MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 PPM (V/V), gaz médicinal comprimé
CIS 62294199
Informations à jour au 29 août 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 29/08/2018
Monoxyde d'azote Messer 800 ppm (V/V), gaz médicinal comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Monoxyde dazote (NO) 800 ppm (V/V).
Une bouteille de 2 litres remplie à une pression absolue de 200 bars contient 381 litres de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 10 litres remplie à une pression absolue de 200 bars contient 1 903 litres de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 20 litres remplie à une pression absolue de 200 bars contient 3 806 litres de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Monoxyde d'azote Messer 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé est indiqué, en association à la ventilation assistée et au traitement conventionnel
· dans le traitement des nouveau-nés dâge gestationnel ≥ 34 semaines présentant une détresse respiratoire hypoxémiante associée à des signes cliniques ou échocardiographiques dhypertension artérielle pulmonaire, dans le but daméliorer loxygénation et éviter le recours à loxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) ;
· pour le traitement des poussées dhypertension artérielle pulmonaire péri et postopératoire dans le cadre de la chirurgie cardiaque chez ladulte et les nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, dans le but de diminuer la pression artérielle pulmonaire de façon sélective pour améliorer la fonction ventriculaire droite et loxygénation tissulaire.
4.2. Posologie et mode d'administration
Traitement de lhypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau né (HTAPPN)
La prescription de monoxyde dazote en néonatologie doit être supervisée par un médecin expérimenté en soins intensifs néonataux. La prescription sera limitée aux services de néonatalogie dans lesquels le personnel soignant est formé à lutilisation dun système dadministration de monoxyde dazote. MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription dun spécialiste en néonatalogie.
MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé sera utilisé chez les nouveaux nés ventilés susceptibles de nécessiter une assistance respiratoire pendant plus de 24 heures. Il ne doit être utilisé quaprès optimisation de lassistance respiratoire comprenant loptimisation des réglages pressions/volume courant et du recrutement alvéolaire (utilisation de surfactant, ventilation haute fréquence et ventilation avec pression positive en fin dexpiration).
Traitement de lhypertension artérielle pulmonaire associée à une chirurgie cardiaque
La prescription de monoxyde dazote doit être supervisée par un médecin expérimenté en anesthésie-réanimation et soins intensifs dans le domaine de la chirurgie cardio-thoracique. La prescription sera limitée aux services de soins intensifs cardio-thoraciques dans lesquels le personnel soignant est formé à lutilisation dun système dadministration de monoxyde dazote. MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription dun médecin anesthésiste ou spécialiste en soins intensifs.
Posologie
Hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAPPN)
La dose maximale recommandée de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé est de 20 ppm (parties par million) et cette dose ne devra pas être dépassée. Dans les études cliniques pivots, la dose initiale était de 20 ppm. Dès que possible, et dans les 4 à 24 heures suivant le début du traitement, la dose doit être diminuée à 5 ppm, sous réserve du maintien dune oxygénation artérielle suffisante avec cette dose plus faible. Le traitement par le monoxyde dazote inhalé doit être maintenu à 5 ppm jusquà ce que la FiO2 (fraction d'oxygène dans l'air inspiré) nécessaire pour assurer une oxygénation artérielle satisfaisante soit inférieure à 0,60.
Le traitement peut être maintenu pendant une durée allant jusquà 96 heures ou jusquà restauration de la saturation artérielle en oxygène et la possibilité d'envisager une épreuve de sevrage du traitement par le monoxyde d'azote. La durée du traitement est variable, mais généralement inférieure à quatre jours. En cas dabsence de réponse au traitement par le monoxyde dazote inhalé, voir la rubrique 4.4.
Sevrage
Les tentatives de sevrage du traitement par monoxyde d'azote doivent être effectuées lorsque l'assistance respiratoire est diminuée de façon importante ou après 96 heures de traitement. La dose sera alors diminuée de 1 ppm par intervalle de 30 minutes à une heure. En l'absence de modification de l'oxygénation pendant l'administration de monoxyde d'azote à la dose de 1 ppm, la Fi02 doit être augmentée de 10 % et l'administration de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé sera arrêtée en surveillant étroitement l'état clinique du nouveau-né et l'oxygénation sanguine. Si loxygénation diminue de plus de 20 %, le traitement par le monoxyde d'azote doit être repris à 5 ppm et larrêt du traitement ne sera réenvisagé qu'après 12 à 24 heures. Si le sevrage du traitement par le monoxyde d'azote nest pas possible après 4 jours, des investigations complémentaires doivent être réalisées à la recherche d'une pathologie intercurrente.
Hypertension artérielle pulmonaire associée à une chirurgie cardiaque
MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé ne doit être utilisé quaprès optimisation de lassistance respiratoire conventionnelle. Dans les études cliniques, le monoxyde dazote a été utilisé en complément des autres traitements conventionnels péri-opératoires comprenant des médicaments inotropes et vasoactifs. MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré sous surveillance étroite de létat hémodynamique et de loxygénation sanguine du patient.
Nouveau-nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans
La dose initiale de monoxyde dazote inhalé préconisée est de 10 ppm. Elle peut être augmentée jusquà 20 ppm si les effets cliniques ne sont pas suffisants avec une dose plus faible. ll convient d'administrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et loxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusqu'à 5 ppm.
Les données cliniques permettant d'étayer la dose recommandée dans la tranche dâge de 12 à 17 ans sont limitées.
Adultes
La dose initiale de monoxyde dazote inhalé préconisée est de 20 ppm (part par million) de gaz inhalé. Si leffet clinique obtenu n'est pas suffisant, la dose peut être augmentée jusquà 40 ppm. Il convient d'administrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et loxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusqu'à 5 ppm.
Les effets du monoxyde dazote inhalé sont rapides et la diminution de la pression artérielle pulmonaire et lamélioration de loxygénation sont observées en 5 à 20 minutes. En cas de réponse insuffisante, la dose peut être augmentée après un délai dau moins 10 minutes.
Larrêt du traitement doit être envisagé sil nest pas observé deffets physiologiques bénéfiques après avoir tenté le traitement pendant 30 minutes.
Le traitement peut être instauré à tout moment dans la période péri-opératoire pour diminuer la pression artérielle pulmonaire. Dans les études cliniques, le traitement a été débuté le plus souvent avant larrêt de la circulation extracorporelle. Le monoxyde dazote inhalé a été administré pendant des durées allant jusquà 7 jours en péri-opératoire, mais la durée de traitement habituelle est de 24 à 48 heures.
Sevrage
Les tentatives de sevrage du traitement par monoxyde d'azote doivent débuter dès que létat hémodynamique est stabilisé, et de façon conjointe avec le sevrage de lassistance respiratoire et des traitements inotropes. L'administration du monoxyde dazote inhalé doit être arrêtée progressivement par paliers successifs. La dose sera diminuée progressivement jusquà 1 ppm, maintenue pendant 30 minutes en surveillant étroitement la pression systémique et la pression centrale, avant darrêter l'administration. Le sevrage doit être tenté toutes les 12 heures au moins lorsque le patient est stable avec une dose faible de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Un sevrage trop rapide du traitement par monoxyde dazote inhalé entraîne un risque daugmentation de la pression artérielle pulmonaire par effet rebond et linstabilité hémodynamique qui en résulte.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé chez les nouveaux nés prématurés de moins de 34 semaines dâge gestationnel nont pas encore été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.1 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Voie inhalée.
Le monoxyde dazote est administré par ventilation mécanique après dilution dans un mélange air/oxygène, à laide dun système dadministration de monoxyde dazote homologué (avec marquage CE). Avant le début du traitement par le monoxyde d'azote, il est nécessaire de bien vérifier que le réglage du dispositif d'administration correspond à la concentration de la bouteille de gaz utilisée.
Le système dadministration doit permettre linhalation dune concentration constante de monoxyde d'azote, quel que soit le respirateur utilisé. Avec un ventilateur néonatal à débit continu, cela peut être obtenu en administrant un faible débit de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé dans le circuit inspiratoire. La ventilation néonatale à débit discontinu peut entraîner des pics de concentration de monoxyde dazote. Le système dadministration du monoxyde dazote conçu pour la ventilation à débit discontinu doit permettre déviter ces pics de concentration.
La concentration de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être mesurée en continu dans la partie inspiratoire du circuit proche du patient. La concentration en dioxyde dazote (NO2) et la FiO2 doivent également être mesurées au même site en utilisant un équipement de monitorage étalonné et homologué (marquage CE). Pour la sécurité du patient, des seuils dalarme appropriés doivent être paramétrés pour MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé (± 2 ppm de la dose prescrite), le NO2 (1 ppm) et la FiO2 (± 0,05). La pression dans la bouteille de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être affichée afin de prévoir le remplacement rapide d'une bouteille vide sans interruption brutale du traitement. Des bouteilles de rechange doivent être tenues à disposition à proximité. Le traitement par MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être disponible pour la ventilation manuelle, par exemple en cas daspiration, de transport du patient ou de réanimation.
En cas de défaillance du système ou de panne dalimentation électrique, une alimentation par batterie de secours et un système dadministration du monoxyde dazote de réserve doivent être disponibles. Lalimentation électrique de léquipement de monitorage doit être indépendante de celle du dispositif dadministration.
La valeur limite dexposition professionnelle (exposition moyenne) au monoxyde dazote établie par la législation du travail est de 25 ppm pendant 8 heures (30 mg/m3) dans la plupart des pays, et la valeur limite correspondante pour le NO2 est de 2 à 3 ppm (4 à 6 mg/m3).
Formation des utilisateurs à ladministration du monoxyde d'azote :
Les principaux éléments qui doivent être abordés dans la formation du personnel hospitalier sont les suivants :
Installation et branchements corrects :
· Branchements à la bouteille de gaz et au circuit de respiration du patient ventilé.
Utilisation :
· Procédure de contrôles à effectuer avant utilisation (série détapes requises immédiatement avant le début du traitement de chaque patient, afin de vérifier que le système fonctionne correctement et que le circuit est purgé de tout résidu de NO2).
· Réglage du dispositif pour la concentration appropriée de monoxyde dazote à administrer.
· Réglage des seuils dalarme minimaux et maximaux des moniteurs de NO, NO2 et O2.
· Utilisation du système dadministration manuelle de secours.
· Procédures pour le remplacement correct des bouteilles de gaz et la purge du système.
· Alarmes en cas de défaillance du système.
· Etalonnage du moniteur de NO, NO2 et O2.
· Procédures mensuelles de contrôle des performances du système.
Surveillance de la formation de méthémoglobine (MetHb)
Lactivité de la MetHb réductase est diminuée chez les nouveau-nés et nourrissons par rapport aux adultes. Le taux de méthémoglobine doit être mesuré dans lheure suivant le début du traitement par MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé en utilisant un analyseur permettant de différencier de façon fiable lhémoglobine ftale et la méthémoglobine. Si le taux est supérieur à 2,5 %, la dose de monoxyde d'azote inhalé doit être diminuée et l'administration de médicaments réducteurs tels que le bleu de méthylène peut être envisagée. Bien quune augmentation significative de la méthémoglobinémie soit peu fréquente si le taux initial est faible, il est prudent de répéter le dosage de la méthémoglobine tous les un ou deux jours. En cas de chirurgie cardiaque chez ladulte, le taux de méthémoglobine doit être déterminé dans lheure suivant le début du traitement par MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Si la fraction de méthémoglobine augmente à une valeur susceptible de compromettre une oxygénation adéquate, la dose de monoxyde d'azote inhalé doit être diminuée et ladministration de médicaments réducteurs tels que le bleu de méthylène peut être envisagée.
Surveillance de la formation de dioxyde dazote (NO2)
Immédiatement avant le début du traitement de chaque patient, le système doit être purgé de tout résidu de NO2 en utilisant une procédure adéquate. La concentration en NO2 doit rester aussi faible que possible et toujours inférieure à 0,5 ppm. Si elle est supérieure à 0,5 ppm, le système dadministration doit être vérifié afin de détecter un dysfonctionnement, lanalyseur de NO2 doit être ré étalonné et la concentration de monoxyde d'azote inhalé et/ou la FiO2 doivent être diminuées si possible. En cas de modification inattendue de la concentration de monoxyde d'azote, le système dadministration doit être contrôlé pour détecter tout dysfonctionnement et lanalyseur doit être ré étalonné.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Nouveau nés dépendants dun shunt droit gauche, ou chez qui il a été mis en évidence un canal artériel « malin » gauche-droit.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Réponse clinique insuffisante
Si la réponse clinique reste insuffisante après 4 à 6 heures dadministration de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé, il convient de prendre en considération les points suivants.
En cas de transfert des patients traités vers un autre hôpital, il convient de sassurer que du monoxyde dazote est disponible durant le transport afin déviter une aggravation de létat clinique que pourrait entrainer larrêt brutal du traitement par MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Labsence damélioration ou la dégradation de létat clinique doivent faire envisager le recours à loxygénation par circulation extracorporelle si cette option est accessible et que le cas clinique répond aux critères de ses indications.
Populations spécifiques
Dans les études cliniques, lefficacité de ladministration de monoxyde dazote inhalé na pas été démontrée chez les patients présentant une hernie diaphragmatique congénitale.
Le traitement par le monoxyde dazote inhalé peut aggraver linsuffisance cardiaque en cas de shunt gauche-droite. Cela est dû à l'effet vasodilatateur pulmonaire causé par le monoxyde dazote inhalé, qui entraîne une augmentation supplémentaire de lhyperperfusion pulmonaire préexistante, pouvant provoquer une insuffisance cardiaque globale. Il est donc recommandé de contrôler lhémodynamique centrale par cathétérisme de lartère pulmonaire ou échocardiographie avant ladministration de monoxyde dazote. Le monoxyde dazote inhalé doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une malformation cardiaque complexe, lorsque le maintien d'une pression artérielle élevée dans l'artère pulmonaire joue un rôle critique sur la stabilisation hémodynamique.
Le monoxyde dazote inhalé doit également être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance ventriculaire gauche et une pression capillaire pulmonaire (PCP) de base élevée en raison du risque accru de développement dune insuffisance cardiaque (par exemple oedème aigu du poumon).
Arrêt du traitement
Ladministration de monoxyde d'azote inhalé ne doit pas être interrompue brutalement en raison du risque daugmentation de la pression artérielle pulmonaire (PAP) et/ou de la diminution de loxygénation artérielle (PaO2) par effet rebond. Une détérioration de loxygénation et une élévation de la PAP peuvent également survenir chez les nouveaux-nés chez qui il n'a pas été observé de réponse à ladministration de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Le sevrage du traitement par monoxyde dazote inhalé doit être effectué avec précaution. En cas de transfert de patients nécessitant ladministration continue de monoxyde dazote inhalé vers dautres centres de soin, les dispositions doivent être prises afin de garantir l'administration continue pendant le transport, Le médecin doit avoir accès à un système d'administration de monoxyde d'azote de secours au lit du patient.
Formation de méthémoglobine
Une grande partie du monoxyde dazote administré par voie inhalée est absorbée par voie systémique. Les produits finaux du monoxyde dazote qui entrent dans la circulation systémique sont essentiellement la méthémoglobine et des nitrates. Le taux sanguin de méthémoglobine doit être surveillé (voir rubrique 4.2).
Formation de dioxyde dazote (NO2)
Du dioxyde dazote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde dazote et de loxygène (O2) et le dioxyde dazote formé ainsi peut provoquer une inflammation et des lésions des voies respiratoires. La dose de monoxyde dazote administrée doit être réduite si la concentration de NO2 dépasse 0,5 ppm.
Effets sur les plaquettes
Les études sur des modèles animaux ont montré que le monoxyde dazote peut interférer sur lhémostase en entraînant une augmentation du temps de saignement. Les données chez lhomme adulte sont contradictoires. ll na pas été observé daugmentation des complications hémorragiques dans les études randomisées contrôlées menées chez des nouveaux nés à terme et des prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante.
Il est recommandé de surveiller régulièrement lhémostase et le temps de saignement en cas dadministration de monoxyde d'azote inhalé pendant plus de 24 heures chez les patients présentant des anomalies plaquettaires fonctionnelles ou quantitatives, un taux faible de facteur de coagulation ou recevant un traitement anticoagulant.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction na été réalisée.
Sur la base des données disponibles, une interaction cliniquement significative avec dautres traitements de l'insuffisance respiratoire aigue ne peut être exclue. Leffet des produits dits « donneurs de NO » tels que le nitroprussiate de sodium et la nitroglycérine peuvent potentialiser le risque de méthémoglobinémie.
Ladministration de monoxyde dazote inhalé avec la tolazoline, la dopamine, la dobutamine, des corticoïdes, des surfactants et en ventilation haute fréquence a été bien tolérée.
Lutilisation concomitante dautres vasodilatateurs (par exemple sildénafil) n'a pas été étudiée de façon approfondie. Les données disponibles semblent indiquer des effets additifs sur la circulation pulmonaire la pression artérielle pulmonaire et la fonction ventriculaire droite. La prudence est recommandée en cas dutilisation concomitante du monoxyde dazote inhalé avec les autres vasodilatateurs agissant sur les systèmes GMPc et AMPc.
Le risque de formation de méthémoglobine est augmenté en cas dadministration concomitante de substances méthémoglobinisantes avec le monoxyde dazote (par exemple nitrites dalkyles et sulfamides). Les produits connus pour entraîner une augmentation du taux de méthémoglobine doivent donc être utilisés avec prudence pendant le traitement par le monoxyde dazote inhalé. La prilocaïne, quelle soit administrée sous forme de préparations orales, parentérales ou topiques, peut provoquer une méthémoglobinémie. Des précautions simposent en cas dadministration concomitante de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé avec des médicaments contenant de la prilocaïne.
En présence doxygène, le monoxyde dazote est rapidement oxydé pour former des dérivés toxiques pour lépithélium bronchique et la membrane alvéolo-capillaire. Le dioxyde dazote (NO2) est le principal composé formé. ll peut provoquer une inflammation et des lésions des voies respiratoires. Des données chez lanimal semblent également indiquer une sensibilité accrue aux infections respiratoires après lexposition à de faibles concentrations de NO2. La concentration de NO2 doit être inférieure à 0,5 ppm pendant ladministration de monoxyde dazote à des doses inférieures à 20 ppm. Si à tout moment, la concentration de NO2 est supérieure à 1 ppm, la dose de monoxyde dazote doit immédiatement être diminuée. (Voir rubrique 4.2 pour des informations sur la surveillance concernant le NO2.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'y a pas de données suffisantes concernant lutilisation du monoxyde dazote chez la femme enceinte. Le risque potentiel en clinique nest pas connu.
Le passage du monoxyde d'azote dans le lait maternel n'est pas connu.
MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou lallaitement.
Fertilité
Il na pas été réalisé détudes de la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Larrêt brutal du traitement par monoxyde dazote inhalé peut provoquer un effet rebond avec diminution de loxygénation sanguine et augmentation de la pression centrale entraînant une diminution de la pression artérielle systémique. Leffet rebond est leffet indésirable le plus fréquemment rapporté lors de l'utiIisation de monoxyde dazote inhalé. Il peut être observé aussi bien en début qu'en fin de traitement.
Dans une étude clinique (NINOS), lincidence et la sévérité des événements indésirables : hémorragie intracrânienne, hémorragie de grade IV, leucomalacie périventriculaire, infarctus cérébral, crises convulsives nécessitant un traitement anticonvulsivant, hémorragie intra-pulmonaire ou hémorragie digestive ont été comparables entre les groupes de traitement.
Liste tabulée des effets indésirables
Le tableau ci dessous présente les effets indésirables rapportés lors de lutilisation de monoxyde dazote inhalé dans létude CINRGI menée chez 212 nouveaux-nés ou décrits chez des nouveaux-nés (âgés de moins dun mois) depuis la commercialisation. Les catégories de fréquence de survenue sont présentées selon la convention suivante :
Très fréquent : (≥ 1/10)
Fréquent: (≥ 1/100, < 1/10)
Peu fréquent: (≥ 1/1 000, < 1/100)
Rare: (≥ 1/10 000, < 1/1 000)
Très rare: (< 1/10 000)
Fréquence indéterminée: (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Thrombopénie a |
- |
Méthémo-globinémie a |
- |
- |
- |
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Affections du système nerveux |
‑ |
‑ |
‑ |
- |
- |
Céphalées c Sensations vertigineuses c |
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Affections cardiaques |
‑ |
‑ |
‑ |
- |
- |
Bradycardie b (consécutive à un arrêt brutal du traitement) |
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Affections vasculaires |
‑ |
Hypotension a,b,d |
‑ |
- |
- |
‑ |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
‑
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Atélectasie a |
- |
- |
- |
Hypoxie b,d Dyspnée c Gêne thoracique c Sécheresse de la gorge c |
a rapportés dans létude clinique
b rapportés depuis la commercialisation
c rapportés depuis la commercialisation, au cours d'une exposition accidentelle du personnel soignant
d données de pharmacovigilance, effets liés au sevrage brutal du traitement et/ou à des défaillances du système d'administration. Des cas d'effets rebond se manifestant notamment par I'augmentation rapide de la vasoconstriction pulmonaire et une hypoxie pouvant précipiter la survenue d'un collapsus cardio-vasculaire ont été décrits après interruption brutale d'un traitement par le monoxyde d'azote inhalé.
Description de certains effets indésirables
Le traitement par le monoxyde dazote inhalé peut entraîner une augmentation du taux sanguin de méthémoglobine.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptôme
Un surdosage en MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé entraine une augmentation des taux sanguins de méthémoglobine et de NO2. Un taux élevé de NO2 peut provoquer des lésions pulmonaires aiguës. Une méthémoglobinémie élevée diminue la capacité de transport de loxygène dans le sang circulant.
Conduite à tenir
Au cours des études cliniques, des concentrations de NO2 > 3 ppm ou les taux sanguins de méthémoglobine > 7 % ont régressés avec la diminution de la dose de monoxyde dazote inhalé ou linterruption du traitement.
En cas de persistance dune méthémoglobinémie malgré la réduction ou linterruption du traitement, linjection intraveineuse de vitamine C ou de bleu de méthylène ou une transfusion sanguine seront envisagées en fonction de létat clinique du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments du système respiratoire, code ATC : R07AX01.
Mécanisme daction
Le monoxyde dazote est un composé produit par de nombreuses cellules de lorganisme. Il induit la relaxation des muscles lisses vasculaires en se liant au fer héminique de la guanylate cyclase cytosolique, en activant la guanylate cyclase et en augmentant les concentrations intracellulaires de guanosine 3,5‑monophosphate cyclique, ce qui entraîne une vasodilatation. Après inhalation, le monoxyde dazote induit une vasodilatation pulmonaire sélective.
Effets pharmacodynamiques
Le monoxyde dazote inhalé semble augmenter la pression partielle de loxygène dans le sang artériel (PaO2) en induisant une dilatation des vaisseaux pulmonaires dans les zones les mieux ventilées du poumon, favorisant ainsi la redistribution du flux sanguin pulmonaire des régions du poumon oú le rapport ventilation/perfusion (V/Q) est faible vers les régions présentant un rapport ventilation/perfusion normal.
Lhypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAPPN) peut survenir sous forme danomalie congénitale primitive, ou être secondaire à dautres pathologies, telles que syndrome dinhalation méconiale, pneumonie, sepsis, maladie des membranes hyalines, hernie diaphragmatique congénitale (HDC) et hypoplasie pulmonaire. Dans ces cas, la résistance vasculaire pulmonaire (RVP) est élevée, ce qui entraîne une hypoxémie consécutive à un shunt droite gauche à travers le canal artériel et le foramen ovale. Chez les nouveaux nés présentant un syndrome dHTAPPN, le monoxyde dazote inhalé peut améliorer loxygénation (comme en témoignent les augmentations significatives de la PaO2).
Efficacité et sécurité clinique
Lefficacité du monoxyde dazote inhalé a été étudiée chez des nouveaux-nés à terme et des prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante détiologies variées.
Dans létude NINOS, 235 nouveau-nés présentant une détresse respiratoire hypoxémiante ont été randomisés pour recevoir 100 % dO2 avec (n = 114) ou sans (n = 121) monoxyde dazote à une concentration initiale de 20 ppm suivi d'une diminution de la dose dès que possible. La durée médiane dexposition était de 40 heures. Lobjectif de cette étude en double aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo, était de déterminer si le monoxyde dazote inhalé réduirait lincidence de décès et/ou le recours à loxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). Chez les nouveaux nés ne présentant pas une réponse complète à la dose de 20 ppm, la réponse à la dose de 80 ppm de monoxyde dazote ou du gaz de contrôle a été évaluée. La fréquence des décès et/ou recours à lECMO (critère dévaluation principal défini a priori) était significativement moins important dans le groupe traité par le monoxyde dazote (46 % versus 64 %, p = 0,006). Les données semblent de plus indiquer labsence de bénéfice supplémentaire avec la dose plus élevée de monoxyde dazote. La fréquence des évènements indésirables rapportés était comparable dans les deux groupes. Le suivi à lâge de 18 à 24 mois a révélé des résultats similaires dans les deux groupes en termes dévaluations mentales, motrices, auditives et neurologiques.
Dans létude CINRGI, 186 nouveau-nés à terme et prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante et sans hypoplasie ont été randomisés pour recevoir du monoxyde dazote (n = 97) ou de lazote (placebo ; n = 89) à une dose initiale de 20 ppm, diminuée ensuite à 5 ppm en 4 à 24 heures. La durée médiane dexposition était de 44 heures. Le critère dévaluation principal défini à priori était le recours à loxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). Le nombre de nouveaux-nés nécessitant une ECMO a été significativement plus faible dans le groupe monoxyde dazote que dans le groupe témoin (31 % versus 57 %, p < 0,001). Une amélioration significative de loxygénation, mesurée par la PaO2, lindex doxygénation (IO) et le gradient alvéolo artériel a été observée dans le groupe monoxyde dazote (p < 0,001 pour tous ces critères). Chez les 97 patients traités par le monoxyde dazote, le traitement a été arrêté chez 2 patients (2 %) en raison dun taux de méthémoglobine supérieur à 4 %. La fréquence et le nombre des effets indésirables ont été comparables dans les deux groupes de létude.
Une augmentation de la pression artérielle pulmonaire due à la vasoconstriction pulmonaire est fréquemment observée lors dune chirurgie cardiaque. Il a été démontré que le monoxyde dazote inhalé réduit de façon sélective la résistance vasculaire pulmonaire et diminue la pression artérielle pulmonaire élevée. Cela peut augmenter la fraction déjection ventriculaire droite. Ces effets entraînent à leur tour une amélioration de la circulation sanguine et de loxygénation dans la circulation pulmonaire.
Dans létude INOT27, 795 nouveau-nés prématurés (dâge gestationnel < 29 semaines) présentant une détresse respiratoire hypoxémiante ont été randomisés pour recevoir du monoxyde dazote (n = 395) à une dose de 5 ppm ou de lazote (placebo ; n = 400). Le traitement était instauré au cours des 24 premières heures de vie, et poursuivi pendant une durée allant dau moins 7 jours jusquà 21 jours. Le résultat principal sur les critères defficacité combiné décès ou dysplasie broncho pulmonaire (DBP) à lâge gestationnel de 36 semaines na pas été significativement différent entre les groupes, même après ajustement en fonction de lâge gestationnel (p = 0,40) ou le poids de naissance (p = 0,41). La survenue dhémorragie intraventriculaire était de 114 cas (28,9 %) parmi les nouveau nés traités par NO inhalé comparé à 91 cas (22,9 %) parmi les nouveau‑nés du groupe témoin. Le nombre total de décès à la semaine 36 a été légèrement plus élevé dans le groupe monoxyde dazote ; 53/395 (13,4 %) comparé à 42/397 (10,6 %) dans le groupe témoin. Létude INOT25, visant à évaluer les effets du monoxyde dazote chez des nouveau-nés prématurés hypoxiques, na pas montré damélioration des nouveau-nés vivants et ne présentant pas de DBP. Cependant, il na pas été observé de différence dans lincidence dhémorragies intraventriculaires (HIV) ou de décès dans cette étude. Létude BALLR1, visant également à évaluer les effets du monoxyde dazote chez des nouveau-nés prématurés, mais en instaurant le traitement à lâge de 7 jours et à une dose de 20 ppm, a montré une augmentation significative du nombre de nouveau nés vivants ne présentant pas de DBP à lâge gestationnel de 36 semaines (121 [45 %] comparé à 95 [35,4 %] ; p < 0,028). Il na pas été observé daugmentation des effets indésirables dans cette étude.
Le monoxyde dazote réagit chimiquement avec loxygène pour former du dioxyde dazote.
Le monoxyde dazote possède un électron libre rendant la molécule réactive. Dans les tissus biologiques, le monoxyde dazote peut réagir avec lanion superoxyde (O2-) pour former du peroxynitrite, un composé instable pouvant provoquer des lésions tissulaires par des réactions doxydoréduction. De plus, le monoxyde dazote possède une affinité pour les métalloprotéines et il peut également réagir avec les groupements SH des protéines et former des composés nitrosylés. La pertinence clinique de la réactivité chimique du monoxyde dazote dans les tissus nest pas connue. Les études montrent que le monoxyde dazote exerce des effets pharmacodynamiques pulmonaires à des concentrations de seulement 1 ppm dans les voies respiratoires.
Population pédiatrique
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec le monoxyde dazote inhalé dans tous les sous groupes de la population pédiatrique dans lindication dhypertension artérielle pulmonaire persistante et dautres maladies cardio pulmonaires (voir rubrique 4.2 pour des informations sur lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pharmacocinétique du monoxyde dazote a été étudiée chez des sujets adultes. Après inhalation, le monoxyde dazote est absorbé par voie systémique. La majeure partie franchit la barrière alvéolocapillaire où elle se lie à lhémoglobine dont la saturation en oxygène se situe entre 60 % et 100 %. A ce niveau de saturation en oxygène, le monoxyde dazote se lie principalement à loxyhémoglobine pour former la méthémoglobine et des nitrates. Lorsque la saturation en oxygène est faible, le monoxyde dazote peut se lier à la désoxyhémoglobine pour former un composé intermédiaire, la nitrosylhémoglobine, qui est dégradée en oxydes dazote et en méthémoglobine au contact de loxygène. Dans lappareil respiratoire, le monoxyde dazote peut réagir avec loxygène et leau pour former respectivement du dioxyde dazote et des nitrites, qui réagissent avec loxyhémoglobine pour produire de la méthémoglobine et des nitrates. Par conséquent, les produits de dégradation du monoxyde dazote retrouvés dans la circulation systémique sont principalement la méthémoglobine et les nitrates.
Biotransformation
L'évolution de la méthémoglobine a été étudiée en fonction du temps et de la concentration dexposition au monoxyde dazote chez des nouveau-nés présentant une insuffisance respiratoire. Les concentrations de méthémoglobine ont augmenté pendant les 8 premières heures dexposition au monoxyde dazote. Les concentrations moyennes de méthémoglobine sont restées inférieures à 1 % dans le groupe placebo et dans les groupes monoxyde dazote 5 ppm et 20 ppm, mais ont atteint environ 5 % dans le groupe monoxyde dazote 80 ppm. Des taux sanguins de méthémoglobine > 7 % nont été atteints que chez les patients recevant 80 ppm, qui représentaient 35 % des sujets inclus. Le temps moyen pour atteindre le taux maximal de méthémoglobine a été de 10 ± 9 (ET) heures (médiane, 8 heures) chez ces 13 patients, et la valeur na pas excédé 7 % pendant 40 heures chez un patient.
Élimination
Les nitrates ont été identifiés comme le métabolite principal du monoxyde dazote excrété dans les urines, représentant plus de 70 % de la dose de monoxyde dazote inhalée. Les nitrates sont éliminés du plasma par voie rénale à une vitesse proche du débit de filtration glomérulaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité aiguë est liée à lanoxie résultant des taux élevés de méthémoglobine.
Le monoxyde dazote est génotoxique dans certains tests. Aucune preuve d'effet cancérogène n'est apparue chez le rat, à des expositions par inhalation allant jusqu'à la dose recommandée (20 ppm) pendant 20 h/jour pour une durée allant jusqu'à deux ans. Des expositions plus élevées n'ont pas été étudiées.
Il na pas été réalisé détudes de toxicité sur la reproduction.
En présence d'oxygène, le NO forme rapidement du NO2, voir rubrique 4.5.
4 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 50°C.
Toutes les réglementations concernant la manipulation des récipients sous pression doivent être respectées.
Conserver dans la bouteille dorigine. Ne pas transférer le contenu de la bouteille dorigine dans une autre bouteille.
Les bouteilles de gaz doivent être entreposées à lintérieur dans des locaux bien ventilés ou à lextérieur dans des abris ventilés, à labri de la pluie et du soleil direct.
Protéger les bouteilles de gaz des chocs, des chutes, des substances oxydantes et inflammables, de lhumidité et des sources de chaleur ou dignition.
Stockage dans le service de pharmacie
Les bouteilles de gaz doivent être conservées dans un local aéré, propre et fermé à clé, réservé au stockage des gaz à usage médical, où un emplacement séparé doit être réservé au stockage des bouteilles de monoxyde dazote.
Stockage dans le service médical
Les bouteilles de gaz doivent être installées à un emplacement disposant dun équipement approprié pour les maintenir en position verticale.
Transport des bouteilles de gaz
Les bouteilles de gaz doivent être transportées à laide de matériel approprié, pour les protéger des risques de chocs et de chutes.
Lors du transfert inter ou intra hospitalier des malades traités par le Monoxyde dazote MESSER 800 ppm (V/V), gaz médicinal comprimé les bouteilles de gaz doivent être séparées et bien arrimées de manière à les maintenir en position verticale et déviter le risque de chute ou une modification intempestive du débit. Une attention toute particulière doit également être portée à la fixation du manodétendeur afin déviter les risques de ruptures accidentelles.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Bouteilles de gaz en aluminium de 2 litres, 10 litres et 20 litres (identification par ogive bleu‑turquoise et corps blanc) remplies sous une pression de 200 bars, munies dun robinet à pression résiduelle en acier inoxydable avec raccord de sortie spécifique.
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Capacité en eau de la bouteille [1] |
Volume équivalent de monoxyde dazote gazeux en litres à 1 bar et 15°C |
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2 |
381 |
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10 |
1903 |
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20 |
3806 |
Présentations :
Bouteille de gaz en aluminium de 2 litres.
Bouteille de gaz en aluminium de 10 litres.
Bouteille de gaz en aluminium de 20 litres.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Instructions pour lutilisation et la manipulation de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé :
Lors du branchement dune bouteille de MONOXYDE DAZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé au système dadministration, toujours vérifier que la concentration de la bouteille est identique à celle pour laquelle le système est configuré.
Afin déviter tout incident, les instructions ci dessous doivent absolument être absolument suivies :
· vérifier le bon état du matériel avant utilisation;
· les bouteilles de gaz doivent être bien arrimées afin déviter une chute intempestive;
· Ne jamais ouvrir brutalement le robinet: louvrir dans le sens inverse des aiguilles dune montre, lentement et complétement, puis tourner ce robinet dun quart de tour dans le sens des aiguilles dune montre;
· ne pas manipuler une bouteille dont le robinet nest pas protégé par un chapeau ou une enveloppe protectrice;
· purger le manodétendeur avec le mélange azote / monoxyde dazote avant chaque utilisation afin dempêcher linhalation de dioxyde dazote;
· ne pas utiliser ni réparer un robinet défectueux. Le renvoyer au distributeur/fabricant;
· ne pas serrer à la pince le manodétendeur car cela pourrait écraser le joint;
Tous les équipements, y compris les connecteurs, les tubes et les circuits, utilisés pour administrer du monoxyde dazote, doivent être constitués de matériaux compatibles avec le gaz. Du point de vue de la corrosion, le système d'alimentation peut être divisé en deux zones: 1) Du robinet de la bouteille de gaz à l'humidificateur (gaz sec) et 2) De l'humidificateur à la sortie (gaz humide qui peut contenir du NO2). Les études montrent que des mélanges secs de monoxyde dazote peuvent être utilisés avec la plupart des matériaux. Cependant, la présence de dioxyde d'azote et d'humidité crée une atmosphère agressive. Parmi les matériaux de constitution métalliques, seul l'acier inoxydable peut être conseillé. Les polymères testés qui peuvent être utilisés dans les systèmes d'administration de monoxyde dazote comprennent le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP). Le caoutchouc butylique, le polyamide et le polyuréthane ne peuvent pas être utilisés. Le polytrifluorochloroéthylène, le copolymère hexafluoropropène-vinylidène et le polytétrafluoroéthylène ont été largement utilisés avec du monoxyde dazote pur et d'autres gaz corrosifs. Ils sont considérés suffisamment inertes pour que des études spécifiques ne soient pas requises.
Linstallation dun circuit de distribution de monoxyde dazote par une centrale de bouteilles, de canalisations fixes et de prises murales au lit du patient est interdite.
En général, il ny a pas lieu de prévoir un système de récupération du gaz en excès libéré dans lair ambiant. Il faut toutefois prendre en considération la qualité de l'air ambiant sur le lieu de travail, et les traces de concentrations de NO ou NO2/ NOx ne doivent pas dépasser les limites nationales d'exposition professionnelle. L'exposition accidentelle au monoxyde dazote du personnel hospitalier a été associée à des effets indésirables (voir rubrique 4.8).
Instruction pour lélimination de la bouteille
Lorsque la bouteille de gaz est vide, ne pas la jeter. Les bouteilles de gaz vides seront collectées par le fournisseur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Messer France
24 QUAI GALLIENI
92150 SURESNES
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 586 839 3 0 : Bouteille de 2 L en aluminium (ogive bleu-turquoise et corps blanc), munie d'un robinet à pression résiduelle en acier inoxydable.
· 34009 586 8401 2 : Bouteille de 10 L en aluminium (ogive bleu-turquoise et corps blanc), munie d'un robinet à pression résiduelle en acier inoxydable.
· 34009 550 575 5 0 : Bouteille de 20 L en aluminium (ogive bleu-turquoise et corps blanc), munie d'un robinet à pression résiduelle en acier inoxydable.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription médicale.
Liste I.
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.