FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
CIS 64590923
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ANSM - Mis à jour le : 27/07/2020
FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Fluorouracile........................................................................................................................... 50 mg
Pour 1 ml de solution à diluer.
Un flacon de 5 ml renferme 250 mg de fluorouracile.
Un flacon de 10 ml renferme 500 mg de fluorouracile.
Un flacon de 20 ml renferme 1 g de fluorouracile.
Un flacon de 100 ml renferme 5 g de fluorouracile.
Un flacon de 200 ml renferme 10 g de fluorouracile.
Excipient à effet notoire : sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
4.1. Indications thérapeutiques
· Adénocarcinomes digestifs évolués.
· Cancers colorectaux après résection en situation adjuvante.
· Adénocarcinomes mammaires après traitement locorégional ou lors des rechutes.
· Adénocarcinomes ovariens.
· Carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures et sophagiennes.
4.2. Posologie et mode d'administration
· En association à d'autres cytotoxiques : 300 à 600 mg/m2/j, 2 à 5 jours par cycles espacés de 3 à 4 semaines.
Plus exceptionnellement :
FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion peut être administré en perfusion intra-artérielle hépatique lente (4 à 6 heures) à la posologie de 600 mg/m2 de façon hebdomadaire.
Il est parfois utilisé en perfusion veineuse continue à la posologie de 700 mg à 1 g/m2 sur 3 à 5 jours consécutifs.
Ces modes d'administration doivent être réservés aux services spécialisés.
La dose de 1 g/m2 par injection ne doit pas être dépassée dans la majorité des indications.
Mode dadministration
Voie intraveineuse.
Exceptionnellement, en perfusion intra-artérielle hépatique lente.
En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Ne pas administrer par voie intramusculaire.
Lutilisation de fluorouracile doit être réservée aux unités spécialisées dans ladministration de cytotoxiques et le fluorouracile doit être administré sous contrôle dun médecin qualifié dans lutilisation des chimiothérapies anticancéreuses (voir la rubrique 6.6).
Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· femme enceinte ou qui allaite (voir rubrique 4.6),
· déficit complet avéré en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) (voir rubrique 4.4),
· malades en mauvais état nutritionnel,
· hypoplasie médullaire,
· infection potentiellement sévère,
· en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5).
Le fluorouracile ne doit pas être administré dans les 4 semaines suivant la prise dun traitement avec la brivudine, la sorivudine ou leurs analogues chimiques. La brivudine, la sorivudine et leurs analogues chimiques sont des inhibiteurs puissants de lenzyme dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), responsables de la dégradation du fluorouracile (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
La survenue de stomatite et surtout de diarrhée doit imposer un arrêt du traitement jusqu'à disparition des symptômes ; il en est de même si l'on constate la formation d'ulcération gastro-intestinale ou la survenue d'hémorragie quelle qu'en soit la localisation.
Le traitement sera arrêté en cas de granulopénie au-dessous de 2 000 globules blancs par mm3 ou de thrombopénie au-dessous de 80 000 plaquettes par mm3.
Les plus grandes précautions doivent être prises lors de l'utilisation du fluorouracile chez le malade débilité, chez ceux ayant subi antérieurement une irradiation pelvienne à hautes doses, chez ceux ayant été traités préalablement par des agents alkylants, en présence d'un envahissement de la moëlle osseuse par des tumeurs métastatiques ou encore chez linsuffisant hépatique ou rénal.
Réactions de photosensibilité : certains patients peuvent présenter des réactions de photosensibilité suite à l'administration de fluorouracile, il est recommandé aux patients d'éviter une exposition prolongée au soleil (voir rubrique 4.8).
Ce médicament est déconseillé en association avec les antivitamines K, lolaparib et la phénytoïne (et par extrapolation fosphénytoïne) (voir rubrique 4.5).
Cardiotoxicité
Une cardiotoxicité a été associée au traitement par fluoropyrimidine, notamment : infarctus du myocarde, angor, arythmies, myocardite, choc cardiogénique, mort subite et modifications électrocardiographiques (y compris de très rares cas dallongement de lintervalle QT). Ces effets indésirables sont plus fréquents chez les patients recevant une perfusion continue de 5-fluorouracile que chez ceux recevant une injection bolus. Les antécédents de cardiopathie sont susceptibles de constituer un facteur de risque deffets indésirables cardiaques. La prudence est donc de mise lorsque le traitement est administré à des patients ayant présenté des douleurs thoraciques au cours de cycles de traitement, ou chez les patients ayant des antécédents de maladie cardiaque. La fonction cardiaque doit être régulièrement surveillée pendant le traitement par fluorouracile. En cas de cardiotoxicité sévère, le traitement doit être interrompu. Dans ce cas, sa réintroduction ne doit pas être envisagée.
Encéphalopathie
Des cas dencéphalopathie (y compris encéphalopathie hyperammoniémique, leucoencéphalopathie) associés au traitement par 5-fluorouracile ont été rapportés après la mise sur le marché du médicament. Les signes ou symptômes de lencéphalopathie sont : altération de létat mental, confusion, désorientation, coma ou ataxie. Si un patient développe lun quelconque de ces symptômes, il faut immédiatement interrompre le traitement et mesurer les taux sériques dammoniaque. En cas dhyperammoniémie, un traitement hypoammoniémant doit être instauré.
La prudence simpose lorsque le fluorouracile est administré à des patients atteints dinsuffisance rénale et/ou hépatique. Les patients insuffisants rénaux et/ou hépatiques sont susceptibles dêtre exposés à un risque accru dhyperammoniémie et dencéphalopathie hyperammoniémique.
Déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD)
Lactivité de la DPD est dose-limitante dans le catabolisme du 5-fluorouracile (voir rubrique 5.2). Les patients présentant un déficit en DPD sont par conséquent exposés à un risque accru deffets indésirables liés aux fluoropyrimidines, notamment, par exemple : stomatite, diarrhées, inflammation des muqueuses, neutropénie et neurotoxicité.
Les effets indésirables liés à un déficit en DPD surviennent généralement au cours du premier cycle de traitement ou après une augmentation de la posologie.
Déficit complet en DPD
Le déficit complet en DPD est rare (0,01 à 0,5 % de la population caucasienne). Les patients présentant un déficit complet en DPD sont exposés à un risque élevé deffets indésirables engageant le pronostic vital ou dévolution fatale et ne doivent pas être traités par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion (voir rubrique 4.3).
Déficit partiel en DPD
Entre 3 et 9 % de la population caucasienne présenterait un déficit partiel en DPD. Les patients présentant un déficit partiel en DPD sont exposés à un risque accru deffets indésirables graves et engageant potentiellement le pronostic vital. Une dose initiale réduite devra être envisagée pour limiter ces effets indésirables. Le déficit en DPD doit également être considéré comme un paramètre à prendre en compte en association à dautres mesures courantes de réduction de la dose. La réduction initiale de la dose peut altérer lefficacité du traitement. En labsence de toxicités graves, les doses suivantes pourront être augmentées, et ce, sous surveillance attentive.
Recherche de déficit en DPD
Il est recommandé de procéder à une analyse du phénotype et/ou du génotype avant d'instaurer un traitement par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, malgré les incertitudes relatives aux méthodologies danalyse avant le traitement. Les directives cliniques applicables devront être prises en compte.
Caractérisation génotypique du déficit en DPD
La recherche de mutations rares dans le gène DPYD, préalablement au traitement, peut identifier les patients présentant un déficit en DPD.
Les quatre variants du gène DPYD, c.1905+1G>A [aussi connu sous le nom DPYD*2A], c.1679T>G [DPYD*13], c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3 peuvent provoquer une absence complète ou une réduction de lactivité enzymatique. D'autres variants rares peuvent également être associés à un risque accru deffets indésirables sévères ou engageant le pronostic vital.
Certaines mutations homozygotes ou hétérozygotes composites dans le locus génétique DPYD (par ex., des combinaisons des quatre variants avec au moins un allèle de c.1905+1G>A ou de c.1679T>G) sont avérées provoquer une absence complète ou pratiquement complète dactivité enzymatique de la DPD.
Les patients qui sont porteurs de certains variants de DPYD hétérozygotes (dont les variants c.1905+1G>A, c.1679T>G, c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3) sont exposés à un risque accru deffets indésirables graves lorsquils sont traités par des fluoropyrimidines.
La fréquence du génotype hétérozygote c.1905+1G>A dans le gène DPYD chez des patients caucasiens est denviron 1 %, soit 1,1 % pour le variant c.2846A>T, de 2,6 à 6,3 % pour le variant c.1236G>A/HapB3 et de 0,07 à 0,1 % pour c.1679T>G.
Les données sur la fréquence des quatre variants du gène DPYD dans dautres populations que la population caucasienne sont limitées. On considère actuellement que les quatre variants du gène DPYD (c.1905+1G>A, c.1679T>G, c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3) sont pratiquement absents dans les populations dorigine africaine, afro-américaine ou asiatique.
Caractérisation phénotypique du déficit en DPD
Pour la caractérisation phénotypique du déficit en DPD, il est recommandé de mesurer les taux plasmatiques pré-thérapeutiques duracile (U), le substrat endogène de la DPD.
Des concentrations élevées en uracile avant le traitement sont associées à un risque accru deffets indésirables. Malgré les incertitudes relatives aux seuils duracile permettant de définir un déficit partiel en DPD, une concentration sanguine en uracile ≥ 16 ng/ml et < 150 ng/ml doit être considérée comme une indication d'un déficit partiel en DPD et être associée à un risque accru deffets indésirables provoqués par les fluoropyrimidines. Un taux sanguin duracile ≥ 150 ng/ml doit être considéré comme une indication dun déficit complet en DPD et être associé à un risque deffets indésirables engageant le pronostic vital ou dévolution fatale provoqués par les fluoropyrimidines.
Suivi thérapeutique pharmacologique (STP) du 5-fluorouracile
Le STP du 5-fluorouracile peut améliorer le pronostic clinique chez les patients recevant des perfusions continues de 5-fluorouracile en réduisant les effets indésirables et en améliorant lefficacité. LASC est supposée être comprise entre 20 et 30 mg x h/L.
Précautions d'emploi
La formule sanguine sera contrôlée régulièrement pendant la phase initiale, puis toutes les semaines ou tous les quinze jours en période d'entretien. Chez les patients présentant des antécédents cardiaques, alcooliques et/ou tabagiques, il conviendra de pratiquer une surveillance cardiaque intensive et continue au cours des 3 premières cures de 5-FU, lors d'une perfusion IV continue.
La posologie devra être diminuée de moitié ou du tiers dans les cas suivants :
· intervention chirurgicale dans les 30 jours précédant le traitement,
· troubles graves de la fonction hépatique,
· lorsque les troubles de l'hématopoïèse se manifestent par une granulopénie de 2 000 à 3 000 globules blancs par mm3 ou de thrombopénie au-dessous de 100 000 plaquettes par mm3.
Excipient :
Pour un flacon de 10 ml contenant 500 mg de fluorouracile, ce médicament contient 87,9 mg de sodium par flacon de 10 ml, ce qui équivaut à 4,4 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Pour un flacon de 20 ml contenant 1 g de fluorouracile, ce médicament contient 175,0 mg de sodium par flacon de 20 ml, ce qui équivaut à 8,8 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Pour un flacon de 100 ml contenant 5 g de fluorouracile, ce médicament contient 874,2 mg de sodium par flacon de 100 ml, ce qui équivaut à 43,7 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Pour un flacon de 200 ml contenant 10 g de fluorouracile, ce médicament contient 1750,2 mg de sodium par flacon de 200 ml, ce qui équivaut à 87,5 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
4.5.1 Interactions communes aux cytotoxiques
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe)
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.
Brivudine et sorivudine
La brivudine, la sorivudine ou leurs analogues chimiques inhibent irréversiblement la DPD, entraînant une augmentation significative de lexposition au fluorouracile. Cela peut conduire à une augmentation des toxicités liées au fluoropyrimidine avec une évolution potentiellement fatale. Par conséquent, un autre traitement antiviral différent devra être utilisé ou un intervalle d'au moins 4 semaines devra être respecté entre l'administration de la brivudine, la sorivudine, ou de leurs analogues et linitiation du traitement par le fluorouracile (voir rubrique 4.3). Chez des patients traités par le fluorouracile, des mesures efficaces devront être prises afin de réduire la toxicité du fluorouracile, en cas d'administration accidentelle d'analogues nucléosidiques, inhibiteurs de l'activité de la DPD. Une hospitalisation immédiate est recommandée.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
Antivitamines K
Augmentation importante de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.
Si elle ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de lINR.
Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le cytotoxique et 8 jours après son arrêt.
Olaparib
Risque de majoration de leffet myélosuppresseur du cytotoxique.
Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne (voir rubrique 4.4).
Associations à prendre en compte
Risque de majoration de la toxicité hématologique.
Immunosuppresseurs
Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.
4.5.2 Interactions propres au fluorouracile
Associations à prendre en compte
Acide folinique
Potentialisation des effets, à la fois cytostatiques et indésirables du fluorouracile.
Interféron alpha
Augmentation de la toxicité gastro-intestinale du fluorouracile.
Augmentation de la toxicité du fluorouracile par diminution de sa clairance.
Augmentation de la toxicité du fluorouracile par diminution de sa clairance.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Le fluorouracile est contre-indiqué pendant la grossesse et allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables rapportés sont listés ci-dessous, selon la Classe de système dorgane MedDRA et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (³1/10) ; fréquent (³1/100 à <1/10) ; peu fréquent (³1/1 000 à <1/100) ; rare (³1/10 000 à <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Tableau des effets indésirables |
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Infections et infestations : |
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Très fréquent |
Infections |
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Fréquent |
Septicémie |
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Fréquence indéterminée |
Choc septique, sepsis neutropénique, pneumonie, surinfection, infection du tractus urinaire, infection liée à un dispositif, cellulite, pharyngite |
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Affections hématologiques et du système lymphatique : |
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Très fréquent |
Insuffisance médullaire, leucopénie, thrombocytopénie |
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Fréquent |
Neutropénie fébrile |
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Rare |
Anémie |
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Fréquence indéterminée |
Granulocytopénie, pancytopénie |
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Affections du système immunitaire : |
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Fréquence indéterminée |
Réaction anaphylactique, hypersensibilité |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition : |
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Fréquence indéterminée |
Déshydratation, diminution de lappétit |
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Affections psychiatriques : |
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Fréquence indéterminée |
État confusionnel, désorientation, humeur euphorique |
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Affections du système nerveux : |
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Fréquence indéterminée |
Syndrome cérébelleux, leucoencéphalopathiea, ataxie cérébelleuse, céphalée, nystagmus, encéphalopathie hyperammoniémique |
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Affections oculaires : |
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Fréquence indéterminée |
Photophobie, troubles visuels, augmentation de la sécrétion lacrymale, dacryosténose acquise |
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Affections cardiaques : |
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Fréquent |
Infarctus du myocarde, angine de poitrineb |
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Très rare |
Arrêt cardiaque |
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Fréquence indéterminée |
Choc cardiogénique, insuffisance cardiaque, cardiomyopathie, myocardite, péricardite |
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Affections vasculaires : |
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Fréquence indéterminée |
Hémorragie, thrombophlébite |
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Affections gastro-intestinales : |
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Très fréquent |
Diarrhée, stomatite, inflammation de la muqueuse, vomissement, nausées |
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Fréquence indéterminée |
Hémorragie gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal, sophagite, méléna |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané : |
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Très fréquent |
Alopéciec |
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Fréquent |
Syndrome dérythrodysesthésie palmo-plantaired |
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Fréquence indéterminée |
Dermatitee, réaction de photosensibilisation, hyperpigmentation cutanée, fissures cutanées, sécheresse cutanée, trouble unguéalf, urticaire, rash |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration : |
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Fréquence indéterminée |
Pyrexie, douleur thoracique, réaction au site dinjection |
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Investigations : |
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Fréquent |
Modification de l'électrocardiogramme |
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a Y compris ataxie, syndrome cérébelleux aigu, dysarthrie, confusion, désorientation, myasthénie, aphasie, convulsions ou coma. b Observée chez les patients recevant des doses élevées de leucovorine (LV) et de 5 - fluorouracile (5FU) en bolus et en perfusion continue c Réversible d Observé chez les patients recevant du 5FU et de la LV en bolus e Se manifeste souvent sous forme déruption maculopapuleuse avec démangeaisons aux extrémités f Par exemple, détachement complet ou partiel des ongles |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Antinéoplasique cytostatique de la classe des antimétabolites (antipyrimidine). Afin de mieux comprendre l'activité du fluorouracile, il faut rappeler que l'uracile joue un double rôle fondamental dans les tissus à croissance rapide : d'une part, en étant le précurseur (via la thymidilate-synthétase) de la thymine, base nécessaire à la synthèse d'ADN qui préside à la division cellulaire ; d'autre part, en entrant dans la composition des ARNs qui président à la synthèse des protéines et des enzymes cellulaires. Ainsi, le fluorouracile exerce plusieurs effets antimétaboliques :
· tout d'abord, il est métabolisé en 5-fluorodéoxyuridine 5'-monophosphate (FdUMP) qui, en présence de 6- méthylènetétrahydrofolate, se lie à la thymidilate-synthétase, bloquant la méthylation de l'uracile en thymine, provoquant ainsi une inhibition de la synthèse d'ADN qui freine la prolifération cellulaire ;
· d'autre part, il est phosphorylé et triphophaté (FUTP) et incorporé à la place de l'uracile dans les ARNs, entraînant des erreurs de lecture du code génétique lors de la synthèse de protéines et d'enzymes, et de la production de coenzymes inefficaces et de ribosomes immatures ;
· enfin, le fluorouracile inhibe l'uridine-phosphorylase.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
· Sa diffusion tissulaire, très rapide et très sélective dans les tissus tumoraux et à croissance rapide (moelle, muqueuse intestinale) : à la 4ème heure, ces tissus présentent des concentrations six à huit fois supérieures à celles des tissus à croissance normale. Ceux-ci ne contiennent pratiquement plus de fluorouracile à la 24ème heure, alors que le tissu tumoral contient toujours la même quantité de produit ; à noter que le produit diffuse dans le LCR avec des concentrations plus faibles mais plus durables.
· Son métabolisme très rapide en produits inactifs (CO2, urée, α-fluoro-β-alanine...).
Environ 15 % du produit sont éliminés par voie rénale, et 60 à 80 % sont éliminés par voie respiratoire sous forme de CO2.
Compte-tenu du faible taux d'excrétion par voie rénale, une réduction de la dose chez les malades rénaux n'est à priori pas nécessaire. En cas d'anurie, procéder à une adaptation de la posologie.
Etant donné que le 5-FU est métabolisé essentiellement dans le foie, une réduction de la dose doit être envisagée chez les patients atteints d'un trouble grave de la fonction hépatique.
Le 5-fluorouracile est catabolisé par lenzyme dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) en dihydro-5-fluorouracile (FUH2), qui est bien moins toxique. La dihydropyrimidinase coupe le cycle pyrimidique pour produire de lacide 5-fluoro-uréido-propionique (FUPA). Enfin, la β-uréido-propionase coupe le FUPA pour produire lα-fluoro-β-alanine (FBAL) qui est éliminée dans lurine. Lactivité de la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) constitue létape limitant la vitesse du processus. Un déficit en DPD peut entraîner une augmentation de la toxicité du 5-fluorouracile (voir rubriques 4.3 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.
Il est déconseillé de mélanger le 5 fluorouracile avec dautres solutions ou médicaments dans la même perfusion à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
Après dilution : la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 8 heures à une température comprise entre +15 °C et +25 °C.
Toutefois, d'un point de vue microbiologique, une utilisation immédiate est recommandée.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température comprise entre +15 °C et +25 °C.
Ce médicament est sensible à la lumière, conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur. Une exposition à une température inférieure à +15 °C risque de provoquer l'apparition de particules, phénomène réversible par simple réchauffage du flacon.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
· 5 ml en flacon (verre) avec bouchon (bromobutyle) ; boîte de 6 ou 12.
· 10 ml en flacon (verre) avec bouchon (bromobutyle) ; boîte de 6.
· 20 ml en flacon (verre) avec bouchon (bromobutyle) ; boîte de 6.
· 100 ml en flacon (verre) avec bouchon (bromobutyle) ; boîte de 5.
· 200 ml en flacon (verre) avec bouchon (bromobutyle ou chlorobutyle) : boîte de 2, 4 ou 5.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Sassurer de la compatibilité du 5 fluorouracile avant de le mélanger ou de lassocier à tout autre substance.
Dilutions
15 ml de solution injectable peuvent être mélangés à 250 ml de solutions suivantes :
· Chlorure de sodium à 0,9 %,
· Glucose à 5 %,
· Glucose à 10 %,
· Glucose à 2,5 % + chlorure de sodium à 0,45 %,
· Solution de Ringer,
· Solution de Hartmann.
Modalités de manipulation
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE
75014 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 560 295 6 3 : 5 ml en flacon (verre) ; boîte de 6.
· 34009 572 530 5 9 : 5 ml en flacon (verre) ; boîte de 12.
· 34009 572 531 1 0 : 10 ml en flacon (verre) ; boîte de 6.
· 34009 572 532 8 8 : 20 ml en flacon (verre) ; boîte de 6.
· 34009 572 533 4 9 : 100 ml en flacon (verre) ; boîte de 5.
· 34009 572 534 0 0 : 200 ml en flacon (verre) ; boîte de 2.
· 34009 564 745 6 1 : 200 ml en flacon (verre) ; boîte de 4.
· 34009 564 746 2 2 : 200 ml en flacon (verre) ; boîte de 5.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Surveillance particulière pendant le traitement.
Prescription et délivrance subordonnées à lobtention du résultat du dépistage dun déficit en DPD. Le prescripteur mentionne sur la prescription « résultats uracilémie pris en compte » ; le pharmacien vérifie cette mention lors de la dispensation.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EFUDIX 5 %, crème
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- ANCOTIL 1 POUR CENT, solution pour perfusion
- FLAGYL 0,5 POUR CENT, solution injectable pour perfusion en poche
- TIBERAL 1 g, solution injectable pour perfusion
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