ZONISAMIDE SANDOZ 25 mg, gélule
CIS 63127527
Informations à jour au 27 avril 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/04/2021
ZONISAMIDE SANDOZ 25 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque gélule contient 25 mg de zonisamide.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule.
Gélule blanche n°4, mesurant 14,4 mm de long. Corps blanc opaque et coiffe blanche opaque, avec linscription « Z25 » imprimée en noir.
4.1. Indications thérapeutiques
ZONISAMIDE SANDOZ est indiqué :
· en monothérapie dans le traitement de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation secondaire, chez les patients adultes présentant une épilepsie nouvellement diagnostiquée (voir rubrique 5.1) ;
· en association dans le traitement de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation secondaire chez les adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans et plus.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie - Adultes
Titration et dose dentretien
Zonisamide peut être administré en monothérapie ou en association au traitement en cours chez ladulte. La posologie doit être adaptée en fonction de la réponse clinique. Le tableau 1 présente le schéma de titration et les doses dentretien recommandés. Certains patients, particulièrement ceux qui ne prennent pas de médicaments inducteurs du CYP3A4, peuvent répondre à des doses inférieures.
Arrêt du traitement par Zonisamide
En cas darrêt du traitement par Zonisamide, linterruption doit être progressive (voir rubrique 4.4). Lors des études cliniques chez ladulte, la posologie a été réduite de 100 mg tous les sept jours avec ajustement concomitant des doses des autres médicaments antiépileptiques (le cas échéant).
Tableau 1. Adultes Schéma daugmentation de la posologie et traitement dentretien recommandés
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Schéma thérapeutique |
Phase de titration |
Dose dentretien habituelle |
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Monothérapie Épilepsie nouvellement diagnostiquée chez ladulte |
Semaines 1 + 2 |
Semaines 3 + 4 |
Semaines 5 + 6 |
300 mg par jour (une fois par jour). Si une dose plus élevée est nécessaire, augmentation par paliers de 100 mg à intervalles de deux semaines jusquà une dose maximale de 500 mg |
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100 mg/jour (une fois par jour) |
200 mg/jour (une fois par jour) |
300 mg/jour (une fois par jour) |
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Traitement en association Patients recevant des inducteurs du CYP3A4 (voir rubrique 4.5) |
Semaine 1 |
Semaine 2 |
Semaines 3 à 5 |
300 à 500 mg par jour (une fois par jour en deux prises). |
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50 mg/jour (dose fractionnée en deux prises) |
100 mg/jour (dose fractionnée en deux prises) |
Augmentation par paliers de 100 mg à intervalle dune semaine |
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Patients ne recevant pas dinducteurs du CYP3A4, ou patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique |
Semaines 1 + 2 |
Semaines 3 + 4 |
Semaines 5 à 10 |
300 à 500 mg par jour (une fois par jour ou en deux prises). Certains patients peuvent répondre à des doses plus faibles |
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50 mg/jour (dose fractionnée en deux prises) |
100 mg/jour (dose fractionnée en deux prises) |
Augmentation par paliers de 100 mg maximum à intervalle de deux semaines |
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Recommandations générales pour la posologie de Zonisamide dans les populations particulières
Population pédiatrique (à partir de 6 ans)
Titration et traitement dentretien
Zonisamide doit être ajouté au traitement en cours chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus. La posologie doit être adaptée en fonction de la réponse clinique. Le tableau 2 présente le schéma de titration et les doses dentretien recommandés. Certains patients, en particulier ceux qui ne reçoivent pas de médicaments inducteurs du CYP3A4, peuvent répondre à des doses inférieures.
Les médecins doivent attirer lattention des patients pédiatriques et des parents/soignants sur lencadré de mise en garde pour les patients (dans la notice) relatif à la prévention des coups de chaleur (voir rubrique 4.4, Population pédiatrique).
Tableau 2. Population pédiatrique (à partir de 6 ans) Schéma daugmentation de la posologie et traitement dentretien recommandés
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Schéma thérapeutique |
Phase de titration |
Dose dentretien habituelle |
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Traitement en association
Patients recevant des inducteurs du CYP3A4 (voir rubrique 4.5) |
Semaine 1 |
Semaine 2 à 8 |
Patients pesant de 20 à 55 kga |
Patients pesant > 55 kg |
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1 mg/kg/jour (une fois par jour) |
Augmentation par paliers de 1 mg/kg à intervalle dune semaine |
6 à 8 mg/kg/jour (une fois par jour) |
300 à 500 mg/jour (une fois par jour) |
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Patients ne recevant pas dinducteurs du CYP3A4 |
Semaines 1 + 2 |
À partir de la semaine 3 |
6 à 8 mg/kg/jour (une fois par jour) |
300 à 500 mg/jour (une fois par jour) |
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1 mg/kg/jour (une fois par jour) |
Augmentation par paliers de 1 mg/kg à intervalle de deux semaines |
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Remarque :
a. Pour garantir le maintien dune dose thérapeutique, le poids de lenfant doit être surveillé et la posologie ajustée en cas de modification du poids jusquà 55 kg. Le schéma posologique est de 6 à 8 mg/kg/jour jusquà une dose maximale de 500 mg/jour.
La sécurité et lefficacité du zonisamide chez les enfants âgés de moins de 6 ans ou dont le poids est inférieur à 20 kg nont pas encore été établies.
Les données détudes cliniques chez des patients dont le poids est inférieur à 20 kg sont limitées. La prudence simpose donc pour le traitement denfants âgés de plus de 6 ans et pesant moins de 20 kg.
Il nest pas toujours possible dobtenir précisément la dose calculée avec les dosages des gélules de zonisamide commercialisées. Dans ce cas, il est donc recommandé darrondir la dose totale de zonisamide à la dose supérieure ou inférieure la plus proche pouvant être obtenue avec les dosages des gélules de zonisamide commercialisées (25 mg, 50 mg et 100 mg).
Arrêt du traitement
En cas darrêt du traitement par Zonisamide, linterruption doit être progressive (voir rubrique 4.4). Lors des études cliniques chez des patients pédiatriques, la posologie a été réduite denviron 2 mg/kg tous les sept jours (conformément au schéma présenté dans le tableau 3).
Tableau 3. Population pédiatrique (à partir de 6 ans) Schéma de réduction posologique recommandé
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Poids |
Diminution à intervalle dune semaine par paliers de : |
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20 28 kg |
25 à 50 mg/jour* |
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29 41 kg |
50 à 75 mg/jour* |
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42 55 kg |
100 mg/jour* |
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> 55 kg |
100 mg/jour* |
Remarque :
*Toutes les doses sont administrées une fois par jour.
Personnes âgées
Il existe peu de données sur lutilisation du zonisamide chez les personnes âgées, et il convient donc dêtre prudent lors de linstauration du traitement chez ces patients. Le profil de sécurité du zonisamide doit également être considéré lors de sa prescription (voir rubrique 4.8).
Insuffisance rénale
La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale car il existe peu de données sur lutilisation du zonisamide chez ces patients et il peut être nécessaire daugmenter plus lentement la posologie. Étant donné que le zonisamide et ses métabolites sont excrétés par voie rénale, le traitement doit être arrêté chez les patients qui développent une insuffisance rénale aiguë ou qui présentent une élévation persistante cliniquement significative de la créatinémie.
Chez des sujets insuffisants rénaux, une corrélation positive a été observée entre la clairance rénale de doses uniques de zonisamide et la clairance de la créatinine. LASC plasmatique du zonisamide a été augmentée de 35 % chez des sujets ayant une clairance de la créatinine inférieure à 20 ml/min.
Insuffisance hépatique
Il nexiste pas de données sur l'utilisation du zonisamide chez les patients présentant une altération des fonctions hépatiques. Par conséquent, ladministration aux patients présentant une insuffisance hépatique sévère nest pas recommandée. La prudence est recommandée chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée, et il peut être nécessaire d'augmenter plus lentement la posologie.
Mode dadministration
Les gélules de zonisamide doivent être administrées par voie orale.
Effet des aliments
Le zonisamide peut être pris au cours ou en dehors des repas (voir rubrique 5.2).
Hypersensibilité à la substance active, à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou aux sulfamides.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Éruption cutanée inexpliquée
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Des éruptions cutanées graves, y compris des cas de syndrome de Stevens-Johnson, peuvent survenir lors du traitement par le zonisamide. |
Larrêt du zonisamide doit être envisagé chez les patients qui développent une éruption cutanée inexpliquée. Tous les patients qui développent une éruption cutanée pendant le traitement par le zonisamide doivent faire lobjet dune surveillance étroite, et une prudence particulière est recommandée chez les patients traités en même temps par des médicaments antiépileptiques qui risquent de provoquer des éruptions cutanées.
Crises convulsives à larrêt du traitement
Conformément à la pratique clinique usuelle, larrêt éventuel du zonisamide chez les patients épileptiques doit se faire de manière progressive pour limiter les risques de crises convulsives à larrêt du traitement. Il nexiste pas de données suffisantes concernant larrêt des médicaments antiépileptiques concomitants une fois les crises contrôlées avec le zonisamide administré en association pour pouvoir utiliser le zonisamide en monothérapie. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de larrêt des autres médicaments antiépileptiques.
Réactions aux sulfamides
Le zonisamide est un dérivé du benzisoxazole qui comporte un groupement sulfamide. Les effets indésirables graves dorigine immunitaire qui sont associés aux médicaments contenant un groupement sulfamide incluent des éruptions cutanées, des réactions allergiques, et des troubles hématologiques graves, dont des anémies aplasiques pouvant être fatales dans de très rares cas.
Des cas dagranulocytose, de thrombopénie, de leucopénie, danémie aplasique, de pancytopénie et de leucocytose ont été signalés. Les données permettant d'évaluer la relation, le cas échéant, entre la dose et la durée du traitement et ces événements sont insuffisantes.
Myopie aiguë et glaucome secondaire par fermeture de langle
Un syndrome consistant en une myopie aiguë associée à un glaucome secondaire par fermeture de langle a été rapporté chez des patients adultes et pédiatriques recevant le zonisamide. Les symptômes comprennent lapparition subite dune baisse dacuité visuelle et/ou une douleur oculaire. Lexamen ophtalmologique peut montrer une myopie, une chambre antérieure peu profonde, une hyperémie (rougeur) oculaire et une augmentation de la pression intra-oculaire. Ce syndrome peut être associé à un épanchement supraciliaire entraînant le déplacement vers lavant du cristallin et de liris, avec glaucome secondaire par fermeture de langle. Les symptômes peuvent survenir dans les quelques heures à quelques semaines suivant linstauration du traitement. La conduite à tenir inclut larrêt du traitement par le zonisamide le plus rapidement possible selon le jugement du médecin traitant et des mesures appropriées pour diminuer la pression intra-oculaire. Si elle nest pas traitée, lhypertonie oculaire, quelle que soit létiologie, peut entraîner des séquelles graves, y compris une perte de vision permanente. La prudence simpose lors du traitement par le zonisamide chez des patients ayant des antécédents daffections oculaires.
Idées et comportements suicidaires
Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse détudes randomisées contrôlées contre placebo de médicaments antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque didées et comportements suicidaires. Le mécanisme de ce risque est inconnu et les données disponibles ne permettent pas dexclure la possibilité dun risque accru avec le zonisamide.
Les patients doivent par conséquent être surveillés pour détecter des signes didées et comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il convient de recommander aux patients (et à leurs soignants) de consulter un médecin en cas dapparition de signes didées ou comportements suicidaires.
Lithiase rénale
Certains patients, en particulier ceux prédisposés à la lithiase rénale, peuvent avoir un risque accru de formation de calculs rénaux et des signes et symptômes associés tels que colite néphrétique, douleur rénale ou douleur lombaire. La lithiase rénale peut entraîner une insuffisance rénale chronique. Les facteurs de risque de lithiase rénale sont des antécédents de calculs, des antécédents familiaux de lithiase rénale et une hypercalciurie. Aucun de ces facteurs de risque ne permet de prédire de façon fiable la formation de calculs pendant le traitement par le zonisamide. Le risque peut également être majoré chez les patients traités par dautres médicaments pouvant favoriser la survenue dune lithiase rénale. Laugmentation de lapport hydrique et de la diurèse peut contribuer à réduire le risque de formation de calculs, notamment chez les sujets ayant des facteurs prédisposants.
Acidose métabolique
Une acidose métabolique hyperchlorémique sans trou anionique (diminution du taux de bicarbonate sérique en dessous des valeurs de référence normales en labsence dune alcalose respiratoire chronique) peut survenir lors du traitement par le zonisamide. Cette acidose métabolique est causée par la perte rénale de bicarbonate due à leffet inhibiteur du zonisamide sur lanhydrase carbonique. Ce déséquilibre électrolytique a été observé lors de ladministration du zonisamide dans les études cliniques contrôlées versus placebo et après la mise sur le marché. En général, lacidose métabolique induite par le zonisamide survient en début de traitement, bien quelle puisse se développer à tout moment au cours du traitement. Les diminutions du bicarbonate sont généralement légères à modérées (diminution moyenne denviron 3,5 mEq/l à des doses quotidiennes de 300 mg chez ladulte) ; dans de rares cas, les patients peuvent présenter des baisses plus sévères. Les pathologies ou traitements qui prédisposent à lacidose (tels que néphropathie, affections respiratoires sévères, état de mal épileptique, diarrhées, chirurgie, régime cétogène ou médicaments) peuvent avoir des effets additifs à ceux du zonisamide sur la diminution du bicarbonate.
Le risque dacidose métabolique associé au zonisamide apparaît plus fréquemment et est plus sévère chez les jeunes patients. Une évaluation et une surveillance appropriées du taux de bicarbonate sérique doivent être effectuées chez les patients sous zonisamide qui présentent des conditions sous-jacentes susceptibles daugmenter le risque dacidose, chez les patients qui ont un risque augmenté de séquelles secondaires à une acidose métabolique et chez les patients qui présentent des symptômes évocateurs dune acidose métabolique. En cas dapparition et de persistance dune acidose métabolique, il convient denvisager une réduction de la posologie ou larrêt du zonisamide (avec diminution progressive ou réduction à une dose thérapeutique) car une ostéopénie peut se développer. Sil est décidé de poursuivre le traitement par le zonisamide chez un patient présentant une acidose persistante, un traitement alcalinisant doit être envisagé.
Lacidose métabolique peut entraîner une hyperammoniémie, qui a été rapportée avec ou sans encéphalopathie pendant le traitement par le zonisamide. Le risque dhyperammoniémie peut être augmenté chez les patients qui prennent de façon concomitante dautres médicaments pouvant provoquer une hyperammoniémie (par exemple le valproate), ou qui présentent un trouble du cycle de lurée sous-jacent ou une diminution de lactivité mitochondriale hépatique. Chez les patients qui développent une léthargie inexpliquée ou des altérations de létat mental pendant le traitement par le zonisamide, il est recommandé denvisager une encéphalopathie hyperammoniémique et de mesurer les taux dammoniac.
Le zonisamide doit être administré avec prudence chez les patients adultes traités de manière concomitante par des inhibiteurs de lanhydrase carbonique, par exemple le topiramate ou lacétazolamide, car il n'existe pas de données suffisantes pour exclure la possibilité d'une interaction pharmacodynamique (voir également rubrique 4.4, Population pédiatrique et rubrique 4.5).
Coup de chaleur
Des cas de diminution de la sudation et délévation de la température corporelle ont été décrits, essentiellement chez des patients pédiatriques (voir rubrique 4.4, Population pédiatrique pour la mise en garde complète). La prudence doit être exercée chez les patients adultes lorsque le zonisamide est prescrit avec dautres médicaments qui prédisposent le patient à des troubles liés à la chaleur, par exemple les inhibiteurs de lanhydrase carbonique et les médicaments ayant une action anticholinergique (voir également rubrique 4.4, Population pédiatrique).
Pancréatite
Il est recommandé de surveiller les taux de lipase et damylase pancréatiques chez les patients traités par le zonisamide qui développent les symptômes et signes cliniques de pancréatite. Si la pancréatite est avérée et en labsence de toute autre cause manifeste, il est recommandé denvisager larrêt du traitement par le zonisamide et dinstaurer un traitement approprié.
Rhabdomyolyse
Chez les patients sous zonisamide qui présentent des myalgies et/ou une faiblesse musculaire sévères avec ou sans fièvre, il est recommandé de contrôler les marqueurs de latteinte musculaires, notamment les taux sériques de créatine phosphokinase et daldolase. Si ces taux sont élevés en labsence dune autre cause évidente telle que traumatisme ou crises tonico-cloniques, le traitement par le zonisamide doit être arrêté et un traitement approprié doit être instauré.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par le zonisamide et pendant un mois après larrêt du traitement (voir rubrique 4.6). Le zonisamide ne doit pas être utilisé chez la femme en âge de procréer qui nutilise pas de contraception efficace, à moins dune nécessité absolue et uniquement si le bénéfice potentiel est considéré comme justifiant le risque pour le ftus. Les femmes en âge de procréer doivent avoir lavis dun spécialiste en ce qui concerne les effets possibles du zonisamide sur le ftus et les risques doivent être discutés avec la patiente au regard du bénéfice avant linstauration du traitement.
Les femmes qui envisagent une grossesse doivent consulter leur spécialiste pour réévaluer le traitement par le zonisamide et envisager dautres options thérapeutiques.
En cas de traitement par le zonisamide, le médecin doit vérifier que sa patiente est bien informée de la nécessité d'utiliser une méthode contraceptive efficace appropriée et déterminer si les contraceptifs oraux, ou les doses de leurs composants, sont suffisants en fonction de chaque patiente.
Poids corporel
Le zonisamide peut provoquer une perte de poids. Des suppléments nutritionnels ou une augmentation de lapport calorique peuvent être recommandés si le patient perd du poids ou présente une insuffisance pondérale pendant le traitement. En cas de perte de poids importante non souhaitable, larrêt du traitement par le zonisamide doit être envisagé. Une perte de poids est potentiellement plus grave chez les enfants (voir rubrique 4.4, Population pédiatrique).
Population pédiatrique
Les mises en garde et précautions demploi ci-dessus sappliquent également aux enfants et adolescents. Les mises en garde et précautions demploi ci-dessous concernent plus particulièrement les patients pédiatriques.
Hyperthermie et déshydratation
Prévention de la chaleur excessive et de la déshydratation chez les enfants
Le zonisamide peut diminuer la transpiration et provoquer une chaleur excessive qui, si lenfant nest pas traité, peut entraîner des lésions cérébrales et le décès. Le risque est plus élevé chez les enfants, en particulier par temps chaud.
Pendant le traitement par le zonisamide, lenfant :
· doit se rafraîchir le visage et le corps, en particulier lorsque le temps est chaud,
· doit éviter les efforts physiques intenses, en particulier lorsque le temps est chaud,
· doit boire beaucoup deau fraîche,
· ne doit pas prendre les médicaments suivants :
inhibiteurs de lanhydrase carbonique (tels que topiramate et acétazolamide) et agents anticholinergiques (tels que clomipramine, hydroxyzine, diphenhydramine, halopéridol, imipramine et oxybutynine).
SI LENFANT PRÉSENTE LUN DES SYMPTÔMES SUIVANTS, DES SOINS MÉDICAUX URGENTS SONT NÉCESSAIRES :
Peau très chaude, avec peu ou pas de transpiration, ou confusion, crampes musculaires ou fréquence cardiaque ou respiratoire devenant rapide.
· placer lenfant dans un endroit frais, à lombre,
· rafraîchir la peau de lenfant avec de leau,
· faire boire de leau fraîche à lenfant.
Des cas de diminution de la sudation et délévation de la température corporelle ont été décrits, essentiellement chez des patients pédiatriques. Un coup de chaleur nécessitant une hospitalisation a été diagnostiqué chez certains patients. Des cas de coup de chaleur nécessitant une hospitalisation et dissue fatale ont été rapportés. La plupart des cas de coup de chaleur sont survenus pendant des périodes de temps chaud. Les médecins doivent expliquer aux patients et à leurs proches la gravité éventuelle du coup de chaleur, les situations dans lesquelles il peut survenir et la conduite à tenir en présence de tout signe ou symptôme. Il est nécessaire de recommander aux patients ou à leurs proches de veiller à une bonne hydratation et déviter lexposition à des températures excessives et les efforts physiques intenses en fonction de létat du patient. Les médecins doivent attirer lattention des patients pédiatriques et des parents/soignants sur les conseils figurant dans la notice relatifs à la prévention de la chaleur excessive et des coups de chaleur chez les enfants. En cas de signes ou symptômes de déshydratation, doligohydrose ou délévation de la température corporelle, larrêt du traitement par le zonisamide doit être envisagé.
Chez les patients pédiatriques, le zonisamide ne doit pas être utilisé en association avec dautres médicaments qui prédisposent le patient à des troubles liés à la chaleur, par exemple les inhibiteurs de lanhydrase carbonique et les médicaments ayant une action anticholinergique.
Poids
Une perte de poids entraînant une dégradation de létat général et la non-observance du traitement antiépileptique a été associée à une issue fatale (voir rubrique 4.8). Le zonisamide nest pas recommandé chez les patients pédiatriques présentant un poids faible (définition selon les catégories dIMC ajusté en fonction de l'âge de lOMS) ou une diminution de lappétit.
Lincidence de la diminution du poids est uniforme entre les tranches dâge (voir rubrique 4.8) ; cependant, compte tenu de la gravité potentielle dune perte de poids chez lenfant, le poids doit être surveillé dans cette population. Des suppléments nutritionnels ou une augmentation de lapport alimentaire doivent être envisagés si le gain pondéral du patient nest pas conforme aux courbes de croissance ; sinon, larrêt du traitement par le zonisamide doit être envisagé.
Les données des études cliniques chez des patients dont le poids est inférieur à 20 kg sont limitées. La prudence est donc recommandée pour le traitement des enfants âgés de 6 ans et plus pesant moins de 20 kg. Leffet à long terme dune perte de poids sur la croissance et le développement chez les patients pédiatriques nest pas connu.
Acidose métabolique
Le risque dacidose métabolique induite par le zonisamide semble être plus fréquent et sévère chez les enfants et adolescents. Une évaluation et une surveillance appropriées du taux de bicarbonate sérique doivent être effectuées dans cette population (voir rubrique 4.4, Acidose métabolique pour la mise en garde complète ; voir rubrique 4.8 pour lincidence dhypobicarbonatémie). Leffet à long terme de taux faibles de bicarbonate sur la croissance et le développement nest pas connu.
Chez les patients pédiatriques, le zonisamide ne doit pas être utilisé en association avec dautres inhibiteurs de lanhydrase carbonique, par exemple le topiramate et lacétazolamide (voir rubrique 4.5).
Lithiase rénale
Certains patients pédiatriques ont développé des calculs rénaux (voir rubrique 4.4, Lithiase rénale, pour la mise en garde complète). Certains patients, en particulier ceux prédisposés à la lithiase rénale, peuvent avoir un risque accru de formation de calculs rénaux et des signes et symptômes associés tels que colite néphrétique, douleur rénale ou douleur lombaire. La lithiase rénale peut entraîner une insuffisance rénale chronique. Les facteurs de risque de lithiase rénale sont des antécédents de calculs, des antécédents familiaux de lithiase rénale et une hypercalciurie. Aucun de ces facteurs de risque ne permet de prédire de façon fiable la formation de calculs pendant le traitement par le zonisamide. Laugmentation de lapport hydrique et de la diurèse peuvent contribuer à réduire le risque de formation de calculs, notamment chez les sujets ayant des facteurs prédisposants. Une échographie rénale doit être réalisée à lappréciation du médecin. Si des calculs rénaux sont détectés, le traitement par le zonisamide doit être arrêté.
Anomalies de la fonction hépatique
Des augmentations des paramètres fonctionnels hépatobiliaires tels que lALanine AminoTransférase (ALAT), lASpartate AminoTransférase (ASAT), les Gamma-GlutamylTransférases (GGT) et la bilirubine ont été observées chez des enfants et adolescents, sans profil uniforme dans lobservation de valeurs au-dessus de la limite supérieure de la normale. Néanmoins, en cas de suspicion dun trouble hépatique, il convient deffectuer un bilan hépatique et denvisager larrêt du traitement par le zonisamide.
Fonctions cognitives
Les troubles cognitifs chez les patients épileptiques ont été associés à la pathologie sous-jacente et/ou à ladministration dun traitement antiépileptique. Dans une étude contrôlée du zonisamide versus placebo menée chez des enfants et adolescents, le pourcentage de patients présentant des troubles cognitifs était numériquement supérieur dans le groupe zonisamide par rapport au groupe placebo.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effet du zonisamide sur les isoenzymes du cytochrome P450
Les études in vitro sur des microsomes hépatiques humains ne montrent pas dinhibition, ou une inhibition faible (inférieure à 25 %), des isoenzymes du cytochrome P450 1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A4 à des concentrations de zonisamide deux fois supérieures ou plus aux concentrations sériques libres cliniquement efficaces. Par conséquent, il est peu probable que le zonisamide affecte la pharmacocinétique dautres médicaments par des mécanismes faisant intervenir le cytochrome P450, comme cela a été démontré in vivo pour la carbamazépine, la phénytoïne, léthinyl- estradiol et la désipramine.
Risques dinteraction du zonisamide avec dautres médicaments
Médicaments antiépileptiques
Chez les patients épileptiques, ladministration de zonisamide à létat déquilibre na pas provoqué deffets pharmacocinétiques cliniquement significatifs sur la carbamazépine, la lamotrigine, la phénytoïne ou le valproate de sodium.
Contraceptifs oraux
Dans les études cliniques menées sur des sujets sains, ladministration de zonisamide à létat déquilibre na pas eu deffet sur les concentrations sériques déthinylestradiol ou de noréthistérone dun contraceptif oral combiné.
Inhibiteurs de lanhydrase carbonique
Le zonisamide doit être utilisé avec précaution chez les patients adultes recevant un traitement concomitant par des inhibiteurs de lanhydrase carbonique, tels que le topiramate et lacétazolamide, car les données sont insuffisantes pour exclure la possibilité dune interaction pharmacodynamique (voir rubrique 4.4).
Chez les patients pédiatriques, le zonisamide ne doit pas être utilisé en association avec dautres inhibiteurs de lanhydrase carbonique tels que le topiramate et lacétazolamide (voir rubrique 4.4, Population pédiatrique).
Substrats de la P-gp
Une étude in vitro a montré que le zonisamide est un faible inhibiteur de la P-gp (MDR1) avec une CI50 de 267 μmol/l et quil peut théoriquement affecter la pharmacocinétique des substances qui sont des substrats de la P-gp. Il est recommandé dêtre prudent à linstauration ou à larrêt du traitement par le zonisamide ou denvisager une modification de la dose de zonisamide chez les patients qui reçoivent également des médicaments qui sont des substrats de la P- gp (ex. digoxine, quinidine).
Risque dinteractions médicamenteuses sur le zonisamide
Dans des études cliniques, ladministration concomitante de lamotrigine na pas eu deffet apparent sur la pharmacocinétique du zonisamide. Lassociation du zonisamide avec dautres médicaments qui peuvent induire une lithiase urinaire peut augmenter le risque dapparition de calculs rénaux ; ladministration concomitante de ces médicaments doit donc être évitée.
Le zonisamide est métabolisé en partie par le CYP3A4 (clivage réducteur) ainsi que par les N-acétyl-transférases et par conjugaison avec lacide glucuronique ; les substances qui peuvent avoir un effet inducteur ou inhibiteur sur ces enzymes peuvent donc affecter la pharmacocinétique du zonisamide :
· Induction enzymatique : l'exposition au zonisamide est inférieure chez les patients épileptiques qui reçoivent des inducteurs du CYP3A4, par exemple phénytoïne, carbamazépine et phénobarbital. Il est peu probable que ces effets soient cliniquement significatifs lorsque le zonisamide est ajouté au traitement en cours. Cependant, les concentrations de zonisamide peuvent être modifiées en cas darrêt, d'ajustement de la posologie ou dinstauration dun traitement par des antiépileptiques ou dautres médicaments inducteurs du CYP3A4 et il peut être nécessaire dans ce cas dadapter la posologie du zonisamide. La rifampicine est un inducteur puissant du CYP3A4. Si ladministration concomitante de ces deux médicaments est nécessaire, le patient doit faire lobjet dune surveillance étroite et les posologies du zonisamide et des autres substrats du CYP3A4 doivent être adaptées en conséquence.
· Inhibition du CYP3A4 : sur la base des données cliniques, les inhibiteurs connus du CYP3A4, spécifiques et non spécifiques, ne semblent pas avoir deffet cliniquement significatif sur les paramètres dexposition pharmacocinétique du zonisamide. L'administration à létat déquilibre de kétoconazole (400 mg/jour) ou de cimétidine (1 200 mg/jour) na pas eu deffets cliniquement significatifs sur la pharmacocinétique du zonisamide administré en dose unique à des volontaires sains. Par conséquent, il ne devrait pas être nécessaire de modifier les posologies de zonisamide en cas dadministration concomitante avec des inhibiteurs connus du CYP3A4.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par le zonisamide et pendant un mois après larrêt du traitement.
Le zonisamide ne doit pas être utilisé chez la femme en âge de procréer qui nutilise pas de contraception efficace, à moins dune nécessité absolue et uniquement si le bénéfice potentiel est considéré comme justifiant le risque pour le ftus. Les femmes en âge de procréer traitées par le zonisamide doivent recevoir lavis médical dun spécialiste.
Les femmes qui envisagent une grossesse doivent rencontrer leur spécialiste pour réévaluer le traitement par zonisamide et envisager dautres options thérapeutiques.
Comme avec tous les médicaments antiépileptiques, le traitement doit toujours être arrêté progressivement pour éviter la survenue intercurrente de crises qui peuvent avoir des conséquences graves pour la mère et pour l'enfant à naître. Le risque danomalie congénitale est multiplié par 2 ou 3 pour les enfants des femmes traitées par un traitement antiépileptique. Les anomalies les plus fréquemment rapportées sont une fente labiale, des malformations cardiovasculaires et une anomalie du tube neural. Un traitement comportant plusieurs médicaments antiépileptiques peut être associé à un risque accru de malformations congénitales comparativement à une monothérapie.
Grossesse
Il existe des données limitées sur lutilisation du zonisamide chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3.). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu.
Les données obtenues à partir dun registre suggèrent une augmentation de la proportion denfants de faible poids de naissance (FPN), prématurés ou petits pour l'âge gestationnel (PAG). Ces augmentations sont de lordre de 5 % à 8 % pour les enfants de FPN, de 8 % à 10 % pour ceux nés prématurément et de 7 % à 12 % pour ceux PAG, tous ces pourcentages ayant été comparés avec ceux de mères traitées par de la lamotrigine en monothérapie.
Le zonisamide ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte à moins d'une nécessité absolue, et uniquement si le bénéfice potentiel est considéré comme justifiant le risque pour le ftus.
En cas de traitement par le zonisamide pendant la grossesse, les patientes doivent être bien informées du risque potentiel pour le ftus et l'utilisation de la dose minimale efficace et une surveillance étroite sont conseillées.
Allaitement
Le zonisamide est excrété dans le lait maternel ; la concentration dans le lait est similaire à celle observée dans le plasma. Une décision doit être prise soit dinterrompre l'allaitement, soit dinterrompre/de sabstenir du traitement avec le zonisamide. Compte tenu de la persistance prolongée dans l'organisme, l'allaitement ne doit être repris qu'un mois après l'arrêt du traitement par le zonisamide.
Fertilité
Il nexiste pas de données cliniques concernant les effets du zonisamide sur la fertilité humaine. Les études chez lanimal ont mis en évidence des modifications des paramètres de fertilité (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Cependant, dans la mesure où certains patients peuvent éprouver une somnolence ou des difficultés de concentration, notamment au début du traitement ou après une augmentation de la dose, les patients doivent être avertis quils doivent être prudents en cas dactivités qui exigent une grande vigilance, telles que la conduite de véhicules ou lutilisation de machines.
Résumé du profil de sécurité
Lors des études cliniques, le zonisamide a été administré à plus de 1 200 patients, dont plus de 400 ont reçu le médicament pendant un an au moins. Il existe de plus une grande expérience post- commercialisation du zonisamide au Japon depuis 1989 et aux États-Unis depuis 2000.
A noter que le zonisamide est un dérivé du benzisoxazole contenant un groupement sulfamide. Les effets indésirables graves dorigine immunitaire qui sont associés aux médicaments contenant un groupement sulfamide incluent des éruptions cutanées, des réactions allergiques et des troubles hématologiques graves dont des anémies aplasiques, pouvant être fatales dans de très rares cas (voir rubrique 4.4).
Les effets indésirables les plus fréquents observés dans les études contrôlées du zonisamide administré en association ont été somnolence, sensations vertigineuses et anorexie. Dans une étude randomisée contrôlée visant à comparer le zonisamide en monothérapie à la carbamazépine à libération prolongée, les effets indésirables les plus fréquents ont été une diminution du taux de bicarbonates, une diminution de lappétit et une perte de poids. Lincidence de taux sériques de bicarbonate anormalement faibles (diminution à moins de 17 mEq/l et de plus de 5 mEq/l) a été de 3,8 %. Lincidence de diminutions marquées du poids de 20 % ou plus a été de 0,7 %.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables associés au zonisamide qui ont été observés lors des études cliniques et notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance suite à la commercialisation sont présentés dans le tableau ci-dessous. Les fréquences sont présentées comme suit :
Très fréquent ≥ 1/10
Fréquent ≥ 1/100, < 1/10
Peu fréquent ≥ 1/1 000, < 1/100
Rare ≥ 1/10 000, < 1/1 000
Très rare < 1/10 000
Fréquence indéterminée ne peut être estimée sur la base des données disponibles
Tableau 4. Effets indésirables associés au zonisamide rapportés dans les études cliniques du traitement en association et dans le cadre de la pharmacovigilance après commercialisation
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Classe de systèmes d'organes (Terminologie MedDRA) |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Très rare |
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Infections et infestations |
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Pneumonie Infection des voies urinaires |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Ecchymose |
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Agranulocytose Anémie aplasique Leucocytose Leucopénie Adénopathie Pancytopénie Thrombopénie |
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Affections du système immunitaire |
|
Hypersensibilité |
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Syndrome dhypersensibilité médicamenteuse Syndrome DRESS (éruption cutanée avec éosinophilie et symptômes systémiques) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Anorexie |
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Hypokaliémie |
Acidose métabolique Acidose rénale tubulaire |
|
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Affections psychiatriques |
Agitation Irritabilité États confusionnels Dépression |
Labilité émotionnelle Anxiété Insomnies Troubles psychotiques |
Colère Agressivité Idées suicidaires Tentative de suicide |
Hallucinations |
|
|
Affections du système nerveux |
Ataxie Sensations vertigineuses Troubles de la mémoire Somnolence |
Bradyphrénie Troubles de lattention Nystagmus Paresthésies Troubles délocution Tremblements |
Convulsions |
Amnésie Coma Crises tonico-cloniques Syndrome myasthénique Syndrome malin des neuroleptiques État de mal épileptique |
|
|
Affections oculaires |
Diplopie |
|
|
Glaucome par fermeture de langle Douleur oculaire Myopie Vision floue Baisse de lacuité visuelle |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
|
|
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Dyspnée Pneumonie dinhalation Troubles respiratoires Pneumopathie dhypersensibilité |
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Affections gastro- intestinales |
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Douleurs abdominales Constipation Diarrhées Dyspepsie Nausées |
Vomissements |
Pancréatite |
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Affections hépatobiliaires |
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Cholécystite Lithiase biliaire |
Atteinte hépatique cytolytique |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Éruption cutanée Prurit Alopécie |
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Anhidrose Érythème polymorphe Syndrome de Stevens- Johnson Nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell)
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Affections musculo- squelettiques et systémiques |
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Rhabdomyolyse |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Lithiase rénale |
Calculs urinaires |
Hydronéphrose Insuffisance rénale Anormalité de lurine |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fatigue Syndrome pseudo-grippal Fièvre dème périphérique |
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Investigations |
Diminution des bicarbonates |
Perte de poids |
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Créatine phosphokinase sanguine augmentée Créatinine sanguine augmentée Urée sanguine augmentée Tests hépatiques anormaux |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Coup de chaleur |
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Des cas isolés de mort subite inexpliquée chez des patients épileptiques (SUDEP : Sudden Unexplained Death in Epilepsy Patients) ont également été décrits chez des sujets traités par le zonisamide.
Tableau 5. Effets indésirables rapportés dans une étude randomisée contrôlée en monothérapie comparant le zonisamide à la carbamazépine à libération prolongée
|
Classe de systèmes dorganes (Terminologie MedDRA) |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
Infections et infestations |
|
|
Infection des voies urinaires Pneumonie |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
|
Leucopénie Thrombopénie |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
Diminution de lappétit |
Hypokaliémie |
|
Affections psychiatriques |
|
Agitation Dépression Insomnies Labilité émotionnelle Anxiété |
États confusionnels Psychose aiguë Agressivité Idées suicidaires Hallucinations |
|
Affections du système nerveux |
|
Ataxie Sensations Vertigineuses Troubles de la mémoire Somnolence Bradyphrénie Troubles de lattention Paresthésies |
Nystagmus Troubles délocution Tremblements Convulsions |
|
Affections oculaires |
|
Diplopie |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
|
|
Troubles respiratoires |
|
Affections gastro- intestinales |
|
Constipation Diarrhée Dyspepsie Nausées Vomissements |
Douleurs abdominales |
|
Affections hépatobiliaires |
|
|
Cholécystite aiguë |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
|
Éruption cutanée |
Prurit Ecchymose |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
|
Fatigue Fièvre Irritabilité |
|
|
Investigations |
Diminution des bicarbonates |
Perte de poids Créatine phosphokinase sanguine augmentée Elévation de lALanine AminoTransférase Elévation de lASpartate AminoTransférase |
Anomalies de lanalyse durine |
MedDRA version 13.1
Informations complémentaires pour les populations particulières
Sujets âgés
Une analyse combinée des données de sécurité chez 95 patients âgés a montré une fréquence de notification ddème périphérique et de prurit relativement plus élevée que dans la population adulte.
Lexamen des données de pharmacovigilance semble indiquer que les patients âgés de 65 ans et plus signalent une plus grande fréquence des effets suivants par rapport à la population générale : syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et syndrome dhypersensibilité médicamenteuse (SHM).
Population pédiatrique
Dans les études cliniques contrôlées versus placebo, le profil deffets indésirables du zonisamide chez les patients âgés de 6 à 17 ans est similaire à celui observé chez les adultes.
Sept décès (1,5 % ; 14,6/1 000 années-patients) ont été rapportés chez 465 patients inclus dans la base de données de pharmacovigilance pédiatrique (dont 67 patients supplémentaires de la phase dextension de létude clinique contrôlée) : 2 cas détat de mal épileptique, dont lun était lié à une perte de poids sévère (10 % en trois mois) chez un patient en sous-poids, ayant entraîné la non- observance du traitement, 1 cas de traumatisme crânien/hématome cérébral et 4 cas de décès chez des patients présentant des déficits neurologiques fonctionnels préexistants dus à différentes causes (2 cas de septicémie et défaillance viscérale secondaires à une pneumonie, 1 cas de SUDEP et 1 traumatisme crânien). Au total, 70,4 % des patients pédiatriques ayant reçu le zonisamide dans létude contrôlée ou dans son extension en ouvert ont présenté au moins une valeur du bicarbonate inférieure à 22 mmol/l pendant le traitement. La durée de lhypobicarbonatémie a également été longue (médiane, 188 jours). Une analyse combinée des données de sécurité chez 420 patients pédiatriques (183 patients âgés de 6 à 11 ans et 237 patients âgés de 12 à 16 ans, avec une durée dexposition moyenne denviron 12 mois) a montré une fréquence de notification de pneumonie, de déshydratation, dhypohydrose, danomalies du bilan hépatique, dotite moyenne, de pharyngite, de sinusite et infection des voies respiratoires supérieures, de toux, dépistaxis et rhinite, de douleurs abdominales, de vomissements, déruption cutanée et eczéma et de fièvre relativement plus élevée que dans la population adulte (en particulier chez les patients âgés de moins de 12 ans) et, avec une incidence faible, damnésie, daugmentation de la créatinine, dadénopathie et de thrombopénie. Lincidence de diminution ≥ 10 % du poids a été de 10,7 % (voir rubrique 4.4). Certains cas de perte de poids ont été accompagnés dun retard de la transition au stade de Tanner suivant et du développement osseux.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des cas de surdosages accidentels et intentionnels ont été décrits chez des patients adultes et pédiatriques. Dans certains cas, le surdosage a été asymptomatique, notamment en cas de de vomissements ou de lavage gastrique précoces. Dans dautres cas, le surdosage sest accompagné de symptômes tels que somnolence, nausées, gastrite, nystagmus, myoclonies, coma, bradycardie, diminution de la fonction rénale, hypotension et dépression respiratoire. Une concentration plasmatique très élevée de zonisamide (100,1 μg/ml) a été observée 31 heures environ après quun patient ait pris des doses excessives de zonisamide et de clonazépam ; le surdosage a provoqué un coma et une dépression respiratoire, mais le patient a repris connaissance cinq jours plus tard sans séquelles.
Traitement
Il nexiste pas dantidotes spécifiques pour les surdosages par le zonisamide. En cas de suspicion de surdosage récent, il peut être indiqué de pratiquer un lavage gastrique ou de déclencher des vomissements, en prenant les précautions habituelles pour protéger les voies aériennes. Il est recommandé dinstaurer un traitement symptomatique de soutien des fonctions vitales, avec monitorage fréquent des signes vitaux et surveillance étroite du patient. Le zonisamide possède une demi-vie délimination longue et ses effets peuvent donc être durables. Bien quelle nait pas été étudiée formellement pour le traitement dun surdosage, lhémodialyse a fait baisser les concentrations plasmatiques de zonisamide chez un patient présentant une diminution de la fonction rénale, et elle peut être envisagée pour le traitement dun surdosage en cas dindication clinique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptiques, autres antiépileptiques, code ATC : N03AX15
Le zonisamide est un dérivé du benzisoxazole. Cest un antiépileptique avec une faible activité anhydrase carbonique in vitro. Sa structure chimique nest pas apparentée à dautres antiépileptiques.
Mécanisme daction
Le mécanisme daction du zonisamide nest pas totalement élucidé, mais il semblerait quil agisse sur les canaux sodiques et calciques voltage-dépendants, en bloquant les décharges neuronales synchrones, en réduisant la propagation des décharges épileptiques et en interrompant ainsi lactivité épileptique qui en résulte. Le zonisamide possède également un effet modulateur sur linhibition neuronale dans laquelle le GABA sert de médiateur.
Effets pharmacodynamiques
Leffet anticonvulsivant du zonisamide a été évalué sur différents modèles, chez plusieurs espèces présentant des crises induites ou naturelles, et le zonisamide semble agir comme un antiépileptique à large spectre chez ces modèles. Le zonisamide prévient les convulsions lors du test de lélectrochoc maximal et limite lextension de la crise, notamment la propagation des convulsions du cortex à la structure subcorticale et il supprime lactivité focale épileptogène. Toutefois, contrairement à la phénytoïne et à la carbamazépine, le zonisamide agit essentiellement sur les crises ayant pour origine le cortex.
Efficacité et sécurité clinique
Monothérapie dans lépilepsie partielle avec ou sans généralisation secondaire
Lefficacité du zonisamide en monothérapie a été établie lors dune étude de non-infériorité à la carbamazépine à libération prolongée (LP) en double aveugle, en groupes parallèles, menée chez 583 patients adultes présentant une épilepsie nouvellement diagnostiquée avec ou sans crises généralisées tonico-cloniques secondaires. Les patients randomisés à la carbamazépine ou au zonisamide ont reçu le traitement pendant une durée allant jusquà 24 mois en fonction de la réponse.
La posologie a été augmentée jusquà la dose cible initiale de 600 mg de carbamazépine ou 300 mg de zonisamide. Chez les patients présentant une crise convulsive, la posologie était augmentée à la dose cible suivante, soit 800 mg de carbamazépine ou 400 mg de zonisamide. Si les patients présentaient une nouvelle crise, la posologie était augmentée à la dose cible maximale de 1 200 mg de carbamazépine ou 500 mg de zonisamide. Les patients nayant pas présenté de crise pendant 26 semaines à un palier de dose cible ont poursuivi le traitement à cette dose pendant 26 semaines de plus. Les principaux résultats de cette étude sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 6. Résultats defficacité de létude 310 en monothérapie
|
|
Zonisamide |
Carbamazépine |
|
|
|
n (Population ITT) |
281 |
300 |
||
|
Absence de crise pendant 6 mois |
|
|
Diff. |
IC à 95 % |
|
Population PP* |
79,4 % |
83,7 % |
-4,5 % |
-12,2 % ; 3,1 % |
|
Population ITT |
69,4 % |
74,7 % |
-6,1 % |
-13,6 % ; 1,4 % |
|
≤ 4 crises pendant lapériode initiale de 3 mois |
71,7 % |
75,7 % |
-4,0 % |
-11,7 % ; 3,7 % |
|
> 4 crises pendant la période initiale de 3 mois |
52,9 % |
68,9 % |
-15,9 % |
-37,5 % ; 5,6 % |
|
Absence de crise pendant 12 mois |
|
|
|
|
|
Population PP* |
67,6 % |
74,7 % |
-7,9 % |
- 17,2 % ; 1,5 % |
|
Population ITT |
55,9 % |
62,3 % |
-7,7 % |
- 16,1 % ; 0,7 % |
|
≤ 4 crises pendant la période initiale de 3 mois |
57,4 % |
64,7 % |
-7,2 % |
-15,7 % ; 1,3 % |
|
> 4 crises pendant la période initiale de 3 mois |
44,1 % |
48,9 % |
-4,8 % |
-26,9 % ; 17,4 % |
|
Sous-types de crises (Absence de crise pendant 6 mois - Population PP) |
|
|
|
|
|
Toutes crises partielles |
76,4 % |
86,0 % |
-9,6 % |
-19,2 % ; 0,0 % |
|
Partielles simples |
72,3 % |
75,0 % |
-2,7 % |
-20,0 % ; 14,7 % |
|
Partielles complexes |
76,9 % |
93,0 % |
-16,1 % |
-26,3 % ; -5,9 % |
|
Tout type de crises tonico- cloniques généralisées |
78,9 % |
81,6 % |
-2,8 % |
-11,5 % ; 6,0 % |
|
Tonico-cloniques secondaires |
77,4 % |
80,0 % |
-2,6 % |
-12,4 % ; 7,1 % |
|
Tonico-cloniques généralisées |
85,7 % |
92,0 % |
-6,3 % |
-23,1 % ; 10,5 % |
PP = population per protocole ; ITT = population en intention de traiter
* Critère principal
En association dans le traitement chez ladulte de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation
Chez les adultes, lefficacité du zonisamide a été démontrée lors de quatre études en double aveugle contrôlées contre placebo dune durée allant jusquà 24 semaines, au cours desquelles le zonisamide a été administré à raison dune ou deux fois par jour. Ces études montrent que la réduction médiane de la fréquence des crises partielles est proportionnelle à la dose de zonisamide, avec un effet maintenu à des doses de 300 à 500 mg par jour.
Population pédiatrique
En association dans le traitement de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation chez les adolescents et les enfants (à partir de 6 ans)
Chez les patients pédiatriques (âgés de 6 ans et plus), lefficacité du zonisamide a été démontrée dans une étude en double aveugle contrôlée versus placebo, menée chez 207 patients ayant été traités pendant une durée allant jusquà 24 semaines. Une réduction ≥ 50 % par rapport au début de l'étude de la fréquence des crises pendant la période de traitement à dose stable de 12 semaines a été observée chez 50 % des patients traités par le zonisamide et 31 % de ceux recevant le placebo.
Les effets indésirables spécifiques observés dans les études pédiatriques ont été : diminution de lappétit et perte de poids, diminution du taux de bicarbonate, augmentation du risque de calculs rénaux et de déshydratation. Tous ces effets, et en particulier la perte de poids, peuvent avoir des conséquences délétères sur la croissance et le développement et entraîner une dégradation de létat général. Globalement, les données concernant les effets à long terme sur la croissance et le développement sont limitées.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après administration orale, le zonisamide est presque complètement absorbé, les pics sériques ou plasmatiques étant généralement atteints en 2 à 5 heures. Le métabolisme de premier passage est considéré comme négligeable. La biodisponibilité absolue est estimée à près de 100 %. La biodisponibilité orale nest pas affectée par les aliments, mais le délai dobtention des concentrations maximales plasmatiques et sériques peut être prolongé.
Les valeurs ASC et Cmax du zonisamide augmentent de manière pratiquement linéaire après administration dune dose unique allant de 100 mg à 800 mg ou de doses répétées allant de 100 mg à 400 mg. Laugmentation à létat déquilibre a été légèrement supérieure à ce qui était attendu pour la dose utilisée, probablement en raison de la liaison saturable du zonisamide aux érythrocytes. L'état d'équilibre a été atteint en 13 jours. Une accumulation légèrement supérieure à ce qui était attendu est observée après administration dune dose unique.
Distribution
Chez lhomme, le zonisamide est lié aux protéines plasmatiques dans une proportion de 40 à 50%, et des études in vitro montrent que cette liaison nest pas affectée par la présence de différents agents antiépileptiques (à savoir phénytoïne, phénobarbital, carbamazépine et valproate de sodium). Le volume de distribution apparent est denviron 1,1 à 1,7 l/kg chez ladulte, ce qui indique que le zonisamide a une large distribution tissulaire. Les rapports érythrocytes/plasma sont voisins de 15 à faibles concentrations et de 3 à des concentrations plus élevées.
Biotransformation
Le zonisamide est métabolisé essentiellement par un mécanisme de clivage réducteur par le CYP3A4 de lanneau benzisoxazole de la molécule mère pour former le 2-sulfamoylacétyl phénol (SMAP), ainsi que par N-acétylation. La molécule mère et le SMAP peuvent de plus faire lobjet dune glucuroconjugaison. Les métabolites, qui nont pas pu être détectés dans le plasma, sont dépourvus daction anticonvulsivante. Le zonisamide ne semble pas induire son propre métabolisme.
Élimination
Après administration orale, la clairance apparente du zonisamide à létat déquilibre est denviron 0,7 l/h, et la demi-vie délimination terminale denviron 60 heures en labsence dinducteurs du CYP3A4. La demi-vie délimination est indépendante de la dose, et elle nest pas affectée par des administrations répétées. La variation des concentrations sériques ou plasmatiques entre deux prises est faible (inférieure à 30 %). Lexcrétion des métabolites du zonisamide et du médicament sous forme inchangée se fait principalement par la voie urinaire. La clairance rénale du zonisamide sous forme inchangée est relativement faible (3,5 ml/mn environ ; 15 à 30 % de la dose sont éliminés sous forme inchangée).
Linéarité/non-linéarité
Lexposition au zonisamide augmente au cours du temps jusquà ce que létat déquilibre soit atteint, en 8 semaines environ. Si lon compare la même dose, les sujets dun poids supérieur semblent avoir des concentrations sériques plus basses à létat déquilibre mais cet effet est relativement modeste. Lâge (12 ans et plus) et le sexe, après ajustement en fonction du poids, nont pas deffet apparent sur lexposition au zonisamide chez des patients épileptiques pendant ladministration à létat déquilibre. Il nest pas nécessaire dadapter la dose des antiépileptiques, y compris des inducteurs du CYP3A4.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Le zonisamide diminue la fréquence moyenne des crises par période de 28 jours et la diminution est proportionnelle (log-linéaire) à la concentration moyenne du médicament.
Populations particulières
Chez des patients présentant une insuffisance rénale, une corrélation positive a été observée entre la clairance rénale de doses uniques de zonisamide et la clairance de la créatinine. LASC plasmatique du zonisamide a été augmentée de 35 % chez des sujets ayant une clairance de la créatinine inférieure à 20 ml/min (voir également la rubrique 4.2).
Patients présentant une insuffisance hépatique : il nexiste pas détudes suffisantes de la pharmacocinétique du zonisamide chez des patients présentant une insuffisance hépatique.
Personnes âgées : aucune différence cliniquement significative dans la pharmacocinétique du zonisamide na été observée entre des sujets jeunes (21 à 40 ans) et des sujets âgés (65 à 75 ans).
Population pédiatrique (5-18 ans) : des données limitées indiquent quaprès lobtention dun état déquilibre suivant ladministration de doses de 1 mg/kg, 7 mg/kg ou 12 mg/kg par jour en plusieurs prises, les paramètres pharmacocinétiques chez lenfant et ladolescent sont comparables à ceux observés chez ladulte, après ajustement en fonction du poids.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des modifications hépatiques (hépatomégalie, coloration brun foncé, légère augmentation de volume des hépatocytes avec corps lamellaires concentriques dans le cytoplasme et vacuolisation cytoplasmique), associées à une augmentation du métabolisme, ont été observées chez le chien à des niveaux dexposition comparables à lutilisation en clinique, mais non dans les études cliniques.
Aucune génotoxicité ni potentiel cancérogène n'ont été observés avec le zonisamide.
Le zonisamide a provoqué des anomalies du développement chez la souris, le rat et le chien et il a été embryolétal chez le singe lorsquil a été administré pendant la période dorganogenèse à des posologies et des concentrations plasmatiques maternelles similaires ou inférieures aux niveaux thérapeutiques chez lHomme.
Dans une étude de toxicité orale à doses répétées chez le rat juvénile, à des niveaux dexposition comparables à ceux observés chez les patients pédiatriques recevant la dose maximale recommandée, des diminutions du poids et des modifications des paramètres rénaux histopathologiques et cliniques et des modifications du comportement ont été observées. Les modifications des paramètres rénaux histopathologiques et cliniques ont été considérées comme étant liées à linhibition de lanhydrase carbonique par le zonisamide. Les effets à ce palier de dose ont été réversibles pendant la période de récupération. À une dose plus élevée (exposition systémique représentant 2 à 3 fois lexposition thérapeutique), les effets histopathologiques rénaux ont été plus sévères et nont été que partiellement réversibles. La plupart des effets indésirables constatés chez le rat juvénile ont été comparables à ceux observés dans les études de toxicité à doses répétées du zonisamide chez le rat adulte, mais des gouttelettes hyalines dans les cellules tubulaires du rein et une hyperplasie transitionnelle nont été observées que dans létude chez le rat juvénile. À cette dose élevée, les rats juvéniles ont présenté une diminution des paramètres de croissance, dapprentissage et de développement. Ces effets ont été considérés comme étant probablement liés à la diminution du poids corporel et aux effets pharmacologiques excessifs du zonisamide à la dose maximale tolérée.
Chez la rate, une diminution du nombre de corps jaunes et des sites dimplantation a été observée à des niveaux dexposition équivalents à la dose thérapeutique maximale chez lHomme ; des cycles straux irréguliers et une diminution du nombre de ftus vivants ont été constatés à des niveaux dexposition trois fois supérieurs.
Contenu de la gélule
Cellulose microcristalline, huile végétale hydrogénée, laurylsulfate de sodium.
Enveloppe de la gélule
Gélatine, dioxyde de titane (E171)
Encre dimpression
Gomme laque, oxyde de fer noir (E172), hydroxyde de potassium.
Sans objet.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium) : 14, 28 et 56 gélules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
SANDOZ
49 AVENUE GEORGES POMPIDOU
92300 LEVALLOIS-PERRET
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 584 9 7 : 14 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
· 34009 300 585 0 3 : 28 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
· 34009 300 585 5 8 : 56 gélules sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ZONISAMIDE SANDOZ 100 mg, gélule
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- DEFILTRAN 10 POUR CENT, crème
- ANAFRANIL 10 mg, comprimé enrobé
- ATARAX 25 mg, comprimé pelliculé sécable
- HALDOL 1 mg, comprimé
- TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé
- DITROPAN 5 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- LAMICTAL 100 mg, comprimé dispersible ou à croquer
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
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