiquer comme suit :
· Dosage du pic plasmatique à effectuer : 30 minutes après la fin de la perfusion de laminoside (dont la durée doit également être de 30 minutes) ; après la première injection de laminoside chez des patients dans un état sévère.
· Dosage de la concentration résiduelle à effectuer : si la durée de traitement est supérieure à 5 jours (après 48 heures de traitement) ou en cas dinsuffisance rénale ; si les taux résiduels (Cmin) sont supérieurs aux objectifs maximaux de concentrations pour lamikacine [Pic (Cmax) = 60 à 80 mg/l ; Résiduelle (Cmin) < 2,5 mg/l] un espacement des injections est requis.
· Cas de la mucoviscidose : une concentration plasmatique non mesurable à la 12ème heure peut conduire à proposer une injection équivalente à la dose journalière, toutes les 12 heures.
Insuffisant rénal
Il est indispensable de privilégier le schéma en DUJ, de pratiquer des dosages plasmatiques (pic et résiduel) pour ajuster les posologies et les intervalles entre chaque injection, de privilégier les durées courtes de traitement (en règle générale : 1 ou 2 injections), de tenir compte des autres facteurs de risque favorisant la néphrotoxicité des aminosides, de surveiller les fonctions rénale et auditive (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Première injection
La posologie de la première injection est identique à celle du sujet avec une fonction rénale normale, quel que soit le degré dinsuffisance rénale (incluant toutes les situations dépuration extra-rénale).
En cas de dialyse, les injections doivent se faire 2 à 4 heures avant la séance de dialyse pour diminuer le potentiel de toxicité.
Si plusieurs injections
Il convient de pratiquer des réinjections à la même dose que celle de la première injection, sauf si nécessité dune adaptation de la dose unitaire daprès le dosage du pic.
Insuffisant rénal sans épuration extra-rénale : aucune réinjection nest à effectuer tant que le taux résiduel est supérieur au seuil de toxicité (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Si le dosage de la concentration résiduelle (généralement réalisé à la 24ème heure) est supérieur au seuil de toxicité, il faut répéter le dosage 24 heures plus tard.
En cas dimpossibilités de pratiquer des dosages, le moment de réinjection est déterminé par la valeur de la clairance de la créatinine (schéma du Hartford Hospital) selon le tableau ci-après :
|
Clairance de la créatinine (ml/min) |
Délai entre 2 injections |
|
90-60 |
24 heures |
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60-40 |
36 heures |
|
40-20 |
48 heures |
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< 20 |
Dosage impératif du taux résiduel |
Epuration extra-rénale continue : lajustement du traitement sera à envisager en réalisant des dosages répétés de la concentration résiduelle ; lamikacine est à réinjecter uniquement lorsque le taux est inférieur au seuil de toxicité (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Sujet âgé
Les modalités de traitement doivent être adaptées à la fonction rénale.
Sujet obèse
La dose en mg/kg doit être calculée en fonction du poids corrigé :
Poids corrigé = poids idéal1 + 0.43 x surcharge pondérale
(Surcharge pondérale = poids total poids idéal)
1 Formule de Lorentz (poids idéal exprimé en kg) :
Femme = Taille (cm) - 100 - [Taille (cm) - 150] / 2
Homme = Taille (cm) - 100 - [Taille (cm) - 150] / 4
Conditions de lutilisation de cette formule :
· âge supérieur à 18 ans ;
· taille entre 140 et 220 cm.
Insuffisant hépatique
Lamikacine est contre-indiquée en cas de cirrhose sévère de grades B et C selon la classification de Child-Pugh (voir rubrique 4.3). Dans les autres cas dinsuffisance hépatique, la prescription damikacine est possible et aucun ajustement posologique nest nécessaire.
Population pédiatrique
Une attention particulière doit être portée sur la préparation (dilution) et la quantité administrée. Toute erreur, même faible, peut avoir un retentissement majeur sur les concentrations sériques obtenues.
Les doses exprimées en mg/kg chez le nourrisson et lenfant sont les mêmes que chez ladulte, et la dose unique journalière reste la règle.
Pour les nouveau-nés, il convient dadapter les posologies selon lâge post-conceptionnel en considérant les recommandations en vigueur.
VOIE INTRAMUSCULAIRE
Si la voie intramusculaire doit être utilisée, les schémas dadministration sont identiques à ceux préconisés pour la voie intraveineuse.
· Cirrhose de grades B et C selon la classification de Child-Pugh,
· Myasthénie,
· Administration par voie sous-cutanée (en raison dune absence defficacité et de la survenue de nécrose au site dinjection),
· Administration simultanée dun autre aminoside (voir rubrique 4.5),
· Association à lataluren (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lutilisation des aminosides doit sinscrire dans un cadre strict de prescription (indications limitées aux infections sévères ou dues à des bactéries résistantes, schémas dadministration à respecter) et saccompagner dune surveillance adaptée. La prescription damikacine doit répondre à cet objectif.
Dose unique journalière
Les données sur la dose unique journalière (DUJ) montrent que cette modalité de prescription :
· optimise les paramètres de pharmacocinétique-pharmacodynamie (voir rubrique 5.1),
· favorise la diffusion tissulaire,
· a une efficacité clinique au moins identique à celle obtenue après une administration répartie en plusieurs injections quotidiennes,
· est responsable de toxicités rénale et auditive comparables voire inférieures à celles observées avec dautres modalités dadministration,
· diminue le risque démergence de mutants résistants.
Insuffisance rénale
En présence dinsuffisance rénale pré-existante aiguë ou chronique, laminoside nest utilisé que sil est absolument nécessaire. Toutes les alternatives non néphrotoxiques possibles doivent être recherchées.
Chez les patients ayant une insuffisance rénale, des adaptations posologiques sont requises (voir rubrique 4.2).
Atteintes rénales et cochléo-vestibulaires
Les risques de survenue de toxicités rénale et auditive augmentent pour les durées de traitement supérieures à 5-7 jours, même chez le sujet sain ; ils sont majorés chez linsuffisant rénal. Néanmoins, une toxicité précoce peut apparaitre dès les premières doses.
La toxicité rénale est indépendante de la concentration plasmatique obtenue au pic (Cmax).
Concernant les toxicités auditive et vestibulaire, aucune donnée ne montre lexistence dune corrélation avec le niveau de concentration plasmatique obtenue au pic, même si le traitement est administré en dose unique journalière.
Les facteurs de risque principaux de néphrotoxicité (et dototoxicité pour certains) sont :
· situations cliniques les plus fréquentes favorisant une hypoperfusion rénale et s'accompagnant d'une moindre élimination des aminosides
o âge > 75 ans (altération physiologique de la fonction rénale dès 60 ans),
o déshydratation, souvent liée à l'âge,
o association à certains médicaments, surtout les diurétiques de l'anse (voir rubrique 4.5),
o insuffisance ventriculaire gauche, hypovolémie, état de choc,
o hypoalbuminémie,
o cirrhose de grades B et C selon la classification de Child-Pugh (voir rubrique 4.3),
· situations cliniques majorant le risque d'atteinte rénale
o néphropathie préexistante ou concomitante,
o association avec certains médicaments (voir rubrique 4.5).
Chez les patients en insuffisance rénale terminale, sous hémodialyse intermittente ou en dialyse péritonéale chronique, la toxicité est essentiellement auditive, le rein nétant plus fonctionnel.
Particularités pédiatriques
Daprès les données disponibles, les toxicités rénale et auditive demeurent rares chez les nouveau-nés et les enfants.
Troubles neuromusculaires
Etant donné que les aminosides ont des propriétés de blocage neuromusculaire, une attention particulière doit être portée chez les patients ayant une maladie neuromusculaire préexistante (par exemple maladie de Parkinson). Il est impératif dinstaurer un suivi étroit chez de tels patients (voir rubrique 4.8).
Des blocages neuromusculaires et des paralysies respiratoires ont été rapportés à la suite de ladministration daminosides chez des patients ayant reçu des curares lors dune anesthésie. Ces patients doivent aussi faire lobjet dun suivi très étroit (voir rubrique 4.8).
Associations médicamenteuses
La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec la polymyxine B ou la toxine botulique (voir rubrique 4.5).
Allaitement
Lallaitement est déconseillé (voir rubrique 4.6).
Sulfites
Ce médicament contient des traces de « sulfite » et peut, dans de rares cas, provoquer des réactions dhypersensibilité sévères et des bronchospasmes.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose administrée, c'est-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une toxicité rénale propre augmente le risque de néphrotoxicité. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance biologique rénale.
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les « ciclovirs », le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus.
Médicaments ototoxiques
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une ototoxicité propre augmente le risque datteinte cochléo-vestibulaire. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance de la fonction auditive.
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les antibiotiques de la famille des glycopeptides, telles que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les cytotoxiques tels que les organoplatines, et les diurétiques de lanse.
Associations contre-indiquées
+ Autres aminosides en administration simultanée
Risque accru de néphrotoxicité et d'ototoxicité.
+ Ataluren
Risque de potentialisation de la toxicité rénale de laminoside.
+ Polymyxine B
Addition des effets néphrotoxiques. Si lassociation ne peut être évitée, surveillance stricte avec une justification bactériologique indiscutable.
+ Toxine botulique
Risque d'augmentation des effets de la toxine botulique avec les aminosides (par extrapolation à partir des effets observés au cours du botulisme). Utiliser un autre antibiotique.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Céfalotine
L'augmentation de la néphrotoxicité des aminosides par la céfalotine est discutée.
Surveillance de la fonction rénale.
+ Curares
Potentialisation des curares lorsque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.
Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie.
+ Diurétiques de l'anse
Augmentation des risques néphrotoxiques et ototoxiques de laminoside (insuffisance rénale fonctionnelle liée à la déshydratation entraînée par le diurétique).
Association possible sous contrôle de l'état d'hydratation, des fonctions rénales et cochléo-vestibulaire, des concentrations plasmatiques de l'aminoside.
Associations à prendre en compte
+ Autres aminosides en administration successive
Prendre en compte le risque d'ototoxicité cumulative.
+ Amphotéricine B administrée par voie IV
Risque accru de néphrotoxicité.
+ Ciclosporine
Augmentation de la créatininémie plus importante que sous ciclosporine seule, avec majoration du risque néphrotoxique.
+ Organoplatines
Addition des effets néphrotoxiques et/ou ototoxiques, notamment en cas dinsuffisance rénale préalable.
+ Tacrolimus
Augmentation de la créatininémie plus importante que sous tacrolimus seul (synergie des effets néphrotoxiques des deux substances).
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les indications doivent être limitées aux tableaux cliniques sévères en labsence dalternative. Dans le cas dune exposition en cours de grossesse, il est souhaitable dévaluer la fonction auditive du nouveau-né (oto-émissions).
Le passage de lamikacine dans le lait maternel nest pas documenté. En conséquence, lallaitement est déconseillé.
Fertilité
Dans les études de toxicité sur la reproduction chez les souris et les rats, aucun effet sur la fertilité ou la toxicité ftale na été signalé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Comme ce traitement est susceptible d'entraîner des troubles de léquilibre, il convient d'avertir de ce risque potentiel les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines.
Les effets indésirables considérés comme les plus probablement liés au traitement sont listés ci-dessous par organe et par fréquence. Les fréquences sont définies par :
Très fréquent (³ 1/10) ;
Fréquent (³ 1/100 à < 1/10) ;
Peu fréquent (³ 1/ 1 000 à < 1/100) ;
Rare (³ 1/ 10 000 à < 1/ 1 000) ;
Très rare (< 1/10 000) ;
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Terme MedDRA |
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Infections et infestations |
Peu Fréquent |
Surinfection ou colonisation par des bactéries ou des levures résistantesa |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Anémie, hyperéosinophilie, leucopénie, granulocytopénie, thrombocytopénie |
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Affections du système immunitaire |
Indéterminé |
Réactions d'hypersensibilité3, 5 Réponse anaphylactique5 (réaction anaphylactique, choc anaphylactique et réaction anaphylactoïde), Allergie croisée entre aminosides |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Rare |
Hypomagnésémie |
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Affections du système nerveux |
Peu fréquent |
Etourdissements1, vertiges1 |
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Rare |
Tremblementa, paresthésiesa, céphalée, trouble de léquilibrea migraines, clonies musculairesa |
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Très rare |
Blocage neuromusculairea |
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Indéterminée |
Paralysiea |
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Affections oculaires |
Peu fréquent |
Nystagmus1 |
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Rare |
Cécité, infarctus rétinien |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Peu fréquent |
Sensation de pression dans loreille1, perte auditive1 |
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Rare |
Acouphènes1a, hypoacousiea |
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Indéterminée |
Surdité1a (cas isolés), surdité neurosensoriellea |
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Affections vasculaires |
Rare |
Hypotension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Dépression de la fonction respiratoire4 |
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Très rare |
Paralysie respiratoire4 (cas isolés) |
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Indéterminée |
Apnée, bronchospasme 5 |
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Affections gastro-intestinales |
Peu Fréquent |
Nausées1, vomissement |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu Fréquent |
Rash |
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Rare |
Exanthème, prurit, urticaire (réactions d'hypersensibilité)3 |
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Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
Rare |
Arthralgies |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Peu Fréquent |
Atteinte des tubules rénaux2, insuffisance rénale2 |
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Rare |
Oliguriea, augmentation de la créatine dans le sanga, albuminuriea, hyperazotémiea, hématuriea, leucocyturiea. |
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Très rare |
Insuffisance rénale aiguë |
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Indéterminée |
Insuffisance rénale sévère, néphropathie toxique |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Rare |
Pyrexie Fièvre dorigine médicamenteuse3 |
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Investigations |
Rare |
Aspartate aminotransférase augmentée, alanine aminotransférase augmentée, augmentation (légère et transitoire) des phosphatases alcalines |
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Indéterminée |
présence de cellules dans les urinesa |
Informations complémentaires sur certains effets indésirables
(a) Voir rubrique 4.4
(1) Ces effets ont été constatés particulièrement en cas de dépassement de la posologie recommandée, lors de traitements de plus de 10 jours ou lorsque la dose n'a pas été réduite de manière appropriée chez les patients insuffisants rénaux. Les premiers symptômes de troubles vestibulaires sont des étourdissements, des nausées et des vomissements. L'examen clinique révèle souvent un nystagmus. Les troubles vestibulaires sont presque toujours réversibles. Les premiers symptômes d'un dysfonctionnement cochléaire incluent souvent une baisse de la perception des hautes fréquences (≥ 4.000 Hertz), qui précède la perte de l'audition et que seule une audiométrie permet de détecter.
(2) L'atteinte des tubules rénaux avec insuffisance rénale est également un effet indésirable peu fréquent. Le mécanisme de l'atteinte rénale implique une accumulation dans les lysosomes, une inhibition des phospholipases et une nécrose des cellules tubulaires après une administration répétée d'amikacine. L'atteinte rénale est réversible à des degrés divers mais exacerbe le risque d'un processus d'accumulation qui peut provoquer ou renforcer des effets ototoxiques. Une élévation de la concentration de créatinine dans le sérum, la présence d'albumine, de globules rouges et blancs ou de cylindres dans l'urine, une urémie et une oligurie sont possibles.
(3) Réactions d'hypersensibilité telles qu'un exanthème, des démangeaisons, une urticaire et une fièvre médicamenteuse.
(4) Dans de rares cas, si la perfusion intraveineuse du médicament est trop rapide, la fonction respiratoire peut subir une dépression sévère. Dans des cas isolés, il peut en résulter une paralysie respiratoire. Le risque existe également lorsque l'amikacine est administrée en association avec un anesthésique (voir rubrique 4.5).
(5) Ces effets secondaires peuvent aussi apparaitre en raison de la présence de sulfite (risque de réactions allergiques, y compris réactions anaphylactiques et bronchospasmes).
Tous les aminoglycosides ont la capacité dinduire une ototoxicité, une toxicité rénale et un blocage neuromusculaire. Ces toxicités sont plus fréquentes chez les patients insuffisants rénaux, chez les patients traités avec dautres médicaments ototoxiques ou néphrotoxiques et chez les patients traités pendant une longue durée et/ou avec des doses supérieures à celles recommandées (voir rubrique 4.4).
Les anomalies de la fonction rénale sont habituellement réversibles à larrêt du médicament.
Les effets toxiques sur la huitième paire crânienne peuvent entraîner une hypoacousie, une perte déquilibre ou les deux. Lamikacine affecte essentiellement la fonction auditive. Les lésions cochléaires sont à type de surdité pour les hautes fréquentes et sinstallent généralement avant que la perte clinique de louïe puisse être détectée par les examens audiométriques (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr..
Lamikacine a une marge thérapeutique étroite. En cas d'accumulation, des lésions rénales et des lésions des nerfs vestibulo-cochléaires peuvent apparaître.
Traitement en cas de surdosage
Arrêter le traitement. Il n'y a pas d'antidote spécifique. Lamikacine peut être éliminée du sang par dialyse.
Traitement des blocages neuromusculaires
En cas de blocage neuromusculaire, l'administration de chlorure de calcium est recommandée ainsi que le recours à la ventilation artificielle si nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : autres aminosides, code ATC : J01GB06.
Mécanisme daction
Lamikacine est un antibiotique de la famille des aminosides.
Lamikacine a un effet bactéricide à la fois sur la prolifération et sur létat de latence des bactéries. Elle forme une liaison avec les sous-unités 30S des ribosomes bactériens, ce qui entraîne une « fausse lecture » de lARNm.
Rapport pharmacocinétique/pharmacodynamie
La bactéricidie des aminosides est in vitro «concentration-dépendante». Cette bactéricidie saccompagne dun effet post-antibiotique (EPA) prolongé et dune résistance adaptative à la 1ère dose (diminution de la vitesse de bactéricidie, augmentation des CMI et diminution de la durée de lEPA).
En termes de pharmacocinétique-pharmacodynamie (PK/PD), cela se traduit par une efficacité liée à la relation qui existe entre la concentration maximale obtenue après une injection (Cmax) et la CMI pour le germe impliqué.
Leffet thérapeutique est maximal si le ratio Cmax/CMI est ≥ 8 à 10 ; la posologie utilisée doit permettre dobtenir des pics de concentration plasmatique dune valeur au moins égale à 8-10 fois la CMI du germe.
La gentamicine étant le plus souvent prescrite en probabiliste (germe et/ou sensibilité non connus), pour atteindre les objectifs de PK/PD, compte tenu des concentrations critiques de gentamicine (concentration critique supérieure à 4 mg/l), le pic plasmatique maximum ciblé est de 30 à 40 mg/l.
Les objectifs de PK/PD restent les mêmes quel que soit le terrain (insuffisant rénal, sujet âgé > 75 ans, obèse, femme enceinte et allaitante).
Lefficacité des aminosides nest pas influencée par la densité bactérienne (absence deffet inoculum).
Mécanismes de résistance
Les mécanismes de résistances acquises aux aminosides sont très variés. Les plus fréquents sont dorigine plasmidique, par lintermédiaire de gènes codant des enzymes qui modifient, de façon variable, les différents aminosides.
Les autres mécanismes de résistance acquise sont lefflux, une imperméabilité ou une mutation des protéines ribosomales. Ils affectent également de façon variable les différents aminosides. Lenzyme AAC(6)-Ib-cr est le premier capable dinactiver à la fois les aminosides et les quinolones par acétylation.
La fréquence des résistances acquises impose la réalisation dun antibiogramme.
La sélection de résistances dans la flore intestinale lors de traitements systémiques est négligeable car ces molécules ne sont pas éliminées par voie digestive.
Concentrations critiques
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire, et ces dernières des résistantes :
Recommandations EUCAST (version 2.0, 2012-01-01)
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Micro-organismes |
Sensible |
Résistant |
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Enterobacteriaceae |
S ≤ 8 mg/l |
R > 16 mg/l |
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Pseudomonas spp. |
S ≤ 8 mg/l |
R > 16 mg/l |
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Acinetobacter spp. |
S ≤ 8 mg/l |
R > 16 mg/l |
|
Staphylococcus (S.aureus, staphylocoques à coagulase négative) |
S ≤ 8 mg/l |
R > 16 mg/l |
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Concentrations critiques non liées aux espèces |
S ≤ 8 mg/l |
R > 16 mg/l |
Spectre dactivité anti-bactérienne
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable dobtenir un avis spécialisé principalement lorsque lintérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.
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ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES |
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Aérobies à Gram positif |
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Staphylococcus aureus sensible à la méticilline |
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Aérobies à Gram négatif |
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Aeromonas spp. |
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Campylobacter spp. |
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Citrobacter freundii |
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Citrobacter koseri |
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Enterobacter cloacae |
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Haemophilus influenzae ($) |
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Francisella tularensis |
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Klebsiella oxytoca |
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Morganella morganii |
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Proteus mirabilis |
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Proteus vulgaris |
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Providencia rettgeri |
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Providencia stuartii |
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Salmonella enterica |
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Serratia liquefaciens |
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Shigella spp. |
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Yersinia enterocolitica |
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Yersinia pseudotuberculosis |
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Bactéries atypiques |
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Mycobacterium spp. |
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ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES RESISTANCE ACQUISE ≥ 10% |
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Aérobies à Gram positif |
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Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (+) |
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Staphylococcus à coagulase négative (+) |
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Aérobies à Gram négatif |
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Acinetobacter spp. |
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A. baumannii |
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Enterobacter aerogenes |
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Escherichia coli |
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Klebsiella pneumoniae |
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Pseudomonas aeruginosa |
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Serratia marcescens |
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ESPECES NATURELLEMENT RESISTANTES |
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Aérobies à Gram positif |
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Enterococcus |
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Streptococcus |
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· S. pyogenes du groupe A |
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· S. des groupes B, C, G |
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· S. pneumoniae |
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Aérobies à Gram négatif |
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Burkholderia cepacia |
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Stenotrophomonas maltophilia |
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Anaérobies |
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Bacteroides spp. |
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Clostridium perfringens |
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Clostridium difficile |
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Prevotella spp. |
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Autres |
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Chlamydia spp. |
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Chlamydophila spp. |
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Mycoplasma spp. |
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Ureaplasma urealyticum |
($) Espèce naturellement intermédiaire.
(+) La prévalence de la résistance bactérienne est ≥ 50 % en France.
Associations à dautres antibiotiques
Lassociation des aminosides aux bêta-lactamines est synergique in vitro et montre un intérêt dans les modèles animaux en termes defficacité et de limitation démergence des résistances.
Les aminosides sont utilisés dans le cadre dune association dans le but de rechercher une synergie bactéricide (essentiellement démontrée in vitro), prévenir lémergence de résistances et élargir le spectre dactivité du traitement.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Administration intramusculaire :
· Chez le sujet aux fonctions rénales normales, une injection I.M de 7,5 mg/kg (500 mg chez l'adulte) donne un pic sérique de 20 µg/ml au bout d'une heure.
Administration intraveineuse :
· Chez le sujet aux fonctions rénales normales, l'administration d'une dose de 7,5 mg/kg en perfusion IV de 30 minutes entraîne une concentration sérique de 38 µg/ml à la fin de la perfusion.
· Chez le volontaire sain, l'administration d'une dose de 15 mg/kg en perfusion IV continue de 30 minutes entraîne une concentration sérique d'environ 77 µg/ml à la fin de la perfusion et respectivement de 47 µg/ml et 1 µg/ml, 1 heure et 12 heures après.
· Chez les sujets âgés présentant une clairance moyenne de la créatinine de 64 ml/min, l'administration d'une dose de 15 mg/kg en perfusion IV de 30 minutes entraîne une concentration sérique de 55 µg/ml à la fin de la perfusion et respectivement de 5,4 µg/ml et 1,3 µg/ml, 12 heures et 24 heures après.
Lors d'études à doses multiples aucun phénomène d'accumulation n'a été montré chez les sujets à fonction rénale normale ayant reçu des doses uniques et quotidiennes de 15 à 20 mg/kg.
La demi-vie est en moyenne de 2 heures.
Le volume apparent de distribution (VAD) est de 24 litres soit 28 % du poids corporel.
Après injection parentérale, l'amikacine diffuse rapidement dans l'organisme :
· on note un passage d'environ 10 à 20 % de la concentration sérique à travers les méninges saines, pourcentage qui peut atteindre 50 % lorsque les méninges sont enflammées ;
· l'amikacine se retrouve également à des taux thérapeutiques dans la cavité péritonéale, le liquide pleural et les sécrétions bronchiques (10 à 20 % des taux sériques).
· la diffusion à travers la barrière placentaire est importante. Des taux atteignant 20 % des taux maternels ont été trouvés dans le sang ftal et dans le liquide amniotique.
· la liaison aux protéines est inférieure à 10 %.
Excrétion
· L'élimination de l'amikacine se fait essentiellement par voie rénale et sous forme active (filtration glomérulaire). Plus de 90 % de la dose injectée est retrouvée dans les urines de 24 heures. Pour une dose de 7,5 mg/kg on obtient un taux urinaire d'environ 800 µg /ml dans les urines de 6 heures.
· Parallèlement à cette élimination urinaire, il existe une très faible élimination biliaire.
· Dialyse : le pourcentage dextraction par le rein artificiel est de lordre de 55 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de toxicité chronique, des effets néphrotoxiques et ototoxiques ont été observés respectivement chez le rat et le cobaye.
Potentiel génotoxique et cancérogène
Aucune étude na été menée en ce qui concerne le potentiel mutagène de lamikacine.
Aucune donnée de cancérogénèse nest nécessaire du fait de la courte durée dutilisation du médicament.
Toxicité sur la reproduction
Comme observé dans la famille des aminosides, il existe avec lamikacine un risque potentiel datteintes rénales et auditives (oreille interne) pour le ftus.
Chez le rat, lamikacine a entrainé une néphrotoxicité fonction de la dose chez les femelles gestantes et leur ftus.
30 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
Avant ouverture : A conserver à une température ne dépassant pas 25°C, à labri de la lumière.
Après reconstitution, la stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée pendant 24 heures à une température inférieure à 25°C ou 10 jours à une température comprise entre 2 et 8°C (au réfrigérateur). Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation en cours dutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C, sauf en cas de reconstitution réalisée en conditions dasepsie dûment contrôlées et validées,
Après dilution, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poudre en flacon (verre de type I) de 7ml avec bouchon (bromobutyl). Boîte de 20.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les solutions suivantes sont compatibles :
· solution de chlorure de sodium isotonique à 0,9 %.
· solution glucosée isotonique à 5 %.
En perfusion intraveineuse, les solutions ci-dessus peuvent être utilisées à raison de 250 mg pour 25 ml à 100 ml de solution :
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 332 8 9 : 20 flacons en verre.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- AMIKACINE B. BRAUN 10 mg/ml, solution pour perfusion
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- TARGOCID 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable/pour perfusion ou solution buvable
- GENTAMICINE PANPHARMA 10 mg, solution injectable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.