PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg, comprimé
CIS 65482612
Informations à jour au 10 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/01/2022
PÉRINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg, comprimé.
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Périndopril......................................................................................................................... 6,676 mg
sous forme de périndopril tert-butylamine ............................................................................ 8,00 mg
Indapamide........................................................................................................................... 2,5 mg
Pour un comprimé.
Excipient : un comprimé contient 97,00 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc à blanc crème, rond, biconvexe.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Un comprimé de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE par jour en une prise quotidienne, de préférence le matin et avant le repas.
Populations particulières
Sujet âgé (voir rubrique 4.4)
Chez le sujet âgé, la créatininémie doit être ajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe. Chez le sujet âgé, le traitement peut être initié si la fonction rénale est normale et après prise en compte de la réponse tensionnelle.
Insuffisant rénal (voir rubrique 4.4)
En cas d'insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/mn), le traitement est contre-indiqué.
Le suivi médical habituel comprendra un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
Insuffisant hépatique (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2)
En cas d'insuffisance hépatique sévère, le traitement est contre-indiqué.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg dans la population pédiatrique nont pas encore été établies. Aucune donnée nest disponible.
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg ne doit pas être utilisé chez lenfant et ladolescent.
Mode dadministration
Voie orale.
Liées au périndopril :
· hypersensibilité au principe actif ou aux autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion ;
· antécédent d'angio-oedème (dème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.4) ;
· angio-oedème héréditaire ou idiopathique ;
· deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubrique 4.4 et 4.6) ;
· lassociation de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE à des médicaments contenant de laliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
· utilisation concomitante de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5),
· traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5),
· sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique 4.4).
Liées à lindapamide :
· hypersensibilité au principe actif ou aux autres sulfamides ;
· insuffisance rénale sévère et modérée (clairance de la créatinine < 60 ml/min),
· encéphalopathie hépatique ;
· insuffisance hépatique sévère ;
· hypokaliémie ;
· en règle générale, ce médicament est déconseillé en cas dassociation avec des médicaments non antiarythmiques pouvant causer des torsades de pointe (voir rubrique 4.5) ;
· allaitement (voir rubrique 4.6).
Liées au PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE :
· hypersensibilité à lun des excipients, mentionnés à la rubrique 6.1 ;
En raison du manque de données, PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE ne doit pas être utilisé chez :
· les patients dialysés ;
· les patients en insuffisance cardiaque décompensée non traitée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Communes au périndopril et à lindapamide
Lutilisation de lithium avec lassociation de périndopril et dindapamide nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Liées au périndopril
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Epargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts contenant des sels de potassium
Lassociation de périndopril avec un épargneur de potassium, un supplément potassique ou un substitut contenant des sels de potassium nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Neutropénie/agranulocytose/thrombocytopénie/anémie
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et danémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de lenzyme de conversion. Il est rare quune neutropénie survienne chez les patients ayant une fonction rénale normale et aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec précaution chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de lallopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier sil existe une altération pré-existante de la fonction rénale.
Certains de ces patients ont présenté des infections sérieuses, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril est utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la formule sanguine (comptage des globules blancs) est conseillée et les patients devront être prévenus de signaler tout signe dinfection (par exemple : mal de gorge, fièvre) (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Hypertension rénovasculaire
Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque dhypotension et dinsuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale.
Hypersensibilité/angio-oedème
Un angio-oedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à nimporte quel moment du traitement. Dans de tels cas, le périndopril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être gardé sous surveillance jusqu'à disparition complète des symptômes. Lorsque l'dème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour soulager les symptômes.
L'angio-oedème associé à un dème laryngé peut être fatal. En cas datteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000
(0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes. La fréquence dangiooedèmes rapportés est plus élevée chez les patients noirs que chez les patients non-noirs.
Les patients ayant un antécédent dangio-oedème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru dangio-oedème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3).
Un angio-oedème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de lenzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce nétait pas précédé dun angio-oedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors dune chirurgie et les symptômes ont disparu à larrêt de lIEC. Langio-oedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC.
Utilisation concomitante dinhibiteurs de mTOR (par exemple: sirolimus, évérolimus, temsirolimus) :
Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent avoir un risque plus élevé dangioedème (par exemple dème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).
Lassociation de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison dun risque accru dangioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas darrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). Lutilisation concomitante dautres inhibiteurs de la NEP (par exemple : racécadotril) avec un IEC peut également accroître le risque dangioedème (voir rubrique 4.5). Par conséquent, une évaluation prudente du rapport bénéfice / risque est nécessaire avant d'initier un traitement avec des inhibiteurs de la NEP (par exemple racécadotril) chez des patients recevant du périndopril.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Des cas isolés de réactions anaphylactoïdes prolongées menaçant la vie du patient ont été rapportés lors de ladministration dun inhibiteur de lenzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation avec du venin dhyménoptère (abeille, guêpes). Les inhibiteurs de lenzyme de conversion doivent être utilisés avec précaution chez les patients allergiques traités pour désensibilisation et évités chez ceux qui vont recevoir une immunothérapie par venin (sérum anti-venin).Néanmoins, ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion pendant au moins 24 heures chez les patients nécessitant à la fois un traitement par inhibiteur de lenzyme de conversion et une désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Rarement, des patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors dune aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées chez les patients en suspendant temporairement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple, AN 69Ò) et traités avec un IEC. Il conviendra dutiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe dantihypertenseur chez ces patients.
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients atteints dhyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. De ce fait, lutilisation de ce médicament nest pas recommandée chez ces patients.
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Liées à lindapamide
Encéphalopathie hépatique
Si la fonction hépatique est altérée, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, l'administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.
Photosensibilité
Des cas de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques ou apparentés (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité survient pendant le traitement, il est recommandé de linterrompre. Si ladministration dun diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées du soleil et des UVA artificiels.
Précautions demploi
Communes au périndopril et à lindapamide
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/mn), le traitement est contre-indiqué.
Chez certains patients hypertendus sans lésion rénale apparente préexistante et dont le bilan sanguin témoigne d'une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement doit être interrompu et éventuellement repris soit à la faible dose soit avec un seul des constituants.
Chez ces patients, le suivi habituel comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, après 15 jours de traitement puis tous les 2 mois en période de stabilité thérapeutique. Linsuffisance rénale a été principalement rapportée chez les patients en insuffisance cardiaque sévère ou présentant une insuffisance rénale sous-jacente, en particulier par sténose de lartère rénale.
Ce médicament nest pas recommandé en cas de sténose de lartère rénale bilatérale ou de rein fonctionnel unique.
Hypotension et déplétion hydrosodée
Il existe un risque dhypotension soudaine en cas de déplétion sodique préexistante (en particulier chez les patients présentant une sténose de lartère rénale). Les signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront donc systématiquement recherchés. Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée chez de tels patients.
Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d'une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique. Une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite de traitement. Après rétablissement d'une volémie et d'une pression artérielle satisfaisante, il est possible de reprendre le traitement soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.
Kaliémie
L'association de périndopril et d'indapamide n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. Comme avec tout antihypertenseur contenant un diurétique, un contrôle régulier des taux de potassium plasmatique doit être effectué.
Excipient ayant un effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Liées au périndopril
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance, ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Population pédiatrique
L'efficacité et la tolérance de périndopril chez l'enfant et ladolescent, seul ou associé, n'ont pas été établies.
Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc...)
Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone a été observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime hyposodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients dont la pression artérielle était initialement basse, en cas de sténose de lartère rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose oedémato-ascitique.
Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle. Occasionnellement, ceci peut survenir, bien que rarement, de façon aiguë à tout moment du traitement.
Chez ces patients, le traitement doit être initié à faible dose et augmenté progressivement.
Sujet âgé
La fonction rénale et la kaliémie doivent être évaluées avant le début du traitement. La posologie sera ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, particulièrement en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute survenue brutale dune hypotension.
Athérosclérose
Le risque d'hypotension existe chez tous les patients, mais une attention particulière sera apportée aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en initiant le traitement à faible dose.
Hypertension rénovasculaire
Le traitement de l'hypertension rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles chez les patients présentant une hypertension rénovasculaire et qui sont dans l'attente dune chirurgie correctrice ou lorsque la chirurgie n'est pas possible.
Le traitement par PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE nest pas adapté aux patients ayant une sténose de lartère rénale connue ou suspectée, le traitement devant être instauré à lhôpital à un dosage plus faible que celui du PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE.
Insuffisance cardiaque/insuffisance cardiaque sévère
Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV), PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg nest pas recommandé car le traitement doit être initié sous contrôle médical, à dose initiale réduite. Le traitement par bêta-bloquant dun hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne ne doit pas être arrêté : l'IEC doit être ajouté au bêta-bloquant.
Patients diabétiques
Chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à lhyperkaliémie), PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE 8 mg/2,5 mg nest pas recommandé car le traitement doit être initié sous contrôle médical, à dose initiale réduite.
Chez les patients diabétiques sous antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement avec un IEC (voir rubrique 4.5).
Particularités ethniques
Comme pour les autres IEC, le périndopril est apparemment moins efficace sur la baisse de pression artérielle chez les patients noirs que chez les patients non-noirs, probablement en raison de la fréquence plus élevée des états de rénine basse dans la population noire.
Chirurgie /anesthésie
Les IEC sont susceptibles de provoquer une hypotension en cas danesthésie, en particulier si lagent anesthésique utilisé possède un potentiel hypotenseur.
Il est donc recommandé dinterrompre les IEC de longue durée daction comme le périndopril si possible la veille de lintervention.
Sténose de la valve mitrale ou aortique / cardiomyopathie hypertrophique
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche.
Insuffisance hépatique
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome nest pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent une jaunisse ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et bénéficier dune surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque dhyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, lâge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple: spironolactone, éplérénone, triamtérène, amiloride, ), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium ou la prise dautres traitements augmentant la kaliémie (par exemple: héparine , cotrimoxazole aussi connu sous le nom de triméthoprime/sulfaméthoxazole, autres IEC, antagonistes des récepteurs de langiotensine II, acide acétylsalicylique ≥ 3g/jour, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs, immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime). Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. Lhyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si lutilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5).
Liées à lindapamide
Equilibre hydro-électrolytique
Natrémie :
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers. La baisse de la natrémie peut initialement être asymptomatique et un contrôle régulier est donc indispensable. Il doit être encore plus fréquent chez les sujets âgés et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9). Tout traitement diurétique peut provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. Lhyponatrémie associée à une hypovolémie peut entrainer une déshydratation et une hypotension orthostatique. La perte concomitante dions chlores peut conduire à une alcalose métabolique secondaire compensatoire : lincidence et lamplitude de cet effet sont faibles.
Kaliémie :
Une déplétion potassique avec hypokaliémie constitue un risque majeur avec les diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,4 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque telles que les sujets âgés et/ou dénutris quils soient polymédicamentés ou non, les cirrhotiques avec dèmes et ascite, les coronariens et les insuffisants cardiaques.
Dans de tels cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les sujets présentant un espace QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique. L'hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointe, potentiellement fatales.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la 1ère semaine de traitement.
Si une hypokaliémie est détectée, elle doit être corrigée.
Calcémie :
Les diurétiques thiazidiques et apparentés sont susceptibles de diminuer l'excrétion urinaire du calcium et dentraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie importante peut être reliée à une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, le traitement doit être interrompu avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.
Glycémie :
Le contrôle de la glycémie est important chez les diabétiques, en particulier lorsque les taux de potassium plasmatiques sont bas.
Acide urique :
Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.
Fonction rénale et diurétiques :
Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/l, soit 220 μmol/l pour un adulte).
Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être ajustée pour tenir compte de l'âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft :
Clcr = (140 - âge) ´ poids/0,814 ´ créatininémie
avec: l'âge exprimé en années,
le poids en Kg,
la créatininémie en mmol/l.
Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
L'hypovolémie, résultant de la perte en eau et en sodium provoquée par le diurétique en début de traitement entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation des taux plasmatiques durée et de créatinine. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients dont la fonction rénale est normale mais peut cependant aggraver une insuffisance rénale préexistante.
Myopie Aiguë et Glaucome Aigu Secondaire à Angle Fermé
Les médicaments à base de sulfamides ou dérivés de sulfamide, peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique donnant lieu à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut induire une perte de la vision permanente. La première mesure à adopter est l'arrêt du traitement le plus rapidement possible. Un recours rapide à un traitement médicamenteux ou à la chirurgie peut s'avérer nécessaire si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de survenue d'un glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure les antécédents d'allergies aux sulfamides ou à la pénicilline.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Communes au périndopril et à lindapamide :
Association déconseillée
+ Lithium
Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité ont été rapportées pendant ladministration concomitante de lithium avec des IEC. Lutilisation de périndopril associé à lindapamide avec le lithium nest pas recommandée, mais si lassociation savère nécessaire, un contrôle attentif des taux de lithémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4).
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Majoration de leffet antihypertenseur. Surveillance de la tension artérielle et de la fonction rénale et adaptation posologique de lantihypertenseur, si nécessaire.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (aspirine ≥ 3g/jour)
Quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs) une atténuation de leffet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante dIEC et dAINS peut conduire à un risque accru daggravation de la fonction rénale, incluant un risque dinsuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération pré-existante de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement.
Associations à prendre en compte
+ Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque dhypotension orthostatique majorés (effet additif).
Liées au périndopril :
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine- aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
· Médicaments entrainant une hyperkaliémie
Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter le risque de survenue dune hyperkaliémie comme : laliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium, les IEC, les ARA-II, les AINS, les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime. Lassociation de ces médicaments augmente le risque dhyperkaliémie.
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
· Aliskiren
Le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
· Traitements par circulation extra-corporelle
Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou lhémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et laphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison dun risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, lutilisation dun autre type de membrane de dialyse ou dune classe dagent antihypertenseur différente doit être envisagée.
· Sacubitril/valsartan
Lutilisation concomitante de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée car linhibition concomitante de la néprilysine et de lenzyme de conversion de langiotensine peut accroître le risque dangioedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. Le traitement par périndopril ne doit être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Associations déconseillées
· Aliskiren
Le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les diabétiques ou insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4).
· Traitement associant un IEC avec un ARA II
Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints dathérosclérose diagnostiquée, dinsuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée dhypotension, de syncope, dhyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aigue) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association dun IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).
· Estramustine
Risque daugmentation des effets indésirables tel quun dème angioneurotique (angioedème).
· Cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)
Les patients traités de façon concomitante avec du cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent avoir un risque plus élevé dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4).
· Diurétiques épargneurs de potassium (par exemple : triamtérène, amiloride, ), potassium (sels de)
Hyperkaliémie (potentiellement fatale), en particulier dans un contexte dinsuffisance rénale (effets hyperkaliémiques additifs). Lassociation du périndopril et de ces médicaments nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). Dans le cas où une administration concomitante est néanmoins indiquée, elle devra être effectuée avec précaution et la kaliémie devra être fréquemment surveillée. Pour lutilisation de la spironolactone dans linsuffisance cardiaque, voir la rubrique « Associations faisant lobjet de précautions demploi ».
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Antidiabétiques (insuline, hypoglycémiants oraux)
Des études épidémiologiques ont suggéré que lassociation dIEC et dantidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec un risque dhypoglycémie. Ce phénomène semble se produire plus particulièrement au cours des premières semaines de lassociation de ces traitements et chez les patients présentant une insuffisance rénale.
· Diurétiques non-épargneurs de potassium
Les patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujet à une forte diminution de la pression artérielle après linstauration du traitement par un IEC. Leffet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinstaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril.
Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique antérieur peut avoir causé une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, le diurétique doit être interrompu avant dinstaurer un IEC ; dans ce cas, un diurétique non épargneur de potassium peut être ensuite réintroduit ou lIEC doit être instauré à une dose faible augmentée progressivement.
Dans le traitement diurétique de linsuffisance cardiaque congestive, lIEC doit être instauré à une dose très faible et après avoir réduit la dose du diurétique non épargneur de potassium associé.
Dans tous les cas, la fonction rénale (taux de créatinine) doit être surveillée lors des premières semaines de traitement par IEC.
· Diurétiques épargneurs de potassium (éplérénone, spironolactone)
Avec léplérénone et la spironolactone à des doses comprises entre 12.5 mg et 50 mg par jour et avec de faibles doses dIEC :
Dans le traitement de linsuffisance cardiaque de classe II-IV (NYHA) avec une fraction déjection <40%, et précédemment traitée avec un IEC et un diurétique de lanse, il existe un risque dhyperkaliémie, potentiellement fatale, particulièrement en cas de non-respect des recommandations de prescription de cette association. Avant instauration de lassociation, vérifier labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale.
Un contrôle strict de la kaliémie et de la créatinémie est recommandé une fois par semaine le premier mois du traitement et une fois par mois les mois suivants.
· Racécadotril
Les IEC (par exemple périndopril) sont connus pour causer des angioedèmes. Ce risque peut être accru lors de lutilisation concomitante avec du racécadotril (médicament utilisé contre les diarrhées aiguë).
· Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus)
Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR peuvent avoir un risque plus élevé dangioedème (voir rubrique 4.4).
Associations à prendre en compte
· Antihypertenseurs et vasodilatateurs
La prise concomitante de ces médicaments peut induire une augmentation des effets hypotenseurs du périndopril. Lutilisation concomittante avec de la nitroglycérine et dautres nitrates, ou dautres vasodilatateurs peut induire une baisse supplémentaire de la pression artérielle.
· Allopurinol, agents cytostatiques ou immunosuppresseurs, corticoïdes (voie générale) ou procaïnamide
Ladministration concomitante avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion peut entraîner un risque accru de leucopénie (voir rubrique 4.4).
· Anesthésiques
Les inhibiteurs de lenzyme de conversion peuvent majorer les effets hypotenseurs de certains produits anesthésiques (voir rubrique 4.4).
· Gliptines (linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine)
Augmentation du risque dangioedème imputable à la diminution de lactivité de la dipeptidylpeptidase IV (DPP-IV) causée par la gliptine, chez les patients co-traités avec un IEC.
· Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC.
· Sels dor
Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissement et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections de sels dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.
Liées à lindapamide :
Association faisant lobjet de précautions demploi
+ Médicaments induisant des torsades de pointe
En raison du risque dhypokaliémie, lindapamide doit être administré avec précaution lorsquil est associé à des médicaments induisant des torsades de pointe comme les antiarythmiques de classe IA (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), les antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofetilide, ibutilide, bretylium, sotalol) ; certains neuroleptiques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluoperazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, sultopride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; autres substances telles que bépridil, cisapride, diphemanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV, méthadone, astémizole, terfénadine. Prévention de lhypokaliémie et, si besoin, correction : surveillance de lespace QT.
+ Médicaments hypokaliémiants : amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie générale), tétracosactide, laxatifs stimulants
Risque majoré d'hypokaliémie (effet additif). Surveillance de la kaliémie et correction si besoin; à prendre particulièrement en compte en cas de thérapeutique digitalique. Utiliser des laxatifs non stimulants.
+ Digitaliques
Les faibles taux de potassium favorisent les effets toxiques des digitaliques. La kaliémie et lECG doivent être contrôlés et le traitement reconsidéré si nécessaire.
+ Allopurinol
L'association à l'indapamide peut augmenter l'incidence de réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol.
Association à prendre en compte
+ Diurétiques épargneurs de potassium (amiloride, spironolactone, triamtérène)
Dans le cas dune association rationnelle, utile pour certains patients, la survenue dune hypokaliémie ou dune hyperkaliémie (en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale ou diabétiques) nest pas à exclure. La kaliémie et lECG doivent être surveillés et, sil y a lieu, reconsidérer le traitement.
+ Metformine
Acidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et en particulier aux diurétiques de l'anse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/litre (135 micromoles/litre) chez l'homme et 12 mg/litre (110 micromoles/litre) chez la femme.
+ Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. Une réhydratation doit être effectuée avant administration du produit iodé.
+ Calcium (sels de)
Risque daugmentation de la calcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium.
+ Ciclosporine, Tacrolimus
Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des taux circulants de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.
+ Corticoïdes, tétracosactide (voie générale)
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans lassociation sur la grossesse et lallaitement, lutilisation de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE nest pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse. PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE est contre-indiqué pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse.
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE est contre-indiqué pendant lallaitement, cest pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre lallaitement, soit interrompre le traitement en prenant en compte limportance de ce traitement pour la mère.
Grossesse
Liées au périndopril
|
L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas dexposition à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.
Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lié à lindapamide
Il nexiste pas de données où il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur lutilisation de lindapamide chez la femme enceinte.
Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques pendant le troisième trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel et le débit sanguin utéro-placentaire pouvant entraîner une ischémie foeto-placentaire et un retard de croissance.
Les études réalisées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délètères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de lindapamide pendant la grossesse.
Allaitement
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE est contre-indiqué au cours de lallaitement.
Lié au périndopril
En raison de labsence dinformation disponible sur lutilisation du périndopril au cours de lallaitement, périndopril est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Lié à lindapamide
Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion de lindapamide/métabolites dans le lait maternel. Une hypersensibilité aux produits dérivés du sulfonamide et une hypokaliémie peuvent survenir. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.
Lindapamide est structurellement très proche des diurétiques thiazidiques auxquels ont été associés une diminution ou même une abolition de la lactation pendant la période dallaitement.
Lindapamide est contre indiqué pendant lallaitement.
Fertilité
Liés au périndopril et à lindapamide
Les études de toxicité sur la reproduction nont montré aucun effet sur la fertilité chez les rats femelles et mâles (voir rubrique 5.3). Aucun effet sur la fertilité nest attendu chez lHomme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Liés au périndopril, à lindapamide et à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE :
Ni l'un des deux principes actifs, ni PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE n'affectent la vigilance mais des réactions individuelles en relation avec une faible pression artérielle peuvent survenir chez certains patients, en particulier en début de traitement ou lors de l'association à un autre médicament antihypertenseur.
Par conséquent, l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée.
L'administration de périndopril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique provoquée par lindapamide. Six pour cent des patients traités par
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE ont présenté une hypokaliémie (taux de potassium <3,4 mmol/l).
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont :
- avec le périndopril : étourdissement, céphalées, paresthésie, dysgueusie, troubles visuels, vertiges, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, douleurs abdominales, constipation, dyspepsie, diarrhée, nausée, vomissement, prurit, rash, crampes musculaires et asthénie,
- avec lindapamide : réactions dhypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les patients présentant une prédisposition aux réactions allergiques et asthmatiques et aux éruptions maculopapuleuses.
Résumé tabulé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été observés lors des essais cliniques et/ou de lutilisation post-AMM et classés selon les fréquences suivantes :
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
MedDRA Système organe |
Effets indésirables |
Fréquence |
|||
|
Périndopril |
Indapamide |
||||
|
Infections et infestations |
Rhinite |
Très rare |
- |
||
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Eosinophilie |
Peu fréquent* |
- |
||
|
Agranulocytose (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Anémie aplasique |
- |
Très rare |
|||
|
Pancytopénie |
Très rare |
- |
|||
|
Leucopénie |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Neutropénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|||
|
Anémie hémolytique |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité (réactions dhypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les sujets prédisposés aux réactions allergiques ou asthmatiques) |
- |
Fréquent |
||
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
Peu fréquent* |
- |
||
|
Hyperkaliémie réversible à larrêt du traitement (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Hyponatrémie (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent* |
Inconnu |
|||
|
Hypercalcémie |
- |
Très rare |
|||
|
Déplétion potassique avec hypokaliémie, particulièrement grave chez certaines populations à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Inconnu |
|||
|
Affections psychiatriques |
Changement dhumeur |
Peu fréquent |
- |
||
|
Troubles du sommeil |
Peu fréquent |
- |
|||
|
Confusion |
Très rare |
- |
|||
|
Affections du système nerveux |
Etourdissements |
Fréquent |
- |
||
|
Céphalées |
Fréquent |
Rare |
|||
|
Paresthésie |
Fréquent |
Rare |
|||
|
Dysgueusie |
Fréquent |
- |
|||
|
Somnolence |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Syncope |
Peu fréquent* |
Inconnu |
|||
|
Accident vasculaire cérébral, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|||
|
En cas dinsuffisance hépatique, la survenue dune encéphalopathie hépatique est possible (voir rubriques 4.3 et 4.4) |
- |
Inconnu |
|||
|
Affections oculaires |
Troubles visuels |
Fréquent |
Inconnu |
||
|
Myopie (voir rubrique 4.4) |
- |
Inconnu |
|||
|
Vision trouble |
- |
Inconnu |
|||
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Vertiges |
Fréquent |
Rare |
||
|
Acouphènes |
Fréquent |
- |
|||
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
Peu fréquent* |
- |
||
|
Tachycardie |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Angor (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|||
|
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|||
|
Torsades de pointes (potentiellement fatales) (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Inconnu |
|||
|
Affections vasculaires |
Hypotension (et effets liés à lhypotension) (voir rubrique 4.4) |
Fréquent |
Très rare |
||
|
Vascularite |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
|
Phénomène de Raynaud |
Fréquence indéterminée |
- |
||
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux (voir rubrique 4.4) |
Fréquent |
- |
||
|
Dyspnée |
Fréquent |
- |
|||
|
Bronchospasme |
Peu fréquent |
- |
|||
|
Pneumonie à éosinophiles |
Très rare |
- |
|||
|
Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales |
Fréquent |
- |
||
|
Constipation |
Fréquent |
Rare |
|||
|
Diarrhée |
Fréquent |
- |
|||
|
Dyspepsie |
Fréquent |
- |
|||
|
Nausées |
Fréquent |
Rare |
|||
|
Vomissements |
Fréquent |
Peu fréquent |
|||
|
Bouche sèche |
Peu fréquent |
Rare |
|||
|
Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Affections hépato-biliaires |
Hépatite (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Inconnu |
||
|
Anomalies de la fonction hépatique |
- |
Très rare |
|||
|
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés |
Prurit |
Fréquent |
- |
||
|
Rash |
Fréquent |
- |
|||
|
Rash maculo-papuleux |
- |
Fréquent |
|||
|
Urticaire (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Très rare |
|||
|
Angioedème (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Très rare |
|||
|
Purpura |
- |
Peu fréquent |
|||
|
Hyperhidrose |
Peu fréquent |
- |
|||
|
Réactions de photosensibilité |
Peu fréquent* |
Inconnu |
|||
|
Pemphigoïde |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Aggravation du psoriasis |
Rare* |
- |
|||
|
Erythème multiforme |
Très rare |
- |
|||
|
Nécrolyse épidermique toxique |
- |
Très rare |
|||
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
- |
Très rare |
|||
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Crampes musculaires |
Fréquent |
- |
||
|
Possibilité dune aggravation dun lupus érythémateux disséminé aigu préexistant |
- |
Inconnu |
|||
|
Arthralgie |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Myalgie |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Insuffisance rénale |
Peu fréquent |
- |
||
|
Insuffisance rénale aigüe |
Très rare |
Très rare |
|||
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysérection |
Peu fréquent |
- |
||
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthenie |
Fréquent |
- |
||
|
Douleur thoracique |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Malaise |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
dème périphérique |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Fièvre |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Fatigue |
- |
Rare |
|||
|
Investigations |
Augmentation de lurée sanguine. |
Peu fréquent* |
- |
||
|
Augmentation de la créatininémie. |
Peu fréquent* |
- |
|||
|
Elévation de la bilirubine sérique |
Rare |
- |
|||
|
Elévation des enzymes hépatiques |
Rare |
Inconnu |
|||
|
Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
- |
|||
|
Elévation de la glycémie |
- |
Inconnu |
|||
|
Elévation de l'uricémie |
- |
Inconnu |
|||
|
Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Inconnu |
|||
|
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Chutes |
Peu fréquent* |
- |
||
* Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés après la commercialisation (notifications spontanées).
Des cas de syndrome de sécrétion inappropriée dhormone anti-diurétique (SIADH) ont été rapportés avec dautres IEC. Le SIADH peut être considéré comme une complication très rare mais cependant possible d'un traitement par IEC, dont le périndopril.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
L'événement le plus probable en cas de surdosage est l'hypotension, parfois associée à des nausées, vomissements, crampes, vertiges, somnolence, états confusionnels, oligurie pouvant aller jusqu'à l'anurie (par hypovolémie). Des désordres hydroélectrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie) peuvent survenir.
Conduite à tenir
Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation.
Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus en position déclive. Si nécessaire, une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium peut être administrée ou tout autre moyen d'expansion volémique peut être utilisé.
Le périndoprilate, la forme active du périndopril, est dialysable (voir rubrique 5.2).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : périndopril et diurétiques, code ATC : C09BA04
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE est une association de périndopril sel de tertbutylamine, un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et d'indapamide, un diurétique chlorosulfamoylé. Ses propriétés pharmacologiques découlent de celles de chacun des composés pris séparément auxquelles il convient d'ajouter celles dues à l'action additive synergique des deux produits associés.
Mécanisme daction
Lié au périndopril
Le périndopril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien, et la dégradation de la bradykinine, substance vasodilatatrice, en heptapeptides inactifs.
Il en résulte :
· une diminution de la sécrétion d'aldostérone ;
· une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif ;
· une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.
L'action antihypertensive de périndopril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.
Le périndopril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites sont inactifs.
Le périndopril réduit le travail du cur :
· par un effet vasodilatateur veineux, vraisemblablement dû à une modification du métabolisme des prostaglandines : diminution de la pré-charge ;
· par diminution des résistances périphériques totales : diminution de la post-charge.
Les études réalisées chez l'insuffisant cardiaque ont mis en évidence :
· une baisse des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droit ;
· une diminution des résistances vasculaires périphériques totales ;
· une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de l'index cardiaque ;
· une augmentation des débits sanguins régionaux musculaires.
Les épreuves d'effort sont également améliorées.
Lié à lindapamide
Lindapamide est un dérivé sulfamidé à noyau indole, apparenté aux diurétiques thiazidiques sur le plan pharmacologique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.
Effets pharmacodynamiques
Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS France :
Chez l'hypertendu, quel que soit l'âge, PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE exerce un effet antihypertenseur dose-dépendant sur les pressions artérielles diastolique et systolique que ce soit en position couchée ou en position debout.
PICXEL, une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus enalapril a évalué par échocardiographie les effets de lassociation périndopril/indapamide en monothérapie sur lhypertrophie ventriculaire gauche (HVG).
Dans létude PICXEL, les patients hypertendus avec HVG (définie par un index de masse ventriculaire gauche (IMVG) > 120 g/m2 chez lhomme et > 100 g/m2 chez la femme) ont été randomisés en 2 groupes pour un an de traitement : périndopril tert-butylamine 2 mg (soit 2,5 mg de périndopril arginine)/indapamide 0,625 mg ou enalapril 10 mg, en une prise par jour. La posologie pouvait être adaptée en fonction du contrôle de la pression artérielle jusquà périndopril tert-butylamine 8 mg (soit 10 mg de périndopril arginine)/indapamide 2,5 mg ou enalapril 40 mg en une prise par jour. Seuls 34% des sujets sont restés traités avec périndopril tert-butylamine 2 mg (soit 2,5 mg de périndopril arginine)/indapamide 0,625 mg (contre 20% avec enalapril 10 mg).
A la fin du traitement, lIMVG avait diminué de façon significativement plus importante dans le groupe périndopril/indapamide (-10,1 g/m2) que dans le groupe enalapril (-1,1 g/m2) dans la population totale des patients randomisés. La différence de variation de lIMVG entre les deux groupes était de -8,3 g/m2 (IC95% (-11,5, -5,0), p<0,0001).
Un effet plus important sur lIMVG a été atteint à la dose de périndopril 8 mg (soit 10 mg de périndopril arginine)/indapamide 2,5 mg.
Concernant la pression artérielle, les différences moyennes estimées entre les 2 groupes dans la population randomisée ont été respectivement de -5,8 mmHg (IC95% (-7,9, -3,7), p<0,0001) pour la pression artérielle systolique et de -2,3 mmHg (IC95% (-3,6, -0,9), p=0,0004) pour la pression artérielle diastolique, en faveur du groupe périndopril/indapamide.
Liées au périndopril
Le périndopril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère à modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme.
L'activité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se prolonge pendant 24 heures.
Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est élevé : il se situe aux environs de 80%.
Chez les patients répondeurs, la pression artérielle est normalisée au bout de 1 mois de traitement, et se maintient sans échappement.
L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.
Le périndopril est pourvu de propriétés vasodilatatrices, restaure lélasticité des principaux troncs artériels, corrige les modifications histomorphométriques des artères de résistance et réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
En cas de nécessité, l'adjonction d'un diurétique thiazidique entraîne une synergie de type additif.
L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un thiazidique diminue en outre le risque d'hypokaliémie induite par le diurétique seul.
Liées à lindapamide
Lindapamide, en monothérapie, a un effet antihypertenseur qui se prolonge pendant 24 heures. Cet effet apparaît à des doses où ses propriétés diurétiques sont minimes.
Son activité antihypertensive est proportionnelle à une amélioration de la compliance artérielle et à une diminution des résistances vasculaires périphériques totale et artériolaire.
Lindapamide réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
Il existe un plateau de l'effet antihypertenseur des diurétiques thiazidiques et apparentés au-delà d'une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d'augmenter : en cas d'inefficacité du traitement, il ne faut donc pas chercher à augmenter les doses.
En outre, il a été démontré, à court, moyen et long terme chez l'hypertendu, que indapamide :
· respecte le métabolisme lipidique : triglycérides, LDL-cholestérol et HDL-cholestérol,
· respecte le métabolisme glucidique, même chez l'hypertendu diabétique.
Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine- aldostérone (SRAA)
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables.
Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Population pédiatrique
Aucune donnée dutilisation de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE chez les enfants nest disponible.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE
La co-administration de périndopril et d'indapamide ne modifie pas leurs paramètres pharmacocinétiques par rapport à leur administration séparée.
Liées au périndopril
Absorption et biodisponibilité
Après administration orale, l'absorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique de périndopril est de 1 heure.
La prise d'aliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, périndopril tert-butylamine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Distribution
Le volume de distribution est dapproximativement 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à lenzyme de conversion de langiotensine, mais est concentration-dépendante.
Biotransformation
Le périndopril est une prodrogue. La biodisponibilité du périndoprilate, le métabolite actif, est de 27 %. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
Elimination
Le périndoprilate est éliminé par voie urinaire et la demi-vie terminale de la fraction libre est denviron 17 heures, permettant dobtenir un état déquilibre en 4 jours.
Linéarité/non-linéarité
Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril et son exposition plasmatique.
Populations particulières
Sujets âgés :
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques ou rénaux.
Insuffisants rénaux :
Une adaptation posologique en cas dinsuffisance rénale est souhaitable en fonction du degré daltération (clairance de la créatinine).
En cas de dialyse :
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.
Pour les patients atteints de cirrhose :
Les cinétiques de périndopril sont modifiées chez les patients cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée nest pas diminuée et, par conséquent, aucune adaptation posologique nest nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Liées à l'indapamide
Absorption
L'indapamide est rapidement et totalement absorbé par le tractus digestif.
Le pic plasmatique maximal est atteint chez l'homme environ une heure après la prise orale du produit.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est de 79 %.
Biotransformation et Elimination
La demi-vie d'élimination est comprise entre 14 et 24 heures (en moyenne 18 heures). Les administrations répétées ne provoquent pas d'accumulation. L'élimination est essentiellement urinaire
(70 % de la dose) et fécale (22 %) sous forme de métabolites inactifs.
Populations particulières
Insuffisants rénaux :
Les paramètres pharmacocinétiques sont inchangés chez l'insuffisant rénal.
5.3. Données de sécurité préclinique
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZYDUS FRANCE a une toxicité légèrement plus élevée que celle de ses composants. Les manifestations rénales ne paraissent pas potentialisées chez le rat. Cependant l'association fait apparaître une toxicité digestive chez le chien et les effets maternotoxiques semblent majorés chez le rat.
Néanmoins, ces effets indésirables se manifestent à des niveaux de doses largement supérieurs à ceux utilisés en thérapeutique.
Liées au périndopril
Dans les études de toxicité chronique avec administration orale de périndopril (chez le rat et le singe), l'organe cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène n'a été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) n'ont montré aucun signe d'embryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, ont induit des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et les lapins: des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées.
Aucune carcinogénicité n'a été observée lors des études à long terme chez les rats et les souris.
Liées à l'indapamide
L'administration orale à forte dose (40 à 8000 fois supérieur à la dose thérapeutique) chez différentes espèces animales a montré une exacerbation des propriétés diurétiques de l'indapamide. Les principaux symptômes observés au cours des études de toxicité aiguë après administration d'indapamide en intraveineuse ou intrapéritonéale, étaient liés à l'action pharmacologique de l'indapamide, i.e bradypnée et vasodilatation périphérique.
L'indapamide ne présente pas de propriétés mutagènes ou carcinogènes.
Lactose monohydrate, cellulose microcristalline, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
2 ans.
Après ouverture du sachet : 30 jours.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 et 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
30 et 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium) dans un sachet contenant un dessicant (gel de silice).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ZAC LES HAUTES PATURES
PARC DACTIVITES LES PEUPLIERS
25 RUE DES PEUPLIERS
92000 NANTERRE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 411 30: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 300 446 74: 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).
· 34009 300 411 4 7: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 446 67: 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- FLUDEX 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- DIARFIX 100 mg, gélule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.