ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL, solution pour perfusion
CIS 65025364
Informations à jour au 19 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 19/11/2020
ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 mL de solution pour perfusion contient 2,12 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 2 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque poche pour perfusion de 100 mL contient : 211,6 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 200 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque poche pour perfusion de 200 mL contient : 423,2 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 400 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque flacon pour perfusion de 100 mL contient : 211,6 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 200 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque flacon pour perfusion de 200 mL contient : 423,2 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 400 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Excipient à effet notoire : contient 3,38 mg/mL de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide, incolore.
pH 3,5 6,0
Osmolarité : 270 320 mOsm/Kg
4.1. Indications thérapeutiques
Chez ladulte et ladolescent de plus de 12 ans :
· perfusion péridurale continue ou administration intermittente en bolus pour les douleurs post-opératoire ou de laccouchement ;
· blocs nerveux (par ex. blocs nerveux mineurs et infiltration) ;
· bloc nerveux périphérique continu soit par perfusion continue soit par injections intermittentes en bolus, par ex. traitement de la douleur post-opératoire.
Chez lenfant à partir de 1 an jusquà 12 ans inclus (douleur per et post-opératoire) :
· bloc nerveux périphérique unique et continu.
Chez le nouveau-né, le nourrisson et lenfant jusquà 12 ans inclus (douleur per et post-opératoire) :
· bloc péridural caudal ;
· perfusion péridurale continue.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes et adolescents âgés de plus de 12 ans
Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Il est recommandé dutiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. Lexpérience du médecin et la connaissance de létat clinique du patient sont importantes pour le choix de la dose.
Tableau 1 Adultes et adolescents âgés de plus de 12 ans
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|
Concentration (mg/ml) |
Volume (mL) |
Dose (mg) |
Délai dinstallation (min) |
Durée (h) |
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Anesthésie chirurgicale |
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|
Administration péridurale lombaire |
|||||
|
Chirurgie |
7,5 |
15 ‑ 25 |
113 ‑ 188 |
10 ‑ 20 |
3 ‑ 5 |
|
- |
10,0 |
15 ‑ 20 |
150 ‑ 200 |
10 ‑ 20 |
4 ‑ 6 |
|
Césarienne |
5 |
15 ‑ 20 |
113 ‑ 150(1) |
10 ‑ 20 |
3 ‑ 5 |
|
Administration péridurale thoracique |
|||||
|
Établissement dun bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire |
7,5 |
5 15 (en fonction du site dinjection) |
38 ‑ 113 |
10 ‑ 20 |
n/a(2) |
|
Bloc nerveux majeur (*) |
|
|
|
|
|
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(Bloc du plexus brachial) |
7,5 |
30 ‑ 40 |
225 ‑ 300(3) |
10 ‑ 25 |
6 ‑ 10 |
|
Bloc nerveux (par ex. blocs nerveux mineurs et infiltration) |
7,5 |
1 ‑ 30 |
7,5 ‑ 225 |
1 ‑ 15 |
2 ‑ 6 |
|
Traitement de la douleur aiguë |
|||||
|
Administration péridurale lombaire |
|||||
|
En bolus |
2,0 |
10 ‑ 20 |
20 ‑ 40 |
10 ‑ 15 |
0,5 1,5 |
|
Injections intermittentes (complémentaires) (par ex. douleur de laccouchement) |
2,0 |
10 15 (intervalle minimum 30 minutes) |
20 ‑ 30 |
|
|
|
Perfusion péridurale continue, par ex. douleur de laccouchement |
2,0 |
6 ‑ 10 mL/h |
12 ‑ 20 mg/h |
n/a(2) |
n/a(2) |
|
Traitement de la douleur post-opératoire |
2,0 |
6 ‑ 14 mL/h |
12 ‑ 28 mg/h |
n/a(2) |
n/a(2) |
|
Administration péridurale thoracique |
|||||
|
Perfusion continue (traitement de la douleur post-opératoire) |
2,0 |
6 ‑ 14 mL/h |
12 ‑ 28 mg/h |
n/a(2) |
n/a(2) |
|
Bloc nerveux dans le champ opératoire |
|||||
|
(par ex. blocs nerveux mineurs et infiltration) |
2,0 |
1 ‑ 100 |
2 ‑ 200 |
1 ‑ 5 |
2 ‑ 6 |
|
Bloc nerveux périphérique (par ex. bloc fémoral ou interscalénique) |
|||||
|
Perfusion continue ou injections intermittentes (par ex. traitement de la douleur post-opératoire) |
2,0 |
5 ‑ 10 mL/h |
10 ‑ 20 mg/h |
n/a |
n/a |
|
Les doses indiquées dans le tableau sont les doses considérées comme nécessaires à lobtention dun bloc satisfaisant et. elles constituent un guide dutilisation chez ladulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai dinstallation et la durée. Les chiffres de la colonne « Dose » correspondent aux fourchettes de doses moyennes nécessaires. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
|||||
|
* En ce qui concerne le bloc du plexus, la recommandation de dose ne peut être donnée que pour le bloc du plexus brachial. Les autres blocs de plexus peuvent nécessiter des doses plus faibles. Néanmoins, il ny a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs. |
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|
(2) n/a = non applicable. |
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Lanesthésie chirurgicale (par ex. administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. La ropivacaïne 10 mg/mL est recommandée pour lanesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de lintervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par ex. administration péridurale pour le traitement de la douleur aiguë).
Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsquune dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à linjection dune dose-test de 3 à 5 mL de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de bloc rachidien.
Laspiration devra être effectuée avant et pendant ladministration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, linjection devra être arrêtée immédiatement.
Dans les blocs périduraux en vue dune intervention chirurgicale, des doses uniques allant jusquà 250 mg de ropivacaïne ont été utilisées et bien tolérées.
Dans le bloc du plexus brachial, une dose unique de 300 mg a été utilisée chez un nombre limité de patients et a été bien tolérée.
Lorsque des blocs prolongés sont réalisés par perfusion continue ou par administration répétée en bolus, les risques datteindre une concentration plasmatique toxique ou dinduire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et en analgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusquà 675 mg de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, de même que des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusquà 28 mg/heure pendant 72 heures. Chez un nombre limité de patients, des doses plus élevées atteignant 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu deffets indésirables.
Dans le traitement des douleurs post-opératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf sil est institué en préopératoire, un bloc péridural peut être réalisé par ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL à laide dun cathéter péridural. Lanalgésie est maintenue par une perfusion de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 mL (12-28 mg) par heure procure une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs post-opératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale dadministration est de 3 jours. Cependant, une surveillance étroite de leffet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet. Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.
Dans les études cliniques, une perfusion péridurale de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL seul ou mélangé à du fentanyl 1 à 4 µg/mL a été administrée pour le traitement de la douleur post opératoire pendant une durée pouvant atteindre 72 heures. Lassociation de ropivacaïne et de fentanyl a amélioré le soulagement de la douleur mais entraîné les effets indésirables des opiacés. Lassociation de ropivacaïne et de fentanyl a été étudiée uniquement pour ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL.
Lorsque des blocs nerveux périphériques prolongés sont réalisés aussi bien en perfusion continue quen injections répétées, les risques datteindre une concentration plasmatique toxique ou dinduire un traumatisme nerveux local doivent être pris en considération. Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral préopératoire a été établi avec 300 mg de ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL et le bloc interscalénique avec 225 mg de ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL. Lanalgésie a ensuite été maintenue avec ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL. Des vitesses de perfusion ou des injections intermittentes de 10-20 mg par heure pendant 48 heures ont procuré une analgésie satisfaisante et ont été bien tolérées.
Des concentrations supérieures à 7,5 mg/mL de ROPIVACAINE NORIDEM nont pas été documentées dans les césariennes.
Tableau 2 Bloc péridural : patients pédiatriques âgés de 0 (nouveau-nés à terme) à 12 ans inclus
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Concentration (mg/mL) |
Volume (mL/kg) |
Dose (mg/kg) |
|
Traitement de la douleur aiguë (en per et post-opératoire) |
2,0 |
1 |
2 |
|
Bloc péridural caudal unique - Blocs en dessous de T12, chez les enfants pesant jusquà 25 kg |
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|
Perfusion péridurale continue |
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|
Chez les enfants pesant jusquà 25 kg |
|||
|
De 0 à 6 mois |
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Bolusa |
2,0 |
0,5 ‑ 1 |
1 ‑ 2 |
|
Perfusion jusquà 72 heures |
2,0 |
0,1 mL/kg/h |
0,2 mg/kg/h |
|
De 6 à 12 mois |
|||
|
Bolus a |
2,0 |
0,5 ‑ 1 |
1 ‑ 2 |
|
Perfusion jusquà 72 heures |
2,0 |
0,2 mL/kg/h |
0,4 mg/kg/h |
|
De 1 à 12 ans |
|||
|
Bolus b |
2,0 |
1 |
2 |
|
Perfusion jusquà 72 heures |
2,0 |
0,2 mL/kg/h |
0,4 mg/kg/h |
|
Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide dutilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose est souvent nécessaire chez les enfants ayant un poids élevé et doit reposer sur le poids idéal. Le volume en injection unique péridurale caudale et le volume des doses bolus péridurales ne doivent pas dépasser 25 mL quel que soit le patient. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
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a Les doses de la partie basse de la fourchette posologique sont recommandées pour les blocs périduraux thoraciques alors que les doses de la partie haute de la fourchette sont recommandées pour les blocs périduraux lombaires ou caudaux. |
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b Recommandé pour les blocs périduraux lombaires. En pratique, la dose en bolus doit être réduite pour lanalgésie péridurale thoracique. |
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Lutilisation de ropivacaïne 7,5 mg/mL et 10 mg/mL peut être associée à des événements toxiques systémiques et centraux chez les enfants. Des dosages plus faibles (ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL) sont plus appropriés pour ladministration dans cette population.
Lutilisation de la ropivacaïne chez le prématuré na pas été documentée.
La sécurité et lefficacité de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL pour les blocs nerveux dans le champ opératoire chez les enfants jusquà 12 ans inclus nont pas été établies.
La sécurité et lefficacité de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL pour les blocs nerveux périphériques chez les nourrissons en-dessous de 1 an nont pas été établies
Tableau 3 Blocs nerveux périphériques : nourrissons et enfants âgés de 1 à 12 ans inclus
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Concentration (mg/mL) |
Volume (mL/kg) |
Dose (mg/kg) |
|
Traitement de la douleur aiguë (en per et post-opératoire) |
2,0 |
0,5 0,75 |
1,0 1,5 |
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Injections uniques pour bloc nerveux périphérique (par ex. bloc nerveux ilio-inguinal, bloc du plexus brachial, bloc du compartiment ilio-fascial) |
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Blocs multiples |
2,0 |
0,5 1,5 |
1,0 3,0 |
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Perfusion continue pour bloc nerveux périphérique |
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Perfusion jusquà 72 heures |
2,0 |
0,1 0,3 mL/kg/h |
0,2 0,6 mg/kg/h |
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Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide dutilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose est souvent nécessaire chez les enfants ayant un poids élevé et doit reposer sur le poids idéal. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
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Les injections uniques pour bloc nerveux périphérique (par ex. bloc nerveux ilio-inguinal, bloc du plexus brachial, bloc du compartiment ilio-fascial) ne doivent pas dépasser 2,5-3,0 mg/kg.
Les doses pour bloc périphérique chez les nourrissons et les enfants constituent un guide dutilisation chez les enfants sans maladie grave. Des doses plus conservatrices et une surveillance étroite sont recommandées pour les enfants atteints de maladies graves.
Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Les fonctions vitales du patient devront être étroitement surveillées pendant linjection. Si des symptômes toxiques apparaissent, linjection devra être immédiatement arrêtée.
Une injection péridurale caudale unique de 2 mg/mL de ropivacaïne procure une analgésie post-opératoire satisfaisante pour la majorité des patients en dessous de T12 lorsque la dose de 2 mg/kg est administrée dans un volume de 1 mL/kg. Le volume de linjection péridurale caudale peut être ajusté en vue dobtenir une répartition différente du bloc sensitif, comme recommandé dans les manuels de référence. Des doses jusquà 3 mg/kg de ropivacaïne 3 mg/mL ont été étudiées chez des enfants de plus de 4 ans. Néanmoins, cette concentration est associée à une incidence plus élevée de bloc moteur.
Un fractionnement de la dose danesthésique local calculée est recommandé, quelle que soit la voie dadministration.
Populations spécifiques
Insuffisant hépatique et rénal.
Lors dun traitement répété, il peut être nécessaire de diminuer les doses en raison dune élimination retardée. Normalement, aucune adaptation posologique nest nécessaire en cas dinsuffisance rénale dans le cas dune dose unique ou dun traitement de courte durée (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Pour utilisation périneurale et péridurale.
· Hypersensibilité à la substance active ou aux autres anesthésiques locaux à liaison amide.
· Contre-indications générales propres à lanesthésie péridurale, quel que soit lanesthésique local utilisé.
· Anesthésie régionale intraveineuse.
· Anesthésie paracervicale obstétricale.
· Hypovolémie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les patients devant subir un bloc majeur doivent être dans des conditions optimales et une voie intraveineuse doit être mise en place avant la réalisation du bloc.
Le médecin responsable doit prendre les précautions nécessaires pour éviter toute injection intravasculaire (voir rubrique 4.2) et doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications (voir rubriques 4.8 et 4.9), comme par exemple une injection sous-arachnoïdienne accidentelle qui peut entraîner un bloc rachidien haut avec apnée et hypotension. Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après un bloc du plexus brachial ou un bloc péridural. Ceci semble être vraisemblablement le résultat dune injection intravasculaire accidentelle ou dune absorption rapide à partir du site dinjection.
Des précautions devront être prises pour éviter de faire des injections dans les zones enflammées.
Cardiovasculaire
Les patients traités par un médicament antiarythmique de classe III (par ex. amiodarone) doivent être étroitement surveillés et un ECG peut être envisagé car les effets cardiaques peuvent être additifs.
De rares cas darrêts cardiaques ont été rapportés lors de lutilisation de ROPIVACAINE NORIDEM en anesthésie péridurale ou pour un bloc nerveux périphérique, en particulier après administration intravasculaire accidentelle chez les patients âgés ou présentant une pathologie cardiaque concomitante. Dans certains cas, la réanimation a été difficile. En cas darrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.
Bloc au niveau de la tête et du cou
Certaines procédures danesthésie locale, telles que linjection au niveau de la tête et du cou, peuvent entraîner une fréquence plus élevée deffets indésirables graves, quel que soit lanesthésique local utilisé. Il convient déviter les injections dans les zones enflammées.
Blocs nerveux périphériques majeurs
Les blocs nerveux périphériques majeurs peuvent impliquer une administration dun volume important danesthésique local dans des zones hypervascularisées, souvent proches de gros vaisseaux où existe un risque accru dinjection intravasculaire et/ou dabsorption systémique rapide pouvant entraîner des concentrations plasmatiques élevées.
Hypersensibilité
La possibilité dallergie croisée avec dautres anesthésiques locaux à liaison amide doit être prise en compte.
Hypovolémie
Les patients en état dhypovolémie, quelle que soit lorigine de lhypovolémie, peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères lors de lanesthésie péridurale, quel que soit lanesthésique local utilisé.
Patients en mauvais état général
Les patients qui présentent un état général médiocre du fait de leur âge ou dautres facteurs de risque, tels quun bloc de conduction cardiaque partiel ou complet, une maladie hépatique avancée ou une insuffisance rénale sévère, nécessitent une attention particulière, bien quune anesthésie régionale soit fréquemment indiquée chez ces patients.
Patients atteints dinsuffisance hépatique ou rénale
La ropivacaïne étant métabolisée par le foie, elle doit être utilisée avec prudence en cas dinsuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.2). Une acidose et une hypoprotidémie plasmatique, souvent associées à linsuffisance rénale chronique, peuvent augmenter le risque de toxicité systémique.
Porphyrie aiguë
La ropivacaine peut être porphyrinogénique et ne peut être prescrit aux patients ayant une porphyrie aigüe que lorsquil ny a pas dalternative thérapeutique plus sûre.
Des précautions appropriées (selon les manuels de référence et/ou à la suite dune consultation dexperts) doivent être prises pour les patients vulnérables.
Chondrolyse
Après la commercialisation du produit, des cas de chondrolyse ont été rapportés chez des patients ayant reçu une perfusion intra-articulaire continue danesthésiques locaux (dont la ropivacaïne) en post-opératoire. La majorité des cas de chondrolyse rapportés concernait larticulation de lépaule. La perfusion intra-articulaire continue de ROPIVACAINE NORIDEM doit être évitée, car son efficacité et sa sécurité demploi nont pas été établies.
Excipients à effet notoire
Poche ou flacon de 100 mL: ce médicament contient 338 mg de sodium par poche ou flacon, ce qui équivaut à 16,9% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2g de sodium par adulte.
Poche ou flacon de 200 mL : ce médicament contient 676 mg de sodium par poche ou flacon, ce qui équivaut à 33,8% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2g de sodium par adulte.
Administration prolongée
Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités de façon concomitante par des inhibiteurs puissants du cytochrome CYP1A2, tels que la fluvoxamine et lénoxacine (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique
Une attention particulière est recommandée chez le nouveau-né en raison de limmaturité des voies métaboliques. La plus grande variabilité des concentrations plasmatiques de la ropivacaïne observée dans les essais cliniques chez les nouveau-nés semble indiquer quil peut y avoir une augmentation du risque de toxicité systémique dans ce groupe dâge, notamment lors dune perfusion péridurale continue. Les doses recommandées chez les nouveau-nés sont basées sur des données cliniques limitées. Lorsque la ropivacaïne est administrée dans ce groupe dâge, une surveillance régulière de la toxicité systémique (par ex. signes de toxicité du SNC, ECG, SpO2) et de la neurotoxicité locale (par ex. augmentation du temps de récupération) est nécessaire ; cette dernière doit être poursuivie même après larrêt de la perfusion, lélimination de la ropivacaïne étant plus lente chez le nouveau-né.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La ropivacaïne doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant dautres anesthésiques locaux ou des médicaments apparentés sur le plan structurel aux anesthésiques locaux à liaison amide, comme par exemple certains antiarythmiques tels que la lidocaïne et la mexilétine, car les effets systémiques toxiques sont additifs. Ladministration concomitante de ropivacaïne et danesthésiques généraux ou dopiacés peut potentialiser les effets (indésirables) de chacun de ces produits. Aucune étude dinteraction spécifique entre la ropivacaïne et les médicaments antiarythmiques de classe III (par ex. amiodarone) na été réalisée, mais la prudence est conseillée (voir aussi rubrique 4.4).
Le cytochrome P450 (CYP) 1A2 intervient dans la formation de la 3-hydroxy-rovipacaïne, le métabolite principal. In vivo, la clairance plasmatique de la ropivacaïne a été diminuée jusquà 77 % lors de ladministration concomitante de fluvoxamine, un puissant inhibiteur sélectif du CYP1A2. De ce fait, les inhibiteurs puissants du CYP1A2 tels que la fluvoxamine et lénoxacine, lorsquils sont administrés simultanément au cours dune administration prolongée de ropivacaïne, peuvent interagir avec la ropivacaïne. Ladministration prolongée de ropivacaïne devra être évitée chez les patients qui prennent simultanément des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (voir aussi rubrique 4.4).
In vivo, la clairance plasmatique de la ropivacaïne a été diminuée de 15 % lors de ladministration concomitante de kétoconazole, un puissant inhibiteur sélectif du CYP3A4. Toutefois, une conséquence clinique de linhibition de cette isoenzyme est peu probable.
In vitro, la ropivacaïne est un inhibiteur compétitif du CYP2D6 mais, aux concentrations plasmatiques atteintes en clinique, elle ne semble pas inhiber cette isoenzyme.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En dehors de son administration péridurale en obstétrique, il ny a pas de données précises sur lutilisation de la ropivacaïne chez la femme enceinte. Les études expérimentales chez lanimal nont pas décelé deffets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire et ftal, laccouchement ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).
Il ny a pas de données disponibles sur lexcrétion de la ropivacaïne dans le lait maternel.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Généraux
Le profil des effets indésirables de la ropivacaïne est analogue à celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide, de longue durée daction.
Les effets indésirables devront être différenciés des effets physiologiques du bloc nerveux lui-même, par exemple une baisse de la pression artérielle et une bradycardie au cours du bloc rachidien/péridural.
Tableau 4 Tableau des effets indésirables
Les fréquences utilisées dans le tableau de la rubrique 4.8 sont : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).
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Classes de systèmes dorganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
|
Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Anxiété |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Paresthésie, étourdissements, céphalées |
|
Peu fréquent |
Symptômes de toxicité sur le SNC (convulsions, convulsions de type grand mal, sensation ébrieuse, paresthésie circumorale péribuccale, engourdissement de la langue, hyperacousie, acouphènes, troubles visuels, dysarthrie, secousses musculaires, tremblements)*, hypoesthésie |
|
|
Affections cardiaques |
Fréquent |
Bradycardie, tachycardie |
|
Rare |
Arrêt cardiaque, arythmies cardiaques |
|
|
Affections vasculaires |
Très fréquent |
Hypotensiona |
|
Fréquent |
Hypertension |
|
|
Peu fréquent |
Syncope |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent |
Dyspnée |
|
Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Nausées |
|
Fréquent |
Vomissementsb |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent |
Rétention urinaire |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent |
Élévation de la température, frissons, dorsalgies |
|
Peu fréquent |
Hypothermie |
|
|
Rare |
Réactions allergiques (réactions anaphylactiques, dème angioneurotique et urticaire) |
a Lhypotension est moins fréquente chez les enfants (> 1/100).
b Les vomissements sont plus fréquents chez les enfants (> 1/10).
*Ces symptômes apparaissent généralement en raison dune injection intravasculaire accidentelle, dun surdosage ou dune absorption rapide (voir rubrique 4.9).
Effets indésirables liés à la classe pharmacothérapeutique
Complications neurologiques
Une neuropathie et des anomalies médullaires (par ex. syndrome de lartère spinale antérieure, arachnoïdite, syndrome de la queue de cheval) qui peuvent aboutir dans de rares cas à des séquelles permanentes, ont été associées à lanesthésie régionale, quel que soit lanesthésique local utilisé.
Bloc rachidien total
Un bloc rachidien total peut survenir si une dose péridurale est accidentellement administrée en intrathécal.
Toxicité systémique aiguë
Les réactions toxiques systémiques impliquent principalement le système nerveux central (SNC) et le système cardiovasculaire. De telles réactions sont dues à une concentration sanguine élevée de lanesthésique local qui peut être due à une injection intravasculaire (accidentelle) ou à un surdosage ou une absorption exceptionnellement rapide à partir de zones hypervascularisées (voir aussi rubrique 4.4). Les réactions au niveau du SNC sont similaires pour tous les anesthésiques locaux à liaison amide, alors que les réactions cardiaques dépendent davantage de la substance active, à la fois quantitativement et qualitativement.
Toxicité sur le système nerveux central
La toxicité sur le système nerveux central correspond à une réaction dose-dépendante, comportant des symptômes et des signes de gravité croissante. On observe initialement des symptômes tels que des troubles de la vue ou de laudition, un engourdissement péribuccal, des étourdissements, des sensations ébrieuses, des picotements et des paresthésies. Une dysarthrie, une rigidité musculaire et des secousses musculaires sont des signes plus graves et peuvent précéder le développement de convulsions généralisées. Ces signes ne doivent pas être interprétés à tort comme un comportement névrotique. Peuvent leur succéder une perte de conscience et des convulsions de type grand mal, dont la durée peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent lors des convulsions du fait de lactivité musculaire accrue ainsi que des troubles respiratoires. Une apnée peut survenir dans les cas sévères. Lacidose respiratoire et métabolique augmente et aggrave les effets toxiques des anesthésiques locaux.
La récupération suit la redistribution de lanesthésique local à partir du SNC, puis son métabolisme et son excrétion. La récupération peut être rapide, à moins que des quantités importantes de médicament naient été injectées.
Toxicité sur le système cardiovasculaire
La toxicité cardiovasculaire correspond à une situation plus grave. Une hypotension artérielle, une bradycardie, une arythmie et même un arrêt cardiaque peuvent être observés du fait de concentrations systémiques élevées danesthésiques locaux. Chez des volontaires, la perfusion intraveineuse de ropivacaïne a donné lieu à une dépression de la conduction et de la contractilité cardiaques.
Les effets toxiques cardiovasculaires sont généralement précédés de signes de toxicité sur le SNC, sauf si le patient est soumis à une anesthésie générale ou à une sédation majeure par des médicaments tels que des benzodiazépines ou des barbituriques.
Population pédiatrique
On peut sattendre à ce que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez les enfants soient les mêmes que chez les adultes, sauf pour lhypotension qui survient moins souvent chez les enfants (< 1 sur 10) et les vomissements qui surviennent plus souvent chez les enfants (> 1 sur 10).
Chez les enfants, les premiers signes de toxicité liés à ladministration dun anesthésique local peuvent être difficiles à détecter car les enfants sont parfois incapables de les exprimer verbalement (voir aussi rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Linjection intravasculaire accidentelle peut donner lieu à des effets toxiques systémiques immédiats (quelques secondes à quelques minutes). En cas de surdosage, il se peut que le pic de concentration plasmatique ne soit pas atteint en une à deux heures en fonction du site dinjection et, de ce fait, les signes de toxicité peuvent être retardés (voir rubrique 4.8).
Traitement
Sil apparaît des signes de toxicité systémique aiguë, linjection de lanesthésique local devra être arrêtée immédiatement et en cas de symptômes sur le SNC (convulsions, dépression du SNC), un traitement approprié par ventilation (respiration) assistée ainsi que par des anticonvulsivants sera nécessaire.
Sil se produit un arrêt circulatoire, une réanimation cardio-pulmonaire immédiate peut être nécessaire. Une oxygénation et une ventilation optimales et une respiration assistée ainsi que le traitement de lacidose sont dune importance vitale.
Sil apparaît une dépression cardiovasculaire (hypotension artérielle, bradycardie), un traitement approprié par solutés de remplissage vasculaire par voie intraveineuse, produits vasopresseurs et/ou inotropes devra être envisagé. Les doses administrées aux enfants seront proportionnelles à leur âge et à leur poids.
En cas darrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : anesthésique local à liaison amide, code ATC : N01BB09.
La ropivacaïne est un anesthésique local à liaison amide de longue durée daction avec des effets anesthésiques et analgésiques. À des doses élevées, elle induit une anesthésie chirurgicale, alors quà des doses plus faibles, elle donne lieu à un bloc sensitif associé à un bloc moteur limité et stable.
Le mécanisme daction consiste en une diminution réversible de la perméabilité membranaire des fibres nerveuses aux ions sodium. Ainsi, la vitesse de dépolarisation diminue et le seuil dexcitabilité augmente, induisant un blocage local de linflux nerveux.
La propriété la plus caractéristique de la ropivacaïne est sa longue durée daction. Le délai dinstallation et la durée defficacité de lanesthésie locale sont dépendants du site dadministration. La durée daction nest pas influencée par la présence dun vasoconstricteur (par ex. ladrénaline (épinéphrine). Pour plus de détails, voir le Tableau 1.
Les perfusions intraveineuses de ropivacaïne chez des volontaires sains ont été bien tolérées à des doses faibles avec les symptômes sur le SNC attendus à la dose maximale tolérée. Lexpérience clinique disponible sur ce médicament montre une large marge de sécurité lorsque celui-ci est utilisé aux doses recommandées.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La ropivacaïne présente un centre chiral et est développé sous forme de lénantiomère S-(-). Elle est fortement liposoluble. Tous ses métabolites ont un effet anesthésique local mais présentent une puissance daction considérablement plus faible et une durée daction plus courte que la ropivacaïne.
Les concentrations plasmatiques de ropivacaïne dépendent de la dose, de la voie dadministration et de la vascularisation du site dinjection. La ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la concentration plasmatique maximale est proportionnelle à la dose.
La ropivacaïne présente une absorption complète et biphasique à partir de lespace péridural, avec une demi-vie des deux phases, rapide et lente, de lordre de 14 minutes et de 4 heures chez ladulte. Labsorption lente est le facteur limitant la vitesse délimination de la ropivacaïne, ce qui explique la demi-vie terminale apparente plus prolongée après administration péridurale quaprès administration intraveineuse. La ropivacaïne présente également une absorption biphasique à partir de lespace péridural caudal chez lenfant.
La clairance plasmatique totale moyenne de la ropivacaïne est de lordre de 440 mL/min, la clairance rénale est de 1 mL/min, le volume de distribution à létat déquilibre est de 47 litres et la demi-vie terminale de 1,8 heure après une administration IV. Le taux dextraction hépatique intermédiaire de la ropivacaïne est de lordre de 0,4. Le produit est principalement lié à lalpha-1-glycoprotéine acide (AGP) dans le plasma. Le pourcentage de la fraction non liée est de lordre de 6 %.
Pendant des perfusions péridurales continues et des perfusions interscaléniques continues, une élévation des concentrations plasmatiques totales, liée à une élévation post-opératoire de lalpha-1-glycoprotéine acide (AGP), a été observée.
Les variations de la concentration de la fraction non liée, cest-à-dire pharmacologiquement active, ont été bien inférieures à celles de la concentration plasmatique totale.
Comme la ropivacaïne a un taux dextraction hépatique intermédiaire à faible, son taux délimination devrait dépendre de la concentration plasmatique de la fraction non liée. Lélévation postopératoire de lAGP diminue la fraction non liée en raison dune liaison aux protéines augmentée, ce qui diminue la clairance totale et entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques totales, comme cela a été observé dans les études chez lenfant et chez ladulte. La clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne reste inchangée, comme illustré par les concentrations stables de la fraction non liée au cours de la perfusion postopératoire. La concentration plasmatique de la fraction non liée est responsable des effets pharmacodynamiques systémiques et de la toxicité.
La ropivacaïne traverse facilement la barrière placentaire et léquilibre des concentrations plasmatiques de la fraction non liée sera rapidement atteint. La liaison aux protéines plasmatiques est plus faible chez le ftus que chez la mère, donnant des concentrations plasmatiques totales plus faibles chez le ftus que chez la mère.
La ropivacaïne subit une métabolisation importante, principalement par hydroxylation aromatique. Au total, 86 % de la dose sont excrétés dans les urines après administration intraveineuse dont seulement 1 % sous forme inchangée. Le métabolite principal est la 3-hydroxy-ropivacaïne (environ 37 %) qui est excrétée dans les urines, principalement sous forme conjuguée. Lexcrétion urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, du métabolite N-désalkylé (PPX) et du métabolite 4-hydroxy-désalkylé représente environ 1 à 3 % de la quantité excrétée. La 3-hydroxy-ropivacaïne conjuguée et non conjuguée présente uniquement des concentrations décelables dans le plasma.
Le profil métabolique est comparable chez les enfants âgés de plus dun an.
Une altération de la fonction rénale a peu ou pas dinfluence sur la pharmacocinétique de la ropivacaïne. La clairance rénale du PPX est corrélée de façon significative à la clairance de la créatinine. Une absence de corrélation entre lexposition totale, exprimée en ASC, et la clairance de la créatinine indique que la clairance totale du PPX comprend une élimination non rénale, en plus de lexcrétion rénale. Certains patients atteints dinsuffisance rénale peuvent présenter une exposition accrue au PPX résultant dune faible clairance non rénale. En raison de la toxicité réduite du PPX sur le SNC par rapport à la ropivacaïne, les conséquences cliniques sont considérées comme négligeables lors dun traitement à court terme. Les patients atteints dinsuffisance rénale terminale sous dialyse nont pas été étudiés.
Il nexiste aucun élément faisant penser à une racémisation in vivo de la ropivacaïne.
Population pédiatrique
La pharmacocinétique de la ropivacaïne chez lenfant de 0 à 12 ans a été déterminée par une analyse PK de population poolée sur des données recueillies chez 192 enfants. Jusquà maturité de la fonction hépatique, la clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne et du métabolite PPX, ainsi que le volume de distribution de la fraction non liée de la ropivacaïne dépendent à la fois du poids corporel et de lâge ; ensuite, ces variables dépendent principalement du poids corporel. Ceci semble le cas pour la fraction non liée de la ropivacaïne à lâge de 3 ans, pour celle du PPX à lâge dun an, et pour celle du volume de distribution de la ropivacaïne non liée à lâge de 2 ans. Le volume de distribution du PPX non lié dépend seulement du poids corporel. Comme le PPX a une demi-vie plus longue et une clairance plus faible, il peut saccumuler au cours de la perfusion péridurale.
La clairance de la ropivacaïne non liée (Clu) chez lenfant de plus de 6 mois a atteint des valeurs dans les limites de celles de ladulte. Les valeurs de la clairance totale de la ropivacaïne (CL) mentionnées dans le Tableau 5 sont celles qui ne sont pas influencées par lélévation postopératoire de lAGP.
Tableau 5 Estimation des paramètres pharmacocinétiques obtenus à partir de lanalyse PK poolée dune population pédiatrique
|
Groupe dâge |
PCa |
Club |
Vuc |
CLd |
t1/2e |
t1/2 ppxf |
|
kg |
(l/h/kg) |
(l/kg) |
(l/h/kg) |
(h) |
(h) |
|
|
Nouveau-né |
3,27 |
2,40 |
21,86 |
0,096 |
6,3 |
43,3 |
|
1 mois |
4,29 |
3,60 |
25,94 |
0,143 |
5,0 |
25,7 |
|
6 mois |
7,85 |
8,03 |
41,71 |
0,320 |
3,6 |
14,5 |
|
1 an |
10,15 |
11,32 |
52,60 |
0,451 |
3,2 |
13,6 |
|
4 ans |
16,69 |
15,91 |
65,24 |
0,633 |
2,8 |
15,1 |
|
10 ans |
32,19 |
13,94 |
65,57 |
0,555 |
3,3 |
17,8 |
a Poids corporel médian en fonction de lâge selon les données OMS
b Clairance de la ropivacaïne non liée
c Volume de distribution de la ropivacaïne non liée
d Clairance totale de la ropivacaïne
e Demi-vie terminale de la ropivacaïne
f Demi-vie terminale du PPX
La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale non liée (Cumax) après un bloc caudal unique a tendance à être plus élevée chez les nouveau-nés et le temps pour atteindre la Cumax (tmax) diminue avec lâge (Tableau 6). La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale non liée à la fin des 72 heures de la perfusion péridurale continue aux doses recommandées montre aussi des taux plus élevés chez les nouveau-nés comparativement aux nourrissons et aux enfants (voir aussi rubrique 4.4).
Tableau 6 Moyenne simulée et limites observées de la Cumax non liée après un bloc caudal unique
|
Groupe dâge |
Dose |
Cumaxa |
tmax |
Cumax |
|
(mg/kg) |
(mg/l) |
(h) |
(mg/l) |
|
|
0-1 mois |
2,00 |
0,0582 |
2,00 |
0,05 0,08 (n = 5) |
|
1-6 mois |
2,00 |
0,0375 |
1,50 |
0,02 0,09 (n = 18) |
|
6-12 mois |
2,00 |
0,0283 |
1,00 |
0,01 0,05 (n = 9) |
|
1-10 ans |
2,00 |
0,0221 |
0,50 |
0,01 0,05 (n = 60) |
a Concentration plasmatique maximale non liée
b Temps pour atteindre la concentration plasmatique maximale non liée
c Concentration plasmatique maximale non liée observée et normalisée en fonction de la dose
À 6 mois, le point de rupture pour la modification de la vitesse dadministration recommandée en perfusion péridurale continue, la clairance de la ropivacaïne non liée atteignait 34 % et celle du PPX non lié 71 % de leurs valeurs à maturité. Lexposition systémique est plus élevée chez le nouveau-né et aussi légèrement plus élevée chez le nourrisson entre 1 et 6 mois, comparativement à lenfant plus âgé, ce qui est dû à limmaturité de la fonction hépatique. Cependant, cette augmentation de lexposition systémique est partiellement compensée par une diminution de 50 % de la vitesse dadministration recommandée en perfusion continue chez le nourrisson de moins de 6 mois.
Les simulations de la somme des concentrations plasmatiques des fractions non liées de ropivacaïne et de PPX, basées sur les paramètres PK et leur variance obtenus dans lanalyse de population, montrent que pour un bloc caudal unique, la dose recommandée doit être multipliée par un facteur 2,7 dans le groupe le plus jeune et un facteur 7,4 dans le groupe dâge entre 1 et 10 ans pour que la limite supérieure prédite de lintervalle de confiance à 90 % atteigne le seuil de toxicité systémique. Les facteurs de multiplication correspondants pour la perfusion péridurale sont respectivement 1,8 et 3,8.
Les simulations de la somme des concentrations plasmatiques non liées de ropivacaïne et de PPX, basées sur les paramètres PK et leur variance obtenus dans lanalyse de population, montrent que pour les nourrissons et enfants âgés de 1 à 12 ans recevant un bloc nerveux périphérique ilio-inguinal unique de 3 mg/kg, le pic de concentration non liée médian atteint après 0,8 h est de 0,0347 mg/l, soit un dixième du seuil de toxicité (0,34 mg/l). La limite supérieure de lintervalle de confiance à 90 % pour la concentration plasmatique maximale non liée est de 0,074 mg/l, soit un cinquième du seuil de toxicité. De même, pour un bloc périphérique continu (0,6 mg de ropivacaïne/kg pendant 72 h), précédé dun bloc nerveux périphérique unique de 3 mg/kg, le pic de concentration non liée médian est de 0,053 mg/l. La limite supérieure de lintervalle de confiance à 90 % pour la concentration plasmatique maximale non liée est de 0,088 mg/l, soit un quart du seuil de toxicité.
5.3. Données de sécurité préclinique
Hydroxyde de sodium (pour lajustement du pH)
Acide chlorhydrique (3,6 %) (pour lajustement du pH)
Eau pour préparations injectables
3 ans.
Conservation après première ouverture :
Dun point de vue microbiologique, sauf si la méthode d'ouverture prévient tout risque de contamination microbienne, le produit doit être utilisé immédiatement.
En cas dutilisation non immédiate, les durée et conditions de conservation en cours dutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur.
Conservation après mélange:
La stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée pour une durée de 30 jours à une température comprise entre 20 et 30°C.
Dun point de vue microbiologique, les mélanges doivent être utilisés immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les conditions et durées de conservation en cours dutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C, sauf en cas de mélange réalisé en conditions dasepsie dûment contrôlées et validées
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Ne pas congeler.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture / après mélange, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poche en polypropylène en conditionnement stérile.
Flacon en polypropylène
Taille de conditionnement:
5, 20, 20 (4 x5) (conditionnement multiple) poches et flacons de 100 ou 200 mL de solution pour perfusion.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Toute solution non utilisée doit être jetée.
La solution doit être inspectée visuellement avant utilisation. La solution ne doit être utilisée que si elle est limpide exempte de particules et si le contenant nest pas endommagé.
Les conditionnements ne doivent pas être re-stérilisés à l'autoclave.
ROPIVACAINE NORDIEM 2mg/mL, solution pour perfusion est compatible dun point de vue physico-chimique avec les médicaments et aux doses suivants :
|
Concentration de ROPIVACAINE NORIDEM : 1 à 2 mg/mL |
|
|
Additif |
Concentration* |
|
Citrate de fentanyl |
1,0 10,0 µg/mL |
|
Chlorhydrate de morphine |
0,4 4,0 µg/mL |
|
Citrate de sufentanil |
20,0 100,0 µg/mL |
|
Chlorhydrate de clonidine |
5,0 50,0 µg/mL |
* Les fourchettes de concentrations présentées dans ce tableau sont plus larges que celles utilisées en clinique. Les perfusions péridurales de ropivacaïne/citrate de sufentanil, ropivacaïne /sulfate de morphine et ropivacaïne /chlorhydrate de clonidine n'ont pas été évaluées lors des études cliniques.
La solution pour perfusion est destinée à un usage unique.
Toute solution non utilisée ou tout déchet doit être jetée en accord avec la règlementation locale.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
MAKARIOU AND EVAGOROU, 1
MITSI BUILDING 3, OFFICE 115
1065 NICOSIA
CHYPRE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 641 0 7 : Poche (PP) de 100 mL ; boîte de 5.
· 34009 550 641 1 4 : Poche (PP) de 200 mL ; boîte de 5.
· 34009 550 641 2 1 : Poche (PP) de 100 mL ; boîte de 20.
· 34009 550 641 3 8 : Poche (PP) de 200 mL ; boîte de 20.
· 34009 550 641 4 5 : Poche (PP) de 100 mL ; conditionnement multiple de 20 (4x5).
· 34009 550 641 5 2 : Poche (PP) de 200 mL ; conditionnement multiple de 20 (4x5).
· 34009 550 779 6 1 : Flacon (PP) de 100 mL ; boîte de 5.
· 34009 550 779 7 8 : Flacon (PP) de 200 mL ; boîte de 5.
· 34009 550 779 8 5 : Flacon (PP) de 100 mL ; boîte de 20.
· 34009 550 779 9 2 : Flacon (PP) de 200 mL ; boîte de 20.
· 34009 550 780 0 5 : Flacon (PP) de 100 mL ; conditionnement multiple de 20 (4x5).
· 34009 550 780 1 2 : Flacon (PP) de 200 mL ; conditionnement multiple de 20 (4x5).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NAROPEINE 10 mg/ml, solution injectable en ampoule
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- CATAPRESSAN 0,15 mg, comprimé sécable
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