LUTENYL 3,75 mg, comprimé
CIS 63443190
Informations à jour au 4 juin 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 04/06/2021
LUTENYL 3,75 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acétate de nomégestrol....................................................................................................... 3,75 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rond, blanc et gravé.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Lintérêt de la prescription doit être réévalué annuellement en tenant compte du rapport bénéfice/risque individuel de chaque patiente et de l'évolution des symptômes. Dans la mesure où le risque de méningiome augmente en fonction de la posologie et de la durée d'utilisation, les utilisations prolongées et à fortes doses sont à proscrire.
Posologie
La posologie habituelle est de 1 comprimé de LUTENYL 3,75 mg par jour, 12 à 14 jours par mois.
Toutefois les modalités de traitement y compris la durée doivent être individuellement adaptées en fonction des symptômes cliniques, de la posologie de l'estrogène associé et de la réponse au traitement.
L'oubli d'un comprimé peut favoriser la survenue de spottings et de saignements.
Pour débuter et poursuivre un traitement des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir aussi rubrique 4.4).
Mode dadministration
Voie orale.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
· Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple: cancer de l'endomètre) ;
· Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
· Hyperplasie endométriale non traitée ;
· Antécédent de thrombo-embolie veineuse ou thrombo-embolie en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
· Affections thrombophiliques connues (telles que déficits en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
· Pathologie thrombo‑embolique active ou récente (exemple: angor, infarctus du myocarde) ;
· Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
· Porphyrie ;
· Existence ou antécédents de méningiomes (voir rubrique 4.4).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les preuves concernant les risques associés au THS dans le traitement des symptômes de la ménopause prématurée sont limitées. Cependant, au vu du faible niveau de risque absolu chez les femmes jeunes, le rapport bénéfice/risque peut être plus favorable pour ces femmes que pour les femmes plus âgées.
Examen médicaux et suivi
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), une analyse complète des antécédents personnels et familiaux doit être réalisée. Lexamen clinique et gynécologique complet (mammaire et pelvien) doit être réalisé à la lumière de ces informations et en tenant compte des contre-indications et précautions d'emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris une mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Affections nécessitant une surveillance
Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par LUTENYL 3,75 mg, comprimé associé à un estrogène, en particulier :
· léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;
· antécédent ou présence de facteurs de risque thrombo‑emboliques (voir ci-dessous) ;
· facteurs de risque de tumeurs estrogéno‑dépendantes, par exemple: 1er degré d'hérédité pour le cancer du sein ;
· hypertension artérielle ;
· troubles hépatiques (par exemple: adénome hépatique) ;
· diabète sucré avec ou sans atteinte vasculaire ;
· lithiase biliaire ;
· migraines ou céphalées sévères ;
· lupus érythémateux disséminé ;
· antécédent d'hyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ;
· épilepsie ;
· asthme ;
· otospongiose.
Motifs darrêt immédiat du traitement
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue d'une contre‑indication ou dans les cas suivants :
· ictère ou altération de la fonction hépatique ;
· augmentation significative de la pression artérielle ;
· nouvelle apparition de céphalée de type migraineux ;
· grossesse.
Hyperplasie endométriale et carcinome
· Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d'hyperplasie endométriale et de cancer de l'endomètre augmente en cas d'administration prolongée d'estrogènes seuls (voir rubrique 4.8). L'augmentation rapportée du risque de cancer de l'endomètre chez les utilisatrices d'strogènes seuls est de 2 à 12 fois supérieure au risque constaté chez les non-utilisatrices, selon la durée du traitement et la dose en strogènes (voir rubrique 4.8). Après l'arrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
· L'ajout cyclique d'un progestatif pendant au moins 12 jours par mois/par cycle de 28 jours ou un traitement continu combiné par strogènes et progestatifs chez les femmes non hystérectomisées, prévient les risques excessifs liés à un THS par oestrogènes seuls.
· Des métrorragies et des «spottings» peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après l'arrêt du traitement doivent faire rechercher une pathologie sous-jascente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin d'éliminer une pathologie maligne.
Cancer du sein
Globalement, les preuves suggèrent un risque accru de cancer du sein chez les femmes traitées par des traitements combinés strogènes - progestatifs ainsi que possiblement chez les femmes qui suivent un THS par strogènes seuls, selon la durée du THS.
Traitement combiné strogènes‑progestatifs
· Létude randomisée versus placebo, la « Women's Health Initiative Study (WHI) » et des études épidémiologiques, saccordent pour indiquer un risque accru de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par THS combiné oestrogènes-progestatifs. Ce risque devient visible après environ 3 ans (voir rubrique 4.8).
Traitement par strogènes seuls
· L'étude WHI n'a pas détecté d'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant subi une hystérectomie traitées par THS à strogènes seuls. Les études d'observation ont principalement démontré une légère augmentation du risque de présenter un cancer du sein diagnostiqué, mais qui reste considérablement plus basse que l'augmentation constatée chez les patientes traitées par associations strogènes-progestatifs (voir rubrique 4.8).
Le risque supplémentaire devient apparent après plusieurs années d'utilisation, mais revient au même niveau qu'au début du traitement quelques années après l'arrêt du traitement (cinq ans au maximum).
Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Thrombo-embolie veineuse
· Le THS est associé à un risque multiplié par 1,3-3 de développer une thrombo-embolie veineuse (TEV) à savoir (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement que plus tard (voir rubrique 4.8).
· Les patientes avec des anomalies thrombophiliques connues présentent un risque accru de TEV, et un THS peut encore augmenter ce risque. Le THS est donc contre-indiqué chez ces patientes (voir rubrique 4.3).
· Il est généralement reconnu que le risque de TEV est augmenté par les facteurs suivants: utilisation dstrogènes, âge avancé, intervention chirurgicale majeure, immobilisation prolongée, obésité (IMC > 30 kg/m2), grossesse/période post partum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer. En revanche, il n'existe aucun consensus sur le rôle possible des varices sur le risque thrombo-embolique veineux.
· Comme chez tous les patients postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir une TEV suite à une intervention chirurgicale. En cas d'immobilisation prolongée prévue suite à une intervention chirurgicale non urgente, une interruption provisoire du traitement est recommandée 4 à 6 semaines avant l'intervention. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura retrouvé entièrement sa mobilité.
· Un dépistage peut être proposé aux femmes qui n'ont pas d'antécédents personnels de TEV, mais dont un parent au premier degré a eu des antécédents de TEV à un jeune âge, après conseils attentifs sur les limites du dépistage (il ne permet d'identifier qu'une partie des anomalies thrombophiliques).
Si une anomalie thrombophilique différente de celle constatée chez les membres de la famille est identifiée ou si l'anomalie est "sévère" (par exemple déficit en antithrombine, en protéine S ou en protéine C ou association de déficits), le THS est contre-indiqué.
· Il convient d'effectuer une analyse très attentive du rapport bénéfices/risques pour l'utilisation d'un THS chez les femmes qui suivent déjà un traitement par anticoagulants.
· Si une TEV se développe après le début du traitement, celui-ci doit être interrompu. Il faut informer les patientes du fait qu'elles doivent immédiatement contacter leur médecin si elles s'aperçoivent de symptômes thromboemboliques potentiels (par exemple gonflement douloureux de la jambe, douleur soudaine dans la poitrine, dyspnée).
Maladie coronarienne (MC)
· Les études randomisées contrôlées n'ont pas mis en évidence la preuve dune protection contre linfarctus du myocarde cardiovasculaire chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne prééxistante qui reçoivent un THS combiné oestrogènes/progestatifs ou par oestrogènes seuls.
Traitement combiné strogènes-progestatifs
Le risque relatif d'une MC augmente légèrement au cours d'un THS combiné strogènes-progestatifs. Comme le risque absolu de base de développer une MC est fortement lié à l'âge, le nombre de cas supplémentaires de MC dus à l'utilisation d'strogènes + progestatifs est très bas chez les femmes saines proches de la ménopause, mais il augmentera tout de même avec l'âge.
strogènes seuls
Les données des études randomisées contrôlées contre placébo n'indiquent pas de risque accru de MC chez les femmes ayant subi une hystérectomie traitées par strogènes seuls.
Accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique
Les traitements combinés par strogènes et progestatifs et les traitements par strogènes seuls sont associés à une multiplication par jusquà 1,5 du risque d'AVC ischémique. L'âge ou le temps écoulé depuis la ménopause n'influent pas sur le risque relatif. Cependant, comme à la base, le risque d'AVC est fortement lié à l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes traitées par THS augmentera avec l'âge (voir rubrique 4.8).
Cancer ovarien
Le cancer de lovaire est bien plus rare que le cancer du sein. Lutilisation prolongée (au moins 5 à 10 ans) de produits de THS avec estrogènes seuls chez des femmes hystérectomisées a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien (voir rubrique 4.8). Plusieurs études y compris létude WHI, suggèrent que lutilisation prolongée d'un THS estroprogestatif peut générer un risque similaire ou légèrement inférieur (voir rubrique 4.8).
Méningiomes
Des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés en cas dutilisation prolongée (plusieurs années) de LUTENYL 3,75 mg, comprimé à des doses de 3,75 mg par jour et plus.
Les patientes doivent faire lobjet dune surveillance pour le suivi et la détection de méningiomes conformément à la pratique clinique, à savoir : réaliser une imagerie cérébrale par IRM à lissue de la première année de traitement si celui-ci est poursuivi, afin d'éliminer l'existence d'un méningiome (voir rubrique 4.3). En cas dantécédent de radiothérapie encéphalique dans lenfance ou de neurofibromatose de type 2, une IRM est à réaliser dès linitiation du traitement. Si le traitement est poursuivi pendant plusieurs années, une imagerie cérébrale par IRM devra être réalisée au plus tard 5 ans après la première imagerie, puis tous les 2 ans si l'IRM à 5 ans est normale.
Le prescripteur doit s'assurer que la patiente a été informée des risques de méningiome et de ses symptômes tels que maux de tête, troubles de la vision, du langage, de la mémoire et de laudition, nausées, vertiges, convulsions, perte de lodorat et une faiblesse, paralysie.
Le prescripteur doit sassurer également que la patiente a été informée de la surveillance nécessaire et qu'elle a reconnu avoir compris cette information (au-delà de la première année de traitement, attestation annuelle d'information co-signée par le prescripteur et la patiente).
Si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par LUTENYL 3,75 mg, comprimé, le traitement devra être arrêté définitivement et un avis neurochirurgical sera requis (voir rubrique 4.3). Certaines données montrent que le risque de méningiome pourrait diminuer après larrêt du traitement par LUTENYL 3,75 mg, comprimé.
Autres affections
· Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.
Les patientes en insuffisance rénale terminale doivent être étroitement surveillées en raison de l'augmentation possible des taux circulants du principe actif de LUTENYL 3,75 mg, comprimé.
· Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif par strogènes ou autres.
De rares cas d'augmentation importante du taux plasmatique de triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
· Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurés par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesuré sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesuré par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant l'augmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques d'autres protéines de liaison telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticoïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. D'autres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).
L'utilisation d'un THS n'améliore pas les fonctions cognitives. Il existe des preuves d'un risque accru de démence chez les femmes qui débutent un THS continu combiné ou par strogènes seuls après l'âge de 65 ans.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le métabolisme des progestatifs peut être augmenté par l'utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des iso-enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et les anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).
Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes.
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum Perforatum) pourraient modifier le métabolisme des progestatifs.
Une augmentation du métabolisme du progestatif peut conduire à une diminution de l'effet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Inducteurs enzymatiques
Diminution de l'efficacité du progestatif. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l'administration de l'anticonvulsivant inducteur et après son arrêt.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Ce médicament n'a pas d'indication au cours de la grossesse.
La découverte d'une grossesse au cours du traitement par LUTENYL 3,75 mg associé à un estrogène impose l'arrêt immédiat du traitement.
En clinique, les données sur un nombre limité de grossesses exposées n'ont pas mis en évidence d'effet indésirable de l'acétate de nomégestrol sur les ftus.
A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou ftotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde aux doses thérapeutiques d'estrogènes associés aux progestatifs.
Allaitement
LUTENYL 3,75 mg est déconseillé au cours de l'allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lors des essais cliniques de phase III avec 3,75 mg d'acétate de nomégestrol associé à 1,5 mg d'estradiol, les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés (≥ 10 %) ont été des mastodynies, des spottings et des saignements intercurrents. Ces effets sont habituellement ceux observés lors des traitements hormonaux de la ménopause.
Les effets indésirables suivants ont été observés lors des études de phase III à des fréquences inférieures à 10 %.
Les effets indésirables sont répertoriés par classes de systèmes organes en appliquant les conventions suivantes: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100), rare (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Système |
Effets indésirables fréquents >1/100 <1/10 |
Effets indésirables peu fréquents |
Effets indésirables très rares |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
tumeur bénigne du sein, aggravation de fibromes utérins
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méningiomes |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
dysménorrhée, ménorragies, troubles menstruels, leucorrhées |
polype utérin, endométriose, candidose vaginale, augmentation du volume mammaire |
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Affections gastro-intestinales |
douleurs abdominales, gonflement abdominal, nausées |
vomissements, constipation, diarrhée
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Affections du système nerveux |
céphalées |
migraine, vertiges |
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Affections musculo squelettiques et systémiques |
crampes musculaires, douleurs dans les membres
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arthralgie |
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Affections psychiatriques |
anxiété, dépression |
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Affections vasculaires |
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thrombose veineuse superficielle ou profonde, thrombophlébite, hypertension artérielle |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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dème périphérique, asthénie, augmentation de l'appétit |
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Investigations |
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Prise de poids |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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rash cutané, prurit, alopécie |
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Affections hépato-biliaires |
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tests hépatiques anormaux |
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Cancer du sein
Les résultats dun grand nombre détudes épidémiologiques et dune étude randomisée versus placébo, létude WHI, montrent que le risque de cancer du sein est 2 fois plus élevé chez une femme traitée par une association estrogène/progestatif pendant plus de 5 ans.
Laugmentation du risque chez les femmes utilisant des estrogènes seuls est sensiblement inférieure à celui observé chez les utilisatrices dassociations estrogène/progestatif.
Le niveau de risque dépend de la durée dutilisation (cf rubrique 4.4)
Les résultats de la plus grande étude épidémiologique (MWS) et de la plus grande étude randomisée versus placebo (WHI) sont présentés ci-dessous :
Etude MWS - Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans dutilisation dune association strogène/progestatif :
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Tranche dâge (années) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 patientes nayant jamais utilisé de THS sur une période de 5 ans |
Risque relatif (RR) et IC 95 % |
Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 patientes utilisatrices de THS sur une période de plus de 5 ans (IC 95 %) |
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Estrogènes seuls |
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50-65 |
9-12 |
1.2 |
1-2 (0-3) |
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Association estrogène/progestatif |
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50-65 |
9-12 |
1.7 |
6(5-7) |
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Risque relatif global : le risque relatif nest pas constant mais augmente avec la durée dutilisation. Remarque : comme lincidence du cancer du sein diffère selon les pays dEurope, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein change également proportionnellement. |
|||
Etude WHI Risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans dutilisation :
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Tranche dâge (années) |
Incidence pour 1000 femmes par rapport au groupe placebo sur 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 patientes traitées par THS sur 5 ans (IC 95%) |
|
Estrogènes seuls (CEE : estrogènes conjugués équins) |
|||
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50-79 |
21 |
0.8 (0.7-1.0) |
-4 (-6-0)*3 |
|
Association estrogène/progestatif (CEE+MPA) |
|||
|
50-79 |
17 |
1.2 (1.0-1.5) |
+4 (0-9) |
Lorsque l'analyse a été limitée aux femmes nayant pas pris de THS avant l'étude, il n'y avait pas de risque accru apparent au cours des 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices.
Cancer de l'endomètre
Femmes ménopausées non hystérectomisées :
Chez les femmes non-hystérectomisées nutilisant pas de THS, le risque de survenue dun cancer de lendomètre est de 5 pour 1 000.
Chez les femmes non-hystérectomisées, lutilisation dun THS composé uniquement destrogènes nest pas recommandée car le risque de survenue du cancer de lendomètre est augmenté (voir rubrique 4.4)
Selon les études épidémiologiques, laugmentation du risque de cancer de l'endomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires pour 1 000 femmes âgées de 50 à 65 ans. Ce risque varie en fonction de la durée d'utilisation des strogènes et de la dose dstrogène.
Lassociation dun progestatif à lstrogène pendant au moins 12 jours par cycle peut prévenir laugmentation de ce risque.
Dans létude WHS, le risque de survenue de cancer de lendomètre nest pas augmenté chez les femmes lors de lutilisation séquentielle ou combinée dun THS pendant 5 ans (risque relatif à 1.0 (0.8‑1.2)).
Cancer de lovaire
Lutilisation sur le long terme dun THS (estrogène seul ou en association à un progestatif) a été associé à une légère augmentation du risque de survenue de cancer de lovaire. Létude MWS montre que lutilisation dun THS pendant 5 ans, entraine la survenue d1 cas supplémentaire de cancer de lovaire chez une femme sur 2 500.
Maladie thrombo-embolique veineuse
Le risque de développer une maladie thrombo-embolique veineuse telle que thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire est 1,3 à 3 fois plus élevé chez les femmes sous TSH que chez les non utilisatrices. La survenue dun tel évènement est plus probable dans la première année dutilisation du THS (chapitre 4.4).
Résultat de létude WHI - Risque supplémentaire de maladie thrombo-embolique veineuse sur 5 ans dutilisation
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Tranche dâge |
Incidence pour 1000 femmes par rapport au groupe placebo sur 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS |
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Estrogène seul par voie orale (étude chez des femmes non-hystérectomisées) |
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50-59 |
7 |
1.2 (0.6-2.4) |
1 (-3-10) |
|
Association estrogène-progestatif par voie orale |
|||
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50-59 |
4 |
2.3 (1.2-4.3) |
5 (1-13) |
Infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral
Le risque de survenue dune maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS associant estrogène et progestatif, au-delà de lâge de 60 ans (chapitre 4.4).
Le risque relatif de survenue dun AVC est 1,5 fois plus élevé lors de lutilisation dstrogènes seuls ou en association à un progestatif. Le risque daccident vasculaire hémorragique nest pas augmenté au cours de lutilisation dun THS.
Ce risque relatif nest pas dépendant de lâge ou de la durée dutilisation. Cependant, comme le risque de base est fortement dépendant de lâge, le risque global daccident vasculaire chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec lâge (voir chapitre 4.4).
Résultat des études WHI - Risque supplémentaire daccident ischémique cérébral sur 5 ans dutilisation (pas de différenciation faite entre les accidents vasculaires ischémiques et hémorragiques)
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Tranche dâge (années) |
Incidence pour 1000 femmes par rapport au groupe placebo sur 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans |
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50-59 |
8 |
1.3 (1.1-1.6) |
3 (1-5) |
Dautres effets indésirables ont été rapportés lors de traitement associant estrogènes et progestatif :
· affections biliaires ;
· troubles cutanés et sous-cutanés: chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux; purpura vasculaire ;
· probable démence après lâge de 65 ans (voir rubrique 4.4).
Méningiomes
Des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés en cas dutilisation prolongée (plusieurs années) de LUTENYL 3,75 mg à des doses de 3,75 mg par jour et plus (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.
Le surdosage peut provoquer des nausées et des vomissements.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : PROGESTATIFS, Code ATC : G03DB04.
L'acétate de nomégestrol est un progestatif de synthèse dérivé de la 19-norprogestérone. Dépourvu d'activité androgénique et estrogénique, l'affinité de l'acétate de nomégestrol pour le récepteur de la progestérone est 2,5 fois supérieure à celle de l'hormone naturelle.
Comme les estrogènes stimulent la croissance de l'endomètre, les estrogènes seuls majorent le risque d'hyperplasie et de cancer de l'endomètre. L'association d'un progestatif chez les femmes non hystérectomisées entraîne une réduction importante du risque d'hyperplasie de l'endomètre induit par les estrogènes.
La sécurité endométriale de LUTENYL 3,75 mg a été étudiée en association à 1,5 mg d'estradiol par voie orale.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'absorption de l'acétate de nomégestrol est rapide avec un Tmax observé d'environ 2 heures.
Sa demi-vie est de l'ordre de 40 heures.
La biodisponibilité absolue est de 63 %.
L'acétate de nomégestrol se lie fortement (96,8 ± 0,8 %), comme la progestérone (97,2 à 97,6 %), aux albumines du plasma. Il ne se lie ni à la SHBG ni à la CBG.
Les métabolites principaux sont, comme pour les autres dérivés de la progestérone, des dérivés hydroxylés; ils sont partiellement conjugués (glucurono- et sulfoconjugués); leur élimination est à prédominance intestinale, partiellement urinaire.
Après administration quotidienne d'un comprimé dosé à 3,75 mg, il n'a pas été mis en évidence d'accumulation de l'acétate de nomégestrol.
5.3. Données de sécurité préclinique
L'acétate de nomégestrol n'est ni génotoxique, ni tératogène.
Il n'existe pas de donnée complémentaire qui soit pertinente pour le prescripteur.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans l'emballage extérieur d'origine.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3rd Floor, Kilmore House,
Park Lane, Spencer Dock,
Dublin 1
D01 YE64 Ireland
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 365 572 4 6 : 14 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement :
Pour toute antériorité de traitement inférieure à 1 an, la prescription nécessite la mention « traitement inférieur à 1 an » sur lordonnance ; la délivrance ne peut se faire quaprès avoir vérifié la présence de cette mention.
Pour toute antériorité de traitement supérieure à 1 an, la prescription nécessite la signature annuelle par le médecin et la patiente d'une attestation d'information ; la délivrance ne peut se faire quaprès avoir vérifié que l'attestation a été co-signée.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.