METRONIDAZOLE BAXTER 0,5 POUR CENT, solution injectable en poche
CIS 65687841
Informations à jour au 1 février 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 01/02/2019
METRONIDAZOLE BAXTER 0,5 POUR CENT, solution injectable en poche
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour une poche de 100 ml.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Osmolarité : 308 mOsm/l
pH : 4.5 à 6.0
Solution claire, quasiment incolore à légèrement jaune.
4.1. Indications thérapeutiques
· prophylaxie des infections post-opératoires à germes anaérobies sensibles lors dintervention chirurgicale digestive ou proctologique, en association à un antibiotique actif sur les germes aérobies,
· traitement curatif des infections médicochirurgicales à germes anaérobies sensibles,
· amibiases sévères de localisation intestinale ou hépatique.
Le métronidazole injectable doit être réservé aux malades pour lesquels la voie orale est inutilisable.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Traitement des infections à germes anaérobies :
· Adultes : 1 à 1,50 g par jour en 2 ou 3 perfusions intraveineuses,
· Enfants : 20 à 30 mg/kg/jour en 2 ou 3 perfusions intraveineuses,
Le relais peut être pris par voie orale, à la même posologie, lorsque létat du malade le permet.
Prophylaxie des infections post-opératoires en chirurgie :
Lantibioprophylaxie doit être de courte durée, le plus souvent limitée à la période per-opératoire, 24 heures parfois, mais jamais plus de 48 heures.
· Adultes : 30 minutes avant le début de lintervention, injection intra-veineuse dune dose unique de 1 g,
· Enfants : 30 minutes avant le début de lintervention, injection intra-veineuse dune dose unique de 20 à 40 mg/kg.
Amibiase :
· Adultes : 1,50 g par jour (soit 3 perfusions intraveineuses de 500 mg par jour) ;
· Enfants : 30 à 40 mg/kg/jour en perfusions intraveineuses.
Dans lamibiase hépatique, au stade abcédé, lévacuation de labcès doit être effectuée conjointement au traitement par le métronidazole.
Mode dadministration
Administration en perfusion veineuse lente, à raison dune poche de 100 ml (500 mg) passée en 30 à 60 minutes.
Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
A utiliser avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique grave. La dose de métronidazole doit être diminuée si nécessaire.
Le métronidazole est métabolisé principalement par oxydation hépatique.
La clairance du métronidazole peut être substantiellement diminuée en présence dune insuffisance hépatique avancée. Le rapport bénéfice/risque dutiliser le métronidazole pour traiter les trichomonases chez de tels patients doit être évalué avec précaution (pour lajustement posologique, voir rubrique 4.2). Les concentrations plasmatiques de métronidazole doivent être surveillées étroitement.
La prudence est de mise chez les patients présentant une encéphalopathie hépatique. Les patients présentant une encéphalopathie hépatique sévère métabolisent lentement le métronidazole, qui de ce fait s'accumule, ce qui peut exacerber les effets indésirables sur le système nerveux central. La dose de métronidazole doit être diminuée si nécessaire.
Des cas d'hépatotoxicité sévère/d'insuffisance hépatique aiguë, y compris des cas entraînant une issue fatale avec une survenue très rapide après l'initiation du traitement chez des patients atteints du syndrome de Cockayne, ont été rapportés avec des produits contenant du métronidazole destinés à une utilisation systémique. Dans cette population, le métronidazole doit donc être utilisé après une évaluation approfondie du rapport bénéfice-risque et uniquement si aucun traitement alternatif n'est disponible. Des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés juste avant le début du traitement, tout au long de celui-ci et après la fin du traitement, jusqu'à ce que la fonction hépatique se situe dans les limites des valeurs normales, ou jusqu'à ce que les valeurs initiales soient obtenues. Si les tests de la fonction hépatique deviennent nettement élevés pendant le traitement, la prise du médicament doit être interrompue.
Il faut informer les patients atteints du syndrome de Cockayne de rapporter immédiatement tous les symptômes de lésions hépatiques potentielles à leur médecin et d'arrêter la prise de métronidazole.
Maladie neurologique active du système nerveux central :
Le métronidazole doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant de maladie neurologique active du système nerveux central et périphérique. Des troubles neurologiques sévères (parmi lesquels des convulsions et des neuropathies optiques et périphériques) ont été signalés chez des patients traités par le métronidazole. Interrompre le traitement en cas de symptômes neurologiques anormaux tels quune ataxie, des vertiges ou une confusion mentale ou de toute autre réaction indésirable touchant le système nerveux central.
Tenir compte du risque daggravation de létat neurologique chez les patients atteints de paresthésie fixée ou évolutive, dépilepsie et de maladie active du système nerveux central, à lexception dun abcès du cerveau.
Une encéphalopathie a été signalée, associée à une toxicité cérébelleuse caractérisée par une ataxie, des vertiges, une dysarthrie et accompagnée de lésions du système nerveux central observées sur des clichés d'imagerie par résonance magnétique (IRM). Les symptômes et les lésions du système nerveux central sont généralement réversibles en quelques jours à quelques semaines après l'arrêt du métronidazole.
Une méningite aseptique peut survenir avec le métronidazole. Les symptômes peuvent apparaître dans les heures qui suivent l'administration de la dose et cessent généralement après l'interruption du traitement par le métronidazole (voir rubrique 4.8).
Dyscrasie sanguine
Le métronidazole doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant des signes ou des antécédents de dyscrasie sanguine, car une agranulocytose, une leucopénie et une neutropénie ont été observées après ladministration de métronidazole.
Maladie rénale :
Le métronidazole est éliminé pendant lhémodialyse, il doit être administré une fois la séance dhémodialyse terminée.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, y compris chez ceux recevant une dialyse péritonéale, lapparition de signes de toxicité due à laccumulation potentielle de métabolites toxiques du métronidazole doit être surveillée.
Patients suivant un régime hyposodé :
Ce médicament contient 13.5 mmol (310 mg) de sodium pour 100 ml. Il faut en tenir compte chez les patients qui suivent un régime pauvre en sodium.
Alcool :
Il convient de conseiller aux patients dinterrompre leur consommation de boissons alcoolisées ou de produits contenant de lalcool avant, pendant et jusquà 72 heures après la prise de métronidazole du fait dun effet « antabuse » (crampes abdominales, nausées, céphalées, bouffées congestives, vomissement et tachycardie). Voir rubrique 4.5.
Traitement à forte dose ou traitement prolongé par le métronidazole :
La durée de traitement usuelle avec le métronidazole I.V. ou autres dérivés imidazolés est généralement de moins de 10 jours. Cette durée peut être augmentée uniquement dans certains cas individuels après une évaluation stricte du rapport bénéfice/risque.
Le traitement ne peut être renouvelé que dans des cas extrêmement rares. Il est nécessaire de limiter la durée de traitement, les dommages sur les cellules germinales humaines ne pouvant être exclus.
Un traitement à forte dose ou un traitement prolongé par le métronidazole ne peut être mené que sous surveillance étroite des effets cliniques et biologiques et sous la direction dun spécialiste.
Si un traitement prolongé est nécessaire, le médecin doit garder à lesprit la possibilité de neuropathies périphériques et de leucopénies. Ces deux effets sont généralement réversibles.
Dans le cas de traitement prolongé, la survenue deffets indésirables tels que paresthésies, ataxie, vertiges et crises de convulsion doit être surveillée. Les traitements à fortes doses ont été associés à des crises épileptiformes transitoires.
Surveillance :
Du fait du risque accru deffets indésirables, une surveillance clinique et biologique régulière (incluant la numération sanguine) est conseillée en cas de traitement à forte dose, prolongé ou répété, dantécédents de dyscrasie sanguine, dinfection sévère et dinsuffisance hépatique sévère.
Divers :
Les patients doivent être avertis que le métronidazole peut foncer les urines (du fait de la présence de métabolites du métronidazole).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
· Disulfirame : lutilisation concomitante de métronidazole et de disulfirame peut conduire à des réactions psychotiques et à un état confusionnel. Le métronidazole ne doit pas être administré à des patients qui ont pris du disulfirame au cours des deux semaines précédentes.
· Alcool : effet antabuse (chaleur, rougeur, vomissement, tachycardie)
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool. Il convient de conseiller aux patients de ne pas consommer dalcool pendant le traitement par le métronidazole et pendant au moins 72 heures après sa prise, du fait dun effet « antabuse » (bouffées congestives, vomissement et tachycardie).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Anticoagulants oraux (décrit pour la warfarine) : le métronidazole peut augmenter les effets anticoagulants de la warfarine et dautres anticoagulants oraux, conduisant à un allongement du temps de prothrombine et à un risque hémorragique accru (diminution de leur catabolisme hépatique). Les patients associant le métronidazole à la warfarine ou à dautres coumarines orales doivent bénéficier dune surveillance plus fréquente du temps de prothrombine et du rapport normalisé international (INR). Les patients doivent être surveillés afin de déceler des signes et des symptômes de saignement.
De nombreux cas daugmentation de lactivité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant une antibiothérapie concomitante. Le contexte infectieux ou inflammatoire, lâge et létat général du patient sont des facteurs de risque dans ces situations. Dans ces circonstances, il apparait difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse elle-même et son traitement dans la survenue du déséquilibre du temps de prothrombine. Certaines classes dantibiotiques sont davantage susceptibles de conduire à cette interaction : il sagit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
· Vécuronium (curarisant non dépolarisant) : le métronidazole peut potentialiser les effets du vécuronium.
Associations à prendre en compte
· 5-Fluoro-uracile : augmentation de la toxicité du 5-Fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
· Lithium : une rétention du lithium saccompagnant de possibles troubles rénaux a été rapportée chez des patients traités de manière simultanée par le métronidazole et le lithium. Le traitement par le lithium devrait être diminué ou arrêté avant ladministration du métronidazole. Une surveillance de la lithémie, de la créatininémie et des concentrations sanguines en électrolytes doit être effectuée chez les patients traités par le lithium pendant quils reçoivent du métronidazole.
· Cholestyramine: peut retarder ou réduire labsorption du métronidazole.
· Phénitoïne, barbituriques (phénobarbital) : ladministration concomitante de médicaments qui induisent lactivité des enzymes microsomales hépatiques, tels que la phénytoïne ou le phénobarbital, peut accélérer lélimination du métronidazole et par conséquent diminuer son efficacité.
· Cimétidine: ladministration concomitante de médicaments qui diminuent lactivité des enzymes microsomales hépatiques, tels que la cimétidine, peut provoquer une diminution du métabolisme et une réduction de la clairance plasmatique du métronidazole et conduire à une toxicité de ce médicament.
· Lassociation du métronidazoole et de substrats du CYP3A4 (p. ex. amiodarone, tacrolimus, ciclosporine, carbamazépine et quinidine) peut augmenter les concentrations plasmatiques respectives des substrats du CYP3A4. La surveillance des concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4 peut être nécessaire.
· Busulfan : les concentrations plasmatiques du busulfan peuvent augmenter pendant un traitement concomitant par le métronidazole et conduire à une toxicité grave du busulfan telle quun syndrome dobstruction sinusoïdale, une inflammation de la muqueuse gastro-intestinale et une maladie veino-occlusive hépatique.
Analyses biologiques :
Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver le test de Nelson.
Le métronidazole peut interférer avec les taux sériques daspartate transaminase (AST), dalanine transaminase (ALT), de lactate déshydrogénase (LDH), de triglycérides et de glucose, mesurés par la méthode à lhexokinase. Le métronidazole provoque une augmentation de labsorbance des ultraviolets à 340 nm, ce qui aboutit à des valeurs faussement diminuées.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Le métronidazole traverse la barrière placentaire.
Les données cliniques obtenues sur un nombre élevé de grossesses exposées et les données animales n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique. Toutefois, une administration sans restriction de nitroimidazolés à la mère pourrait être associée à des risques mutagènes ou carcinogènes pour lenfant à naître ou le nouveau-né.
En conséquence, le métronidazole ne devrait pas être administré pendant la grossesse sauf en cas de nécessité évidente.
Le métronidazole passe dans le lait maternel. Pendant lallaitement, il convient dinterrompre soit lallaitement au lait maternel, soit le métronidazole.
Fertilité
Il nexiste aucune donnée clinique liée à leffet du métronidazole sur la fertilité. Les études chez lanimal ont montré des effets indésirables sur le système de reproduction mâle, qui sont totalement ou partiellement réversibles après larrêt du traitement (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Il nexiste pas de données sur les effets indésirables issues détudes cliniques conduites sur le métronidazole et dont Baxter est le promoteur. Les effets suivants ont été rapportés avec le métronidazole. Ils sont répertoriés par classe de systèmes dorganes (SOC) MedDRA, terme préférentiel et fréquence. Les groupes de fréquence suivants sont utilisés : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
La fréquence, le type et la gravité des effets indésirables sont les mêmes chez lenfant que chez ladulte.
|
Classe de systèmes dorganes |
Termes préférentiels MedDRA |
Fréquence |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Leucopénie Agranulocytose Pancytopénie Neutropénie Thrombopénie Eosinophilie |
Peu fréquent Rare Rare Rare Rare Indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
Choc anaphylactique Réaction de Jarisch-Herxheimer Hypersensibilité |
Rare Rare Indéterminée |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Diminution de lappétit |
Indéterminée |
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Affections psychiatriques |
Hallucinations Dépression État confusionnel Insomnie |
Rare Indéterminée Indéterminée Indéterminée |
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Affections du système nerveux |
Dysgueusie Céphalée Encéphalopathie Méningite aseptique Convulsion Somnolence Neuropathie périphérique Ataxie Sensation vertigineuse Dysarthrie Hypoesthésie Paresthésie |
Fréquent Peu fréquent Rare Rare Rare Rare Rare Rare Rare Indéterminée Indéterminée Indéterminée |
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Affections oculaires |
Neuropathie optique Diplopie Myopie |
Rare Rare Rare |
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Affections cardiaques |
Tachycardie Palpitations |
Indéterminée Indéterminée |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Indéterminée |
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Affections gastro-intestinales |
Glossite Stomatite Bouche sèche Pancréatite Douleur abdominale haute Diarrhée Nausée Vomissement Constipation Langue de couleur anormale |
Fréquent Fréquent Fréquent Rare Rare Rare Rare Rare Indéterminée Indéterminée |
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Affections hépatobiliaires |
Ictère cholestatique |
Rare |
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Affections de la peau et du tissus sous-cutané |
Syndrome de Stevens-Johnson Nécrolyse épidermique toxique Angioedème Érythème polymorphe Prurit Gonflement du visage Urticaire Hyperhidrose Rash |
Rare Rare Rare Rare Indéterminée Indéterminée Indéterminée Indéterminée Indéterminée |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Myalgie Contractures musculaires Arthralgie |
Fréquent Indéterminée Indéterminée |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Chromaturie Dysurie |
Rare Indéterminée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie Inflammation des muqueuses Fièvre Réaction au site dinjection Malaise dème de la face dème périphérique Douleur thoracique Frissons |
Peu fréquent Rare Rare Indéterminée Indéterminée Indéterminée Indéterminée Indéterminée Indéterminée |
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Investigations |
Augmentation des enzymes hépatiques |
Indéterminée |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage chez ladulte, les symptômes cliniques se limitent généralement à des nausées, des vomissements et des effets neurotoxiques, parmi lesquels une ataxie, une légère désorientation, un état confusionnel, des convulsions et une neuropathie périphérique..
Traitement
Il nexiste pas dantidote spécifique pour les surdosages de métronidazole. La perfusion de métronidazole doit être interrompue. Les patients doivent bénéficier dun traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Le métronidazole est un anti-infectieux de la famille des nitro-5 imidazolés.
SPECTRE DACTIVITE ANTIMICROBIENNE
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistances :
S £ 4 mg/l et R > 4 mg/l.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Ces données ne peuvent apporter quune orientation sur les probabilités de la sensibilité dune souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
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ESPÈCES SENSIBLES |
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Aérobies à Gram négatif |
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Helicobacter pylori |
30 % |
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Anaérobies |
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Bacteroides fragilis |
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Bifidobacterium |
60 - 70 % |
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Bilophila |
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Clostridium |
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Clostridium difficile |
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Clostridium perfringens |
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Eubacterium |
20 - 30 % |
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Fusobacterium |
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Peptostreptococcus |
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Porphyromonas |
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Prevotella |
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Veillonella |
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ESPÈCES RÉSISTANTES |
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Aérobies à Gram positif |
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Actinomyces |
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Anaérobies |
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Mobiluncus |
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Propionibacterium acnes |
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ACTIVITÉ ANTIPARASITAIRE |
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Entamoeba histolytica |
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Giardia intestinalis |
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Trichomonas vaginalis |
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Des résistances croisées avec le tinidazole se produisent.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Linjection de 500 mg de métronidazole par voie veineuse donne lieu après perfusion unique à un pic moyen de 14-18 µg/ml à la fin de la perfusion de 20 minutes. Des concentrations plasmatiques maximales du métabolite 2-hydroxy denviron 3 g/ml sont obtenues après une dose intraveineuse unique d1g. Des concentrations plasmatiques de métronidazole à létat déquilibre denviron 17 et 13 µg/ml sont atteintes après ladministration de métronidazole toutes les 8 ou 12 heures respectivement.
La liaison aux protéines sériques du métronidazole est faible (< 10%) et le volume de distribution de 1.1 ± 0.4 l/kg.
Biotransformation
Le métronidazole est métabolisé dans le foie par hydroxylation, oxydation et glucuronidation. Les principaux métabolites sont le 2-hydroxy et lacide acétique.
Élimination
Lexcrétion de métronidazole et de ses métabolites se fait surtout par voie urinaire (plus de 50 dont 20% environ sous forme inchangée). Environ 20% de la dose est excrétée avec les fèces. La clairance est de 1.3 ± 0.3 ml/min/kg tandis que la clairance rénale est denviron 0.15 ml/min/kg.
La demi-vie délimination plasmatique du métronidazole est denviron 8 heures et du métabolite de 2-hydroxy denviron 10 heures.
Groupes particuliers de patients :
La demi-vie délimination du métronidazole nest pas influencée par linsuffisance rénale mais elle peut être augmentée pour les métabolites 2-hydroxy et dacide acétique. En cas dhémodialyse, le métronidazole est rapidement éliminé et la demi-vie est réduite à 2 heures 30. La dialyse péritonéale ne semble pas affecter lélimination du métronidazole ou de ses métabolites par rapport aux patients atteints dinsuffisance rénale.
Chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique, le métabolisme du métronidazole devrait diminuer, entraînant une augmentation de la demi-vie délimination. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, la clairance peut être diminuée jusquà environ 65% conduisant à une accumulation de métronidazole dans le corps.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune suspicion de cancérogénicité nexiste chez lhomme bien que ce produit se soit révélé carcinogène chez une certaine espèce de souris, mais pas chez le rat ni chez le hamster.
Ladministration quotidienne de métronidazole par voie orale, à 5 fois la dose quotidienne humaine maximale pendant plus de 4 semaines, a provoqué une toxicité testiculaire et une infertilité chez des rats mâles. La fertilité a été restaurée chez la plupart des animaux 8 semaines après larrêt du traitement, alors que le poids des testicules et celui des épididymes plus faibles ainsi que la numération des spermatozoïdes se sont améliorés mais ne sont pas totalement revenus à la normale. Ladministration quotidienne de métronidazole par voie orale, à environ 6 fois la dose quotidienne humaine maximale pendant au moins 2 semaines, a provoqué une toxicité testiculaire chez des souris mâles. La plupart des indices de toxicité testiculaire sont revenus à la normale dans les 2 mois suivant larrêt du traitement, alors que le poids des testicules et des épididymes plus faibles se sont améliorés mais ne sont pas totalement revenus à la normale.
Ces études démontrent que les effets indésirables du métronidazole sur le système de reproduction mâle sont totalement ou partiellement réversibles après larrêt du traitement (voir rubrique 4.6).
· Le métronidazole est incompatible avec :Aztréonam
· Naftate de céfamandole
· Pénicilline G
En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
A conserver dans le conditionnement primaire dorigine, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
100 ml en poche Viaflo (Polyéthylène/Polyamide 6/Polypropylène) ; boîte de 50 ou 60 poches.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Nadministrer que si la solution est limpide, sans particule visible et si la poche nest pas endommagée.
Administrer immédiatement après linsertion du set de perfusion.
Retirer le suremballage juste avant utilisation. Le conditionnement primaire maintient la stérilité du produit.
Ne pas utiliser les poches plastiques pour des connexions en série. Cette utilisation pourrait entraîner une embolie gazeuse en raison de l'aspiration de l'air résiduel de la première poche avant la fin de l'administration de solution venant de la deuxième poche.
Exercer une pression sur des solutions contenues dans des poches en plastique souples pour augmenter le débit peut entraîner une embolie gazeuse, si lair résiduel contenu dans la poche nest pas complétement évacué avant ladministration.
Lutilisation dun kit dadministration intraveineuse dont lévent est en position ouverte peut entraîner une embolie gazeuse. Les kits dadministration intraveineuse avec évent en position ouverte ne doivent pas être utilisés avec des poches en plastique souples.
La solution doit être administrée en utilisant du matériel stérile et en utilisant une technique aseptique. Léquipement doit être préparé avec la solution de manière à prévenir lentrée dair dans le système.
Chez les patients maintenus sous perfusion, le métronidazole doit être dilué avec des volumes appropriés de solution de chlorure de sodium 0,9%, ou de chlorure de potassium (20 et 40 mmol/litre).
Lutilisation dune technique dadministration incorrecte pourrait provoquer lapparition de fièvre liée à une introduction potentielle de composés pyrogènes.
En cas deffet indésirable, la perfusion doit être arrêtée immédiatement.
Supplémentations
Les supplémentations connues ou identifiées comme étant incompatibles ne doivent pas être utilisés.
Avant dajouter une substance ou un médicament, il convient de vérifier quils sont solubles et stables dans le métronidazole et que le pH du métronidazole est adéquat. Les supplémentations peuvent être incompatibles. Lors de lintroduction dadditifs, le mode demploi du médicament devant être ajouté et tout autre document pertinent doivent être consultés (voir rubrique 6.2).
Bien mélanger la solution une fois les additifs introduits.
Après lajout, si un changement de couleur et/ou des précipités, complexes insolubles ou cristaux apparaissent, ne pas utiliser la solution.
Ne pas conserver les solutions contenant des supplémentations.
Le produit doit être utilisé immédiatement après ouverture.
A usage unique, éliminer après utilisation.
Eliminer toute solution inutilisée.
Ne pas reconnecter de poches utilisées partiellement.
1. Ouverture :
a. Retirer la poche Viaflo de sa surpoche juste avant emploi.
b. vérifier labsence de microfuites en pressant fermement l'emballage interne. En cas de fuites, éliminer la solution, la stérilité pouvant être altérée.
c. vérifier que la solution est limpide et labsence de particules étrangères. Eliminer la solution si elle nest pas limpide ou quelle contient des particules.
2. Préparation pour l'administration :
Utiliser du matériel stérile pour la préparation et ladministration.
a. Suspendre la poche par son illet.
b. Retirer le protecteur plastique de l'embout de sortie situé au bas de la poche.
o D'une main, saisir la petite ailette située sur le tube de l'embout.
o De l'autre main, saisir la grande ailette située sur le capuchon et tourner.
o Ceci fera sauter le capuchon.
c. Utiliser une technique aseptique pour installer la perfusion.
d. Connecter le nécessaire pour perfusion. Se reporter à la notice accompagnant le nécessaire pour sa connexion, son amorce et pour l'administration de la solution.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
IMMEUBLE BERLIOZ
4 BIS RUE DE LA REDOUTE
78280 GUYANCOURT
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 558 662 5 1 : 100 ml en poche Viaflo (Polyéthylène/Polyamide 6/Polypropylène) ; boîte de 50 poches.
· 34009 550 552 3 5 : 100 ml en poche Viaflo (Polyéthylène/Polyamide 6/Polypropylène) ; boîte de 60 poches
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- FLAGYL 0,5 POUR CENT, solution injectable pour perfusion en poche
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- BUSULFAN ACCORD 6 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
- FASIGYNE 500 mg, comprimé enrobé
- AZACTAM 1 g, poudre et solution pour usage parentéral
- CEFOXITINE PANPHARMA 1 g, poudre pour solution injectable (IV)
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