ENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG 20 mg/20 mg, comprimé pelliculé
CIS 65722018
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ANSM - Mis à jour le : 26/02/2021
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG 20 mg/20 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Maléate dénalapril.................................................................................................................. 20 mg
Equivalant à énalapril......................................................................................................... 15,28 mg
Chlorhydrate de lercanidipine.................................................................................................. 20 mg
Equivalant à lercanidipine................................................................................................... 18,88 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés pelliculés biconvexes, ronds, de couleur orange à orange clair, avec un diamètre denviron 11 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie recommandée est dun comprimé par jour à prendre au moins 15 minutes avant le repas.
Patients âgés
La posologie doit être adaptée à la fonction rénale du patient (voir « Insuffisance rénale »).
Insuffisance rénale
Lénalapril/lercanidipine est contre-indiqué chez les patients atteints dune insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) ou chez les patients sous hémodialyse (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement doit être initié avec une prudence particulière chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée.
Insuffisance hépatique
Lénalapril/lercanidipine est contre-indiqué en cas dinsuffisance hépatique sévère. Le traitement doit être initié avec une prudence particulière chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée.
Population pédiatrique
Dans cette indication, lutilisation de lénalapril/lercanidipine dans la population pédiatrique nest pas recommandée.
Mode dadministration
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament :
· Le traitement doit être administré, de préférence, le matin, au moins 15 minutes avant le petit déjeuner.
· Ce médicament ne doit pas être administré avec du jus de pamplemousse (voir rubriques 4.3 et 4.5).
· Antécédents dangio-dème lié à un traitement antérieur par un IEC.
· Angio-dème héréditaire ou idiopathique.
· Au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Obstacle à léjection du ventricule gauche.
· Insuffisance cardiaque congestive non traitée.
· Angor instable ou infarctus du myocarde récent (datant de moins dun mois).
· Insuffisance hépatique sévère.
· Insuffisance rénale sévère (DFG < 30 mL/min), y compris patients dialysés.
· Association avec :
o les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir rubrique 4.5),
o la ciclosporine (voir rubrique 4.5),
o le pamplemousse ou le jus de pamplemousse (voir rubrique 4.5).
· Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par ENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG ne doit pas être initié moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
Lutilisation concomitante dENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG avec des produits contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients atteints de diabète ou dinsuffisance rénale (DFG < 60 mL/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypotension symptomatique
Une hypotension symptomatique est rarement observée en cas dhypertension non compliquée. Une hypotension symptomatique est plus susceptible de survenir chez les patients hypertendus traités par énalapril en cas de déplétion hydrique préalable (ex : traitement par diurétique, régime hyposodé, dialyse, diarrhée ou vomissements) (voir rubrique 4.5). Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque, avec ou sans insuffisance rénale associée, des cas dhypotension symptomatique ont été observés. Le risque est plus important chez les patients présentant des degrés plus sévères dinsuffisance cardiaque, se caractérisant par lutilisation de doses élevées de diurétiques de lanse, une hyponatrémie ou une insuffisance rénale fonctionnelle. Chez ces patients, le traitement doit être commencé sous contrôle médical et les patients doivent être suivis étroitement à chaque fois que la posologie dénalapril et/ou du diurétique est ajustée. Des précautions similaires peuvent sappliquer aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une maladie vasculaire cérébrale, chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension survient, le patient doit être allongé et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse de solution saline isotonique. Une réaction hypotensive transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui peut être continué sans difficulté, dès laugmentation de la pression artérielle, après remplissage vasculaire.
Chez certains patients atteints dinsuffisance cardiaque mais présentant une pression artérielle normale ou faible, une diminution supplémentaire de la pression artérielle peut survenir avec lénalapril. Cet effet est prévisible et ne constitue généralement pas une raison pour interrompre le traitement. Si lhypotension devient symptomatique, une réduction de la posologie et/ou linterruption du diurétique et/ou de lénalapril peuvent être nécessaires.
Maladie sinusale
La lercanidipine doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une maladie sinusale (non porteurs dun stimulateur cardiaque).
Dysfonction ventriculaire gauche
Même si des études hémodynamiques contrôlées nont révélé aucune altération de la fonction ventriculaire, la prudence simpose chez les patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche.
Cardiopathie ischémique
Il a été suggéré que lutilisation de certaines dihydropyridines à courte durée daction pourrait être associée à un risque cardiovasculaire accru chez les patients atteints de cardiopathie ischémique. Même si la lercanidipine est une molécule à longue durée daction, il convient dêtre prudent chez ces patients.
Dans de rares cas, certaines dihydropyridines peuvent provoquer des douleurs précordiales ou un angor. Dans de très rares cas, des patients ayant une angine de poitrine préexistante peuvent subir une augmentation de la fréquence, de la durée ou de la gravité des crises angineuses. Des cas isolés dinfarctus du myocarde peuvent être observés (voir rubrique 4.8).
Insuffisance rénale
Le traitement avec lénalapril doit être initié avec une prudence particulière chez les patients atteints dinsuffisance rénale légère à modérée. Le contrôle systématique de la kaliémie et de la créatinémie, au cours dun traitement par énalapril, fait partie de la surveillance normale chez ces patients.
Des cas dinsuffisance rénale ont été rapportés avec lénalapril, surtout chez des patients présentant une insuffisance cardiaque sévère ou une maladie rénale sous-jacente, y compris une sténose de lartère rénale. Si elle est diagnostiquée rapidement et traitée de façon appropriée, linsuffisance rénale, sous énalapril, est habituellement réversible.
Chez certains patients hypertendus sans altération rénale préexistante, lassociation dénalapril avec un diurétique peut entraîner une augmentation de lurémie et de la créatininémie. Une diminution de la dose dénalapril et/ou larrêt du diurétique peuvent être nécessaires. Cette situation devrait évoquer la possibilité dune sténose des artères rénales sous-jacente (voir rubrique 4.4, Hypertension réno-vasculaire).
Hypertension réno-vasculaire
Il existe un risque accru dhypotension et dinsuffisance rénale si les patients présentant une sténose bilatérale de lartère rénale ou une sténose de lartère de leur seul rein fonctionnel sont traités par des IEC. Linsuffisance rénale peut survenir avec des modifications, même mineures, de la créatinémie. Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite, avec de faibles doses puis une adaptation prudente de la posologie et un suivi de la fonction rénale.
Transplantation rénale
Il ny a aucune expérience concernant lutilisation de lercanidipine ou dénalapril chez les patients ayant récemment subi une transplantation rénale. Par conséquent, le traitement de ces patients par énalapril/lercanidipine est déconseillé.
Insuffisance hépatique
Leffet antihypertenseur de la lercanidipine peut être potentialisé chez les patients présentant une dysfonction hépatique.
Rarement, un syndrome débutant par un ictère cholestatique ou une hépatite et progressant vers une nécrose hépatique fulminante (parfois fatale) a été observé avec un traitement par les IEC. Le mécanisme de ce syndrome na pas été clairement élucidé. Les patients qui développent un ictère ou une augmentation marquée des enzymes hépatiques avec les IEC doivent arrêter la prise de lIEC et recevoir un suivi médical approprié.
Dialyse péritonéale
La lercanidipine a été associée au développement deffluents péritonéaux troubles chez les patients sous dialyse péritonéale. La turbidité est due à une augmentation de la concentration en triglycérides dans leffluent péritonéal. Bien que le mécanisme soit inconnu, la turbidité tend à disparaître rapidement après le retrait de la lercanidipine. Il sagit dune association importante à reconnaître, car leffluent péritonéal trouble peut être confondu avec une péritonite infectieuse, entraînant une hospitalisation inutile et une administration empirique dantibiotiques.
Neutropénie/agranulocytose
Des cas de neutropénie, dagranulocytose, de thrombopénie et danémie ont été rapportés chez des patients recevant des IEC. La neutropénie survient rarement chez les patients présentant une fonction rénale normale et ne présentant aucun facteur de risque. Lénalapril doit être administré avec une extrême prudence chez les patients présentant une collagénose vasculaire recevant un traitement immunosuppresseur, de lallopurinol, de la procaïnamide, particulièrement en cas daltération préexistante de la fonction rénale ou sils présentent plusieurs de ces facteurs de risque. Certains de ces patients ont développé des infections sévères qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si lénalapril est utilisé chez ce type de patients, un contrôle régulier de la numération leucocytaire est recommandé et les patients doivent être avertis de signaler tout signe dinfection.
Hypersensibilité/angio-dème
Un angio-dème avec atteinte du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rapporté chez des patients traités par IEC, dont lénalapril. Ceci peut survenir à nimporte quel moment au cours du traitement. Dans de tels cas, lénalapril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être surveillé étroitement afin de sassurer de la disparition complète des symptômes avant de le laisser sortir de lhôpital. Même dans les cas où seul un gonflement de la langue, sans détresse respiratoire, est observé, une observation prolongée peut être nécessaire pour ces patients car le traitement par les antihistaminiques et les corticostéroïdes peut ne pas être suffisant.
De très rares cas dangio-dème avec atteinte laryngée ou linguale fatals ont été rapportés. Les patients présentant un dème de la langue, de la glotte ou du larynx sont susceptibles de présenter une obstruction des voies respiratoires, en particulier ceux ayant des antécédents de chirurgie des voies respiratoires.
En cas datteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, susceptible dentraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement approprié peut être nécessaire par une solution dadrénaline sous-cutanée diluée 1:1 000 (0,3 mL à 0,5 mL) et/ou des mesures pour assurer la perméabilité des voies aériennes ; il doit être entrepris rapidement.
Une incidence plus élevée dangio-dème sous traitement par IEC a été rapportée chez les populations noires, par rapport aux autres populations.
Les patients ayant un antécédent dangio-dème non lié à la prise dIEC peuvent présenter un risque accru dangio-dème sils reçoivent un IEC (voir rubrique 4.3).
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être initié moins de 36 heures après la dernière dose dénalapril. Le traitement par énalapril ne doit pas être initié moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex., sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (p. ex., gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
Réactions anaphylactoïdes lors de la désensibilisation aux venins dhyménoptères
Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes avec menace du pronostic vital se sont produites au cours dun traitement de désensibilisation aux venins dhyménoptères chez des patients prenant concomitamment un IEC. Ces réactions peuvent être évitées en arrêtant temporairement le traitement par lIEC avant chaque désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes au cours dune aphérèse des LDL
Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes avec menace du pronostic vital se sont produites au cours dune aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) avec du sulfate de dextran chez des patients prenant concomitamment un IEC. Ces réactions peuvent être évitées en arrêtant temporairement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Hypoglycémie
Une surveillance étroite de la glycémie doit être initiée, en particulier au cours du premier mois de traitement par un IEC chez les patients diabétiques traités par des antidiabétiques oraux ou de linsuline (voir rubrique 4.5) car il y a un risque dhypoglycémie.
Toux
Une toux a été rapportée avec lutilisation dIEC. De façon caractéristique, cette toux est non productive, persistante et disparaît à larrêt du traitement. Une toux induite par un IEC doit être également envisagée comme un diagnostic différentiel dune toux.
Intervention chirurgicale/anesthésie
Chez les patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou au cours dune anesthésie pratiquée avec des agents hypotenseurs, lénalapril inhibe la formation dangiotensine II en réponse à la libération de rénine. Si une hypotension résultant de ce mécanisme se produisait, elle pourrait être corrigée par un remplissage vasculaire.
Kaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients présentant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et, en particulier, des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Lithium
Lassociation du lithium et de lénalapril est généralement déconseillée (voir rubrique 4.5).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). Par conséquent, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.
Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Inducteurs du CYP3A4
Les inducteurs du CYP3A4 tels que les anti-convulsivants (p. ex., phénytoïne, carbamazépine) et la rifampicine peuvent réduire les concentrations plasmatiques de lercanidipine et, de ce fait, réduire lefficacité de la lercanidipine (voir rubrique 4.5).
Différences ethniques
Comme avec les autres IEC, lénalapril est apparemment moins efficace pour diminuer la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients. Ceci peut être éventuellement expliqué par des concentrations plasmatiques de rénine souvent plus faibles dans la population noire hypertendue.
Grossesse
Lénalapril/lercanidipine est déconseillé au cours de la grossesse.
Les IEC tels que lénalapril ne doivent pas être initiés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes envisageant une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif doit être débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Lutilisation de lercanidipine est également déconseillée au cours de la grossesse ou chez les femmes susceptibles de devenir enceintes (voir rubrique 4.6).
Allaitement
Lutilisation de lénalapril/lercanidipine est déconseillée pendant lallaitement (voir rubrique 4.6).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de cette association nont pas été démontrées chez les enfants.
Alcool
Lalcool doit être évité car il peut potentialiser leffet des antihypertenseurs vasodilatateurs (voir rubrique 4.5).
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Leffet antihypertenseur de lénalapril/lercanidipine pourrait être potentialisé par dautres anti-hypertenseurs tels que les diurétiques, les bêta-bloquants, les alpha-bloquants et dautres substances.
De plus, les interactions suivantes ont été observées avec lun ou lautre des constituants de cette association fixe.
Maléate dénalapril
Médicaments augmentant le risque dangio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex., sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-dème (voir rubrique 4.4).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine- angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren, est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë), en comparaison avec lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par énalapril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex., spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration dénalapril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Par conséquent, lassociation de lénalapril avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
Ciclosporine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
Héparine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de lhéparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
Diurétiques (thiazidiques ou diurétiques de lanse)
Un traitement préalable avec des doses élevées de diurétiques peut entraîner une déplétion de la volémie et un risque dhypotension lors de linstauration dun traitement par énalapril (voir rubrique 4.4.). Les effets hypotenseurs peuvent être diminués par un arrêt du diurétique, en corrigeant la volémie, par lapport de sel ou en instaurant un traitement avec une dose faible dénalapril.
Autres antihypertenseurs
Ladministration concomitante dénalapril et dautres antihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs de lénalapril.
Ladministration concomitante de trinitrine et dautres nitrates, ou dautres vasodilatateurs, peut réduire davantage la pression artérielle.
Lithium
Lors de ladministration simultanée de lithium et dIEC, une augmentation réversible des concentrations de lithium et une toxicité ont été rapportées. Ladministration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter davantage les concentrations sériques de lithium et accroître sa toxicité potentielle avec les IEC. De ce fait, ladministration dénalapril avec du lithium est déconseillée. Cependant, si cette association est nécessaire, une surveillance étroite des concentrations sériques de lithium doit être mise en place (voir rubrique 4.4).
Antidépresseurs tricycliques/neuroleptiques/anesthésiques/narcotiques
Ladministration concomitante de certains médicaments anesthésiques, dantidépresseurs tricycliques, de neuroleptiques et dIEC peut entraîner une réduction supplémentaire de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), notamment les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 (COX-2)
Un traitement par AINS, notamment les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 (inhibiteurs de la COX-2), peut réduire leffet des diurétiques et des autres médicaments antihypertenseurs. Ainsi, les effets antihypertenseurs des ARA II ou des IEC peuvent être diminués par les AINS, notamment les inhibiteurs sélectifs de la COX-2.
La co-administration dun AINS (incluant les inhibiteurs de la COX-2) et dun ARA II ou dun IEC a un effet cumulatif sur laugmentation de la kaliémie, ce qui peut entraîner une détérioration de la fonction rénale. Cet effet est généralement réversible. Une insuffisance rénale aiguë peut survenir rarement, particulièrement chez les patients présentant une fonction rénale altérée tels que les patients âgés ou présentant une hypovolémie (notamment ceux sous traitement diurétique). Ainsi, lassociation doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une fonction rénale altérée. Les patients doivent être hydratés en conséquence et leur fonction rénale surveillée après linitiation du traitement concomitant, et de façon régulière ensuite.
Sels dor
Des réactions nitritoïdes (caractérisées par des symptômes de type : rougeur du visage, nausées, vomissements et hypotension) ont été rapportées dans quelques rares cas de patients recevant un traitement par des sels dor injectables (aurothiomalate sodique) et un traitement concomitant par un IEC, dont lénalapril.
Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
Antidiabétiques
Des études épidémiologiques ont suggéré que ladministration concomitante dIEC et dantidiabétiques (insuline, antidiabétiques oraux) peut entraîner un effet hypoglycémiant plus important, voire un risque dhypoglycémie. Ces cas sont plus susceptibles de survenir dans les premières semaines du traitement associé, ainsi que chez des patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Alcool
Lalcool augmente leffet hypotenseur des IEC.
Acide acétylsalicylique, thrombolytiques et bêta-bloquants
Lénalapril peut être administré sans risque avec de lacide acétylsalicylique (à doses cardiologiques), des thrombolytiques, et des bêta-bloquants.
Lercanidipine
Contre-indications de lutilisation concomitante
Inhibiteurs du CYP3A4
Il est bien établi que la lercanidipine est métabolisée par lenzyme CYP3A4. Par conséquent, les inhibiteurs du CYP3A4 administrés simultanément peuvent influencer le métabolisme et lélimination de la lercanidipine. Une étude portant sur linteraction avec un inhibiteur puissant du CYP3A4, le kétoconazole, a démontré une forte augmentation des concentrations plasmatiques de lercanidipine (une augmentation de 15 fois lASC et une augmentation de 8 fois la Cmax de lénantiomère actif S-lercanidipine).
La prescription simultanée de lercanidipine et dinhibiteurs du CYP3A4 (p. ex., kétoconazole, itraconazole, ritonavir, érythromycine, troléandomycine, clarithromycine) doit être évitée (voir rubrique 4.3).
Ciclosporine
Des concentrations plasmatiques accrues tant de lercanidipine que de ciclosporine ont été observées lors dune administration concomitante. Une étude réalisée parmi de jeunes volontaires sains a démontré que lorsque la ciclosporine était administrée 3 heures après la prise de lercanidipine, les concentrations plasmatiques de lercanidipine nétaient pas modifiées, tandis que lASC de la ciclosporine augmentait de 27 %. Cependant, ladministration simultanée de lercanidipine et de ciclosporine a donné lieu à une augmentation de 3 fois des concentrations plasmatiques de lercanidipine et à une augmentation de 21 % de lASC de la ciclosporine.
La ciclosporine et la lercanidipine ne doivent pas être administrées simultanément (voir rubrique 4.3).
Pamplemousse ou jus de pamplemousse
Comme dautres dihydropyridines, la lercanidipine est sensible à linhibition du métabolisme par le pamplemousse ou le jus de pamplemousse, ce qui entraîne une augmentation de sa disponibilité systémique et une intensification de leffet hypotenseur. La lercanidipine ne peut pas être prise en même temps que du pamplemousse ou du jus de pamplemousse (voir rubrique 4.3).
Utilisation concomitante non recommandée
Inducteurs du CYP3A4
Lors de ladministration simultanée de lercanidipine et dinducteurs du CYP3A4 tels que des anti-épileptiques (p. ex., phénytoïne, phénobarbital, carbamazépine) et de rifampicine, la prudence est recommandée car leffet antihypertenseur peut être réduit. La pression artérielle doit alors être surveillée plus fréquemment que dhabitude (voir rubrique 4.4).
Alcool
La consommation dalcool doit être évitée car elle peut renforcer leffet des antihypertenseurs vasodilatateurs (voir rubrique 4.4).
Précautions, y compris ajustement de la dose
Substrats du CYP3A4
Il convient également dêtre prudent lorsque la lercanidipine est prescrite simultanément à dautres substrats du CYP3A4 tels que la terfénadine, à de lastémizole ou à des anti-arythmiques de classe III tels que lamiodarone, la quinidine et le sotalol.
Midazolam
Lorsquune dose de 20 mg de lercanidipine a été administrée simultanément à du midazolam p.o. à des volontaires âgés, labsorption de la lercanidipine a augmenté (denviron 40 %) et la vitesse dabsorption a diminué (tmax retardé de 1,75 à 3 heures). Les concentrations de midazolam nont pas été modifiées.
Métoprolol
Lorsque la lercanidipine a été administrée simultanément à du métoprolol, un bêta-bloquant éliminé essentiellement par le foie, la biodisponibilité du métoprolol est restée inchangée tandis que celle de la lercanidipine a diminué de 50 %. Cet effet peut être attribué à la diminution de la circulation sanguine dans le foie provoquée par les bêta-bloquants et peut donc survenir aussi avec dautres médicaments de cette classe. Par conséquent, la lercanidipine peut être administrée sans risque simultanément à des inhibiteurs bêta-adrénergiques mais une adaptation de la posologie peut savérer nécessaire.
Digoxine
Lors de ladministration simultanée de 20 mg de lercanidipine à des patients traités de manière chronique au moyen de bêta-méthyldigoxine, aucun signe dinteraction pharmacocinétique na été relevé. Cependant, une augmentation moyenne de 33 % de la Cmax de digoxine a été observée, tandis que lASC et la clairance rénale nont subi aucune modification significative. Les patients traités simultanément par digoxine doivent être étroitement surveillés sur le plan clinique afin de détecter tout signe éventuel de toxicité de la digoxine.
Utilisation concomitante avec dautres médicaments
Fluoxétine
Une étude dinteraction portant sur la fluoxétine (un inhibiteur du CYP2D6 et du CYP3A4), réalisée auprès de volontaires âgés de 65 ± 7 ans (moyenne ± écart type), na démontré aucune modification clinique significative de la pharmacocinétique de la lercanidipine.
Cimétidine
Ladministration concomitante dune dose quotidienne de 800 mg de cimétidine nentraîne aucune modification significative des concentrations plasmatiques de lercanidipine. A doses plus élevées, la prudence est de rigueur car la biodisponibilité et leffet hypotenseur de la lercanidipine peuvent être augmentés.
Simvastatine
Ladministration répétée dune dose de 20 mg de lercanidipine simultanément à 40 mg de simvastatine na entraîné aucune modification significative de lASC de la lercanidipine mais a entraîné une augmentation de 56 % de lASC de la simvastatine et une augmentation de 28 % de lASC de son métabolite actif, le ß-hydroxyacide. Il est peu probable que de telles modifications soient pertinentes sur le plan clinique. Aucune interaction nest attendue si la lercanidipine est administrée le matin et la simvastatine le soir, tel quil est indiqué pour ce type de médicaments.
Warfarine
Ladministration simultanée de 20 mg de lercanidipine à des volontaires sains à jeun na pas modifié la pharmacocinétique de la warfarine.
Diurétiques et IEC
La lercanidipine a été administrée sans danger avec des diurétiques et des IEC.
Autres médicaments affectant la pression artérielle
Comme pour tous les médicaments antihypertenseurs, une augmentation des effets hypotenseurs peut être observée lorsque la lercanidipine est administrée avec dautres médicaments affectant la pression artérielle, tels que les alpha-bloquants pour le traitement des symptômes urinaires, les antidépresseurs tricycliques et les neuroleptiques. Au contraire, une réduction de leffet hypotenseur peut être observée lors dune utilisation concomitante avec des corticostéroïdes.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Pour lénalapril
Lutilisation des IEC (énalapril) est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des IEC (énalapril) est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de tératogénicité après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue.
A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif doit être débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). Un oligohydramnios maternel, signe probable dune fonction rénale diminuée, a été signalé et peut entraîner des contractures des membres, des déformations crânio-faciales et une hypoplasie pulmonaire. En cas dexposition à un IEC à partir du 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Pour la lercanidipine
Il nexiste pas de données sur lutilisation de la lercanidipine chez la femme enceinte. Les études chez lanimal nont pas mis en évidence deffets tératogènes (voir rubrique 5.3), mais ceux-ci ont été observés avec dautres composés de type dihydropyridine.
La lercanidipine nest pas recommandée au cours de la grossesse et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception (voir rubrique 4.4).
Pour lassociation de lénalapril et de la lercanidipine
Il ny a pas ou peu de données sur lutilisation du maléate dénalapril/chlorhydrate de lercanidipine chez la femme enceinte. Les études de toxicité effectuées chez lanimal sur la reproduction sont insuffisantes pour permettre de conclure sur cette toxicité (voir rubrique 5.3.).
Lénalapril/lercanidipine ne doit pas être utilisé au cours du 2e et 3e trimestre de la grossesse. Son utilisation nest pas recommandée pendant le 1er trimestre de la grossesse et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception.
Allaitement
Pour lénalapril
Des données pharmacocinétiques limitées montrent de très faibles concentrations dans le lait maternel (voir rubrique 5.2). Bien que ces concentrations ne semblent pas avoir de réelles conséquences cliniques, ladministration dénalapril est déconseillée chez les femmes qui allaitent des enfants prématurés et au cours des premières semaines qui suivent laccouchement, en raison du risque hypothétique deffets cardiovasculaires et rénaux chez lenfant et de lexpérience clinique insuffisante. Dans le cas de lallaitement dun enfant plus âgé, ladministration dénalapril peut être envisagée chez une femme qui allaite si ce traitement est nécessaire pour la mère et si lenfant est surveillé dans le but de détecter déventuels effets indésirables.
Pour la lercanidipine
Il nexiste pas de données permettant détablir si la lercanidipine/les métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. La lercanidipine ne doit pas être utilisée pendant lallaitement.
Pour lassociation de lénalapril et de la lercanidipine
En conséquence, lénalapril/lercanidipine ne doit pas être utilisé pendant lallaitement.
Fertilité
Aucune donnée clinique nest disponible avec la lercanidipine. Des modifications biochimiques réversibles dans la région céphalique des spermatozoïdes, pouvant nuire à la fertilité, ont été rapportées chez des patients traités par inhibiteurs calciques. En cas déchecs répétés des fécondations in vitro, et en labsence dune autre explication, la possibilité que les inhibiteurs calciques soient à lorigine de ces échecs doit être envisagée.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG a une influence mineure sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, la prudence simpose en raison de la survenue possible de sensations vertigineuses, dasthénie, de fatigue et, dans de rares cas, de somnolence (voir rubrique 4.8).
Résumé du profil de sécurité
Linnocuité de lénalapril/lercanidipine a été évaluée dans cinq études cliniques contrôlées, en double aveugle et dans deux phases dextension, en ouvert, à long terme. Au total, 1 141 patients ont reçu de lénalapril/lercanidipine à la dose 10 mg/10 mg, 20 mg/10 mg et 20 mg/20 mg. Les effets indésirables de cette association fixe sont comparables à ceux observés lors de ladministration de lun ou de lautre de ses constituants. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement avec énalapril/lercanidipine ont été la toux (4,03 %), les sensations vertigineuses (1,67 %) et les céphalées (1,67 %).
Liste récapitulative des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés dans les études cliniques avec énalapril/lercanidipine 10 mg/10 mg, 20 mg/10 mg et 20 mg/20 mg et pour lesquels il existe un lien de causalité, sont décrits ci-dessous, par classe de systèmes dorganes MedDRA et par fréquence : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : thrombopénie.
Rare : diminution de lhémoglobine.
Affections du système immunitaire
Rare : hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent : hyperkaliémie.
Affections psychiatriques
Peu fréquent : anxiété.
Affections du système nerveux
Fréquent : sensations vertigineuses, céphalées.
Peu fréquent : sensations vertigineuses posturales.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent : vertige.
Rare : acouphènes.
Affections cardiaques
Peu fréquent : tachycardie, palpitations.
Affections vasculaires
Peu fréquent : bouffées vasomotrices, hypotension.
Rare : collapsus circulatoire.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent : toux.
Rare : sécheresse de la gorge, douleur oro-pharyngée.
Affections gastro-intestinales
Peu fréquent : douleur abdominale, constipation, nausées.
Rare : dyspepsie, dème des lèvres, atteinte linguale, diarrhée, sécheresse buccale, gingivite.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent : augmentation de lALAT et de lASAT.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : érythème.
Rare : angio-dème, gonflement du visage, dermatite, rash, urticaire.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : arthralgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : pollakiurie.
Rare : nycturie, polyurie.
Affections du système de reproduction et du sein
Rare : dysfonction érectile.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Peu fréquent : asthénie, fatigue, sensation de chaleur, dèmes périphériques.
Les effets indésirables survenus chez un seul patient sont déclarés à des fréquences rares.
Description des effets indésirables sélectionnés
Certains effets indésirables fréquemment observés avec lénalapril et la lercanidipine en monothérapie ont aussi été rapportés dans létude clinique factorielle, randomisée en double aveugle. Lincidence de ces effets indésirables est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
|
Placebo (n = 113) |
E20 (n = 111) |
L20 (n = 113) |
E20/L20 (n = 116) |
|
Effets indésirables totaux |
5,3 % |
10,8 % |
8,8 % |
8,6 % |
|
Toux |
1,8 % |
3,6 % |
- |
1,7 % |
|
Sensations vertigineuses |
- |
1,8 % |
- |
0,9 % |
|
Céphalées |
0,9 % |
0,9 % |
1,8 % |
0,9 % |
|
dème périphérique |
0,9 % |
- |
1,8 % |
- |
|
Tachycardie |
- |
1,8 % |
3,5 % |
0,9 % |
|
Palpitations |
- |
0,9 % |
0,9 % |
- |
|
Bouffées vasomotrices |
- |
- |
1,8 % |
0,9 % |
|
Rash |
- |
0,9 % |
0,9 % |
- |
|
Fatigue |
- |
- |
- |
0,9 % |
Autres informations sur les composants seuls
Des effets indésirables rapportés avec lun des composants (énalapril ou lercanidipine) peuvent être observés avec lénalapril/lercanidipine, même sils nont pas été observés lors des essais cliniques ou pendant la période post-commercialisation.
Enalapril seul
Les effets indésirables rapportés avec lénalapril sont :
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : anémie (y compris formes aplasiques et hémolytiques).
Rare : neutropénie, diminution de lhémoglobine, diminution de lhématocrite, thrombopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, pancytopénie, lymphadénopathie, maladies auto-immunes.
Affections endocriniennes
Fréquence indéterminée : syndrome de la sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent : hypoglycémie (voir rubrique 4.4).
Affections psychiatriques
Fréquent : dépression.
Peu fréquent : confusion, nervosité, insomnie.
Rare : rêves anormaux, troubles du sommeil.
Affections du système nerveux
Très fréquent : sensations vertigineuses.
Fréquent : céphalées, syncope, altération du goût.
Peu fréquent : somnolence, paresthésies, vertige.
Affections oculaires
Très fréquent : vision trouble.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent : acouphènes.
Affections cardiaques
Fréquent : douleur thoracique, arythmie, angor, tachycardie.
Peu fréquent : palpitations, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral*, probablement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4).
* Les taux dincidence ont été comparables dans les groupes placebo et contrôle actif dans les essais cliniques.
Affections vasculaires
Fréquent : hypotension (y compris hypotension orthostatique).
Peu fréquent : bouffées vasomotrices, hypotension orthostatique.
Rare : syndrome de Raynaud.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquent : toux.
Fréquent : dyspnée.
Peu fréquent : rhinorrhée, maux de gorge et enrouement, bronchospasme/asthme.
Rare : infiltrations pulmonaires, rhinite, alvéolite allergique/pneumonie à éosinophiles.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : nausées.
Fréquent : diarrhée, douleurs abdominales.
Peu fréquent : iléus, pancréatite, vomissements, dyspepsie, constipation, anorexie, irritation gastrique, bouche sèche, ulcère gastro-duodénal.
Rare : stomatite/stomatite aphteuse, glossite.
Très rare : angio-dème intestinal.
Affections hépatobiliaires
Rare : insuffisance hépatique, hépatite cytolytique ou cholestatique, hépatite incluant la nécrose, cholestase (y compris ictère).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : rash, hypersensibilité/dème angioneurotique : angio-dème du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rapportés (voir rubrique 4.4).
Peu fréquent : diaphorèse, prurit, urticaire, alopécie.
Rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, dermatite exfoliatrice, nécrolyse épidermique toxique, pemphigus, érythrodermie.
Un cortège de symptômes, pouvant inclure un ou lensemble des symptômes suivants a été rapporté : fièvre, sérite, vascularite, myalgie/myosite, arthralgie/arthrite, anticorps antinucléaires (AAN) positifs, élévation de la vitesse de sédimentation érythrocytaire (VSE), éosinophilie et leucocytose. Un rash, une photosensibilité ou dautres manifestations dermatologiques peuvent survenir.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : crampes musculaires.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : atteinte rénale, insuffisance rénale, protéinurie.
Rare : oligurie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Peu fréquent : impuissance.
Rare : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Très fréquent : asthénie.
Fréquent : fatigue.
Peu fréquent : malaise, fièvre.
Investigations :
Fréquent : hyperkaliémie, augmentation de la créatinémie.
Peu fréquent : augmentation de lurémie, hyponatrémie.
Rare : augmentation des enzymes hépatiques, augmentation de la bilirubinémie.
Lercanidipine seule
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours dessais cliniques et de la période post-commercialisation sont dèmes périphériques, céphalées, bouffées vasomotrices, tachycardie et palpitations.
Affections du système immunitaire
Rare : hypersensibilité.
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées.
Peu fréquent : sensations vertigineuses.
Rare : somnolence, syncope.
Affections cardiaques
Fréquent : tachycardie, palpitations.
Rare : angor.
Affections vasculaires
Fréquent : bouffées vasomotrices.
Peu fréquent : hypotension.
Affections gastro-intestinales
Peu fréquent : nausées, dyspepsie, douleurs abdominales hautes.
Rare : vomissements, diarrhée.
Fréquence indéterminée : hypertrophie gingivale1, effluent péritonéal trouble1.
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée : transaminase sérique augmentée1.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : rash, prurit.
Rare : urticaire.
Fréquence indéterminée : angio-dème1.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : polyurie.
Rare : pollakiurie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : dème périphérique.
Peu fréquent : asthénie, fatigue.
Rare : douleur thoracique.
1 Effets indésirables provenant de notifications spontanées dans le cadre de lexpérience post-commercialisation à léchelle mondiale.
Certaines dihydropyridines peuvent, dans de rares cas, provoquer des douleurs précordiales ou un angor. Dans de très rares cas, des patients ayant un angor préexistant peuvent subir une augmentation de la fréquence, de la durée ou de la sévérité des crises angineuses. Dans des cas isolés, un infarctus du myocarde peut être observé.
La lercanidipine ne semble pas modifier le bilan glycémique ou lipidique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Depuis la commercialisation, certains cas de surdosage volontaire, avec les doses comprises entre 100 mg et 1 000 mg en une prise dénalapril/lercanidipine ont nécessité une hospitalisation. Les symptômes rapportés (diminution de la pression artérielle systolique, bradycardie, agitation, somnolence et douleur latérale) peuvent être également dus à ladministration concomitante de doses élevées dautres médicaments (p. ex., bêta-bloquants).
Symptômes du surdosage avec lénalapril ou la lercanidipine seuls
Les caractéristiques les plus importantes dun surdosage rapportées à ce jour avec lénalapril ont été une hypotension marquée (débutant environ six heures après lingestion des comprimés) associée à un blocage du système rénine-angiotensine et une stupeur. Les symptômes associés à un surdosage dIEC peuvent inclure : choc circulatoire, troubles électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, sensations vertigineuses, anxiété et toux. Après ingestion de 300 mg et 440 mg dénalapril, les concentrations dénalaprilate sont respectivement 100 et 200 fois supérieures à celles habituellement observées avec des doses thérapeutiques.
Comme avec dautres dihydropyridines, il est à prévoir que le surdosage en lercanidipine entraîne une vasodilatation périphérique excessive avec une hypotension marquée et une tachycardie réflexe. Cependant, à des doses très élevées, la sélectivité périphérique peut être perdue, entraînant une bradycardie et un effet inotrope négatif. Les effets indésirables les plus couramment associés aux cas de surdosage ont été lhypotension, les sensations vertigineuses, les céphalées et les palpitations.
Traitement des cas de surdosage avec lénalapril ou la lercanidipine seuls
Le traitement recommandé du surdosage pour lénalapril est une perfusion intraveineuse de solution saline isotonique. En cas dhypotension, le patient doit être allongé, les pieds surélevés. Si possible, un traitement avec une perfusion dangiotensine II et/ou des catécholamines par voie intraveineuse peut également être envisagé. Si lingestion des comprimés est récente, des mesures visant à éliminer le maléate dénalapril doivent être prises (p. ex., vomissements, lavage gastrique, administration dabsorbants ou de sulfate de sodium). Lénalaprilate peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Lutilisation dun stimulateur cardiaque est indiquée en cas de bradycardie résistante au traitement. Les signes vitaux, les électrolytes sériques et les concentrations de créatinine doivent être surveillés en continu.
Avec la lercanidipine, une hypotension cliniquement significative nécessite un soutien cardiovasculaire actif comprenant une surveillance fréquente de la fonction cardiaque et respiratoire, une élévation des extrémités et une attention portée au volume de liquide en circulation et au débit urinaire. En raison de laction pharmacologique prolongée de la lercanidipine, il est extrêmement important que létat cardiovasculaire du patient soit surveillé pendant au moins 24 heures. Étant donné que le produit a une forte liaison aux protéines, la dialyse ne sera probablement pas efficace. Les patients chez lesquels une intoxication modérée à sévère est attendue doivent être observés dans un contexte de soins intensifs.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
ENALAPRIL/LERCANIDIPINE EG est lassociation fixe dun inhibiteur de lenzyme de conversion (énalapril) et dun inhibiteur calcique (lercanidipine), deux composés antihypertenseurs avec un mécanisme daction complémentaire permettant le contrôle de la pression artérielle chez les patients atteints dune hypertension essentielle.
Enalapril
Le maléate dénalapril est un sel maléate de lénalapril, un dérivé de deux acides aminés, la L-alanine et la L-proline. Lenzyme de conversion de langiotensine (ECA) est une peptidyl-dipeptidase qui catalyse la conversion de langiotensine I en angiotensine II, substance vasopressive. Après absorption, lénalapril est hydrolysé en énalaprilate qui inhibe lECA. Linhibition de lECA entraîne une diminution de langiotensine II plasmatique, ce qui entraîne une augmentation de lactivité de la rénine plasmatique (par suppression du rétrocontrôle négatif de la sécrétion de rénine) et une diminution de la sécrétion daldostérone.
Puisque lECA est identique à la kininase II, lénalapril peut également inhiber la dégradation de la bradykinine, un puissant peptide vasodépresseur. Cependant, le rôle de ce mécanisme dans les effets thérapeutiques de lénalapril nest pas encore compris.
Bien que le mécanisme par lequel lénalapril réduit la pression artérielle soit principalement attribué à linhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, lénalapril a un effet antihypertenseur même chez les patients ayant des concentrations de rénine basses.
Ladministration dénalapril à des patients hypertendus entraîne une diminution de leur pression artérielle en position débout et allongée, sans augmentation significative de leur fréquence cardiaque.
Une hypotension orthostatique symptomatique est rare. Chez certains patients, un contrôle optimal de la pression artérielle nest obtenu quaprès plusieurs semaines de traitement. Une interruption brutale du traitement par énalapril nest pas associée à une augmentation rapide de la pression artérielle.
Une inhibition efficace de lactivité de lECA se produit normalement entre 2 et 4 heures après ladministration orale dune dose unique dénalapril. Le début de leffet antihypertenseur est généralement observé après une heure et la réduction maximale de la pression artérielle est observée entre 4 et 6 heures après ladministration. La durée de leffet est dose-dépendante. Cependant, aux doses recommandées, les effets antihypertenseurs et hémodynamiques persistent pendant au moins 24 heures.
Des études hémodynamiques chez des patients atteints dhypertension artérielle essentielle ont démontré que la réduction de la pression artérielle était associée à une diminution de la résistance artérielle périphérique et une augmentation du débit cardiaque avec peu ou pas de modification de la fréquence cardiaque. Suite à ladministration dénalapril, le débit sanguin rénal a augmenté tandis que le débit de filtration glomérulaire est resté inchangé. Il ny a pas eu de signe de rétention sodée ou hydrique. Cependant, chez les patients ayant de faibles débits de filtration glomérulaire avant traitement, ces débits ont généralement augmenté.
Des études cliniques à court terme chez des patients diabétiques et non diabétiques ayant une affection rénale ont mis en évidence des diminutions de lalbuminurie et de lexcrétion urinaire des IgG et de la protéinurie totale après ladministration dénalapril.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou ARA II chez les patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même, les événements indésirables et certains événements indésirables graves, tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale, ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Lercanidipine
La lercanidipine est un antagoniste calcique du groupe des dihydropyridines qui inhibe le flux transmembranaire de calcium vers le muscle cardiaque et les muscles lisses. Le mécanisme de leffet antihypertenseur est basé sur un effet relaxant direct sur les muscles lisses vasculaires, diminuant ainsi la résistance périphérique totale.
Malgré une demi-vie plasmatique courte, et grâce à son coefficient de partage membranaire élevé, la lercanidipine possède un effet antihypertenseur prolongé et est dépourvue deffet inotrope négatif en raison de sa forte sélectivité vasculaire.
Puisque la vasodilatation est induite très progressivement par la lercanidipine, une hypotension aiguë avec tachycardie réflexe na été observée que dans de rares cas chez les patients hypertendus.
Comme avec dautres 1,4-dihydropyridines asymétriques, leffet antihypertenseur de la lercanidipine résulte principalement de son énantiomère S.
Association énalapril/lercanidipine
Lassociation de ces substances a un effet antihypertenseur additif, diminuant la pression artérielle à un degré plus élevé que chaque composant seul.
· Association énalapril/lercanidipine 10 mg/10 mg
Dans une étude pivot de phase III, en double aveugle, de traitement complémentaire, réalisée chez 342 patients non répondeurs à la lercanidipine 10 mg (définis par une pression artérielle diastolique en position assise comprise entre 95 et 114 mmHg et une pression artérielle systolique en position assise comprise entre 140 et 189 mmHg), la réduction de la pression artérielle systolique en position assise a été supérieure de 5,4 mmHg avec lassociation énalapril 10 mg/lercanidipine 10 mg, par rapport au groupe sous lercanidipine 10 mg seule, après 12 semaines de traitement en double aveugle (-7,7 mmHg versus -2,3 mmHg, p < 0,001) ; la réduction de la pression artérielle diastolique en position assise a été supérieure de 2,8 mmHg pour le groupe sous association fixe (-7,1 mmHg versus -4,3 mmHg, p < 0,001) comparé au groupe sous monothérapie. Le taux de répondeurs a été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport à la monothérapie : 41 % versus 24 % (p < 0,001) pour la pression artérielle systolique en position assise et 35 % versus 24 %, (p = 0,032) pour la pression artérielle diastolique en position assise. Un pourcentage supérieur significatif de patients sous association fixe a présenté une normalisation de la pression artérielle systolique en position assise (39 % versus 22 %, p < 0,001) et de la pression artérielle diastolique en position assise (29 % versus 19 %, p = 0,023) par rapport aux patients sous monothérapie. Pendant la phase de suivi à long terme de cette étude réalisée en ouvert, une titration avec lassociation fixe énalapril 20 mg/lercanidipine 10 mg était possible si la pression artérielle restait supérieure à 140/90 mmHg ; 133 patients sur 221 ont eu cette titration et la pression artérielle diastolique en position assise a été normalisée pour un tiers des cas.
· Association énalapril/lercanidipine 20 mg/10 mg
Dans une étude pivot de phase III, en double aveugle, de traitement complémentaire, réalisée chez 327 patients non répondeurs à lénalapril 20 mg (définis par une pression artérielle diastolique en position assise comprise entre 95 et 114 mmHg et une pression artérielle systolique en position assise comprise entre 140 et 189 mmHg), la réduction de la pression artérielle systolique en position assise a été de -9,8 mmHg avec lassociation énalapril 20 mg/lercanidipine 10 mg, par rapport au groupe sous monothérapie (-6,7 mmHg, p = 0,013) ; la réduction de la pression artérielle diastolique en position assise a été de -9,2 mmHg pour le groupe sous association fixe contre -7,5 mmHg (p = 0,015) pour le groupe sous monothérapie. Le taux de répondeurs na pas été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport à la monothérapie : 53 % versus 43 % (p = 0,076) pour la pression artérielle diastolique en position assise et 41 % versus 33 % (p = 0,116) pour la pression artérielle systolique en position assise. Un pourcentage supérieur, mais non significatif, de patients sous association fixe a présenté une normalisation de la pression artérielle diastolique en position assise (48 % versus 37 % (p = 0,055) et de la pression artérielle systolique en position assise (33 % versus 28 %, p = 0,325) par rapport aux patients sous monothérapie.
· Association énalapril/lercanidipine 20 mg/20 mg
Dans une étude contrôlée, randomisée, en double aveugle, versus placebo et comparateur actif, avec un plan factoriel, menée sur 1 039 patients atteints dhypertension artérielle modérée (définie par une pression artérielle diastolique (PAD) en position assise entre 100 et 109 mmHg et confirmée par une PAD ≥ 85 mmHg au domicile, et une pression artérielle systolique (PAS) en position assise < 180 mmHg en consultation), les patients sous énalapril 20 mg/lercanidipine 20 mg ont eu une diminution significative des pressions artérielles diastolique et systolique en position assise comparée au placebo (p < 0,001) en consultation et à domicile. En consultation, des différences cliniquement significatives ont été observées dans la variation de la PAD minimale en position assise au cabinet médical par rapport à linclusion avec lassociation 20 mg/20 mg (-15,2 mmHg, n = 113) comparativement à lénalapril 20 mg seul (-11,3 mmHg, p = 0,004, n = 113) ou à la lercanidipine 20 mg seule (-13,0 mmHg, p = 0,092, n = 113).
De même, en consultation, des différences cliniquement significatives ont été observées dans la variation de la PAS minimale en position assise au cabinet médical par rapport à linclusion entre lassociation 20 mg/20 mg (-19,2 mmHg) et la lercanidipine 20 mg seule (-13,0 mmHg, p = 0,002) ou lénalapril 20 mg seul (-15,3 mmHg, p = 0,055). Des différences cliniquement significatives ont également été observées pour les pressions artérielles diastolique et systolique à domicile. Le taux de patients répondeurs a été significativement supérieur avec lassociation fixe par rapport au placebo (P < 0,001) et aux 2 monothérapies (p < 0,01) pour la PAD en position assise (75 %) et la PAS en position assise (71 %). La normalisation de la pression artérielle a été atteinte par un pourcentage plus élevé de patients traités par lassociation 20 mg/20 mg (42 %) que par le placebo (22 %).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Aucune interaction pharmacocinétique na été observée lors de ladministration concomitante dénalapril et de lercanidipine.
Pharmacocinétique de lénalapril
Absorption
Lénalapril par voie orale est rapidement absorbé, avec des pics de concentration plasmatique atteints en une heure. En se basant sur lélimination urinaire, la quantité dénalapril absorbée après administration orale de maléate dénalapril est denviron 60 %. Labsorption dénalapril par voie orale nest pas influencée par la présence daliments dans le tube digestif.
Distribution
Après absorption par voie orale, lénalapril est rapidement et largement hydrolysé en énalaprilate, un puissant inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine. Des pics de concentrations sériques dénalaprilate sont atteints environ 4 heures après la prise dun comprimé dénalapril par voie orale. La demi-vie efficace daccumulation de lénalaprilate après administration de doses multiples dénalapril par voie orale est de 11 heures. Chez les sujets présentant une fonction rénale normale, la concentration sérique à létat déquilibre de lénalaprilate est atteinte après quatre jours de traitement.
Dans la fourchette de concentrations relatives aux doses thérapeutiques, la liaison aux protéines plasmatiques de lénalaprilate chez lHomme ne dépasse pas 60 %.
Biotransformation
Hormis la transformation en énalaprilate, il na pas été mis en évidence de métabolisme significatif de lénalapril.
Elimination
Lélimination de lénalaprilate est essentiellement rénale. Les principaux composés retrouvés dans lurine sont lénalaprilate, qui représente environ 40 % de la dose, et lénalapril sous forme inchangée (environ 20 %).
Insuffisance rénale
Lexposition à lénalapril et lénalaprilate est augmentée chez les patients atteints dinsuffisance rénale. Après administration de 5 mg/jour chez des patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine entre 40 et 60 mL/min), lASC de lénalaprilate à létat déquilibre a été environ deux fois plus élevée que chez les patients présentant une fonction rénale normale. En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤ 30 mL/min), lASC a été augmentée denviron 8 fois. La demi-vie effective de lénalaprilate après administration de doses multiples de maléate dénalapril est prolongée proportionnellement au degré dinsuffisance rénale et le délai pour atteindre létat déquilibre est retardé (voir rubrique 4.2).
Lénalaprilate peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse, à une clairance de 62 mL/min.
Allaitement
Après administration dune dose unique de 20 mg dénalapril administré par voie orale chez cinq femmes allaitant, les concentrations maximales moyennes dénalapril dans le lait étaient de 1,7 microgramme/L (0,54 microgramme/L à 5,9 microgrammes/L), 4 à 6 heures après la prise. Les concentrations maximales moyennes dénalaprilate dans le lait étaient de 1,7 microgramme/L (1,2 microgramme/L à 2,3 microgrammes/L) ; ces concentrations maximales étaient obtenues à des moments divers au cours des 24 heures.
A partir des données observées dans le lait maternel, on estime quun enfant allaité exclusivement avec du lait maternel serait exposé à une dose maximale correspondant à 0,16 % de la dose quotidienne de la mère après ajustement au poids. Une femme qui avait reçu par voie orale 10 mg par jour dénalapril pendant 11 mois présentait des concentrations maximales dénalapril dans le lait de 2 microgrammes/L, 4 heures après la prise et des concentrations maximales dénalaprilate dans le lait de 0,75 microgramme/L, 9 heures environ après la prise. La concentration totale dénalapril et dénalaprilate mesurée dans le lait au cours de la période de 24 heures était respectivement de 1,44 microgramme/L et de 0,63 microgramme/L. La concentration dénalaprilate nétait plus détectable dans le lait (< 0,2 microgramme/L) 4 heures après ladministration dune dose unique de 5 mg dénalapril chez une mère et de 10 mg dénalapril chez deux mères. Les concentrations dénalapril nont pas été dosées.
Pharmacocinétique de la lercanidipine
Absorption
La lercanidipine est totalement absorbée après administration orale et les pics de concentration plasmatiques sont atteints après 1,5 à 3 heures environ.
Les deux énantiomères de la lercanidipine ont un profil pharmacocinétiques similaire. Le délai pour atteindre le pic plasmatique est identique et le pic plasmatique et lASC sont en moyenne 1,2 fois plus élevés pour lénantiomère S. La demi-vie délimination des deux énantiomères est pratiquement identique. Aucune interconversion des deux énantiomères na été observée in vivo.
En raison de leffet de premier passage important, la biodisponibilité absolue de lercanidipine après administration orale et après prise de nourriture est denviron 10 %. Cependant, la biodisponibilité après administration à des volontaires sains à jeun est réduite à 1/3.
La disponibilité orale de la lercanidipine augmente de 4 fois lorsquelle est administrée dans les 2 heures suivant un repas riche en graisses. Par conséquent, le médicament doit être pris avant les repas.
Distribution
La distribution depuis le plasma dans les tissus et organes est rapide et importante.
La liaison de la lercanidipine aux protéines plasmatiques est supérieure à 98 %. Comme les taux de protéines plasmatiques sont diminués chez les patients atteints dune insuffisance rénale ou hépatique sévère, la fraction libre du médicament peut être plus élevée chez ces patients.
Biotransformation
La lercanidipine est largement métabolisée par le CYP3A4. On ne retrouve aucune substance mère dans lurine ou les selles. La lercanidipine est principalement métabolisée en métabolites inactifs et environ 50 % de la dose est éliminée dans lurine.
Les essais in vitro sur des microsomes hépatiques humains ont démontré que la lercanidipine montre une légère inhibition des deux enzymes CYP3A4 et CYP2D6 à des concentrations 160 fois et 40 fois supérieures aux pics de concentration plasmatique obtenus après ladministration dune dose de 20 mg.
De plus, des études dinteraction chez lHomme ont montré que la lercanidipine ne modifie pas les concentrations plasmatiques du midazolam, un substrat typique du CYP3A4 ou du métoprolol, un substrat typique du CYP2D6. Par conséquent, aux doses thérapeutiques, une inhibition par la lercanidipine de la biotransformation des substances métabolisées par le CYP3A4 ou le CYP2D6, nest pas attendue.
Elimination
Lélimination se fait essentiellement par biotransformation.
La demi-vie moyenne de lélimination terminale est de 8 à 10 heures, et du fait de la forte liaison aux membranes lipidiques, leffet thérapeutique dure 24 heures. Aucune accumulation na été mise en évidence après administration répétée.
Linéarité/Non linéarité
Ladministration orale de la lercanidipine entraîne des concentrations plasmatiques non directement proportionnelles à la dose (cinétique non linéaire). Après ladministration de 10, 20 ou 40 mg, les pics de concentration plasmatique étaient dans les proportions de 1:3:8 et les aires sous les courbes des concentrations plasmatiques en fonction du temps dans les proportions de 1:4:18, ce qui évoque une saturation progressive de leffet de premier passage hépatique. Par conséquent, la biodisponibilité augmente avec laccroissement de la dose.
Autres populations particulières
Le comportement pharmacocinétique de la lercanidipine chez les patients âgés et chez les patients atteints dinsuffisance rénale ou hépatique légère à modérée est similaire à celui observé dans la population générale. Des concentrations plus élevées du médicament (environ 70 %) ont été mises en évidence chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère ou dialysés. Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée à sévère, la biodisponibilité systémique de la lercanidipine est probablement augmentée car le médicament est largement métabolisé par le foie.
5.3. Données de sécurité préclinique
Association énalapril/lercanidipine
La toxicité potentielle de lassociation fixe dénalapril et de lercanidipine a été étudiée chez le rat après administration orale, et ce jusquà 3 mois, lors de deux études de génotoxicité. Lassociation na pas modifié le profil toxicologique de chacun des deux composants.
Les données suivantes sont disponibles pour chaque composant (énalapril et lercanidipine).
Enalapril
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogenèse nont pas révélé de risque particulier pour lHomme.
Les études de toxicité sur la reproduction suggèrent que lénalapril na aucun effet sur la fertilité et les performances reproductives chez le rat, et quil nest pas tératogène. Dans une étude au cours de laquelle des rates ont été traitées avant la période allant de laccouplement à la gestation, une augmentation de lincidence de la mortalité de la descendance est survenue au cours de lallaitement. Il a été démontré que ce composé traversait la barrière placentaire et était excrété dans le lait maternel. Les IEC induisent globalement des effets indésirables sur le développement ftal tardif, provoquant une mortalité ftale et des effets congénitaux, en particulier au niveau du crâne. Une ftotoxicité, des retards de croissance intra-utérins et une persistance du canal artériel ont été notifiés. Ces anomalies du développement semblent être dues, pour partie, à laction directe des IEC sur le système rénine-angiotensine du ftus et, pour partie, à lischémie provenant de lhypotension maternelle et à la diminution de lirrigation sanguine fto-placentaire avec, pour conséquence, une réduction de lapport en oxygène et en nutriments au ftus.
Lercanidipine
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité, cancérogenèse et des fonctions de reproduction nont pas révélé de risque particulier pour lHomme.
Des effets significatifs observés au cours détudes à long terme chez le rat et le chien ont été imputés, directement ou indirectement, aux effets connus de doses élevées dinhibiteurs calciques, reflétant principalement une activité pharmacodynamique exagérée.
Le traitement par la lercanidipine na eu aucun effet sur la fertilité ou les performances générales de reproduction chez le rat, mais à hautes doses, il induit des pertes survenant avant et après limplantation et des retards du développement ftal. Il nexiste aucun élément attestant dun effet tératogène chez le rat et le lapin, mais dautres dihydropyridines ont provoqué des effets tératogènes chez lanimal. La lercanidipine a induit une dystocie lorsquelle a été administrée à doses élevées (12 mg/kg/jour) au cours de la parturition.
La distribution de la lercanidipine et/ou de ses métabolites chez les femelles gestantes et leur excrétion dans le lait maternel na pas été étudiée chez lanimal.
Cellulose microcristalline, bicarbonate de sodium, amidon prégélatinisé (maïs), carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Hypromellose, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172).
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette en polyamide-aluminium-PVC/aluminium
Boîtes de 14, 28, 30, 50, 56, 90 et 100 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9-15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 245 4 0 : 14 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 302 245 5 7 : 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 302 245 7 1 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 302 245 8 8 : 50 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 302 245 9 5 : 56 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 302 246 0 1 : 90 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
· 34009 550 803 5 0 : 100 comprimés sous plaquettes (Polyamide-aluminium-PVC/aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ENALAPRIL ARROW LAB 20 mg, comprimé sécable
- LERCAN 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
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