MINI-SINTROM 1 mg, comprimé
CIS 62148714
Informations à jour au 12 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 12/08/2021
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acénocoumarol..................................................................................................................... 1,0 mg
Pour un comprimé
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé contient 20,0 mg de lactose
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rond, blanc, plat, à bords biseautés, avec les gravures « AA » sur une face et « CG » sur l'autre face du comprimé.
4.1. Indications thérapeutiques
· Prévention des complications thrombo-emboliques des infarctus du myocarde compliqués : thrombus mural, dysfonction ventriculaire gauche sévère, dyskinésie emboligène, en relais de lhéparine.
· Traitement des thromboses veineuses profondes et de lembolie pulmonaire ainsi que la prévention de leur récidive, en relais de lhéparine.
Ces indications sont détaillées en rubrique 4.2 surveillance biologique.
4.2. Posologie et mode d'administration
VOIE ORALE
Avaler les comprimés avec un verre deau.
Rythme dadministration
Ce médicament doit être administré en une prise par jour, à la même heure. Il est préférable que la prise ait lieu le soir, afin de pouvoir modifier la posologie dès que possible après les résultats de lINR.
Lutilisation de MINI-SINTROM permet déviter de couper les comprimés en 4, ce qui facilite lutilisation.
Posologie
Population générale
En raison dune importante variabilité interindividuelle, la posologie dantivitamine K (AVK) est strictement individuelle.
La dose initiale, toujours probatoire, doit être aussi proche que possible de la dose déquilibre. Elle est habituellement de 4 mg, à adapter en fonction des résultats biologiques.
Ne pas utiliser de dose de charge.
Chez les sujets à risque hémorragique particulier (poids < 50 kg, sujet âgé, insuffisant hépatique), la dose initiale est habituellement plus faible.
Lorsque la valeur de l'INR avant le début du traitement est comprise dans les normes habituelles, la dose initiale habituelle de MINI-SINTROM est comprise entre 2 mg / jour et 4 mg / jour, sans administration d'une dose de charge. Lorsque la valeur de l'INR initiale est anormale, le traitement doit être instauré avec précautions.
La surveillance biologique dun traitement par AVK est indispensable et repose sur lINR. La dose déquilibre sera déterminée en adaptant la dose initiale en fonction de lINR (voir ci-dessous).
Surveillance biologique et adaptation posologique
Le test biologique adapté de surveillance des AVK est lINR
LINR ou International Normalized Ratio est un mode dexpression du temps de Quick, qui tient compte de la sensibilité du réactif (thromboplastine) utilisé pour réaliser le test.
Ce mode dexpression réduit les causes de variabilité inter-laboratoire et permet une meilleure surveillance du traitement, que lancien taux de prothrombine (TP).
En dehors de tout traitement par AVK, lINR dun sujet normal est de ≤ 1,2.
Dans la majorité des situations (cf. tableau ci-dessous), un INR compris entre 2 et 3 avec une valeur cible de 2,5 est recherché, ce qui signifie que :
· lINR idéal vers lequel il faut tendre est de 2,5,
· un INR inférieur à 2 reflète une anticoagulation insuffisante,
· un INR supérieur à 3 traduit un excès danticoagulation.
Dans tous les cas, un INR supérieur à 5 est associé à un risque hémorragique (voir conduite à tenir en cas de surdosage rubrique 4.9).
Rythme des contrôles biologiques
Avant initialisation du traitement, il est recommandé de faire un contrôle de lINR afin de détecter déventuels troubles de la coagulation et de pouvoir ainsi adapter au mieux la posologie initiale.
Le premier contrôle doit seffectuer après la 3ème prise dAVK (cest-à-dire du 4ème jour), pour dépister une hypersensibilité individuelle : un INR supérieur à 2 annonce un surdosage à léquilibre et doit faire réduire la posologie.
Le deuxième contrôle seffectue en fonction des résultats du premier INR, pour apprécier lefficacité anticoagulante (selon les cas entre 3 à 6 jours après le 1er contrôle).
Les contrôles ultérieurs doivent être pratiqués (1 à 2 fois par semaine) jusquà stabilisation de lINR, puis avec un espacement progressif jusquà un intervalle maximal de 1 mois. Léquilibre du traitement nest parfois obtenu quaprès plusieurs semaines.
Après un changement de posologie, le premier contrôle doit être fait 3 jours après une modification de dose, les contrôles doivent être répétés jusquà stabilisation (1 à 2 fois par semaine).
INR recommandés et durées de traitement
Les zones thérapeutiques et durées de traitement conseillées sont précisées dans les tableaux ci-après, en fonction des principales situations. Elles sont conformes aux recommandations actuelles françaises et internationales.
Relais de lhéparinothérapie
En raison du temps de latence de laction anticoagulante des AVK, lhéparine doit être maintenue à dose inchangée pendant toute la durée nécessaire, au moins 5 jours et jusquà ce que lINR soit dans la zone thérapeutique recherchée 2 jours consécutifs.
Quand il y a eu arrêt des AVK, suite à une hémorragie grave, lorsque le saignement est contrôlé, et si lindication des AVK est maintenue, un traitement par héparine non fractionnée ou HBPM à dose curative est recommandé, en parallèle de la reprise des AVK. Il est recommandé que la réintroduction de lanticoagulation orale se déroule en milieu hospitalier, sous surveillance clinique et biologique.
En cas de thrombopénie induite par lhéparine (TIH de type II), il est déconseillé dintroduire précocement les AVK dès larrêt de lhéparine, en raison du risque dhypercoagulabilité par baisse précoce de la protéine S (anticoagulante). Les AVK ne seront administrés quaprès la mise en route dun anticoagulant daction rapide non héparinique (danaparoïde ou hirudine) et lorsque le taux de plaquettes sera à nouveau supérieur à 100 Giga/L.
Oubli dune dose
En cas doubli dune dose, la prise est possible dans les 8 heures après lheure habituelle dadministration. Passé ce délai, il est préférable de ne pas prendre la dose oubliée et de reprendre la dose suivante à lheure habituelle et le patient ne doit pas prendre de dose double pour compenser la dose manquée. Le patient devra signaler un oubli lors du contrôle de lINR et le noter dans son carnet de suivi.
Recommandations INR et durée de traitement
Prévention des complications thrombo-emboliques artérielles et veineuses des cardiopathies emboligènes
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INDICATIONS |
Recommandations INR durée de traitement |
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Troubles du rythme supra-ventriculaires (fibrillations auriculaires et flutters auriculaires) selon les conditions suivantes : âge < 75 ans avec facteur de risque * > 75 ans ** * antécédent daccident cérébral ischémique transitoire ou constitué, HTA, insuffisance cardiaque, diabète. En labsence de facteur(s) de risque avant 75 ans, la prescription daspirine est recommandée. ** après évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque (voir rubrique 4.4) |
Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ; à long terme |
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Valvulopathies mitrales (particulièrement le rétrécissement mitral) si facteur(s) favorisant(s) : FA ou flutter, antécèdent thrombo-embolique, dilatation de loreillette gauche et/ou image de contraste spontané décelé en échographie transoesophagienne et/ou thrombus intra-auriculaire gauche à léchocardiogramme. |
Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ; à long terme |
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Prothèses valvulaires |
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- prothèses mécaniques |
INR cible fonction du type de prothèse et des caractéristiques du patient (voir tableau ci-dessous) ; à long terme |
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- prothèses biologiques |
cible 2.5 ; INR 2 à 3 3 mois |
INR cibles recommandés pour les prothèses mécaniques
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Risque thrombogénique intrinsèque des prothèses a |
Facteurs de risque liés au |
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Aucun facteur de risque |
≥ 1 facteur de risque |
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Faible |
2.5 |
3.0 |
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Moyen |
3.0 |
3.5 |
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Elevé |
3.5 |
4.0 |
a Risque thrombogénique des prothèses mécaniques :
Faible : prothèses ayant fait la preuve de leur efficacité avec une anticoagulation modérée
Elevé : prothèses dancienne génération, en particulier à bille
Moyen : toutes les autres prothèses, y compris dintroduction récente
b Facteurs de risque liés au patient : position mitrale, tricuspide ou pulmonaire de la prothèse ; antécédents thrombo-emboliques ; grosse OG >50 mm ; sténose mitrale quel que soit le degré ; FE< 35% ; certains troubles du rythme auriculaire tels que FA, flutter, tachycardie atriale.
Prévention des complications thrombo-emboliques des infarctus du myocarde compliqués : thrombus mural, dysfonction ventriculaire gauche sévère, dyskinésie emboligène...
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Recommandations INR durée de traitement |
Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ; Au moins 3 mois (la poursuite du traitement sera discutée au cas par cas) |
Traitement des thromboses veineuses profondes et de lembolie pulmonaire ainsi que la prévention de leurs récidives, en relais de lhéparine
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Recommandations INR durée de traitement |
Cible 2.5 ; INR 2 à 3; Durée minimale de 3 mois à moduler en fonction du contexte clinique et de la présence de facteurs de modulation (voir tableau ci-dessous) |
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Contexte clinique de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) |
Durée de traitement* |
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MTEV avec facteur déclenchant majeur transitoire (chirurgie, immobilisation prolongée de 3 jours ou plus, fracture des membres inférieurs dans les 3 derniers mois) |
3 mois |
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MTEV avec facteur de risque persistant majeur (cancer en cours de traitement, syndrome des antiphospholipides) |
≥ 6 mois, tant que le facteur persiste |
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MTEV idiopathique |
≥ 6 mois |
* La durée de traitement peut être allongée ou réduite en présence de facteurs de modulation tels que thrombophilie majeure connue, récidive de MTEV, risque hémorragique élevé, instabilité de lINR
Traitement en cas dintervention dentaire ou chirurgicale
Chez les patients traités par MINI-SINTROM et devant subir une intervention chirurgicale ou invasive, une surveillance étroite de la coagulabilité est indispensable.
Dans certaines circonstances, par ex. actes responsables de saignements de faible intensité et aisément contrôlés, INR compris entre 2 et 3 avant le geste invasif et absence de risque hémorragique additionnel (ex antiagrégant, AINS), des interventions dentaires ou des petites chirurgies peuvent être entreprises sous traitement anticoagulant sans crainte dun risque hémorragique excessif.
Sil est envisagé darrêter le traitement par MINI-SINTROM, même pour une courte durée, les bénéfices et les risques doivent être minutieusement évalués. Linitiation dun traitement relais anticoagulant par ex. par lhéparine doit être basée sur une évaluation du risque possible de thromboembolie et dhémorragie.
· Cas de la fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV) stable en ambulatoire
Chez les patients pris en charge pour une fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV) stable en ambulatoire, lors de linitiation du traitement, lutilisation dun relais héparine-AVK nest pas indiquée (voir rubrique 4.4 Mise en garde et précautions demploi).
Populations particulières
Population pédiatrique
Lexpérience des anticoagulants oraux, y compris avec lacénocoumarol, chez lenfant demeure limitée. Linitiation et la surveillance du traitement relèvent dun service spécialisé (voir aussi rubrique 4.4).
Les AVK sont à éviter autant que possible chez les nourrissons de moins dun mois.
Pour cet anticoagulant oral, les posologies chez lenfant ne reposent que sur lexpérience pratique.
La dose moyenne à administrer per os pour obtenir un INR cible à létat déquilibre entre 2 et 3, doit être calculée en fonction de lâge mais surtout du poids :
Chez lenfant de plus de 3 ans, la dose par kg de poids corporel se rapproche de celle de ladulte.
Chez lenfant de moins de 3 ans, et notamment avant 12 mois, les doses moyennes utilisées sont plus élevées et plus variables dun enfant à lautre que chez lenfant plus âgé.
Une dose initiale recommandée pour obtenir à léquilibre un INR entre 2 et 3 est proposée à titre indicatif dans le tableau ci-dessous. Elle est toujours probatoire, et doit être aussi proche que possible de la dose attendue à léquilibre.
En pratique, pour ce médicament, la dose initiale conseillée correspond à la moyenne des doses utilisées par les spécialistes.
Doses initiales recommandées en mg/kg/jour
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< 12 mois |
12 mois 3 ans |
> 3 ans 18 ans |
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Acénocoumarol |
0,14 |
0,08 |
0,05 |
Le rythme dadministration (une ou deux fois par jour), seffectue suivant les mêmes principes que chez ladulte. Cependant des précautions particulières et une surveillance biologique plus fréquente de lINR est recommandée. Une fois lINR cible atteint, lintervalle entre 2 INR ne doit pas dépasser 15 jours. Chez lenfant, les changements dans le régime alimentaire, les interactions médicamenteuses, les infections intercurrentes entraînent des variations importantes de lINR. Chez lenfant de moins de 3 ans, il faudra de plus tenir compte dune plus grande variabilité des INR et des difficultés liées à lutilisation de ce produit (régurgitations, contrôle des prises, fréquence des prélèvements sanguins ).
Sujet âgé et très âgé (≥ 65 ans)
Le traitement doit être débuté par une dose plus faible. En effet, la dose moyenne déquilibre est plus faible chez le sujet âgé que chez le sujet jeune, habituellement ½ à ¾ de la dose (voir rubriques 4.4, 5.1 et 5.2).
Des précautions particulières et une surveillance biologique de lINR plus fréquente est recommandée.
· Insuffisance hépatique sévère
· Hypertension sévère
· En cas dassociation avec les médicaments ou composés suivants (voir rubrique 4.5) :
1. lacide acétylsalicylique :
o Pour des doses anti-inflammatoires dacide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour),
o Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal,
2. le miconazole utilisé par voie générale ou en gel buccal,
3. le millepertuis.
· Grossesse, excepté chez les femmes enceintes portant une valve cardiaque mécanique, qui présentent un risque élevé de thromboembolie (voir rubriques 4.4 et 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
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Avant de décider linstauration dun traitement par AVK, une attention particulière sera portée aux fonctions cognitives du patient ainsi quau contexte psychologique et social, en raison des contraintes liées au traitement. |
Le risque hémorragique est le principal risque dun traitement par AVK.
Le risque de thrombose en cas de traitement insuffisant (sous dosé) est également à prendre en compte.
Ce médicament est généralement déconseillé :
· en cas de risque hémorragique.
La décision de débuter ou de continuer le traitement par AVK, doit être prise en fonction du rapport bénéfice/risque propre à chaque patient et à chaque situation. Les situations à risque sont en particulier les suivantes :
o lésion organique susceptible de saigner,
o intervention récente neuro chirurgicale ou ophtalmologique ou possibilité de reprise chirurgicale,
o ulcère gastro duodénal récent ou en évolution,
o varices sophagiennes,
o hypertension artérielle non contrôlée,
o antécédent daccident vasculaire cérébral hémorragique (excepté en cas dembolie systémique),
· en cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min),
· en association avec (voir rubrique 4.5) :
o lacide acétylsalicylique ou un de ses dérivés
§ pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) en labsence dantécédent dulcère gastro-duodénal,
§ pour des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal,
o les AINS ,
o lapalutamide
o le defibrotide
o le 5-fluoro-uracile et par extrapolation autres fluoropryridimines,
o limatinib
o la noscapine
o le sulfaméthoxazole
Le patient doit être informé et éduqué au bon suivi de son traitement. Il faut notamment insister sur la nécessité :
o de prendre son traitement sans oubli, tous les jours à la même heure ;
o deffectuer régulièrement le contrôle biologique (INR), de préférence dans le même laboratoire;
o dêtre très vigilant sur les médicaments associés, qui peuvent perturber léquilibre du traitement (voir rubrique 4.5).
La remise au patient et lutilisation du carnet dinformation et de suivi pour le traitement par AVK sont recommandés.
Lapport en vitamine K du régime alimentaire doit être régulier, afin de ne pas perturber léquilibre de lINR. Les aliments les plus riches en vitamine K sont : les choux (frisé, choux de Bruxelles, chou blanc, brocolis ), les épinards, les asperges (voir rubrique 4.5).
En raison du temps de latence de plusieurs jours, les AVK ne constituent pas un traitement durgence.
Le risque daccident hémorragique est maximal durant les premiers mois du traitement. La surveillance doit donc être particulièrement rigoureuse durant cette période, en particulier lors du retour à domicile dun patient hospitalisé.
En cas de saignement lors dun traitement par anticoagulant, il faut rechercher un surdosage par la pratique dun INR (voir rubrique 4.9). En labsence de surdosage, lorigine du saignement sera recherchée et si possible traitée. De plus, une adaptation thérapeutique transitoire sera discutée en fonction de lindication et de la situation.
La ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intrarachidien. Elle devra être différée chaque fois que possible. Cest un acte invasif qui justifie larrêt du traitement AVK avec un relais si nécessaire par une héparine, voire la neutralisation du traitement AVK en cas durgence (voir paragraphe Chirurgie ou dactes médicaux invasifs sous AVK ci-dessous).
Association AVK-aspirine faible doses :
Chez les patients ayant une indication dAVK et nécessitant de faibles doses daspirine (75-100 mg) du fait dune pathologie artérielle confirmée, lassociation AVK-aspirine faible dose doit reposer sur une analyse individuelle des risques thrombo-emboliques et hémorragiques.
Cas de la fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV) stable en ambulatoire :
Chez les patients pris en charge pour une fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV) stable en ambulatoire, lors de linitiation du traitement, lutilisation dun relais héparine-AVK doit être évitée dans la mesure où dans ce contexte, ce relais nest pas indiqué et quil augmente le risque hémorragique sans diminuer le risque thromboembolique artériel.
Une exposition à MINI-SINTROM pendant la grossesse entraine une augmentation du risque des malformations congénitales majeures (embryopathie et ftotoxicité), des hémorragies ftales et/ou néonatales et un risque accru davortement spontané et de mortalité ftale.
Par conséquent, les femmes en âge de procréer doivent être pleinement informées des risques en cas dexposition au cours de la grossesse, de la nécessité dutiliser une contraception efficace pendant le traitement et danticiper un projet de grossesse afin de permettre le relais par une alternative thérapeutique plus sûre (voir rubrique 4.6).
Chez la femme enceinte, la prescription dacénocoumarol est contre-indiquée, sauf situation exceptionnelle (voir rubriques 4.3, 4.4 « Utilisation chez la femme enceinte portant une valve cardiaque mécanique » et 4.6).
Précautions demploi
En cas dinsuffisance rénale sévère, ce médicament est généralement déconseillé. Cependant, dans les cas où il est utilisé, les doses initiales administrées devront être plus faibles et la surveillance de lINR plus rapprochée.
La posologie sera adaptée et la surveillance accrue en cas :
· dinsuffisance hépatique modérée,
· dhypoprotidémie,
· au cours de tout évènement pathologique intercurrent, en particulier dépisode infectieux aigu.
En cas de déficit congénital connu ou suspecté en protéine S ou C, ladministration dAVK doit toujours se faire sous couvert dune héparinothérapie et, dans le cas de déficits sévères en protéine C (<20%), la perfusion de concentré de protéine C lors de lintroduction des AVK peut être discutée pour prévenir la survenue de nécroses cutanées observées à lintroduction des AVK.
Populations particulières
Chez lenfant et le sujet âgé (≥ 65 ans), la prudence est de mise. Il est recommandé de surveiller très fréquemment lINR (voir rubrique 4.2).
Chez le sujet âgé et très âgé, le risque hémorragique est élevé. Aussi, linstauration dun traitement antivitaminique K, de même que la poursuite de ce traitement, ne devra se faire quaprès une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque. La décision dun traitement et son suivi doivent notamment prendre en compte les risques particuliers liés au terrain :
· fréquence des pathologies associées et des associations thérapeutiques,
· fréquence et gravité des accidents hémorragiques, liés en particulier au risque de chute,
· risque daltération des fonctions cognitives entraînant un risque derreur de prise.
Le risque de surdosage, en particulier en début de traitement, doit être particulièrement surveillé.
Chirurgie ou actes médicaux invasifs sous AVK
En cas de chirurgie ou dactes médicaux invasifs, plusieurs attitudes sont possibles et doivent être discutées en fonction du risque thrombotique propre au patient et du risque hémorragique, lié en particulier au type de chirurgie.
Procédures qui peuvent être réalisées sans interrompre les AVK
Le traitement par AVK avec maintien de lINR dans la zone thérapeutique habituelle (2 à 3) peut être poursuivi dans certaines chirurgies ou actes invasifs, responsables de saignements peu fréquents, de faible intensité ou aisément contrôlés. Des gestes dhémostase locale peuvent savérer nécessaires. Toutefois, la prise dautres médicaments interférant avec lhémostase, ou lexistence dune comorbidité, augmente le risque hémorragique et peut conduire à choisir linterruption des AVK. Ces situations concernent : la chirurgie cutanée, la chirurgie de la cataracte, les actes de rhumatologie de faible risque hémorragique, certains actes de chirurgie bucco-dentaire, certains actes dendoscopie digestive.
Situations qui imposent un relais par une héparine, si linterruption des AVK est nécessaire pour un acte programmé
· Si linterruption des AVK est nécessaire pour un acte programmé, lorsque le risque thrombo-embolique fonction de lindication du traitement par AVK est élevé, un relais pré et post opératoire par une héparine à doses curatives (héparine non fractionnée ou HBPM si elles ne sont pas contre-indiquées) est recommandé.
Linterruption se fera 4 à 5 jours avant lintervention sous surveillance de lINR, intervention lorsque lINR est inférieur à 1,5 puis reprise du traitement AVK en post opératoire sous couvert, éventuellement, dune héparinothérapie tant que lINR est inférieur à 2.
Chez les patients porteurs de valves mécaniques cardiaques, le relais pré et post opératoire est recommandé quel que soit le type de prothèses valvulaire mécanique.
Chez les patients en ACFA (arythmie complète par fibrillation auriculaire), le risque thromboembolique élevé est défini par un antécédent daccident ischémique cérébral, transitoire ou permanent, ou dembolie systémique.
Chez les patients ayant un antécédent de MTEV, le risque thromboembolique élevé est défini par un accident (TVP et/ou EP) datant de moins de 3 mois, ou maladie thromboembolique récidivante idiopathique (nombre dépisodes ≥ 2, au moins un accident sans facteur déclenchant).
· Dans les autres cas, le relais post-opératoire par une héparine à doses curatives est recommandé lorsque la reprise des AVK dans les 24 à 48 heures post-opératoires nest pas possible du fait de lindisponibilité de la voie entérale.
Prise en charge préopératoire du patient pour une chirurgie ou un acte invasif urgent à risque hémorragique
En cas de chirurgie ou dacte invasif URGENT (un acte urgent est défini par un délai dintervention ne permettant pas datteindre un objectif dun INR < 1,5 ou 1,2 en neurochirurgie) à risque hémorragique (chirurgie abdominale, orthopédique, neurochirurgie, ponction lombaire), la mesure de lINR doit être réalisée à ladmission du patient.
La conduite à tenir est alors la suivante :
· Ladministration de concentrés de complexes prothrombiniques (CCP aussi appelés PPSB de type Kaskadil et Octaplex) est recommandée.
· Association de 5 mg de vitamine K à ladministration des concentrés de complexes prothrombiniques, sauf si la correction de lhémostase est nécessaire pendant moins de 4 heures. Ladministration par voie entérale doit être privilégiée, lorsquelle est possible.
· Réalisation dun INR dans les 30 minutes suivant ladministration du CCP et avant la réalisation de la chirurgie ou acte invasif recommandé. En cas dINR insuffisamment corrigé, il est recommandé dadministrer un complément de dose de CCP, adaptée à la valeur de lINR suivant les recommandations des RCP du médicament.
· La réalisation dun INR 6 à 8 heures après lantagonisation est recommandée.
Calciphylaxie
La calciphylaxie est un syndrome rare de calcification vasculaire avec nécrose cutanée, associée à une forte mortalité. Cette pathologie est principalement observée chez des patients sous dialyse au stade final de maladie rénale ou chez des patients présentant des facteurs de risque connus tels qu'un déficit en protéines C ou S, une hyperphosphatémie, une hypercalcémie ou une hypoalbuminémie. De rares cas de calciphylaxie ont été signalés chez des patients prenant des antagonistes de la vitamine K, y compris MINI-SINTROM, également en l'absence de maladie rénale. Lorsqu'une calciphylaxie est diagnostiquée, un traitement approprié doit être instauré et l'arrêt du traitement par MINI-SINTROM doit être envisagé.
Hémorragie
MINI-SINTROM peut causer des saignements majeurs (y compris un choc hémorragique et hypovolémique) ou mortels. Les facteurs de risque hémorragique comprennent : une anticoagulation intense (INR > 4,0), lâge du patient ≥ 65 ans, des antécédents dINR très variable, des antécédents de saignements gastro-intestinaux, une hypertension artérielle, une maladie cérébro-vasculaire, une maladie cardiaque grave, une anémie, une malignité, un traumatisme, une insuffisance rénale et la prise de traitements concomitants (voir rubrique 4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Une surveillance régulière de lINR doit être effectuée pour tous les patients.
Utilisation chez la femme enceinte portant une valve cardiaque mécanique
En raison des effets tératogènes, ftotoxiques et néonatals avérés de lacénocoumarol en cas dadministration chez une femme enceinte, MINI-SINTROM est contre-indiqué pendant la grossesse. Néanmoins, chez la femme enceinte portant une valve cardiaque mécanique et présentant un risque élevé de thromboembolie, les bénéfices potentiels de MINI-SINTROM peuvent l'emporter sur les risques. Dans cette situation, la décision de commencer un traitement par MINI-SINTROM ou de le poursuivre doit être discutée avec la patiente en prenant en compte, pour chaque patiente, les risques et les avantages spécifiques liés à sa situation médicale ainsi que les recommandations médicales les plus à jour.
Si MINI-SINTROM est utilisé pendant la grossesse ou en cas de découverte de grossesse pendant le traitement, la patiente doit être pleinement informée des risques pour le ftus (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Ce médicament contient du lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux cas daugmentation de lactivité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, lâge et létat général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de lINR. Cependant, certaines classes dantibiotiques sont davantage impliquées : il sagit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines, qui imposent, dans ces conditions, de renforcer la surveillance de l'INR. Certaines céphalosporines (céfamandole, ceftriaxone, céfazoline), la clindamycine, semblent interagir au niveau de lhémostase avec apparition danticorps anti facteur V. Enfin, la tigécycline et le danazol possèdent une action fibrinolytique propre.
AVK et INR
Chez un patient traité par antivitamines K, il convient de contrôler lINR à chaque initiation ou suppression dun ou plusieurs médicaments. La modification soudaine des habitudes alimentaires doit être également prise en compte et la régularité est préconisée pour le maintien à léquilibre de lINR. Les aliments riches en vitamine K sont essentiellement représentés par les choux, épinards, brocolis, certaines salades.
Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.
· pour des doses anti-inflammatoires dacide acétylsalicylique (≥ 1g par prise et/ou ≥ 3 g par jour)
· pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.
+ Miconazole (voie générale et gel buccal)
Hémorragies imprévisibles, éventuellement graves.
+ Millepertuis
Diminution des concentrations plasmatiques de lantivitamine K, en raison de son effet inducteur enzymatique, avec risque de baisse defficacité voire dannulation de leffet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (évènement thrombotique).
En cas dassociation fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler lINR avant puis après larrêt du millepertuis.
+ Acide acétylsalicylique
Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.
· pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) en labsence dantécédent dulcère gastro-duodénal.
· pour des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal. Nécessité dun contrôle le cas échéant, en particulier du temps de saignement.
+ AINS
Augmentation du risque hémorragique de lanticoagulant oral (agression de la muqueuse gastroduodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique étroite, voire biologique.
+ Apalutamide
Risque de diminution très importante des concentrations des antivitamines K, et perte defficacité, par augmentation de leur métabolisme hépatique par lapalutamide.
+ Défibrotide
Risque hémorragique accru.
+ Fluorouracile (et, par extrapolation,autres fluoropyrimidines)
Augmentation importante de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Si elle ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le cytotoxique et 8 jours après son arrêt.
+ Imatinib
Augmentation du risque hémorragique.
Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite (contrôle plus fréquent de lINR).
+ Noscapine
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
+ Sulfaméthoxazole
Augmentation importante de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Si lassociation ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de lINR et adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par cotrimoxazole et après son arrêt.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Augmentation du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lallopurinol et 8 jours après son arrêt.
+ Alpha-tocophérol
Avec la vitamine E utilisée à des doses supérieures ou égales à 500 mg/j : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par vitamine E et après son arrêt.
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lamiodarone et jusqu'à 4 semaines après son arrêt..
+ Androgènes
Augmentation du risque hémorragique par effet direct sur la coagulation et/ou les systèmes fibrinolytiques.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par landrogène et après son arrêt.
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques
Diminution (ou, rarement, augmentation avec la phénytoïne) de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par lanticonvulsivant inducteur.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lanticonvulsivant inducteur et 8 jours après son arrêt.
Augmentation du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K à la mise en route du traitement par limmunomodulateur et après son arrêt.
+ Bosentan
Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.
+ Cefamandole
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la céphalosporine et après son arrêt.
+ Cefazoline
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la céphalosporine et après son arrêt.
+ Ceftriaxone
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la céphalosporine et après son arrêt
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par clindamycine et après son arrêt
+ Cobimétinib
Augmentation du risque hémorragique
Surveillance clinique et le cas échéant, contrôle plus fréquent de l'INR.
+ Colchicine
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la colchicine et 8 jours après son arrêt.
+ Cyclines
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique (pour la tigécycline, effet direct sur la coagulation et/ou les systèmes fibrinolytiques).
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.
+ Cytotoxiques
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.
Contrôle plus fréquent de lINR.
+ Danazol
Augmentation du risque hémorragique par effet direct sur la coagulation et/ou les systèmes fibrinolytiques.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
+ Disulfirame
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le disulfirame et 8 jours après son arrêt.
+ Econazole
Quelle que soit la voie dadministration de léconazole : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par éconazole et après son arrêt.
+ Efavirenz
Diminution de l'effet de l'antivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K.
+ Fibrates
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le fibrate et 8 jours après son arrêt.
+ Fluconazole
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le fluconazole et 8 jours après son arrêt.
+ Fluoroquinolones
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la fluoroquinolone et après son arrêt.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone)
Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de lantivitamine K et sur celui des facteurs de la coagulation. Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.
Lorsque lassociation est justifiée, renforcer la surveillance : le cas échéant, contrôle biologique au 8e jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.
+ Glucosamine
Augmentation du risque hémorragique
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K
+ Héparines
Augmentation du risque hémorragique.
Lors du relais de lhéparine par lantivitamine K (nécessitant plusieurs jours), renforcer la surveillance clinique et biologique.
+ Ibrutinib
Augmentation du risque hémorragique
Surveillance clinique, et le cas échéant, contrôle plus fréquent de l'INR.
+ Inhibiteurs de lHMG CoA-reductase (statines)
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.
+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Variation de leffet de lantivitamine K, le plus souvent dans le sens dune diminution.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant la durée du traitement.
+ Ipilimumab
Augmentation du risque d'hémorragies digestives.
Surveillance clinique étroite.
+ Levocarnitine
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant la durée du traitement par la lévocarnitine et 8 jours après son arrêt.
+ Macrolides (sauf spiramycine)
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt.
+ Méthylprednisolone
Pour des doses de 0,5 à 1 g de méthylprednisone administrées en bolus : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle de lINR 2 à 4 jour après le bolus de méthylprednisolone ou en présence de tous signes hémorragiques.
+ Névirapine
Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.
+ Orlistat
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lorlistat et après son arrêt.
+ Paracétamol
Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique en cas de prise de paracétamol aux doses maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le paracétamol et après son arrêt.
+ Pentoxifylline
Augmentation du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la pentoxifylline et 8 jours après son arrêt.
+ Pristinamycine
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la pristinamycine et après son arrêt.
+ Proguanil
Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le proguanil et après son arrêt.
+ Rifampicine
Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la rifampicine et 8 jours après son arrêt.
+ Ropinirole
Augmentation du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par ropinirole et après son arrêt.
+ Tamoxifène
Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.
+ Tibolone
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la tibolone et après son arrêt.
+ Voriconazole
Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique par diminution de son métabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par voriconazole et 8 jours après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Acide acétylsalicylique
Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.
Pour des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour)
+ Antiagrégants plaquettaires
Augmentation du risque hémorragique.
+ Aprepitant
Risque de diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par laprépitant.
+ Autres anticoagulants oraux
Risque de majoration des événements hémorragiques lors du relais d'un anticoagulant oral par un autre.
Tenir compte de la demi-vie de l'anticoagulant oral et observer, le cas échéant, un délai de carence avant le début du traitement par l'autre.
Penser à informer le patient.
+ Cimetidine
Avec la cimétidine utilisée à des doses supérieures ou égales à 800 mg/j : augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique (diminution de son métabolisme hépatique).
+ Déférasirox
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques (amitriptyline, clomipramine, duloxetine, imipramine, milnacipran, oxitriptan, venlafaxine)
Augmentation du risque hémorragique
+ Thrombolytiques
Augmentation du risque hémorragique
+ Tramadol
Augmentation du risque hémorragique
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
En raison des effets tératogènes, ftotoxiques et néonatals de lacénocoumarol, les femmes en âge de procréer doivent être pleinement informées des risques en cas dexposition au cours de la grossesse, de la nécessité dutiliser une contraception efficace pendant le traitement et danticiper un projet de grossesse afin de permettre le relais par une alternative thérapeutique plus sûre.
Grossesse
Chez lhumain, lacénocoumarol traverse la barrière placentaire et les concentrations plasmatiques observées chez le ftus sont proches de celles de la mère
Chez lhumain, lexposition aux antivitamines K (dont MINI-SINTROM) pendant la grossesse entraîne une augmentation du risque des malformations congénitales majeures (embryopathie et ftotoxicité), des hémorragies ftales et/ou néonatales et un risque accru davortement spontané et de mortalité ftale.
· un syndrome malformatif a été décrit dans environ 4 % à 7 % des grossesses exposées entre 6 et 9 semaines d'aménorrhée. Lembryopathie à lacénocoumarol se caractérise par une hypoplasie nasale, des ponctuations épiphysaires (chondrodysplasie ponctuée) et un retard de croissance (incluant un faible poids à la naissance).
· une ftopathie cérébrale survient dans 1 à 2 % des cas dexposition au-delà de 9 semaines d'aménorrhée. Il sagit principalement danomalies du système nerveux central et des yeux avec des microcéphalies, des hydrocéphalies, agénésies du corps calleux, des syndromes de Dandy-Walker, des atrophies corticales, cérébelleuses optiques. Dautres troubles neurologiques (retard mental, cécité, schizencéphalie), ont également été rapportés.
Par conséquent, MINI-SINTROM est contre-indiqué chez les femmes enceintes, excepté chez les femmes enceintes portant une valve cardiaque mécanique, qui présentent un risque élevé de thromboembolie et pour lesquelles les bénéfices potentiels de MINI-SINTROM peuvent l'emporter sur les risques (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Si MINI-SINTROM est utilisé pendant la grossesse ou en cas de découverte de grossesse pendant le traitement, la patiente doit être pleinement informée des risques pour le ftus et un diagnostic prénatal spécialisé (échographique voire IRM) adapté en fonction de la période d'exposition doit être instauré. En cas de poursuite d'antivitamines K pendant la grossesse, le passage à l'héparine s'impose à partir de la 36ème semaine d'aménorrhée.
MINI-SINTROM passe en très faible quantité dans le lait maternel, mais aucun effet indésirable na été observé chez les enfants allaités. Lallaitement est donc possible.
Si lallaitement est exclusif, un apport en vitamine K1 est recommandé aux doses usuelles.
Fertilité
Il nexiste pas de données concernant leffet de MINI-SINTROM sur la fertilité chez lHomme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Hémorragies : Les manifestations hémorragiques représentent la complication la plus fréquente du traitement avec MINI-SINTROM.
Toute structure anatomique peut en être le point de départ et/ou le siège : hémorragie ou hématome intracérébral, hématome du psoas, hémorragie intra-abdominale, hémorragie intra-articulaire.
Il peut sagir dhémorragies non graves par exemple : hématome, épistaxis, gingivorragie.
Les effets indésirables sont listés selon la classification MedDRA par système-organe. Au sein de chaque classe de systèmes dorganes, les événements indésirables sont présentés par ordre décroissant de fréquence selon la convention CIOMS III suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000 ; <1/100) ; rare (≥1/10 000 ; <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau des effets indésirables
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Fréquence indéterminée |
Anémie (secondaire à une hémorragie, un saignement) |
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Affections du système immunitaire |
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Rare : |
hypersensibilité (ex : urticaire, éruption cutanée, prurit)* * réversibles après arrêt du traitement. |
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Affections vasculaires |
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Fréquent : |
hémorragie |
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Très rare : |
vascularite |
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Affections gastro-intestinales |
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|
Rare : |
nausées, vomissements |
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|
Fréquence indéterminée : |
diarrhée, accompagnée ou non de stéatorrhée. |
|
|
Affections hépatobiliaires |
||
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Très rare : |
lésions hépatiques |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rare : |
alopécie |
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Très rare : |
nécrose cutanée localisée peut être en rapport avec un déficit congénital en protéine C ou en son co-facteur la protéine S. |
|
|
Fréquence indéterminée : |
calciphylaxie |
|
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
||
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Très rare : |
arthralgies isolées |
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Effets indésirables supplémentaires issus de notifications spontanées (fréquence indéterminée) :
Affections congénitales, familiales et génétiques :
Malformations congénitales, autres anomalies du développement (voir rubriques 4.4 et 4.6).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Lors dun traitement par AVK, la prise en charge dun surdosage devra tenir compte de la demi-vie de la spécialité, de lindication (en particulier en cas de valve mécanique pour lesquelles une correction trop rapide est redoutée) et des caractéristiques propres au malade (âge, risque hémorragique, comorbidités, etc ). Les mesures de correction proposées sont progressives pour ne pas provoquer un risque de thrombose.
Dans le cadre de la prise en charge dun surdosage asymptomatique, il est recommandé de privilégier une prise en charge ambulatoire, si le contexte le permet.
Lhospitalisation est préférable sil existe un ou plusieurs facteurs de risque hémorragique individuel.
Conduite à tenir en cas de surdosage asymptomatique ou dhémorragie non grave :
En cas de traitement par AVK avec un INR cible à 2,5 (fenêtre entre 2 et 3)
· INR < 4.5 : pas de saut de prise, pas de vitamine K. En cas dhémorragies non graves cliniquement (INR< 4,5), comme un bref saignement de nez ou la survenue de petits hématomes isolés), une réduction temporaire de la dose ou le saut dune prise est souvent suffisant.
· 4.5 < INR < 6 : saut dune prise, pas de vitamine K
· 6 ≤ INR < 10 : arrêt du traitement, 1 à 2 mg de vitamine K par voie orale (1/2 à 1 ampoule buvable forme pédiatrique)
· INR > 10 : arrêt du traitement, 5 mg de vitamine K par voie orale (½ ampoule buvable forme adulte).
En cas de traitement par AVK avec INR cible ≥ 3 (fenêtre 2.5 3.5, ou 3 4.5)
· INR < 6 : pas de saut de prise, pas de vitamine K.
· 6 ≤ INR < 10 : saut dune prise. Un avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient est porteur dune prothèse valvulaire mécanique) est recommandé pour discussion dun traitement éventuel par 1 à 2 mg de vitamine K par voie orale (½ à 1 ampoule buvable forme pédiatrique)
· INR ≥ 10 : un avis spécialisé sans délai, ou une hospitalisation, est recommandé.
Dans tous les cas :
· Un contrôle de lINR doit être réalisé le lendemain.
· En cas de persistance dun INR supra-thérapeutique, les attitudes précédemment décrites restent valables et doivent être reconduites.
· La cause du surdosage doit être identifiée et prise en compte dans ladaptation éventuelle de la posologie.
· La surveillance ultérieure de lINR doit se calquer sur celle habituellement réalisée lors de la mise en route du traitement.
Conduite à tenir en cas dhémorragie grave
En cas dhémorragie grave, la restauration dune hémostase normale (objectif dun INR au moins inférieur à 1,5) doit être réalisée dans un délai le plus bref possible, idéalement en quelques minutes.
Outre larrêt des AVK, il est recommandé dadministrer en urgence un CCP (concentré de complexes prothrombiniques) en association à de la vitamine K (10 mg) par voie orale ou intra veineuse lente, quel que soit lINR de départ.
La réalisation dun INR dans les 30 minutes suivant ladministration du CCP est recommandée.
En cas dINR persistant >1,5, un complément de dose de CCP, adapté à la valeur de lINR suivant le RCP du médicament utilisé, est recommandé. La réalisation dun INR 6 à 8 heures plus tard, puis quotidiennement pendant la période critique, est recommandée.
Ladministration de vitamine K peut être répétée toutes les 12 heures.
Après un traitement par de fortes doses de vitamine K, un délai peut être observé avant le retour de lefficacité des anti-vitamines K. Si le traitement par AVK doit être repris, il faudra envisager une période transitoire de traitement par héparine.
En cas dintoxication en dehors dun traitement par AVK, le niveau de lintoxication doit être évalué par le niveau de lINR et par lexistence éventuelle de complications hémorragiques.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antithrombotiques, code ATC : B01AA07
Mécanisme daction
Lacénocoumarol, la substance active de MINI-SINTROM, est un dérivé coumarinique et agit comme un antagoniste de la vitamine K. Les AVK interviennent au niveau de lhépatocyte dans le mécanisme de réduction de la vitamine K. Les antagonistes de la vitamine K produisent leur effet anticoagulant par inhibition de la vitamine-K-epoxide réductase. La vitamine K réduite est le co-facteur dune carboxylase qui convertit lacide glutamique en acide gamma-carboxyglutamique.
Quatre facteurs de la coagulation (facteurs II, VII, IX, X) et deux inhibiteurs (protéines C et S) possèdent des résidus gamma-carboxyglutamiques nécessaires à leur fixation sur des surfaces phospholipidiques qui catalysent leurs interactions. Cette gamma-carboxylation a un effet significatif sur linteraction entre les facteurs de coagulation mentionnés précédemment et les ions calcium. Ainsi, les AVK ont un effet anticoagulant indirect en empêchant la synthèse des formes actives de plusieurs facteurs de la coagulation.
Administrées per os, les AVK induisent une hypoprothrombinémie dans les 36 à 72 heures.
La demi-vie des facteurs de la coagulation dépendant de la vitamine K varie de 6 heures (facteur VII, protéine C) à 2 ou 3 jours (facteurs X, II). Après administration dAVK, les premiers facteurs dont les activités diminuent sont ceux dont la demi-vie est la plus courte, tandis que les derniers seront ceux dont la demi-vie est la plus longue. Cest pourquoi, léquilibre dun traitement par AVK demande plusieurs jours.
Après arrêt de lantivitamine K, laction anticoagulante persiste 2 à 4 jours, la vitesse de correction étant fonction des capacités de synthèse hépatique des facteurs de coagulation vitamine K-dépendant et de la demi-vie de lAVK.
La majorité des études cliniques disponibles avec la classe des AVK ont été effectuées avec la warfarine.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Lacénocoumarol, mélange racémique des énantiomères R(+) et S(-), est rapidement absorbé par voie orale, et au moins 60% de la dose est biodisponible dans le compartiment systémique. Le pic de concentration plasmatique de 0,3 ± 0,05 microgrammes/ml est atteint dans les 1 à 3 heures après ladministration dune dose unique de 10 mg.
Les pics de concentration plasmatique et les aires sous la courbe sont proportionnels à la dose lorsquelle est située dans lintervalle de dose 8-16 mg.
Les concentrations plasmatiques inter-individuelles présentent une telle variabilité quaucune corrélation ne peut être établie entre la dose, les concentrations plasmatiques dacénocoumarol et le niveau apparent de prothrombine.
Distribution
Lacénocoumarol absorbé se lie à 98,7% aux protéines plasmatiques, principalement à lalbumine. Le volume apparent de distribution est de 0,16-0,18 L/kg pour lénantiomère R(+) et 0,22-0,34 L/kg pour lénantiomère S(-).
Lacénocoumarol passe dans le lait maternel, mais en très petites quantités qui ne peuvent pas être détectées par les méthodes analytiques usuelles. Il traverse également la barrière placentaire (voir rubrique 4.6).
Biotransformation
Lacénocoumarol est largement métabolisé. Lhydroxylation en 6- et 7- des deux énantiomères de lacénocoumarol sont les métabolites principaux et le cytochrome P450 2C9 est le catalyseur majeur de la formation de ces 4 métabolites. Les autres enzymes impliquées dans le métabolisme du (R)-acénocoumarol sont le CYP1A2 et le CYP2C19. Par réduction du groupe keto, deux différents métabolites carbinol sont formés. La réduction du groupe nitro conduit à un amino-métabolite. La variabilité génétique liée au CYP2C9 participe à 14% de la variabilité interindividuelle de la réponse pharmacodynamique de lacénocoumarol.
Elimination
Lacénocoumarol est éliminé du plasma avec une demi-vie de 8 à 11 heures. La clairance plasmatique apparente est de 3,65 L/h après administration orale. La clairance plasmatique totale de lénantiomère R(+) qui possède une activité anticoagulante significativement plus élevée, est beaucoup plus basse que celle de lénantiomère S(-).
Seul environ 0,12 à 0,18% de la dose est excrétée sous forme inchangée dans lurine. Lexcrétion cumulée en une semaine des métabolites et de lacénocoumarol conduit à une élimination de 60% de la dose dans lurine et 29% dans les fèces.
Populations particulières
Patients âgés
Dans une étude, les concentrations plasmatiques de lacénocoumarol, produisant un niveau donné de prothrombine, paraissaient plus élevées chez les patients âgés de plus de 70 ans que chez les patients plus jeunes, bien que les doses administrées ne soient pas plus importantes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Toxicité en dose unique
Lacénocoumarol a démontré une toxicité aiguë modérée chez la souris, le rat et le lapin et plus élevée chez le chien.
Lacénocoumarol a une toxicité aiguë modérée par voie orale chez la souris et le rat, et une toxicité aiguë élevée par voie orale chez le chien.
Aucune étude de toxicité par administration réitérée na été conduite chez lanimal.
Toxicité en doses répétées
L'administration orale répétée dacénocoumarol à des souris et des rats sur une période de 4 à 12 jours a entraîné une mortalité à partir de la dose de 1 mg / kg chez le rat, des signes cliniques de toxicité (y compris perte de poids, sédation, motilité réduite, pâleur des muqueuses, de la peau, et des extrémités, hématomes isolés et respiration irrégulière), et une augmentation importante mais prévue du taux de prothrombine de coagulation.
Dans les études à doses répétées, le foie est présumé être le principal organe cible de la toxicité des dérivés coumariniques, y compris l'acénocoumarol. L'administration de ces substances à des doses pharmacologiques excessives peut provoquer des hémorragies.
Reprotoxicité, tératogénicité
Aucune étude na été conduite chez lanimal afin détudier la toxicité vis-à-vis des fonctions de reproduction.
Cependant, les effets sur la coagulation sont susceptibles de provoquer des malformations ftales et des hémorragies néonatales à la fois chez lanimal et chez lHomme (voir rubrique 4.6).
Mutagénicité
Dans l'ensemble, le poids des résultats d'études in vitro avec l'acénocoumarol et in vitro et in vivo des études de génotoxicité avec des composés dérivés, y compris les autres antagonistes de la vitamine K, suggère que l'acénocoumarol manque de potentiel génotoxique.
Carcinogénicité
Aucune étude de cancérogénèse à long terme na été conduite sur lacénocoumarol.
La coumarine a été associée à une augmentation de la survenue de tumeurs pulmonaires et hépatiques (bénignes) chez la souris, et de tumeurs hépatiques et rénales (bénignes) chez le rat. Les tumeurs hépatiques chez le rat et les tumeurs pulmonaires chez la souris sont considérées comme étant en relation avec des voies métaboliques espèce-spécifiques. L'administration alimentaire de la coumarine à des rats Sprague-Dawley pendant 2 ans a été associé à une incidence accrue de fibrose cholangiocarcinome, cholangiocarcinome, et / ou des tumeurs des cellules du parenchyme hépatique aux doses administrées les plus fortes (234 et 283 mg / kg, respectivement chez les mâles et les femelles).
Lhépatotoxicité de la coumarine et de ses dérivés, mise en évidence chez le Rat, est liée à une induction enzymatique et à la voie de métabolisation et/ou aux métabolites de la coumarine qui sont spécifiques aux espèces de rongeurs étudiés. Les tumeurs rénales observées chez des souris mâles sont considérées comme un effet espèce-spécifique.
Silice colloïdale anhydre, hypromellose, lactose, stéarate de magnésium, amidon de maïs, talc.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 20, 30 ou 60 comprimés sous plaquettes (PVC-Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26-28 RUE EDWARD STEICHEN
2540 LUXEMBOURG
LUXEMBOURG
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 336 628 5 1 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 336 629 1 2 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 336 631 6 2 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 34009 336 530 5 7 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable
- ORGARAN 750 U.I. anti Xa/0,6 ml, solution injectable en ampoule
- DAKTARIN 2 %, gel buccal
- IMATINIB ARROW LAB 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- OCTAPLEX 1000 UI, poudre et solvant pour solution pour perfusion
- CEFTRIAXONE ALMUS 1 g/3,5 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM)
- CEFAZOLINE MYLAN 1 g, poudre pour solution injectable (IM-IV)
- CLINDAMYCINE KABI 600 mg/4 ml, solution injectable
- DANATROL 200 mg, gélule
- EFUDIX 5 %, crème
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.