SURMONTIL 25 mg, comprimé
CIS 63344192
Informations à jour au 28 septembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 28/09/2021
SURMONTIL 25 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Maléate de trimipramine.................................................................................................... 34,86 mg
Quantité correspondant à trimipramine base........................................................................ 25,00 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : amidon de blé (contenant du gluten) (voir rubrique 4.4).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Episodes dépressifs majeurs (cest-à-dire caractérisés).
4.2. Posologie et mode d'administration
Utiliser le dosage adapté de comprimés ou la forme solution buvable en fonction de la dose journalière prescrite.
Posologie
La posologie usuelle pour le traitement de la dépression varie de 75 à 150 mg par jour.
La posologie initiale est le plus souvent de 75 mg par jour mais elle peut être adaptée individuellement dans la fourchette des doses recommandées. Cette posologie sera éventuellement réévaluée après 3 semaines de traitement effectif à doses efficaces.
Mode dadministration
Les caractéristiques pharmacocinétiques de ce médicament autorisent une seule prise journalière, pendant les repas ou à distance de ceux-ci.
Le médicament peut être administré le soir pour faciliter le sommeil.
Durée de traitement
Le traitement par antidépresseur est symptomatique.
Le traitement dun épisode est de plusieurs mois (habituellement de lordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de lépisode dépressif.
Traitements psychotropes associés
Ladjonction dun traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de couvrir la survenue ou laggravation de manifestations dangoisse. Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément de la levée de linhibition.
Population à risque
Sujet âgé
Le traitement sera initié à posologie faible, cest-à-dire en pratique à la moitié de la posologie minimale recommandée (voir rubrique 5.2). Laugmentation des doses, si nécessaire, sera progressive, en pratiquant une surveillance clinique : les effets indésirables des imipraminiques peuvent en effet avoir des conséquences graves chez la personne âgée (chutes, confusion).
Insuffisants hépatiques et rénaux
Il convient de diminuer la posologie (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
Lutilisation de SURMONTIL est déconseillée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, car la sécurité et lefficacité de la trimipramine nont pas été établies dans ce groupe dâge (voir rubrique 4.4).
· Hypersensibilité à la substance active, à dautres antidépresseurs tricycliques ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Risque connu de glaucome par fermeture de langle.
· Risque de rétention urinaire lié à des troubles urétroprostatiques.
· Infarctus du myocarde récent.
· Associations aux IMAO irréversibles (iproniazide) (voir rubrique 4.5).
· Patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cliaque).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Suicides/Idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à un risque accru didées suicidaires, dauto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusquà obtention dune rémission significative. Lamélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusquà obtention de cette amélioration. Lexpérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement. Dautres états psychiatriques peuvent également être associés à une augmentation du risque de comportement de type suicidaire.
Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue didées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire lobjet dune surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse dessais cliniques contrôlés versus placebo sur lutilisation dantidépresseurs chez ladulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue dune aggravation clinique, lapparition didées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
Syndrome sérotoninergique
Un syndrome sérotoninergique peut apparaître quand des antidépresseurs tricycliques sont pris simultanément avec dautres substances actives sérotoninergiques (voir rubrique 4.5). Un syndrome sérotoninergique est causé par un excès de sérotonine. Il peut être fatal et inclut des symptômes dordre :
· Moteur (clonie, hyperréflexie, myoclonie, rigidité musculaire) ;
· Végétatif (hyperthermie, tachycardie, modifications de la pression artérielle, diaphorèse, tremblement, bouffées, pupilles dilatées, diarrhée) ;
· Psychique (anxiété, agitation, confusion, coma).
Une surveillance clinique étroite est requise lorsque des substances actives sérotoninergiques sont associées à de la trimipramine. Tout traitement avec de la trimipramine doit être arrêté lorsquun syndrome sérotoninergique apparait.
Allongement de lintervalle QT
Comme les autres antidépresseurs tricycliques, la trimipramine peut prolonger de façon dose-dépendante lintervalle QT (voir rubrique 4.8).
Une attention particulière doit être prise chez les patients présentant des facteurs de risques connus pour allonger lintervalle QT tels que :
· Allongement congénital de lintervalle QT, bradycardie ;
· Utilisation concomitante de médicaments connus pour prolonger lintervalle QT, induire une bradycardie ou une hypokaliémie (voir rubrique 4.5) ;
· Déséquilibre électrolytique non corrigé (ex. hypokaliémie, hypomagnésémie).
Arrêt du traitement
Des cas de syndrome de sevrage (céphalées, malaises, nausées, anxiété, troubles du sommeil) ont été observés à larrêt du traitement, il est recommandé de réduire progressivement les doses et de surveiller tout particulièrement le patient durant cette période (voir rubrique 4.2).
Excipient à effet notoire : Amidon de blé (contenant du gluten)
Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de lamidon de blé) et est donc peu susceptible dentraîner des problèmes en cas de maladie cliaque.
Un comprimé ne contient pas plus de 11,529 microgrammes de gluten.
Les patients avec une allergie au blé (différente de la maladie cliaque), ne doivent pas prendre ce médicament (voir rubrique 4.3).
Précautions demploi
Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.
Episodes maniaques : en cas de virage maniaque franc, le traitement par la trimipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.
Patients épileptiques : chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents dépilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique, en raison de la possibilité dabaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose larrêt du traitement.
Des études épidémiologiques ont identifié un risque accru de diabète sucré chez les patients dépressifs traités par des antidépresseurs tricycliques. Par conséquent, une surveillance glycémique adéquate doit être mise en place chez les patients dont le diagnostic de diabète sucré est établi ou chez ceux présentant des facteurs de risque de diabète, et qui ont commencé un traitement avec de la trimipramine (voir rubrique 4.8).
La trimipramine doit être utilisée avec prudence :
· chez le sujet âgé présentant :
o une plus grande sensibilité à lhypotension orthostatique et à la sédation ;
o une constipation chronique (risque diléus paralytique) ;
o une éventuelle hypertrophie prostatique ;
· chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits ;
· dans les insuffisances hépatiques et rénales (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
Lutilisation de SURMONTIL est déconseillée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, car la sécurité et lefficacité de la trimipramine nont pas été établies dans ce groupe dâge (voir rubrique 4.2). Les études randomisées et contrôlées portant sur la dépression dans cette population nont pas montré deffets bénéfiques dautres antidépresseurs tricycliques. De plus, des études cliniques menées chez des enfants et des adolescents traités par antidépresseurs ont montré une fréquence supérieure des comportements de type suicidaire (tentative de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement dopposition et de colère) par rapport à ceux traités par placebo. Ce risque ne peut être exclu pour la trimipramine. En outre, les données de tolérance à long terme chez les enfants et les adolescents en ce qui concerne la croissance, la maturation sexuelle, et le développement cognitif, émotionnel et comportemental ne sont pas disponibles.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique
Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. C'est le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alpha-bloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et lintensité de cet effet indésirable. Se reporter aux interactions propres à chaque classe, avec les niveaux de contrainte correspondants.
+ Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
+ Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens, les anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
+ Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
+ Médicaments à l'origine d'un syndrome sérotoninergique
Certains surdosages ou certains médicaments peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l'arrêt immédiat du traitement.
Ces médicaments sont essentiellement représentés par le linézolide, le bleu de méthylène, le millepertuis, la péthidine, le tramadol, la plupart des antidépresseurs, la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, certains tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine, trimipramine), les mixtes (venlafaxine, milnacipran, sibutramine), duloxétine ou oxitriptan (avec des indications autres que la dépression), les IMAO (essentiellement non sélectifs, voire les IMAO-A sélectifs).
Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre digestifs (diarrhée), neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie), moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité), végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).
Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.
Le niveau de risque est très variable selon les associations. Le tableau est sévère, voire fatal, notamment avec les IMAO non sélectifs (se reporter aux interactions contre-indiquées).
+ Iproniazide
Risque dapparition dun syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion voire coma.
Respecter un délai de deux semaines entre larrêt de lIMAO et le début du traitement par lantidépresseur sérotoninergique, et dau moins une semaine entre larrêt de lantidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par lIMAO.
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par lalcool de leffet sédatif de ces substances. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool.
+ Antihypertenseurs centraux
Risque d'inhibition de l'effet antihypertenseur par l'antidépresseur (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
+ Clonidine et guanfacine
Décrit pour désipramine et imipramine : inhibition de leffet antihypertenseur de la clonidine et de la guanfacine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
+ Oxybate de sodium
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
+ Sympathomimétiques alpha et bêta (voie IM et IV)
Hypertension paroxystique peut survenir avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de lentrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Anticonvulsivants
Risque de survenue de crises convulsives généralisées (baisse du seuil épileptogène par lantidépresseur). Surveillance clinique et adaptation éventuelle des posologies.
+ Acide valproïque et valpromide
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantidépresseur.
+ Carbamazépine
Risque de survenue de crises convulsives généralisées (baisse du seuil épileptogène par lantidépresseur), et diminution des concentrations plasmatiques de lantidépresseur (augmentation de son métabolisme hépatique par lanticonvulsivant).
Surveillance clinique et adaptation éventuelle des posologies.
+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables. En cas d'association, surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique. En cas de relais d'un traitement à la fluoxétine par un antidépresseur imipraminique, la posologie initiale sera prudente avec augmentation progressive, en raison de la longue demi-vie de la fluoxétine et de son métabolite actif.
+ Adrénaline (Voie bucco-dentaire ou sous-cutanée)
Troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
Limiter l'apport, par exemple : moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en 1 heure chez l'adulte.
+ Substances actives sérotoninergiques : ISRS, IRSNa, IMAO, lithium, triptans, tramadol, linezolide, L-tryptophane, et des préparations à base de millepertuis officinal Hypericum perforatum
Risque de syndrome sérotoninergique.
Une surveillance clinique étroite est nécessaire quand ces substances sont co-administrées avec la trimipramine.
+ Médicaments allongeant lintervalle QT : antiarythmiques de classes IA et III, macrolides, fluoroquinolones, certains antifongiques, certains antipsychotiques
Risque dallongement de lintervalle QT.
+ Médicaments induisant une hypokaliémie : diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, glucocorticoides, tetracosactides
Risque dallongement de lintervalle QT.
+ Médicaments induisant une bradycardie : béta-bloquants, diltiazem, vérapamil, clonidine, digitaliques
Risque dallongement de lintervalle QT.
Associations à prendre en compte
+ Anticholinestérasiques
Risque de moindre efficacité de lanticholinestérasique par antagonisme des récepteurs de lacétylcholine par latropinique.
+ Antihypertenseurs
Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
+ Autres médicaments à l'origine d'un syndrome sérotoninergique
Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.
+ Autres médicaments atropiniques
Addition des effets indésirables atropiniques à type de rétention urinaire, constipation, sécheresse de la bouche...
+ Autres médicaments sédatifs
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
+ Baclofène
Risque d'augmentation de l'hypotonie musculaire.
+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque
Effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).
+ Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
+ Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène
Risque accru de convulsions.
+ Dapoxétine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.
+ Morphiniques
Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.
+ Médicaments abaissant la pression artérielle, y compris les antihypertenseurs
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
+ Orlistat
Risque déchec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas ou peu de données disponibles sur lutilisation de trimipramine chez la femme enceinte. Les résultats des études de toxicité sur la reproduction chez lanimal sont insuffisants.
La prise de trimipramine nest pas recommandée pendant la grossesse sauf si vraiment nécessaire et seulement après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
Néanmoins, le maintien dun bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie.
Chez les nouveau-nés de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur de type imipraminique, des difficultés dadaptation et des symptômes de sevrage peuvent apparaître dans la première semaine de vie :
· Hypotonie, irritabilité, trémulations, voire convulsions) ;
· Troubles respiratoires (polypnée, accès de cyanose, voire détresse respiratoire) ;
· Troubles gastro-intestinaux (difficulté de mise en route de lalimentation, retard à lémission du méconium et distension abdominale).
Il ny a pas de données disponibles sur la présence de trimipramine dans le lait maternel, sur la production de lait maternel ou sur les effets sur lenfant allaité. Cependant, les données physico-chimiques suggèrent une excrétion de trimipramine dans le lait maternel. Un risque pour lenfant allaité ne peut être exclu. Une décision doit être prise sur larrêt de lallaitement ou sur larrêt/la non-initiation du traitement par trimipramine en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant et le bénéfice du traitement pour la mère.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La trimipramine a un effet modéré à fort sur la capacité à conduire ou à utiliser des machines et peut entraîner une sédation et une vision floue. Ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à lexécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation dappareils ou la conduite de véhicules à moteur. La prudence est donc recommandée en cas de manipulation dappareils ou de conduite de véhicule.
Ils découlent pour la plupart des propriétés pharmacologiques des antidépresseurs imipraminiques.
Liés aux effets périphériques de la molécule :
Ils sont habituellement bénins et cèdent le plus souvent à la poursuite du traitement ou à une réduction de la posologie.
En raison de leffet cholinergique :
Affections gastro-intestinales
· Sécheresse de la bouche
· Constipation
Affections oculaires
· Troubles de l'accommodation
Affections cardiaques
· Tachycardie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Hyperhydrose
Affection du rein et des voies urinaires
· Troubles de la miction et éventuellement rétention urinaire
En raison de leffet adrénolytique :
Affections vasculaires
· Hypotension orthostatique
Affections des organes de reproduction et du sein
· Troubles de lérection
Liés aux effets centraux :
Affections du système nerveux
· Fréquemment observée : somnolence ou sédation (effet antihistaminique), plus marquée en début de traitement
· Beaucoup plus rares : tremblements, crises convulsives sur terrain prédisposé, états confusionnels transitoires
Liés à la nature même de la maladie dépressive :
Affections psychiatriques
· Levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire
· Inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques
· Réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques. Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par la trimipramine ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4)
Les antidépresseurs imipraminiques peuvent également entraîner :
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Hyperéosinophilie
· Leucopénie
· Agranulocytose
· Thrombopénie
Affections endocriniennes
· Galactorrhée
Troubles du métabolisme et de la nutrition
· Hyperglycémie. Des études épidémiologiques ont identifié un risque accru de diabète sucré chez les patients dépressifs traités par des antidépresseurs tricycliques (voir rubrique 4.4)
· Prise de poids
Affections du système nerveux
· Dysarthrie
Affections cardiaques
· Troubles de la conduction ou du rythme (avec des doses élevées), allongement de lintervalle QT, torsades de pointes (voir rubrique 4.4)
Affections vasculaires
· Syncope
· Bouffées de chaleur
Affections hépatobiliaires
· Hépatites cytolytiques ou cholestatiques exceptionnelles
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Dermatite allergique
· Réaction de photosensibilité
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
· Des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu
Affections des organes de reproduction et du sein
· Macromastie
Certains de ces effets indésirables peuvent être prévenus ou combattus par des thérapeutiques adjuvantes ou correctrices, voire une réduction de la posologie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage volontaire ou accidentel, on observe des manifestations cardiovasculaires sévères (essentiellement troubles de la conduction conditionnant la gravité de l'intoxication, allongement de lintervalle QT, torsades de pointes), des convulsions, ainsi qu'un renforcement des symptômes anticholinergiques, éventuellement un état confusionnel ou un coma (parfois retardé). Il y a lieu, dans ce cas, de faire hospitaliser immédiatement le malade dans un service spécialisé et de faire évacuer le produit ingéré.
Un surdosage peut être fatal.
B) Prise en charge :
La prise en charge doit comporter un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales, notamment cardiaques et respiratoires pendant au moins trois à cinq jours.
Administration immédiate de charbon actif. Son absorption peut être ralentie et retardée en raison des effets anticholinergique de la trimipramine. Par conséquent, ladministration du charbon actif doit être continue et répétée toutes les 4 à 6 heures.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIDEPRESSEUR / INHIBITEUR NON SELECTIF DE LA RECAPTURE DE LA MONOAMINE (N : système nerveux), code ATC : N06AA06
Les effets biochimiques, vraisemblablement à l'origine de l'effet thérapeutique, reposent sur une diminution du recaptage présynaptique de la noradrénaline, dont la transmission synaptique est facilitée.
L'effet sédatif est en rapport avec la composante histaminergique de la molécule.
Par ailleurs, celle-ci exerce un effet anticholinergique central et périphérique, à l'origine d'effets indésirables.
Les propriétés adrénolytiques peuvent provoquer une hypotension orthostatique.
L'amélioration portant spécifiquement sur l'humeur est souvent retardée par rapport aux améliorations symptomatiques telles que le ralentissement idéomoteur, l'insomnie ou l'anxiété. Cette notion doit être prise en compte avant l'interruption d'un traitement pour raison d'inefficacité, ainsi que dans l'ajustement des doses efficaces.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
En raison d'un effet de premier passage hépatique important, la biodisponibilité de la trimipramine est réduite après administration par voie orale par rapport à l'administration parentérale.
Distribution
La trimipramine passe la barrière hématoencéphalique ainsi que dans le placenta et le lait maternel.
La liaison aux protéines plasmatiques est importante (95 %).
La demi-vie d'élimination plasmatique de la trimipramine est de 24 heures environ.
Biotransformation
Le foie joue un rôle majeur dans le processus de métabolisation des antidépresseurs imipraminiques : captation (effet de premier passage), puis biotransformation intense, ce qui explique :
· La forte valeur de la clairance plasmatique, rapportée au débit sanguin hépatique (1,5 l/min).
· Le faible pourcentage de composés actifs retrouvés au niveau urinaire.
Le métabolite principal de la trimipramine est la desméthylimipramine, composé actif.
Populations à risque
· Sujet âgé : le métabolisme hépatique diminue et donc la clairance totale avec augmentation des concentrations à l'équilibre, de la fraction libre et des demi-vies. Il importe alors de diminuer les doses, au moins dans un premier temps.
· Insuffisants hépatiques et rénaux : il convient de diminuer la posologie de la trimipramine.
5.3. Données de sécurité préclinique
Amidon de blé, silice hydratée, stéarate de magnésium.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
50 ou 500 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 310 229-6 1 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).
· 34009 550 964-2 9 : 500 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium) - Non commercialisé.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- SURMONTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- LARIAM 250 mg, comprimé sécable
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIANSERINE ARROW 10 mg, comprimé pelliculé
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- THALIDOMIDE ACCORD 50 mg, gélule
- LINEZOLIDE ACCORD 600 mg, comprimé pelliculé
- ANAFRANIL 10 mg, comprimé enrobé
- TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé
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