PREGABALINE EG 300 mg, gélule
CIS 62613519
Informations à jour au 10 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/03/2021
PREGABALINE EG 300 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque gélule contient 300 mg de prégabaline.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule blanche et orange, de taille 0 (21,5 mm), portant en noir les mentions « PGB 300 » sur le corps.
4.1. Indications thérapeutiques
PREGABALINE EG est indiqué dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales chez l'adulte.
Epilepsie
PREGABALINE EG est indiqué chez l'adulte en association dans le traitement des crises épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire.
Trouble Anxieux Généralisé
PREGABALINE EG est indiqué dans le traitement du Trouble Anxieux Généralisé (TAG) chez ladulte.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie varie de 150 à 600 mg par jour, en deux ou en trois prises.
Douleurs neuropathiques
Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour administrée en deux ou en trois prises. En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après un intervalle de 3 à 7 jours, et peut si nécessaire être augmentée à la dose maximale de 600 mg par jour après un intervalle supplémentaire de 7 jours.
Epilepsie
Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour administrée en deux ou en trois prises. En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après 1 semaine. La dose maximale de 600 mg par jour peut être atteinte après un délai supplémentaire d'une semaine.
Trouble Anxieux Généralisé
La posologie varie de 150 à 600 mg par jour, en deux ou en trois prises. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement.
Le traitement par prégabaline peut être instauré à la dose de 150 mg par jour. En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la dose peut être augmentée à 300 mg par jour après 1 semaine. Après un délai supplémentaire d'une semaine, la dose peut être augmentée à 450 mg par jour. La dose maximale de 600 mg par jour peut être atteinte après un délai supplémentaire d'une semaine.
Interruption du traitement par la prégabaline
Conformément aux pratiques cliniques actuelles, si le traitement par la prégabaline doit être interrompu, il est recommandé de le faire progressivement sur une période minimale d1 semaine quelle que soit l'indication (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Insuffisance rénaleLa prégabaline est éliminée de la circulation générale principalement par voie rénale sous forme inchangée. La clairance de la prégabaline étant directement proportionnelle à la clairance de la créatinine (voir rubrique 5.2), chez les patients présentant une insuffisance rénale une réduction de la dose devra être établie individuellement en tenant compte de la clairance de la créatinine (CLcr), comme indiqué dans le Tableau 1, calculée selon la formule suivante :
La prégabaline est éliminée efficacement du plasma par hémodialyse (50 % du médicament en 4 heures). Pour les patients hémodialysés, la dose journalière de prégabaline doit être adaptée en tenant compte de la fonction rénale. En plus de la dose journalière, une dose supplémentaire doit être administrée immédiatement après chaque hémodialyse de 4 heures (voir Tableau 1).

Tableau 1. Adaptation de la dose de prégabaline selon la fonction rénale
|
Clairance de la créatinine (CLcr) (ml/min) |
Dose journalière totale de prégabaline* |
Schéma posologique |
|
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Dose initiale (mg/jour) |
Dose maximale (mg/jour) |
||
|
≥ 60 |
150 |
600 |
BID ou TID |
|
≥ 30 - < 60 |
75 |
300 |
BID ou TID |
|
≥ 15 - < 30 |
25 - 50 |
150 |
Une fois par jour ou BID |
|
< 15 |
25 |
75 |
Une fois par jour |
|
Dose supplémentaire après hémodialyse (mg) |
|||
|
25 |
100 |
Dose unique+ |
|
TID = trois doses séparées
BID = deux doses séparées
* La dose journalière totale (mg/jour) doit être divisée par le nombre de prises indiqué pour obtenir le nombre de mg par prise
+ La dose supplémentaire est une dose complémentaire administrée en une seule prise
Insuffisance hépatiqueAucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de PREGABALINE EG chez les enfants de moins de 12 ans et chez les adolescents (12-17 ans) nont pas été démontrées. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation posologique ne peut être établie.
Sujet âgé
En raison dune diminution de la fonction rénale, une réduction de la dose de prégabaline peut être nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Mode dadministration
PREGABALINE EG peut être pris au moment ou en dehors des repas. PREGABALINE EG est administré uniquement par voie orale.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Conformément aux pratiques cliniques actuelles, une adaptation du traitement hypoglycémiant peut être nécessaire chez certains patients diabétiques ayant présenté une augmentation de poids sous prégabaline.
Réactions dhypersensibilité
Des notifications de réactions dhypersensibilité, y compris des cas ddème de Quincke, ont été rapportées après commercialisation. La survenue de symptômes ddème de Quincke tels quun gonflement du visage, un gonflement péri-oral ou des voies aériennes supérieures, impose larrêt immédiat de la prégabaline.
Etourdissements, somnolence, perte de connaissance, confusion et altération de la fonction mentale
Le traitement par prégabaline a été associé à des étourdissements et de la somnolence, qui pourraient augmenter la survenue de blessures accidentelles (chutes) dans la population âgée. Après la mise sur le marché, les notifications suivantes ont été rapportées : perte de connaissance, confusion et altération de la fonction mentale. Il doit donc être conseillé aux patients dêtre prudents jusquà ce quils soient habitués aux effets potentiels du médicament.
Effets sur la vision
Dans les essais cliniques contrôlés, une proportion plus importante de patients traités par la prégabaline que de patients sous placebo a signalé une vision trouble qui a disparu dans la majorité des cas malgré la poursuite du traitement. Dans les études cliniques comportant des examens ophtalmologiques, lincidence de la baisse de lacuité visuelle et des modifications du champ visuel était supérieure chez les patients du groupe prégabaline par rapport au groupe placebo ; lincidence des anomalies du fond dil était plus élevée sous placebo (voir rubrique 5.1).
Au cours de lexpérience post-commercialisation, ont également été rapportés des effets indésirables visuels qui incluaient une perte de la vue, une vision trouble ou dautres modifications de lacuité visuelle, la plupart desquels étant à caractère transitoire. Larrêt de la prégabaline peut entraîner la disparition de cette symptomatologie visuelle ou son amélioration.
Insuffisance rénale
Des cas d'insuffisance rénale ont été rapportés et une interruption du traitement a montré une réversibilité de cet effet indésirable dans certains cas.
Suppression des médicaments antiépileptiques concomitants
Il n'existe pas de données suffisantes permettant une suppression des médicaments antiépileptiques concomitants dans le but d'instaurer une monothérapie, lorsque le contrôle des crises est atteint avec la prégabaline en association.
Symptômes de sevrage
Après interruption dun traitement à court ou long terme par la prégabaline, des symptômes de sevrage ont été observés chez certains patients. Les événements suivants ont été rapportés : insomnie, céphalée, nausées, anxiété, diarrhée, syndrome grippal, nervosité, dépression, douleurs, convulsions, hyperhidrose, et étourdissements, suggérant une dépendance physique. Le patient doit en être informé en début de traitement.
Les convulsions incluant les états de mal épileptiques et les états de grand mal peuvent apparaître pendant ou peu après larrêt du traitement par la prégabaline.
Concernant l'interruption dun traitement prolongé par la prégabaline, des données suggèrent que l'incidence et la sévérité des symptômes de sevrage peuvent être dose-dépendantes.
Insuffisance cardiaque congestive
Des notifications d'insuffisance cardiaque congestive ont été rapportées après commercialisation chez certains patients traités par la prégabaline. Ces effets sont observés essentiellement pendant le traitement par la prégabaline pour une indication de douleurs neuropathiques chez les patients âgés dont la fonction cardiovasculaire est altérée. La prégabaline doit être utilisée avec prudence chez ces patients. Cet effet indésirable peut disparaitre à larrêt de la prégabaline.
Mise en garde chez les patients présentant une lésion de la moelle épinière
Une augmentation de l'incidence des effets indésirables en général, des effets indésirables touchant le système nerveux central et, plus particulièrement de la somnolence, a été constatée dans le traitement des douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière. Cette augmentation peut être attribuée à un effet additif résultant de l'utilisation de médicaments concomitants (par exemple, des agents antispastiques) nécessaires pour ce type daffection. Ceci doit être pris en compte lors de la prescription de la prégabaline chez ces patients.
Traitement des douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière
Dans le traitement des douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière, lincidence des effets indésirables en général, des effets indésirables touchant le système nerveux central et de la somnolence en particulier, a été accrue. Ceci peut être attribué à un effet additif dû à des médicaments concomitants (p. ex. les antispastiques) nécessaires pour ce type d'affection. Ceci doit être pris en compte lors de la prescription de la prégabaline pour cette affection.
Idées et comportements suicidaires
Des idées et un comportement suicidaires ont été rapportés chez des patients traités avec des agents antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse dessais randomisés contrôlés contre placebo de médicaments antiépileptiques a également montré un risque légèrement accru didées et de comportements suicidaires. Le mécanisme de ce risque nest pas connu et les données disponibles nexcluent pas la possibilité dun risque plus élevé pour la prégabaline.
Les patients doivent donc être surveillés pour détecter déventuels signes didées et de comportements suicidaires, et un traitement adapté doit être envisagé. Par conséquent, il doit être conseillé aux patients (et aides-soignants de ces patients) de demander un avis médical si des signes didées et de comportements suicidaires apparaissent.
Ralentissement du transit du tractus gastro-intestinal
Des notifications deffets indésirables liés à un ralentissement du transit du tractus gastro-intestinal inferieur (p.ex. obstruction intestinale, iléus paralytique, constipation) ont été rapportées après commercialisation lorsque la prégabaline était administrée en association avec des médicaments pouvant entraîner une constipation tels que les analgésiques opioïdes. Lorsque la prégabaline est utilisée en association à des opioïdes, des mesures de prévention de la constipation doivent être envisagées (en particulier chez les femmes et les personnes âgées).
Mésusage, abus médicamenteux ou dépendance
Des cas de mésusage, dabus médicamenteux et de dépendance ont été rapportés. Une précaution doit être prise chez les patients avec des antécédents de toxicomanie. Les symptômes de mésusage, dabus ou de dépendance à la prégabaline doivent être surveillés chez ces patients (développement de tolérance, augmentation de dose, comportement de recherche de médicament ont été rapportés).
Encéphalopathie
Des cas d'encéphalopathie ont été rapportés, principalement chez les patients présentant des antécédents qui peuvent favoriser lapparition dune encéphalopathie.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Etudes in vivo et analyse pharmacocinétique de population
Par conséquent, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée dans les études in vivo entre la prégabaline et la phénytoïne, la carbamazépine, lacide valproïque, la lamotrigine, la gabapentine, le lorazépam, loxycodone ou léthanol. Les analyses pharmacocinétiques de population ont montré que les antidiabétiques oraux, les diurétiques, linsuline, le phénobarbital, la tiagabine et le topiramate, navaient pas deffet cliniquement significatif sur la clairance de la prégabaline.
Contraceptifs oraux, noréthistérone et/ou éthinylestradiol
L'administration concomitante de prégabaline avec les contraceptifs oraux tels que la noréthistérone et/ou l'éthinylestradiol n'influence pas les paramètres pharmacocinétiques à l'état d'équilibre de l'une ou l'autre de ces substances.
Médicaments affectant le système nerveux central
La prégabaline peut potentialiser les effets de l'éthanol et du lorazépam. Dans les essais cliniques contrôlés, des doses orales multiples de prégabaline en administration concomitante avec l'oxycodone, le lorazépam ou l'éthanol n'ont pas entraîné d'effets cliniquement importants sur la fonction respiratoire. Au cours de lexpérience post-commercialisation, des notifications d'insuffisance respiratoire et de coma ont été rapportées chez des patients sous prégabaline et autres médicaments dépresseurs du système nerveux central (SNC). L'effet de la prégabaline semble s'additionner à celui de l'oxycodone sur l'altération de la fonction cognitive et motrice globale.
Interactions et sujet âgé
Aucune étude pharmacodynamique spécifique dinteraction na été conduite chez les sujets âgés volontaires. Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Le risque encouru chez lhomme étant inconnu, les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace.
Grossesse
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant lutilisation de la prégabaline chez la femme enceinte.
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique nest pas connu.
PREGABALINE EG ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse à moins d'une nécessité absolue (si les bénéfices pour la mère l'emportent clairement sur les risques potentiels pour le ftus).
La prégabaline est excrétée dans le lait maternel (voir rubrique 5.2). Leffet de la prégabaline sur les nouveau-nés/nourrissons nest pas connu. La décision soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement avec la prégabaline doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Aucune donnée clinique nest disponible concernant les effets de la prégabaline sur la fertilité chez la femme.
Lors dun essai clinique évaluant leffet de la prégabaline sur la motilité des spermatozoïdes, les sujets hommes sains ont été exposés à une dose de 600 mg/jour. Aucun effet sur la motilité des spermatozoïdes na été observé après 3 mois de traitement.
Une étude de fertilité chez des rats femelles a montré des effets délèteres sur la reproduction. Des études de fertilité chez des rats males ont montré des effets délèteres sur la reproduction et le développement. La pertinence clinique de ces données nest pas connue (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le programme dévaluation clinique de la prégabaline a été mené chez plus de 8900 patients exposés à la prégabaline, plus de 5600 dentre eux l'ayant été dans le cadre d'essais en double aveugle contrôlés contre placebo. Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés ont été les étourdissements et la somnolence. Ces effets indésirables étaient généralement d'intensité légère à modérée. Dans toutes les études contrôlées, les interruptions de traitement liées aux effets indésirables ont été de 12 % pour les patients recevant la prégabaline et de 5 % pour ceux recevant le placebo. Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné larrêt du traitement par la prégabaline ont été les étourdissements et la somnolence.
Le tableau 2 ci-dessous énumère, par type et par fréquence, tous les effets indésirables survenus à une incidence supérieure à celle du placebo et chez plus d'un patient (très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
Les effets indésirables cités peuvent aussi être associés à la maladie sous-jacente et/ou aux médicaments concomitants.
Une augmentation de lincidence des effets indésirables en général, des effets indésirables touchant le système nerveux central et, plus particulièrement de la somnolence, a été constaté dans le traitement des douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière (voir rubrique 4.4).
Les effets supplémentaires rapportés après commercialisation figurent dans la liste ci-dessous en italique.
Tableau 2. Effets indésirables de la prégabaline
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Classe de systèmes dorganes |
Effets indésirables |
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Infections et infestations |
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Fréquent |
Nasopharyngite |
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Affections hématologiques du système lymphatique |
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Peu fréquent |
Neutropénie |
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Affections du système immunitaire |
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Peu fréquent |
Hypersensibilité |
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Rare |
dème de Quincke, réaction allergique |
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Troubles métaboliques et nutritionnels |
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Fréquent |
Augmentation de l'appétit |
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Rare |
Anorexie, hypoglycémie |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent |
Humeur euphorique, confusion, irritabilité, désorientation, insomnie, baisse de la libido |
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Peu fréquent |
Hallucination, attaque de panique, nervosité, agitation, dépression, humeur dépressive, élévation de l'humeur, agressivité, sautes d'humeur, dépersonnalisation, manque du mot, rêves anormaux, augmentation de la libido, anorgasmie, apathie |
|
Rare |
Désinhibition |
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Affections du système nerveux |
|
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Très fréquent |
Étourdissements, somnolence, maux de tête |
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Fréquent |
Ataxie, coordination anormale, tremblements, dysarthrie, amnésie, troubles de la mémoire, troubles de l'attention, paresthésie, hypoesthésie, sédation, trouble de l'équilibre, léthargie |
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Peu fréquent |
Syncope, stupeur, myoclonies, perte de conscience, hyperactivité psychomotrice, dyskinésie, vertige orthostatique, tremblement intentionnel, nystagmus, troubles cognitifs, troubles mentaux, troubles du langage, hyporéflexie, hyperesthésie, sensation de brûlure, agueusie, malaise |
|
Rare |
Convulsions, parosmie, hypokinésie, dysgraphie |
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Affections oculaires |
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Fréquent |
Vision floue, diplopie |
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Peu fréquent |
Perte de vision périphérique, troubles visuels, gonflement de l'il, anomalie du champ visuel, acuité visuelle réduite, douleur oculaire, fatigue, photopsie, sécheresse oculaire, larmoiement, irritation des yeux |
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Rare |
Perte de vision, kératite, oscillopsie, altération de la vision stéréoscopique, mydriase, strabisme, halo visuel |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Peu fréquent |
Vertige |
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Rare |
Hyperacousie |
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Affections cardiaques |
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Peu fréquent |
Tachycardie, bloc auriculo-ventriculaire du premier degré, bradycardie sinusale, insuffisance cardiaque congestive |
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Rare |
Allongement du QT, tachycardie sinusale, arythmie sinusale |
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Affections vasculaires |
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Peu fréquent |
Hypotension, hypertension, bouffées de chaleur, sensation de froid aux extrémités |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
|
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Peu fréquent |
Dyspnée, épistaxis, toux, congestion nasale, rhinite, ronflement, sécheresse nasale |
|
Rare |
dème pulmonaire, sensation de constriction du pharynx |
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Affections gastro-intestinales |
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|
Fréquent |
Vomissements, nausées, constipation, diarrhée, flatulence, distension abdominale, sécheresse de la bouche |
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Peu fréquent |
Reflux gastro-sophagien, hypersécrétion salivaire, hypoesthésie orale |
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Rare |
Ascite, pancréatite, gonflement de la langue, dysphagie |
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Affections hépatobiliaires |
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Peu fréquent |
Enzymes hépatiques élevées* |
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Rare |
Ictère |
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Très rare |
Insuffisance hépatique, hépatite |
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Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés |
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Peu fréquent |
Eruption papuleuse, urticaire, hyperhidrose, prurit |
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Rare |
Syndrome de Stevens Johnson, sueur froide |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fréquent |
Crampes musculaires, arthralgie, dorsalgies, douleurs dans les membres, douleurs cervicales |
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Peu fréquent |
Gonflement des articulations, myalgies, contractions musculaires, douleur au cou, raideur musculaire |
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Rare |
Rhabdomyolyse |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Peu fréquent |
Incontinence urinaire, dysurie |
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Rare |
Insuffisance rénale, oligurie, rétention urinaire |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Fréquent |
Troubles de lérection |
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Peu fréquent |
Dysfonction sexuelle, éjaculation retardée, dysménorrhée, douleur mammaire |
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Rare |
Aménorrhée, écoulement mammaire, hypertrophie mammaire, gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent |
dème périphérique, dème, troubles de la marche, chutes, sensation d'ébriété, sensations anormales, fatigue |
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Peu fréquent |
dème généralisé, dème du visage, oppression thoracique, douleur, fièvre, soif, frissons, asthénie |
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Investigations |
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Fréquent |
Prise de poids |
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Peu fréquent |
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, glycémie augmentée, numération des plaquettes diminuée, augmentation de la créatininémie, kaliémie diminuée, perte de poids |
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Rare |
Numération des globules blancs diminuée |
* Augmentation de lalanine aminotransferase (ALT) et augmentation de laspartate aminotransferase (AST)
Après interruption dun traitement à court ou long terme par la prégabaline, des symptômes de sevrage ont été observés chez certains patients. Les réactions suivantes ont été rapportées : insomnie, céphalées, nausées, anxiété, diarrhée, syndrome grippal, convulsions, nervosité, dépression, douleurs, hyperhidrose, et étourdissements, suggérant une dépendance physique. Le patient doit en être informé en début de traitement.
Concernant l'interruption dun traitement prolongé par la prégabaline, des données suggèrent que l'incidence et la sévérité des symptômes de sevrage peuvent être dose-dépendantes.
Population pédiatrique
Le profil de sécurité demploi de la prégabaline observé dans trois études pédiatriques chez des patients atteints de crises partielles avec ou sans généralisation secondaire (étude defficacité et de sécurité demploi de 12 semaines chez des patients avec des crises partielles, n=295 ;étude de pharmacocinétique et de tolérance, n = 65 ; et étude de suivi de la sécurité demploi en ouvert pendant 1 an, n = 54) était similaire à celui observé dans les études menées chez l'adulte de patients épileptiques. Leffet indésirable le plus fréquemment observé au cours de létude de 12 semaines dun traitement par prégabaline étaient somnolence, pyrexie, infections du tractus respiratoire supérieur, élévation de lappétit, gain de poids, et rhinopharyngite (voir rubriques 4.2, 5.1 et 5.2).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Au cours de la commercialisation, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés en cas de surdosage avec la prégabaline ont été : somnolence, état confusionnel, agitation et nervosité.
Des cas de coma ont été rapportés dans de rares occasions.
Le traitement d'un surdosage avec la prégabaline est symptomatique et une hémodialyse peut être réalisée si nécessaire (voir rubrique 4.2 Tableau 1).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptiques, autres antiépileptiques code ATC: N03AX16.
La substance active, prégabaline, est un analogue [(S)-3-(aminométhyl)-5-acide méthylhexanoïque] de lacide gamma-aminobutyrique.
Mécanisme daction
La prégabaline se lie à une sous-unité auxiliaire (protéine α2-δ) des canaux calciques voltage- dépendants dans le système nerveux central.
Efficacité et sécurité clinique
Douleurs neuropathiques
L'efficacité de la prégabaline a été démontrée dans des essais sur la neuropathie diabétique, la névralgie post-zostérienne et la lésion de la moelle épinière. Lefficacité na pas été étudiée dans dautres modèles de douleur neuropathique.
La prégabaline a été étudiée au cours de 10 essais cliniques contrôlés à raison de 2 prises par jour (BID) pendant 13 semaines au maximum et de 3 prises par jour (TID) pendant 8 semaines au maximum. Dans lensemble, les profils de sécurité et defficacité ont été similaires pour les schémas posologiques BID et TID.
Dans des essais cliniques allant jusquà 12 semaines sur les douleurs neuropathiques périphériques et centrales, une diminution de la douleur a été observée dès la première semaine et sest maintenue tout au long de la période de traitement.
Dans les essais cliniques contrôlés portant sur les douleurs neuropathiques périphériques, 35 % des patients traités par la prégabaline et 18 % des patients sous placebo ont présenté une amélioration de 50 % du score de douleur. Pour les patients n'ayant pas présenté de somnolence, cette amélioration a été observée chez 33 % des patients traités par la prégabaline et chez 18% des patients sous placebo. Pour les patients ayant présenté une somnolence, les taux de réponse étaient de 48 % sous prégabaline et de 16 % sous placebo.
Dans lessai clinique contrôlé portant sur les douleurs neuropathiques centrales, 22 % des patients traités par la prégabaline et 7 % des patients sous placebo ont présenté une amélioration de 50 % du score de douleur.
Epilepsie
Traitement en association
La prégabaline a été étudiée dans le cadre de 3 essais cliniques contrôlés dune durée de 12 semaines à la posologie BID ou TID. Dans lensemble, les profils de sécurité et defficacité ont été similaires pour les schémas posologiques BID et TID.
Une diminution de la fréquence des crises a été observée dès la première semaine.
Population pédiatrique
Lefficacité et la sécurité demploi de la prégabaline nont pas été établies dans le traitement en association de lépilepsie chez les patients pédiatriques de moins de 12 ans et chez les adolescents. Les événements indésirables observés lors dune étude pharmacocinétique et de tolérance qui incluait des patients âgés de 3 mois à 16 ans (n = 65) avec des crises partielles étaient similaires à ceux observés chez ladulte. Les résultats dune étude de 12 semaines contrôlée contre placebo de 295 patients pédiatriques âgés de 4 à 16 ans réalisée pour évaluer lefficacité et la sécurité de prégabaline comme traitement daccompagnement des crises partielles. Ceux dune étude de sécurité demploi en ouvert pendant 1 an menée auprès de 54 patients pédiatriques épileptiques âgés de 3 mois à 16 ans montrent que les événements indésirables de fièvre et dinfections des voies aériennes supérieures étaient observés plus fréquemment que dans les études chez des patients adultes souffrant dépilepsie (voir rubriques 4.2, 4.8 et 5.2).
Dans létude de 12 semaines contrôlée contre placébo, les patients pédiatriques ont reçu prégabaline à 2,5mg/kg/jour (maximum, 150 mg/jour), prégabaline à 10 mg/kg/jour (maximum 600mg/jour), ou un placebo. Le pourcentage de sujets avec au moins 50% de réduction des crises partielles par rapport à la baseline était de 40,6% des sujets traités par prégabaline 10 mg/kg/jour (p=0,0068 versus placebo), 29,1% des sujets traités par prégabaline 2,5 mg/kg/jour (p=0,2600 versus placebo) et 22,6% de ceux recevant le placebo.
Monothérapie (patients nouvellement diagnostiqués)
La prégabaline a été étudiée lors dun essai clinique contrôlé dune durée de 56 semaines à la posologie BID. La prégabaline na pas démontré sa non-infériorité par rapport à la lamotrigine basé sur le critère dabsence de crise pendant 6 mois. La prégabaline et lamotrigine avaient des profils de sécurité similaires et étaient bien tolérés.
Trouble Anxieux Généralisé
La prégabaline a été étudiée au cours de 6 essais contrôlés dune durée de 4 à 6 semaines, dune étude de 8 semaines chez des sujets âgés, et dune étude de prévention des rechutes à long terme comportant une phase de prévention en double aveugle d'une durée de 6 mois.
Un soulagement des symptômes du TAG, évalué par léchelle danxiété de Hamilton (HAM-A) a été observé dès la première semaine.
Dans les essais cliniques contrôlés (dune durée de 4 à 8 semaines), 52 % des patients traités par la prégabaline et 38 % des patients recevant un placebo ont présenté une amélioration dau moins 50 % du score total HAM-A entre le début et la fin de létude.
Dans les essais cliniques contrôlés, une proportion plus importante de patients traités par la prégabaline que de patients sous placebo a signalé une vision trouble qui a disparu dans la majorité des cas malgré la poursuite du traitement. Des examens ophtalmologiques (y compris mesure de lacuité visuelle, champ visuel standard et examen du fond dil avec dilatation) ont été réalisés chez plus de 3,600 patients dans le cadre des essais cliniques contrôlés. Chez ces patients, 6,5 % de ceux traités par la prégabaline et 4,8 % de ceux traités par le placebo ont présenté une baisse dacuité visuelle. Des modifications du champ visuel ont été mises en évidence chez 12,4 % des patients sous prégabaline et 11,7 % des patients recevant le placebo. Des anomalies du fond dil ont été observées dans 1,7 % des cas au sein du groupe prégabaline et 2,1 % dans le groupe placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La prégabaline est rapidement absorbée lorsqu'elle est administrée à jeun, les pics plasmatiques apparaissant dans lheure suivant l'administration d'une dose unique ou de doses multiples. La biodisponibilité orale de la prégabaline est estimée comme étant ≥ 90 % et est indépendante de la dose. Après administration répétée du produit, l'état d'équilibre est atteint dans un délai de 24 à 48 heures. Le taux d'absorption de la prégabaline diminue lorsque le médicament est administré avec des aliments, entraînant une diminution de la Cmax d'environ 25-30 % et un retard du Tmax d'environ 2,5 heures. Toutefois, l'administration de la prégabaline au cours du repas n'entraîne pas d'effet cliniquement significatif sur son taux d'absorption.
Distribution
Les études précliniques ont montré que la prégabaline traverse la barrière hémato-encéphalique chez les souris, les rats et les singes. Il a également été démontré que la prégabaline traverse le placenta chez les rates et est présente dans le lait des rates allaitantes. Chez l'homme, le volume de distribution apparent de la prégabaline après administration orale est d'environ 0,56 l/kg. La prégabaline ne se lie pas aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
La prégabaline est très faiblement métabolisée chez l'homme. Après administration d'une dose de prégabaline radio-marquée, environ 98 % de la radioactivité retrouvés dans l'urine étaient de la prégabaline sous forme inchangée. Le dérivé N-méthylé de la prégabaline, le principal métabolite de la prégabaline retrouvé dans l'urine, représentait 0,9 % de la dose. Dans les études précliniques, aucune racémisation de lénantiomère S de la prégabaline en énantiomère R n'a été mise en évidence.
Elimination
La prégabaline est éliminée de la circulation générale principalement par voie rénale sous forme inchangée.
La demi-vie d'élimination de la prégabaline est d'environ 6,3 heures. La clairance plasmatique et la clairance rénale de la prégabaline sont directement proportionnelles à la clairance de la créatinine (voir rubrique 5.2 Insuffisance rénale).
L'adaptation de la dose chez les patients ayant une fonction rénale diminuée ou traités par hémodialyse est nécessaire (voir rubrique 4.2 Tableau 1).
Linéarité/non-linéarité
La prégabaline présente une pharmacocinétique linéaire aux doses journalières recommandées. La variabilité pharmacocinétique inter-individuelle observée avec la prégabaline est faible (< 20 %). La pharmacocinétique de la prégabaline administrée à dose multiple est extrapolable à partir de celle obtenue lorsquelle est administrée à dose unique. Il nest donc pas nécessaire deffectuer des contrôles de routine des concentrations plasmatiques de prégabaline.
Sexe
Les essais cliniques montrent que les concentrations plasmatiques de prégabaline ne sont pas cliniquement différentes entre les hommes et les femmes.
Insuffisance rénale
La clairance de la prégabaline est directement proportionnelle à la clairance de la créatinine. De plus, la prégabaline est éliminée du plasma par hémodialyse (après une hémodialyse de 4 heures, les concentrations plasmatiques de la prégabaline sont réduites denviron 50 %). Etant donné que lélimination rénale est la voie délimination principale, une réduction posologique chez les insuffisants rénaux et un complément de dose après hémodialyse savèrent nécessaires (voir rubrique 4.2 Tableau 1).
Insuffisance hépatique
Aucune étude pharmacocinétique spécifique na été menée chez les insuffisants hépatiques. Etant donné que la prégabaline ne subit pas de métabolisme important et quelle est essentiellement excrétée sous forme inchangée dans lurine, une insuffisance hépatique ne devrait pas modifier significativement les concentrations plasmatiques de prégabaline.
Population pédiatrique
La pharmacocinétique de la prégabaline a été évaluée chez des patients pédiatriques épileptiques (tranches dâge : de 1 à 23 mois, de 2 à 6 ans, de 7 à 11 ans et de 12 à 16 ans) à des niveaux de dose de 2,5, 5, 10 et 15 mg/kg/jour dans une étude pharmacocinétique et de tolérance.
Après administration orale de prégabaline chez des patients pédiatriques à jeun, le temps nécessaire pour atteindre le pic plasmatique était en général similaire dans toutes les tranches dâge. Ce pic était atteint entre 0,5 et 2 heures après administration de la dose.
Les paramètres de Cmax et dASC de la prégabaline augmentaient de manière linéaire par rapport à laugmentation de la dose dans chaque tranche dâge. LASC était inférieure de 30 % chez les patients pédiatriques pesant moins de 30 kg en raison dune plus forte clairance ajustée sur le poids corporel, de 43 %, chez ces patients par comparaison aux patients dont le poids était ≥ 30 kg.
La demi-vie terminale de la prégabaline était en moyenne de 3 à 4 heures environ chez les patients pédiatriques jusqu'à lâge de 6 ans et de 4 à 6 heures à partir de lâge de 7 ans.
Lanalyse pharmacocinétique de population a montré que la clairance de la créatinine était une covariable significative de la clairance orale de la prégabaline, que le poids corporel était une covariable significative du volume de distribution oral apparent de la prégabaline et que ces corrélations étaient similaires chez les patients pédiatriques et adultes.
La pharmacocinétique de la prégabaline na pas été étudiée chez les patients de moins de 3 mois (voir rubriques 4.2, 4.8 et 5.1).
Sujets âgés
La clairance de la prégabaline tend à diminuer avec l'âge. Cette diminution de la clairance orale de la prégabaline correspond à la diminution de la clairance de la créatinine liée à l'âge. Une réduction de la dose de prégabaline peut s'avérer nécessaire chez les patients qui présentent une fonction rénale diminuée en rapport avec l'âge (voir rubrique 4.2 Tableau 1).
Mères allaitantes
La pharmacocinétique a été évaluée chez 10 femmes allaitantes recevant 150 mg de prégabaline toutes les 12 heures (300 mg par jour), et cela au moins 12 semaines après laccouchement. Lallaitement na eu que peu ou pas dinfluence sur la pharmacocinétique de la prégabaline. A létat déquilibre, la prégabaline a été excrétée dans le lait maternel à des concentrations moyennes égales à environ 76 % des concentrations plasmatiques maternelles. La quantité ingérée par le nourrisson via le lait maternel (en supposant une consommation de lait moyenne de 150 ml/kg/j) dune mère recevant 300 mg/j ou la dose maximale de 600 mg/j a été estimée respectivement à 0,31 ou 0,62 mg/kg/j. Ces quantités correspondent à environ 7 % de la dose maternelle quotidienne totale rapportée au poids (mg/kg).
5.3. Données de sécurité préclinique
La prégabaline ne s'est pas révélée tératogène chez la souris, le rat et le lapin. Une toxicité ftale chez le rat et le lapin est uniquement apparue lors d'expositions largement supérieures à l'exposition chez l'homme. Dans les études de toxicité pré- et postnatales, la prégabaline a induit une toxicité de la descendance chez le rat lors dexpositions > 2 fois la dose maximale recommandée chez l'homme.
Les effets indésirables observés sur la fertilité chez les rats mâles et femelles nont été observés quà des doses nettement supérieures aux doses thérapeutiques. Les effets indésirables observés sur lappareil reproducteur male et sur les spermatozoïdes ont été réversibles et nont été observés quà des doses nettement supérieures aux doses thérapeutiques ou étaient associés à un processus dégénératif spontané de lorgane reproducteur male chez le rat. Ces effets sont donc considérés comme ayant peu ou pas de pertinence clinique.
La prégabaline nest pas génotoxique comme le montrent les résultats dune batterie de tests in vitro et in vivo.
Des études de carcinogénicité de deux ans ont été menées avec la prégabaline chez le rat et la souris. Aucune tumeur n'a été observée chez le rat lors d'expositions atteignant jusqu'à 24 fois l'exposition moyenne chez l'homme correspondant à la dose clinique maximale recommandée de 600 mg/jour. Chez la souris, aucune augmentation de l'incidence de tumeurs n'a été observée à des expositions similaires à l'exposition moyenne chez l'homme, mais une augmentation de l'incidence des hémangiosarcomes a été observée à des expositions supérieures. Le mécanisme non génotoxique de la formation de tumeurs induite par la prégabaline chez la souris implique des modifications plaquettaires et une prolifération associée de cellules endothéliales. Ces modifications plaquettaires nont pas été retrouvées chez le rat ou chez l'homme, sur la base des résultats cliniques à court ou à long terme. Il n'y a aucune preuve suggérant qu'il existe un tel risque chez l'homme.
Chez le rat jeune, les données de toxicité nétaient pas qualitativement différentes de celles observées chez le rat adulte. Les rats jeunes sont cependant plus sensibles. Aux doses thérapeutiques, des signes cliniques évidents dhyperactivité du SNC et de bruxisme ainsi que des modifications de la croissance (suppression transitoire de la prise de poids) ont été observés. Des effets sur le cycle stral ont été observés à des doses correspondant à 5 fois lexposition thérapeutique chez lhomme. Une diminution de la réponse acoustique a été observée chez les rats jeunes 1 à 2 semaines après exposition à des doses 2 fois supérieures à la dose thérapeutique humaine. Neuf semaines après exposition, cet effet nétait plus observé.
Mannitol, amidon co-traitées (amidon prégélatinisé et amidon de maïs), talc.
Enveloppe de la gélule
Gélatine, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172).
Encre dimpression
Gomme laque, oxyde de fer noir (E172), hydroxyde de potassium.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14 ou 56 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
100 gélules en flacon (PEHD) avec couvercle (PEBD) ou bouchon à vis (PP).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIREES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9-15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 105 0 0 : 100 gélules en flacon (PEHD)
· 34009 300 290 6 0 : 14 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 300 290 7 7 : 56 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription limitée à 6 mois sur ordonnance sécurisée.
Médicaments liés cités dans ce texte
- PREGABALINE ALTER 100 mg, gélule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- LAMICTAL 100 mg, comprimé dispersible ou à croquer
- GABAPENTINE ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- LORAZEPAM VIATRIS 1 mg, comprimé pelliculé sécable
- OXYCODONE AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- GABITRIL 10 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
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