AZACITIDINE ZENTIVA 25 mg/mL, poudre pour suspension injectable
CIS 62925369
Informations à jour au 18 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/08/2021
AZACITIDINE ZENTIVA 25 mg/mL, poudre pour suspension injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Azacitidine........................................................................................................................... 100 mg
Pour un flacon.
Après reconstitution, chaque mL de suspension contient 25 mg dazacitidine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour suspension injectable.
Poudre blanche lyophilisée.
4.1. Indications thérapeutiques
· un syndrome myélodysplasique (SMD) de risque intermédiaire-2 ou élevé selon lindex pronostique international (International Prognostic Scoring System, IPSS),
· une leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) avec 10 à 29 % de blastes médullaires sans syndrome myéloprolifératif,
· une leucémie aiguë myéloblastique (LAM) avec 20 à 30 % de blastes et dysplasie de lignées multiples, selon la classification de lOrganisation Mondiale de la Santé (OMS),
· une LAM avec > 30 % de blastes médullaires selon la classification de lOMS.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement par lazacitidine doit être instauré et poursuivi sous la surveillance dun médecin ayant lexpérience de lutilisation des agents chimiothérapeutiques. Les patients doivent recevoir une prémédication par des antiémétiques contre les nausées et les vomissements.
La dose initiale recommandée pour le premier cycle de traitement, chez tous les patients, indépendamment des valeurs hématologiques de base, est de 75 mg/m2 de surface corporelle, par injection sous-cutanée, quotidiennement pendant 7 jours, suivis dune période de repos de 21 jours (cycle de traitement de 28 jours).
Il est recommandé dadministrer au patient un minimum de 6 cycles de traitement. Le traitement doit être poursuivi tant quil apporte des bénéfices au patient ou jusquà progression de la maladie.
Le rapport réponse/toxicité hématologique et la toxicité rénale doivent être surveillés chez le patient (voir rubrique 4.4) ; il pourra être nécessaire de différer le début du cycle suivant ou de réduire la dose comme indiqué ci-dessous.
Analyses de laboratoire
Un bilan hépatique et une mesure de la créatinine sérique et du bicarbonate sérique doivent être effectués avant de commencer le traitement et avant chaque cycle de traitement. Une numération sanguine complète doit être réalisée avant de commencer le traitement et, si nécessaire, pour contrôler la réponse et la toxicité, mais dans tous les cas, au minimum avant chaque cycle de traitement.
Ajustement posologique lié à la toxicité hématologique
La toxicité hématologique se définit comme la numération sanguine la plus basse atteinte (nadir) au cours dun cycle donné si les plaquettes ≤ 50,0 x 109/L et/ou que la numération des polynucléaires neutrophiles (PNN) ≤ 1 x 109/L.
La récupération correspond à une augmentation du nombre de cellules de la/des lignée(s) cellulaire(s) affectée(s) par la toxicité hématologique à hauteur dau moins le nadir plus la moitié de la différence absolue entre le nadir et la numération de base (soit : numération sanguine après récupération ≥ nadir + (0,5 x [numération de base nadir]).
Chez les patients dont les valeurs hématologiques de base ne sont pas diminuées (c-à-d., numération leucocytaire ≥ 3,0 x 109/L et PNN ≥ 1,5 x 109/L, et plaquettes ≥ 75,0 x 109/L) avant initiation du traitement
Si une toxicité hématologique est observée suite au traitement par lazacitidine, le cycle de traitement suivant doit être différé jusquà récupération de la numération plaquettaire et des PNN. Si la récupération est obtenue dans un délai de 14 jours, aucun ajustement posologique nest nécessaire. En revanche, si la récupération ne se produit pas dans ce délai de 14 jours, la dose doit être réduite comme indiqué dans le tableau suivant. Après ces modifications posologiques, la durée du cycle sera ramenée à 28 jours.
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Nadir des numérations |
% dose lors du cycle suivant, si la récupération* nest pas obtenue dans les 14 jours |
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PNN (x 109/L) |
Plaquettes (x 109/L) |
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≤ 1,0 |
≤ 50,0 |
50 % |
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> 1,0 |
> 50,0 |
100 % |
*Récupération = numérations ≥ nadir + (0,5 x [numération de base nadir])
Chez les patients dont les valeurs hématologiques de base sont diminuées (c-à-d., numération leucocytaire < 3,0 x 109/L ou PNN < 1,5 x 109/L ou plaquettes < 75,0 x 109/L) avant initiation du traitement
Si, suite au traitement par lazacitidine, la réduction de la numération leucocytaire ou des PNN ou des plaquettes par rapport aux numérations antérieures au traitement est ≤ 50 %, ou supérieure à 50 % mais quelle saccompagne dune amélioration dune lignée cellulaire, le cycle suivant ne doit pas être différé et aucun ajustement posologique nest requis.
Si la réduction de la numération leucocytaire, ou des PNN, ou des plaquettes, est supérieure à 50 % par rapport aux numérations antérieures au traitement mais ne saccompagne daucune amélioration de la différenciation cellulaire, le cycle de traitement suivant par lazacitidine doit être différé jusquà récupération de la numération plaquettaire et des PNN. Si la récupération est obtenue dans un délai de 14 jours, aucun ajustement posologique nest nécessaire. En revanche, si la récupération ne se produit pas dans ce délai de 14 jours, la cellularité de la moelle osseuse doit être déterminée. Si la cellularité de la moelle osseuse est > 50 %, aucun ajustement posologique nest requis. Si la cellularité de la moelle osseuse est ≤ 50 %, le traitement doit être différé et la dose réduite comme indiqué dans le tableau suivant :
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Cellularité de la moelle osseuse |
% dose lors du cycle suivant si la récupération nest pas obtenue dans les 14 jours |
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Récupération* ≤ 21 jours |
Récupération* > 21 jours |
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15-50 % |
100 % |
50 % |
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< 15 % |
100 % |
33 % |
*Récupération = numérations ≥ nadir + (0,5 x [numération de base nadir])
Après ces modifications posologiques, la durée du cycle suivant sera ramenée à 28 jours.
Populations particulières
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique spécifique nest recommandé chez les patients âgés. La probabilité dune insuffisance rénale étant plus importante chez les patients âgés, il pourra être utile de contrôler la fonction rénale.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, lazacitidine peut être administrée sans ajustement posologique initial (voir rubrique 5.2). En cas de diminution inexpliquée du taux de bicarbonate sérique en dessous de 20 mmol/L, la dose doit être réduite de 50 % lors du cycle suivant. En cas daugmentation inexpliquée de la créatinine sérique ou de lurée sanguine à hauteur de ≥ 2 fois la valeur de base et la limite supérieure de la normale (LSN), le cycle suivant doit être différé jusquà ce que les valeurs reviennent à la normale ou à leur niveau de base et la dose doit être réduite de 50 % lors du cycle de traitement suivant (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
Aucune étude formelle na été menée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubrique 4.4). En cas dinsuffisance hépatique sévère, les patients doivent être surveillés attentivement afin de détecter les événements indésirables. Aucune modification spécifique de la dose initiale nest recommandée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique avant le début du traitement ; les ajustements posologiques ultérieurs devront se faire sur la base des valeurs hématologiques. Lazacitidine est contre-indiquée chez les patients atteints de tumeurs hépatiques malignes à un stade avancé (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de lazacitidine chez les enfants âgés de 0 à 17 ans nont pas encore été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Une fois reconstituée, lazacitidine doit être injectée par voie sous-cutanée dans le haut du bras, la cuisse ou labdomen. Les sites dinjection doivent être alternés. Chaque nouvelle injection doit être pratiquée à au moins 2,5 cm de distance du site précédent et en aucun cas sur une zone sensible, présentant une ecchymose, une rougeur ou une induration.
Après reconstitution, la suspension ne doit pas être filtrée. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Tumeur hépatique maligne à un stade avancé (voir rubrique 4.4).
Allaitement (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Toxicité hématologique
Le traitement par lazacitidine est associé à des cas danémie, de neutropénie et de thrombopénie, en particulier au cours des 2 premiers cycles (voir rubrique 4.8). Une numération sanguine complète doit être réalisée si nécessaire pour contrôler la réponse et la toxicité, mais dans tous les cas, au moins avant chaque cycle de traitement. Après administration de la dose recommandée pour le premier cycle, la dose utilisée lors des cycles suivants devra être réduite ou son administration différée en fonction du nadir des numérations et de la réponse hématologique (voir rubrique 4.2). Il devra être conseillé aux patients de signaler rapidement tout épisode fébrile. Il est également conseillé aux patients et à leurs médecins dêtre attentifs aux signes et symptômes dhémorragie.
Insuffisance hépatique
Aucune étude formelle na été menée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique. Chez les patients présentant une charge tumorale élevée due à une atteinte métastatique, des cas de coma hépatique progressif et de décès sous traitement par lazacitidine ont été signalés, en particulier lorsque le taux de base dalbumine sérique de ces patients était < 30 g/L. Lazacitidine est contre-indiquée chez les patients atteints de tumeurs hépatiques malignes à un stade avancé (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
Des anomalies rénales allant de laugmentation du taux de créatinine sérique à linsuffisance rénale et au décès ont été signalées chez des patients traités par lazacitidine en voie intraveineuse en association avec dautres agents chimiothérapeutiques. Par ailleurs, une acidose tubulaire rénale définie par la chute du bicarbonate sérique à < 20 mmol/L associée à une urine alcaline et à une hypokaliémie (potassium sérique < 3 mmol/L), est survenue chez 5 sujets atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) traités par lazacitidine et létoposide. En cas de diminution inexpliquée du bicarbonate sérique (< 20 mmol/L) ou daugmentation de la créatinine sérique ou de lurée sanguine, la dose doit être réduite ou son administration différée (voir rubrique 4.2).
Les patients doivent être informés quils doivent signaler immédiatement à leur médecin une oligurie et une anurie. Bien quil nait pas été observé de différences cliniquement significatives dans la fréquence des effets indésirables entre les patients ayant une fonction rénale normale et ceux présentant une insuffisance rénale, les patients doivent être surveillés attentivement afin de détecter toute toxicité car lazacitidine et/ou ses métabolites sont excrétés principalement par les reins (voir rubrique 4.2).
Analyses de laboratoire
Un bilan hépatique et une mesure de la créatinine et du bicarbonate sérique doivent être effectués avant de commencer le traitement et avant chaque cycle de traitement. Une numération sanguine complète doit être réalisée avant de commencer le traitement et, si nécessaire, pour contrôler la réponse et la toxicité, mais dans tous les cas, au minimum avant chaque cycle de traitement, voir également rubrique 4.8.
Affections cardiaques et pulmonaires
La sécurité et lefficacité de lazacitidine nont pas été établies chez les patients présentant des antécédents dinsuffisance cardiaque congestive sévère, daffection cardiaque cliniquement instable ou daffection pulmonaire, ces patients ayant été exclus des études pivots denregistrement (AZA PH GL 2003 CL 001 et AZA-AML-001). Les données récentes dune étude clinique chez des patients ayant des antécédents connus de maladie cardiovasculaire ou pulmonaire ont montré une augmentation significative de lincidence des événements cardiaques avec lazacitidine (voir rubrique 4.8). La prudence est donc recommandée en cas de prescription dazacitidine chez ces patients. Un bilan cardio-pulmonaire doit être envisagé avant et pendant le traitement.
Fasciite nécrosante
Des cas de fasciite nécrosante, dont certains dissue fatale, ont été rapportés chez des patients traités par lazacitidine. Le traitement par lazacitidine doit être arrêté chez les patients qui développent une fasciite nécrosante et un traitement approprié doit être instauré immédiatement.
Syndrome de lyse tumorale
Les patients présentant des risques de syndrome de lyse tumorale sont ceux qui ont une charge tumorale élevée avant le traitement. Ces patients doivent être étroitement surveillés et les précautions appropriées doivent être prises.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Daprès les données in vitro, le métabolisme de lazacitidine ne semble pas être médié par les isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), les UDP-glucuronosyl-transférases (UGT), les sulfotransférases (SULT) et les glutathion transférases (GST) ; la survenue dinteractions liées à ces enzymes de métabolisation in vivo est donc jugée improbable.
La survenue deffets inhibiteurs ou inducteurs cliniquement significatifs de lazacitidine sur les enzymes du cytochrome P450 est improbable (voir rubrique 5.2).
Aucune étude clinique formelle des interactions médicamenteuses de lazacitidine na été réalisée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer et les hommes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusquà 3 mois après larrêt du traitement.
Grossesse
Il nexiste pas de données suffisamment pertinentes sur lutilisation de l'azacitidine chez la femme enceinte. Des études effectuées chez la souris ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique nest pas connu. Compte tenu des résultats des études chez lanimal et de son mécanisme daction, lazacitidine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, à moins dune nécessité absolue. Les effets bénéfiques du traitement doivent être évalués au cas par cas au regard des risques éventuels encourus par le ftus.
Allaitement
On ne sait pas si lazacitidine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Compte tenu des effets indésirables graves possibles chez lenfant allaité, lallaitement est contre-indiqué pendant le traitement par lazacitidine.
Fertilité
Il nexiste pas de données concernant les effets de l'azacitidine sur la fertilité humaine. Chez lanimal, des effets indésirables sur la fertilité des mâles ont été décrits avec lazacitidine (voir rubrique 5.3). Il devra être déconseillé aux hommes de concevoir pendant le traitement et ils devront utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusquà 3 mois après larrêt du traitement. Avant de commencer le traitement, il est conseillé aux patients de sexe masculin de se renseigner sur les procédures de conservation du sperme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lazacitidine a une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Une fatigue a été rapportée pendant le traitement par lazacitidine. La prudence est donc recommandée en cas de conduite ou dutilisation de machines.
Résumé du profil de sécurité
Population de patients adultes présentant un SMD, une LMMC ou une LAM (avec 20 à 30 % de blastes médullaires)
Des effets indésirables jugés potentiellement ou probablement en rapport avec ladministration dazacitidine sont survenus chez 97 % des patients.
Les effets indésirables graves relevés le plus fréquemment lors de létude pivot (AZA PH GL 2003 CL 001) ont été notamment des neutropénies fébriles (8,0 %) et des anémies (2,3 %) qui ont également été signalés lors des études complémentaires (CALGB 9221 et CALGB 8921). Les autres effets indésirables graves observés dans ces trois études ont été notamment des infections telles que sepsis neutropéniques (0,8 %) et pneumonies (2,5 %) (certains dissue fatale), thrombopénies (3,5 %), réactions dhypersensibilité (0,25 %) et événements hémorragiques (par exemple, hémorragie cérébrale [0,5 %], hémorragie gastro-intestinale [0,8 %] et hémorragie intracrânienne [0,5 %]).
Les effets indésirables signalés le plus fréquemment lors du traitement par lazacitidine ont été les réactions hématologiques (71,4 %), notamment la thrombopénie, la neutropénie et la leucopénie (généralement de grade 3 à 4), les événements gastro-intestinaux (60,6 %), notamment les nausées et les vomissements (généralement de grade 1 à 2), et les réactions au site dinjection (77,1 % ; généralement de grade 1 à 2).
Population de patients adultes âgés de 65 ans et plus présentant une LAM avec > 30 % de blastes médullaires
Les effets indésirables graves les plus fréquents (≥ 10 %) observés dans le bras de traitement par lazacitidine de létude AZA-AML-001 ont été notamment des neutropénies fébriles (25,0 %), des pneumonies (20,3 %) et des pyrexies (10,6 %). Les autres effets indésirables graves signalés moins fréquemment dans le bras de traitement par lazacitidine ont été notamment : sepsis (5,1 %), anémie (4,2 %), sepsis neutropénique (3,0 %), infection urinaire (3,0 %), thrombopénie (2,5 %), neutropénie (2,1 %), cellulite (2,1 %), sensations vertigineuses (2,1 %) et dyspnée (2,1 %).
Les effets indésirables signalés le plus fréquemment (≥ 30 %) lors du traitement par lazacitidine ont été des événements gastro-intestinaux, notamment des constipations (41,9 %), des nausées (39,8 %) et des diarrhées (36,9 %) (généralement de grade 1 ou 2), des troubles généraux et anomalies au site dadministration, notamment des pyrexies (37,7 % ; généralement de grade 1 ou 2) et des événements hématologiques, notamment des neutropénies fébriles (32,2 %) et des neutropénies (30,1 %) (généralement de grade 3 ou 4).
Liste tabulée des effets indésirables
Le tableau 1 ci-dessous liste les effets indésirables associés au traitement par lazacitidine qui ont été observés dans les principales études cliniques menées dans les SMD et la LAM et rapportés dans le cadre de la pharmacovigilance.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les effets indésirables sont présentés dans le tableau ci-dessous en fonction de la fréquence la plus élevée observée dans lune des principales études cliniques.
Tableau 1 : Effets indésirables observés chez des patients présentant un SMD ou une LAM traités par lazacitidine (rapportés dans le cadre des études cliniques et de la pharmacovigilance)
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Classe de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Fréquence indéterminée |
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Infections et infestations |
pneumonie* (y compris bactérienne, virale et fongique), rhinopharyngite |
sepsis* (y compris bactérien, viral et fongique), sepsis neutropénique*, infection respiratoire (y compris des voies respiratoires supérieures et bronchite), infection urinaire, cellulite, diverticulite, mycose buccale, sinusite, pharyngite, rhinite, herpès, infection cutanée |
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fasciite nécrosante* |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
neutropénie fébrile*, neutropénie, leucopénie, thrombopénie, anémie |
pancytopénie*, aplasie médullaire |
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Affections du système immunitaire |
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réactions dhypersensibilité |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
anorexie, diminution de lappétit, hypokaliémie |
déshydratation |
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syndrome de lyse tumorale |
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Affections psychiatriques |
Insomnie |
état confusionnel, anxiété |
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Affections du système nerveux |
sensations vertigineuses, céphalées |
hémorragie intracrânienne*, syncope, somnolence, léthargie |
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Affections oculaires |
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hémorragie oculaire, hémorragie conjonctivale |
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Affections cardiaques |
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épanchement péricardique |
péricardite |
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Affections vasculaires |
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hypotension*, hypertension, hypotension orthostatique, hématome |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
dyspnée, épistaxis |
épanchement pleural, dyspnée deffort, douleur pharyngo-laryngée |
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pneumopathie interstitielle |
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Affections gastro-intestinales |
diarrhée, vomissements, constipation, nausées, douleurs abdominales (y compris inconfort aux niveaux supérieur et inférieur de labdomen) |
hémorragie gastro-intestinale* (y compris hémorragie buccale), hémorragie hémorroïdaire, stomatite, hémorragie gingivale, dyspepsie |
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Affections hépatobiliaires |
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Insuffisance hépatique*, coma hépatique progressif |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
pétéchies, prurit (y compris prurit généralisé), rash, ecchymoses |
purpura, alopécie, urticaire, érythème, rash maculeux |
dermatose neutrophilique fébrile aiguë, pyoderma gangrenosum |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
arthralgie, douleurs musculo-squelettiques (y compris dorsalgies, douleurs osseuses et douleurs aux extrémités) |
spasmes musculaires, myalgie |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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insuffisance rénale*, hématurie, augmentation du taux de créatinine sérique |
acidose tubulaire rénale |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
pyrexie*, fatigue, asthénie, douleurs thoraciques, érythème au site dinjection, douleur au site dinjection, réaction (non précisée) au site dinjection |
ecchymose, hématome, induration, rash, prurit, inflammation, décoloration, nodule et hémorragie (au site dinjection), malaise, frissons, hémorragie au site du cathéter |
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nécrose (au site dinjection) |
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Investigations |
perte de poids |
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* = de rares cas fatals ont été rapportés.
Description de certains effets indésirables
Effets indésirables hématologiques
Les effets indésirables hématologiques signalés le plus fréquemment (≥ 10 %) en association avec le traitement par lazacitidine sont les anémies, les thrombopénies, les neutropénies, les neutropénies fébriles et les leucopénies, et sont généralement de grade 3 ou 4. Le risque de survenue de ces événements est plus important pendant les 2 premiers cycles, après quoi ils deviennent moins fréquents chez le patient dont la fonction hématologique se rétablit. Dans la plupart des cas, les effets indésirables hématologiques ont été pris en charge par le biais dune surveillance régulière des numérations sanguines complètes et, si nécessaire, en différant ladministration de lazacitidine lors du cycle suivant, à laide dune prophylaxie antibiotique et/ou d'un traitement de support par facteur de croissance (G-CSF, par exemple) pour la neutropénie et de transfusions pour lanémie ou la thrombopénie.
Infections
Linsuffisance médullaire peut entraîner une neutropénie et un risque accru dinfection. Des effets indésirables graves, tels que des sepsis, y compris des sepsis neutropéniques et des pneumonies, dont certains dissue fatale, ont été signalés chez des patients recevant de lazacitidine. Les infections peuvent être prises en charge en utilisant des agents anti-infectieux associés à un traitement de support par facteur de croissance (G-CSF, par exemple) pour la neutropénie.
Hémorragies
Des hémorragies peuvent se produire chez les patients sous azacitidine. Des effets indésirables graves tels que des hémorragies gastro-intestinales et des hémorragies intracrâniennes ont été rapportés. Les patients doivent être surveillés afin de détecter les signes et symptômes dhémorragie, en particulier en cas de thrombopénie préexistante ou liée au traitement.
Hypersensibilité
De graves réactions dhypersensibilité ont été décrites chez des patients sous azacitidine. En cas de réaction de type anaphylactique, le traitement par lazacitidine doit être immédiatement interrompu et un traitement symptomatique adapté doit être instauré.
Effets indésirables cutanés et du tissu sous-cutané
En majorité, les effets indésirables cutanés et sous-cutanés concernent le site dinjection. Aucun de ces effets indésirables na nécessité dinterrompre le traitement par lazacitidine ou de réduire la dose dazacitidine lors des études pivots. Les effets indésirables sont survenus majoritairement au cours des 2 premiers cycles de traitement et ont eu tendance à diminuer lors des cycles suivants. Les effets indésirables sous-cutanés tels que éruption/inflammation/prurit au site dinjection, rash, érythème et lésion cutanée peuvent nécessiter un traitement concomitant par des antihistaminiques, des corticostéroïdes et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) notamment. Ces réactions cutanées doivent être différenciées des infections des tissus mous survenant parfois au site dinjection. Des infections des tissus mous, incluant une cellulite et une fasciite nécrosante dissue fatale dans de rares cas, ont été rapportées avec lazacitidine dans le cadre de la pharmacovigilance. Pour la prise en charge clinique des effets indésirables infectieux, voir la rubrique 4.8 Infections.
Effets indésirables gastro-intestinaux
Les effets indésirables gastro-intestinaux signalés le plus fréquemment en association avec le traitement par lazacitidine ont été notamment la constipation, la diarrhée, les nausées et les vomissements. Ces effets indésirables ont été pris en charge à laide dun traitement symptomatique par des antiémétiques pour les nausées et les vomissements, des anti-diarrhéiques pour la diarrhée et des laxatifs et/ou émollients fécaux pour la constipation.
Effets indésirables rénaux
Des anomalies rénales, allant de laugmentation du taux de créatinine sérique et dune hématurie à lacidose tubulaire rénale, à linsuffisance rénale et au décès, ont été signalées chez des patients traités par lazacitidine (voir rubrique 4.4).
Effets indésirables hépatiques
Chez les patients présentant une charge tumorale élevée due à une atteinte métastatique, des cas dinsuffisance hépatique, de coma hépatique progressif et de décès ont été rapportés pendant le traitement par lazacitidine (voir rubrique 4.4).
Événements cardiaques
Les données dune étude clinique permettant linclusion de patients ayant des antécédents connus de maladie cardiovasculaire ou pulmonaire ont montré une augmentation des événements cardiaques chez les patients présentant une LAM nouvellement diagnostiquée traités par lazacitidine (voir rubrique 4.4).
Population âgée
Les données de sécurité concernant lutilisation de lazacitidine chez les patients âgés de 85 ans et plus sont limitées (avec 14 patients [5,9 %] âgés de 85 ans et plus traités au cours de létude AZA-AML-001).
Population pédiatrique
Dans létude AZA-JMML-001, 28 patients pédiatriques (âgés de 1 mois à moins de 18 ans) ont été traités par azacitidine pour un SMD (n = 10) ou une leucémie myélomonocytaire juvénile (LMMJ) (n = 18) (voir rubrique 5.1).
Les 28 patients ont tous présenté au moins 1 événement indésirable et 17 (60,7 %) ont présenté au moins un événement indésirable lié au traitement. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés pour la totalité de la population pédiatrique étaient la pyrexie, des événements hématologiques comme lanémie, la thrombopénie et la neutropénie fébrile, et des événements gastro-intestinaux tels la constipation et les vomissements.
Trois (3) sujets ont souffert dun événement lié au traitement, ayant conduit à un arrêt du traitement (pyrexie, progression de la maladie et douleurs abdominales).
Dans létude AZA-AML-004, 7 patients pédiatriques (âgés de 2 à 12 ans) ont été traités par azacitidine pour une LAM en rechute moléculaire après une première rémission complète [RC1] (voir rubrique 5.1).
Les 7 patients ont tous présenté au moins 1 événement indésirable lié au traitement. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient la neutropénie, les nausées, la leucopénie, la thrombopénie, la diarrhée et lélévation de lalanine aminotransférase (ALAT). Deux patients ont présenté un événement lié au traitement ayant entraîné linterruption de ce dernier (neutropénie et neutropénie fébrile).
Aucun nouveau signal de sécurité na été identifié parmi le nombre limité de patients pédiatriques traités par azacitidine au cours de létude clinique. Le profil de sécurité global est cohérent avec celui de la population adulte.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un cas de surdosage de lazacitidine a été signalé lors des études cliniques. Un patient a présenté une diarrhée, des nausées et des vomissements après avoir reçu une dose intraveineuse unique de 290 mg/m2 environ, soit près de 4 fois la dose initiale recommandée.
En cas de surdosage, létat du patient devra être surveillé par des numérations sanguines appropriées et un traitement de soutien devra être mis en uvre au besoin. Aucun antidote spécifique à lazacitidine en cas de surdosage nest connu.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antinéoplasiques, Analogues de la pyrimidine, code ATC : L01BC07.
Mécanisme daction
Lazacitidine pourrait exercer ses effets antinéoplasiques par des mécanismes multiples comprenant une cytotoxicité directe à lencontre des cellules hématopoïétiques anormales de la moelle osseuse et une hypométhylation de lADN. Les effets cytotoxiques de lazacitidine pourraient résulter de mécanismes multiples, comprenant linhibition de la synthèse de lADN, de lARN et de protéines, son incorporation dans lARN et lADN, et lactivation des voies de dégradation de lADN. Les cellules non prolifératives sont relativement insensibles à lazacitidine. Lincorporation de lazacitidine dans lADN entraîne linactivation des ADN méthyltransférases, ce qui engendre une hypométhylation de lADN. Lhypométhylation de lADN des gènes qui sont impliqués dans la régulation du cycle cellulaire normal, la différentiation et les voies de lapoptose, et qui présentent une méthylation aberrante peut entraîner une réexpression des gènes suppresseurs de tumeurs et une restauration de leurs fonctions. Limportance relative de lhypométhylation de lADN par rapport à la cytotoxicité ou aux autres activités de lazacitidine en termes de résultats cliniques observés na pas été établie.
Efficacité et sécurité clinique
Population de patients adultes (SMD, LMMC et LAM [avec 20 à 30 % de blastes médullaires])
Lefficacité et la sécurité de lazacitidine ont été étudiées dans une étude comparative, internationale, multicentrique, contrôlée, en ouvert, randomisée, sur groupes parallèles, de phase 3 (AZA PH GL 2003 CL 001) chez des patients adultes atteints de : SMD à risque intermédiaire-2 ou élevé selon lindex pronostique international (International Prognostic Scoring System, IPSS), anémie réfractaire avec excès de blastes (AREB), anémie réfractaire avec excès de blastes en transformation (AREB-T) et leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) modifiée selon le système de classification franco-américano-britannique (FAB). LAREB-T (21 à 30 % de blastes) est désormais classée parmi les LAM daprès le système de classification actuel de lOMS. Lazacitidine ajoutée au traitement symptomatique optimal (Best Supportive Care, BSC) (n = 179) a été comparée aux traitements classiques (Conventional Care Regimens, CCR). Les CCR étaient constitués du BSC seul (n = 105), de cytarabine à faible dose plus le BSC (n = 49) ou dune chimiothérapie dinduction standard plus le BSC (n = 25). Le choix dun des trois CCR a été fait par le médecin pour chaque patient avant la randomisation. Les patients ont reçu le CCR préalablement sélectionné sils nétaient pas randomisés dans le groupe de traitement par azacitidine. Entre autres critères dinclusion, les patients devaient présenter un indice de performance ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) de 0 à 2. Les patients atteints de SMD secondaire ont été exclus de létude. Le critère dévaluation principal de létude était la durée de survie globale. Lazacitidine a été administrée par injection sous-cutanée à la dose de 75 mg/m2 quotidiennement pendant 7 jours, suivis dune période de repos de 21 jours (cycle de traitement de 28 jours) pendant une durée médiane de 9 cycles (intervalle = 1 à 39) et une durée moyenne de 10,2 cycles. Au sein de la population en intention de traiter (ITT), lâge médian était de 69 ans (intervalle : 38 à 88 ans).
Dans la population en ITT, constituée de 358 patients (179 sous azacitidine et 179 sous CCR), le traitement par azacitidine a été associé à une durée de survie médiane de 24,46 mois contre 15,02 mois chez les patients sous CCR, soit une différence de 9,4 mois, avec une valeur de p = 0,0001 avec le test du log-rank stratifié. Le rapport de risque (RR) correspondant aux effets de ce traitement a été de 0,58 (IC à 95 % : 0,43 ; 0,77). Le taux de survie à deux ans a été de 50,8 % chez les patients sous azacitidine contre 26,2 % chez les patients sous CCR (p < 0,0001).

Abréviations : AZA = azacitidine ; CCR = traitements classiques (conventional care regimens) ; IC = intervalle de confiance ; RR = risque relatif
Les bénéfices de lazacitidine en termes de survie ont été cohérents indépendamment du traitement CCR choisi (BSC seul, cytarabine à faible dose plus BSC ou chimiothérapie dinduction standard plus BSC) dans le groupe témoin.
Lorsque les différents sous-groupes cytogénétiques IPSS ont été analysés, des résultats similaires ont été obtenus en termes de survie globale médiane dans tous les groupes (profils cytogénétiques de bon pronostic, de pronostic intermédiaire ou de mauvais pronostic y compris les monosomies 7).
Les analyses des sous-groupes par classes dâge ont fait apparaître une augmentation de la survie globale médiane dans tous les groupes (< 65 ans, ≥ 65 ans et ≥ 75 ans).
Le traitement par azacitidine a été associé à un délai médian avant décès ou transformation en LAM de 13,0 mois contre 7,6 mois chez les patients sous CCR, soit une amélioration de 5,4 mois avec une valeur de p = 0,0025 avec le test du log-rank stratifié.
Le traitement par azacitidine a également été associé à une réduction des cytopénies et des symptômes associés. Le traitement par azacitidine a entraîné une réduction du besoin en transfusions de plaquettes et de globules rouges. Sur lensemble des patients du groupe sous azacitidine qui étaient initialement dépendants des transfusions de globules rouges, 45,0 % sont devenus indépendants des transfusions de globules rouges pendant la période de traitement, contre 11,4 % dans les groupes sous CCR poolés (soit une différence statistiquement significative (p < 0,0001) de 33,6 % (IC à 95 % : 22,4 ; 44,6). Parmi les patients initialement dépendants des transfusions de globules rouges devenus indépendants, la durée médiane de cette indépendance a été de 13 mois dans le groupe sous azacitidine.
La réponse au traitement a été évaluée par linvestigateur ou par le Comité de revue indépendant (CRI). La réponse globale (rémission complète [RC] + rémission partielle [RP]) déterminée par linvestigateur a été de 29 % dans le groupe sous azacitidine et de 12 % dans les groupes sous CCR poolés (p = 0,0001). La réponse globale (RC + RP) déterminée par le CRI dans létude AZA PH GL 2003 CL 001 a été de 7 % (12/179) dans le groupe sous azacitidine contre 1 % (2/179) dans les groupes sous CCR poolés (p = 0,0113). Les différences entre les évaluations du CRI et de linvestigateur sexpliquent par lutilisation des critères du groupe de travail international (International Working Group, IWG), lesquels requièrent une amélioration des numérations sanguines périphériques et le maintien de cette amélioration pendant au minimum 56 jours. Un bénéfice en termes de survie a également été démontré chez les patients nayant pas obtenu de réponse complète/partielle suite au traitement par lazacitidine. Une amélioration hématologique (majeure ou mineure) déterminée par le CRI a été obtenue chez 49 % des patients sous azacitidine contre 29 % des patients dans les groupes sous CCR poolés (p < 0,0001).
Sur lensemble des patients présentant initialement une ou plusieurs anomalies cytogénétiques, le pourcentage de patients ayant bénéficié dune réponse cytogénétique majeure a été similaire dans le groupe sous azacitidine et dans les groupes sous CCR poolés. Le taux de réponses cytogénétiques mineures a été supérieur de façon statistiquement significative (p = 0,0015) dans le groupe sous azacitidine (34 %) par rapport aux groupes sous CCR poolés (10 %).
Population de patients adultes âgés de 65 ans et plus présentant une LAM avec > 30 % de blastes médullaires
Les résultats présentés ci-dessous représentent la population en intention de traiter évaluée dans létude AZA-AML-001 (voir la rubrique 4.1 pour lindication autorisée).
Lefficacité et la sécurité de lazacitidine ont été étudiées dans une étude de phase 3 internationale, multicentrique, contrôlée, en ouvert, sur groupes parallèles, chez des patients âgés de 65 ans et plus présentant une LAM de novo ou secondaire récemment diagnostiquée avec > 30 % de blastes médullaires selon la classification de lOMS, qui nétaient pas éligibles à une GCSH. Lazacitidine plus BSC (n = 241) a été comparée aux CCR. Les CCR consistaient en BSC seul (n = 45), cytarabine à faible dose plus BSC (n = 158) ou chimiothérapie intensive standard avec cytarabine et anthracycline plus BSC (n = 44). Le choix dun des trois CCR a été fait par le médecin pour chaque patient avant la randomisation. Les patients ont reçu le CCR préalablement sélectionné sils nétaient pas randomisés dans le bras de traitement par azacitidine. Parmi les critères dinclusion, les patients devaient avoir un indice de performance ECOG de 0 à 2 et présenter des anomalies cytogénétiques de risque intermédiaire ou défavorable. Le critère dévaluation principal de létude était dévaluer la durée de survie globale.
Lazacitidine a été administrée par voie SC à la dose de 75 mg/m2/jour pendant 7 jours, suivis dune période de repos de 21 jours (cycle de traitement de 28 jours), pendant un nombre médian de 6 cycles (intervalle : 1 à 28) ; les patients du groupe BSC seul ont été traités pendant un nombre médian de 3 cycles (intervalle : 1 à 20), les patients du groupe cytarabine à faible dose pendant un nombre médian de 4 cycles (intervalle : 1 à 25) et les patients du groupe chimiothérapie intensive standard pendant un nombre médian de 2 cycles (intervalle : 1 à 3, cycle dinduction plus 1 ou 2 cycle(s) de consolidation).
Les paramètres individuels initiaux étaient comparables entre les groupes azacitidine et CCR. L'âge médian des patients était de 75,0 ans (intervalle : 64 à 91 ans), 75,2 % étaient caucasiens et 59,0 % étaient des hommes. Lors de linclusion, 60,7 % des patients présentaient une LAM sans spécification particulière, 32,4 % une LAM avec anomalies associées aux myélodysplasies, 4,1 % une néoplasie myéloïde secondaire à un traitement et 2,9 % une LAM avec anomalies cytogénétiques récurrentes selon la classification de lOMS.
Dans l'analyse en ITT portant sur 488 patients (241 patients traités par azacitidine et 247 patients recevant un CCR), le traitement par azacitidine a été associé à une durée de survie médiane de 10,4 mois versus 6,5 mois chez les patients recevant un CCR, soit une différence de 3,8 mois, avec une valeur de p = 0,1009 selon un test du log-rank stratifié (bilatéral). Le rapport de risque (RR) pour leffet du traitement a été de 0,85 (IC à 95 % = 0,69 ; 1,03). Les taux de survie à un an ont été de 46,5 % chez les patients recevant lazacitidine versus 34,3 % chez les patients recevant un CCR.

Le modèle à risques proportionnels de Cox ajusté pour les facteurs pronostiques initiaux prédéfinis a montré un RR de 0,80 pour lazacitidine versus CCR (IC à 95 % = 0,66 ; 0,99, p = 0,0355).
De plus, bien que létude nait pas eu la puissance nécessaire pour démontrer une différence statistiquement significative dans la comparaison du groupe traité par lazacitidine aux groupes recevant les CCR présélectionnés, la survie chez les patients traités par azacitidine a été plus longue comparé aux options de traitement CCR, BSC seul et cytarabine à faible dose plus BSC, et comparable à celle observée dans le bras recevant la chimiothérapie intensive standard plus BSC.
Dans tous les sous-groupes prédéfinis [âge (< 75 ans et ≥ 75 ans), sexe, groupe ethnique, indice de performance ECOG (0 ou 1 et 2), risque cytogénétique lors de linclusion (intermédiaire et défavorable), région géographique, classification OMS de la LAM (incluant LAM avec anomalies associées aux myélodysplasies), numération leucocytaire lors de linclusion (≤ 5 x 109/L et > 5 x 109/L), taux de blastes médullaires lors de l'inclusion (≤ 50 % et > 50 %) et antécédents de SMD], il a été observé une tendance à un bénéfice de SG en faveur de lazacitidine. Le RR pour la SG a atteint la significativité statistique dans quelques sous-groupes prédéfinis, dont les patients ayant un risque cytogénétique défavorable, les patients présentant une LAM avec anomalies associées aux myélodysplasies, les patients âgés de moins de 75 ans, les femmes et les patients blancs.
Les réponses hématologique et cytogénétique ont été évaluées par les investigateurs et par le CRI avec des résultats comparables. Le taux de réponse globale (rémission complète [RC] + rémission complète avec récupération incomplète de la numération sanguine [RCi]) déterminé par le CRI a été de 27,8 % dans le bras recevant lazacitidine et de 25,1 % dans les bras sous CCR poolés. Chez les patients ayant obtenu une RC ou une RCi, la durée de rémission médiane a été de 10,4 mois (IC à 95 % = 7,2 ; 15,2) chez les patients recevant lazacitidine et de 12,3 mois (IC à 95 % = 9,0 ; 17,0) chez les patients recevant un CCR. Un bénéfice en termes de survie a également été démontré pour lazacitidine par rapport aux CCR chez les patients qui navaient pas obtenu de réponse complète.
Le traitement par azacitidine a amélioré les numérations sanguines périphériques et a entraîné une diminution du besoin de transfusions de globules rouges (GR) et de plaquettes. Un patient était considéré comme dépendant des transfusions de globules rouges ou de plaquettes lors de linclusion sil avait reçu une ou plusieurs transfusions de GR ou de plaquettes au cours des 56 jours (8 semaines) précédant ou suivant la randomisation respectivement. Un patient était considéré comme indépendant des transfusions de GR ou de plaquettes pendant la période de traitement sil navait pas reçu de transfusions de GR ou de plaquettes pendant 56 jours consécutifs au cours de la période de notification.
Chez les patients du bras azacitidine qui étaient initialement dépendants des transfusions de globules rouges, 38,5 % (IC à 95 % = 31,1 ; 46,2) sont devenus indépendants des transfusions de GR pendant la période de traitement contre 27,6 % (IC à 95 % = 20,9 ; 35,1) des patients des groupes CCR poolés. Chez les patients qui étaient initialement dépendants des transfusions de globules rouges et qui sont devenus indépendants des transfusions pendant la période de traitement, la durée médiane dindépendance aux transfusions de GR a été de 13,9 mois dans le bras azacitidine et na pas été atteinte dans le bras CCR.
Chez les patients du bras azacitidine qui étaient dépendants des transfusions de plaquettes lors de linclusion, 40,6 % (IC à 95 % = 30,9 ; 50,8) sont devenus indépendants des transfusions pendant la période de traitement contre 29,3 % (IC à 95 %= 19,7 ; 40,4) des patients des groupes CCR poolés. Chez les patients qui étaient initialement dépendants des transfusions de plaquettes et qui sont devenus indépendants des transfusions pendant la période de traitement, la durée médiane dindépendance aux transfusions de plaquettes a été de 10,8 mois dans le bras azacitidine et de 19,2 mois dans le bras CCR.
La qualité de vie liée à la santé (QdVLS) a été évaluée à laide du questionnaire de base sur la qualité de vie de lEuropean Organization for Research and Treatment of Cancer (EORTC QLQ-C30). Les données de QdVLS ont pu être analysées pour un sous-groupe de la population totale de létude. Malgré des limites dans lanalyse, les données disponibles semblent indiquer que les patients ne présentent pas une détérioration significative de la qualité de vie pendant le traitement par azacitidine.
Population pédiatrique
Létude AZA-JMML-001 était une étude de phase II, internationale, multicentrique, en ouvert, visant à évaluer la pharmacocinétique, la pharmacodynamique, la sécurité et lactivité de lazacitidine avant une GCSH chez des patients pédiatriques atteints dun SMD ou dune LMMJ avancé(e) nouvellement diagnostiqué(e). Lobjectif principal de létude clinique était dévaluer leffet de lazacitidine sur le taux de réponse au Cycle 3, Jour 28.
Les patients (SMD, n = 10 ; LMMJ, n = 18, 3 mois à 15 ans ; 71 % de garçons) ont été traités par 75 mg/m² dazacitidine par voie intraveineuse, quotidiennement les Jours 1 à 7 dun cycle de 28 jours pendant un minimum de 3 cycles et un maximum de 6 cycles.
Linclusion dans le bras SMD de létude a été arrêtée après 10 patients SMD en raison du manque defficacité : aucune réponse confirmée na été rapportée pour ces 10 patients.
Dans le bras LMMJ de létude, 18 patients (13 avec la mutation somatique PTPN11, 3 avec NRAS et 1 avec KRAS, et 1 diagnostic clinique de neurofibromatose de type 1 [NF-1]) ont été inclus. Seize patients ont effectué 3 cycles de traitement et 5 ont terminé les 6 cycles. Un total de 11 patients LMMJ a présenté une réponse clinique au Cycle 3, Jour 28, et parmi ces 11 sujets, 9 (50 %) avaient une réponse clinique confirmée (3 sujets avec une RCc et 6 sujets avec une RPc). Parmi la cohorte de patients LMMJ traités par azacitidine, 7 patients (43,8 %) ont montré une réponse plaquettaire soutenue (numération ≥ 100 x 109/L) et 7 patients (43,8 %) ont nécessité une transfusion à la GCSH. La GCSH a pu être effectuée chez 17 patients sur les 18.
En raison de sa conception (petit nombre de patients et différents facteurs de confusion), cette étude ne permet pas de conclure si lazacitidine avant la GCSH améliore la survie chez les patients LMMJ.
Létude AZA-AML-004 était une étude de phase II, multicentrique et en ouvert, visant à évaluer la sécurité, la pharmacodynamique et lefficacité de lazacitidine par rapport à labsence de tout traitement anticancéreux chez lenfant et le jeune adulte présentant une LAM en rechute moléculaire après une RC1.
Sept patients (âge médian : 6,7 ans [intervalle : 2 à 12 ans] ; 71,4 % de garçons) ont été traités par 100 mg/m² dazacitidine par voie intraveineuse quotidiennement les Jours 1 à 7 de chaque cycle de 28 jours pendant un maximum de 3 cycles.
Cinq patients ont passé une évaluation de la maladie résiduelle minimale (MRM) le Jour 84. 4 dentre eux ont atteint une stabilisation moléculaire (n = 3) ou une amélioration moléculaire (n = 1) et 1 patient a présenté une rechute clinique. Six des 7 patients (90 % [IC à 95 % = 0,4 ; 1,0]) traités par lazacitidine avaient reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH).
En raison de la faible taille de léchantillon, lefficacité de lazacitidine chez les patients pédiatriques présentant une LAM ne peut pas être établie.
Voir la rubrique 4.8 pour des informations sur la sécurité.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration sous-cutanée dune dose unique de 75 mg/m2, lazacitidine a été rapidement absorbée, avec un pic de concentration plasmatique de 750 ± 403 ng/mL atteint 0,5 h après ladministration (premier prélèvement effectué). La biodisponibilité absolue de lazacitidine administrée par voie sous-cutanée par rapport à lazacitidine administrée par voie intraveineuse (doses uniques de 75 mg/m2) a été dapproximativement 89 % daprès laire sous la courbe (ASC).
Laire sous la courbe et la concentration plasmatique maximale (Cmax) de lazacitidine administrée par voie sous-cutanée ont été approximativement proportionnelles dans lintervalle de doses de 25 à 100 mg/m2.
Distribution
Suite à ladministration intraveineuse, le volume de distribution moyen a été de 76 ± 26 L et la clairance systémique de 147 ± 47 L/h.
Biotransformation
Daprès les données in vitro, le métabolisme de lazacitidine ne semble pas être médié par les isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), les UDP-glucuronosyl-transférases (UGT), les sulfotransférases (SULT) et les glutathion transférases (GST).
Lazacitidine subit une hydrolyse spontanée et une désamination par la cytidine désaminase. Au niveau des fractions hépatiques humaines S9, la formation des métabolites a été indépendante du NADPH, ce qui implique que les isoenzymes du cytochrome P450 ne contribuent pas au métabolisme de lazacitidine. Une étude in vitro de lazacitidine sur des cultures dhépatocytes humains indique quà des concentrations de 1,0 μM à 100 μM (c.-à-d. jusquà 30 fois environ la concentration atteinte en pratique clinique), lazacitidine na pas deffet inducteur sur les CYP 1A2, 2C19, 3A4 ou 3A5. Lors détudes visant à évaluer linhibition dune série disoenzymes du cytochrome P450 (CYP 1A2, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4), lazacitidine à des concentrations allant jusquà 100 μM na pas eu deffet inhibiteur. Il est donc improbable que lazacitidine entraîne une induction ou une inhibition des isoenzymes CYP aux concentrations plasmatiques atteintes en pratique clinique.
Elimination
Lazacitidine est rapidement éliminée du plasma, avec une demi-vie délimination (t½) moyenne, après administration sous-cutanée, de 41 ± 8 minutes. Aucune accumulation nest observée après ladministration sous-cutanée de 75 mg/m2 dazacitidine une fois par jour pendant 7 jours. Lélimination de lazacitidine et/ou de ses métabolites se fait principalement par excrétion urinaire. Après administration intraveineuse et sous-cutanée de 14C-azacitidine, respectivement 85 % et 50 % de la radioactivité administrée ont été retrouvés dans les urines contre < 1 % dans les selles.
Populations particulières
Les effets de linsuffisance hépatique (voir rubrique 4.2), du sexe, de lâge ou des origines ethniques sur les propriétés pharmacocinétiques de lazacitidine nont pas été formellement étudiés.
Population pédiatrique
Dans létude AZA-JMML-001, lanalyse pharmacocinétique a été réalisée le Jour 7 du Cycle 1 auprès de 10 patients pédiatriques SMD et 18 patients LMMJ (voir rubrique 5.1). Lâge médian (intervalle) des patients SMD était de 13,3 ans (1,9-15) et de 2,1 ans (0,2-6,9) pour les patients LMMJ.
Après administration intraveineuse dune dose de 75 mg/m², lazacitidine atteint rapidement la Cmax en 0,083 heure, tant dans la population SMD que LMMJ. Les moyennes géométriques de la Cmax étaient de 1 797,5 et de 1 066,3 ng/mL, et les moyennes géométriques de lASC0-∞ étaient de 606,9 et 240,2 ng.h/mL, pour les patients SMD et LMMJ, respectivement. Les moyennes géométriques du volume de distribution des sujets SMD et LMMJ étaient de 103,9 et 61,1 L, respectivement. Il est apparu que lexposition plasmatique totale de lazacitidine était supérieure chez les sujets SMD ; toutefois, une variabilité inter-patient modérée à élevée a été observée tant pour lASC que pour la Cmax.
Les moyennes géométriques de t1/2 étaient de 0,4 et de 0,3 heure, et les moyennes géométriques de la clairance étaient de 166,4 et de 148,3 L/h pour SMD et LMMJ, respectivement.
Les données pharmacocinétiques de létude AZA-JMML-001 ont été rassemblées et comparées aux données pharmacocinétiques de 6 sujets adultes SMD ayant reçu 75 mg/m² dazacitidine par voie intraveineuse de létude AZA-2002-BA-002. La Cmax et lASC0-t moyenne étaient similaires entre les patients adultes et les patients pédiatriques après administration intraveineuse (2 750 ng/mL comparé à 2 841 ng/mL et 1 025 ng.h/mL comparé à 882,1 ng.h/mL, respectivement).
Dans létude AZA-AML-004, une analyse pharmacocinétique a été réalisée auprès de 6 des 7 patients pédiatriques qui présentaient au moins une concentration pharmacocinétique mesurable après ladministration dune dose (voir rubrique 5.1). Lâge médian (intervalle) des patients présentant une LAM était de 6,7 ans (2-12).
Après administration de plusieurs doses de 100 mg/m², les moyennes géométriques de la Cmax et de lASC0-tau le Jour 7 du Cycle 1 étaient de 1 557 ng/mL et de 899,6 ng.h/mL respectivement, avec lobservation dune forte variabilité interindividuelle (%CV de 201,6 % et de 87,8 % respectivement). Après ladministration intraveineuse, lazacitidine a rapidement atteint la Cmax (délai médian de 0,090 heure) avant de diminuer (moyenne géométrique de t1/2 de 0,380 heure). Les moyennes géométriques de la clairance et du volume de distribution étaient de 127,2 L/h et de 70,2 L respectivement.
Lexposition pharmacocinétique (à lazacitidine) observée chez les enfants présentant une LAM en rechute moléculaire après une RC1 était comparable non seulement à lexposition relevée à partir de données groupées portant sur 10 enfants présentant un SMD et sur 18 enfants présentant une LMMJ, mais également à lexposition à lazacitidine documentée chez des adultes présentant un SMD.
Insuffisance rénale
Linsuffisance rénale na pas deffet majeur sur les paramètres dexposition pharmacocinétique de lazacitidine après administration sous-cutanée de doses uniques et répétées. Après administration sous-cutanée dune dose unique de 75 mg/m2, les valeurs dexposition moyennes (ASC et Cmax) chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée et sévère étaient augmentées de respectivement 11 à 21 %, 15 à 27 % et 41 à 66 % par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale. Cependant, lexposition était dans le même intervalle général dexpositions que celles qui sont observées chez les sujets ayant une fonction rénale normale. Chez les patients présentant une insuffisance rénale, lazacitidine peut être administrée sans ajustement posologique initial, sous réserve que ces patients soient surveillés afin de détecter toute toxicité car lazacitidine et/ou ses métabolites sont excrétés principalement par les reins.
Caractéristiques pharmacogénomiques
Les effets des polymorphismes connus de la cytidine désaminase sur le métabolisme de lazacitidine nont pas été formellement étudiés.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lazacitidine induit des mutations génétiques et des aberrations chromosomiques dans les systèmes cellulaires de bactéries et de mammifères in vitro. La carcinogénicité de lazacitidine a été évaluée chez la souris et le rat. Lazacitidine a induit des tumeurs dans le système hématopoïétique des souris femelles, lorsquelle a été administrée par voie intrapéritonéale 3 fois par semaine pendant 52 semaines. Une augmentation de lincidence des tumeurs du système lymphoréticulaire, des poumons, des glandes mammaires et de la peau a été observée chez les souris traitées par lazacitidine administrée par voie intrapéritonéale pendant 50 semaines. Une étude du potentiel tumorigène chez le rat a fait apparaître une augmentation de lincidence des tumeurs testiculaires.
Les études dembryotoxicité précoce chez la souris ont révélé une fréquence de 44 % de décès embryonnaires intra-utérins (résorption accrue) suite à une injection unique dazacitidine par voie intrapéritonéale en cours dorganogenèse. Des anomalies du développement cérébral ont été détectées chez la souris sous azacitidine pendant ou avant la soudure de la voûte palatine. Chez le rat, lazacitidine na provoqué aucun effet indésirable lorsquelle était administrée avant limplantation mais elle sest révélée clairement embryotoxique lorsquelle était administrée pendant lorganogenèse. Les anomalies ftales survenues en cours dorganogenèse chez le rat ont été notamment : anomalies du SNC (exencéphalie/encéphalocèle), anomalies des membres (micromélie, pied bot, syndactylie, oligodactylie) et autres (microphtalmie, micrognathie, laparoschisis, dème et anomalies costales).
Ladministration dazacitidine chez la souris mâle avant laccouplement avec une femelle non traitée a entraîné une réduction de la fertilité et des pertes dans la descendance lors du développement embryonnaire et post-natal ultérieur. Le traitement des rats mâles a engendré une réduction de la masse testiculaire et des épididymes, une diminution de la numération des spermatozoïdes, une réduction des taux de grossesse, une augmentation du nombre dembryons anormaux et des pertes embryonnaires accrues chez les femelles fécondées (voir rubrique 4.4).
Flacon de poudre non ouvert :
3 ans
Après reconstitution :
Lorsque lazacitidine est reconstituée en utilisant de leau pour préparations injectables qui na pas été réfrigérée, la durée de stabilité chimique et physique démontrée à lutilisation pour le médicament reconstitué est de 60 minutes à 25 °C et de 8 heures entre 2 °C et 8 °C.
La durée de conservation du médicament reconstitué peut être prolongée en utilisant de leau pour préparations injectables réfrigérée (entre 2 °C et 8 °C) pour la reconstitution. Lorsque lazacitidine est reconstituée en utilisant de leau pour préparations injectables réfrigérée (entre 2 °C et 8 °C), la durée de stabilité chimique et physique démontrée à lutilisation pour le médicament reconstitué est de 22 heures entre 2 °C et 8 °C.
Dun point de vue microbiologique, le produit reconstitué doit être utilisé immédiatement. Dans le cas contraire, la durée et les conditions de conservation du médicament reconstitué avant administration relèvent de la responsabilité de lutilisateur, mais ne doivent en aucun cas dépasser 8 heures entre 2 °C et 8 °C en cas de reconstitution avec de leau pour préparations injectables non réfrigérée ou 22 heures en cas de reconstitution avec de leau pour préparations injectables réfrigérée (entre 2 °C et 8 °C).
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Suspension reconstituée
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre transparent de type I, muni dun bouchon en caoutchouc chlorobutyle FluroTec gris foncé et dune capsule amovible en aluminium de couleur blanche.
Présentation : 1 flacon
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Recommandations pour une manipulation en toute sécurité
Lazacitidine est un médicament cytotoxique et, comme pour toute autre substance potentiellement toxique, la manipulation et la préparation de la suspension dazacitidine doivent être réalisées avec précaution. Les procédures appropriées de manipulation et délimination applicables aux médicaments anticancéreux doivent être respectées.
Si lazacitidine reconstituée entre en contact avec la peau, rincer immédiatement et abondamment avec de leau et du savon. Si elle entre en contact avec les muqueuses, rincer abondamment avec de leau.
Procédure de reconstitution
Lazacitidine doit être reconstituée avec de leau pour préparations injectables. La durée de conservation du médicament reconstitué peut être prolongée en utilisant de leau pour préparations injectables réfrigérée (entre 2 °C et 8 °C) pour la reconstitution. Des informations sur la conservation du médicament reconstitué figurent ci-dessous.
1. Réunir les éléments suivants :
Flacon(s) dazacitidine ; flacon(s) deau pour préparations injectables ; gants chirurgicaux non stériles ; lingettes désinfectantes ; seringue(s) pour injection de 5 mL avec aiguille(s).
2. Aspirer 4 mL deau pour préparations injectables dans la seringue, en veillant à expulser toute bulle dair présente dans la seringue.
3. Introduire laiguille de la seringue contenant les 4 mL deau pour préparations injectables dans le bouchon en caoutchouc du flacon dazacitidine et injecter leau pour préparations injectables dans le flacon.
4. Retirer la seringue et laiguille, agiter vigoureusement le flacon jusquà obtenir une suspension trouble uniforme. Après reconstitution, chaque mL de suspension contient 25 mg dazacitidine (100 mg/4 mL). Le produit reconstitué se présente sous la forme dune suspension trouble homogène dépourvue dagglomérats. Jeter la suspension si elle contient de grosses particules ou des agglomérats. Ne pas filtrer la suspension après reconstitution car cela pourrait éliminer la substance active. Tenir compte du fait que certains adaptateurs, dispositifs sans aiguille de type spikes et systèmes fermés sont équipés de filtres ; ces dispositifs ou systèmes ne doivent donc pas être utilisés pour ladministration du médicament reconstitué.
5. Nettoyer le dessus du bouchon et introduire une nouvelle seringue avec aiguille dans le flacon. Retourner le flacon et sassurer que lextrémité de laiguille se situe en dessous de la surface du liquide. Tirer le piston afin daspirer le volume de médicament correspondant à la dose appropriée, en veillant à expulser toute bulle dair présente dans la seringue. Retirer la seringue avec aiguille du flacon et jeter laiguille.
6. Fixer solidement une aiguille pour injection sous-cutanée neuve (calibre 25 recommandé) sur la seringue. Afin de réduire lincidence des réactions locales au site dinjection, laiguille ne doit pas être purgée avant linjection.
7. Lorsque plus dun flacon est nécessaire, réitérer les étapes ci-dessus pour achever la préparation de la suspension. Si la dose requiert plus dun flacon, elle doit être répartie de façon égale, par exemple, pour une dose de 150 mg = 6 mL, 2 seringues de 3 mL chacune. Une petite quantité de suspension peut rester dans le flacon et laiguille et il peut ne pas être possible daspirer la totalité de la suspension du flacon.
8. Le contenu de la seringue doit être remis en suspension immédiatement avant ladministration. La seringue contenant la suspension reconstituée doit être laissée à température ambiante pendant 30 minutes au maximum avant ladministration jusquà ce quelle atteigne une température denviron 20 °C à 25 °C. Si ce délai de 30 minutes est dépassé, la suspension doit être éliminée de façon appropriée et une nouvelle dose doit être préparée. Pour remettre le produit en suspension, faire rouler la seringue vigoureusement entre les paumes de la main jusquà obtenir une suspension trouble uniforme. Jeter la suspension si elle contient de grosses particules ou des agglomérats.
Calcul dune dose spécifique
La dose totale basée sur la surface corporelle peut être calculée ainsi :
Dose totale (mg) = dose (mg/m2) x surface corporelle (m²)
Le tableau suivant est proposé uniquement à titre dexemple pour montrer comment calculer une dose dazacitidine spécifique pour une surface corporelle moyenne de 1,8 m2.
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Dose en mg/m2 (% de la dose initiale recommandée) |
Dose totale basée sur une surface corporelle de 1,8 m2 |
Nombre de flacons nécessaires |
Volume total de suspension reconstituée requis |
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75 mg/m2 (100 %) |
135 mg |
2 flacons |
5,4 mL |
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37,5 mg/m2 (50 %) |
67,5 mg |
1 flacon |
2,7 mL |
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25 mg/m2 (33 %) |
45 mg |
1 flacon |
1,8 mL |
Mode dadministration
Une fois reconstituée, lazacitidine doit être injectée par voie sous-cutanée (introduire laiguille avec un angle de 45 à 90°) à laide dune aiguille de calibre 25 dans le haut du bras, la cuisse ou labdomen.
Les doses supérieures à 4 mL doivent être injectées dans deux sites différents.
Les sites dinjection doivent être alternés. Chaque nouvelle injection doit être pratiquée à au moins 2,5 cm de distance du site précédent et en aucun cas sur une zone sensible, présentant une ecchymose, une rougeur ou une induration.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 052 5 9 : Poudre pour solution injectable en flacon (verre). Boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicament à prescription réservée aux spécialistes en cancérologie, hématologie ou oncologie médicale.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.