ARESTAL 1 mg, comprimé
CIS 65223346
Informations à jour au 5 mars 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/03/2020
ARESTAL 1 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Oxyde de lopéramide monohydraté...................................................................................... 1,04 mg
Quantité correspondant à oxyde de lopéramide anhydre........................................................ 1,00 mg
Pour un comprimé de 100,00 mg
Excipients à effet notoire : lactose, sodium (moins de 1 mmol par comprimé).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc, circulaire, biconvexe.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des diarrhées aiguës de l'adulte.
Le traitement ne dispense pas de mesures diététiques et d'une réhydratation si elle est nécessaire.
L'importance de la réhydratation par soluté de réhydratation orale ou par voie intraveineuse doit être adaptée en fonction de l'intensité de la diarrhée, de l'âge et des particularités du patient.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie initiale est de 2 comprimés.
Après chaque selle non moulée, un comprimé supplémentaire sera administré, sans dépasser 8 comprimés par 24 heures.
Sujets âgées
Aucun ajustement posologique nest nécessaire.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique nest nécessaire.
Insuffisance hépatique
Bien quil nexiste pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, loxyde de lopéramide doit être utilisé avec précaution chez ces patients du fait de la réduction de leffet de premier passage (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Voie orale
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Loxyde de lopéramide ne doit pas être utilisé en traitement de 1ère intention en cas de :
o dysentérie aigüe caractérisée par la présence de sang dans les selles et par une fièvre importante,
o poussées aiguës de rectocolite hémorragique,
o entérocolite bactérienne due à une bactérie invasive telle que Salmonella, Shigella ou Campylobacter,
o colite pseudomembraneuse associée à lutilisation dantibiotiques à large spectre.
· Loxyde de lopéramide ne doit pas être utilisé lorsquune inhibition du péristaltisme doit être évitée en raison du risque de séquelles importantes incluant iléus, mégacôlon et colectasie. Le traitement doit être interrompu rapidement en cas dapparition dune constipation, dune distension abdominale ou dun iléus.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le traitement de la diarrhée par loxyde de lopéramide est uniquement symptomatique. Chaque fois que létiologie de la diarrhée peut être déterminée, un traitement spécifique doit être instauré dans la mesure du possible.
Une déshydratation et une perte électrolytique peuvent survenir chez les patients souffrant de diarrhée. Lutilisation doxyde de lopéramide ne dispense pas dune réhydratation ni de ladministration délectrolytes le cas échéant, qui est une mesure essentielle pour ces patients.
Le patient devra être informé de la nécessité de :
· se réhydrater par des boissons abondantes, salées ou sucrées, afin de compenser les pertes de liquides dues à la diarrhée (la ration quotidienne moyenne en eau de l'adulte est de 2 litres),
· s'alimenter le temps de la diarrhée,
o en excluant certains apports et particulièrement les crudités, les fruits, les légumes verts, les plats épicés, ainsi que les aliments ou boissons glacées,
o en privilégiant les viandes grillées, le riz.
Si la diarrhée persiste après 2 jours de traitement, il faudra conseiller au patient darrêter la prise de ce médicament et de consulter un médecin. La conduite à tenir devra être réévaluée et la nécessité d'une réhydratation orale ou par voie intraveineuse devra être envisagée.
· Les patients infectés par le Virus de lImmunodéficience Humaine (VIH) et traités pour une diarrhée par oxyde de lopéramide doivent arrêter le traitement dès les premiers signes de distension abdominale. Des cas isolés de constipation ont été rapportés avec un risque accru de colectasie chez les patients atteints du virus du SIDA ayant une colite infectieuse bactérienne et virale et traités par le chlorhydrate de lopéramide.
· Lexpérience chez les patients ayant une atteinte hépatique est limitée. Loxyde de lopéramide doit être utilisé avec précautions chez ces patients du fait de la réduction de leffet de premier passage.
Des effets cardiaques incluant un allongement de l'intervalle QT et un élargissement du complexe QRS, et des torsades de pointes ont été rapportés lors de surdosage. Dans certains cas lévolution a été fatale (voir rubrique 4.9). Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant. Les patients ne doivent pas dépasser la dose et/ou la durée de traitement recommandées.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, ce qui signifie quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Ladministration concomitante de lopéramide (dose unique de 4 mg) et ditraconazole, un inhibiteur du CYP 3A4 et de la glycoprotéine P, a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de lopéramide dun facteur 3 à 4. Dans la même étude, le gemfibrozil, un inhibiteur du CYP 2C8 a augmenté les concentrations en lopéramide dun facteur 2. Lassociation de litraconazole et du gemfibrozil a entraîné une augmentation des pics de concentrations plasmatiques de lopéramide dun facteur 4 et une augmentation de lexposition plasmatique totale dun facteur 13. Ces augmentations nont pas été associées à des effets sur le système nerveux central lors de tests psychomoteurs (somnolence subjective et Digit Symbol Substitution Test).
Ladministration concomitante de lopéramide (dose unique de 16 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP 3A4 et de la glycoprotéine P, a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de lopéramide dun facteur 5. Cette augmentation na pas été associée à une augmentation des effets pharmacodynamiques lors de mesures par pupillométrie.
Lassociation avec la desmopressine orale a entrainé une augmentation des concentrations plasmatiques de desmopressine dun facteur 3, sans doute due au ralentissement de la motilité intestinale.
On sattend à ce que les médicaments ayant des propriétés pharmacologiques similaires puissent potentialiser les effets du lopéramide et que les médicaments qui accélèrent le transit gastrointestinal puissent diminuer ses effets.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La sécurité demploi de loxyde de lopéramide chez la femme enceinte na pas été établie. Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, l'utilisation du lopéramide au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.
En conséquence, le bénéfice thérapeutique attendu doit être évalué au regard des risques encourus et l'utilisation du lopéramide ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, particulièrement lors du 1er trimestre.
En cas de traitement prolongé, tenir compte de ses propriétés opiacées pouvant en particulier retentir sur les fonctions digestives du nouveau-né.
Allaitement
Bien que le passage du lopéramide dans le lait maternel soit très faible, de petites quantités de lopéramide peuvent être retrouvées dans le lait maternel. La quantité ingérée par un nourrisson après une prise orale doxyde de lopéramide par la mère est au moins 2000 fois plus faible que lors de la prise par le nourrisson dune dose quotidienne de 0,2 mg/kg. En conséquence, le bénéfice thérapeutique attendu dun traitement par oxyde de lopéramide doit être évalué au regard des risques encourus. En cas de traitement prolongé, tenir compte de ses propriétés opiacées.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Ce médicament peut provoquer une somnolence, des sensations vertigineuses ou de la fatigue.
En conséquence, la prudence est recommandée lors de la conduite de véhicules ou lutilisation de machines.
La tolérance de loxyde de lopéramide a été évaluée chez 2312 patients ayant participé à 30 essais cliniques contrôlés et non contrôlés avec loxyde de lopéramide utilisé en traitement des diarrhées aigües (20 essais ; N=2109) ou chroniques (10 essais ; N=203). Dans tous les essais sauf 2, les patients étaient âgés de 12 ans ou plus ; dans un essai les patients étaient âgés de 11 à 78 ans et dans un essai les patients étaient âgés de 9 à 75 ans.
Loxyde de lopéramide est indiqué uniquement dans le traitement symptomatique des diarrhées aigües.
Globalement, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (incidence ≥1 %) dans les essais cliniques avec loxyde de lopéramide dans cette indication ont été : céphalées (1,7 %), constipation (1,6 %), sécheresse buccale (1,1 %) et douleur abdominale (1,0 %).
Le tableau 1 présente les effets indésirables qui ont été rapportés lors de lutilisation doxyde de lopéramide dans les essais cliniques (dans les diarrhées aigües, chroniques ou dans les deux) ou lors de lexpérience post-marketing.
Loxyde de lopéramide est la prodrogue du lopéramide. Loxyde de lopéramide est transformé en lopéramide par la flore intestinale. Ainsi, les effets indésirables considérés comme significatifs pour le chlorhydrate de lopéramide sont inclus dans cette section car il est théoriquement attendu que les deux principes actifs aient le même profil de tolérance même en labsence de notifications rapportées pour loxyde de lopéramide.
Les effets indésirables sont classés par système organe et fréquence en utilisant la convention suivante:
Très fréquents : ≥1/10
Fréquents : ≥1/100, <1/10
Peu fréquents : ≥1/1000, <1/100
Rares : ≥ 1/10000, <1/1000
Très rares : <1/10000.
Tableau 1: Effets indésirables
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Classe de système organe |
Indication |
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Diarrhée aigüe |
Diarrhée chronique* (N=203) |
Diarrhée aigüe et chronique* et expérience post‑marketing |
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Affections du système immunitaire |
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Réaction dhypersensibilitéa parfois sévère, réaction anaphylactique (incluant choc anaphylactique)a, réaction anaphylactoïdea |
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Rare |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées |
Fréquent |
Fréquent |
Fréquent |
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Sensations vertigineuses |
Peu fréquent |
Fréquent b |
Peu fréquent |
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Somnolencea |
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Peu fréquent |
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Perte de conscience, diminution du niveau de conscience, stupeura, hypertoniea, troubles de la coordination a |
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Rare |
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Affections occulaires |
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Myosisa |
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Rare |
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Affections gastro-intestinales |
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Douleur abdominale, flatulenceb |
Fréquent |
Fréquent |
Fréquent |
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Constipation, sécheresse buccale |
Fréquent |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Gêne abdominaleb |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Nausées |
Peu fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
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Vomissement |
Peu fréquent |
|
Peu fréquent |
|
Distension abdominale |
Rareb |
Fréquent |
Peu fréquent |
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Dyspepsieb |
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Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Douleur abdominale haute |
Peu fréquentb |
Fréquent |
Rare |
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Iléusa (incluant iléus paralytique), megacolona (incluant colectasiec) |
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Rare |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rashd |
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Peu fréquent |
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Eruption bulleuse (incluant syndrome de Stevens‑Johnson a, necrolyse épidermique toxiquea et érythème multiformea), angidème (incluant dème de Quincke)a, urticairea, prurita |
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Rare |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Rétention urinairea |
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Rare |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fatigue |
Peu fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
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Asthénie |
Peu fréquent |
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Peu fréquent |
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* : Loxyde de lopéramide nest pas indiqué dans les diarrhées chroniques. a : Lajout de cet effet est basé sur les données de post‑marketing du chlorhydrate de lopéramide. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base de lensemble des essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide (N=3683). b : Effet indésirable non retrouvé avec loxyde de lopéramide. Lajout de cet effet est basé sur les rapports dessais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide ; La catégorie de fréquence est basée sur lincidence observée dans les essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide (diarrhée aigüe : N=2755; diarrhée chronique : N=321; diarrhées aigüe et chronique : N=3076). c : Voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi. d : Lajout de cet effet est basé sur les données de post‑marketing de loxyde de lopéramide. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base de lensemble des essais cliniques avec loxyde de lopéramide (N=2312). Le rash est un effet indésirable identifié dans les essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide dans les diarrhées aigües (peu fréquent). Pour les essais cliniques, aucune fréquence n'est indiquée lorsque leffet na pas été observé ou na pas été considéré comme un effet indésirable dans cette indication. |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Sur la base des données pharmacologiques et toxicologiques, un surdosage en oxyde de lopéramide (y compris de surdosage lié à une insuffisance hépatique) peut être associé à lun ou plusieurs des symptômes suivants : constipation, dépression du système nerveux central (stupeur, diminution de la vigilance, somnolence, myosis, hypertonie, dépression respiratoire, incoordination motrice), rétention urinaire et iléus. Les enfants peuvent être plus sensibles aux effets sur le système nerveux central.
Cependant, en raison de labsorption lente et de la faible biodisponibilité du lopéramide après la prise doxyde de lopéramide, les effets dun surdosage devraient rarement apparaitre et les risques deffets sur le système nerveux central sont très faibles.
Des effets cardiaques, tels quun allongement de l'intervalle QT et un élargissement du complexe QRS, des torsades de pointes, dautres arythmies ventriculaires graves, un arrêt cardiaque et une syncope, ont été observés chez des personnes ayant ingéré des doses excessives de chlorhydrate de lopéramide (voir rubrique 4.4). Des cas dissue fatale ont également été rapportés. Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant.
Procédure d'urgence, antidote :
Le traitement dun surdosage en lopéramide est symptomatique. La prise en charge du surdosage étant en constante évolution, il est recommandé de contacter un centre antipoison afin dobtenir les dernières recommandations.
En cas de surdosage, lallongement de lintervalle QT doit être surveillé par ECG.
En cas de troubles du système nerveux central associés à un surdosage, la naloxone peut être utilisée comme antidote. La durée d'action du lopéramide étant plus longue que celle de la naloxone (1 à 3 heures), il peut être nécessaire de renouveler l'administration de cette dernière. En conséquence, le patient doit être maintenu sous surveillance médicale pendant au moins 48 heures pour déceler toute dépression du système nerveux central.
On ne sattend pas à une efficacité de la diurèse forcée ou de lhémodialyse.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTI-DIARRHEIQUE, code ATC : A07 DA 05
(A : appareil digestif et métabolisme)
· Antidiarrhéique analogue structurel des opiacés.
· Activité antisécrétoire par augmentation du flux hydro-électrolytique de la lumière intestinale vers le pôle plasmatique de l'entérocyte et réduction du flux inverse.
· Ralentissement du transit colique avec augmentation des contractions segmentaires.
· Effets rapides et durables.
· Respecte les caractères bactériologiques et parasitologiques des selles.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'oxyde de lopéramide est une prodrogue de lopéramide.
Après administration d'oxyde de lopéramide, la biodisponibilité relative du lopéramide est égale à la moitié de celle que l'on obtient après administration d'une même quantité de lopéramide.
Absorption
Chez lhomme, lactivation de loxyde de lopéramide a lieu dans le tractus gastro-intestinal.
Les patients ayant subi une iléostomie conservent la capacité de réduire l'oxyde de lopéramide.
Loxyde de lopéramide est lentement transformé en lopéramide, principalement par réduction anaérobie par la flore intestinale et par les cellules épithéliales de lintestin.
L'absorption de l'oxyde de lopéramide est inférieure à 20 % ; son pic plasmatique est atteint en 0,5 à 1 heure et sa demi-vie est de 1 heure. La majorité de l'oxyde de lopéramide arrive dans l'intestin grêle distal et dans le colon, où il est progressivement transformé en lopéramide. L'absorption de lopéramide ainsi formé dans l'intestin à partir de l'oxyde de lopéramide est plus lente et moins étendue que l'absorption d'une dose identique de chlorhydrate de lopéramide par voie orale. Le pic plasmatique de lopéramide est atteint en 5 à 8 heures. La biodisponibilité relative du lopéramide après une prise d'oxyde de lopéramide est deux fois plus faible quaprès une prise de lopéramide. La cinétique de l'oxyde de lopéramide est linéaire pour des doses comprises entre 1 et 16 mg.
Distribution
Les taux de liaison aux protéines plasmatiques du lopéramide et de loxyde de lopéramide sont de 77.4% et de 95.5% respectivement. Les données non cliniques ont montré que le lopéramide est un substrat de la glycoprotéine P.
Biotransformation
Le lopéramide issu de la réduction de loxyde de lopéramide et absorbé par lintestin est presque complètement capté par le foie où il est métabolisé, conjugué et excrété dans la bile. La N-déméthylation oxydative est la principale voie métabolique du lopéramide, et est principalement médiée par le CYP3A4 et le CYP2C8. En raison de ce très fort effet de 1er passage hépatique, les concentrations plasmatiques de lopéramide restent très faibles.
Élimination
La demi-vie plasmatique du lopéramide après administration doxyde de lopéramide est denviron 20 h. Le lopéramide est essentiellement excrété dans les fèces. Ni le lopéramide ni loxyde de lopéramide ne sont excrétés dans les urines.
Populations particulières
Atteinte de la fonction rénale
Aucune étude na été réalisée chez les patients présentant une atteinte rénale. Loxyde de lopéramide et le lopéramide nétant pas excrétés dans les urines, aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients souffrant de troubles rénaux.
Atteinte de la fonction hépatique
Bien quaucune donnée pharmacocinétique ne soit disponible chez les patients insuffisants hépatiques, une réduction de la dose nest habituellement pas nécessaire chez ces patients. En effet, loxyde de lopéramide exerce son effet anti-diarrhéique par une action locale au niveau intestinal ; par ailleurs, le taux de lopéramide atteignant le foie après administration d1 mg doxyde de lopéramide est seulement d1/4 par rapport au taux obtenu après une dose thérapeutique normale de 2 mg de lopéramide
5.3. Données de sécurité préclinique
Des doses plus faibles sont sans effet sur la santé maternelle ou ftale et naffectent pas le développement péri et postnatal.
Des études non cliniques in vitro et in vivo avec le chlorhydrate de lopéramide nindiquent aucun effet significatif sur lélectrophysiologie cardiaque à des concentrations correspondantes à la marge thérapeutique et pour dimportants multiples de cette marge (jusquà 47 fois). Cependant, à des concentrations extrêmement élevées associées à un surdosage (voir rubrique 4.4), le lopéramide agit sur lélectrophysiologie cardiaque en inhibant les canaux potassiques (hERG) et sodiques, et provoque des arythmies.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas + 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/Polyamide).
12 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/Polyamide).
18 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/Polyamide).
20 comprimes sous plaquette (Aluminium/PVC/Polyamide).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1, RUE CAMILLE DESMOULINS
TSA 91003
92787 ISSY-LES-MOULINEAUX CEDEX 9
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 340 014 8 2 : 10 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/ Polyamide).
· 34009 340 015 4 3 : 12 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/ Polyamide).
· 34009 340 016 0 4 : 18 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/ Polyamide).
· 34009 339 817 3 0 : 20 comprimés sous plaquette (Aluminium/PVC/ Polyamide).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- MINIRIN 0,1 mg, comprimé
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
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