DIPHANTE 100 mg, comprimé quadrisécable
CIS 63715217
Informations à jour au 28 novembre 2017.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 28/11/2017
DIPHANTE 100 mg, comprimé quadrisécable.
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Phénytoïne sodique .. 100 mg
Pour un comprimé quadrisécable
Excipient à effet notoire : amidon de blé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc à blanchâtre, rond, plat, de 10 mm de diamètre, avec encoche en croix dun côté. Voie orale.
Le comprimé peut être divisé en 4 doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
1. Traitement des crises tonico-cloniques généralisées (« grand mal ») et des crises partielles en monothérapie de deuxième intention ou en association.
2. Prévention et traitement des crises précoces survenant pendant ou après une intervention de neurochirurgie et/ou une lésion crânienne grave.
DIPHANTE ne doit jamais être utilisée pour traiter les absences
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie doit être déterminée individuellement car, à dosage égal, les concentrations sériques en phénytoïne peuvent être extrêmement variables dun patient à un autre. Le traitement par la phénytoïne doit être débuté à de faibles doses qui seront augmentées par paliers, jusquà lobtention du contrôle des crises ou à lapparition deffets toxiques. Il est vivement recommandé de doser les concentrations sériques en vue dun ajustement optimal du dosage. La concentration clinique efficace se situe entre 10 et 20 µg/ml ; mais, dans certains cas, le contrôle des crises tonico-cloniques est obtenu avec des concentrations sériques en phénytoïne inférieures. Lobtention de létat déquilibre des concentrations sériques peut prendre 7 à 10 jours. Il convient donc de patienter au moins sept à dix jours avant de modifier un dosage. Le traitement dentretien correspond à la dose la plus basse danticonvulsivant permettant de contrôler les crises.
Les comprimés de phénytoïne sodique contiennent de la phénytoïne sodique. Il est à noter que 100 mg de phénytoïne sodique correspondent à 92 mg de phénytoïne en termes de poids moléculaire ; en fonction des spécialités utilisées, léquivalence moléculaire ne se retrouve pas nécessairement du point de vue biologique. Les praticiens doivent en tenir compte lors du changement de présentation pharmaceutique ; une surveillance des concentrations sériques est conseillée (Cf. rubrique 4.4).
Adultes :
2 à 6 mg/kg par jour.
Dose habituelle : 300 mg/jour. Dose journalière maximale chez ladulte : 500 à 600 mg/jour. Dans la plupart des cas, des effets secondaires apparaissent à partir de 600 mg/jour, en raison de la toxicité du produit.
Population pédiatrique
Nouveau-nés : 2,5 à 5 mg/kg divisés en 2 doses journalières égales, ajustées si nécessaire ; dose maximale : 7,5 mg/kg par jour
· Enfants âgés de 1 mois à 12 ans : 2,5 à 5 mg/kg divisés en 2 doses journalières égales, ajustées si nécessaire ; dose maximale : 7,5 mg/kg par jour, ou 300 mg/jour
· Enfants âgés de 12 ans et plus : comme pour les adultes (voir ci-dessus)
Les comprimés ne sont pas adaptés pour une utilisation chez les enfants âgés de moins de 6 ans.
Personnes âgées :
Dose initiale de 3 mg/kg, en raison de leur moindre capacité à métaboliser la molécule (Cf. rubrique 5.2). Ensuite, lajustement des doses est fait en fonction des concentrations sériques et de la réponse clinique. Lors de linterprétation des concentrations plasmatiques, il convient de tenir compte de la possibilité dune augmentation de la fraction non liée de phénytoïne (Cf. rubrique 4.4).
Polymorphisme génétique relatif à la pharmacocinétique de la phénytoïne :
Les gènes CYP2C9 et CYP2C19 présentent un polymorphisme génétique. CYP2C9*2 et CYP2C9*3 sont les deux variations alléliques les plus courantes, entraînant une réduction du métabolisme de la phénytoïne. Pour les métaboliseurs intermédiaires (CYP2C9 *1/*2, *1/*3) et les métaboliseurs lents (CYP2C9 *2/*2, *2/*3, *3/*3), respectivement, commencer avec 75 % et 50 % de la dose habituelle. Ensuite, ajuster la dose en fonction des concentrations sériques et de la réponse clinique. (Cf. rubrique 5.2).
Patients obèses :
Le volume de distribution de la phénytoïne augmente avec le degré dobésité. Chez les patients obèses, il faudra administrer des doses de charge absolues plus élevées de phénytoïne pour obtenir rapidement des concentrations sériques thérapeutiques.
Les comprimés doivent être ingérés de préférence avec un demi-verre deau. Le moment et la façon de prendre la phénytoïne doivent être standardisés ; le moment le plus propice se situant 1 heure avant le repas. En cas dirritation gastrique, il est possible de prendre DIPHANTE au moment des repas.
Le nombre de doses journalières est de 2 ou 3. Cela dépend, pour une grande partie, du métabolisme du patient concerné et de la durée du traitement.
En général, le traitement doit être initié avec une posologie divisé en trois doses. Lheure dadministration du médicament peut être modifiée en fonction de lévolution des crises ou les modifications de lEEG, enregistré à différents moments de la journée.
Il est possible dobtenir le point de saturation du patient de diverses façons, en fonction de lurgence du traitement :
a) Par voie IV, en milieu hospitalier. Consulter les recommandations relatives à la posologie et au mode dadministration, figurant dans le Résume des Caractéristiques du Produit des spécialités à base de phénytoïne IV disponibles sur le marché.
b) Par voie orale : Chez ladulte : 1 000 mg en une seule dose administrée (c.-à-d. : 10 comprimés) ; puis 300 mg par jour en trois doses de 100 mg réparties régulièrement sur une journée.
Chez lenfant : 15 mg/kg/jour, quel que soit lâge, en une seule dose ; puis 5 mg/kg/jour.
Les concentrations thérapeutiques sériques sont obtenues au bout de 4 à 6 heures.
c) Trois doses de 300 mg, sur la base dune dose toutes les 8 heures ; puis 300 mg/jour, en trois prises de 100mg réparties régulièrement sur lensemble de la journée.
Chez lenfant, 5 mg/kg toutes les 8 heures, le premier jour ; puis 5 mg/kg/jour, quel que soit lâge.
Les concentrations thérapeutiques sériques sont obtenues au bout de 24 à 30 heures.
d) 300 mg/jour, chez ladulte, divisés en trois prises de 100mg régulières.
5 mg/kg/jour chez lenfant, tous âges confondus, divisés en trois prises régulières.
Les concentrations thérapeutiques sériques sont obtenues au bout de 5 à 15 jours.
Laugmentation de la posologie, si elle savère nécessaire, doit être pratiquée par paliers de 25 mg par jour, chez ladulte et lenfant, quel que soit lâge. Laugmentation doit être lente ; à savoir : par palier de 100 mg au maximum par semaine, toutes les 2 à 4 semaines, à partir du moment où les concentrations thérapeutiques sériques théoriques sont atteintes. Cet ajustement de la dose doit être basé sur la réponse clinique ; il doit également tenir compte de tout effet indésirable qui pourrait apparaître (tout particulièrement le nystagmus). Les concentrations sériques ne peuvent être déterminées tant que létat déquilibre des concentrations sériques nest pas supposé avoir été atteint. Les augmentations de la dose supérieures à 300 mg/jour peuvent rapidement aboutir à une élévation significative des concentrations sériques. Cest pourquoi cela doit se faire très lentement, en prenant les précautions nécessaires.
En fonction de la méthode de saturation utilisée (voir ci-dessus), la première détermination sera réalisée :
le matin suivant dans le cas a), pareillement dans le cas b), au bout de 48 heures dans le cas c), et pas avant 15 à 20 jours dans le cas d). Laugmentation de la dose ne doit donc pas intervenir avant ces périodes dattentes respectives.
Arrêt du médicament et passage à une autre antiépileptique :
Larrêt du médicament doit se faire en réduisant progressivement la dose journalière, sur une période dau moins 14 jours. Il est également impératif dinitier le nouvel antiépileptique progressivement, sur une période équivalente.
La modification de lantiépileptique ; cest-à-dire le remplacement de la phénytoïne par un autre antiépileptique, peut se dérouler conformément au calendrier général ci-après :
· Première semaine : réduction de la dose de phénytoïne actuelle dun tiers, et ajout du nouvel antiépileptique à raison dun tiers de la dose prévue.
· Deuxième semaine : réduction de la dose de phénytoïne actuelle dune moitié, et ajout du nouvel antiépileptique à raison dune moitié de la dose prévue.
· Troisième semaine : arrêt total de phénytoïne et remplacement par la dose prévue du nouvel antiépileptique.
Le patient doit bénéficier dune surveillance médicale stricte tout au long de cette période, plus particulièrement au cours de la troisième semaine, période au cours de laquelle une adaptation posologie du nouvel antiépileptique pourrait être indispensable. Cette surveillance médicale est absolument nécessaire pour prévenir lapparition de crises dues aux concentrations sériques trop basses de lantiépileptique concerné.
· Dyscrasie sanguine, bradycardie sinusale, bloc sino-atrial, bloc atrio-ventriculaire du deuxième ou troisième degré, décompensation cardiaque, syndrome dAdams-Stokes.
· Hypersensibilité à lhydantoïne ou à lun des excipients.
· Antécédents de Syndrome dhypersensibilité aux anticonvulsivants avec dautres anticonvulsivants aromatiques, ou avec des substances actives similaires à la phénytoïne (par ex.: barbituriques, succinimides, oxazolidine-diones), car une réaction croisée peut se produire.
· Porphyrie aiguë intermittente.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· La phénytoïne peut induire ou aggraver les crises dabsences et les crises myocloniques.
· Comme cela peut se produire avec dautres antiépileptiques, certains patients sous phénytoïne peuvent présenter une augmentation de la fréquence des crises, ou voir apparaître de nouveaux types de crises. Ces phénomènes peuvent être la conséquence dun surdosage, dune baisse des concentrations plasmatiques dantiépileptiques utilisés de façon concomitante, de la progression de la maladie, ou dun effet paradoxal.
· La phénytoïne étant massivement métabolisée par le foie (Cf. rubrique 5.2), il pourrait savérer nécessaire de réduire le dosage de la phénytoïne pour éviter une éventuelle toxicité chez les patients présentant une insuffisance hépatique. La surveillance des taux de phénytoïne non liée peut savérer cliniquement appropriée car les ajustements de la dose doivent être basés sur les concentrations plasmatiques en phénytoïne libre.
· Si la liaison protéique est réduite, comme cest le cas chez les patients âgés, chez ceux présentant une insuffisance rénale ou hépatique, et dautres problèmes de santé associés à une hypoalbuminémie ou à une urémie (Cf. rubrique 5.2) ; la concentration en phénytoïne sérique totale sera réduite en conséquence. Cependant, la concentration en phénytoïne libre, active du point de vue pharmacologique, reste souvent plus ou moins identique en raison de mécanismes de compensation. Cest pourquoi la réponse clinique peut être obtenue avec des concentrations en phénytoïne totale plus basses. Ainsi, en soi, une altération de la liaison protéique nimplique pas nécessairement une modification de la posologie ; par contre la surveillance des taux plasmatiques de la phénytoïne non liée peut savérer adéquate du point de vue clinique.
· Au début du traitement, les valeurs de la fonction hépatique doivent être régulièrement contrôlées.
· Si les concentrations en ASAT et ALAT augmentent, une hépatite doit être exploré par le biais dexamens supplémentaires. On constate souvent une élévation des gammaglutamyl transférases, mais cela na pas de signification clinique. Il est impossible dindiquer à quel moment ladministration de phénytoïne doit cesser ou être suspendue suite à une augmentation des résultats des tests de la fonction hépatique. En général, on estime que le traitement doit cesser si les taux de transaminases sont supérieurs à trois fois la limite supérieure de la normale. Larrêt du traitement ne doit pas être brutal ; au contraire, le dosage doit être réduit progressivement, sur une semaine environ, selon la dose administrée. Après retour à la normale des transaminases, le traitement peut reprendre avec ladministration de la dose efficace minimale. Si, dans ces conditions, les taux atteignent à nouveau trois fois la valeur normale, il est conseillé darrêter définitivement le traitement.
· Il convient de prendre des précautions en cas dhépatite virale aiguë. Dans de nombreux cas, une dose inférieure à la dose habituelle peut permettre un traitement par phénytoïne.
· Un examen périodique peut se révéler utile pour rechercher une éventuelle lymphadénopathie, afin de détecter des anomalies précoces du système immunitaire.
· La consommation de boissons alcoolisées est proscrite pendant un traitement par phénytoïne car cela peut accroître la fréquence des crises et leur gravité. En cas de consommation chronique, les concentrations en phénytoïne plasmatique peuvent diminuer. Cependant, suite à la consommation dune quantité normale occasionnelle ou excessive dalcool, on observe une augmentation des concentrations plasmatiques (Cf. rubrique 4.5)
· En cas dinobservance du traitement et/ou darrêt brutal, cela peut induire létat de mal épileptique.
· Une numération formule sanguine (plaquettes comprises) doit être pratiquée avant, puis régulièrement tout au long de la durée du traitement. Des anomalies dordre hématopoïétique ont été signalés, notamment : thrombocytopénie, leucopénie, granulocytopénie, agranulocytose, et pancytopénie avec ou sans atteinte de la moelle osseuse, y compris des cas mortels.
· Il est conseillé de contrôler lhygiène buccale et létat des gencives en raison de la possibilité dune hyperplasie gingivale.
· Lors dun traitement à long terme, la phénytoïne peut accélérer le métabolisme de la vitamine D, et donc entraîner une ostéomalacie ou dautres maladies associées à la vitamine D. Il est conseillé de prendre des suppléments à base de vitamine D.
· Lors dun traitement à long terme, la phénytoïne peut diminuer labsorption de lacide folique, et donc entraîner une anémie mégaloblastique ou dautres maladies liées à lacide folique. Il est conseillé de prendre des suppléments à base dacide folique. Lacide folique peut, en lui-même, également accélérer le métabolisme de la phénytoïne. Dans ce cas, il est donc conseillé de contrôler soigneusement les taux de phénytoïne.
· La phénytoïne peut également avoir des effets négatifs sur lefficacité des pilules contraceptives dites « de troisième génération ». Il est donc conseillé de prescrire un contraceptif par voie orale contenant plus de 50 µg dstrogènes. Cependant, elle peut également avoir des effets sur les contraceptifs contenant plus de 50 µg.
· La phénytoïne peut fausser les résultats des analyses de laboratoire suivantes : glycémie, calcium, iode lié aux protéines (PBI), phosphatase alcaline, gammaglutamyl transpeptidases, test de suppression à la dexaméthasone, et test à la métyrapone.
· Faites attention en cas daugmentation de posologie (Cf. rubrique 4.2).
· Faites attention lors de larrêt du médicament (Cf. rubrique 4.2).
· La phénytoïne est essentiellement métabolisée par les gènes CYP2C9 et CYP2C19. Évitez ou faites très attention avec les inducteurs et les inhibiteurs puissants de ces enzymes (Cf. rubrique 4.5).
· La phénytoïne est un inducteur des gènes CYP2C9, CYP3A4 et CYP1A2. Faites attention avec les médicaments métabolisés par lun de ces isoenzymes (Cf rubrique 4.5).
· Des comportements et des idées suicidaires ont été observés chez des patients sous antiépileptiques dans diverses indications. Une méta-analyse détudes randomisées, contrôlées par placebo, menées sur des antiépileptiques, a montré une légère augmentation des risques de comportements et didées suicidaires. Le mécanisme de ce risque est inconnu, et les données à notre disposition nexcluent pas la possibilité dun risque accru avec la phénytoïne. Cest pourquoi il faut contrôler lapparition de signes évocateurs de comportements et didées suicidaires chez les patients, et envisager un traitement adéquat. Il faut conseiller aux patients (et aux aidants) de consulter si des signes évocateurs de comportements et didées suicidaires apparaissent.
· Le traitement doit être arrêté si un rash cutané apparaît. Si le rash est de type bulleux, squameux ou purpurique, ou si lon craint un lupus érythémateux ; il faut envisager des traitements alternatifs.
· Des réactions cutanées potentiellement mortelles, de type syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) ou nécrolyse épidermique toxique (NET), ont été signalées chez des patients sous phénytoïne.
Les patients doivent être informés des signes et symptômes de ces pathologies, et étroitement surveillés pour détecter déventuelles réactions cutanées. Cest au cours des premières semaines de traitement que le patient est exposé au risque le plus élevé de voir apparaître un SSJ ou une NET.
En présence de symptômes ou signes évocateurs dun SSJ ou dune NET (par ex. rash cutané progressif souvent accompagné de cloques ou de lésions au niveau des muqueuses), ladministration de phénytoïne doit cesser.
La prise en charge dun SSJ et dune NET mène aux meilleurs résultats quand le diagnostic est précoce et quon cesse ladministration de tout médicament suspect. Labandon précoce est associé à un meilleur pronostic.
Si un SSJ ou une NET apparaît chez un patient sous phénytoïne, la phénytoïne ne doit plus jamais être administrée à ce patient à lavenir.
· Le gène HLA-B*1502 peut être associé à un risque accru dapparition dun syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) chez les patients dorigine thaï ou chinoise (han) traités à la phénytoïne. Chez les patients porteurs du gène HLA-B*1502, lutilisation de la phénytoïne doit être envisagée uniquement si lon estime que les bénéfices sont supérieurs aux risques. Au sein des populations dorigine caucasienne ou japonaise, lallèle HLA-B*1502, est extrêmement rare ; il nest donc pas possible à lheure actuelle de conclure à un risque éventuel. Des données concernant ces risques chez les personnes dautres origines ethniques ne sont pas actuellement disponibles.
· Une « réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques » (syndrome DRESS) peut apparaître. Ce phénomène a été observé chez des patients sous antiépileptiques. Certains cas se sont avérés potentiellement mortels, voire fatals. Le syndrome DRESS, qui ressemble parfois à une infection virale, peut se manifester par les signes suivants : rash, fièvre, éosinophilie et/ou lymphadénopathie, avec atteinte dautres systèmes dorganes (hépatite, néphrite, myocardite, myosite, ou anomalies hématologiques). Si lon suspecte un syndrome DRESS, ou si les symptômes ne peuvent être expliqués par une autre étiologie, la phénytoïne doit être arrêtée.
· Des cas de Syndrome dHypersensibilité aux Anticonvulsivants (SHA) ont été observés chez des patients sous antiépileptiques. Certains cas se sont avérés potentiellement mortels, voire fatals. Les premiers symptômes sont généralement : fièvre, malaise et rash ; cependant, chez certains patients, les premiers symptômes peuvent également être : diarrhée, lymphadénopathie, dème facial, myalgie, ou anorexie. Parmi les autres manifestations du syndrome, on trouve : anémie, néphrite, et thrombocytopénie. Chez certains patients, larrêt du traitement a entraîné une amélioration en quelques semaines. Si un SHA apparaît, arrêter la phénytoïne et administrer un traitement symptomatique.
Il faut faire attention si lon utilise des substances actives dotées dune structure similaire (barbituriques, succinimides, oxazolidine-diones), car cela peut entraîner une réaction croisée (Cf. aussi rubrique 4.3).
· Si lon initie un traitement avec une spécialité contenant de la phénytoïne, il est recommandé de continuer le traitement avec le même produit pendant toute la période de traitement. Lors du passage de la phénytoïne sodique à la phénytoïne, ou vice-versa, il faut tenir compte du fait que 100 mg de phénytoïne sodique équivaut à 92 mg de phénytoïne. Il existe également dautres formes pharmaceutiques sur le marché (comprimés et comprimés à libération prolongée), dotées de valeurs dabsorption et de réponses cliniques différentes selon les patients. Il faut également tenir compte du fait que la bioéquivalence nest pas garantie entre les diverses spécialités. Les recommandations figurant à la rubrique 4.2, « Posologie et mode dadministration », sappliquent à toutes les modifications mentionnées ci-dessus (substance active, forme pharmaceutique, fabricant).
· Il est conseillé de contrôler la dyslipidémie. Initier une prise en charge adéquate en présence dun taux élevé de lipoprotéines de faible densité, de cholestérol et/ou de triglycérides.
· DIPHANTE contient de lamidon de blé. Lamidon de blé peut contenir du gluten, mais uniquement à létat de traces ; il est donc considéré comme ne présentant pas de danger pour les personnes souffrant dune maladie cliaque. Les patients présentant une allergie au blé (différente de la maladie cliaque) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacocinétiques :
Effets dautres médicaments sur la phénytoïne :
La phénytoïne est essentiellement métabolisée par les CYP2C9 et CYP2C19 (Cf. également la rubrique 5.2). Les inducteurs et les inhibiteurs de ces enzymes peuvent faire diminuer ou augmenter les concentrations en phénytoïne. En cas dinteractions potentielles il peut se révéler utile de surveiller les concentrations plasmatiques en phénytoïne. Pour plus de précisions, consulter également les Résumé des Caractéristiques du Produit des médicaments pris de façon concomitante.
Produits susceptibles d augmenter les concentrations plasmatiques en phénytoïne :
Acétazolamide, amiodarone, inhibiteurs calciques, chloramphénicol, cimétidine, diazoxide, dicoumarol, disulfirame, (es)oméprazole (à des doses ≥ 40 mg/jour), fluconazole, fluorouracil, fluoxétine, fluvastatine, fluvoxamine, isoniazide, ivacaftor, felbamate, lansoprazole, méthylphénidate, métronidazole, miconazole, moclobémide, modafinil, oxcarbazépine, phénylbutazone, posaconazole, stiripentol, sulfamides (sulfadiazine, sulfaméthizol, sulfaméthoxazole), triméthoprime et cotrimoxazole, télaprévir, ticlopidine, tolbutamide, topiramate, voriconazole, zafirlukast.
Produits susceptibles de diminuer les concentrations plasmatiques en phénytoïne :
Anti-acides (par réduction de labsorption de la phénytoïne), bosentan, charbon (activé) (par réduction de labsorption de la phénytoïne), elvitégravir, enzalutamide, nelfinavir, acide folique, (fos)aprépitant, rifamycines (rifabutine, rifampicine, rifamycine), ritonavir, plusieurs oncolytiques (bléomycine, cisplatine, carboplatine, dacarbazine, mercaptopurine), sucralfate (par réduction de labsorption de la phénytoïne), théophylline, vigabatrine.
Produits susceptibles daugmenter ou de diminuer les concentrations plasmatiques en phénytoïne :
Carbamazépine, ciprofloxacine, diazépam, éfavirenz, isoniazide concomitante avec rifampicine, phénobarbital, primidone, acide valproïque.
Effets de la phénytoïne sur dautres médicaments :
La phénytoïne est un inducteur des CYP2C9, CYP3A4 et CYP1A2. Sous leffet de ce produit pharmaceutique, les concentrations plasmatiques de produits pharmaceutiques métabolisés par lun de ces isoenzymes peuvent subir des modifications non négligeables. La phénytoïne peut également avoir des effets sur les udp-glucuronosyltransférases (UGT) et sur la glucorono-conjugaison de produits pharmaceutiques. Pour plus de précisions, consulter également les Résumé des Caractéristiques du Produit des médicaments pris de façon concomitante.
Produits dont les concentrations plasmatiques diminuent à cause de la phénytoïne :
Abiratérone, afatinib, albendazole, alfentanil, almotriptan, amiodarone, apixaban, aripiprazole, atazanavir, atorvastatine, axitinib, bédaquiline, benzodiazépines, bocéprévir, bortézomib bosutinib, bosentan, célécoxib, brentuximab védotine, bromocriptine, buprénorphine, buspirone, cabazitaxel, inhibiteurs calciques, carbamazépine, caspofungine, chlorphénamine, chloramphénicol, ciclésonide, ciclosporine, citalopram, clarithromycine, clozapine, cobicistat, caféine, colchicine, corticostéroïdes systémiques, coumarines, crizotinib, cyclophosphamide, dabigatran, dabrafénib, daclatasvir, dapoxétine, darifénacine, darunavir, dasabuvir, dasatinib, déférasirox, diclofénac, dihydro-ergotamine, disopyramide, docétaxel, dolutégravir, dompéridone, donépézil, doxycycline, duloxétine, dutastéride, ébastine, éfavirenz, élétriptan, elvitégravir, enzalutamide, éplérénone, ergotamine, erlotinib, érythromycine, escitalopram, éthinylestradiol (en monothérapie), éthosuximide, eslicarbazépine, étravirine, évérolimus, fentanyl, fésotérodine, flurbiprofène, fluvastatine, acide folique, fosamprénavir, (fos)aprépitant, galantamine, géfitinib, glibenclamide, gliclazide, glimépiride, glipizide, gliquidone, halopéridol, ibuprofène, idélalisib, imatinib, indinavir, irbésartan, irinotécan, itraconazole, ivabradine, ivacaftor, kétoconazole, lamotrigine, lapatinib, lédipasvir, lopéramide, lopinavir, losartan, macitentan, maraviroc, mébendazole, méfloquine, mélatonine, méthadone, mexilétine, miansérine, mirtazapine, acide mycophénolique, naproxène, névirapine, nimodipine, nilotinib, olanzapine, ombitasvir + paritaprévir + ritonavir, contraceptifs hormonaux par voie orale, oxybutynine, pazopanib, inhibiteurs de la pde 5, pérampanel, pimozide, pipéraquine, pirfénidone, piroxicam, pomalidomide, posaconazole, progestatif, propafénone, quétiapine, quinidine, rasagiline, réboxétine, rifabutine, rilpivirine, riluzole, riociguat, ritonavir, rivaroxaban, ropinirole, ropivacaïne, ruxolitinib, salmétérol, saquinavir, sertindole, sertraline, siméprévir, simvastatine, sirolimus, sofosbuvir, solifénacine, sorafénib, sunitinib, tacrolimus, tamoxifène, télaprévir, temsirolimus, théophylline, thyromimétiques, tiagabine, ticagrélor, tipranavir, tizanidine, topiramate, torasémide, tramadol, trastuzumab-emtansine, trazodone, triamtérène, antidépresseurs tricycliques, ulipristal, vandétanib, vémurafénib, venlafaxine, vérapamil, vilantérol, vinblastine, vincristine, vindésine, vinorelbine, vismodégib, voriconazole, zafirlukast, zolmitriptan, zolpidem, zonisamide, zopiclone.
Agents phytothérapeutiques :
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (hypericum perforatum) peuvent entraîner une réduction des effets de la phénytoïne par induction des enzymes qui métabolisent le médicament. Cet effet dinduction peut perdurer jusquà 2 semaines après larrêt du traitement à base de millepertuis. Si le patient prend déjà du millepertuis, contrôler les concentrations en anticonvulsivant et arrêter le millepertuis. Les concentrations en anticonvulsivant peuvent augmenter lors de larrêt du millepertuis. Il peut alors savérer nécessaire dajuster la dose danticonvulsivant.
Alcool
Lingestion de quantités modérées ou excessives dalcool peut augmenter les concentrations plasmatiques en phénytoïne. Une consommation prolongée peut faire baisser les concentrations plasmatiques en phénytoïne (Cf. rubrique 4.4)
Nutrition entérale
Quand la phénytoïne est ajoutée à la nutrition entérale, labsorption de la phénytoïne peut être réduite.
Interactions pharmacodynamiques
Lacétazolamide peut accroître lhyperammoniémie chez les enfants traités par phénytoïne.
Il faut éviter lassociation avec des IMAO et des produits entraînant une aplasie médullaire. Par ailleurs, il est conseillé de ne pas associer un traitement à base de phénytoïne avec des produits pharmaceutiques susceptibles dentraîner une dépression médullaire, car la phénytoïne peut accroître ce phénomène.
Certains produits pharmaceutiques peuvent précipiter la survenue des crises, surtout sils sont administrés à hautes doses. Chez lépileptique, il est donc préférable dopter pour des alternatives thérapeutiques qui ne soient pas associés à un risque de crises dépilepsie. Cependant, il est généralement possible de prévenir les crises avec des doses faibles et/ou un schéma posologique parfaitement adapté. Les produits pharmaceutiques suivants exposent à un risque accru de crises dépilepsie :
· Amantadine, plus particulièrement à des doses journalières de 200 mg ou plus,
· Les antibiotiques β-lactame (pénicillines, céphalosporines, monobactames et carbapénèmes) administrés en IV à fortes doses, surtout chez lenfant et les personnes âgées, et en présence de signes évocateurs dune insuffisance rénale, dune méningite ou dune épilepsie. Benzylpénicillines, céfazoline et imipénem exposent à un risque accru de crises par rapport à ampicilline, amoxicilline, ceftriaxone et ceftazidime.
· Antidépresseurs : bupropion, amoxapine, clomipramine, maprotiline et miansérine. Ces produits abaissent le seuil épileptogène.
· Alimémazine et prométhazine.
· Les psychotropes peuvent provoquer des modifications de lEEG et des crises dépilepsie. Parmi les psychotropes classiques, la chlorpromazine peut avoir de tels effets. Parmi les psychotropes atypiques, la clozapine est associée aux plus forts risques de crises.
· Immunomodulateurs : ciclosporine et aldesleukine.
· Chloroquine chez les sujets ayant eu une convulsion récente (< 1 an auparavant), la méfloquine à des doses thérapeutiques faibles, prophylactiques et élevées.
· Dexamphétamine, modafinil, atomoxétine.
· Théophylline à hautes doses.
· Tramadol (à hautes doses), plus particulièrement en cas dassociation avec des médicaments qui abaissent le seuil épileptogène (antidépresseurs) et labus dalcool.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse :
Il a été démontré, pour tous les anticonvulsivants, que le nombre global de malformations constatées chez les enfants issus de femmes épileptiques traitées, est 2 à 3 fois plus élevé que dans le reste de la population (environ 3 %). Les malformations les plus courantes liées à la phénytoïne sont : fente labiale et anomalies cardiovasculaires. La prise de phénytoïne au cours du premier trimestre de la grossesse expose le ftus à un risque spécifique - le syndrome ftal dû à lhydantoïne - qui est associé à : anomalies cranio-faciales, hypoplasie des phalanges distales, retard de la croissance intra-utérine, et déficience intellectuelle.
La phénytoïne traverse la barrière placentaire.
On a rapporté un certain nombre de cas au cours desquels lutilisation de la phénytoïne pendant la grossesse a entraîné une pathologie maligne chez lenfant, essentiellement des neuroblastomes.
Des cas de chondrodysplasie ponctuée ont également été rapportés suite à une exposition prénatale à la phénytoïne.
La phénytoïne est tératogène chez le rat, la souris et le lapin (Cf. rubrique 5.3).
Des cas dhypocalcémie, de tétanie et dhypophosphatémie ont été observés chez des enfants issus de mères épileptiques ayant pris de la phénytoïne pendant la grossesse.
Un cas de syndrome hémorragique a été observé chez un nourrisson. La vitamine K peut corriger cet effet ; elle peut être administrée à la mère avant laccouchement ou à lenfant après sa naissance, en fonction de son poids.
Lutilisation de la phénytoïne peut entraîner une carence en vitamine D avec hypocalcémie, et une carence en acide folique ; il peut donc savérer nécessaire dadministrer de la vitamine D et de lacide folique.
Un dérèglement de léquilibre phosphocalcique et une déminéralisation osseuse peuvent survenir, mais cela reste rare.
Tenant compte de ces divers éléments :
· Les bénéfices et les risques de lutilisation de la phénytoïne pendant la grossesse doivent être pesés.
· En cas de grossesse il est absolument nécessaire de réduire le dosage de la phénytoïne afin dobtenir la dose strictement nécessaire pour prévenir lapparition de crises pendant la grossesse.
Les femmes enceintes sous phénytoïne doivent être soigneusement suivies. En plus des précautions habituelles, il est nécessaire de faire attention aux concentrations sériques en phénytoïne, acide folique, vitamine D, et calcium.
La mesure des concentrations sériques en phénytoïne peut savérer précieuse dans le cadre de lajustement des doses.
Allaitement :
En raison du passage de la phénytoïne dans le lait maternel et du risque toxique associé, il ne faut pas utiliser la phénytoïne pendant lallaitement. Le risque est faible si la mère respecte la dose thérapeutique. On ne connaît à ce jour quun cas de méthémoglobinémie avec vertiges et diminution du réflexe de succion chez un bébé.
Fertilité :
Les anticonvulsivants peuvent entraîner une impuissance chez lhomme et une baisse de la fertilité chez la femme. La phénytoïne est excrétée en petites quantités dans le sperme humain et peut donc affecter la morphologie et la motilité des spermatozoïdes. Chez des patients épileptiques de sexe masculin, traités à la phénytoïne, on a observé des concentrations plasmatiques réduites en testostérone libre. Nous ne disposons daucune donnée adéquate concernant la fertilité chez lanimal.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de tolérance
Des réactions cutanées potentiellement mortelles, telles que le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique, ont été signalées ; le risque le plus élevé se situe au cours des premières semaines de traitement, et il est accru chez les patients porteur du gène HLA-B*1502.
La phénytoïne peut entraîner un syndrome dhypersensibilité qui se manifeste généralement lors de la première exposition au médicament, lintervalle moyen avant lapparition se situant entre 17 et 21 jours. Parfois, ce syndrome sexprime sous la forme dun rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS).
On a pu observer chez certains patients sous phénytoïne une hépatotoxicité aiguë, potentiellement fatale, mais cela nest pas fréquent. Lapparition des symptômes se produit généralement au cours des six premières semaines de traitement. Cela peut se présenter sous la forme dune partie des symptômes du rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), ou seul avec dautres signes et symptômes ; notamment : ictère, transaminases élevées, hépatomégalie, éosinophilie, et/ou leucocytose.
Bien que lon nait pas établi de rapport de cause à effet, des rapports indiquent des cas de lymphadénopathie ayant entraîné un lymphome malin.
Les patients sous antiépileptiques sont exposés à un risque accru de comportements et didées suicidaires.
La phénytoïne étant un antiépileptique dit « inducteur enzymatique », elle peut réduire la densité osseuse et donc accroître les risques dostéomalacie, dostéopénie, dostéoporose et de fractures ; ce principalement au bout de 2 ans de traitement et chez les patients âgés de plus de 40 ans.
Des effets sur lhématopoïése et des anémies mégaloblastiques ont été rapportés lors de traitements à long terme par phénytoïne.
Dans le cadre dun traitement à long terme, on observe souvent une hyperplasie des gencives, surtout chez les enfants et les adolescents.
Pour en savoir plus, consulter également la rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions demploi ».
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables, observées lors détudes cliniques (menées sur des patients adultes, adolescents, enfants et nourrissons de plus d1 mois) et signalées après la mise sur le marché, sont répertoriées dans le tableau ci-après par classes de systèmes dorganes et par fréquence. Dans le cadre de chaque groupe, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1,000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Les données disponibles nont pas permis de déterminer quelle est la fréquence de certains des effets indésirables mentionnés ci-après ; elle apparaît donc comme « fréquence indéterminée ». Ces effets ont été signalés de façon spontanée au cours de la période suivant la commercialisation.
|
MedDRA SOC |
Catégorie de fréquence |
|
|
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
Fréquence indéterminée |
Lymphadénopathie, notamment : lymphome, maladie de Hodgkin, pseudolymphome, hyperplasie bénigne des ganglions lymphatiques |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Complications hématopoïétiques (parfois fatales), thrombocytopénie, leucopénie, leucocytose, granulocytopénie, agranulocytose, pancytopénie, suppression de la moelle osseuse, macrocytose et anémie mégaloblastique*. Éosinophilie, anémie hémolytique et aplasique, granulomatose, neutropénie, hémophilie induite, adénopathie pseudolymphomateuse*, troubles de la coagulation du sang (principalement dus à linterférence avec le métabolisme de la vitamine K). |
|
Affections du système immunitaire |
Rare |
Syndrome dhypersensibilité* |
|
Fréquence indéterminée |
Lupus érythémateux systémique, splénomégalie, troubles de limmunité humorale et cellulaire, réactions anaphylactoïdes et anaphylaxie. |
|
|
Affections endocriennes |
Très rare |
Gynécomastie, hyperglycémie, hyperprolactinémie, hypoprotéinémie et diminution des concentrations de la testostérone. |
|
Fréquence indéterminée |
La phénytoïne inhibe la libération de lhormone antidiurétique (HAD) en cas de syndromes associés à une sécrétion accrue dHAD*. Les concentrations en hormone thyroïdienne peuvent être diminuées. |
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Rare |
Ostéomalacie |
|
Fréquence indéterminée |
Porphyrie et concentrations accrues en cholestérol HDL. |
|
|
Affections psychiatriques |
Fréquence indéterminée |
Comportements et idées suicidaires, comportement agressif*, agitation*, nervosité*, hallucinations*, délire*, manifestations psychotiques*, dépression* ou manie*. |
|
Affections du système nerveux |
Fréquence indéterminée |
Nystagmus*, ataxie*, difficultés délocutions jusquau mutisme*, et trouble de la coordination*, étourdissements, insomnie, paresthésie, endormissement, encéphalopathie, atrophie cérébelleuse dégénérative ou troubles cérébelleux, troubles cognitifs, confusion*, pertes de mémoire*, contractions musculaires, crises dépilepsie paradoxales ;céphalées, dyskinésie y compris chorée, troubles de la transmission neuromusculaire, choréo-athétose, dystonie, tremblements et astérixis, polyneuropathie périphérique essentiellement sensitive, paralysie dun des membres. |
|
Affections oculaires |
Rare |
Cataracte, daltonisme, et paralysie des muscles oculaires. |
|
Affections cardiaques |
Fréquence indéterminée |
Modifications de lECG, telles que : allongement de lintervalle PR, élargissement des complexes QRS, allongement du segment ST et modifications de londe T, fibrillation ventriculaire.** |
|
Affections vasculaires |
Fréquence indéterminée |
Hypertension artérielle, bradycardie, périartérite noueuse. |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Très rare |
Pneumonie, insuffisance respiratoire, fibrose pulmonaire et infiltration pulmonaire. |
|
Affections gastro-intestinaux* |
Fréquence indéterminée |
Nausées, vomissements, constipation, modification ou perte (un cas) du goût, glossopyrosis. |
|
Affections hépato-biliaires |
Fréquence indéterminée |
Hépatite toxique, hépatotoxicité, hépatomégalie, lésions hépatiques, et nécrose hépatique (sporadique). Des élévations asymptomatiques des enzymes hépatiques ont été observées*. |
|
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés |
Fréquent |
Rash cutané ou prurit, parfois avec fièvre, rash cutané ou prurit morbilliforme. |
|
Rare |
Rash de type bulleux, squameux ou purpurique, et lupus érythémateux (disséminé), hypertrichose, hirsutisme, érythème polymorphe. |
|
|
Très rare |
Réactions cutanées indésirables graves (SCAR) : Ont été observées : syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et nécrolyse épidermique toxique (NET) (Cf. rubrique 4.4). Pigmentation brune du visage et du cou. Érythrodermie, mycosis fongoïde, dème facial. |
|
|
Fréquence indéterminée |
Manifestations dermatologiques telles que : syndrome de Raynaud*, rash scarlatiniforme. |
|
|
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
|
Très fréquent |
Hyperplasie gingivale et hypertrophie gingivale.* |
|
Rare |
Myasthénie grave. |
|
|
Très rare |
Fasciite, myosite, rhabdomyolyse, et arthrite aiguë. |
|
|
Fréquence indéterminée |
Grossissement des traits du visage et des lèvres, baisse de la densité minérale osseuse*, ostéopénie*, ostéoporose*, et fractures*. |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Rare |
Insuffisance rénale, néphrotoxicité, néphrite interstitielle. |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Fréquence indéterminée |
Maladie de La Peyronie et priasprisme |
|
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
Fréquence indéterminée |
Chondrodysplasie ponctuée chez lenfant.
|
|
Lésions, intoxications et complications dinterventions |
Fréquence indéterminée |
Empoisonnement dû à des dérivés de lhydantoïne. |
|
* Consulter la rubrique « Description de réactions indésirables sélectionnées » ** Une fibrillation ventriculaire a été observée après une administration IV |
||
Description deffets indésirables sélectionnés
Ont été observées, chez des patients sous phénytoïne, une macrocytose et une anémie mégaloblastique répondant généralement à un traitement à lacide folique.
Ladénopathie pseudolymphomateuse peut évoluer vers une forme maligne de lymphome.
Le syndrome dhypersensibilité se caractérise par des symptômes tels que : douleurs articulaires, éosinophilie, fièvre, hépatite, diarrhée, anorexie, néphrite, anémie, thrombocytopénie, lymphadénopathie ou rash cutané ; mais ne se limite pas à ces symptômes (par ex. : DRESS : rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques ; SHA : syndrome dhypersensibilité aux antiépileptiques).
La phénytoïne inhibe la libération de lhormone antidiurétique (HAD) en cas de syndromes associés à une sécrétion accrue dHAD. Les concentrations en hormone thyroïdienne peuvent baisser. À moins quun dysfonctionnement clinique de la thyroïde soit également visible, ces résultats de laboratoire ne revêtent quune signification clinique limitée.
De fortes doses, peuvent entraîner : confusion, comportement agressif, pertes de mémoire, agitation, nervosité, hallucinations, délire, manifestations psychotiques, dépression ou manie.
Les effets indésirables les plus fréquents liés aux troubles du système nerveux renvoient au système nerveux central et sont généralement dépendants de la dose : nystagmus, ataxie, difficultés délocutions jusquau mutisme, et troubles de la coordination.
Troubles gastro-intestinaux, qui apparaissent normalement au début du traitement, et disparaissent en général après.
Des élévations asymptomatiques des enzymes hépatiques ont été observées. Si les concentrations en ASAT et ALAT augmentent, les lésions hépatiques doivent être explorées par le biais dexamens supplémentaires. On constate souvent une élévation des gammaglutamyl transférases, mais cela na aucune signification clinique.
Des cas de syndrome de Raynaud ont été signalés de façon sporadique. Cependant, la plupart des cas étaient liés à une administration IV de la phénytoïne.
Lhypertrophie gingivale peut être limitée en préservant une bonne hygiène buccale et en se brossant soigneusement les dents après chaque repas.
Chez les patients sous phénytoïne à long terme, on a observé : baisse de la densité minérale osseuse, ostéopénie, ostéoporose, et fractures. Le mécanisme par le biais duquel la phénytoïne affecte le métabolisme osseux na pas été identifié.
Population pédiatrique
Le profil des effets indésirables liés à la phénytoïne est généralement équivalent chez lenfant et ladulte. Lhyperplasie gingivale apparaît plus souvent au sein de la population pédiatrique et chez les patients dont lhygiène buccale est médiocre.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes : On ne connait pas la dose létale chez lenfant. Chez ladulte, la dose létale moyenne se situe entre 2 et 5 g. Les symptômes initiaux du surdosage sont : nystagmus, ataxie et dysarthrie. Les autres signes sont : tremblements, hyperréflexie, léthargie, troubles de lélocution, ainsi que nausées et vomissements. Du point de vue cardiovasculaire, on peut également observer les symptômes suivants : hypotension, bradycardie sinusale, et arrêt sinusal transitoire. Le patient peut devenir comateux puis une détresse respiratoire et circulatoire peut entraîner le décès. Il existe des variations individuelles concernant les concentrations plasmatiques toxiques en phénytoïne, le nystagmus apparaît généralement à des concentrations sériques de 20 µg/ml, lataxie à 30 µg/ml, la dysarthrie et la léthargie à des concentrations > 40 µg/ml. Même si cela peut paraître contradictoire, un surdosage peut entraîner des crises dépilepsie.
Traitement : Le traitement du surdosage nest pas spécifique car il nexiste aucun antidote. Les mesures habituellement prises en cas dempoisonnement ou de surdosage doivent être mises en uvre. En cas dempoisonnement, on peut utiliser : lavage gastrique, diurèse forcée, charbon actif, oxygène, vasopresseurs, et ventilation assistée. En cas dempoisonnement grave, il est également possible de passer à lhémodialyse.
Immédiatement : diurèse forcée et hémoperfusion. En cas dhypotension ou de bradyarythmie persistante, pratiquer : injection intraveineuse de 0,3 à 0,5 mg datropine, à répéter si nécessaire à intervalles de 15 minutes, sans dépasser une dose de 1,5 à 2,0 mg chez ladulte et de 0,5 à 1,0 mg chez lenfant (dose moyenne chez lenfant : de 10 à 20 µg/kg).
En cas dempoisonnement grave, on peut également envisager une hémodialyse ou une hémoperfusion.
Le traitement par anticonvulsivants doit reprendre dès que possible pour éviter le risque dun état de mal épileptique, ce qui peut être occasionné par larrêt de ladministration du médicament.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antiépileptiques - dérivés de lhydantoïne, Code ATC : N03AB02
Mécanisme daction
La phénytoïne agit par le biais dun bloc sélectif de lactivité neuronale à haute fréquence. Cela sexplique par une suppression, dépendante de lutilisation et de la fréquence, du potentiel daction du sodium, entraînant un filtrage des décharges neuronales à haute fréquence prolongées et de lactivité synaptique. À léchelle moléculaire, ce mécanisme consiste en un blocage voltage-dépendant des canaux sodiques de la membrane responsables du potentiel daction. Par le biais de cette action, la phénytoïne obstrue le retour positif qui sous-tend lapparition de lactivité maximale de la crise, tandis que lactivité cérébrale normale, accompagnée de taux plus bas de décharges neuronales, est épargnée des effets dépresseurs.
Effets pharmacodynamiques
La modélisation des crises dépilepsie sur les animaux, a montré que leffet le plus significatif de la phénytoïne est sa capacité à modifier le modèle des crises maximales provoquées par électrochocs. La phase tonique caractéristique peut être totalement abolie, mais la crise clonique résiduelle peut être exagérée et prolongée. Laction permettant de modifier la crise est observée avec de nombreux autres antiépileptiques efficaces contre les crises tonico-cloniques généralisées. À linverse, la phénytoïne ne peut inhiber les crises cloniques provoquées par le pentylènetétrazole.
Efficacité et sécurité clinique lors des crises tonico-cloniques généralisée et des crises partielles
On dispose désormais de plusieurs publications traitant de lefficacité de la phénytoïne par rapport à dautres antiépileptiques (AE), généralement plus récents, utilisés en monothérapie chez des patients épileptiques. Fondamentalement, pour divers types de troubles épileptiques fréquents et supposés répondre à la phénytoïne, lefficacité et la tolérance de ce médicament ne semblent pas être sensiblement différentes de celles dautres AE contemporains, couramment utilisés, et généralement plus onéreux. Le profil de ses effets indésirables, et sa facilité dutilisation, pourraient être quelque peu différents de ceux dautres agents affichant une efficacité antiépileptique avérée similaire. Il semble quon ait abouti à un consensus, au moins en Europe, en vertu duquel la carbamazépine ou un AE nouvelle génération soit préférable à la phénytoïne dans le cadre du traitement de première intention de lépilepsie associée à des crises tonico-cloniques généralisés, ou à des crises partielles simples ou complexes.
Population pédiatrique
Lefficacité et les effets secondaires du phénobarbital, de la phénytoïne, et du valproate de sodium, pour contrôler les convulsions tonico-cloniques généralisées ; ont été comparés lors dun essai clinique randomisé, en double aveugle, mené sur des enfants âgés de 4 à 12 ans. Lessai a permis de conclure que lefficacité de ces 3 médicaments est la même en termes de contrôle des crises. Les effets secondaires sont minimes avec le valproate de sodium, suivi par le phénobarbital. Bien que les effets secondaires aient été plus fréquents avec la phénytoïne ; la plupart dentre eux ont disparu après lajustement posologique.
Lefficacité du clobazam en monothérapie a été comparée à celle de la carbamazépine et de la phénytoïne, chez des enfants âgés de 2 à 16 ans présentant des crises dépilepsie partielles ou uniquement des crises tonico-cloniques généralisées. Le contrôle des crises sest avéré équivalent pour les trois médicaments, ainsi que les effets secondaires.
Une étude a conclu que le phénobarbital et la phénytoïne sont dotés de la même efficacité incomplète en tant quanticonvulsivants chez le nouveau-né. Une autre étude a montré que le phénobarbital est plus efficace que la phénytoïne pour le contrôle des crises cliniques chez le nouveau-né, quelle que soit létiologie.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La phénytoïne est absorbée lentement, mais quasi totalement, par le tractus gastro-intestinal.
Elle est globalement insoluble dans lestomac, en raison du pH acide, et essentiellement absorbée dans lintestin grêle. Le taux dabsorption est variable ; il semble quil soit affecté par la présence daliments. La phénytoïne affiche une biodisponibilité denviron 90 %. La fourchette thérapeutique des concentrations en phénytoïne plasmatique totale se situe généralement entre 10 et 20 µg/ml (40 à 80 µmol/l) ; cependant, les crises de certains patients sont contrôlées à des concentrations plus faibles (Cf. rubrique 4.2).
Distribution
Après labsorption, la phénytoïne est distribuée assez régulièrement dans la masse hydrique totale, avec quelques petites concentrations régionales sélectives. Chez lhomme, le volume apparent de distribution du médicament se situe dans une fourchette de 0,5 à 0,8 l/kg. Environ 90 % des quantités de médicament retrouvées dans le plasma sont liés à des protéines plasmatiques, principalement à lalbumine. La fraction plasmatique non liée du médicament est supérieure chez les nouveau-nés, les femmes enceintes, les personnes âgées, en présence dune hypoalbuminémie (comme en cas de malnutrition, de pathologie hépatique, néphrotique ou urémique, de sida, et chez les grands brûlés ; Cf. rubrique 4.4), et saccompagne de fortes concentrations en albumine glyquée, comme chez les diabétiques. Certains médicaments acides, tels que les salicylates, lacide valproïque et diverses substances endogènes (acides gras, bilirubine), peuvent éloigner la phénytoïne de ses sites de liaison aux protéines plasmatiques. De tels déplacements sont rarement importants du point de vue clinique, mais il convient de garder ce paramètre en tête lorsquon utilise les concentrations en phénytoïne sérique totale dans le cadre de lajustement posologique.
Biotransformation
La phénytoïne est massivement métabolisée dans le foie, en métabolites inactifs, principalement : 5-(4-hydroxyphényl)-5-diphénylhydantoïne (p-HPPH) en raison de loxydation catalysée par les CYP2C9 et CYP2C19. Le taux de métabolisme semble être inhérent au polymorphisme génétique, et pourrait également dépendre de caractéristiques ethniques ; il a été rapporté quil augmente pendant la grossesse et les règles, et baisse quand le sujet vieillit.
Aux dosages habituels, lactivité du CYP2C9 représente 90 % de lhydroxylation de la phénytoïne chez lhomme, formant de préférence lisomère-(S). Lisomère-(R) du p-HPPH se forme par le biais de lactivité du CYP2C19. La glucorono-conjugaison du p-HPPH est catalysée par des isoformes 1A dUDP-glucuronosyltransférases
Il a été montré que, assez tôt au cours dune administration répétée, on observe un degré dauto-induction auto-limitée du métabolisme de la phénytoïne, par le biais de la voie p-HPPH, et impliquant plus le CYP2C19 que le CYP2C9.
Élimination
Moins de 5 % de la dose de phénytoïne sont excrétés non métabolisés dans lurine. Le principal métabolite de la phénytoïne quon retrouve dans les urines - le glucuronide conjugué de p-HPPH - représente 60 à 80 % des doses habituelles du médicament. La phénytoïne présente une demi-vie, dose-dépendante, très variable ; cependant, la demi-vie plasmatique moyenne semble être établie à environ 22 heures à létat déquilibre (de 7 à 80 heures), la valeur de la clairance étant de 0,02 l/kg/h chez ladulte, et de 0,06 l/kg/h chez lenfant de moins de 5 ans.
Linéarité/non-linéarité
Lhydroxylation de la phénytoïne étant saturable à des dosages cliniques, la courbe cinétique de la phénytoïne tient plus de léquation de Michaelis-Menten que dune équation linéaire. La constante de Michaelis (Km) de la phénytoïne se situe aux environs de 6 mg/l (24 µmol) ; ce qui est plus faible que la concentration sérique habituellement constatée cliniquement. Cela explique également pourquoi de petites augmentations des doses peuvent entraîner de grandes augmentations des concentrations plasmatiques.
Population pédiatrique
En raison de son métabolisme rapide, il peut arriver quun jeune enfant ait besoin dune dose plus élevée par kg de poids corporel quun adulte.
Populations spécifiques : Polymorphisme de CYP450
Les polymorphismes génétiques de CYP2C9 et CYP2C19 jouent un rôle important dans le métabolisme de la phénytoïne. CYP2C9*2 et CYP2C9*3 sont les deux variations alléliques les plus courantes, entraînant une réduction du métabolisme de la phénytoïne
Dans le cadre de la pratique clinique, il faut conseiller aux patients de contacter leur médecin sils présentent des effets indésirables tels que : ataxie, nystagmus, trouble de lélocution ou sédation, car ils peuvent être un CYP2C9 intermédiaire (un allèle mutant : CYP2C9 *1/*2 ou *1/*3) ou un métaboliseur lent (deux allèles mutants : CYP2C9 *2/*2, *2/*3, *3/*3). En général, il faut administrer une dose de phénytoïne plus faible à ces patients (Cf. rubrique 4.2).
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Il existe de grandes variations des concentrations en phénytoïne sérique, entre les individus, à létat déquilibre, aux doses habituelles de médicament (300 ou 400 mg/jour) et une proportion importante des valeurs se situe en dehors de la fourchette thérapeutique. La corrélation entre dose et concentration est meilleure si le dosage de la phénytoïne est exprimé par rapport au poids de corps.
Dans le cadre de la pratique clinique, il peut se révéler nécessaire dajuster la dose initiale ou dentretien de la phénytoïne, pour un patient, afin dobtenir une concentration en phénytoïne sérique à létat déquilibre se situant dans la fourchette souhaitée. Étant donné que la cinétique de lélimination du médicament est de type Michaelis-Menten, les concentrations en phénytoïne sérique à létat déquilibre augmenteront de façon disproportionnée à cause de limportance relative dune augmentation de la dose de la phénytoïne.
Les concentrations en phénytoïne ajustées permettent une meilleure classification des patients que les mesures de la phénytoïne totale, surtout lorsque les concentrations en albumine sont basses. Pour les concentrations en phénytoïne ajustées, on peut utiliser les concentrations en albumine plasmatique jusquà 7 jours avant les mesures de la phénytoïne totale.
Pour contribuer au dosage de la phénytoïne, la mesure de la phénytoïne libre doit être pratiquée, si possible. Si cela nest pas possible, une concentration en phénytoïne ajustée peut venir compléter une concentration en phénytoïne totale, surtout chez les patients présentant une albumine plasmatique basse.
5.3. Données de sécurité préclinique
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage d'origine à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 100 comprimés, boîte de 1 000 comprimés pour utilisation en milieu hospitalier.
En plaquettes (Aluminium / PVC) de 10 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Industriepark West 68
B-9100 Sint-Niklaas
Belgique
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 926 1 3 : 100 comprimés sous plaquettes Aluminium/PVC.
· 34009 550 325 7 1 : 1000 comprimés sous plaquettes Aluminium/PVC.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- DECTANCYL 0,5 mg, comprimé
- METOPIRONE 250 mg, capsule
- DEFILTRAN 10 POUR CENT, crème
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- PROGLICEM 100 mg, gélule
- MOPRAL 10 mg, gélule gastro-résistante
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- FLUVASTATINE ACCORD LP 80 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- RIMIFON 150 mg, comprimé
- TALOXA 600 mg, comprimé
- LANSOPRAZOLE ALMUS 15 mg, gélule gastro-résistante
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.