GAMUNEX 100 mg/mL, solution pour perfusion
CIS 65006702
Informations à jour au 8 janvier 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 08/01/2021
GAMUNEX 100 mg/mL, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Immunoglobuline humaine normale (IgIV)
Immunoglobuline humaine normale ....................................................................................... 100 mg
(pureté de lIgG au moins égale à 98 %)
Pour 1 mL de solution
Chaque flacon de 10 mL contient : 1 g dimmunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 50 mL contient : 5 g dimmunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 100 mL contient : 10 g dimmunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 200 mL contient : 20 g dimmunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 400 mL contient : 40 g dimmunoglobuline humaine normale
Répartition des sous-classes dIgG (valeurs approximatives) :
IgG1 .................... 62,8 %
IgG2 .................... 29,7 %
IgG3 ...................... 4,8 %
IgG4 ...................... 2,7 %
La teneur maximale en IgA est de 84 microgrammes/mL.
Fabriqué à partir de plasma provenant de donneurs humains.
Excipient(s) à effet notoire :
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose unique (jusquà une dose maximale de 2 g/kg), cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
La solution est limpide ou légèrement opalescente et incolore ou jaune pâle.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de substitution chez les adultes, et les enfants et adolescents (âgés de 0 à 18 ans) :
· Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec défaut de production danticorps (voir rubrique 4.4).
· Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients souffrant dinfections sévères ou récurrentes, en échec dun traitement antimicrobien et ayant, soit un défaut de production
· danticorps spécifiques (DPAS)* avéré, soit un taux dIgG sériques < 4 g/l.
* DPAS = incapacité à augmenter dau moins 2 fois le titre danticorps IgG dirigés contre les
antigènes polysaccharidiques et polypeptidiques des vaccins anti-pneumococciques.
Immunomodulation chez les adultes et chez les enfants et adolescents (âgés de 0 à 18 ans) en cas de :
· Thrombocytopénie immune primaire (TIP) chez les patients présentant un risque hémorragique important ou avant une intervention chirurgicale pour corriger le taux de plaquettes.
· Syndrome de Guillain Barré.
· Maladie de Kawasaki (en association avec lacide acétylsalicylique, voir rubrique 4.2).
· Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC).
· Neuropathie motrice multifocale (NMM).
Immunomodulation chez les adultes âgés de 18 ans et plus en cas de :
· Poussées myasthéniques aigues sévères
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La dose et le schéma posologique dépendent de lindication.
Il peut être nécessaire dadapter individuellement la dose pour chaque patient en fonction de la réponse clinique. Un ajustement de la dose calculée en fonction du poids peut être nécessaire chez les patients présentant une insuffisance ou une surcharge pondérale.
Les posologies suivantes sont fournies à titre indicatif :
Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs :
Le schéma posologique doit être adapté de façon à obtenir des taux résiduels dIgG (mesurés avant la perfusion suivante) dau moins 6 g/L ou dans les valeurs normales pour la tranche dâge. Léquilibre (taux dIgG à létat déquilibre) est atteint entre 3 et 6 mois après le début du traitement. La dose initiale recommandée est de 0,4 à 0,8 g/kg en dose unique, suivie dune dose dau moins 0,2 g/kg toutes les trois à quatre semaines.
La dose requise pour obtenir des taux résiduels dIgG de 6 g/L est de lordre de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. Lorsque létat déquilibre a été atteint, lintervalle dadministration varie entre 3 et 4 semaines. Les taux résiduels dIgG doivent être mesurés et évalués en fonction de lincidence des infections. Pour diminuer les taux dinfections bactériennes, il peut savérer nécessaire daugmenter la posologie et de chercher à obtenir des taux résiduels plus élevés.
Déficits immunitaires secondaires (tels que définis à la rubrique 4.1)
La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les trois à quatre semaines.
Les taux résiduels dIgG doivent être mesurés et évalués en fonction de lincidence des infections. La dose doit être ajustée comme nécessaire pour lobtention dune protection optimale contre les infections et une augmentation de la dose peut être requise chez les patients présentant une infection persistante ; une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus dinfection.
Thrombocytopénie immune primaire
Deux schémas thérapeutiques sont possibles :
· 0,8 à 1 g/kg le premier jour, cette dose peut éventuellement être renouvelée une fois dans les 3 jours
· 0,4 g/kg par jour pendant deux à cinq jours.
Le traitement peut être répété en cas de rechute.
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg/jour pendant 5 jours (le traitement peut être répété en cas de rechute).
Maladie de Kawasaki
2 g/kg administrés en dose unique. Les patients doivent recevoir un traitement concomitant par lacide acétylsalicylique.
Polyradiculonévrite Inflammatoire Démyélinisante Chronique (PIDC)
Dose initiale : 2 g/kg fractionnée sur 2 à 5 jours consécutifs.
Doses dentretien :
1 g/kg sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines.
Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle ; si aucun effet nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le traitement est efficace, la décision dun traitement à long terme relève de lappréciation du médecin et repose sur la réponse du patient et le maintien de la réponse. Il pourra être nécessaire dadapter la posologie et la fréquence dadministration au cas par cas en fonction de lévolution de la maladie.
Neuropathie motrice multifocale (NMM)
Dose initiale : 2 g/kg fractionnée sur 2 à 5 jours consécutifs.
Dose dentretien : 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.
Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle ; si aucun effet nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le traitement est efficace, la décision dun traitement à long terme relève de lappréciation du médecin et repose sur la réponse du patient et le maintien de la réponse. Il pourra être nécessaire dadapter la posologie et la fréquence dadministration au cas par cas en fonction de lévolution de la maladie.
Poussées myasthéniques aigues sévères
Dose de 2 g/kg fractionnée sur 2 jours consécutifs (dose d1 g/kg par jour).
Le nombre de patients âgés de 65 ans et plus inclus dans les études cliniques de GAMUNEX nétait pas suffisant pour permettre de déterminer un effet précis du traitement.
Les recommandations posologiques sont récapitulées dans le tableau suivant :
|
Indication |
Dose |
Fréquence dadministration
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Traitement de substitution |
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Déficits immunitaires primitifs |
Dose initiale : 0,4 - 0,8 g/kg
Dose dentretien : 0,2 - 0,8 g/kg |
Toutes les 3 à 4 semaines |
|
Déficits immunitaires secondaires (selon la définition à la rubrique 4.1,) |
0,2 - 0,4 g/kg |
Toutes les 3 à 4 semaines |
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Immunomodulation |
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Thrombocytopénie immune primaire |
0,8 - 1 g/kg
Ou 0,4 g/kg/jour |
Le jour 1, le traitement pouvant être répété une fois dans les 3 jours
Pendant 2 à 5 jours |
|
Syndrome de Guillain-Barré |
0,4 g /kg/jour |
Pendant 5 jours |
|
Maladie de Kawasaki |
2 g/kg |
En une seule dose, en association avec lacide acétylsalicylique |
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Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) |
Dose initiale : 2 g/kg
|
En doses fractionnées sur 2 à 5 jours
|
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Dose dentretien : 1 g/kg |
Toutes les 3 semaines sur 1 ou 2 jours |
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Neuropathie motrice multifocale (NMM) |
Dose de charge : 2 g/kg
|
En doses fractionnées sur 2 à 5 jours consécutifs |
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Dose dentretien : 1 g/kg Ou 2 g/kg |
Toutes les 2 à 4 semaines Ou Toutes les 4 à 8 semaines en doses fractionnées sur 2 à 5 jours |
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Poussées myasthéniques aigues sévères |
2 g/kg |
Administrés sur 2 jours consécutifs (dose d1 g/kg par jour) |
Population pédiatrique
Chez lenfant et ladolescent (âgés de 0 à 18 ans), la posologie ne diffère pas de celle administrée chez ladulte, la dose pour chaque indication étant calculée en fonction du poids corporel et ajustée en fonction du résultat clinique dans les pathologies susmentionnées.
Insuffisance hépatique
Il nexiste pas de données indiquant quun ajustement de la dose est nécessaire.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire, sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4).
Sujets âgés
Aucun ajustement de la dose nest nécessaire, sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Par voie intraveineuse.
Limmunoglobuline humaine normale doit être administrée en perfusion intraveineuse à un débit initial de 0,6 à 1,2 mL/kg/h pendant les 30 premières minutes (voir rubrique 4.4). En cas de survenue dun effet indésirable, le débit de perfusion doit être diminué ou la perfusion doit être arrêtée. Si le produit est bien toléré, le débit de perfusion peut être progressivement augmenté jusquà 4,8 à 8,4 mL/kg/h au maximum.
Déficit sélectif en IgA avec présence danticorps anti-IgA en raison du risque danaphylaxie en cas dadministration dun produit contenant des IgA.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
GAMUNEX ne doit pas être mélangé avec dautres solutions pour perfusion (solution saline, par ex.) ni avec dautres médicaments. Sil est nécessaire de procéder à une dilution préalablement à la perfusion, une solution glucosée à 50 mg/mL peut être utilisée. Toutefois, en cas de diabète latent (où une glycosurie passagère peut apparaître), de diabète, ou chez les patients qui suivent un régime pauvre en sucres, lutilisation dune solution glucosée de 50 mg/mL doit être surveillée attentivement. Voir également la mise en garde sur linsuffisance rénale aiguë ci-dessous.
Ladministration simultanée de GAMUNEX et dhéparine à laide dun dispositif dinjection à cathéter mono-lumière simple doit être évitée.
Traçabilité
Afin daméliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être notés clairement.
Précautions demploi
Les complications potentielles peuvent souvent être évitées en sassurant que les patients :
· ne présentent pas dhypersensibilité aux immunoglobulines humaines normales, en injectant le produit lentement au début de la perfusion (0,1 mL/kg/h) ;
· sont étroitement surveillés pendant toute la durée de la perfusion pour détecter tout symptôme éventuel. En particulier, lorsquils reçoivent des immunoglobulines humaines normales pour la première fois, lors dun changement dimmunoglobulines humaines normales ou si un long délai sest écoulé depuis la dernière perfusion, ces patients doivent être surveillés en milieu hospitalier pendant toute la durée de la première perfusion et pendant lheure qui suit la fin de la perfusion afin que déventuels effets indésirables puissent être détectés. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après ladministration.
Chez tous les patients, ladministration dIgIV nécessite :
· une hydratation appropriée avant le début de la perfusion dIgIV,
· une surveillance de la diurèse,
· une surveillance de la créatininémie,
· la non-utilisation concomitante de diurétiques de lanse (voir rubrique 4.5).
En cas deffets indésirables, le débit dadministration doit être diminué ou la perfusion doit être arrêtée. Le traitement nécessaire dépend de la nature et de la sévérité de leffet indésirable.
Réaction à la perfusion
Certains effets indésirables (par exemple céphalées, bouffées congestives, frissons, myalgies, sibilances, tachycardie, lombalgies, nausées et hypotension) peuvent être liés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé à la rubrique 2 doit donc être strictement respecté.
Les patients doivent rester sous étroite surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin que déventuels signes dintolérance puissent être détectés.
Des effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :
· chez les patients qui reçoivent une immunoglobuline humaine normale pour la première fois ou, dans de rares cas, lors dun changement dimmunoglobuline humaine normale ou de long délai depuis la perfusion précédente ;
· chez les patients présentant une infection non traitée ou une inflammation chronique sous‑jacente.
Hypersensibilité
Les réactions dhypersensibilité sont rares.
Une anaphylaxie peut survenir chez les patients :
· qui présentent des anticorps anti-IgA avec IgA indétectables ;
· qui avaient toléré un traitement antérieur par une immunoglobuline humaine normale.
En cas de choc, le traitement médical standard de létat de choc doit être instauré.
Évènements thromboemboliques
Des données cliniques montrent un lien entre ladministration intraveineuse dIgIV et des accidents thromboemboliques tels quinfarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde. Ces évènements sont probablement liés à laugmentation relative de la viscosité sanguine suite à un apport important dimmunoglobulines chez des patients à risque. Toutes les précautions doivent être prises lors de la prescription et de ladministration intraveineuse dimmunoglobulines chez des patients obèses et chez des patients présentant des facteurs de risque pour daccidents thromboemboliques (patients âgés, hypertension, diabète sucré, antécédents de maladies vasculaires ou épisodes thrombotiques, patients porteurs danomalies thrombophiliques acquises ou héréditaires, patients immobilisés pour de longues périodes, patients souffrant dhypovolémie grave, ou atteints de maladies augmentant la viscosité sanguine).
Chez les patients présentant un risque dévènement indésirable thromboembolique, les préparations dIgIV doivent être administrées à une dose et à un débit de perfusion les plus faibles possibles.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés tels quinsuffisance rénale préexistante, diabète sucré, hypovolémie, surpoids, administration concomitante de médicaments néphrotoxiques ou âge de plus de 65 ans.
Les paramètres rénaux doivent être contrôlés avant la perfusion dIgIV, en particulier chez les patients considérés comme pouvant avoir un risque accru de développement dune insuffisance rénale aiguë, et à intervalles réguliers ensuite. Chez les patients présentant un risque dinsuffisance rénale aiguë, les IgIV doivent être administrées à une dose et à un débit de perfusion les plus faibles possibles. En cas datteinte rénale, larrêt du traitement par IgIV doit être envisagé.
Bien que ces cas de dysfonctionnement rénal et dinsuffisance rénale aiguë aient été associés à lutilisation de nombreuses spécialités dIgIV contenant divers excipients tels que le saccharose, le glucose et le maltose, celles contenant du saccharose comme stabilisant étaient responsables de la majorité de ces cas. Chez les patients à risque, lutilisation de préparations dIgIV ne contenant pas ces excipients doit être envisagée. GAMUNEX ne contient pas de saccharose, de maltose ou de glucose.
Syndrome de méningite aseptique (SMA)
Des cas de syndrome de méningite aseptique ont été rapportés en association avec un traitement par IgIV. Le syndrome apparaît généralement plusieurs heures à 2 jours après le traitement par IgIV. Les analyses du liquide céphalo-rachidien sont souvent positives avec une pléiocytose pouvant aller jusquà plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une augmentation des taux de protéines atteignant jusquà plusieurs centaines de mg/dL. Le syndrome de méningite aseptique peut survenir plus fréquemment en cas de traitement par IgIV à forte dose (2 g/kg).
Chez les patients présentant de tels signes et symptômes, un examen neurologique approfondi et une analyse du LCR doivent être réalisés pour exclure dautres causes de méningite.
Larrêt du traitement par IgIV a entraîné une rémission du SMA en quelques jours, sans séquelles.
Anémie hémolytique
Les préparations dIgIV peuvent contenir des anticorps dirigés contre des groupes sanguins qui sont susceptibles dagir comme des hémolysines et dinduire la fixation in vivo des immunoglobulines à la surface des hématies, entrainant ainsi un test direct à lantiglobuline positif (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut survenir à la suite d'un traitement par IgIV en raison dune séquestration accrue des hématies. Les patients traités par IVIg doivent être surveillés pour détecter tout signe clinique ou symptôme dhémolyse. (Voir rubrique 4.8.)
Les facteurs de risque suivants sont associés à lapparition d'une hémolyse: doses élevées, qu'elles soient administrées en une seule fois ou réparties sur plusieurs jours, groupe sanguin autre que O, et état inflammatoire sous-jacent. Une vigilance accrue est recommandée pour les patients de groupe sanguin non-O et qui reçoivent des doses élevées pour des indications autres que DIP. Une hémolyse na été que rarement signalée chez les patients recevant un traitement de substitution pour un DIP.
Des cas isolés de dysfonctionnement rénal / dinsuffisance rénale liés à lhémolyse avec issue fatale ont été rapportés.
Neutropénie/leucopénie
Une diminution transitoire du nombre de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Cet effet survient généralement dans les quelques heures ou jours suivant ladministration dIgIV et est spontanément résolutif dans les 7 à 14 jours.
Syndrome de détresse respiratoire aiguë post‑transfusionnel (TRALI)
Des cas ddème aigu pulmonaire non cardiogénique [syndrome de détresse respiratoire aiguë post‑transfusionnel (TRALI - Transfusion Related Acute Lung Injury)] ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Le TRALI est caractérisé par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, une fièvre et une hypotension. Les symptômes du TRALI apparaissent généralement pendant une perfusion ou dans les 6 heures suivant la fin de la perfusion, souvent en une à deux heures. Par conséquent, les patients recevant des IgIV doivent être surveillés et la perfusion dIgIV doit être arrêtée immédiatement en cas de survenue deffets indésirables pulmonaires. Le TRALI est une affection susceptible dengager le pronostic vital qui nécessite une prise en charge immédiate dans une unité de soins intensifs.
Interférence avec les tests sérologiques
Après ladministration dimmunoglobulines, laugmentation transitoire du taux des anticorps transférés passivement peut entraîner des résultats faussement positifs lors de dosages sérologiques.
Le transfert passif danticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D, peut interférer avec certains tests sérologiques de recherche danticorps anti-érythrocytaires, par exemple le test direct à lantiglobuline (TDA, test de Coombs direct).
Agents infectieux transmissibles
Les mesures standards de prévention dinfections dues à lutilisation de médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent : la sélection des donneurs, le screening de chaque don et des pools de plasma à la recherche des marqueurs spécifiques dinfections, ainsi que lintégration détapes efficaces dinactivation/élimination virale dans le procédé de fabrication. Néanmoins, la possibilité de transmission dagents infectieux ne peut pas être totalement exclue lors de ladministration de médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain. Cela sapplique également aux virus inconnus ou émergents et autres agents pathogènes.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés, tels que le virus de limmunodéficience humaine (VIH), le virus de lhépatite B (VHB) et le virus de lhépatite C (VHC). Ces mesures peuvent être de valeur limitée contre les virus non enveloppés, tels que le virus de lhépatite A (VHA) et le parvovirus B19.
On dispose dune expérience clinique rassurante concernant labsence de transmission de lhépatite A ou du parvovirus B19 par les immunoglobulines. On considère également que les anticorps présents contribuent fortement à la sécurité virale.
Il est fortement recommandé denregistrer le nom et le numéro de lot à chaque administration de GAMUNEX, afin de conserver un lien entre le patient et le lot de produit administré.
Population pédiatrique
Bien que les données disponibles soient limitées, les mêmes mises en garde, précautions demploi et facteurs de risque doivent sappliquer à la population pédiatrique. Dans des rapports de post-commercialisation il a été observé que les indications nécessitant un traitement par de fortes doses dIgIV chez les enfants, en particulier la maladie de Kawasaki, sont associées à une augmentation du signalement de réactions hémolytiques par rapport aux autres indications dIgIV chez les enfants.
Les médecins doivent sérieusement envisager un contrôle du taux de lhémoglobine 24 à 48 heures après ladministration de lIgIV en cas de suspicion dhémolyse. Lorsquun nouveau traitement simpose il est fortement recommandé, en cas de suspicion dhémolyse, de contrôler le taux dhémoglobine une semaine après ladministration suivante dIgIV. La famille du patient doit être informée quelle doit retourner chez le médecin au cas où leur enfant développe des symptômes dhémolyse tels que pâleur, léthargie, urine de couleur foncée, dyspnée ou palpitations.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Vaccins à virus vivants atténués
Ladministration dimmunoglobulines peut perturber pendant une période allant de 6 semaines au minimum jusquà 3 mois, lefficacité des vaccins à virus vivants atténués, comme ceux contre la rougeole, la rubéole, les oreillons ou la varicelle. Après administration de ce médicament, il est nécessaire de respecter un intervalle de 3 mois avant de pouvoir vacciner avec des vaccins constitués de virus vivants atténués. Dans le cas de la rougeole, cette perturbation peut persister pendant un an. Par conséquent, les taux danticorps doivent être contrôlés chez les patients vaccinés contre la rougeole.
Diurétiques de lanse
Lutilisation concomitante de diurétiques de lanse doit être évitée.
Population pédiatrique
Bien que des études dinteraction spécifique naient pas été réalisées dans la population pédiatrique, aucune différence entre les adultes et les enfants nest attendue.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La sécurité de ce médicament chez la femme enceinte na pas été établie par des études cliniques contrôlées. Par conséquent, ce médicament doit être prescrit avec prudence chez les femmes enceintes ou qui allaitent.
Les préparations dIgIV traversent le placenta, notamment pendant le troisième trimestre. Lexpérience clinique avec les immunoglobulines suggère quaucun effet délétère nest attendu sur lévolution de la grossesse ni sur le ftus et le nouveau-né.
Les immunoglobulines sont excrétées dans le lait maternel. Aucun effet délétère sur les nouveau‑nés/nourrissons allaités nest attendu.
Fertilité
Lexpérience clinique avec les immunoglobulines suggère quaucun effet délétère sur la fécondité nest attendu.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables causés par les immunoglobulines humaines normales (par ordre décroissant de fréquence) comprennent (voir également rubrique 4.4) :
· frissons, céphalées, vertiges, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, arthralgies, hypotension et lombalgies modérées ;
· réactions hémolytiques réversibles, en particulier chez les patients de groupe sanguin A, B ou AB et (rarement), anémie hémolytique nécessitant une transfusion ;
· (rarement), chute subite de la pression artérielle et dans des cas isolés, choc anaphylactique, même si le patient navait pas présenté de réaction dhypersensibilité lors dune administration antérieure ;
· (rarement), réactions cutanées transitoires (y compris lupus érythémateux cutané - fréquence indéterminée) ;
· (très rarement), réactions thromboemboliques telles quinfarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde ;
· cas de méningite aseptique réversible ;
· cas délévation de la créatininémie et/ou dinsuffisance rénale aiguë ;
· cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë post‑transfusionnel (TRALI).
Liste tabulée des effets indésirables
Le tableau ci-dessous utilise la classification des systèmes dorganes MedDRA (SOC et terme préférentiel). Les fréquences ont été évaluées selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Source de la base de données de sécurité : études cliniques menées chez 703 patients au total exposés à GAMUNEX (avec un total de 4 378 perfusions)
|
Classe de systèmes dorganes (SOC) MedDRA |
Effet indésirable |
Fréquence par patient |
Fréquence par perfusion |
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Infections et infestations |
Pharyngite |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
Sinusite, urétrite, infection virale des voies respiratoires supérieures |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Anémie hémolytique, lymphocytose |
Peu fréquent |
Rare |
|
Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité |
Peu fréquent |
Rare |
|
Affections psychiatriques |
Anxiété |
Peu fréquent |
Rare |
|
Affections du système nerveux |
Céphalées |
Très fréquent |
Fréquent |
|
Vertiges |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Aphonie |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections oculaires |
Photophobie |
Peu fréquent |
Rare |
|
Affections vasculaires |
Hypertension artérielle |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
Crise hypertensive, hypotension, bouffées congestives, hyperémie |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Sibilances, toux, congestion nasale |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
Dyspnée |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections gastro‑intestinales |
Nausées, vomissements |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
Douleurs abdominales, diarrhée, dyspepsie |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous‑cutané |
Rash, prurit, urticaire |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
Desquamation, dermatite, dermatite de contact, érythème palmaire |
Peu fréquent |
Rare |
|
|
Affections musculo‑squelettiques et systémiques |
Arthralgies, dorsalgies |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
Myalgies |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Douleurs musculo-squelettique, raideur musculo-squelettique, cervicalgies |
Peu fréquent |
Rare |
|
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Affections du rein et des voies urinaires |
Hémoglobinurie |
Peu fréquent |
Rare |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Pyrexie |
Fréquent |
Fréquent |
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Syndrome pseudo-grippal, frissons, fatigue |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Asthénie |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Douleur thoracique, réaction au site dinjection, malaise |
Peu fréquent |
Rare |
|
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Investigations |
Augmentation de la pression artérielle, diminution des leucocytes, diminution de lhémoglobine, présence dhémoglobine libre, augmentation de la vitesse de sédimentation |
Peu fréquent |
Rare |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Contusion |
Peu fréquent |
Rare |
Population pédiatrique
La fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables observées chez l'enfant devraient être identiques à ce qui est observé chez l'adulte.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le surdosage peut entrainer une hypervolémie et une hyperviscosité, en particulier chez les patients à risque, notamment les patients âgés et les patients présentant des troubles cardiaques ou rénaux (voir rubrique 4.4).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Limmunoglobuline humaine normale contient principalement des immunoglobulines G (IgG) qui présentent un large spectre danticorps contre divers agents infectieux.
Limmunoglobuline humaine normale contient des anticorps IgG présents dans la population normale. Elle est généralement préparée à partir de pool de plasma provenant dun minimum de 1 000 dons. La répartition des sous-classes dimmunoglobulines G est étroitement proportionnelle à celle du plasma humain natif. Des doses appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale des taux anormalement bas dimmunoglobulines G. Le mécanisme daction dans les indications autres que le traitement de substitution nest pas totalement élucidé.
GAMUNEX est ajusté à un pH légèrement acide. GAMUNEX ayant un faible effet tampon, le produit est rapidement neutralisé par le sang pendant la perfusion. Même après administration de fortes doses de GAMUNEX, aucun changement du pH sanguin na été noté. Losmolalité est de 258 mOsmol/kg de solution et se rapproche donc des valeurs normales (285 - 295 mOsmol/kg).
Etudes cliniques menées avec GAMUNEX sur des patients atteints de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC)
Létude defficacité IVIG-C PIDC (étude ICE), une étude en double-aveugle, randomisée, contrôlée versus placebo, a étudié lefficacité et la tolérance de GAMUNEX dans le traitement de la PIDC. Au total, 117 patients PIDC ont été randomisés de manière à recevoir soit GAMUNEX, soit un placebo, toutes les 3 semaines. La dose initiale était de 2 g/kg de poids corporel (PC) ; la dose dentretien était de 1 g/kg PC.
Les taux de répondeurs (déterminés par une amélioration du score dinvalidité INCAT et le maintien dune amélioration > 1 sur la période defficacité de 24 semaines) étaient significativement plus élevés dans le groupe GAMUNEX (54%) que dans le groupe placebo (21%, p = 0,0002). La force musculaire, mesurée par le score MRC, et la force de préhension (grip test), ainsi que la sensibilité, mesurée par le score ISS, ont été significativement plus améliorées dans le groupe GAMUNEX que dans le groupe placebo.
Etant donné le nombre restreint de patients âgés de 65 ans et plus inclus dans létude, il na pas été possible de déterminer avec précision leffet du traitement sur le score INCAT; concernant la force de préhension, un effet statistiquement significatif du traitement a été mis en évidence en faveur de GAMUNEX.
Parmi les répondeurs, moins de la moitié ont répondu après la dose initiale (semaine 3), mais la plupart ont répondu après la seconde dose (semaine 6). Les non-répondeurs ont été transférés au traitement alternatif, pour de nouveau un traitement de maximum 24 semaines.
Tous les répondeurs ont été re-randomisés dans une phase dextension pour une autre période de 6 mois de traitement dentretien, soit avec GAMUNEX, soit avec un placebo. Parmi les anciens répondeurs à GAMUNEX, le taux de rechute était significativement plus élevé chez les patients randomisés dans le groupe placebo (42%) que chez ceux randomisés dans le groupe GAMUNEX (13%, p = 0,012).
Létude ICE a montré lefficacité à court terme et à long terme de GAMUNEX, dans le traitement de la PIDC. Les résultats sont résumés dans le tableau suivant.
Critères primaires dévaluation et autres résultats de létude ICE
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GAMUNEX |
Placebo |
p |
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Taux de répondeurs pendant la période defficacité (critère primaire dévaluation) |
54% |
21% |
0,0002 |
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Probabilité de rechute pendant la période dextension |
13% |
45% |
0,013 |
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Force de préhension (kPA)1 (changement par rapport à la valeur initiale) |
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Main dominante |
13,2 |
1,5 |
0,0008 |
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Main non dominante |
13,3 |
4,3 |
0,005 |
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Force musculaire (Score total MRC3)1(changement par rapport à la valeur initiale) |
3,3 |
0,2 |
0,001 |
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Sensibilité (ISS4 score)2 (changement par rapport à la valeur initiale) |
-1,2 |
0,2 |
0,021 |
1 Amélioration indiquée par une valeur positive
2 Amélioration indiquée par une valeur négative
3 MRC : Medical Research Council
4 ISS : INCAT Sensory Sum Score
Études cliniques menées avec GAMUNEX chez des patients présentant des poussées myasthéniques :
Létude Zinman et al. (2007), était une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, sur 51 patients ayant évalué 2 g/kg de GAMUNEX administrés pendant 2 jours lors de poussées myasthéniques. Le critère primaire defficacité était la variation du score QMG (Quantitative Myasthenia gravis) entre sa valeur initiale et le 14ème jour. Au 14ème jour, la variation du score QMG était -2,54 (p=0,047). Un effet cliniquement significatif sur les poussées myasthéniques n'a été observé que dans le sous-groupe exploratoire de patients atteints de myasthénie modérée à sévère à linclusion (score QMG> 10,5), avec une variation de -3,39 (p = 0,010).
Des données supplémentaires proviennent dune étude clinique multicentrique prospective, en ouvert, non contrôlée, qui a également évalué lefficacité et la tolérance de GAMUNEX dans le traitement des poussées myasthéniques. Au total, 49 patients ont été inclus dans létude clinique pour recevoir une dose totale unique de 2 g/kg de GAMUNEX sur deux jours consécutifs (dose de 1 g/kg par jour). Aucun patient positif aux anticorps anti-MuSK, na participé.
Le critère primaire defficacité était la variation du score QMG (Quantitative Myasthenia gravis) entre sa valeur initiale (J0) et le 14ème jour. Les résultats ont montré que la variation statistiquement significative du score QMG était à la fois atteinte dans la population évaluable pour lanalyse de lefficacité (variation de -6,4) et dans celle évaluable pour lanalyse de la tolérance (variation de -6,7)
Lanalyse des résultats des critères secondaires et exploratoires defficacité (évalués par les scores QMG, MG-ADL, et MG Composite) a confirmé les conclusions de lévaluation du critère primaire.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La demi-vie de limmunoglobuline humaine normale, déterminée chez des patients atteints dun déficit immunitaire primitif, est denviron 35 jours, ce qui est plus que la demi-vie de 21 jours décrite dans la littérature chez des sujets sains. Cette demi-vie varie dun patient à lautre, particulièrement chez ceux atteints dun déficit immunitaire primitif.
Les IgG et les complexes dIgG sont détruits au niveau des cellules du système réticulo-endothélial.
Population pédiatrique
Aucune différence en termes de propriétés pharmacocinétiques nest attendue dans la population pédiatrique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Glycine, eau pour préparations injectables
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Le produit peut être conservé dans son emballage extérieur dorigine à température ambiante (ne dépassant pas 25 °C) pendant une période unique de 6 mois maximum. Dans ce cas, la durée de conservation du produit expirera à la fin de cette période de 6 mois. La nouvelle date de péremption doit être notée sur lemballage extérieur. Néanmoins, la nouvelle date de péremption ne peut excéder la date de péremption initiale imprimée. A la fin de cette période, le produit doit être utilisé ou détruit. Une nouvelle conservation au réfrigérateur ou une congélation nest pas possible.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Solution pour perfusion, en flacons de verre de type I ou II, munis de bouchons en chlorobutyle.
Présentations :
Un flacon de 10 mL contient : 1 g dimmunoglobuline humaine normale
Un flacon de 50 mL contient : 5 g dimmunoglobuline humaine normale
Un flacon de 100 mL contient : 10 g dimmunoglobuline humaine normale
Un flacon de 200 mL contient : 20 g dimmunoglobuline humaine normale
Un flacon de 400 mL contient : 40 g dimmunoglobuline humaine normale
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Avant la perfusion, la solution de GAMUNEX doit être amenée à température ambiante ou à température corporelle. La solution pour perfusion doit être limpide à légèrement opalescente et incolore ou jaune pâle. Les solutions troubles ou contenant des particules ne doivent pas être utilisées. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur. Après ouverture du flacon, le contenu doit être immédiatement administré.
Une nouvelle conservation, même au réfrigérateur, nest pas admise à cause des risques de Si une dilution avant la perfusion est inévitable, une solution de glucose à 50 mg/mL peut être utilisée. Ne pas diluer avec des solutions salines.
Ladministration simultanée de GAMUNEX et dhéparine à laide dun cathéter mono lumière doit être évitée.
Les lignes de perfusion peuvent être rincées à laide dune solution de glucose à 50 mg/mL ou dune solution de chlorure de sodium (9 mg/mL) et ne peuvent pas être rincées avec de lhéparine.
Les verrous héparine par lesquels GAMUNEX a été administré peuvent être rincés à laide dune solution de glucose à 50 mg/mL ou dune solution de chlorure de sodium (9 mg/mL) et ne peuvent pas être rincés avec de lhéparine.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
COLMARER STRASSE 22
60528 FRANCFORT
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 695 9 9 : Solution en flacon (verre) de 10 mL.
· 34009 301 696 0 5 : Solution en flacon (verre) de 50 mL.
· 34009 301 696 1 2 : Solution en flacon (verre) de 100 mL.
· 34009 301 696 2 9 : Solution en flacon (verre) de 200 mL.
· 34009 301 696 3 6 : Solution en flacon (verre) de 400 mL.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Instructions pour la manipulation des flacons (flacons de 50 mL, 100 mL, 200 mL et 400 mL seulement)
Les flacons sont fournis avec une étiquette étrier (Fig. 1). Après insertion du système de perfusion (Fig. 2), retourner le flacon et replier létrier de létiquette (Fig. 3). Appuyer fermement avec les doigts pour créer un pli de chaque côté de létrier (Fig. 4). Suspendre le flacon par létrier au pied à perfusion (Fig.5).

Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière.
La prescription par un médecin exerçant dans un établissement de transfusion sanguine autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités est également autorisée.
Médicaments liés cités dans ce texte
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