UTROGESTAN 400 mg, capsule molle vaginale
CIS 64358280
Informations à jour au 18 février 2026.Version vérifiée par justelesRCP le 19 juillet 2026.
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Sommaire
ANSM - Mis à jour le : 18/02/2026
UTROGESTAN 400 mg, capsule molle vaginale
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour une capsule molle vaginale.
Excipient à effet notoire : chaque capsule molle vaginale contient 4 mg de lécithine de soja.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Capsule molle de couleur jaunâtre, oblongue (environ 25 mm x 9 mm) contenant une suspension huileuse blanchâtre.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie recommandée est de 800 mg par jour en deux prises séparées, une le matin et l’autre le soir au coucher. Le traitement doit être initié au cours du premier trimestre de grossesse dès les premiers signes de saignements vaginaux (voir rubrique 4.4) et doit être poursuivi jusqu’à la 16ème semaine de grossesse.
Population pédiatrique
Il n’existe pas d’utilisation justifiée d’UTROGESTAN dans la population pédiatrique.
Patients âgés
Il n’existe pas d’utilisation justifiée d’UTROGESTAN chez les personnes âgées.
Mode d’administration
Voie vaginale.
Chaque capsule d’UTROGESTAN doit être insérée profondément dans le vagin.
· Hypersensibilité à la substance active, au soja, aux arachides (voir rubrique 4.4) ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Jaunisse
· Insuffisance hépatique sévère
· Saignements génitaux non diagnostiqués
· Carcinome des voies mammaires ou génitales
· Thrombophlébite
· Maladies thromboemboliques
· Hémorragie cérébrale
· Porphyrie
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Un examen médical complet doit être effectué avant de commencer le traitement et régulièrement pendant le traitement.
UTROGESTAN doit être utilisé uniquement dans les menaces d’avortement pendant le premier trimestre de la grossesse jusqu’à la 16ème semaine de grossesse et uniquement par voie vaginale.
UTROGESTAN n’est pas utilisable comme contraceptif et doit être utilisé conformément aux indications de la rubrique 4.1.
Le traitement doit être interrompu dès le diagnostic d'un échec d’avortement.
UTROGESTAN n'est pas destiné à traiter un accouchement prématuré imminent.
Précautions
Tout saignement vaginal doit toujours être investigué.
Excipient :
UTROGESTAN contient de la lécithine de soja et peut provoquer des réactions d’hypersensibilité (urticaire et choc anaphylactique) chez les patients hypersensibles. Une relation entre l'allergie au soja et l'allergie à l'arachide étant possible, les patients allergiques aux arachides doivent éviter d'utiliser UTROGESTAN (voir rubrique 4.3).
UTROGESTAN contient de l’huile de tournesol hautement raffinée dont l’incidence de l’hypersensibilité est très rare chez l’adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les médicaments connus pour induire le CYP450-3A4 hépatique, tels que les barbituriques, les antiépileptiques (phénytoïne, carbamazépine), la rifampicine, ainsi que les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), peuvent augmenter l’élimination de la progestérone. Le kétoconazole et les autres inhibiteurs du CYP450-3A4 peuvent augmenter l’exposition plasmatique à la progestérone.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune association n'a été trouvée entre l'utilisation maternelle de progestérone naturelle en début de grossesse et les malformations fœtales.
Allaitement
UTROGESTAN n'est pas indiqué pendant l'allaitement. Des quantités détectables de progestérone pénètrent dans le lait maternel.
Fertilité
Comme ce médicament est indiqué en prévention des accouchements chez la femme, il n'y a pas d'effet délétère connu sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Une intolérance locale (brûlure, démangeaisons ou écoulement huileux) a été observée, mais l'incidence est extrêmement rare.
Lorsqu'il est utilisé selon les recommandations, une fatigue passagère ou des étourdissements peuvent survenir dans les 1 à 3 heures suivant la prise du médicament.
Déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation
Les informations ci-dessous sont basées sur l'expérience acquise après l'autorisation de mise sur le marché de la progestérone administrée dans le vagin.
Les effets indésirables mentionnés ci-après sont classés en fonction de leur fréquence d'apparition: très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100); rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Système Organe Classe |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Prurit |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Hémorragie vaginale Pertes vaginales |
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration |
Fatigue Sensation de brûlure |
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Affections du système nerveux |
Sensation vertigineuse |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Les symptômes de surdosage peuvent inclure somnolence, étourdissements, euphorie ou dysménorrhée. Le traitement consiste en une observation et, si nécessaire, des mesures symptomatiques et de soutien.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme d’action
La progestérone est une hormone endogène naturelle du corps jaune et est l'hormone la plus importante du corps jaune et du placenta. Elle agit sur l'endomètre en convertissant la phase proliférante en phase sécrétoire. UTROGESTAN possède toutes les propriétés de la progestérone endogène avec induction d'un endomètre sécrétoire complet et a en particulier un effet gestagène, anti-œstrogène, légèrement anti-androgène et anti-aldostérone.
Effets pharmacodynamiques
Les effets pharmacodynamiques de la progestérone dans les menaces d’avortements récurrents incluent la modulation des réponses immunitaires maternelles pour protéger le fœtus, l’amélioration de la circulation utéro-placentaire, le maintien de l'intégrité du col tout au long de la grossesse, la relaxation du myomètre, l’inhibition de la production de prostaglandines et des propriétés anti-inflammatoires.
Efficacité et sécurité clinique
L'efficacité et l'innocuité de la progestérone micronisée dans la prévention des avortements chez les femmes, présentant un double facteur de risque de saignement en début de grossesse et des antécédents d’avortements spontanés, ont été évaluées dans l'étude PRISM. Le bénéfice du traitement par progestérone vaginale 400 mg deux fois par jour augmentait avec l'augmentation du nombre de fausses couches antérieures. Le bénéfice a atteint une signification statistique dans le sous-groupe prédéfini de femmes ayant déjà fait trois fausses couches ou plus et des saignements de grossesse en cours ; le taux de naissances vivantes était de 72 % (98/137) avec la progestérone contre 57 % (85/148) avec le placebo (différence de taux de 15 % ; risque relatif, 1,28, IC à 95 %, 1,08-1,51 ; P = 0,004). Pour ce groupe, le nombre de patientes à traiter était de 8 (IC à 95 %, 7-10). Du point de vue de la sécurité, la progestérone 400 mg était bien tolérée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La progestérone micronisée est rapidement absorbée après administration vaginale. Contrairement à la progestérone prise par voie orale, la progestérone vaginale n’est pas soumise au métabolisme du premier passage intestinal et hépatique. En conséquence de l’« effet de premier passage utérin », des concentrations relativement élevées sont observées dans l’utérus et les tissus avoisinants, avec une exposition systémique faible à la progestérone et à ses métabolites.
L’exposition plasmatique après administration de différentes doses vaginales (par exemple 200 mg à 600 mg) est non linéaire et augmente moins que proportionnellement à la dose. Dans une étude clinique rapportée, l’administration d’une dose vaginale quotidienne de 600 mg de progestatif a conduit à des concentrations plasmatiques stables tout au long de la période d’administration, avec une concentration plasmatique moyenne maximale d’environ 11,6 ng/ml.
Distribution
La progestérone micronisée administrée par voie vaginale subit un premier cycle métabolique dans l’utérus, entraînant des concentrations hormonales plus élevées dans l’utérus et les tissus avoisinants.
La petite quantité de progestatérone absorbée est transportée par voie lymphatique et sanguine, et environ 96 à 99 % est liée aux protéines sériques, principalement à l’albumine sérique (50 à 54 %) et à la transcortine (43 à 48 %).
Biotransformation
Après administration vaginale, les concentrations plasmatiques observables de prégnénolone et de 5α-dihydroprogestérone sont très faibles, en raison de l’absence de métabolisme de premier passage.
Élimination
Environ 95 % de la progestérone absorbée systématiquement est éliminée dans les urines sous forme de métabolites conjugués en glucuronide.
Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique
UTROGESTAN exerce un effet local sur le vagin et l’utérus. L’efficacité de la progestérone vaginale est liée à la quantité totale de progestérone accumulée dans l’endomètre, et non à la quantité absorbée de manière systémique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité et de toxicité n’ont révélé aucun danger particulier pour l'homme.
· Huile de tournesol raffinée
· Lécithine de soja (E322)
Enveloppe de la capsule :
· Gélatine (E441)
· Glycérol (E422)
· Dioxyde de titane (E171)
· Eau purifiée.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
A conserver dans l’emballage d'origine.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
UTROGESTAN est conditionné dans un flacon en plastique polyèthylene haute densité (HDPE) blanc muni d’un bouchon à vis en polypropylène (PP) blanc avec sécurité enfant et d’un scellé déchirable couleur argent contenant 15 capsules molles vaginales. Le flacon est fourni dans un étui en carton.
15, 30 ou 45 capsules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3 RUE DU BOURG L’ABBE
75003 PARIS
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 303 057 1 3 : 15 capsules molles en flacon (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation : {JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- UTROGESTAN 100 mg, capsule molle orale ou vaginale
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE SANDOZ L.P. 200 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.
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