COLIMYCINE 1.000.000 U.I., poudre et solvant pour solution injectable
CIS 62867040
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ANSM - Mis à jour le : 11/03/2022
COLIMYCINE 1.000.000 U.I., poudre et solvant pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Flacon :
Colistine méthane sulfonate sodique............................................................................ 1.000.000 U.I.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre et solvant pour solution injectable.
4.1. Indications thérapeutiques
COLIMYCINE est indiqué chez les adultes et les enfants dont les nouveau-nés dans le traitement des infections sévères dues à des bactéries aérobies à Gram négatif sensibles, chez des patients pour qui les options thérapeutiques sont limitées (voir rubriques 4.2, 4.4, 4.8 et 5.1).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose à administrer et la durée du traitement doivent tenir compte de la sévérité de linfection, ainsi que de la réponse clinique. Les recommandations thérapeutiques doivent être respectées.
La dose est exprimée en unités internationales (UI) de colistiméthate sodique (CMS). Un tableau de conversion dUI de CMS en mg de CMS aussi bien quen mg dactivité de colistine base (ACB) est mentionné à la fin de cette rubrique.
Posologie
Les recommandations posologiques suivantes ont été établies sur la base de données pharmacocinétiques limitées chez des patients présentant un état sévère (voir rubrique 4.4) :
Adultes et adolescents
Dose dentretien de 9 MUI/jour, répartis en 2-3 doses
Chez des patients présentant un état sévère, une dose de charge de 9 MUI devrait être administrée.
L'intervalle de temps le plus approprié par rapport à la première dose d'entretien n'a pas été établi.
Une modélisation suggère que des doses de charge et d'entretien jusqu'à 12 MUI peuvent être nécessaires chez des patients avec une fonction rénale normale dans certains cas. L'expérience clinique avec de telles doses est toutefois extrêmement limitée, et la sécurité demploi n'a pas été établie.
La dose de charge est à utiliser chez des patients aux fonctions rénales normales et altérées, y compris chez ceux ayant eu une transplantation rénale.
Insuffisance rénale
Des adaptations posologiques en cas d'insuffisance rénale sont nécessaires, mais les données pharmacocinétiques disponibles chez linsuffisant rénal sont très limitées.
Les adaptations posologiques suivantes peuvent être proposées à titre indicatif.
Des diminutions de posologie sont recommandées pour les patients avec une clairance de la créatinine < 50 ml/min :
Une administration 2 fois par jour est recommandée.
|
Clairance de la créatinine (ml/min) |
Dose quotidienne |
|
< 50-30 |
5,5-7,5 MUI |
|
< 30-10 |
4,5-5,5 MUI |
|
< 10 |
3,5 MUI |
M UI = million UI
Hémodialyse et hémo(dia)filtration continue
La colistine semble être dialysable par hémodialyse conventionnelle et hémo(dia)filtration veino-veineuse continue (HFVVC, HDFVVC). Il existe des données très limitées provenant d'études pharmacocinétiques menées sur de très petits nombres de patients transplantés rénaux. Aucune recommandation posologique ne peut pas être établie. Les schémas suivants pourraient être envisagés.
Hémodialyse
Jours sans hémodialyse: 2,25 MUI /jour (2,2-2,3 MUI/jour).
Jours avec hémodialyse: 3 MUI/jour les jours dhémodialyse, à administrer après la séance dhémodialyse.
Une administration 2 fois par jour est recommandée.
HFVVC, HDFVVC
Comme pour les patients avec une fonction rénale normale. Une administration 3 fois par jour est recommandée.
Insuffisance hépatique
Il n'y a pas de données chez les patients insuffisants hépatiques. La prudence est recommandée quand le colistiméthate sodique est administré chez ces patients.
Sujet âgé
Aucun ajustement posologique chez les patients âgés présentant une fonction rénale normale nest jugé nécessaire.
Population pédiatrique
Les données à l'appui dun schéma posologique dans la population pédiatrique sont très limitées. La maturité rénale doit être prise en considération lors de la détermination de la dose. La dose doit être basée sur la masse maigre.
Enfants ≤ 40 kg
75 000 à 150 000 UI/kg/jour répartis en 3 doses.
Pour des enfants ayant un poids supérieur à 40 kg, l'utilisation des recommandations posologiques pour les adultes doit être envisagée.
L'utilisation de doses > 150 000 UI/kg/jour a été rapportée chez des enfants atteints de mucoviscidose.
Il n'y a pas de données concernant l'utilisation d'une dose de charge, ni la quantité de cette dose, chez les enfants présentant un état sévère.
Aucune recommandation posologique na été établie chez des enfants présentant une insuffisance rénale.
Administration intrathécale et intraventriculaire
Basée sur des données limitées, la posologie suivante est recommandée chez les adultes :
Voie intraventriculaire
125 000 UI/jour
Les doses administrées par voie intrathécale ne doivent pas dépasser celles recommandées pour l'administration intraventriculaire.
Aucune recommandation posologique spécifique concernant ladministration par voies intrathécale et intraventriculaire ne peut être effectuée pour les enfants.
Mode dadministration
COLIMYCINE est administré par voie intraveineuse en perfusion lente, sur 30 - 60 minutes.
Dans une solution aqueuse, le colistiméthate sodique est hydrolysé en colistine, la substance active. Pour la préparation de la dose, en particulier lorsque plusieurs flacons sont nécessaires, la reconstitution de la dose requise doit être effectuée en milieu aseptique strict (voir rubrique 6.6).
Tableau de conversion des posologies :
Dans l'Union Européenne (UE), la dose de colistiméthate sodique (CMS) doit être prescrite et administrée seulement en unités internationales (UI). L'étiquetage du produit indique le nombre dUI par flacon.
Des confusions et des erreurs médicamenteuses ont eu lieu en raison des différentes expressions de la dose en termes dactivité. Aux Etats-Unis, et dans dautres parties du monde, la dose exprimée est en milligrammes dactivité de colistine base (mg ACB).
Le tableau de conversion suivant est mentionné pour information et les valeurs doivent être seulement considérées comme indicatives et approximatives.
Tableau de conversion en CMS
|
Activité |
≈ masse de CMS (mg)* |
|
|
UI |
≈ mg ACB |
|
|
12 500 |
0.4 |
1 |
|
150 000 |
5 |
12 |
|
1 000 000 |
34 |
80 |
|
4 500 000 |
150 |
360 |
|
9 000 000 |
300 |
720 |
* Activité indicative de la substance active = 12 500 UI/mg
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les données cliniques sur l'efficacité et la sécurité demploi du colistiméthate sodique par voie intraveineuse sont limitées. Les doses recommandées dans toutes les sous-populations sont également basées sur des données limitées (données cliniques et pharmacocinétiques/pharmacodynamiques). En particulier, les données de sécurité demploi sont limitées concernant l'utilisation de doses élevées (> 6 M UI/jour), l'utilisation d'une dose de charge et dans des populations particulières (patients insuffisants rénaux et population pédiatrique). Le colistiméthate sodique ne doit être utilisé que lorsque les autres antibiotiques plus fréquemment prescrits, ne sont pas efficaces ou sont jugés inappropriés.
La surveillance de la fonction rénale doit être effectuée en début de traitement et régulièrement au cours du traitement chez tous les patients. La posologie de colistiméthate sodique doit être adaptée en fonction de la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2).
Les patients hypovolémiques ou ceux recevant d'autres médicaments potentiellement néphrotoxiques ont un risque élevé de néphrotoxicité due à la colistine (voir rubriques 4.5 et 4.8). Une néphrotoxicité a été rapportée en lien avec les doses cumulées et la durée de traitement dans certaines études. L'avantage dune durée de traitement prolongée doit être pesé au regard du risque potentiellement accru de toxicité rénale.
La prudence est recommandée lors de ladministration de colistiméthate sodique chez les nourrissons de moins de 1 an car la fonction rénale nest pas complétement mature dans ce groupe d'âges. En outre, l'effet de limmaturité de la fonction rénale et métabolique sur la transformation du colistiméthate sodique en colistine nest pas connu.
En cas de réaction allergique, le traitement par colistiméthate sodique doit être interrompu et des mesures adaptées doivent être mises en place.
Des concentrations sériques élevées de colistiméthate sodique, pouvant être associées à un surdosage ou à un échec dans la réduction de la posologie chez les insuffisants rénaux, ont été rapportées, ayant conduit à des effets neurotoxiques tels que paresthésie faciale, faiblesse musculaire, vertiges, troubles de lélocution, instabilité vasomotrice, troubles visuels, confusion, psychose et apnée. Une surveillance de lapparition de paresthésies péribuccales et de paresthésies des extrémités, qui sont des signes de surdosage, doit être effectuée (voir rubrique 4.9).
Le colistiméthate sodique est connu pour réduire la libération présynaptique de l'acétylcholine à la jonction neuro-musculaire et doit être utilisé chez les patients atteints de myasthénie avec la plus grande prudence et seulement si cette prescription est absolument nécessaire.
Un arrêt respiratoire a été rapporté après une administration intramusculaire de colistiméthate sodique. Linsuffisance rénale augmente la possibilité dapnée et de blocage neuromusculaire après une administration de colistiméthate sodique.
Le colistiméthate sodique doit être utilisé avec une extrême prudence chez les patients présentant une porphyrie.
Des colites associées aux antibiotiques et des colites pseudomembraneuses ont été rapportées avec presque tous les antibiotiques et peuvent survenir avec le colistiméthate sodique. Leur sévérité peut varier dune forme légère jusquà engager le pronostic vital. Il est important denvisager ce diagnostic chez les patients présentant une diarrhée pendant ou après l'utilisation de colistiméthate sodique (voir rubrique 4.8). Larrêt du traitement et ladministration dun traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Les médicaments inhibant péristaltisme ne doivent pas être administrés.
Le passage du colistiméthate sodique administré par voie intraveineuse au travers de la barrière hémato-encéphalique nengendre pas deffet cliniquement pertinent. L'administration par voies intrathécale ou intraventriculaire de colistiméthate sodique dans le traitement des méningites n'a pas été systématiquement étudiée dans des essais cliniques et est uniquement documentée par des cas notifiés. Les données justifiant la posologie sont très limitées. L'effet indésirable le plus fréquemment observé avec ladministration de CMS était une méningite aseptique (voir rubrique 4.8).
Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par flacon de solution injectable reconstituée.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Il faut être prudent lors de lutilisation concomitante avec dautres formulations à base de colistiméthate sodique étant donné que lexpérience est limitée et quune toxicité cumulative est possible.
Aucune étude d'interaction in vivo n'a été réalisée. Le mécanisme de transformation du colistiméthate sodique en substance active, la colistine, nest pas caractérisé. Le mécanisme de la clairance de la colistine, y compris au niveau rénal, est également inconnu. Le colistiméthate sodique ou la colistine n'ont induit aucune activité des enzymes P 450 (CYP) testées (CYP1A2, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19 et 3A4/5) dans les études in vitro menées sur des hépatocytes humains.
Les interactions médicamenteuses potentielles doivent être prises en compte lorsque COLIMYCINE est co-administré avec des médicaments connus pour inhiber ou activer le métabolisme enzymatique ou des médicaments connus pour être des substrats pour les transporteurs rénaux.
En raison des effets de la colistine sur la libération dacétylcholine, les myorelaxants non dépolarisants doivent être utilisés avec prudence chez les patients recevant du colistiméthate sodique car leurs effets pourraient être prolongés (voir rubrique 4.4).
Un traitement concomitant de colistiméthate sodique avec les macrolides tels que l'azithromycine et la clarithromycine, ou les fluoroquinolones comme la norfloxacine et la ciprofloxacine, doit être envisagé avec prudence chez les patients présentant une myasthénie (voir rubrique 4.4).
Médicaments néphrotoxiques
Lutilisation conjointe de médicaments ayant une toxicité rénale propre augmente le risque de néphrotoxicité. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance biologique rénale.
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les « ciclovirs », le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Curares
Potentialisation des curares lorsque l'antibiotique est administré par voie parentérale avant, pendant ou après l'agent curarisant. Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de lINR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Dans le cas dune exposition à ce médicament en cours de grossesse, une évaluation de la fonction rénale du nouveau-né est recommandée.
Allaitement
Compte tenu de limmaturité digestive du nouveau-né et du risque de néphrotoxicité, par prudence, la poursuite de lallaitement nest pas recommandée pendant toute la durée du traitement maternel par COLIMYCINE 1 000 000 UI poudre et solvant pour solution injectable. Une suspension de lallaitement pendant le traitement de la mère est donc conseillée.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· Insuffisance rénale pouvant survenir dès les premiers jours de traitement et dont les facteurs favorisants sont en particulier des doses élevées et/ou une longue durée de traitement et/ou un traitement néphrotoxique associé (voir rubrique 4.4), linsuffisance rénale étant habituellement réversible.
· Troubles neuropsychiques, en cas de surdosage, à type de :
o paresthésies péribuccales et des extrémités,
o désorientation temporo-spatiale,
o syndrome confusionnel (voir rubrique 4.9).
Ces troubles neurologiques sont plus fréquents si le traitement dépasse 8 jours, même en labsence dinsuffisance rénale préalable.
· Blocage neuromusculaire en cas dassociation à des agents curarisants ou en cas dinsuffisance à lélimination rénale. En cas de paralysie respiratoire, traitement symptomatique et respiration assistée si nécessaire (voir rubrique 4.9).
· En cas dadministration intrathécale ou intraventriculaire, signes dirritation méningée.
· Réaction allergique qui nécessite larrêt du traitement (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des signes à type de troubles neuro-psychiques (paresthésies péribuccales et des extrémités, désorientation temporo-spatiale, syndrome confusionnel), à type de blocage neuro-musculaire, ont été observés en cas de surdosage.
Il nexiste pas dantidote en cas de surdosage en colistine.
En cas de paralysie respiratoire, traitement symptomatique et respiration assistée si nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique, autres antibactériens, polymyxines, code ATC : J01XB01
Mécanisme daction
Le colistiméthate sodique est la prodrogue de la colistine.
La colistine est un antibiotique polypeptidique cyclique appartenant à la famille des polymyxines. Les polymyxines agissent en altérant la membrane cellulaire et les effets physiologiques qui en résultent conduisent à la mort de la bactérie. Les polymyxines ont une activité élective vis-à-vis de bactéries aérobies à Gram négatif qui ont une membrane externe hydrophobe.
Résistance
Les bactéries résistantes sont caractérisées par une modification des groupes phosphates des lipopolysaccharides, qui se substituent en éthanolamine ou amino-arabinose. Les bactéries à Gram négatif naturellement résistantes, tels que Proteus mirabilis et Burkholderia cepacia, présentent une substitution complète de leur phosphate lipidique en éthanolamine ou amino-arabinose.
Une résistance croisée entre la colistine (polymyxine E) et la polymyxine B peut exister. Comme le mécanisme d'action des polymyxines est différent de celui dautres antibiotiques, la résistance à la colistine et la polymyxine par le seul mécanisme mentionné ci-dessus ne serait pas susceptible d'engendrer une résistance à d'autres classes de médicaments.
Le taux de mutation à la colimycine est élevé, de lordre de 10-6 à 10-7, doù limportance dune utilisation en association.
Les mécanismes de la résistance bactérienne à la colistine ne sont pas totalement élucidés. Les mécanismes les plus fréquents sont dus à des modifications des lipopolysaccharides.
Relation pharmacocinétique-pharmacodynamique PK / PD
Les polymyxines ont été présentées comme ayant un effet bactéricide concentration-dépendant sur les bactéries sensibles. Le ratio fASC/CMI est considéré comme prédictif de l'efficacité clinique.
Concentrations critiques établies par lEUCAST
Les concentrations minimales inhibitrices (CMI) critiques établies par lEuropean Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) sont présentées ci-dessous.
|
Sensible (S) |
Résistant (R) a |
|
|
Acinetobacter |
S ≤ 2 |
R > 2 mg/l |
|
Enterobacteriaceae |
S ≤ 2 |
R > 2 mg/l |
|
Pseudomonas spp |
S ≤ 4 |
R > 4 mg/l |
* Les concentrations critiques sont établies à la posologie de 2-3 M UI x 3. Une dose de charge (9 M UI) peut être nécessaire.
Sensibilité
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable dobtenir un avis spécialisé principalement lorsque lintérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.
Le tableau suivant liste les pathogènes jugés pertinents par rapport aux indications thérapeutiques, en les catégorisant selon leur niveau de résistance.
|
Espèces habituellement sensibles |
|
Acinetobacter baumannii |
|
Haemophilus influenzae |
|
Klebsiella spp |
|
Pseudomonas aeruginosa |
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Espèces inconstamment sensibles (résistance acquise > 10 %) |
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Stenotrophomonas maltophilia |
|
Achromobacter xylosoxidans (anciennement Alcaligenes xylosoxidans) |
|
Espèces naturellement résistantes |
|
Burkholderia cepacia et espèces associées |
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Proteus spp |
|
Providencia spp |
|
Serratia spp |
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Il existe des éléments indiquant que la pharmacocinétique chez les patients présentant un état sévère diffère de celle des patients avec une altération physiologique moins sévère et de celle des volontaires sains. Les données suivantes sont basées sur des études utilisant des dosages réalisés par CLHP pour déterminer les concentrations plasmatiques de CMS/colistine.
Les dosages microbiologiques de la colistine ne constituent pas une méthode fiable et reproductible de mesure. Seuls les dosages réalisés par chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC) permettent dobtenir des valeurs fiables et reproductibles.
Le colistiméthate sodique est la prodrogue de la colistine. Après la perfusion de colistiméthate sodique, la pro-drogue inactive est transformée en colistine active. Il a été montré que le pic de concentrations plasmatiques de colistine peut se produire avec un retard pouvant aller jusqu'à 7 heures après ladministration de colistiméthate sodique chez les patients présentant un état sévère.
Distribution
Le volume de distribution de la colistine chez les sujets sains est faible et correspond approximativement au liquide extracellulaire (LEC). Le volume de distribution est particulièrement augmenté chez les sujets présentant un état sévère.
La liaison aux protéines est modérée et diminue aux concentrations plus élevées.
En l'absence dinflammation des méninges, la pénétration dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) est minime, mais elle augmente en présence dune inflammation des méninges.
Le CMS et la colistine suivent une pharmacocinétique linéaire dans l'intervalle de doses cliniquement pertinentes.
Élimination
On estime qu'environ 30 % du colistiméthate sodique est transformé en colistine chez les sujets sains, sa clairance dépend de la clairance de la créatinine et quand la fonction rénale diminue, une plus grande partie du CMS est transformée en colistine. Chez les patients avec une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min), la transformation pourrait atteindre 60 à 70 %. Le CMS est éliminé principalement par les reins par filtration glomérulaire. Chez les sujets sains, 60 % à 70 % du CMS est excrété sous forme inchangée dans les urines en 24 heures.
L'élimination de la colistine active nest pas entièrement caractérisée. La colistine subit une réabsorption tubulaire rénale importante et peut soit être éliminée par voie non-rénale ou subir un métabolisme rénal avec une accumulation rénale potentielle. La clairance de la colistine diminue en cas d'insuffisance rénale, possiblement due à une augmentation de la transformation du CMS.
La demi-vie de la colistine chez des sujets sains et chez ceux présentant une mucoviscidose est évaluée autour de 3h et 4h, respectivement, avec une clairance totale d'environ 3 l/h. Chez les patients présentant un état sévère, il a été rapporté une demi-vie prolongée autour de 9-18h.
5.3. Données de sécurité préclinique
Solution injectable isotonique de chlorure de sodium.
3 ans.
L'hydrolyse de colistiméthate est significativement augmentée lorsque quil est reconstitué et dilué en-dessous de sa concentration micellaire critique d'environ 80 000 UI par ml.
Les solutions en-dessous de cette concentration doivent être utilisées immédiatement.
La stabilité chimique et physique en cours dutilisation de la solution reconstituée dans le flacon d'origine, avec une concentration ≥ 80 000 UI/ml, a été démontrée pendant 24 heures à 2 - 8°C.
D'un point de vue microbiologique, sauf si la méthode d'ouverture/reconstitution/dilution exclut le risque de contamination microbienne, le produit doit être utilisé immédiatement. Si la solution nest pas utilisée immédiatement, les durées et conditions de conservation sont de la responsabilité de l'utilisateur.
Pour les solutions pour perfusion, qui ont été diluées au-delà du volume original du flacon et/ou avec une concentration < 80 000 UI/ml, le produit doit être utilisé immédiatement, ainsi quen cas dadministration par voie intrathécale ou intraventriculaire.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poudre en flacon (verre incolore de type I) de 10 ml avec bouchon (chlorobutyl) gris.
3 ml de solvant en ampoule (verre incolore de type I).
Boîtes de 1,10, 50 flacons de poudre + ampoules de solvant.
Boîte de 50 flacons de poudre.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Reconstituer le contenu du flacon avec lampoule de solvant contenant 3 ml de solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %, ou sinon avec pas plus de 10 ml d'eau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium à 0,9 %.
Pour perfusion : la solution reconstituée peut être diluée, généralement avec 50 ml de solution de chlorure de sodium à 0,9 %.
Lors de la reconstitution, mélanger doucement pour éviter la formation de mousse.
Pour un usage unique et toute solution restante doit être éliminée.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 456 7 5 : 1 flacon + 1 ampoule de solvant.
· 34009 551 769 9 2 : 50 flacons + 50 ampoules de solvant.
· 34009 551 770 7 4 : 50 flacons.
· 34009 553 144 6 2 : 10 flacons + 10 ampoules de solvant.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- CHIBROXINE 0,3 POUR CENT, collyre en solution
- CIFLOX 200 mg/100 mL, solution pour perfusion (IV)
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
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