QUINAPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 63803457
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ANSM - Mis à jour le : 31/07/2017
QUINAPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quinapril base......................................................................................................................... 5 mg
Sous forme de chlorhydrate de quinapril.
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Insuffisance cardiaque congestive.
4.2. Posologie et mode d'administration
Hypertension artérielle essentielle
En labsence de déplétion hydrosodée préalable ou dinsuffisance rénale (soit en pratique courante) : la posologie efficace est de 20 mg par jour en une prise unique. En fonction de la réponse au traitement, la posologie doit être adaptée, en respectant des paliers de 3 à 4 semaines, jusquau maximum de 40 mg/24h, de préférence en deux prises quotidiennes.
Si nécessaire, un diurétique non hyperkaliémiant peut être associé, afin dobtenir une baisse supplémentaire de la pression artérielle.
Dans lhypertension artérielle préalablement traitée par diurétiques :
· soit arrêter le diurétique : 3 jours auparavant pour le réintroduire par la suite si nécessaire ;
· soit administrer des doses initiales de 5 mg, de quinapril et les ajuster en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Il est recommandé de doser la créatinine plasmatique et la kaliémie avant le traitement et dans les 15 jours qui suivent la mise en route du traitement.
Chez les sujets âgés de plus de 65 ans (voir rubrique 4.4) : instaurer le traitement par une posologie plus faible (5 mg/jour en une prise).
Dans lhypertension rénovasculaire : il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de 5 mg/jour en une prise, pour lajuster par la suite à la réponse tensionnelle du patient.
La créatininémie et la kaliémie seront contrôlées afin de détecter lapparition dune éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle (voir rubrique 4.4).
En cas dinsuffisance rénale : la posologie de quinapril est ajustée au degré de cette insuffisance :
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Clairance de la créatinine |
Adaptation posologique |
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Supérieure ou égale à 40 ml/min |
Il nest pas nécessaire de modifier la posologie |
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Inférieure à 40 ml/min |
Il est recommandé dinitier la posologie à 5 mg en une seule prise, avant de laugmenter, si nécessaire, 3 à 4 semaines plus tard en fonction de la réponse tensionnelle obtenue. |
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Inférieure à 15 ml/min |
En labsence de données suffisantes, une réduction supplémentaire de la posologie peut être envisagée, soit en diminuant les doses quotidiennes, soit en espaçant les prises. |
Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les 2 mois en période de stabilité thérapeutique.
Les diurétiques à associer dans ce cas sont les diurétiques dits de lanse (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).
Chez lhypertendu hémodialysé : le quinapril est faiblement dialysable (voir rubrique 4.4).
Insuffisance cardiaque congestive
La dose initiale doit être faible, en particulier en cas de pression artérielle normale ou basse au départ, insuffisance rénale, hyponatrémie, iatrogénique (diurétique) ou non.
Il est recommandé dinitier le traitement par une prise unique de 5 mg sous surveillance tensionnelle, et de laccroître progressivement jusquà la dose efficace usuelle, qui peut atteindre 40 mg par jour en deux prises.
Le quinapril peut être utilisé en association avec un traitement diurétique, auxquels sajoute le cas échéant, un traitement digitalique : dans ce cas, la posologie efficace est de 10 à 20 mg par jour en deux prises.
La dose retenue, par unité de prise, ne devrait pas abaisser la pression artérielle systolique en orthostatisme au-dessous de 90 mmHg.
Une hypotension symptomatique peut apparaître chez les insuffisants cardiaques traités par diurétiques. La dose initiale doit être dans ce cas réduite de moitié. Les dosages de la créatinine et de la kaliémie doivent être faits à chaque augmentation de posologie, puis tous les 3 à 6 mois en fonction du stade de linsuffisance cardiaque afin de contrôler la tolérance au traitement.
Mode dadministration
Le quinapril comprimé, peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise daliments ne modifiant pas sa biodisponibilité. Le quinapril peut être administré en une ou deux prises quotidiennes.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
· Hypersensibilité au quinapril ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Antécédent dangio-dème (dème de Quincke) lié à la prise dinhibiteur de lenzyme de conversion.
· 2ème et 3ème trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4 et 4.6).
· Lassociation de QUINAPRIL ARROW à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73m² (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Ce médicament est généralement déconseillée en cas de :
· associations avec les diurétiques hyperkaliémiants, les sels de potassium et de lithium (voir rubrique 4.5) ;
· association avec lestramustine ;
· sténose bilatérale de lartère rénale ou sur rein fonctionnellement unique ;
· hyperkaliémie ;
· 1er trimestre de la grossesse.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Risque de neutropénie/agranulocytose sur terrain immunodéprimé
Des inhibiteurs de lenzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression médullaire lorsquils étaient administrés à doses élevées, chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant.
Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un inhibiteur de lenzyme de conversion doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.
Angio-dème (dème de Quincke)
Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et /ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de lenzyme de conversion, quinapril inclus. Dans de tels cas, QUINAPRIL ARROW doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusquà disparition de ldème. Lorsque ldème nintéresse que la face et les lèvres, lévolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes.
Langio-oedème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsquil y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution dadrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml), doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés doivent être appliqués. La prescription dun inhibiteur de lenzyme de conversion ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (voir rubrique 4.3).
Les patients ayant un antécédent ddème de Quincke non lié à la prise dun inhibiteur de lenzyme de conversion ont un risque accru ddème de Quincke sous inhibiteur de lenzyme de conversion.
Hémodialyse
Des réactions anaphylactoïdes (dèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été observées au cours dhémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez des patients traités par inhibiteurs de lenzyme de conversion. Il est recommandé déviter cette association.
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions demploi
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec lutilisation des inhibiteurs de lenzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à larrêt du traitement. Létiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription dun inhibiteur de lenzyme de conversion savère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Enfant
Lefficacité et la tolérance du quinapril chez lenfant nont pas été établies.
Risque dhypotension artérielle et/ou dinsuffisance rénale (en cas dinsuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc.)
Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé) chez les patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, dinsuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose oedémato-ascitique.
Le blocage de ce système par un inhibiteur de lenzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement une brusque chute tensionnelle et/ou, quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë.
Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive (voir rubrique 4.2).
Sujet âgé
La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (voir rubrique 4.2). La dose de départ est ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin déviter toute hypotension de survenue brutale.
Insuffisance rénale
En cas dinsuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 40 ml/min), le traitement est initié par une posologie initiale faible, puis celle-ci est éventuellement ajustée en fonction de la réponse thérapeutique.
Chez ces malades et chez ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une atteinte hépatique évolutive, lassociation de QUINAPRIL ARROW avec un diurétique et notamment un diurétique thiazidique doit être réalisée avec précaution en raison de la possible survenue daltérations de léquilibre hydroélectrique pouvant aboutir à un coma hépatique. Si des signes de coma hépatique apparaissent, larrêt du traitement doit être immédiat.
Chez les patients atteints dune cirrhose alcoolique, les concentrations en quinaprilate, métabolite actif du quinapril sont réduites. La métabolisation du quinapril en quinaprilate est normalement dépendante de lestérase hépatique et chez les patients cirrhotiques alcooliques, la désestérification du quinapril est plus faible.
Sujet ayant une athérosclérose connue
Puisque le risque dhypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale en débutant le traitement à faible posologie.
Hypertension rénovasculaire
Le traitement de lhypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de lenzyme de conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans lattente de lintervention correctrice ou lorsque cette intervention nest pas possible. Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à larrêt du traitement.
Autres populations à risque
Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulinodépendants (tendance spontanée à lhyperkaliémie) : linstauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.
Ne pas interrompre un traitement par bêtabloquant chez un hypertendu atteint dinsuffisance coronarienne : lIEC sera ajouté au bêtabloquant.
Anémie
Une anémie avec baisse du taux dhémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodiaysés, baisse dautant plus importante que les valeurs de départ sont élevées ; cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme daction des inhibiteurs de lenzyme de conversion.
Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à larrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.
Intervention chirurgicale
En cas danesthésie, et plus encore lorsque lanesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les inhibiteurs de lenzyme de conversion sont à lorigine dune hypotension. Linterruption thérapeutique, lorsquelle est possible, est donc recommandée lavant-veille de lintervention pour les inhibiteurs de lenzyme de conversion à durée daction longue, comme le quinapril.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La survenue dune hyperkaliémie peut dépendre de lexistence de facteurs de risque associés.
Ce risque est majoré en cas dassociation des médicaments suscités.
+ Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés, spironolactone, triamtérène, amiloride, canrénoate de potassium) :
Avec les diurétiques épargneurs de potassium, à lexception de la spironolactone à des doses comprises entre 12,5 mg et 50 mg/j : hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors dune insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).
+ Sels de potassium (sauf sil existe une hypokaliémie)
hyperkaliémie (potentiellement létale), surtout lors dune insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).
+ Lithium
Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de lexcrétion rénale du lithium). Si lusage dun IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie.
+ Estramustine
Risque de majoration des effets indésirables à type ddème angio-neurotique (angio-dème).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Antidiabétiques : insulines, sulfamides hypoglycémiants (décrit pour le captopril, lénalapril).
Lutilisation des IEC peut entraîner une majoration de leffet hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline).
Renforcer lautosurveillance glycémique
Majoration de leffet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de lantihypertenseur si nécessaire.
+ Diurétiques hypokaliémiants
Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration du traitement par un IEC en cas de déplétion hydrosodée pré-existente.
Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée (en particulier, chez les patients récemment traités par diurétiques, en cas de régime hyposodé, chez les hémodialysés), il faut :
· soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par lIEC, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;
· soit administrer des doses initiales réduites dIEC et augmenter progressivement la posologie.
Dans linsuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible dIEC, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par lIEC.
+ Spironolactone à la posologie de 12,5 mg à 50 mg/j et avec des doses dIEC < à 75 mg en équivalent captopril ou < à 10 mg en équivalent énalapril ou lisinopril.
Dans le cas du traitement de linsuffisance cardiaque classes III ou IV (NYHA) avec fraction déjection inférieure à 35 % et préalablement traitée par lassociation IEC + diurétique de lanse : risque dhyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription de cette association. Vérifier labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale préalables. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois ensuite).
+ Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion , dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
+ AINS (voie générale), y compris les inhibiteurs de sélectifs de cox-2, acide acétylsalicylique (aspirine) à des doses antalgiques ou antipyrétiques (= 500 mg par prise et/ou < 3g/jour) ou anti-inflammatoires (= 1 g/prise et/ou =3 g/j.)
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS ou à laspirine).
Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.
Hydrater le malade, surveiller la fonction rénale en début de traitement.
Associations à prendre en compte
+ Amifostine
Majoration de leffet antihypertenseur.
+ Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque dhypotension orthostatique majorés (effet additif).
+ Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement subsitutif dans la maladie dAddison)
Diminution de leffet antihypertenseur (retention hydrosodée des corticoïdes).
+ Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine)
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Alpha-bloquants anti-hypertenseurs
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Effets liés au QUINAPRIL
Lutilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4).
Lutilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Allaitement
Effets liés au QUINAPRIL
Des données pharmacocinétiques limitées montrent de très faibles concentrations dans le lait (voir rubrique 5.2). Bien que ces concentrations ne semblent pas avoir de réelles conséquences cliniques, ladministration de QUINAPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable est déconseillée chez les femmes allaitant des enfants prématurés et au cours des premières semaines qui suivent laccouchement, en raison du risque hypothétique deffets secondaires au niveau cardiovasculaire et rénal chez lenfant et de lexpérience clinique insuffisante.
Dans le cas de lallaitement dun enfant plus âgé, ladministration de QUINAPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable peut être envisagé chez la femme qui allaite, si ce traitement est nécessaire pour la mère, et que lenfant est surveillé dans le but de détecter déventuels effets secondaires.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Au plan clinique, ont été retrouvés :
· céphalées, asthénie, sensations vertigineuses, malaise ;
· hypotension, orthostatique ou non (voir rubrique 4.4), plus rarement douleurs thoraciques, angine de poitrine, syncope ;
· prurit, rash, photosensibilisation ou autres manifestations cutanées, plus rarement pemphigus, augmentation de la sudation ; de très rares cas de dermite exfoliative et dérythrodermie ont été notifiés avec dautres IEC ;
· gastralgies, anorexie, nausées, douleurs abdominales, plus rarement pancréatite ;
· une toux sèche a été rapportée avec lutilisation des inhibiteurs de lenzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à larrêt du traitement. Létiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme ;
· exceptionnellement : réactions anaphylactoides / angio-dème (dème de Quincke) (voir rubrique 4.4) ;
· pneumopathie.
· plus rarement : hépatite.
Au plan biologique :
· augmentation modérée de lurée et de la créatinine plasmatique, réversible à larrêt du traitement. Cette augmentation est plus fréquemment rencontrée en cas de sténose des artères rénales, hypertension artérielle traitée par diurétiques, insuffisance rénale.
· en cas de néphropathie glomérulaire, ladministration dun inhibiteur de lenzyme de conversion peut occasionner une protéinurie ;
· hyperkaliémie, habituellement transitoire ;
· une anémie (voir rubrique 4.4) a été rapportée avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion, sur des terrains particuliers (transplantés rénaux, hémodialysés) ;
· thrombocytopénie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Lévénement le plus probable, en cas de surdosage, est lhypotension.
Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus, tête basse, et au besoin par une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen dexpansion volémique.
Le quinaprilate, forme active du quinapril, est faiblement dialysable.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme de laction pharmacologique
Le quinapril est un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant la sécrétion daldostérone par le cortex surrénalien, cette inhibition porte sur lenzyme de conversion plasmatique et sur les enzymes de conversion tissulaires aortique et cardiaque.
Il en résulte :
· une diminution de la sécrétion daldostérone,
· une élévation de lactivité rénine plasmatique, laldostérone nexerçant plus de rétrocontrôle négatif,
· une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne saccompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.
Laction antihypertensive du quinapril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.
Le quinapril agit par lintermédiaire de son métabolite actif, le quinaprilate, les autres métabolites étant inactifs.
Caractéristiques de lactivité antihypertensive
Le quinapril est actif à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme.
Lactivité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 1ère heure, est maximum entre 2 et 4 heures et se maintient pendant 24 heures.
Le blocage résiduel de lenzyme de conversion à 24 heures se situe aux environs de 80 %.
Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle se maintient sans échappement. Larrêt du traitement ne saccompagne pas dun rebond de lhypertension artérielle.
En cas de nécessité, ladjonction dun diurétique thiazidique (ou apparenté) entraîne une synergie de type additif. Lassociation dun IEC et dun thiazidique diminue en outre le risque dhypokaliémie induite par le diurétique seul.
Mode daction hémodynamique dans linsuffisance cardiaque
Le quinapril réduit le travail du cur :
· par un effet vasodilatateur veineux vraisemblablement dû à une modification du métabolisme des prostaglandines : diminution de la pré-charge.
· par diminution des résistances périphériques totales : diminution de la post-charge.
· Les études réalisées chez linsuffisant cardiaque ont mis en évidence :
· une baisse des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droite,
· une diminution des résistances vasculaires périphériques totales,
· une diminution de la pression artérielle moyenne,
· une augmentation du débit cardiaque et de certains débits sanguins régionaux, en particulier musculaires,
· une amélioration de lindex cardiaque.
Les épreuves deffort sont également améliorées.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Par voie orale, le quinapril est rapidement absorbé.
La quantité biodisponible représente 60 % de la dose administrée et nest pas influencée par la prise daliments.
Il est hydrolysé en quinaprilate, qui est un inhibiteur spécifique de lIEC. Le pic de concentrations plasmatiques du quinaprilate est atteint en 2 heures.
Le quinaprilate est lié à 97 % aux protéines plasmatiques.
Après administration répétée de quinapril en prise unique quotidienne, létat déquilibre des concentrations plasmatiques de quinaprilate est atteint en 2 jours en moyenne. La demi-vie effective daccumulation du quinaprilate est de 2 heures. La ½ vie délimination du quinaprilate est biphasique de 2 heures et de 26 heures pour la phase terminale.
Le quinapril et son métabolite actif sont éliminés aux 2/3 par le rein. Ils sont faiblement dialysables.
Chez linsuffisant rénal ayant une clairance de la créatinine inférieure à 40 ml/min., les concentrations plasmatiques de quinaprilate et de la demi-vie augmentent, quinapril et quinaprilate sont très peu dialysables (5,4 % de la dose administrée retrouvées dans le dialysat dhémodialyse, moins de 5 % dans le dialysat de dialyse péritonéale).
Lélimination est également ralentie chez le sujet âgé, ce qui correspond à la baisse physiologique de la fonction rénale chez ce type de patients.
Chez le cirrhotique, le défaut dhydrolyse du quinapril conduit à des concentrations moindres de quinaprilate.
Il existe un passage des inhibiteurs de lenzyme de conversion dans le placenta.
Allaitement :
Après administration dune dose orale unique de 20 mg de quinapril chez six femmes qui allaitent, le L/P (ratio lait/plasma) du quinapril sélevait à 0,12. Le quinapril na pas été décelé dans le lait 4 heures après la dose. Les taux de quinalaprilate dans le lait étaient indécelables (<5 µg/L) à nimporte quel moment. Il a été estimé quun nouveau-né nourri au lait maternel recevait environ 1,6 % de la dose maternelle de quinapril adaptée à son poids.
5.3. Données de sécurité préclinique
Carbonate de magnésium lourd, L-hydroxypropylcellulose, crospovidone, stéarate de magnésium.
Pelliculage : talc, dioxyde de titane (E171), copolymère basique de méthacrylate de butyle, oxyde de fer jaune (E172), macrogol 6000.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30, 50, 84, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-polyamide-PVC).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 376 334 2 0 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC).
· 34009 376 709 6 8 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC).
· 34009 376 710 4 0 : 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC).
· 34009 376 711 0 1 : 84 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC).
· 34009 376 712 7 9 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC).
· 34009 569 873 2 0 : 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium-Polyamide-PVC)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACUITEL 20 mg, comprimé enrobé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- CAPTOPRIL ARROW 25 mg, comprimé quadrisécable
- ENALAPRIL ARROW LAB 20 mg, comprimé sécable
- LISINOPRIL ARROW 20 mg, comprimé sécable
- SYNACTHENE 0,25 mg/1 ml, solution injectable
- COLOFOAM, mousse rectale
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- DOXAZOSINE ARROW LP 8 mg, comprimé à libération prolongée
- ALPRESS L.P. 2,5 mg, comprimé osmotique à libération prolongée
- JOSIR L.P. 0,4 mg, microgranules à libération prolongée en gélule
- DYSALFA 1 mg, comprimé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.