VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle
CIS 63313994
Informations à jour au 17 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 17/03/2022
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque capsule molle contient 41,55 mg de tartrate de vinorelbine équivalant à 30 mg de vinorelbine.
Excipients à effet notoire :
Chaque capsule molle contient jusquà 41,89 mg de sorbitol (E420).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Capsule molle oblongue de couleur rose.
Longueur environ : 17,5 mm.
Largeur environ : 6.0 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
· du cancer du poumon non à petites cellules (stade 3 ou 4),
· en monochimiothérapie chez les patients atteints dun cancer du sein métastatique (stade 4) chez qui un traitement associant une anthracycline et un taxane a échoué ou nest pas approprié.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
En monothérapie :
Trois premières administrations :
Dose de 60 mg/m2 de surface corporelle, administrée une fois par semaine.
Administrations suivantes :
Au-delà de la troisième administration, il est recommandé d'augmenter la dose à 80 mg/m2 une fois par semaine, à l'exception des patients dont le nombre de neutrophiles a chuté une fois en dessous de 500/mm3 ou plus d'une fois entre 500 et 1000/mm3 au cours des trois premières administrations réalisées à la dose de 60 mg/m2 de surface corporelle.
Voir Tableau 1.
Tableau 1
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Nombre de neutrophiles lors des 3 premières administrations A 60 mg/m² de surface corporelle par semaine |
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> 1000 |
≥ 500 et < 1000 |
≥ 500 et < 1000 |
< 500 |
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(1 épisode) |
(Plus dun épisode) |
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Dose recommandée à partir de la 4ème administration en mg/m2 de surface corporelle |
80 |
60 |
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Ajustement de dose :
Pour toute administration prévue à la dose de 80 mg/m2 de surface corporelle par semaine, si le nombre de neutrophiles est inférieur à 500/mm3 ou s'il est plus d'une fois compris entre 500 et 1000/mm3, il convient de retarder l'administration jusqu'à la normalisation de ce paramètre et de réduire la dose de 80 à 60 mg/m2 de surface corporelle par semaine pour les 3 administrations suivantes (voir aussi la rubrique 4.4).
Voir Tableau 2.
Tableau 2
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Nombre de neutrophiles au-delà de la 4eme administration à 80 mg/m² de surface corporelle par semaine |
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> 1000 |
> 500 et < 1000 |
> 500 et < 1000 |
< 500 |
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(1 épisode) |
(Plus dun épisode) |
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Dose recommandée lors de ladministration suivante en mg/m2 de surface corporelle |
80 |
60 |
||
Il est possible daugmenter à nouveau la dose de 60 à 80 mg/m² de surface corporelle par semaine si le nombre de neutrophiles nest pas inférieur à 500/mm3 ou plus dune fois compris entre 500 et 1000/mm3 au cours des trois dernières administrations réalisées à 60 mg/m², en accord avec le mode dadministration décrit pour les trois premières administrations.
Protocoles dassociation :
Les résultats des essais cliniques démontrent qu'une dose per os de 80 mg/m2 correspond à une dose IV de 30 mg/m2 et qu'une dose per os de 60 mg/m2 correspond à une dose IV de 25 mg/m2.
Ceci a été la base des protocoles dassociation alternant formes IV et orale de vinorelbine améliorant lacceptabilité du patient.
Pour les protocoles dassociation avec dautres cytostatiques, la dose exacte doit être prise à partir des protocoles de traitements qui se sont révélés efficaces dans le traitement de la maladie.
Général :
Même pour les patients dont la surface corporelle > 2 m2, la dose totale ne doit en aucun cas dépasser 120 mg par semaine (posologie à 60 mg/ m2) ou 160 mg par semaine (posologie à 80 mg/ m2).
Durée dutilisation :
La durée du traitement sera déterminée par le médecin en fonction de létat du patient et du schéma thérapeutique choisi.
Administration chez les personnes âgées :
Lexpérience clinique na pas permis didentifier des différences significatives chez les personnes âgées au regard du taux de réponse, bien quune sensibilité plus importante chez certains de ces patients ne puisse être exclue. Lâge ne modifie pas la pharmacocinétique de la vinorelbine (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique :
La tolérance et lefficacité chez les enfants nont pas été étudiées, par conséquent, ladministration de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle est déconseillée (voir rubrique 5.1).
Administration chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique :
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle peut être administrée à la dose standard de 60 mg/m² par semaine chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère (bilirubine < 1.5 x limite supérieure de la normale (LSN), et ALAT et/ou ASAT de 1,5 à 2,5 x LSN). Chez les patient atteints dinsuffisance hépatique modérée (bilirubine de 1,5 à 3 x LSN, quel que soit le niveau dALAT et dASAT), VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle doit être administrée à une dose de 50 mg/m²/semaine. Ladministration de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle chez linsuffisant hépatique sévère nest pas recommandée car il ny a pas de données suffisantes pour déterminer la pharmacocinétique, lefficacité et la sécurité dans cette population (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Administration chez les patients souffrant dinsuffisance rénale :
Lexcrétion rénale étant faible, il ny a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle chez des patients insuffisants rénaux (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Instructions pour lutilisation et la manipulation de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle voir rubrique 6.6.
Mode dadministration
Des capsules molles de différents dosages (20 mg et 30 mg) sont disponibles afin que la dose individuelle puisse être ajustée avec précision. En utilisant le tableau ci-dessous, la dose correspondante peut être déterminée pour chaque surface corporelle.
|
Surface corporelle [m2] |
60 mg/m2 de surface corporelle |
80 mg/m2 de surface corporelle |
|
0.95 à 1.04 |
60 |
80 |
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1.05 à 1.14 |
70 |
90 |
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1.15 à 1.24 |
70 |
100 |
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1.25 à 1.34 |
80 |
100 |
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1.35 à 1.44 |
80 |
110 |
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1.45 à 1.54 |
90 |
120 |
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1.55 à 1.64 |
100 |
130 |
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1.65 à 1.74 |
100 |
140 |
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1.75 à 1.84 |
110 |
140 |
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1.85 à 1.94 |
110 |
150 |
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≥ 1.95 |
120 |
160 |
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle doit être administrée uniquement par voie orale.
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle doit être avalée en entier avec de l'eau, idéalement au moment des repas.
Les capsules doivent être avalées immédiatement, sans les mâcher, ni les sucer ou les dissoudre.
Tenir compte des précautions à prendre lors de ladministration de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle mentionnées à la rubrique 6.6.
· allaitement (voir rubrique 4.6),
· chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception fiable (voir rubrique 4.4 et 4.6),
· pathologie affectant labsorption de manière importante,
· antécédent de résection chirurgicale étendue de lestomac ou de lintestin grêle,
· taux de neutrophiles inférieur à 1500/mm3,
· infection sévère actuelle ou récente (dans les 2 semaines précédentes),
· taux de plaquette < 100 000/mm3,
· patients nécessitant une oxygénothérapie au long cours,
· en association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle doit être prescrite seulement par un médecin qualifié et expérimenté en chimiothérapie et disposant déquipements de suivi des traitements cytotoxiques.
Si le patient mâche ou suce la capsule par erreur, le liquide contenu est irritant. Procéder au rinçage de la bouche avec de l'eau ou, de préférence, une solution saline isotonique.
Si la capsule est endommagée, son contenu liquide, qui a des propriétés irritantes, pourrait avoir des effets néfastes en cas de contact avec la peau, les muqueuses ou les yeux.
Les capsules endommagées ne doivent pas être avalées et doivent être rapportées au pharmacien ou au médecin afin d'être détruites de manière appropriée.
En cas de contact avec la peau ou les muqueuses, faire immédiatement un lavage soigneux avec de l'eau ou, de préférence, une solution saline isotonique.
En cas de vomissements après la prise de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle, ne pas répéter l'administration de cette dose mais continuer comme prévu avec la prochaine dose programmée. Un traitement antiémétique tel que des antagonistes 5-HT3 (exemple : ondansétron ou granisétron) peuvent réduire la fréquence de survenue des vomissements (voir rubrique 4.5). La vinorelbine en capsule molle présente une incidence plus élevée de nausées ou vomissements que la forme injectable. Un traitement prophylactique antiémétique est recommandé.
La conduite du traitement doit être effectuée sous contrôle hématologique rigoureux (hémoglobinémie, numération des leucocytes, des neutrophiles et des plaquettes seront vérifiées avant chaque administration du produit). Les fonctions hépatique et rénale doivent également être surveillées régulièrement, de même que les électrolytes sériques.
La dose administrée doit être déterminée en fonction du bilan hématologique :
· si le nombre de neutrophiles est inférieur à 1500/mm3 et/ou si le nombre de plaquettes est inférieur à 100 000/mm3, il faut retarder le traitement jusqu'à normalisation de ces paramètres,
· en ce qui concerne l'augmentation de la dose de 60 à 80 mg/m2 par semaine après la troisième administration, se reporter à la rubrique 4.2,
· en ce qui concerne les administrations à la dose de 80 mg/m2, si le nombre de neutrophiles est inférieur à 500/mm3 ou s'il est plus d'une fois compris entre 500 et 1000/mm3, il faut non seulement retarder l'administration jusqu'à normalisation du taux de neutrophiles mais également réduire la dose à 60 mg/m2 par semaine. Il est possible d'augmenter à nouveau la dose de 60 à 80 mg/m2 par semaine (voir rubrique 4.2).
Au cours des essais cliniques dans lesquels les traitements ont été débutés à la dose de 80 mg/m2, quelques patients dont les patients présentant un mauvais état général, ont développé des complications à type de neutropénie excessive. Il est donc recommandé de débuter le traitement à la dose de 60 mg/m2, puis d'augmenter celle-ci à 80 mg/m2 si la dose initiale est bien tolérée, comme décrit dans la rubrique 4.2.
En cas de signes ou de symptômes évocateurs dune infection, il faut procéder sans tarder à des examens complémentaires.
Précautions particulières demploi
Des précautions particulières sont recommandées chez les patients présentant des antécédents de pathologie cardiaque ischémique (voir rubrique 4.8) et chez les patients avec un mauvais état général.
Des tests neurologiques (y compris un test EMG si nécessaire) doivent être effectués au cours dun traitement prolongé avec VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle et chez les patients à risque élevé.
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle ne doit pas être administrée en même temps quune radiothérapie dont les champs incluent le foie.
En cas de radiothérapie concomitante du bassin, de la colonne vertébrale ou des os longs, une myélotoxicité accrue est à craindre lors de ladministration de vinorelbine. Il en va de même pour la radiothérapie antérieure (< 3 semaines) des zones nommées.
La prise de ce médicament est contre-indiquée avec le vaccin contre la fièvre jaune.
Lutilisation concomitante avec dautres vaccins vivants atténués nest pas recommandée.
La prudence est recommandée lorsque VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle est utilisée en même temps que des inhibiteurs ou inducteurs puissants du cytochrome CYP3A4 (voir rubrique 4.5). Ainsi, la prise de ce médicament avec la phénytoïne (comme tous les cytostatiques) et avec litraconazole (comme avec tous les vinca-alcaloïdes) est déconseillée.
Vinorelbine capsule molle a été étudiée chez des patients souffrant dinsuffisance hépatique aux doses suivantes :
· 60 mg/m²/semaine chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique légère (bilirubine < 1.5 x LSN, et ALAT et/ou ASAT de 1,5 à 2,5 x LSN),
· 50 mg/m²/semaine chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique modérée (bilirubine de 1,5 à 3 x LSN, quel que soit le niveau dALAT ou dASAT).
La sécurité et la pharmacocinétique de la vinorelbine nont pas été modifiées chez ces patients aux doses testées.
Vinorelbine, capsule molle na pas été étudiée chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique sévère, son utilisation nest donc pas recommandée chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Lexcrétion rénale étant faible, il ny a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de vinorelbine chez des patients insuffisants rénaux (voir rubriques 4.2 et 5.2).
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle contient du sorbitol
Ce médicament contient jusquà 41,89 mg de sorbitol dans chaque capsule molle.
Leffet additif des produits administrés concomitamment contenant du sorbitol (ou du fructose) et lapport alimentaire de sorbitol (ou de fructose) doit être pris en compte.
La teneur en sorbitol dans les médicaments à usage oral peut affecter la biodisponibilité dautres médicaments à usage oral administrés de façon concomitante.
Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas recevoir ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Tous les produits cytotoxiques
Comme le risque de thrombose augmente avec les maladies tumorales, les anticoagulants sont souvent utilisés pour le traitement. En raison de la forte variabilité intra-individuelle de la coagulation sanguine au cours de l'évolution de la maladie et d'une interaction potentielle entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie, la fréquence du test INR (International Normalized Ratio) doit être augmentée lors du traitement d'un patient sous anticoagulants oraux.
Associations contre-indiquées
+ Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle (voir rubrique 4.3).
Associations déconseillées
+ Vaccins vivants atténués (pour le vaccin contre la fièvre jaune, voir associations contre-indiquées)
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente. Il est recommandé dutiliser un vaccin inactivé lorsquil existe (poliomyélite) (voir rubrique 4.4).
+ Phénytoïne
Risque de survenue de convulsions par diminution de labsorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne.
Association faisant lobjet dune précaution demploi
+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus)
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.
Interactions spécifiques aux vinca-alcaloïdes
Association déconseillée
+ Itraconazole :
Majoration de la neurotoxicité des vinca-alcaloïdes en raison de leur métabolisme hépatique retardé.
Association faisant lobjet dune précaution demploi
+ Mitomycine C :
Risque de majoration de bronchospasme et de dyspnée. Une pneumopathie interstitielle a été observée dans de rares cas.
+ Les vinca-alcaloïdes étant reconnus comme des substrats de la glycoprotéine P, et en labsence détudes spécifiques, des précautions doivent être prises lors de lassociation de la VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle avec des modulateurs forts du transport membranaire (par exemple, le ritonavir, la clarithromycine, la ciclosporine, le vérapamil, la quinidine ou la liste des inducteurs du CYP3A4 ci-dessous).
Interactions spécifiques à la vinorelbine
L'association de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle avec d'autres médicaments connus pour leur toxicité médullaire est susceptible d'aggraver les effets indésirables myélosuppresseurs.
Il ny a pas dinteraction pharmacocinétique mutuelle lors de lassociation de la vinorelbine avec le cisplatine lors de plusieurs cycles de traitement. Cependant lincidence des granulocytopénies a été supérieure lors de lassociation de la vinorelbine avec le cisplatine que lors de lutilisation de la vinorelbine en monothérapie.
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée lors de lassociation de la vinorelbine avec plusieurs autres anti-cancéreux (paclitaxel, docétaxel, capécitabine, et cyclophosphamide oral).
Etant donné que le CYP3A4 est principalement impliqué dans le métabolisme de la vinorelbine, lassociation avec de puissants inducteurs comme la phénytoïne, le phénobarbital, la rifampicine, la carbamazépine, l'Hypericum perforatum) ou inhibiteurs (comme l'itraconazole, le kétoconazole, les inhibiteurs de la protéase du VIH, l'érythromycine, la clarithromycine, la télithromycine, la néfazodone), cet isoenzyme peut influer la concentration de vinorelbine (voir rubrique 4.4).
Selon certaines indications, la vinorelbine pourrait potentialiser la toxicité muqueuse induite par le 5-fluorouracile, en particulier lorsque le 5-fluorouracile est administré à fortes doses et en perfusion continue en association avec de l'acide folinique. L'association de vinorelbine à forte dose et de mitomycine C semble entraîner des signes d'augmentation de la toxicité pulmonaire (bronchospasme, dyspnée) dans des cas individuels, pour lesquels une origine allergique est en cours de discussion.
Comme la mitomycine C intensifie aussi occasionnellement la toxicité pulmonaire potentielle dautres vinca-alcaloïdes, il est recommandé de faire preuve de prudence lors de lutilisation concomitante de vinorelbine et de mitomycine C chez les patients présentant une prédisposition allergique (asthme bronchique, allergies connues).
Les antiémétiques tels que les antagonistes de la 5-HT3 (exemple : ondansétron, granisétron) nentrainent pas de modifications de la pharmacocinétique de la vinorelbine, capsule molle (voir rubrique 4.4).
Lors dune étude clinique de phase I associant la vinorelbine sous forme intraveineuse et le lapatinib, une augmentation de lincidence des neutropénies de grade 3/4 a été suggérée. Dans cette étude, la dose recommandée de vinorelbine intraveineuse était de 22.5 mg/m2 jour 1 et 8 toutes les 3 semaines en association avec 1000 mg de lapatinib administré quotidiennement. Ce type dassociation doit donc être administré avec prudence.
Interaction avec les aliments : l'ingestion simultanée d'aliments ne modifie pas la biodisponibilité de la vinorelbine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données sur l'utilisation de la vinorelbine chez la femme enceinte sont insuffisantes. Dans des études de reproduction conduites chez l'animal, la vinorelbine sest révélée embryotoxique, foetotoxique ainsi que tératogène (voir rubrique 5.3). Sur la base des résultats de ces études chez lanimal et de laction pharmacologique du médicament, il existe un risque potentiel danomalies embryonnaires et ftales.
VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle ne doit pas être utilisée durant la grossesse, à moins que le bénéfice individuel attendu dépasse manifestement les risques potentiels. Si la grossesse survient durant le traitement, la patiente doit être informée des risques encourus par l'enfant à naître et soigneusement suivie. La possibilité dun conseil génétique doit aussi être envisagée.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace durant le traitement par VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle et jusquà 3 mois après le traitement.
La vinorelbine étant génotoxique, un conseil génétique est recommandé si la patiente souhaite avoir des enfants.
Allaitement
Lexcrétion de vinorelbine dans le lait maternel humain nest pas connue.
Un risque durant lallaitement ne peut être exclu. Par conséquent, lallaitement doit être arrêté avant de débuter un traitement avec VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Les hommes traités par VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle doivent être avertis de ne pas concevoir denfant durant le traitement, et a minima jusquà 6 mois après le traitement.
Avant tout traitement, il est conseillé denvisager de conserver le sperme à cause du risque dinfertilité irréversible suite au traitement par vinorelbine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lincidence globale des effets indésirables a été déterminée à partir détudes cliniques au cours desquelles 316 patients (132 patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et 184 patientes atteintes de cancer du sein) ont reçu le protocole recommandé de vinorelbine, capsule molle (trois premières administrations à la dose de 60 mg/m²/semaine, suivies dadministrations à la dose de 80 mg/m²/semaine).
Les effets indésirables reportés ont été listés ci-dessous, par système classe-organe et par fréquence, en accord avec la classification MedDRA. Les effets indésirables additionnels issus de lexpérience post-AMM ont été ajoutés avec la fréquence indéterminée, en accord avec la classification MedDRA.
Les réactions sont définies comme suit en utilisant les grades de sévérité NCI CTC.
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Très fréquent |
≥1/10 |
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Fréquent |
≥ 1/100, < 1/10 |
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Peu fréquent |
≥ 1/1 000, < 1/100 |
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Rare |
≥ 1/10 000, < 1/1 000 |
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Très rare |
< 1/10 000 |
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Indéterminé |
Ne peut pas être estimé à partir des données disponibles |
Effets indésirables rapportés avec vinorelbine, capsule molle
Expérience pré-AMM :
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont laplasie médullaire avec neutropénie, anémie et thrombopénie, ainsi que la toxicité gastro-intestinale avec nausées, vomissements, diarrhée, stomatites et constipation. Fatigue et fièvre sont aussi reportées de façon fréquente.
Expérience post-AMM :
Vinorelbine, capsule molle est utilisée en monothérapie ou en association avec dautres agents chimiothérapeutiques comme le cisplatine ou la capécitabine.
Les systèmes classe-organe les plus impactés sont les « Affections hématologiques et du système lymphatique », les « Affections gastro-intestinales » et les « Troubles généraux et anomalies au site dadministration ». Ces informations sont cohérentes avec lexpérience pré-AMM.
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Infections et infestations |
Très fréquent |
Infections bactériennes, virales ou fongiques, sans neutropénie, touchant différents systèmes (G1-4 : 12.7 %; G3-4 : 4.4 %). |
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Fréquent |
Infections bactériennes, virales ou fongiques résultant dune dépression médullaire et/ou dune affection immunologique (infections associées à une neutropénie) et souvent réversibles avec un traitement approprié. Infections associées à une neutropénie G3-4 : 3.5 %. |
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|
Indéterminé |
Neutropénie septique. Septicémie compliquée et parfois fatale. Sepsis grave avec parfois défaillance dautres organes. Septicémie. |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
Dépressions médullaires entraînant surtout des neutropénies G1-4 : 71,5 % ; G3 : 21,8 % ; G4 : 25,9 % ; réversibles et représentant la toxicité dose limitante. Leucopénie G1-4 : 70.6 %; G3 : 24.7 %; G4 : 6 %. Anémie G1-4 : 67.4 %; G3-4 : 3.8 %. Thrombopénie G1-2 : 10.8 %. |
|
Fréquent |
Neutropénie de G4 associée avec une fièvre supérieure à 38°C, incluant les neutropénies fébriles : 2.8 %. |
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Indéterminé |
Thrombocytopénie G3-4. Pancytopénie. |
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Affections endocriniennes |
Indéterminé |
Sécrétion Inappropriée de lHormone Anti-Diurétique (SIADH). |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Très fréquent |
Anorexie G 1-2 : 34.5 % ; G 3-4 : 4.1 %. |
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Indéterminé |
Hyponatrémie sévère |
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Affections psychiatriques |
Fréquent |
Insomnie (G1-2 : 2.8 %). |
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Affections du système nerveux |
Très fréquent |
Troubles neuro-sensitifs (G1-2 : 11.1 %) généralement limités à l'abolition des réflexes ostéotendineux et rarement dintensité sévère |
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Fréquent |
Troubles neuromoteurs G1-4 : 9.2 % ; G3-4 : 1.3 %. Maux de tête G1-4 : 4.1 %, G3-4 : 0.6 %. Vertiges G1-4 : 6 %; G3-4 : 0.6 %. Altération du gout G1-2 : 3.8 %. Somnolence et agitation (G1-2). |
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Peu fréquent |
Ataxie (G3 : 0.3 %). |
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Affections oculaires |
Fréquent |
Troubles visuels (G1-2 : 1.3 %). |
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Affections cardiaques |
Peu fréquent |
Insuffisance cardiaque et troubles du rythme cardiaque. |
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Indéterminé |
Infarctus du myocarde chez des patients présentant des antécédents de troubles cardiaques ou des facteurs de risque. |
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|
Affections vasculaires |
Fréquent |
Hypertension artérielle (G1-4 : 2.5 %; G3-4 : 0.3 %). Hypotension artérielle (G1-4 : 2.2 %; G3-4 : 0.6 %). |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Dyspnées (G1-4 : 2.8 %; G3-4 : 0.3 %). Toux (G1-2 : 2.8 %). |
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Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Nausées G1-4 : 74,7 % ; G3-4 : 7,3 %. Vomissements G1-4 : 54,7 % ; G3-4 : 6,3 % ; la survenue de nausées et de vomissements peut être diminuée par un traitement dappoint (antagonistes oraux 5-HT3). Diarrhées G1-4 : 49,7 % ; G3-4 : 5,7 %. Stomatites G1-4 : 10,4 % ; G3-4 : 0,9 %. Douleurs abdominales G1-4 : 14.2 %. Constipation G1-4 : 19 % ; G3-4 : 0.9 %. La prescription de laxatifs peut être appropriée chez les patients ayant des antécédents de constipation et/ou sous traitement concomitant par morphine ou morphino-mimétiques. Autres troubles gastriques : G1-4 : 11.7 %. |
|
Fréquent |
sophagites G1-3 : 3,8 % ; G3 : 0,3 %. Dysphagies G1-2 : 2,3 %. |
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Peu fréquent |
Iléus paralytiques G3-4 (0,9 %) [Exceptionnellement fatal]. Le traitement peut être repris dès retour à la normale de la motricité intestinale. |
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Indéterminé |
Saignement gastro-intestinal |
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Affections hépatobiliaires |
Fréquent |
Affections hépatiques (G1-2 : 1.3%). |
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Indéterminé |
Elévation transitoire des tests de la fonction hépatique. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Très fréquent |
Une alopécie G1-2 (29,4 %), généralement légère peut apparaître. |
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Fréquent |
Réactions cutanées (G1-2 : 5.7%). |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent |
Arthralgies, notamment des douleurs de la mâchoire. Myalgies (G1-4 : 7 % ; G3-4 : 0,3 %). |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent |
Dysuries G1-2 : 1,6 %. Autres troubles génito-urinaires G1-2 : 1,9 %. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Très fréquent |
Fatigue/malaise (G1-4 : 36.7 %; G3-4 : 8.5 %), fièvre (G1-4 : 13.0 %; G3-4 : 12.1 %). |
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Fréquent |
Douleurs, notamment au site tumoral (G1-4 : 3.8 % ; G3-4 : 0.6 %), frissons (G1-2 : 3.8 %). |
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Investigations |
Très fréquent |
Perte de poids (G1-4 : 25 %; G3-4 : 0.3 %). |
|
Fréquent |
Prise de poids (G1-2 : 1.3 %). |
La (3-sn-phosphatidyl)choline de soja peut très rarement provoquer des réactions allergiques.
Pour la forme intraveineuse de vinorelbine, les effets indésirables suivants ont été observés : réactions allergiques systémiques, paresthésies sévères, faiblesse des membres inférieurs, bouffées vasomotrices, refroidissement des extrémités, hypotensions sévères et collapsus, angor, bronchospasme, pneumopathie interstitielle, syndrome dérythrodysesthésie palmo-plantaire, syndrome de détresse respiratoire aiguë.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les surdosages peuvent provoquer une dépression grave de la moelle osseuse avec fièvre et infections, et des dysfonctionnements iléaux et hépatiques ont également été rapportés.
En l'absence d'un antidote spécifique en cas de surdosage avec la vinorelbine, des mesures symptomatiques sont nécessaires en cas de surdosage. Ces mesures comprennent :
· contrôle continu des signes vitaux et suivi particulièrement attentif du patient,
· numération sanguine quotidienne pour évaluer le besoin de transfusions sanguines, de facteurs de croissance et / ou de soins médicaux intensifs, et pour minimiser les risques d'infection,
· mesures de prévention de l'iléus paralytique,
· surveillance étroite du système circulatoire et de la fonction hépatique.
Les complications dues aux infections peuvent être traitées avec des antibiotiques à large spectre et un iléus paralytique par décompression à l'aide d'un tube.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La vinorelbine est un cytotoxique antinéoplasique de la famille des vinca-alcaloïdes mais, à la différence des autres vinca- alcaloïdes, la fraction catharantine de la vinorelbine a été structurellement modifiée.
Effets pharmacodynamiques
Au niveau moléculaire, elle agit sur l'équilibre dynamique de la tubuline au sein de l'appareil des microtubules de la cellule.
La vinorelbine inhibe la polymérisation de la tubuline. Elle agit préférentiellement sur les microtubules mitotiques et naffecte les microtubules axonaux quà forte concentration. Son pouvoir spiralisant de la tubuline est inférieur à celui de la vincristine.
La vinorelbine bloque la mitose en phase G2-M et provoque la mort cellulaire en interphase ou à la mitose suivante.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de la vinorelbine dans la population pédiatrique nont pas été établies. Des données cliniques issues de deux études de phase II, non contrôlées (simple bras) utilisant la vinorelbine injectable chez 33 et 46 patients pédiatriques atteints de tumeurs solides récurrentes incluant des rhabdomyosarcomes, des sarcomes des tissus mous, des sarcomes dEwing, des liposarcomes, des sarcomes synoviaux, des fibrosarcomes, des cancers du système nerveux central, des ostéosarcomes, et des neuroblastomes, nont pas démontré defficacité clinique significative. Des doses de 30 ou 33,75 mg/m2 de surface corporelle ont été administrées par voie IV les jours 1 et 8 toutes les 3 semaines, ou 1 fois par semaine pendant 6 semaines toutes les 8 semaines. Le profil de toxicité était similaire à celui reporté pour les patients adultes (voir rubrique 4.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les paramètres pharmacocinétiques de la vinorelbine ont été évalués dans le sang.
Absorption
Après administration orale, la vinorelbine est rapidement absorbée et le Tmax est atteint en 1,5 à 3 h, avec une concentration plasmatique maximale (Cmax) d'environ 130 ng/ml après administration à la dose de 80 mg/m². La biodisponibilité absolue est d'environ 40 % et l'ingestion simultanée d'aliments ne modifie pas la biodisponibilité de la vinorelbine.
La vinorelbine orale administrée aux doses de 60 et de 80 mg/m2 se traduit par une biodisponibilité sanguine comparable à celle procurée respectivement par des doses de 25 et de 30 mg/m2 de la forme intraveineuse.
La variabilité interindividuelle de l'exposition est équivalente après administration par voie IV et par voie orale.
L'exposition sanguine augmente de manière proportionnelle à la dose pour une dose allant jusquà 100 mg/m².
Distribution
Le volume de distribution à l'état d'équilibre est important, 21,2 L/kg en moyenne (intervalle 7.5 - 39.7 L/kg), ce qui témoigne d'une large distribution dans lorganisme.
Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est faible (13,5 %), en revanche, la vinorelbine est fortement liée aux cellules sanguines, en particulier aux plaquettes (78 %).
La pénétration de la vinorelbine dans les tissus pulmonaires semble importante, comme en témoigne le rapport moyen des concentrations tissu/plasma, détecté par biopsie chirurgicale pulmonaire, qui est supérieur à 300.
La vinorelbine na pas été détectée dans le système nerveux central.
Métabolisme
Tous les métabolites de la vinorelbine sont formés par lisoforme CYP3A4 des cytochromes P450 à lexception de la 4-O-déacétyl-vinorelbine qui semble être formée par les carboxylestérases. Tous les métabolites ont été identifiés et, à l'exception de la 4-O-déacétylvinorelbine, principal métabolite du sang, tous sont inactifs. La glucuronidation et la sulfatation ne sont pas impliquées dans le métabolisme de la vinorelbine.
Elimination
La demi-vie d'élimination de la vinorelbine est denviron 40h. La clairance sanguine est élevée, proche du débit sanguin hépatique, et son taux est de 0,72 L/h/kg (fourchette : 0,32 à 1,26 L/h/kg).
L'élimination rénale est faible (< 5 % de la dose administrée) et c'est principalement le produit inchangé qui est retrouvé. L'excrétion biliaire est la principale voie d'élimination, tant des métabolites que de la vinorelbine inchangée (principal composé retrouvé).
Populations particulières
Insuffisance rénale et insuffisance hépatique
Les effets de l'insuffisance rénale sur la pharmacocinétique de la vinorelbine n'ont pas été étudiés. Toutefois, étant donné la faible élimination rénale de la vinorelbine, une réduction des doses n'est pas indiquée en cas d'insuffisance rénale.
La pharmacocinétique de la vinorelbine par voie orale na pas été modifiée après ladministration de la dose de 60 mg/m²/semaine lors dinsuffisance hépatique légère (bilirubine < 1.5 x LSN et ALAT et/ou ASAT de 1,5 à 2,5 x LSN), et de la dose de 50 mg/m²/semaine lors dinsuffisance hépatique modérée (bilirubine de 1,5 à 3 X LSN, quel que soit le niveau dALAT ou dASAT). La vinorelbine en capsule molle na pas été étudiée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère, ainsi son utilisation nest pas recommandée chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 4.4)
Patients âgés
Une étude de l'administration de vinorelbine per os chez des patients âgés (> 70 ans) atteints de CPNPC a démontré que l'âge ninfluence pas la pharmacocinétique de la vinorelbine.
Cependant, sachant que les personnes âgées sont fragiles, il est nécessaire dêtre prudent lors de laugmentation des doses de VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle (voir rubrique 4.2).
Relations entre pharmacocinétique et pharmacodynamie
Une forte corrélation a été mise en évidence entre l'exposition sanguine et la diminution des leucocytes ou des neutrophiles.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les symptômes du surdosage chez les animaux testés ont consisté en des pertes de poils, comportement anormal (prostration, somnolence), lésions pulmonaires, perte de poids et divers degrés d'aplasie médullaire.
Dans les tests de toxicité aiguë et chronique, une myélotoxicité dose-dépendante est apparue chez plusieurs espèces animales et a été étendue à toutes les cellules de la moelle osseuse. Une atrophie des follicules lymphoïdes et spléniques a également été observée occasionnellement. Des doses élevées ont provoqué une augmentation des enzymes hépatiques, signe d'hépatotoxicité lors d'essais sur des animaux.
Aucun effet hémodynamique n'a été observé chez des chiens traités à la dose maximale tolérée ; seuls des troubles mineurs de la repolarisation, non significatifs, sont apparus sur lECG des chiens comme avec les autres vinca-alcaloïdes testés. Aucun effet sur le système cardio-vasculaire n'a été observé chez des primates traités par des doses répétées de vinorelbine pendant 39 semaines.
La littérature contient des rapports faisant état de cas isolés dévénements cardiovasculaires tels que langine de poitrine et linfarctus du myocarde au cours dun traitement par vinca-alcaloïdes.
Potentiel mutagène et carcinogène
La vinorelbine induit des lésions chromosomiques, mais ne montre aucun potentiel mutagène dans le test dAMES.
L'aneuploïdie et la polyploïdie induites par la vinorelbine ont été testées sur des animaux. On suppose que la vinorelbine peut avoir des effets mutagènes (aneuploïdie de la polyploïdie) chez lhomme.
Les résultats des études de cancérogénicité chez la souris et le rat étaient négatifs, bien que seules des doses faibles aient été testées.
Etudes de la reproduction
Dans les études sur la reproduction chez lanimal, des effets ont été observés à des doses sous-thérapeutiques. Des embryo- et ftotoxicités ont été observées, tels qu'un retard de croissance intra-utérin et une ossification retardée. Une tératogénicité (fusion des vertèbres, côtes manquantes) a été observée à des doses toxiques pour la mère. En outre, la spermatogenèse et la sécrétion de la prostate et des vésicules séminales ont été réduites, mais la fertilité chez le rat n'a pas été réduite.
Tolérance pharmacologique
Les études pharmacologiques d'innocuité réalisées chez le chien et le singe n'ont révélé aucun effet indésirable sur le système cardiovasculaire.
Macrogol 400, polysorbate 80, eau purifiée
Enveloppe de la capsule :
Gélatine 160, sorbitol liquide partiellement déshydraté (E420), dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), eau purifiée
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C)
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (PVC / PVDC / Aluminium) avec une couche de papier sécurité enfant ou plaquettes en Aluminium/Aluminium.
Boîte de 1 plaquette contenant 1 capsule molle.
Boite de 4 plaquettes contenant chacune 1 capsule molle.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Manipulation :
Comment ouvrir la plaquette :
1) découper la plaquette avec des ciseaux en suivant le trait noir,
2) enlever le film blanc,
3) expulser la capsule au travers du feuillet daluminium.
Lavez-vous soigneusement les mains après avoir utilisé VINORELBINE SANDOZ 30 mg, capsule molle.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
49 AVENUE GEORGES POMPIDOU
92300 Levallois Perret
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 772 8 0 : 1 capsule molle sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 301 772 9 7 : 4 capsules molles sous plaquettes unitaires (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Un livret dinformation et de suivi destiné au patient est fourni par le titulaire de lautorisation de mise sur le marché.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NAVELBINE 10 mg/1 ml, solution injectable en flacon
- ONDANSETRON ACCORD 2 mg/ml, solution injectable
- GRANISETRON B BRAUN 3 mg/3 ml, solution à diluer injectable ou pour perfusion
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- CAPECITABINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé
- CYCLOPHOSPHAMIDE SANDOZ 1000 mg, poudre pour solution injectable ou pour perfusion
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.