EURELIX 6 mg, gélule gastro-résistante
CIS 62715965
Informations à jour au 1 juillet 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 01/07/2020
EURELIX 6 mg, gélule gastro-résistante
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour une gélule.
Excipient à effet notoire : saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de l'hypertension artérielle.
4.2. Posologie et mode d'administration
1 gélule par jour.
Populations spécifiques
Insuffisance rénale
Le pirétanide garde son efficacité en cas d'insuffisance rénale légère à modérée à condition d'augmenter la posologie.
Mode dadministration
Voie orale.
Le médicament doit être pris de préférence le matin après le petit-déjeuner ou au milieu de la journée après un repas. La gélule doit être avalée entière avec beaucoup de liquide (par exemple entre un demi-verre et un verre deau).
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Troubles hydro-électrolytiques (hyponatrémie sévère, hypokaliémie sévère),
· Hypovolémie,
· Déshydratation,
· Etat pré-comateux et comateux associés à une encéphalopathie hépatique,
· Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 20 ml/min) ou insuffisance rénale avec anurie/oligoanurie,
· Obstruction des voies urinaires,
· Hypersensibilité aux sulfamides,
· Allaitement.
En labsence de données, le pirétanide est contre-indiqué chez lenfant de moins de 15 ans ainsi que chez la femme enceinte.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Une surveillance étroite est particulièrement nécessaire chez les patients présentant :
· Une hypotension,
· Un diabète avéré ou latent (surveillance régulière de la glycémie),
· Une goutte (surveillance régulière de luricémie),
· Une obstruction partielle des voies urinaires (ex : hypertrophie prostatique, hydronéphrose, sténose urétrale),
· Une cirrhose du foie avec insuffisance rénale,
· Une hypoprotéinémie par exemple en cas de syndrome néphrotique,
· Une sclérose cérébrale et/ou coronaire avancée,
· Une altération de la perfusion cérébro-vasculaire,
· Une maladie coronarienne.
La prise accidentelle de pirétanide peut entraîner une hypovolémie avec déshydratation (voir surdosage).
Chez linsuffisant hépatique, le traitement sera conduit avec prudence, sous surveillance hydro-électrolytique en raison du risque accru dhypokaliémie ; en cas dapparition de signes dencéphalopathie hépatique, le traitement devra être arrêté immédiatement.
Lutilisation du pirétanide comme agent dopant peut mettre la santé en danger.
Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Précautions demploi
Une surveillance régulière des concentrations plasmatiques de la créatinine, de lurée, de lacide urique, du glucose et des électrolytes (potassium, sodium, calcium, chlorure et bicarbonate) doit être effectuée au début du traitement et en cours de traitement.
Une alimentation riche en potassium ou un apport en potassium est recommandé :
· En cas de perte de potassium (due par exemple à des vomissements, une diarrhée ou un abus de laxatifs) ou
· En cas de déficit en potassium dû à des maladies intercurrentes (par exemple cirrhose du foie) ou à une prise concomitante de médicaments (laxatifs, digitaliques, antiarythmiques de classe I ou III, corticoïdes).
En règle générale, une alimentation riche en potassium (viande maigre, pommes de terre, bananes, tomates, épinards, choux fleurs, fruits secs) avec une restriction sodique modérée est recommandée pendant le traitement.
Une augmentation de luricémie peut apparaître et favoriser exceptionnellement, lapparition dun accès de goutte.
En cas d'asthénie inhabituelle, de fièvre ou de douleurs abdominales, rechercher une atteinte hépatique.
En cas d'anomalie des tests hépatiques, arrêter le traitement.
La prise de pirétanide en cas dobstruction partielle des voies urinaires (hypertrophie de la prostate) peut exposer les patients à une rétention urinaire avec distension importante de la vessie.
La perte de poids provoquée par lexcrétion urinaire ne doit pas dépasser 1 kg/jour, quel que soit le volume durines excrétées.
En cas de syndrome néphrotique, la dose doit être choisie avec précaution en raison du risque daugmentation des effets indésirables.
Chez les sujets âgés il est important de surveiller la fonction rénale.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lhypokaliémie est un facteur favorisant lapparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre dinteractions. Il sagit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de lamphotéricine B (voie IV).
Hyponatrémiants
Certains médicaments sont plus fréquemment impliqués dans la survenue dune hyponatrémie. Ce sont les diurétiques, la desmopressine, les antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, la carbamazépine et loxcarbazépine. Lassociation de ces médicaments majore le risque dhyponatrémie.
Médicaments ototoxiques
L'utilisation conjointe de médicaments ayant une ototoxicité augmente le risque datteinte cochléo-vestibulaire. Si une telle association est nécessaire, il convient de renforcer la surveillance de la fonction auditive.
Les médicaments concernés sont, notamment, les glycopeptides tels que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les organoplatines et les diurétiques de lanse.
Associations déconseillées
+ Lithium
Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage, comme lors dun régime désodé (diminution de lexcrétion urinaire du lithium).
Si lassociation ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Aminosides
Augmentation des risques néphrotoxiques et ototoxiques de l'aminoside (insuffisance rénale fonctionnelle liée à la déshydratation entraînée par le diurétique). Association possible sous contrôle de l'état d'hydratation, des fonctions rénale et cochléovestibulaire, et éventuellement, des concentrations plasmatiques de l'aminoside.
+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
+ Inhibiteurs de lenzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de langiotensine II
Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration ou de l'augmentation de la posologie dun traitement par un IEC ou un ARAII en cas de déplétion hydrosodée préexistante.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :
· Soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'IEC ou lARAII et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement,
· Soit administrer des doses initiales réduites dIEC ou dARAII et augmenter progressivement la posologie.
Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'IEC, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'IEC ou par lARAII.
+ Acide acétylsalicylique
Pour des doses anti-inflammatoires dacide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Insuffisance rénale aiguë chez le patient à risque (âgé, déshydraté, sous diurétiques, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens). Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant l'association.
+ Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés)
Lassociation rationnelle, utile pour certains patients, nexclut pas la survenue dhypokaliémie ou, en particulier chez linsuffisant rénal et le diabétique, dhyperkaliémie.
Surveiller la kaliémie, éventuellement lECG, et sil y a lieu reconsidérer le traitement.
+ Autres hypokaliémiants
Risque majoré dhypokaliémie.
Surveillance de la kaliémie avec si besoin correction.
+ Réglisse
La consommation fréquente de réglisse peut saccompagner dune baisse du taux de potassium.
+ Digoxine
Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.
Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
Acidose lactique due à la metformine, déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle, liée aux diurétiques de lanse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/l (135 micromol/l) chez lhomme et 12 mg/l (110 micromol/l) chez la femme.
+ Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré dinsuffisance rénale fonctionnelle aiguë, en particulier lors dutilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.
Réhydratation avant administration du produit iodé.
+ Carbamazépine
Risque dhyponatrémie symptomatique.
Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.
Associations à prendre en compte
Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations sanguines de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée. Egalement, risque d'hyperuricémie et de complications comme la goutte.
+ Alphabloquants à visée urologique : alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, térazosine, tamsulosine
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Antihypertenseurs alphabloquants
Majoration de leffet hypotenseur. Risque majoré dhypotension orthostatique.
+ Organoplatines
Risque daddition des effets ototoxiques et/ou néphrotoxiques.
+ Autres médicaments ototoxiques (pour les aminosides, voir les associations déconseillées)
Majoration de lototoxicité.
+ Autres médicaments hyponatrémiants
Majoration du risque dhyponatrémie.
+ Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique notamment antihypertenseurs, dérivés nitrés, inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, alpha-bloquants à visée urologique, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques phénothiaziniques, agonistes dopaminergiques, lévodopa
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez lanimal sont insuffisantes pour permettre de conclure sur la toxicité sur la reproduction.
Il nexiste pas de données ou il existe des données limitées sur lutilisation de la pirétanide chez la femme enceinte.
Cependant, les diurétiques ne doivent jamais être prescris dans le cadre de lhypertension artérielle pendant la grossesse car peuvent entrainer une ischémie ftoplacentaire avec un risque dhypotrophie ftale.
En conséquence, ladministration du pirétanide est contre-indiquée chez la femme enceinte.
Le pirétanide est excrété dans le lait maternel. Le risque deffets indésirables sur le nouveau-né ne peut être exclu. Dautre part, les diurétiques de lanse diminuent la sécrétion lactée. En conséquence, ladministration de la pirétanide est contre-indiquée pendant lallaitement. Si lutilisation de ce médicament est jugée nécessaire, lallaitement doit être arrêté.
Fertilité
Aucune donnée sur la fertilité nest disponible.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le traitement avec ce médicament demande des contrôles médicaux réguliers.
Des réactions variables selon les individus peuvent perturber la capacité de réaction de certains patients, spécialement en début de traitement, ou lors de lassociation à dautres médicaments ou à lalcool. Par conséquent, laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée.
Les effets indésirables du pirétanide sont listés ci-dessous. Leur fréquence est indéterminée.
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
thrombopénie, leucopénie, hémoconcentration |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
anorexie, déshydratation, hypovolémie, hypokaliémie, hyponatrémie, hypocalcémie, hypomagnésémie, diminution de la tolérance au glucose, une augmentation de la glycémie est parfois observée, un diabète latent peut se révéler, aggravation dune alcalose métabolique, augmentation des taux plasmatiques du cholestérol et des triglycérides, augmentation de luricémie et crises de goutte |
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Affections du système nerveux |
céphalées |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
vertiges des troubles de laudition tels quacouphènes et surdité (quelquefois irréversible) ont été rapportés avec les diurétiques de lanse. |
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Affections vasculaires |
hypotension y compris hypotension orthostatique, risque de thrombose, vascularite |
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Affections gastro-intestinales |
nausées, vomissements, diarrhée, dyspepsie |
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Affections hépatobiliaires |
cholangite, cholestase intrahépatique, atteintes hépatiques exceptionnelles de type cytolytique, augmentation des transaminases |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
réactions cutanées : éruption cutanée, prurit, urticaire, exanthème et énanthème maculo-papuleux, érythème polymorphe, photosensibilité |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
douleurs lombaires, crampes musculaires, en particulier chez linsuffisant rénal et indépendamment de perturbations hydro-électrolytiques. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
polyurie, pollakiurie, les symptômes dune obstruction des voies urinaires peuvent se révéler ou saggraver chez les patients dont la miction est altérée (par exemple hypertrophie de la prostate). |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
une impuissance peut survenir du fait de la baisse de la pression artérielle. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
asthénie, fièvre |
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Investigations |
élévation transitoire de la créatinine et de lurée plasmatique |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage aigu ou chronique, le tableau clinique dépendra de l'ampleur de la perte de fluides et d'électrolytes. Le surdosage peut entraîner une hypotension, des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hyponatrémie, hypochlorémie) ou une alcalose. Dans les cas plus graves de perte de fluides, une hypovolémie marquée, une déshydratation, un collapsus circulatoire et une hémoconcentration avec tendance thrombotique peuvent survenir. La perte rapide deau et délectrolytes peut saccompagner dun délire.
Laugmentation soudaine du flux urinaire peut provoquer une rétention durine avec distension importante de la vessie, chez les patients avec hypertrophie de la prostate, par exemple.
Conduite à tenir en cas dintoxication
Dans les cas graves, les paramètres vitaux doivent être surveillés en soins intensifs de manière répétée. Le traitement consiste en une compensation des pertes de fluides/électrolytes et une surveillance de léquilibre hydro-électrolytique et des fonctions métaboliques. Si nécessaire, une surveillance de la glycémie et de lurée est également indiquée.
Pour les patients dont la miction est altérée (hypertrophie de la prostate ou conscience altérée), il est essentiel de sassurer que lexcrétion urinaire est correcte.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : diurétiques de lanse, code ATC : C03CA03.
Le pirétanide agit au niveau du versant luminal de la branche ascendante de l'anse de Henlé où il inhibe le cotransport Na+ - K+/2 Cl- et donc la réabsorption du chlore et du sodium.
Il possède une action accessoire au niveau du tube proximal.
Il augmente le flux sanguin rénal au profit de la zone corticale. Cette propriété présente un intérêt particulier en cas d'association avec les bêta-bloquants qui peuvent avoir l'effet inverse.
Il n'altère pas la filtration glomérulaire. L'action salidiurétique croît proportionnellement aux doses administrées avec une très faible variabilité interindividuelle. Elle persiste en cas d'insuffisance rénale.
Il possède une action hémodynamique se caractérisant par la diminution de la pression capillaire pulmonaire avant même l'apparition de toute diurèse, et par l'augmentation de la capacité de stockage du lit vasculaire veineux mise en évidence par pléthysmographie (ces propriétés ont été particulièrement étudiées par voie I.V.).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La biodisponibilité relative des gélules à libération prolongée par rapport aux comprimés est de 85 à 90 %.
La concentration plasmatique maximale est atteinte en 2 heures.
Le pirétanide est fixé à 96 % sur les protéines plasmatiques et principalement sur l'albumine.
Il est faiblement métabolisé.
Il s'élimine essentiellement par voie urinaire : environ 80 % de la dose administrée sont retrouvés dans les urines principalement sous forme inchangée. La demi-vie est de 60 minutes après administration orale et de 40 minutes après administration intraveineuse. Elle est doublée chez l'insuffisant rénal mais l'élimination extra-rénale (biliaire) est susceptible de compenser cette réduction d'élimination.
Le pirétanide est faiblement dialysable.
Chez l'insuffisant hépatique présentant une ascite, le pirétanide est absorbé plus lentement, les autres paramètres pharmacocinétiques étant inchangés.
L'insuffisance cardiaque ne modifie aucun des paramètres pharmacocinétiques du pirétanide.
5.3. Données de sécurité préclinique
Composition de l'enveloppe de la gélule :
Oxyde de fer jaune (E172), érythrosine (E127), indigotine (E132), dioxyde de titane (E171), gélatine.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
Conserver les plaquettes dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30, 90 ou 100 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 332 224 7 5 : 30 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 373 102 3 9 : 90 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 556 681 2 1 : 100 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire.
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- SYNACTHENE 0,25 mg/1 ml, solution injectable
- MINIRIN 0,1 mg, comprimé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- TARGOCID 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable/pour perfusion ou solution buvable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- GLUCOPHAGE 1000 mg, comprimé pelliculé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- DOXAZOSINE ARROW LP 8 mg, comprimé à libération prolongée
- ALPRESS L.P. 2,5 mg, comprimé osmotique à libération prolongée
- SILODOSINE ARROW 4 mg, gélule
- DYSALFA 1 mg, comprimé
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