TERALITHE 250 mg, comprimé sécable
CIS 62124478
Informations à jour au 30 décembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 30/12/2020
TERALITHE 250 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Carbonate de lithium........................................................................................................ 250,00 mg
Quantité correspondant en mEq de lithium........................................................................... 6,8 mEq
Pour un comprimé sécable.
1 mEq de lithium est contenu dans 37 mg de carbonate de lithium.
Excipient à effet notoire : amidon de blé (contenant du gluten) (voir rubrique 4.4).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Prévention des rechutes des troubles bipolaires et des états schizo-affectifs intermittents.
· Traitement curatif des états d'excitation maniaque ou hypomaniaque.
4.2. Posologie et mode d'administration
Il faut la stabiliser au plus faible taux efficace.
Concentration plasmatique minimale efficace recommandée (Cmin.) :
La lithiémie minimale efficace recommandée est de 0,5 à 0,8 mEq/l, quelle que soit la forme pharmaceutique administrée (forme à libération immédiate ou à libération prolongée).
Horaire de la concentration minimale efficace (Tmin.)
Cet horaire diffère selon la forme pharmaceutique administrée.
Avec TERALITHE 250 mg, comprimé (forme à libération immédiate), la concentration plasmatique minimale efficace se situe le matin, c'est-à-dire 12 heures après la dernière prise de la veille au soir, et juste avant la première prise du jour (tandis que cette concentration minimale efficace se situe le soir avec la forme à libération prolongée).
Horaire du dosage et niveau de la lithiémie de contrôle
Sous traitement par TERALITHE 250 mg comprimé, les contrôles de lithiémie effectués le matin déterminent la concentration minimale efficace, comprise entre 0,5 et 0,8 mEq/l (tandis qu'avec TERALITHE LP 400 mg, forme à libération prolongée, ce sont les contrôles du soir qui déterminent la concentration minimale efficace, ceux du matin déterminent la concentration intermédiaire).
En résumé :
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HORAIRES DE DOSAGES |
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FORMES PHARMACEUTIQUES |
le matin |
le soir |
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TERALITHE 250 mg |
0,5 à 0,8 mEq/l |
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TERALITHE LP 400 mg |
0,8 à 1,2 mEq/l |
0,5 à 0,8 mEq/l |
Les doses nécessaires pour maintenir la lithiémie entre 0,5 et 0,8 mEq/l (ou mmol/l) varient selon les individus.
A titre indicatif :
· la posologie initiale avec TERALITHE 250 mg comprimé forme à libération immédiate est de 10 à 20 mEq de lithium par jour, soit 2 à 3 comprimés répartis en 3 prises au cours des repas. Le médicament doit être pris au cours des repas pour tenir compte des données actuelles sur la chronobiologie du lithium, la dose la plus élevée devant être administrée le soir. La posologie ultérieure sera adaptée à partir des lithiémies matinales déterminées 2 fois par semaine au début.
· Un tableau de correspondances posologiques est présenté pour la substitution de traitement entre TERALITHE 250 mg, comprimé et TERALITHE LP 400 mg :
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POSOLOGIE QUOTIDIENNE DE TERALITHE 250 mg FORME A LIBERATION IMMEDIATE |
TRAITEMENT PAR LA FORME A LIBERATION PROLONGEE TERALITHE LP 400 mg EN PRISE VESPERALE UNIQUE A 20 H |
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500 mg (2 cp) |
600 mg (1,5 cp) |
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625 mg (2,5 cp) |
800 mg (2 cp) |
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750 mg (3 cp) |
800 mg (2 cp) |
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875 mg (3,5 cp) |
1000 mg (2,5 cp) |
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1000 mg (4 cp) |
1200 mg (3 cp) |
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1125 mg (4,5 cp) |
1200 mg (3 cp) |
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1250 mg (5 cp) |
1400 mg (3,5 cp) |
*En fonction de la lithiémie obtenue avec TERALITHE 250 mg, comprimé (forme à libération immédiate).
Quelle que soit la forme pharmaceutique utilisée :
· En cas de taux sériques insuffisants, la dose est augmentée par palier d'un demi-comprimé.
· Une fois la lithiémie efficace atteinte, les dosages sanguins sont effectués toutes les semaines pendant le premier mois, puis tous les mois pendant le premier trimestre, puis tous les deux mois.
Population pédiatrique : Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez lenfant.
Sujet âgé : Chez le sujet âgé, les posologies initiales et d'entretien doivent être plus basses et augmentées plus progressivement.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Allaitement (voir rubrique 4.6).
· Insuffisance rénale en cas d'impossibilité d'exercer une surveillance très stricte et très régulière de la lithiémie et de la créatinine plasmatique.
· Insuffisance cardiaque.
· Maladie dAddison.
· Syndrome de Brugada ou antécédent familial de syndrome de Brugada.
· chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cliaque).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
En cas d'insuffisance rénale préexistante, avant toute prescription de TERALITHE, l'évaluation du rapport bénéfice/risque fera l'objet d'une concertation entre le psychiatre et le néphrologue (voir rubrique 4.3).
En cas d'apparition d'une insuffisance rénale, le contrôle de la lithiémie et de la créatinine plasmatique avec calcul de la clairance de la créatinine devra être plus fréquent. En cas d'aggravation rapide et/ou d'une clairance de la créatinine ≤ 40 ml/min, l'arrêt du lithium doit être envisagé après concertation entre le psychiatre et le néphrologue.
Sont susceptibles d'entraîner un surdosage, en raison du risque de réabsorption tubulaire accrue (voir rubrique 4.9) :
· les régimes désodés et de façon générale toutes déplétions hydrosodées,
· l'insuffisance rénale,
· l'association avec les médicaments pouvant augmenter la lithiémie (voir rubrique 4.5).
Tumeurs rénales : des cas de microkystes, oncocytomes et carcinomes rénaux des tubes collecteurs ont été signalés chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère ayant reçu du lithium pendant plus de 10 ans (voir rubrique 4.8).
La prise concomitante de ce médicament avec les antagonistes des récepteurs de langiotensine II, les AINS, la carbamazépine, les diurétiques de lanse et thiazidiques, les inhibiteurs de lenzyme de conversion, les corticoïdes, est déconseillée (voir rubrique 4.5).
Amidon de blé (contenant du gluten)
Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de lamidon de blé) et est donc peu susceptible dentraîner des problèmes en cas de maladie cliaque.
Un comprimé ne contient pas plus de 6,79 microgrammes de gluten.
Les patients avec une allergie au blé (différente de la maladie cliaque), ne doivent pas prendre ce médicament (voir rubrique 4.3).
Précautions d'emploi
Examens à pratiquer avant le traitement :
· Mesure de la fonction rénale (créatininémie et clairance de la créatinine estimée par la formule de Cockroft et Gault) et de la calcémie et recherche d'une protéinurie.
· A l'instauration du traitement on s'assurera que la femme en âge de procréer n'est pas enceinte et on instaurera une méthode de contraception efficace avant la mise sous traitement (voir rubrique 4.6).
· Ionogramme sanguin, numération et formule sanguine.
· Examen cardiaque : le lithium entraîne des modifications de repolarisation surtout aux fortes doses ou en cas de surdosage. Il doit être utilisé avec précaution, et après avis spécialisé chez les sujets ayant des troubles du rythme paroxystiques ou chroniques. Le lithium est susceptible dallonger lintervalle QT. Ce traitement doit être évité chez les patients présentant des facteurs de risque dallongement de lintervalle QT (tels quallongement de lintervalle QT, bradycardie, hypokaliémie).
· Thyroïde : dosage de l'hormone thyroïdienne et de la TSH plasmatique (en cas d'hypothyroïdie, elle devra être corrigée avant le début du traitement).
· Vérification de la glycémie à jeun : en cas de prise de poids un autre contrôle devra être effectué en cours de traitement.
· EEG : risque de perturbation en cas d'atteinte du seuil épileptique ou d'antécédents comitiaux.
Au cours du traitement :
· Réaliser des contrôles réguliers de la créatinémie et de la calcémie.
· Surveiller régulièrement la fonction cardiaque (surveillance ECG).
· Surveiller régulièrement la fonction thyroïdienne (dosage de la TSH).
· Assurer le maintien du taux sérique du lithium comme indiqué pour chacune des 2 formes pharmaceutiques (voir rubrique 4.2).
· Informer le patient que lapparition de polydipsie et/ou de polyurie, doit motiver une consultation. Dans ces cas, lionogramme et la fonction rénale seront surveillés.
· Equilibre hydro-électrolytique
o Ne pas modifier les apports sodés.
o En cas de modification des apports sodés (troubles digestifs, restriction sodée, syndrome fébrile, ) surveiller la lithiémie de manière rapprochée.
o Une surveillance doit être réalisée pour sassurer que la prise daliments et de boissons est normale afin de maintenir léquilibre hydro-électrolytique.
o Cela peut être particulièrement important en cas de temps chaud ou sur le lieu de travail.
· Il est indispensable d'expliquer le principe du traitement au malade car l'équilibration de la lithiémie est impossible sans la régularité des prises et la rigueur des contrôles (voir rubrique 4.2).
Des informations claires sur les symptômes dintoxication doivent être données au malade traité à long terme par le lithium. Dès le premier signe de toxicité, le patient doit consulter un médecin et la lithiémie doit être contrôlée.
· Eviter l'absorption de boissons alcoolisées.
· La prudence est recommandée chez les patients épileptiques ou traités par un médicament abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.8).
· En cas de céphalées persistantes et/ou de troubles visuels, un bilan ophtalmologique avec fond d'il s'impose à la recherche d'un dème papillaire.
· Syndrome de Brugada
Le lithium peut masquer ou aggraver un syndrome de Brugada, une maladie héréditaire du canal sodique cardiaque avec des modifications électrocardiographiques caractéristiques (bloc de branche droit et augmentation du segment ST au niveau des dérivations précordiales droites) pouvant entrainer un arrêt cardiaque ou une mort subite. Le lithium ne doit pas être administré aux patients ayant un syndrome de Brugada ou des antécédents familiaux de syndrome de Brugada (voir rubrique 4.3). Une prudence est recommandée chez les patients ayant des antécédents familiaux darrêt cardiaque ou de mort subite.
Patients âgés
Les patients âgés sont particulièrement sensibles à la toxicité du lithium et peuvent présenter des effets indésirables à des concentrations habituellement bien tolérées par des patients plus jeunes. La prudence est également recommandée car lexcrétion du lithium peut être diminuée chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez lenfant.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II : azilsartan, candesartan, cilexetil, eprosartan, irbesartan, losartan, olmesartan, telmisartan, valsartan
Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si l'usage d'un antagoniste de langiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (A.I.N.S.) et, par extrapolation, tous les A.I.N.S. incluant les inhibiteurs de la Cox-2, sauf les salicylés (voie générale)
Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de lexcrétion rénale du lithium).
Si lassociation ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithiémie et adapter la posologie du lithium pendant lassociation et après larrêt de lAINS.
+ Carbamazépine
Risque de neurotoxicité se manifestant par des troubles cérébelleux, confusion, somnolence, ataxie. Ces troubles sont réversibles à l'arrêt du traitement par le lithium.
+ Diurétiques de lanse et diurétiques thiazidiques et apparentés
Augmentation de la lithiémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors dun régime désodé (diminution de lexcrétion urinaire du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie du lithium.
+ Autres médicaments modifiant léquilibre hydro-électrolytique tels que les corticostéroïdes
Augmentation de la lithiémie (diminution de lexcrétion urinaire du lithium). Si lassociation ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie de lithium.
+ Inhibiteurs de l'enzyme de convention (IEC)
Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si lusage dun IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie du lithium.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Calcitonine
Risque de baisse de lefficacité du lithium par augmentation de son élimination rénale par la calcitonine. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.
+ Mannitol, glycérol, acétazolamide
Diminution de la lithiémie avec risque de baisse de lefficacité thérapeutique. Surveillance stricte de la lithiémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.
+ Théophylline
Diminution de la lithiémie avec risque de baisse de lefficacité thérapeutique. Surveillance stricte de la lithiémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.
+ Topiramate (pour des doses de topiramate 200 mg/j)
Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.
Surveillance clinique et biologique. Adaptation de la posologie du lithium.
+ Bicarbonate de sodium, chlorure de sodium
Risque de baisse de lefficacité du lithium par augmentation de son élimination rénale par les sels de sodium. Eviter les surcharges sodées et tenir compte de la présence de sodium dans certains médicaments comme les antiacides.
+ Neuroleptiques
Risque dapparition de signes neuropsychiques évocateurs dun syndrome malin des neuroleptiques pouvant être fatal ou dune intoxication au lithium. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.
+ Méthyldopa
Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lithium.
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, dapoxetine, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*.
Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.
+ Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés)
Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors dun régime désodé (diminution de lexcrétion urinaire du lithium). Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.
+ Métronidazole
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium. Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.
Associations à prendre en compte
+ Caféine
En cas darrêt brutal de la consommation de café ou médicaments contenant de la caféine, risque daugmentation de la lithémie.
+ Orlistat
Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement par orlistat.
*Syndrome sérotoninergique :
Certains surdosages ou certains médicaments (lithium) peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant larrêt immédiat du traitement.
Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation voire entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre :
· psychiques (agitation, confusion, hypomanie),
· moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
· végétatifs (hypo- ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma),
· digestifs (diarrhée).
Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Chez la femme en âge de procréer, à linstauration du traitement, on sassurera de labsence de grossesse, de la mise en place dune contraception efficace et la patiente devra être informée du potentiel tératogène du lithium. Labsence de grossesse sera vérifiée régulièrement.
Grossesse
Une augmentation du taux global des malformations a été observée chez des enfants exposés in utero au lithium. Les malformations observées sont principalement cardiaques dont la maladie dEbstein. En raison des limites des études et de leurs résultats parfois discordants, le risque global de malformations ne peut être quantifié précisément, mais serait de lordre de 3-4 fois celui observé dans la population générale qui est d'approximativement 2-3 %.
Chez une patiente traitée au lithium souhaitant un enfant, il est conseillé de réaliser une consultation pré-conceptionnelle.
Si létat maternel le permet, un arrêt de traitement doit être envisagé jusquà la 9ème semaine daménorrhée (fin de lorganogénèse cardiaque). Larrêt du lithium devra être progressif :
· dans le cas dune grossesse planifiée, il est préférable de procéder à un arrêt du lithium sur une période dau moins 3 mois.
· en cas de grossesse débutée sous traitement, il est préférable de procéder à un arrêt du lithium sur une dizaine de jours. Compte tenu de la demi-vie du lithium, la dernière prise doit intervenir 5 jours avant le début de lorganogenèse cardiaque, cest à dire avant le 16ème jour post-conceptionnel (4 semaines daménorrhée et 2 jours). Une exposition au cours des 2 premiers mois de grossesse nécessite la réalisation dune échocardiographie à la recherche déventuelles malformations.
Si après avis du prescripteur, linterruption du lithium risque de compromettre léquilibre maternel, la poursuite du lithium est possible sous réserve dune surveillance comprenant :
· Echocardiographie en cas dexposition au cours des 2 premiers mois de grossesse, à la recherche déventuelles malformations,
· Contrôle accru des lithiémies maternelles tout au long de la grossesse et en particulier au troisième trimestre,
· Maintien des lithiémies efficaces les plus basses possibles,
· Surveillance dune éventuelle déshydratation liée à des vomissements,
· Surveillance du volume du liquide amniotique (cas dhydramnios et diabète ftal insipide rapportés).
Dans le post-partum, il est souhaitable de réajuster rapidement la posologie maternelle, en fonction des posologies efficaces, antérieures à la grossesse, tout en surveillant la lithiémie.
Surveillance du nouveau-né :
Les lithiémies maternelles et néo-natales sont proches.
Les nouveau- nés peuvent montrer des signes de toxicité au lithium.
Des troubles néo-nataux réversibles ont été rapportés, notamment cardiaques, rénaux, thyroïdiens et neurologiques (hypotonie, léthargie, diminution des réflexes archaïques en particulier du réflexe de succion). Une surveillance adaptée du nouveau-né sera mise en place. On peut saider dune lithiémie au sang du cordon.
L'allaitement est contre-indiqué en raison d'un passage du lithium dans le lait maternel et d'effets rapportés chez les nouveau-nés allaités (hypotonie, hypothermie, cyanose).
Fertilité
Des études chez des rats exposés au lithium ont montré une altération de la fertilité mâle (voir rubrique 5.3). Des études in vitro et des cas rapportés chez l'homme traité par le lithium suggèrent un effet sur la qualité du sperme. Le lithium pourrait aussi avoir un impact sur la fertilité humaine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables sont habituellement réversibles avec une diminution de la dose ou à l'arrêt du traitement.
Les signes les plus fréquents d'un risque de surdosage : nausées, tremblements, soif et troubles de l'équilibre. En cas d'apparition de ces signes, il est nécessaire de surveiller la lithiémie et d'adapter le traitement.
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Hyperleucocytose avec hyperneutrophilie et lymphocytopénie.
Affections endocriniennes
· Goitre isolé (euthyroïdie) ou associé à une hypothyroïdie (parfois hyperthyroïdie).
· Hypercalcémie et/ou hyperparathyroïdie : cette dernière peut être liée à un adénome.
Investigations
· Prise de poids,
· Hypermagnésémie.
Affections du système nerveux
· Tremblements, notamment tremblements des mains, sédation, léthargie, obnubilation, confusion, délire, nystagmus, vertiges, états convulsifs (voir rubriques 4.4 et 4.5), rarement syndrome sérotoninergique (en association), hypertension intracrânienne bénigne, troubles extrapyramidaux, encéphalopathie, syndrome cérébelleux (habituellement réversible). Ces symptômes peuvent entraîner une chute.
Une neuropathie périphérique peut survenir lors de traitement prolongé et est habituellement réversible à larrêt du traitement.
Affections cardiaques
· Arythmies cardiaques principalement bradycardie, bloc sino-auriculaire, modifications de lECG telles que anomalies du segment ST avec onde T aplatie, voire négative en dehors de tout surdosage et ne nécessitant pas l'interruption de la lithiothérapie et allongement de lintervalle QT, bloc auriculo-ventriculaire, parfois complet, notamment lors de surdosage, cardiomyopathie. Une dégénérescence myofibrillaire cardiaque avec infiltrat interstitiel lymphocytaire a été décrite.
Affections gastro-intestinales
· Nausées, vomissements, diarrhée, dysgueusie.
Affections de la peau et du tissus sous-cutanés
· Acnés ou éruptions acnéiformes, aggravations ou déclenchements de psoriasis ou d'éruptions psoriasiformes, alopécie, réaction lichénoïde médicamenteuse.
Affections oculaires
· Irritation oculaire (réversible dans la plupart des cas) ; gonflement du disque optique avec augmentation de la pression intracrânienne (dème papillaire) pouvant entraîner des troubles de la vue (généralement réversibles) ; exophtalmie (pas toujours associée avec des troubles thyroïdiens).
Affections musculo-squelettiques et systémiques
· Hypotonie musculaire, rhabdomyolyse.
Affections du rein et des voies urinaires
· Soif et polyurie (voir rubrique 4.4),
· Possibilité de diabète insipide néphrogénique et de syndrome néphrotique (voir rubrique 4.4).
· Insuffisance rénale par néphropathie tubulo-interstitielle chronique lors de traitements prolongés pouvant évoluer vers une atteinte rénale irréversible et conduire à linsuffisance rénale terminale malgré larrêt du lithium.
· Fréquence indéterminée : microkystes, oncocytome et carcinome rénal des tubes collecteurs (lors dune thérapie à long terme) (voir rubrique 4.4).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
· dème périphérique.
· Urticaire et angiooedème liés à la présence de certains excipients.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les signes les plus courants en cas de surdosage sont les suivants : encéphalopathie, syndrome cérébelleux avec des symptômes tels que faiblesse musculaire, manque de coordination, somnolence, vertiges, ataxie, nystagmus, tremblements, troubles de la vigilance, hyperréflexie, convulsions, coma, troubles digestifs, modifications électrocardiographiques : arythmie, bloc auriculo-ventriculaire, allongement de lintervalle QT.
Une déshydratation, avec troubles électrolytiques et insuffisance rénale peut être observée, notamment au décours des surdosages massifs.
En cas de surdosage, lhospitalisation est nécessaire. Un traitement dappoint, incluant la correction du déséquilibre hydro-électrolytique, doit être mis en place, si nécessaire.
Les diurétiques ne doivent pas être utilisés (voir rubrique 4.5).
Dans certains cas de surdosage avec insuffisance rénale ou dintoxication grave (par exemple avec coma), le recours à lépuration extrarénale pourra être nécessaire.
Compte tenu de la pharmacocinétique du produit, une surveillance prolongée est recommandée, ainsi lhémodialyse doit être continuée jusquà ce quil ny ait plus de lithium dans le sang ou dans le dialysat. Les lithiémies doivent être surveillées pour prendre en compte une possible remontée des concentrations sériques de lithium dû à son accumulation intracellulaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antipsychotique. Lithium, code ATC : N05AN01
(N : Système nerveux central).
Normothymique ou régulateur de l'humeur.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les ions lithium sont rapidement absorbés au niveau du tractus gastro-intestinal.
L'équilibre est atteint entre le 5ème et le 8ème jour.
Avec TERALITHE 250 mg la concentration plasmatique est atteinte en 2 à 4 heures après l'administration orale.
En prise unique la biodisponibilité de la forme à libération immédiate est plus élevée de 20 à 30 % par rapport à celle de la forme LP.
En prise réitérée, à l'état d'équilibre, la biodisponibilité des 2 formes est équivalente.
Distribution
Le lithium présente un volume de distribution peu élevé (0,8 l/kg en moyenne).
Le lithium passe dans le placenta et dans le lait maternel.
Demi-vie plasmatique
La demi-vie plasmatique est d'environ 24 heures.
Métabolisme et excrétion
La voie prédominante d'excrétion est le rein (90%).
La clairance totale représente environ 20% du débit de filtration glomérulaire.
La clairance rénale du lithium est constante pour un individu donné, de même que le rapport lithium salivaire/lithium plasmatique. La compétition entre les ions lithium et sodium lors de la réabsorption au niveau du tubule proximal explique que de grandes variations dans l'élimination du sodium perturbent la lithiémie (voir rubrique 4.3).
Le lithium est hémodialysable.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez l'animal, le lithium possède un potentiel tératogène (malformations cardio-vasculaires).
Sa prescription chez la femme en âge de procréer doit obéir à des règles de sécurité (voir rubrique 4.6).
Des études publiées chez le rat mâle ont montré une diminution de la spermatogénèse, une altération de la fertilité, et des effets indésirables sur les organes reproducteurs.
Amidon de blé, amidon de pomme de terre, stéarate de magnésium.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 313 763 3 0 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire.
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire.
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- ATACAND 16 mg, comprimé sécable
- IRBESARTAN ACCORD 150 mg, comprimé pelliculé
- COZAAR 100 mg, comprimé pelliculé
- TELMISARTAN BIOGARAN 40 mg, comprimé
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- DEFILTRAN 10 POUR CENT, crème
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- SERTRALINE ALMUS 50 mg, gélule
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