BIMATOPROST MYLAN PHARMA 0,3 mg/ml, collyre en solution
CIS 64853413
Informations à jour au 12 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 12/01/2022
BIMATOPROST MYLAN PHARMA 0,3 mg/mL, collyre en solution
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour 1 mL de solution.
Excipients à effet notoire : un millilitre de solution contient 0,05 mg de chlorure de benzalkonium et 0,95 mg de phosphates.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution incolore à légèrement jaune.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie recommandée est dune goutte dans l'il ou les yeux atteints une fois par jour, administrée le soir. La dose ne doit pas dépasser une instillation par jour, un usage plus fréquent pouvant diminuer lefficacité sur la baisse de pression intraoculaire.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité du bimatoprost chez les enfants âgés de 0 à 18 ans nont pas encore été établies.
Patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale :
BIMATOPROST MYLAN PHARMA n'a pas été étudié chez les malades atteints d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique modérée à sévère. En conséquence, il doit être utilisé avec précaution chez ces patients.
Chez les patients ayant un antécédent de maladie hépatique bénigne ou des taux de base anormaux dalanine aminotransférase (ALAT), daspartate aminotransférase (ASAT) et/ou de bilirubine, aucun effet délétère sur la fonction hépatique na été observé avec le collyre contenant 0,3mg/mL de bimatoprost sur 24 mois.
Mode dadministration
En cas dutilisation concomitante de plusieurs médicaments ophtalmiques à usage local, chacun doit être administré à un intervalle d'au moins 5 minutes.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
BIMATOPROST MYLAN PHARMA est contre-indiqué chez les patients ayant présenté précédemment des effets indésirables suspectés dêtre liés au chlorure de benzalkonium ayant conduit à une interruption de traitement.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Avant le début du traitement, les patients doivent être informés que BIMATOPROST MYLAN PHARMA est susceptible dentraîner une périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines (PAP) et une augmentation de la pigmentation de l'iris, comme cela a pu être observé chez les patients traités par du bimatoprost. Certains de ces changements peuvent être définitifs et peuvent entraîner une altération du champ de vision et des différences dapparence entre les yeux si un seul il est traité (voir rubrique 4.8). mL
Des cas ddème maculaire cystoïde ont été rapportés peu fréquemment (≥1/1 000 à <1/100) après traitement par le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost. En conséquence, BIMATOPROST MYLAN PHARMA doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un facteur de risque connu ddème maculaire (par exemple : patients aphaques, pseudophaques avec rupture capsulaire postérieure).
De rares cas de réactivation danciens infiltrats cornéens ou danciennes infections oculaires ont été spontanément rapportés avec le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost. BIMATOPROST MYLAN PHARMA doit être utilisé avec précaution par les patients ayant des antécédents dinfections oculaires virales importantes (par exemple : herpès simplex) ou duvéite/iritis.
Le bimatoprost na pas été étudié chez les patients présentant une inflammation oculaire, un glaucome néovasculaire et inflammatoire, un glaucome à angle fermé, un glaucome congénital ou un glaucome à angle étroit.
Cutanées
Une augmentation de la pilosité peut survenir aux endroits de contacts répétés de la solution BIMATOPROST MYLAN PHARMA avec la peau. Il est donc important dappliquer BIMATOPROST MYLAN PHARMA selon les instructions et déviter quil ne coule sur la joue ou dautres endroits de la peau.
Respiratoires
Le bimatoprost n'a pas été étudié chez les malades souffrant d'insuffisance respiratoire. Bien que les données disponibles chez les patients présentant des antécédents dasthme ou de BPCO soient limitées, des cas dexacerbation de lasthme, de la dyspnée et de la BPCO, ainsi que la survenue de crises dasthme, ont été rapportés depuis la mise sur le marché. La fréquence de ces symptômes est indéterminée. Les patients atteints de BPCO, asthmatiques ou dont la fonction respiratoire est altérée en raison dautres affections doivent être traités avec précaution.
Cardiovasculaires
Le bimatoprost na pas été étudié chez les patients présentant un bloc cardiaque plus sévère quun bloc de premier degré ou une insuffisance cardiaque congestive non contrôlée. Il y a eu un nombre limité de rapports spontanés de cas de bradycardie ou dhypotension lors de lutilisation du collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost. BIMATOPROST MYLAN PHARMA doit être utilisé avec précaution par les patients présentant des prédispositions à un rythme cardiaque lent ou à une pression artérielle basse.
Informations complémentaires
Dans des études portant sur le bimatoprost 0,3 mg/mL chez des patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire, il a été montré quune exposition plus fréquente de lil au bimatoprost (c'est-à-dire à plus dune dose par jour) peut diminuer leffet de réduction de la pression intraoculaire (voir rubrique 4.5). Les patients chez qui le bimatoprost est associé avec dautres analogues des prostaglandines doivent de ce fait être suivis afin de surveiller lévolution de leur pression intraoculaire.
Le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost contient un conservateur, le chlorure de benzalkonium, qui peut être absorbé par les lentilles de contact souples. Le chlorure de benzalkonium peut entraîner des irritations oculaires et une coloration des lentilles de contact. Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation et peuvent être remises 15 minutes après l'administration.
Le chlorure de benzalkonium, communément utilisé comme conservateur dans les produits ophtalmiques, peut être à lorigine de kératites ponctuées superficielles et/ou dune kératopathie ulcérative toxique. Comme BIMATOPROST MYLAN PHARMA contient du chlorure de benzalkonium, une surveillance est nécessaire pour un traitement répété ou prolongé chez les patients présentant une sécheresse oculaire ou une atteinte cornéenne.
Des kératites bactériennes associées à lutilisation de conditionnements multidoses de produits ophtalmiques topiques ont été signalées. Ces conditionnements avaient été accidentellement contaminés par les patients, qui, dans la plupart des cas, présentaient une pathologie oculaire sous-jacente. Chez les patients qui présentent une atteinte de la surface épithéliale oculaire, le risque de développer une kératite bactérienne est plus élevé.
Les patients doivent recevoir des instructions afin d'éviter que l'embout du flacon n'entre en contact avec l'il ou les structures avoisinantes, pour éviter une lésion de l'il ou une contamination de la solution.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction na été réalisée.
Aucune interaction nest attendue chez l'homme, car les concentrations systémiques de bimatoprost sont extrêmement faibles (moins de 0,2 ng/mL) après administration par voie ophtalmique du collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost. Le bimatoprost est transformé par différentes voies métaboliques mais aucun effet sur les enzymes impliqués dans le métabolisme hépatique n'a été observé dans les études précliniques.
Dans les études cliniques, le bimatoprost a été utilisé simultanément avec plusieurs bêtabloquants à usage ophtalmique sans mise en évidence d'interactions.
En dehors des bêtabloquants à usage local, lassociation du bimatoprost avec dautres agents anti glaucomateux n'a pas été étudiée dans le traitement du glaucome.
Leffet de réduction de la pression intraoculaire exercé par les analogues des prostaglandines (par exemple le bimatoprost) risque dêtre moindre sils sont utilisés avec dautres analogues des prostaglandines chez les patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste pas de données pertinentes sur lutilisation du bimatoprost chez la femme enceinte. Les études menées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction à des doses maternotoxiques élevées (voir rubrique 5.3).
BIMATOPROST MYLAN PHARMA ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas d'absolue nécessité.
On ne sait pas si le bimatoprost est excrété dans le lait maternel. Des essais sur des animaux ont mis en évidence un passage du bimatoprost dans le lait. La décision dinterrompre lallaitement ou darrêter le traitement par BIMATOPROST MYLAN PHARMA doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Il nexiste pas de données sur les effets du bimatoprost sur la fertilité humaine
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· croissance des cils jusquà 45 % la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 7 % à 2 ans et 2 % à 3 ans ;
· hyperhémie conjonctivale (la plupart du temps minime à légère et considérée comme étant de nature non inflammatoire) jusquà 44 % des patients la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 13 % à 2 ans et 12 % à 3 ans ;
· prurit oculaire jusquà 14 % des patients la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 3 % à 2 ans et 0 % à 3 ans. Moins de 9 % des patients ont dû arrêter le traitement en raison dun événement indésirable la première année, avec une incidence darrêts supplémentaires de 3 % la deuxième et la troisième année.
Les effets indésirables décrits ci-dessous ont été rapportés pendant les essais cliniques avec bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution ou après sa commercialisation. La plupart étaient oculaires, dintensité légère à modérée et aucun nétait grave.
Les effets indésirables très fréquents (≥ 1/10) ; fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rares (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) sont répertoriés dans le tableau ci-dessous conformément aux classes de systèmes dorganes. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1.
|
Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées |
|
Peu fréquent |
Sensations vertigineuses |
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Affections oculaires |
Très fréquent |
Hyperhémie conjonctivale, prurit oculaire, croissance des cils, périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines |
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Fréquent |
Kératite ponctuée superficielle, érosion de la cornée, brûlure oculaire, irritation oculaire, conjonctivite allergique, blépharite, baisse de lacuité visuelle, asthénopie, dème conjonctival, sensation de corps étranger, sécheresse oculaire, douleur oculaire, photophobie, larmoiements, écoulement oculaire, trouble visuel/vision trouble, augmentation de la pigmentation de liris, assombrissement des cils, érythème de la paupière, prurit, de la paupière |
|
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Peu fréquent |
Hémorragie rétinienne, uvéite, dème maculaire cystoïde, iritis, blépharospasme, rétraction de la paupière, érythème périorbitaire, dème de la paupière |
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Fréquence indéterminée |
Gêne oculaire |
|
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Affections vasculaires |
Fréquent |
Hypertension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquence indéterminée |
Asthme, exacerbation de l'asthme, exacerbation de la BPCO et de la dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
Peu fréquent |
Nausées |
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Affections de la peau et des tissus sous-cutanés |
Fréquent |
Pigmentation de la peau péri-oculaire |
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Peu fréquent |
Hirsutisme |
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Fréquence indéterminée |
Décoloration de la peau (péri oculaire) |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Peu fréquent |
Asthénie |
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Investigations |
Fréquent |
Anomalies des tests de lexploration fonctionnelle hépatique |
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Affections du système immunitaire |
Fréquence indéterminée |
Réaction dhypersensibilité incluant des signes et des symptômes dallergie oculaire et de dermatite allergique |
Effets indésirables rapportés avec les collyres contenant du phosphate :
Quelques cas rares de calcification cornéenne ont été signalés en association avec lutilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées.
Description des effets indésirables sélectionnés
Périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines (PAP)
Les analogues des prostaglandines, y compris BIMATOPROST MYLAN PHARMA, peuvent entraîner des modifications lipodystrophiques périorbitaires qui peuvent provoquer un approfondissement du sillon palpébral, un ptosis, une énophtalmie, une rétraction de la paupière, une involution du dermatochalasis et une exposition sclérale inférieure. Ces modifications sont généralement modérées, peuvent se produire dès un mois après le début du traitement par BIMATOPROST MYLAN PHARMA et peuvent entraîner une altération du champ de vision même sans reconnaissance de la part du patient. La PAP est également associée à une hyperpigmentation ou décoloration de la peau périoculaire et à une hypertrichose. Il a été constaté que ces modifications sont partiellement ou totalement réversibles en cas darrêt du traitement ou de recours à un autre traitement.
Hyperpigmentation de liris
Laugmentation de la pigmentation de liris sera probablement permanente. La modification de la pigmentation est due à une augmentation de la teneur en mélanine dans les mélanocytes plutôt quà un nombre accru de mélanocytes. Les effets à long terme de laugmentation de la pigmentation de liris ne sont pas connus. Les modifications de la couleur de liris observées avec ladministration ophtalmique de bimatoprost peuvent ne pas être visibles avant plusieurs mois ou plusieurs années. Habituellement, la pigmentation brune autour des pupilles sétend de manière concentrique vers la périphérie de liris, et la totalité ou une partie de liris prend une couleur brunâtre. Le traitement paraît ne pas affecter les nævi et les éphélides de liris. Lincidence de lhyperpigmentation de liris après 12 mois de traitement par un collyre contenant 0,1 mg/mL de bimatoprost était de 0,5 %. Avec le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost, lincidence qui était de 1,5 % à 12 mois (voir rubrique 4.8, Tableau 2), na pas augmenté pendant les 3 années de traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
En cas de surdosage, un traitement symptomatique et de soutien doit être mis en place. Si BIMATOPROST MYLAN PHARMA est ingéré accidentellement, les informations suivantes peuvent être utiles : dans les études par voie orale de deux semaines menées chez des rats et des souris, des doses allant jusqu'à 100 mg/kg/jour n'ont entraîné aucune toxicité. Cette dose exprimée en mg/m2 est au moins 70 fois supérieure à la dose correspondant à lingestion accidentelle dun flacon de BIMATOPROST MYLAN PHARMA 0,3 mg/mL, collyre en solution par un enfant de 10 kg.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : produits ophtalmiques, analogues à la prostaglandine, code ATC : S01EE03.
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
Le bimatoprost réduit la pression intraoculaire chez l'Homme en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse par le trabeculum et en améliorant l'écoulement uvéoscléral. La réduction de la pression intraoculaire commence environ 4 heures après la première administration et l'effet maximum est obtenu en 8 à 12 heures environ. L'action persiste pendant au moins 24 heures.
Le bimatoprost est un agent hypotenseur oculaire puissant. Cest un prostamide synthétique, structurellement apparenté à la prostaglandine F2α (PGF2α) qui nagit pas par lintermédiaire de récepteurs aux prostaglandines connus. Le bimatoprost reproduit de façon sélective les effets de nouvelles substances biosynthétiques récemment découvertes et appelées prostamides. Cependant, la structure des récepteurs aux prostamides na pas encore été identifiée.
Efficacité et sécurité clinique
Lors des 12 mois de traitement en monothérapie par bimatoprost 0,3 mg/mL, chez des adultes, versus timolol, le matin (à 8h), la variation moyenne de la pression intraoculaire par rapport à la valeur à linclusion était comprise entre 7,9 et -8,8 mmHg. Lors de chaque visite, les valeurs moyennes de la PIO diurne sur les douze mois de la période de suivi nont pas varié de plus de 1,3 mmHg tout au long de la journée et nont jamais dépassé 18,0 mmHg.
Lors dune étude clinique sur 6 mois avec bimatoprost 0,3 mg/mL, versus latanoprost, la baisse moyenne de la PIO matinale (allant de -7,6 à -8,2 mmHg pour le bimatoprost versus -6,0 à -7,2 mmHg pour le latanoprost) était statistiquement supérieure à toutes les visites de létude. Lhyperhémie conjonctivale, la croissance des cils et le prurit oculaire étaient statistiquement plus fréquents avec le bimatoprost quavec le latanoprost, cependant, le taux darrêt de traitement dû à ces événements indésirables était très bas et sans différence statistiquement significative.
Comparativement au traitement par bêtabloquant seul, le traitement associant bimatoprost 0,3 mg/mL, au bêtabloquant réduit de -6,5 à -8,1 mmHg la pression intraoculaire moyenne du matin (8h).
Il existe peu de données disponibles chez les patients présentant un glaucome pseudo-exfoliatif et un glaucome pigmentaire à angle ouvert, ainsi que chez les patients présentant un glaucome chronique à angle fermé ayant subi une iridotomie.
Aucun effet cliniquement significatif n'a été observé sur la fréquence cardiaque et sur la pression artérielle dans les études cliniques
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité du bimatoprost chez les enfants âgés de 0 à 18 ans nont pas encore été établies.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le bimatoprost pénètre bien dans la cornée et la sclère humaine in vitro. Après administration par voie ophtalmique chez ladulte, l'exposition systémique au bimatoprost est très faible et aucune accumulation nest observée avec le temps. Après administration pendant deux semaines, dune goutte par jour de bimatoprost 0,3 mg/mL dans les deux yeux, le pic plasmatique est obtenu 10 minutes après la dernière instillation. Les concentrations plasmatiques circulantes deviennent inférieures à la limite de détection (0,025 ng/mL) au bout de 1h30 environ. Les valeurs moyennes de la Cmax et de l'ASC0-24h (Aire Sous Courbe) étaient comparables au 7e jour et au 14e jour (environ 0,08 ng/mL et 0,09 ng h/mL) indiquant qu'une concentration stable de bimatoprost est atteinte au bout de la première semaine de traitement.
Distribution
Le bimatoprost diffuse modérément vers le compartiment extravasculaire. Chez l'homme, le volume de distribution systémique à l'état d'équilibre est de 0,67 l/kg. Au niveau sanguin, le bimatoprost est retrouvé principalement dans le plasma sous forme liée aux protéines circulantes (environ 88 %).
Biotransformation
Au niveau plasmatique, le bimatoprost est faiblement métabolisé. La forme inchangée représente lentité circulante majoritaire après administration oculaire. Le bimatoprost subit une métabolisation par voie oxydative (N-déséthylation et glucuronidation) aboutissant à la formation de divers métabolites.
Élimination
Le bimatoprost est principalement éliminé par excrétion rénale. Jusquà 67 % dune dose administrée en intraveineuse à des volontaires adultes sains sont éliminés dans l'urine et 25 % sont excrétés dans les fèces. La demi-vie d'élimination déterminée après administration intraveineuse est d'environ 45 minutes ; la clairance sanguine totale est de 1,5 l/h/kg.
Caractéristiques chez les sujets âgés
Lors de ladministration au rythme de 2 instillations par jour de bimatoprost à 0,3 mg/mL, lexposition systémique au bimatoprost observée chez le sujet âgé de plus de 65 ans (ASC0-24h : 0,0634 ngh/mL) est nettement supérieure à celle observée chez ladulte jeune (ASC0-24h : 0,0218 ngh/mL).
Toutefois, en raison du faible passage systémique par voie oculaire, cette exposition systémique au bimatoprost reste faible dans les deux groupes et donc sans conséquence clinique. Compte tenu de labsence d'accumulation du bimatoprost dans le sang, le profil de sécurité serait comparable chez les patients âgés et les patients jeunes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez le singe, ladministration quotidienne par voie ophtalmique de bimatoprost à des concentrations ≥0,3 mg/mL pendant un an a entraîné une augmentation de la pigmentation de liris et des modifications périoculaires réversibles, dose dépendantes, caractérisées par une proéminence des culs de sac supérieurs ou inférieurs et un élargissement de la fente palpébrale. Le processus daugmentation de la pigmentation de liris est dû à une grande stimulation de la production de mélanine dans les mélanocytes et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Il na pas été observé de modification fonctionnelle ou microscopique liée à ces effets périoculaires. Le mécanisme à lorigine de ces effets périoculaires est inconnu.
Le bimatoprost ne sest pas révélé mutagène ou cancérogène dans les études in vitro et in vivo.
Le bimatoprost na pas eu dincidence sur la fertilité des rats pour des doses allant jusquà 0,6 mg/kg/jour (au moins 103 fois supérieures à lexposition humaine). Dans des études portant sur le développement de lembryon et du ftus chez des souris et des rates gravides, on a observé des avortements, mais pas deffets sur le développement, à des doses au moins 860 ou 1 700 fois supérieures respectivement aux doses administrées chez lhomme. Ces doses représentaient, respectivement chez la souris et chez la rate, une exposition systémique au moins 33 fois ou 97 fois supérieure à lexposition chez lhomme. Dans des études périnatales ou postnatales chez les rats, la toxicité maternelle a entraîné une diminution du temps de gestation, une mort ftale et une diminution du poids chez les petits de femelles ayant reçu une dose ≥ 0,3 mg/kg/jour (au moins 41 fois supérieure à lexposition humaine). Les fonctions neuro-comportementales des petits nont pas été affectées.
Après première ouverture : 4 semaines.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en polyéthylène basse densité avec compte-goutte blanc (PEBD), fermé par un bouchon de sécurité à vis blanc (PEHD)
Flacons de 2,5 mL et 3 mL ; boîte de 1 ou 3.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLÉE DES PARCS
69800 SAINT PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 737 5 9 : 2,5 mL en flacon (PEBD), boîte de 1.
· 34009 300 737 6 6 : 3 mL en flacon (PEBD), boîte de 1.
· 34009 300 751 7 3 : 3 mL en flacon (PEBD), boîte de 3.
· 34009 300 751 8 0 : 2,5 mL en flacon (PEBD), boîte de 3
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- BIMATOPROST EG 0,3 mg/ml, collyre en solution
- GELTIM LP 1 mg/g, gel ophtalmique en récipient unidose
- LATANOPROST ARROW 0,005 %, collyre en solution
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