SYMBICORT RAPIHALER 100/3 microgrammes par dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
CIS 65082080
Informations à jour au 5 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 05/03/2021
SYMBICORT RAPIHALER 100/3 microgrammes par dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque dose délivrée (mesurée à la sortie de lembout buccal) contient 80 microgrammes de budésonide et 2,25 microgrammes de fumarate de formotérol dihydraté. Cela correspond à une dose mesurée de 100 microgrammes de budésonide et 3 microgrammes de fumarate de formotérol dihydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Suspension pour inhalation en flacon pressurisé.
Suspension blanche dans une cartouche en aluminium placée dans un boîtier rouge avec un capuchon gris.
4.1. Indications thérapeutiques
Symbicort est indiqué chez les adultes et les adolescents (12 ans et plus) en traitement continu de lasthme, dans les situations où ladministration par voie inhalée dun médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur β2 mimétique de longue durée daction est justifiée :
· chez les patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise dun bronchodilatateur β2 mimétique de courte durée daction par voie inhalée à la demande.
ou
· chez les patients contrôlés par ladministration dune corticothérapie inhalée associée à un traitement par β2 mimétique de longue durée daction par voie inhalée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : voie inhalée.
Asthme
Symbicort ne doit pas être utilisé pour linitiation dun traitement antiasthmatique. La posologie est individuelle. Le dosage de Symbicort sera prescrit en fonction de la sévérité de la maladie. Que ce soit à linitiation ou pendant les phases dadaptation du traitement de fond, si les dosages disponibles de lassociation fixe de Symbicort ne permettent pas dajuster la posologie de chacun des principes actifs en fonction de létat clinique du patient, β2 mimétique et/ou corticostéroïdes devront être administrés individuellement.
Il convient de toujours rechercher la posologie minimale efficace permettant dobtenir le contrôle des symptômes. Le médecin vérifiera régulièrement que le dosage de Symbicort prescrit est adapté pour un traitement optimal du patient. Lorsque celui-ci est obtenu avec la posologie minimale recommandée, ladministration dun corticoïde inhalé seul pourra être envisagée comme étape suivante dans la recherche du traitement minimal efficace.
Il existe deux modalités thérapeutiques dadministration de Symbicort :
A-Symbicort utilisé en traitement continu de fond : Symbicort est utilisé comme traitement continu de fond et un bronchodilatateur daction rapide est utilisé séparément pour soulager les symptômes dasthme.
B-Symbicort utilisé à la fois en traitement continu de fond et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes dasthme : Symbicort est utilisé à la fois en traitement continu de fond, et en cas de besoin, en réponse à la survenue de symptômes dasthme pour les soulager.
A-SYMBICORT RAPIHALER utilisé en traitement continu de fond
Il convient dinformer les patients quils doivent avoir en permanence à leur disposition leur bronchodilatateur daction rapide en traitement de secours pour soulager les symptômes aigus dasthme.
Posologie préconisée :
Adultes (18 ans et plus) : 2-4 inhalations deux fois par jour.
Certains patients peuvent nécessiter jusquà une dose maximum de 8 inhalations deux fois par jour.
Adolescents (12-17 ans) : 2-4 inhalations deux fois par jour.
En pratique courante, lorsque les symptômes ont régressé avec deux prises quotidiennes, un rythme dadministration en une prise par jour peut éventuellement être envisagé dans le cadre de la recherche de la dose minimale efficace si le médecin estime nécessaire de maintenir un traitement par bronchodilatateur de longue durée daction en combinaison avec un corticoïde inhalé pour le contrôle des symptômes.
Une augmentation de la consommation de bronchodilatateurs daction rapide est le signe dune déstabilisation de la maladie sous-jacente et nécessite une réévaluation du traitement de lasthme.
Enfants de moins de 12 ans : En raison de données limitées, Symbicort Rapihaler nest pas recommandé chez les enfants.
B-SYMBICORT RAPIHALER utilisé à la fois en traitement continu de fond et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes dasthme
Les patients prennent quotidiennement Symbicort en traitement continu de fond et utilisent aussi Symbicort en cas de besoin en réponse à la survenue de symptômes dasthme pour les soulager. Les patients devront être informés quils doivent avoir en permanence Symbicort à leur disposition en traitement de secours.
Pour les patients prenant Symbicort pour soulager les symptômes, lutilisation préventive de Symbicort pour les bronchoconstrictions induites par allergène ou lors dun effort devrait faire lobjet dune discussion entre le médecin et le patient ; les recommandations dutilisation doivent prendre en compte la fréquence des besoins. En cas dutilisation fréquente de bronchodilatateurs sans quil soit nécessaire daugmenter la dose de corticostéroïdes inhalés, une autre alternative thérapeutique pour soulager les symptômes doit être utilisée.
Lutilisation de Symbicort en traitement continu de fond et pour soulager les symptômes dasthme sera envisagée notamment chez des patients :
· ayant un contrôle insuffisant de lasthme avec recours fréquent aux β2 mimétiques de courte durée daction inhalés,
· ayant eu des antécédents dexacerbations dasthme ayant nécessité une intervention médicalisée.
Une surveillance médicale attentive des effets indésirables dose-dépendants est nécessaire chez les patients consommant de façon fréquente des doses élevées de Symbicort pour soulager les symptômes dasthme.
Posologie préconisée :
Adultes et adolescents (12 ans et plus) : La dose recommandée en traitement continu de fond est de 4 inhalations par jour, administrées en deux prises par jour (2 inhalations matin et soir), ou en une prise (4 inhalations le matin ou le soir). Chez certains patients, une dose quotidienne de fond de 4 inhalations deux fois par jour peut être nécessaire. En cas de besoin, pour soulager les symptômes, les patients prendront 2 inhalations supplémentaires de Symbicort. Si les symptômes persistent après quelques minutes, les 2 inhalations seront renouvelées. Ne pas prendre plus de 12 inhalations en une seule fois.
Une dose totale quotidienne de plus de 16 inhalations nest généralement pas nécessaire ; toutefois, une dose totale allant jusquà 24 inhalations par jour pourra être utilisée sur une période limitée. Il convient de fortement recommander aux patients utilisant plus de 16 inhalations par jour de prendre un avis médical. Ils devront être réévalués et leur traitement de fond reconsidéré.
Enfants de moins de 12 ans : Symbicort nest pas recommandé chez les enfants.
Informations générales
Populations à risque :
Il ny a pas de recommandations posologiques particulières chez les sujets âgés. Aucune donnée nest disponible concernant lutilisation de Symbicort chez les patients insuffisants rénaux ou insuffisants hépatiques. Néanmoins, compte tenu du métabolisme essentiellement hépatique du budésonide et du formotérol, une augmentation de lexposition systémique est attendue chez les patients présentant une cirrhose hépatique sévère.
Mode dadministration
Instructions pour une utilisation correcte de Symbicort
Lors de lactivation de Symbicort, un volume de la suspension est éjecté de la cartouche à une vitesse élevée. Lorsque le patient inhale à travers lembout buccal et active en même temps linhalateur, la substance va suivre lair inspiré dans les voies aériennes.
Lutilisation dune chambre dinhalation (par exemple AeroChamber Plus Flow Vu ou AeroChamber Plus) avec Symbicort Rapihaler est généralement recommandée, particulièrement pour les patients qui ont ou sont susceptibles davoir des difficultés à coordonner lactivation du dispositif dinhalation avec linspiration (voir rubrique 5.2).
Note : Il est important que les patients reçoivent les instructions appropriées pour lutilisation et lentretien de leur inhalateur et de leur chambre dinhalation et que leur technique dinhalation soit adaptée pour assurer un dépôt pulmonaire optimal. Il convient de recommander au patient :
· De lire attentivement le mode demploi dans la notice dinformation jointe avec chaque inhalateur.
· Si une chambre dinhalation doit être utilisée, de lire attentivement le mode demploi dans la notice dinformation qui est jointe à chaque chambre dinhalation.
· De ne pas utiliser linhalateur si le sachet de lagent dessicant, présent à lintérieur de lemballage, est endommagé.
· De bien agiter linhalateur pendant au moins 5 secondes avant chaque utilisation pour mélanger correctement son contenu.
· Damorcer linhalateur en lactionnant 2 fois dans lair ambiant lors de sa première utilisation ou lorsquil na pas été utilisé depuis plus dune semaine ou encore sil est tombé.
· De retirer le capuchon de lembout buccal avant chaque inhalation.
· De tenir linhalateur en position verticale lors de linhalation.
· De placer lembout buccal dans la bouche, puis tout en inspirant lentement et profondément, dappuyer fermement sur le dispositif pour libérer le médicament. Le patient devra continuer dinspirer et maintenir linspiration pendant environ 10 secondes ou aussi longtemps que possible. Le fait dinspirer tout en appuyant en même temps sur le dispositif pour le déclencher permet linhalation de la substance active.
· Dagiter de nouveau linhalateur avant de répéter lopération.
· De replacer le capuchon sur lembout buccal après chaque utilisation.
· De se rincer la bouche à leau après les inhalations du traitement continu de fond, afin de diminuer le risque de candidose oropharyngée. En cas dapparition de candidose oropharyngée, les patients devront également se rincer la bouche à leau après chacune des inhalations supplémentaires réalisées « à la demande ».
· De nettoyer régulièrement lembout buccal de linhalateur, au moins une fois par semaine avec un tissu propre et sec.
· De ne jamais mettre linhalateur dans leau.
Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Dès que les symptômes de lasthme sont contrôlés, une diminution progressive de la dose de Symbicort doit être envisagée. Il est important que les patients soient suivis régulièrement lors de la phase de réduction du traitement. La dose minimale efficace de Symbicort doit être utilisée (voir rubrique 4.2).
Il convient dinformer les patients quils doivent avoir en permanence à leur disposition leur inhalateur de secours, cest-à-dire : soit Symbicort (pour les patients utilisant Symbicort à la fois en traitement de fond et pour soulager les symptômes dasthme), soit un bronchodilatateur daction rapide séparé (pour les patients utilisant Symbicort uniquement en traitement de fond).
Il convient de rappeler au patient de prendre le traitement continu de fond par Symbicort selon la prescription médicale, même en labsence de symptômes.
Afin de réduire le risque de candidose oropharyngée (voir rubrique 4.8), il sera recommandé au patient de se rincer la bouche à l'eau après chaque prise du médicament administré en traitement continu de fond. En cas de candidose oropharyngée, les patients devront également se rincer la bouche à leau après les inhalations réalisées « à la demande ».
Avant larrêt du traitement, les doses devront être diminuées progressivement, le traitement ne devant pas être arrêté brutalement. Larrêt complet du traitement par corticostéroïdes inhalés ne devrait pas être envisagé à moins quil ne soit temporaire pour confirmer le diagnostic dasthme.
Détérioration de la maladie
Des événements indésirables graves liés à lasthme et des exacerbations peuvent survenir au cours du traitement par Symbicort. Il convient dinformer les patients que si les symptômes de lasthme persistent ou saggravent au cours du traitement par Symbicort, ils doivent continuer leur traitement mais prendre avis auprès de leur médecin.
Si le contrôle des symptômes reste insuffisant malgré le traitement par Symbicort ou si le patient dépasse les doses maximales recommandées, la thérapeutique devra être réévaluée (voir rubrique 4.2). Une augmentation de la consommation de bronchodilatateurs de secours est le signe dune aggravation de la maladie sous-jacente et nécessite une réévaluation du traitement de lasthme. Une détérioration soudaine ou progressive du contrôle des symptômes dasthme nécessite un avis médical urgent car elle peut annoncer une évolution vers un état clinique grave engageant le pronostic vital. Il conviendra alors denvisager une augmentation de la corticothérapie (avec par exemple une cure de corticoïdes oraux) ou une antibiothérapie en cas dinfection.
Le traitement par Symbicort ne doit pas être initié pendant une exacerbation, une aggravation significative ou une détérioration aiguë de lasthme.
Remplacement dune corticothérapie orale
En cas de suspicion daltération des fonctions surrénaliennes induite par une corticothérapie préalable par voie générale, une attention particulière sera portée lors de la mise en route dun traitement par Symbicort.
Ladministration de budésonide par voie inhalée permet généralement la diminution du recours aux corticoïdes oraux, cependant, lors du sevrage de la corticothérapie orale, les patients peuvent rester à risque de réponse surrénalienne altérée pendant une durée très prolongée. Le retour à la normale de la fonction cortico-surrénalienne peut parfois être très long après larrêt de la corticothérapie orale. Les patients cortico-dépendants par voie orale mis sous budésonide inhalé peuvent être à risque daltération de la fonction cortico-surrénalienne pendant une durée très prolongée. Dans ce cas, la fonction de laxe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) doit être surveillée régulièrement.
Lors du remplacement d'une corticothérapie orale par Symbicort, laction systémique du corticoïde est généralement diminuée, ce qui peut se traduire par lapparition de symptômes allergiques ou rhumatologiques tels que rhinite, eczéma et douleurs musculaires et articulaires. Un traitement spécifique devra être instauré dans ces situations. Un effet insuffisant du glucocorticoïde doit être suspecté si, dans de rares cas, les symptômes suivants surviennent : fatigue, céphalées, nausées et vomissements. Dans ces situations, une augmentation temporaire des doses de glucocorticoïdes oraux peut parfois être nécessaire.
Interactions avec dautres médicaments
Il convient déviter ladministration concomitante ditraconazole, de ritonavir ou dun autre inhibiteur puissant de lisoenzyme CYP3A4 (voir rubrique 4.5). Si ces traitements ne peuvent être évités, lintervalle de temps entre leur administration et celle de Symbicort devra être le plus long possible. Lutilisation de Symbicort à la fois pour le traitement continu de fond et « à la demande » pour soulager les symptômes dasthme nest pas recommandée chez les patients traités par des médicaments inhibiteurs puissants de lisoenzyme CYP3A4.
Précautions avec certaines pathologies
Symbicort doit être administré avec précaution chez les patients présentant les pathologies suivantes : thyrotoxicose, phéochromocytome, diabète sucré, hypokaliémie non traitée, cardiomyopathie obstructive, sténose aortique sous-valvulaire idiopathique, hypertension artérielle sévère, anévrisme ou autres troubles cardiovasculaires graves, tels que cardiopathie ischémique, tachyarythmies ou insuffisance cardiaque sévère.
La prudence est requise chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QTc. Le formotérol lui-même peut induire un allongement de lintervalle QTc.
Une hypokaliémie susceptible dentraîner des conséquences graves peut être observée après administration de doses élevées de β2 mimétiques. Ladministration concomitante de β2 mimétiques avec des médicaments ayant un effet hypokaliémiant ou pouvant potentialiser cet effet, comme les dérivés xanthiques, les corticoïdes ou les diurétiques, peut induire une augmentation du risque dhypokaliémie. La prudence est particulièrement recommandée en cas d'asthme instable avec recours variable aux bronchodilatateurs à la demande, en cas dasthme aigu grave du fait de lhypoxémie qui qui majore le risque vital, et dans toutes autres situations susceptibles daugmenter le risque dhypokaliémie. Il est recommandé de surveiller la kaliémie dans tous ces cas.
Comme avec tous les β2 mimétiques, des contrôles supplémentaires de la glycémie peuvent être justifiés chez les patients diabétiques.
Lintérêt de la corticothérapie inhalée et la dose administrée devront être réévalués en cas de tuberculose pulmonaire active ou quiescente, et dinfection fongique ou virale des voies aériennes.
Effets systémiques
La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements prolongés à fortes doses. La survenue de ces effets est néanmoins beaucoup moins probable quau cours dune corticothérapie orale. Il peut être observé un syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, une freination de la fonction surrénalienne, un retard de croissance chez lenfant et ladolescent, une diminution de la densité minérale osseuse, une cataracte et un glaucome, et plus rarement des troubles psychologiques ou comportementaux incluant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (particulièrement chez les enfants) (voir rubrique 4.8).
Il convient de garder en mémoire les effets potentiels sur la densité minérale osseuse en particulier chez les patients recevant de fortes doses de corticoïdes au long cours et présentant des facteurs de risque dostéoporose. Il na pas été mis en évidence deffets significatifs sur la densité minérale osseuse au cours détudes cliniques à long terme effectuées chez des enfants recevant en moyenne 400 µg/j (dose nominale) ou chez des adultes recevant 800 µg/j (dose nominale) de budésonide par voie inhalée. Aucune donnée nest disponible concernant leffet de Symbicort à des doses plus élevées.
Une perturbation visuelle peut être signalée lors dune utilisation systémique et topique de corticoïdes. Si un patient présente des symptômes tels quune vision trouble ou d'autres troubles visuels, il doit être dirigé vers un ophtalmologiste afin d'évaluer les causes possibles, ce qui peut inclure la cataracte, le glaucome ou des maladies rares telles que la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC), qui ont été rapportés après utilisation de corticoïdes systémiques et topiques.
Fonction surrénalienne
La corticothérapie orale de supplémentation ou le traitement par budésonide inhalé ne doivent pas être arrêtés brusquement.
Un traitement prolongé par corticoïdes inhalés à doses élevées, notamment à des doses supérieures à celles recommandées, peut également entraîner une insuffisance surrénalienne cliniquement significative. Une corticothérapie de supplémentation par voie générale peut savérer nécessaire dans les situations de stress telles quune infection sévère ou une intervention chirurgicale. La réduction rapide de la dose de corticoïdes peut induire une insuffisance surrénalienne aiguë. Les symptômes et les signes dune insuffisance surrénalienne aiguë sont parfois peu spécifiques : anorexie, douleurs abdominales, perte de poids, fatigue, céphalées, nausées, vomissements, troubles de la conscience, convulsions, hypotension et hypoglycémie.
Bronchospasme paradoxal
Comme avec les autres produits inhalés, un bronchospasme paradoxal peut survenir, se manifestant par une augmentation immédiate des sifflements bronchiques et de la dyspnée après la prise. Le traitement par Symbicort doit être arrêté immédiatement et après examen clinique du patient, il conviendra denvisager les alternatives thérapeutiques si nécessaire. Le bronchospasme paradoxal cède avec un bronchodilatateur inhalé daction rapide qui devra être administré immédiatement. (voir rubrique 4.8).
Population pédiatrique
Il est recommandé de surveiller régulièrement la croissance des enfants recevant des corticoïdes inhalés à long terme. En cas de ralentissement de la croissance, le traitement devra être réévalué en vue de réduire, si possible, la dose du corticoïde inhalé à la dose minimale efficace permettant le maintien du contrôle de lasthme. Les bénéfices de la corticothérapie et les risques possibles de ralentissement de la croissance doivent être soigneusement évalués. Lavis dun spécialiste pneumopédiatre peut être requis.
Des données limitées issues détudes cliniques à long terme suggèrent que la plupart des enfants et des adolescents traités par du budésonide inhalé atteindront leur taille adulte prédite. Toutefois, il a été observé un léger ralentissement initial mais transitoire de la croissance (environ 1 cm), généralement pendant la première année de traitement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacocinétiques
Une augmentation significative des taux plasmatiques de budésonide peut être observée avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, clarithromycine, télithromycine, néfazodone et inhibiteurs des protéases du VIH). Si cette association ne peut être évitée, un intervalle de temps suffisamment long devra être respecté entre ladministration de linhibiteur du CYP3A4 et celle du budésonide (voir rubrique 4.4). Lutilisation de Symbicort à la fois pour le traitement continu de fond et « à la demande » pour soulager les symptômes dasthme nest pas recommandée chez les patients traités par des médicaments inhibiteurs puissants de lisoenzyme CYP3A4.
Les concentrations plasmatiques de budésonide ont été en moyenne 6 fois plus importantes lors de ladministration concomitante de budésonide par voie orale (dose unique de 3 mg) et de kétoconazole 200 mg une fois par jour. Lorsque le kétoconazole était administré 12 heures après le budésonide, les concentrations plasmatiques du budésonide nétaient en moyenne que 3 fois plus importantes, traduisant une diminution de linteraction pharmacocinétique lorsque les produits sont administrés à distance. Concernant cette interaction, des données limitées avec le budésonide administré par voie inhalée à forte dose indiquent également une augmentation significative des taux plasmatiques (en moyenne dun facteur 4) en cas dadministration concomitante ditraconazole 200 mg en une prise par jour et de budésonide inhalé (dose unique de 1000 µg).
Interactions pharmacodynamiques
Les bêta-bloquants peuvent diminuer ou inhiber les effets du formotérol. Sauf en cas de nécessité absolue, les bêta-bloquants (même en collyres) doivent être évités au cours du traitement par Symbicort.
L'administration concomitante de quinidine, de disopyramide, de procaïnamide, de phénothiazines, d'antihistaminiques (terfénadine) et d'antidépresseurs tricycliques peut favoriser lallongement de l'intervalle QTc et majorer le risque d'arythmies ventriculaires.
De plus, la L-Dopa, la L-thyroxine, l'ocytocine et l'alcool peuvent diminuer la tolérance cardiaque aux β2 mimétiques.
L'administration concomitante d'inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) ou de produits ayant des propriétés similaires, tels que la furazolidone et la procarbazine, peut favoriser les poussées hypertensives.
Le risque d'arythmie est augmenté chez les patients recevant des anesthésiques volatils halogénés.
L'administration concomitante d'autres bêta-adrénergiques ou danticholinergiques peut potentialiser les effets bronchodilatateurs.
Lexistence dune hypokaliémie augmente le risque darythmie chez les patients recevant un traitement par des digitaliques.
L'hypokaliémie peut résulter d'un traitement par β2 mimétique et peut être potentialisée par un traitement concomitant avec des dérivés xanthiques, des corticoïdes et des diurétiques (voir rubrique 4.4).
Il na pas été mis en évidence dinteraction du budésonide ou du formotérol avec les autres médicaments utilisés pour le traitement de lasthme.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'y a pas de donnée clinique disponible concernant lutilisation de Symbicort ou de lassociation de formotérol et budésonide lors de la grossesse. Au cours dune étude sur le développement embryo-ftal chez le rat, aucun effet additionnel lié à lassociation na été observé.
Il ny a pas de données fiables concernant l'utilisation du formotérol chez la femme enceinte. Au cours des études de reproduction chez lanimal, le formotérol a entraîné des effets indésirables lors dexpositions systémiques très élevées (voir rubrique 5.3).
Les données disponibles pour environ 2 000 grossesses nont pas révélé daugmentation du risque tératogène associé à lutilisation du budésonide inhalé. Chez lanimal, les glucocorticoïdes induisent des malformations (voir rubrique 5.3). Toutefois ces observations ne sont pas extrapolables à la femme enceinte aux doses recommandées.
Chez l'animal, ladministration de glucocorticoïdes à doses élevées mais inférieures aux doses tératogènes pendant la période prénatale a entraîné un risque accru de retard de croissance intra-utérin et de maladies cardiovasculaires à l'âge adulte, ainsi que des altérations permanentes de la densité en récepteurs des glucocorticoïdes, du renouvellement des neurotransmetteurs et du comportement.
Symbicort ne sera utilisé chez la femme enceinte que si nécessaire. Il conviendra de toujours rechercher la dose minimale efficace permettant le contrôle des symptômes dasthme.
Le budésonide est excrété dans le lait maternel. Toutefois, aux doses thérapeutiques, il nest pas attendu de retentissement sur lenfant allaité. En clinique humaine, aucune donnée nest disponible sur le passage du formotérol dans le lait maternel. Chez le rat, de faibles quantités de formotérol ont été retrouvées dans le lait. En conséquence, lutilisation de Symbicort au cours de lallaitement ne sera envisagée que si nécessaire.
Fertilité
Il ny a pas de données disponibles sur leffet potentiel du budésonide sur la fertilité. Les études de reproduction chez lanimal avec le formotérol ont montré une tendance à la diminution de la fertilité chez les rats mâles lors dune forte exposition systémique (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Symbicort contenant du budésonide et du formotérol, les effets indésirables sont les mêmes que ceux observés pour chacun des principes actifs. Il na pas été observé daugmentation de la fréquence des effets indésirables suite à l'administration concomitante des deux principes actifs. Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont ceux qui sont liés à leffet β2 mimétique, tels que tremblements et palpitations. Ils sont le plus souvent dintensité légère et disparaissent généralement au bout de quelques jours de traitement.
Les événements indésirables imputables au budésonide ou au formotérol sont présentés ci-après par classe de systèmes dorganes (SOC) et par fréquence. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (³1/10), fréquent (³1/100, <1/10), peu fréquent (³1/1 000, <1/100), rare (³1/10 000, <1/1 000) et très rare (<1/10 000).
Tableau 1
|
SOC |
Fréquence |
Effet indésirable |
|
Infections et infestations |
Fréquent |
Candidoses oropharyngées |
|
Affections du système immunitaire |
Rare |
Réaction dhypersensibilité immédiate et retardée, telle que : exanthème, urticaire, prurit, dermatite, angidème et réaction anaphylactique |
|
Affections endocriniennes |
Très rare |
Syndrome de Cushing, inhibition des fonctions surrénaliennes, retard de croissance, diminution de la densité minérale osseuse |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Rare |
Hypokaliémie |
|
Très rare |
Hyperglycémie |
|
|
Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Agressivité, hyperactivité psychomotrice, anxiété, troubles du sommeil |
|
Très rare |
Dépression, troubles du comportement (principalement chez les enfants) |
|
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées, tremblements |
|
Peu fréquent |
Étourdissements |
|
|
Très rare |
Dysgueusie |
|
|
Affections oculaires |
Peu fréquent |
Vision trouble (voir rubrique 4.4) |
|
Très rare |
Cataracte et glaucome |
|
|
Affections cardiaques |
Fréquent |
Palpitations |
|
Peu fréquent |
Tachycardie |
|
|
Rare |
Arythmies cardiaques, telles que : fibrillation atriale, tachycardie supraventriculaire, extrasystoles |
|
|
Très rare |
Angor, allongement de lintervalle QTc |
|
|
Affections vasculaires |
Très rare |
Variation de la pression artérielle |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Irritation légère de la gorge, toux, dysphonie incluant la raucité de la voix |
|
Rare |
Bronchospasme |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Peu fréquent |
Nausées |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Ecchymoses |
|
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif |
Peu fréquent |
Crampes musculaires |
La survenue de candidoses oropharyngées est liée à un dépôt du médicament sur les muqueuses. Afin de réduire leur risque dapparition, il est recommandé au patient de se rincer la bouche à leau après chaque dose du traitement de fond. En général, la candidose oropharyngée peut être traitée par un antifongique local sans quil soit nécessaire darrêter le traitement par corticoïde inhalé. Si une candidose oropharyngée survient, les patients devront également se rincer la bouche à leau après les inhalations prises en cas de besoin pour soulager les symptômes de lasthme.
Comme avec les autres produits inhalés, un bronchospasme paradoxal peut survenir dans de très rares cas (chez moins de 1 personne sur 10 000), se manifestant par une augmentation immédiate des sifflements bronchiques et de la dyspnée après la prise. Le bronchospasme paradoxal cède avec un bronchodilatateur inhalé daction rapide qui devra être administré immédiatement. Le traitement par Symbicort doit être arrêté immédiatement et après examen clinique du patient, il conviendra denvisager les alternatives thérapeutiques si nécessaire (voir rubrique 4.4).
La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements prolongés à fortes doses. La survenue de ces effets est néanmoins beaucoup moins probable quau cours dune corticothérapie orale. Les effets systémiques possibles incluent : syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, freination de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez lenfant et ladolescent, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome. Une susceptibilité accrue aux infections et une diminution de la capacité à sadapter aux situations de stress peuvent également être observées. Ces effets sont probablement dépendants de la dose, de la durée dexposition, dun traitement concomitant ou antérieur par corticoïdes et varient en fonction de la sensibilité individuelle.
Le traitement par β2 mimétique peut entraîner une augmentation des taux sanguins dinsuline, dacides gras libres, de glycérol et de corps cétoniques.
Population pédiatrique
Il est recommandé de surveiller régulièrement la croissance des enfants recevant des corticoïdes inhalés à long terme (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes dun surdosage en formotérol sont ceux dune exacerbation des effets β2 mimétiques : tremblements, céphalées, palpitations. Les symptômes rapportés de cas isolés sont tachycardie, hyperglycémie, hypokaliémie, allongement de lintervalle QTc, arythmie, nausées et vomissements. Une surveillance clinique et un traitement symptomatique sont préconisés. Ladministration de 90 microgrammes sur 3 heures chez des patients ayant une obstruction bronchique aiguë na pas entraîné de conséquences cliniques en termes de sécurité.
Un surdosage aigu en budésonide, même à dose très élevée, ne constitue pas une urgence vitale. Ladministration chronique de doses supérieures aux doses recommandées entraîne le risque dapparition deffets glucocorticoïdes systémiques, tels quhypercorticisme et freination surrénalienne.
Si le traitement par Symbicort doit être interrompu en raison dun surdosage du composant formotérol, le remplacement par un traitement corticoïde inhalé approprié doit être envisagé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et Effets pharmacodynamiques
Symbicort contient 2 principes actifs de mécanismes daction différents (formotérol et budésonide) exerçant un effet additif sur la diminution des exacerbations dasthme. Les propriétés spécifiques du budésonide et du formotérol permettent à lassociation dêtre utilisée dans lasthme soit, à la fois en traitement continu de fond et « à la demande » pour soulager les symptômes dasthme, soit seulement pour le traitement continu de fond.
Budésonide
Le budésonide est un glucocorticoïde, qui, lorsquil est inhalé, exerce un effet anti-inflammatoire dose-dépendant au niveau des voies aériennes, entraînant une diminution des symptômes et des exacerbations dasthme. Le budésonide par voie inhalée a moins deffets indésirables sévères que les corticoïdes administrés par voie générale. Le mécanisme daction exact à lorigine de leffet anti-inflammatoire exercé par les glucocorticoïdes nest pas connu.
Formotérol
Le formotérol est un agoniste sélectif des récepteurs β2 adrénergiques qui, lorsquil est inhalé, entraîne une relaxation rapide et de longue durée des muscles lisses bronchiques chez les patients présentant une bronchoconstriction réversible. Leffet bronchodilatateur est dose-dépendant et se produit dans les 1 à 3 minutes. La durée de leffet après administration dune dose unique est dau moins 12 heures.
Efficacité et sécurité clinique
Une étude de phase III multicentrique randomisée, en double aveugle, en groupes parallèles, a comparé l'efficacité et la sécurité de Symbicort Rapihaler (200/6 μg (dose mesurée), suspension pour inhalation ; 2 inhalations deux fois par jour) avec celle de Pulmicort (budésonide 200 μg (dose mesurée) suspension pour inhalation ; 2 inhalations deux fois par jour) et à Symbicort Turbuhaler (budésonide / formotérol 200/6 μg, (dose mesurée), 2 inhalations deux fois par jour) chez les adolescents et les adultes asthmatiques. Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation) a montré une supériorité sur Pulmicort (suspension pour inhalation) pour le PEF du matin (différence moyenne de 28,6 L / min; IC à 95%: 20,9 à 36,4 L / min; p <0,001). Les résultats étaient comparables entre les formulations Symbicort (Rapihaler et Turbuhaler) avec une différence estimée à -2,8 L / min; 95% (IC: -10,4 à 4,9 L / min).
Efficacité clinique de lassociation budésonide/formotérol en traitement continu de fond
Au cours des essais cliniques réalisés chez ladulte, il a été mis en évidence une amélioration du contrôle de lasthme et de la fonction respiratoire, et une réduction des exacerbations lorsque le formotérol était ajouté au traitement par budésonide. Dans deux études de 12 semaines, l'effet de lassociation budésonide/formotérol (Turbuhaler) sur la fonction respiratoire était comparable à celui d'un traitement associant budésonide et formotérol, administrés séparément, et supérieur à celui dun traitement par budésonide seul. Dans tous les groupes de patients comparés, un β2 mimétique de courte durée daction était utilisé à la demande. Il n'a pas été observé dépuisement de leffet thérapeutique du traitement au cours du temps.
La sécurité et lefficacité à long terme de Symbicort (100/6 et 200/6 µg par inhalation, suspension pour inhalation en flacon pressurisé) versus le budésonide (100 et 200 µg par inhalation) ont été évaluées dans le cadre dune étude de sécurité et defficacité de 26 semaines portant sur 11 963 adultes et adolescents asthmatiques. Le hazard ratio comparant le risque dévénements graves liés à lasthme entre Symbicort et le budésonide, évalué par le critère composite « décès, intubations et hospitalisations en lien avec lasthme », était de 1,07 (IC 95 % : 0,70 à 1,70). La non-infériorité statistique a été démontrée sur la base de la limite supérieure de lIC 95 % pour le hazard ratio <2. Symbicort était statistiquement supérieur au budésonide daprès le délai de survenue de la première exacerbation dasthme sévère et les mesures du contrôle des symptômes.
Efficacité clinique de lassociation budésonide/formotérol utilisé à la fois en traitement continu de fond et en cas de besoin pour soulager les symptômes aigus dasthme
Un total de 12 076 patients asthmatiques a été inclus dans 5 études cliniques defficacité et de sécurité, en double aveugle, pendant 6 ou 12 mois (4 447 ont été randomisés et ont reçu lassociation budésonide/formotérol [Turbuhaler] en traitement de fond et de la crise). Pour être inclus, les patients devaient être symptomatiques malgré lutilisation de glucocorticoïdes inhalés.
Comparativement aux autres traitements, dans les 5 études, lassociation budésonide/formotérol (Turbuhaler), administrée en traitement de fond et « à la demande » pour soulager les symptômes dasthme, a significativement réduit le nombre dexacerbations sévères dun point de vue statistique et clinique. Les traitements comparateurs étaient entre autres : budésonide/formotérol (Turbuhaler) en traitement de fond à une dose plus élevée avec la terbutaline comme traitement de secours (étude 735) et budésonide/formotérol (Turbuhaler) en traitement de fond à la même dose, avec le formotérol ou la terbutaline comme traitements de secours (étude 734) (Tableau 2). Dans létude 735, la fonction respiratoire, le contrôle des symptômes et lutilisation du traitement de la crise étaient similaires dans tous les groupes de traitement. Dans létude 734, les symptômes et la consommation de médicaments de « secours » étaient réduits et la fonction respiratoire améliorée par rapport aux deux traitements de comparaison. Sur les 5 études regroupées, les patients recevant budésonide/formotérol (Turbuhaler) à la fois en traitement continu de fond et pour soulager les symptômes nont pas consommé de médicaments de secours sur en moyenne 57 % des jours de traitement. Aucun signe de tachyphylaxie na été observé au cours du temps.
Tableau 2 Récapitulatif des exacerbations sévères au cours des études cliniques
|
N° détude Durée |
Groupes de traitement |
n |
Exacerbations sévèresa |
|
|
Nombre dexacerbations |
Exacerbations par patient-année |
|||
|
Étude 735 6 mois |
Budésonide/formotérol 200/6 µg 2x/j + à la demande |
1 103 |
125 |
0,23b |
|
Budésonide/formotérol 420/12 µg 2x/j + terbutaline 0,4 mg à la demande |
1 099 |
173 |
0,32 |
|
|
Salmétérol/fluticasone 2 x 25/125 µg 2x/j + terbutaline 0,4 mg à la demande |
1 119 |
208 |
0,38 |
|
|
Étude 734 12 mois |
Budésonide/formotérol 200/6 µg 2x/j + à la demande |
1 107 |
194 |
0,19b |
|
Budésonide/formotérol 200/6 µg 2x/j + formotérol 6 µg à la demande |
1 137 |
296 |
0,29 |
|
|
Budésonide/formotérol 200/6 µg 2x/j + terbutaline 0,4 mg à la demande |
1 138 |
377 |
0,37 |
|
a Définies comme hospitalisation/recours aux services durgences ou traitement par corticoïdes oraux
b La réduction du taux dexacerbations est statistiquement significative (p <0,01) pour les deux comparaisons
Une efficacité et une sécurité comparables chez les adolescents et les adultes ont été démontrées dans 6 études en double aveugle, comprenant les 5 études mentionnées ci-dessus et une étude supplémentaire utilisant une dose de traitement de fond plus élevée de 200/6 microgrammes, en deux inhalations deux fois par jour. Ces évaluations sont basées sur un total de 14 385 patients asthmatiques, dont 1 847 étaient des adolescents. Le nombre de patients adolescents prenant plus de 8 inhalations de budésonide/formotérol sur au moins un jour dans le cadre dun traitement de fond et pour soulager les symptômes était limité, et un tel usage était rare.
Dans 2 autres études réalisées chez des patients présentant une crise dasthme aiguë, lassociation budésonide/formotérol (Turbuhaler) a montré un soulagement rapide et efficace de la bronchoconstriction, similaire au salbutamol et au formotérol.
Population pédiatrique
Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Dans une étude en dose unique, 8 inhalations de Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) 200/6 microgrammes (soit une dose totale de 1280/36 microgrammes) ont été administrées à des volontaires sains. Le budésonide et le formotérol ont été rapidement absorbés, les concentrations plasmatiques maximales ayant été atteintes respectivement 15 et 6 minutes après linhalation. Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) a délivré une quantité de principe actif dans la circulation systémique comparable à celle délivrée par Symbicort Turbuhaler (soit une dose totale de 1280/36 microgrammes). Laire sous la courbe (ASC) du budésonide après administration de Symbicort (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) correspondait à 90 % de celle du comparateur Turbuhaler. LASC du formotérol après administration de Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) correspondait à 116 % de celle du comparateur Turbuhaler.
Lexposition systémique au budésonide et au formotérol de Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) 200/6 microgrammes, avec et sans la chambre dinhalation AeroChamber Plus Flow Vu, a été évaluée dans une étude menée chez des volontaires sains.
Lexposition systémique totale à Symbicort Rapihaler (suspension pour inhalation en flacon pressurisé) 200/6 microgrammes administré à laide de la chambre dinhalation AeroChamber Plus Flow Vu était augmentée comparée à une administration sans chambre dinhalation, avec une ASC moyenne de 68 % et 77 % plus élevée pour le budésonide et le formotérol, respectivement. Cependant, les augmentations dexposition les plus importantes avec la chambre dinhalation ont été observées chez des sujets montrant une exposition faible sans chambre dinhalation (due le plus probablement à une mauvaise technique dinhalation).
Il na pas été mis en évidence dinteractions pharmacocinétiques entre le budésonide et le formotérol.
Distribution et Biotransformation
La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 50 % pour le formotérol et 90 % pour le budésonide. Le volume de distribution est d'environ 4 L/kg pour le formotérol et 3 L/kg pour le budésonide. Le formotérol est inactivé par des réactions de conjugaison (formation de métabolites actifs O-déméthylés et déformylés, qui sont essentiellement retrouvés sous forme de conjugués inactivés). Le budésonide subit une métabolisation importante (environ 90 %) en composés daction glucocorticoïde réduite par effet de premier passage hépatique. L'activité glucocorticoïde des métabolites les plus importants, 6 bêta- hydroxy-budésonide et 16 alpha-hydroxy-prednisolone, est de moins de 1 % de celle du budésonide. Il ny a pas déléments en faveur dinteractions métaboliques ou de déplacement des liaisons aux protéines plasmatiques entre le formotérol et le budésonide.
Élimination
Le formotérol est essentiellement métabolisé par voie hépatique avant élimination urinaire. Après inhalation, 8 à 13 % de la dose délivrée de formotérol est excrétée dans les urines sous forme inchangée. La clairance plasmatique du formotérol est élevée (environ 1,4 L/min) et sa demi-vie d'élimination terminale est en moyenne de 17 heures.
Le budésonide est métabolisé principalement par lisoenzyme CYP3A4. Les métabolites du budésonide sont éliminés dans les urines tels quels ou sous forme conjuguée. Le budésonide est retrouvé en quantité négligeable sous forme inchangée dans les urines. La clairance plasmatique du budésonide est élevée (environ 1,2 L/min) et sa demi-vie d'élimination après administration intraveineuse est en moyenne de 4 heures.
Les paramètres pharmacocinétiques du formotérol et du budésonide ne sont pas établis chez les patients insuffisants rénaux. Les expositions systémiques au budésonide et au formotérol peuvent être augmentées en cas dhépatopathie.
Linéarité/non-linéarité
Lexposition systémique au budésonide et au formotérol est corrélée de façon linéaire à la dose administrée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des malformations ont été observées au cours des études de reproduction menées chez lanimal, avec les glucocorticoïdes tels que le budésonide (fente palatine, malformations squelettiques). Toutefois, ces résultats expérimentaux observés chez lanimal ne sont pas extrapolables à lhomme aux doses recommandées. Les études de reproduction menées avec le formotérol chez lanimal ont mis en évidence une tendance à la réduction de la fertilité du rat mâle lorsque lexposition systémique était élevée. Des défauts dimplantation, une diminution du taux de survie post-natale précoce ainsi quune diminution du poids de naissance ont également été observées lorsque les expositions systémiques étaient très supérieures à celles observées en clinique. Ces résultats expérimentaux observés chez lanimal ne sont pas extrapolables à lhomme.
Povidone
Macrogol
2 ans.
Après première ouverture : 3 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
Remettre en place le capuchon de lembout buccal fermement après utilisation.
Comme avec la plupart des médicaments inhalés en flacon pressurisé, leffet thérapeutique de ce médicament diminue quand le flacon est froid. Ce médicament doit être maintenu à température ambiante avant son utilisation. La cartouche contient un liquide pressurisé. Ne pas exposer à des températures supérieures à 50°C. Ne pas percer la cartouche. La cartouche ne doit pas être cassée, percée ou brûlée, même si elle semble vide.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
La suspension est contenue dans une cartouche recouverte intérieurement daluminium et dotée dune valve doseuse et dun indicateur de doses. La cartouche est placée dans un boîtier en plastique rouge muni dun embout buccal en plastique blanc recouvert dun capuchon en plastique gris. Après le premier amorçage, chaque inhalateur délivre 60 ou 120 inhalations (bouffées) de budésonide/fumarate de formotérol dihydraté 100/3 microgrammes. Chaque inhalateur est enveloppé individuellement dans un sachet en aluminium laminé contenant un agent dessicant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
TOUR CARPE DIEM
31 PLACE DES COROLLES
92400 COURBEVOIE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 093 9 4 : 1 flacon pressurisé (aluminium) de 60 doses avec valve doseuse avec embout buccal.
· 34009 302 094 0 0 : 1 flacon pressurisé (aluminium) de 120 doses avec valve doseuse avec embout buccal.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACORSPRAY 200 microgrammes par inhalation, solution pour inhalation en flacon pressurisé
- ASMELOR NOVOLIZER 12 microgrammes/dose, poudre pour inhalation
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- NATULAN 50 mg, gélule
- PULMICORT 0,50 mg/2 ml, suspension pour inhalation par nébuliseur en récipient unidose
- BRICANYL 0,5 mg/1 ml, solution injectable en ampoule
- SEREVENT 25 microgrammes par dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
- FIXORINOX 50 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale
- AIROMIR AUTOHALER 100 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
- DETURGYLONE, poudre et solvant pour solution pour pulvérisation nasale
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.