OXOMEMAZINE ZENTIVA LAB 0,33 mg/ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée à l'acésulfame potassique
CIS 62207034
Informations à jour au 18 juin 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/06/2018
OXOMEMAZINE ZENTIVA LAB 0,33 mg/ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée à lacésulfame potassique
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Oxomémazine...................................................................................................................... 0,033 g
Pour 100 ml de solution buvable.
Excipients à effet notoire : maltitol, sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des toux non productives gênantes en particulier à prédominance nocturne.
4.2. Posologie et mode d'administration
RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT DE PLUS DE 2 ANS.
Chez ladulte : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Population pédiatrique
Chez lenfant : la posologie quotidienne est fonction du poids de lenfant (1 ml de solution buvable par kg de poids corporel et par jour), soit à titre indicatif :
· Enfant de 13 à 20 kg (soit 2 à 6 ans) : 5 ml par prise, 2 à 3 fois par jour,
· Enfant de 20 à 30 kg (soit 6 à 10 ans) : 10 ml par prise, 2 à 3 fois par jour,
· Enfant de 30 à 40 kg (soit 10 à 12 ans) : 10 ml par prise, 3 à 4 fois par jour
· Enfant de plus de 40 kg (soit 12 ans) : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Les prises sont à renouveler en cas de besoin et espacées de 4 heures minimum.
Mode dadministration
Voie orale. Utiliser le gobelet doseur.
Il convient de privilégier les prises vespérales en raison de leffet sédatif, surtout en début de traitement, de loxomémazine.
Ce médicament est CONTRE‑INDIQUE dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à lun des constituants, et notamment aux antihistaminiques,
· En raison de la présence doxomémazine
o nourrisson (moins de 2 ans) (voir rubrique 4.4),
o antécédents dagranulocytose,
o risque de rétention urinaire liée à des troubles urétro-prostatiques,
o risque de glaucome par fermeture de langle,
· En association avec la cabergoline et le quinagolide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les toux productives, qui sont un élément fondamental de la défense bronchopulmonaire, sont à respecter.
Il est illogique dassocier un expectorant ou un mucolytique à ce médicament antitussif.
Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
Si la toux résiste à un antitussif administré à une posologie usuelle, on ne doit pas procéder à une augmentation des doses, mais à un réexamen de la situation clinique.
Précautions demploi :
LIEES A LA PRESENCE DOXOMEMAZINE:
Dans la mesure où les phénothiazines ont été considérées comme dhypothétiques facteurs de risque dans la survenue de mort subite du nourrisson, loxomémazine ne doit pas être utilisée chez lenfant de moins de 2 ans.
La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques en raison de la possibilité dabaissement du seuil épileptogène.
Loxomémazine doit être utilisée avec prudence:
· Chez le sujet âgé présentant :
o une plus grande sensibilité à lhypotension orthostatique, aux vertiges et à la sédation,
o une constipation chronique (risque diléus paralytique),
o une éventuelle hypertrophie prostatique.
· Chez les sujets porteurs de certaines affections cardio‑vasculaires, en raison des effets tachycardisants et hypertenseurs des phénothiazines.
· En cas dinsuffisance hépatique et/ou rénale sévères (en raison du risque daccumulation).
En cas dutilisation chez lenfant, il convient déliminer un asthme bronchique ou un reflux gastro‑sophagien avant dutiliser loxomémazine comme antitussif.
La prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de lalcool (voir rubrique 4.5) est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.
Compte-tenu de leffet photosensibilisant des phénothiazines, il est préférable de ne pas sexposer au soleil pendant le traitement.
Les antihistaminiques H1 doivent être utilisés avec prudence en raison du risque de sédation. Lassociation avec dautres médicaments sédatifs doit être déconseillée (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du maltitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 8,26 mg de sodium pour 5 ml de solution buvable et 16,53 mg de sodium pour 10 ml de solution buvable : à prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations contre-indiquées
· Dopaminergiques, hors Parkinson (cabergoline, quinagolide) : Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
· Autres médicaments sédatifs : Potentialisation de leffet sédatif des antihistaminiques H1.
· Consommation dalcool : Majoration par lalcool de leffet sédatif de ces substances. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Topiques gastro‑intestinaux, antiacides et charbon : Diminution de labsorption digestive des neuroleptiques phénothiaziniques. Prendre les topiques gastro‑intestinaux et antiacides à distance des neuroleptiques phénothiaziniques (plus de 2 heures, si possible).
Associations à prendre en compte
· Antihypertenseurs : Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
· Bêta‑bloquants (sauf esmolol et sotalol) : Effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
· Bêta‑bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédidol, métoprolol, nébivolol) : Effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
· Dérivés nitrés et apparentés : Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
La présence doxomémazine conditionne la conduite à tenir pendant la grossesse et lallaitement.
Grossesse
Aspect malformatif :
Il ny a pas de données fiables de tératogenèse chez lanimal.
Il nexiste pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de loxomémazine lorsquelle est administrée pendant la grossesse.
Aspect foetotoxique:
Chez les nouveau-nés de mères traitées au long cours par de fortes posologies de médicaments anticholinergiques ont été rarement décrits des signes digestifs liés aux propriétés atropiniques (distension abdominale, iléus méconial, retard à lémission du méconium, difficulté de la mise en route de lalimentation, tachycardies, troubles neurologiques ).
Compte‑tenu de ces données, lutilisation de ce médicament est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse. Il ne sera prescrit que si nécessaire par la suite, en se limitant au 3ème trimestre, à un usage ponctuel.
Si ladministration de ce médicament a eu lieu en fin de grossesse, il semble justifié dobserver une période de surveillance des fonctions neurologiques et digestives du nouveau‑né.
Le passage de loxomémazine dans le lait maternel nest pas connu. Compte‑tenu des possibilités de sédation ou dexcitation paradoxale du nouveau‑né, et plus encore des risques dapnée du sommeil évoqués avec les phénothiazines, ce médicament est déconseillé en cas dallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les caractéristiques pharmacologiques de la molécule doxomémazine sont à lorigine deffets indésirables dinégale intensité et liés ou non à la dose (voir rubrique 5.1) :
Effets neurovégétatifs :
· sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement ;
· effets anticholinergiques à type de sécheresse des muqueuses, constipation, troubles de laccommodation, mydriase, palpitations cardiaques, risque de rétention urinaire ;
· hypotension orthostatique ;
· troubles de léquilibre, vertiges, baisse de la mémoire ou de la concentration (plus fréquent chez le sujet âgé) ;
· incoordination motrice, tremblements ;
· confusion mentale, hallucinations ;
· plus rarement, effets à type dexcitation : agitation, nervosité, insomnie.
Réactions de sensibilisation :
· érythèmes, eczéma, prurit, purpura, urticaire éventuellement géant,
· dème, plus rarement dème de Quincke,
· choc anaphylactique,
· photosensibilisation.
Troubles hématologiques :
· leucopénie, neutropénie, agranulocytose exceptionnelle,
· thrombocytopénie,
· anémie hémolytique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Signes dun surdosage en oxomémazine : convulsions (surtout chez lenfant), troubles de la conscience, coma.
Un traitement symptomatique sera institué en milieu spécialisé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIHISTAMINIQUES À USAGE SYSTÉMIQUE, code ATC : R06AD08.
(R : Système respiratoire).
Oxomémazine : antihistaminique H1, phénothiazine à chaîne latérale aliphatique, qui se caractérise par :
· un effet sédatif marqué aux doses usuelles, dorigine histaminergique et adrénolytique centrale,
· un effet anticholinergique à lorigine deffets indésirables périphériques,
· un effet adrénolytique périphérique, pouvant retentir au plan hémodynamique (risque dhypotension orthostatique).
Les antihistaminiques ont en commun la propriété de sopposer, par antagonisme compétitif plus ou moins réversible, aux effets de lhistamine notamment sur la peau, les bronches, lintestin, et les vaisseaux.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les données de pharmacocinétique avec loxomémazine font défaut.
Pour lensemble des antihistaminiques, notamment phénothiaziniques, des éléments dordre général peuvent être apportés :
· La biodisponibilité est généralement moyenne.
· Le cas échéant, le métabolisme peut être intense, avec formation de nombreux métabolites, ce qui explique le très faible pourcentage de produit retrouvé inchangé dans les urines.
· La demi‑vie est variable mais souvent prolongée, autorisant une seule prise quotidienne.
· La liposolubilité de ces molécules est à lorigine de la valeur élevée du volume de distribution.
Variation physiopathologique : risque daccumulation des antihistaminiques chez les insuffisants rénaux ou hépatiques.
5.3. Données de sécurité préclinique
3 ans.
A conserver maximum six mois après la première ouverture du flacon.
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
150 ml, 200 ml ou 250 ml en flacon (verre brun type Ill ou PET) avec dispositif doseur (polypropylène) avec capsule (aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 217 642 4 6: 150 ml en flacon (verre brun) avec dispositif doseur (Polypropylène).
· 34009 217 643 0 7: 200 ml en flacon (verre brun) avec dispositif doseur (Polypropylène).
· 34009 217 644 7 5: 250 ml en flacon (verre brun) avec dispositif doseur (Polypropylène).
· 34009 217 645 3 6: 150 ml en flacon (PET) avec dispositif doseur (Polypropylène).
· 34009 217 647 6 5: 200 ml en flacon (PET) avec dispositif doseur (Polypropylène).
· 34009 217 648 2 6: 250 ml en flacon (PET) avec dispositif doseur (Polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- HUMEX TOUX SECHE OXOMEMAZINE 0,33 mg/ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée à l'acésulfame potassique
- CABERGOLINE SANDOZ 0,5 mg, comprimé sécable
- NORPROLAC 150 microgrammes, comprimé
- LARIAM 250 mg, comprimé sécable
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIANSERINE ARROW 10 mg, comprimé pelliculé
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
- SURMONTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- THALIDOMIDE ACCORD 50 mg, gélule
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
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