ALMOTRIPTAN ZENTIVA 12,5 mg, comprimé pelliculé
CIS 65959736
Informations à jour au 18 janvier 2016.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/01/2016
ALMOTRIPTAN ZENTIVA 12,5 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Almotriptan .................................................................................................................... 12,50 mg
Sous forme de D, L hydrogéno-malate d'almotriptan
Pour un comprimé pelliculé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Le comprimé pelliculé est blanc à blanc cassé, rond, biconvexe, dun diamètre maximum de 6,2 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de la phase céphalalgique de la crise de migraine avec ou sans aura.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le comprimé d'almotriptan doit être pris avec de l'eau aussi précocement que possible après le début de la crise de céphalée migraineuse mais il est également efficace quand il est pris à un stade ultérieur.
Le comprimé d'almotriptan ne doit pas être utilisé en prophylaxie.
Les comprimés peuvent être pris avec ou sans nourriture.
La dose recommandée est de un comprimé à 12,5 mg d'almotriptan.
Si les symptômes de la migraine réapparaissent dans les 24 heures un deuxième comprimé peut être pris, à condition de respecter un intervalle d'au-moins 2 heures entre les deux prises.
L'efficacité d'une deuxième dose pour le traitement d'une même crise lorsque la première dose n'a pas été efficace n'a pas été étudiée au cours des essais cliniques. Par conséquent, si un patient ne répond pas à la première dose, une deuxième dose ne doit pas être prise pour la même crise.
La dose maximale recommandée est de deux comprimés par 24 heures.
Enfant et adolescent (de moins de 18 ans)
Il n'existe pas de données concernant l'utilisation de l'almotriptan chez les enfants et les adolescents. De ce fait, son utilisation dans cette classe d'âge n'est pas recommandée.
Patient âgé (de plus de 65 ans)
Aucun ajustement de la posologie n'est requis pour le patient âgé. La sécurité et l'efficacité de l'almotriptan n'ont pas été systématiquement évaluées chez le patient âgé de plus de 65 ans.
Insuffisant rénal
Aucun ajustement de la posologie n'est requis chez les patients ayant une insuffisance rénale légère ou modérée. Les patients atteints d'insuffisance rénale sévère ne doivent pas prendre plus de un comprimé à 12,5 mg d'almotriptan par 24 heures.
Insuffisant hépatique
Il n'existe pas de données concernant l'utilisation d'almotriptan chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir les rubriques 4.3 et 4.4).
Hypersensibilité à lalmotriptan ou à lun des excipients cité dans la liste en rubrique 6.1.
Comme pour dautres agonistes des récepteurs à la 5-hydroxytryptamine (5-HT1B/1D), lalmotriptan ne doit pas être utilisé chez les patients présentant des antécédents, des symptômes ou des signes de pathologie cardiaque ischémique (infarctus du myocarde, angine de poitrine, ischémie silencieuse documentée, angor de Prinzmetal) ou présentant une hypertension sévère ou une hypertension bénigne ou modérée non contrôlée.
Lalmotriptan ne doit pas être utilisé chez les patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou daccident ischémique transitoire (AIT) ou chez les patients atteints dune pathologie vasculaire périphérqiue.
Ladministration concomitante dalmotriptan avec lergotamine, les dérivés de lergotamine (incluant le méthysergide) ou dautres agonistes des récepteurs à la 5-hydroxytryptamine (5-HT1B/1D) est contre-indiquée.
Ladministration dalmotriptan est contre-indiquée chez le patient atteint dune insuffisance hépatique sévère (voir la rubrique 4.2).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lalmotriptan ne doit être utilisé quaprès avoir établi un diagnostic certain de migraine.
Il ne doit pas être utilisé pour le traitement des migraines hémiplégiques, basilaires ou ophtalmoplégiques.
Comme avec les autres traitements de la crise de migraine, avant de traiter les céphalées des patients sans diagnostic antérieur de migraine ou des patients migraineux présentant des symptômes atypiques, il est nécessaire dexclure dautres pathologies neurologiques potentiellement graves. Des accidents cérébrovasculaires ont été rapportés chez les patients traités par agonistes des récepteurs 5-HT1B/1D. Il faut noter que les migraineux peuvent présenter un risque accru de survenue de certains événements vasculaires cérébraux (par exemple : AVC ou AIT).
Dans de très rares cas, comme avec les autres agonistes des récepteurs 5-HT1B/1D, des vasospasmes des artères coronaires et des infarctus du myocarde ont été rapportés, par conséquent lalmotriptan ne doit pas être administré aux patients qui pourraient être atteints dune pathologie coronarienne non diagnostiquée sans la recherche préalable dune potentielle pathologie cardio-vasculaire sous-jacente. Ces patients incluent les femmes ménopausées, les hommes de plus de 40 ans et les patients présentant dautres facteurs de risques de pathologie coronarienne tels que lhypertension non contrôlée, lhypercholestérolémie, lobésité, le diabète, le tabagisme ou des antécédents familiaux clairs de pathologies cardiaques.
Cependant, ce bilan peut ne pas identifier tous les patients qui ont une maladie cardio-vasculaire et, dans de très rares cas, des événements cardiaques graves sont survenus chez des patients sans maladie cardio-vasculaire sous-jacente lors de la prise dagonistes 5-HT1B/1D.
Après administration, la prise dalmotriptan peut être associée à des symptômes transitoires comprenant des douleurs thoraciques ou une sensation doppression pouvant être intense et pouvant sétendre au niveau de la gorge (Voir la rubrique 4.8). Si la symptomatologie évoque une ischémie cardiaque, il ne faut pas prendre de doses supplémentaires dalmotriptan et des explorations appropriées devront être réalisées.
Une attention particulière doit être portée lors de la prescription dalmotriptan chez les patients ayant une hypersensibilité connue aux sulfamides.
Un syndrome sérotoninergique (incluant troubles mentaux, dysfonctionnement du système nerveux autonome et anomalies neuromusculaires) a été rapporté après le traitement concomitant par des triptans et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS) ou des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN). Ces réactions peuvent être graves. Si le traitement concomitant par lalmotriptan et un ISRS ou IRSN est cliniquement justifié, une surveillance appropriée du patient est conseillée, particulièrement à l'initiation du traitement, avec laugmentation des doses, ou avec lajout d'un autre médicament sérotoninergique (voir rubrique 4.5).
Il est recommandé dattendre au moins 6 heures après administration dalmotriptan pour administrer un produit à base dergotamine. Un délai dau moins 24 heures doit être respecté après ladministration dun médicament contenant de lergotamine avant de donner de lalmotriptan. Bien quun risque accru de vasospasme nait pas été observé dans lessai clinique incluant 12 sujets sains recevant par voie orale de lalmotriptan et de lergotamine, un tel risque est théoriquement possible (Voir rubrique 4.3).
Les patients atteints dune insuffisance rénale sévère ne doivent pas prendre plus de un comprimé à 12,5 mg dalmotriptan sur 24 heures.
Une attention particulière est recommandée pour les patients atteints dune insuffisance hépatique légère ou modérée. Le traitement par almotriptan est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère (Voir rubrique 5.2).
La fréquence des effets indésirables peut être augmentée par l'association de triptans à des préparations contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
Comme les autres agonistes des récepteurs 5-HT1B/1D, lalmotriptan peut entraîner une augmentation légère et transitoire de la tension artérielle. Cette augmentation peut être plus prononcée chez les patients âgés.
Céphalée par abus médicamenteux (CAM).
L'utilisation prolongée d'un traitement antalgique pour traiter les céphalées peut entraîner une aggravation de celles-ci. Dans ces cas ou en cas de suspicion, un avis médical est nécessaire et le traitement doit être interrompu. Le diagnostic de céphalée par abus médicamenteux (CAM) doit être suspecté chez les patients présentant des céphalées fréquentes ou quotidiennes malgré (ou à cause) de lutilisation régulière dun traitement antimigraineux.
La dose maximale recommandée dalmotriptan ne doit pas être dépassée.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Des études dinteraction ont été conduites avec des inhibiteurs de la monoamine-oxydase A, des bêta-bloquants, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, des inhibiteurs calciques et avec des inhibiteurs des isoenzymes 3A4 et 2D6 du cytochrome P450. Il ny a pas eu détude dinteraction in vivo permettant dévaluer leffet de lalmotriptan sur dautres médicaments.
Comme avec tous les agonistes des récepteurs 5-HT1B/1D, le risque potentiel de survenue dun syndrome sérotoninergique dû à une interaction pharmacodynamique en cas de traitement concomitant avec un IMAO est une possibilité qui ne peut être écartée.
Des rapports ont décrit des cas de patients présentant des symptômes compatibles avec un syndrome sérotoninergique (incluant troubles mentaux, dysfonctionnement du système nerveux autonome et anomalies neuromusculaires) après un traitement concomitant par des triptans et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS) ou inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) (voir rubrique 4.4).
Ladministration répétée dun inhibiteur calcique, le vérapamil, substrat du cytochrome CYP3A4 a entraîné une augmentation de 20 % du Cmax et de laire sous la courbe de lalmotriptan. Cette augmentation nest pas considérée comme cliniquement pertinente. Aucune interaction cliniquement pertinente na été observée.
Ladministration répétée de propranolol na pas influencé la pharmacocinétique de lalmotriptan. Aucune interaction cliniquement pertinente na été observée.
Des études in vitro conduites pour évaluer la capacité de lalmotriptan a inhiber les enzymes majeures du cytochrome P450 des microsomes hépatiques humains et de la monoamino-oxydase (MAO) ont montré que lamotriptan naltérait probablement pas le métabolisme des produits métabolisés par le cytochrome P450 ou par les mono-amino-oxydases A et B.
Des données très limitées sont disponibles concernant les grossesses sous almotriptan. Les études expérimentales chez l'animal n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects ni sur la grossesse, le développement embryo-ftal, sur l'accouchement ni sur le développement postnatal (voir rubrique 5.3).
Une attention particulière doit être portée lors de la prescription d'almotriptan pendant la grossesse.
Allaitement
Il n'y a pas de données concernant l'excrétion de l'almotriptan dans le lait maternel. Les études conduites chez la rate allaitante ont montré que l'almotriptan et/ou ses métabolites apparentés étaient excrétés dans le lait.
Une attention particulière doit être portée lors de la prescription d'almotriptan pendant l'allaitement. L'exposition du nouveau-né peut être minimisée en évitant l'allaitement maternel dans les 24 heures après le traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Cependant, comme une somnolence peut survenir au cours d'une crise de migraine et a été rapportée comme un effet indésirable du traitement par l'almotriptan la prudence est recommandée chez les patients effectuant des tâches nécessitant une certaine habileté.
Lalmotriptan a été évalué sur plus de 2 700 patients au cours dessais cliniques allant jusquà un an. Les effets indésirables les plus fréquents à la dose thérapeutique ont été : étourdissement, somnolence, nausée, vomissement et fatigue. Aucun de ces effets indésirables nest survenu à une fréquence supérieure 1,5%.
Dans la liste ci-dessous sont présentés les effets indésirables apparus chez les patients au cours dessais cliniques ou après commercialisation.
Ces effets indésirables sont présentés par système-organe et par ordre décroissant de fréquence.
Les fréquences sont définies de la manière suivante: très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 - <1/10), peu fréquents (≥ 1/1000 - <1/100), rares (≥ 1/10000 - <1/1000), très rares (<1/10000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée avec les données disponibles).
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Système organe classe |
Fréquents |
Peu fréquents |
Très rares |
Indéterminée |
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Système immunitaire |
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Réactions dhypersensibilité (incluant des angio-oedèmes) Réactions anaphylactiques |
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Système Nerveux Central |
Vertige, Somnolence |
Paresthésies, Céphalées |
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Convulsions |
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Affections oculaires |
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Atteinte visuelle* Vision trouble* |
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Appareil auditif et vestibulaire |
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Acouphènes |
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Système cardio-vasculaire |
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Palpitations. |
Vasospasme des artères coronaires. Infarctus du myocarde. Tachycardie. |
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Système respiratoire, thorax et médiastin |
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Sensation de gorge serrée. |
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Système digestif |
Nausée Vomissement |
Diarrhée, Dyspepsie, Sécheresse de la bouche. |
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Appareil musculosquelettique, tissu conjonctif |
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Myalgie Douleurs osseuses. |
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Troubles généraux |
Fatigue |
Asthénie Douleur dans la poitrine. |
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*Cependant, les troubles visuels peuvent aussi survenir au cours de la crise de migraine elle-même.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.
L'effet indésirable le plus fréquent chez les patients recevant 150 mg d'almotriptan (la plus forte dose qui ait été administrée à des patients) était la somnolence.
Les effets liés à un surdosage doivent être traités de façon symptomatique et les fonctions vitales doivent être maintenues. Comme la demi-vie est d'à peu près 3,5 heures une surveillance du patient doit être maintenue pendant au moins 12 heures ou tant que les symptômes ou signes de surdosage persistent.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
L'almotriptan est un agoniste sélectif des récepteurs 5-HT1B et 5-HT1D. Ces récepteurs sont impliqués dans la vasoconstriction de certains vaisseaux sanguins intracrâniens comme cela a été démontré dans des études conduites sur des préparations isolées de tissus humains.
L'almotriptan interagit également avec le système vasculaire trigéminal inhibant la sortie des protéines plasmatiques des vaisseaux de la dure-mère liée à une stimulation du ganglion trigéminal qui entraîne une inflammation des neurones, laquelle semble être impliquée dans la physiopathologie de la migraine.
L'almotriptan n'a pas d'activité significative sur les autres sous-types de récepteurs 5-HT ni sur les sites de liaison à l'adrénaline, l'adénosine, l'angiotensine, la dopamine, l'endothéline ou la tachykinine.
Effets pharmacodynamiques
L'efficacité de l'almotripan dans le traitement de la crise de migraine a été établie dans 4 essais cliniques multicentriques contrôlés versus placebo incluant plus de 700 patients auxquels ont été administrés 12,5 mg d'almotriptan. La diminution de la douleur a débuté 30 minutes après l'administration et le pourcentage de réponse (passage d'une céphalée d'intensité sévère à modérée à une céphalée d'intensité légère ou absente) après 2 heures était de 57-70% avec l'almotriptan et de 32-42% avec le placebo. De plus, l'almotriptan a diminué les nausées, la photophobie et la phonophobie associées à la crise de migraine.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'almotriptan est bien absorbé avec une biodisponibilité orale d'environ 70%. Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) sont atteintes à peu près entre 1,5 et 3 heures après l'administration. La vitesse d'absorption et la quantité absorbée ne sont pas affectées par l'ingestion concomitante de nourriture. Chez des sujets sains recevant des doses uniques administrées par voie orale allant de 5 mg à 200 mg, les valeurs des Cmax et les aires sous la courbe (AUC) ont été proportionnelles à la dose indiquant une pharmacocinétique linéaire.
La demi-vie d'élimination est d'environ 3,5 heures chez les sujets sains. Il n'existe aucune preuve d'un effet lié au sexe du sujet sur la pharmacocinétique de l'almotriptan.
Plus de 75% de la dose administrée est éliminée dans les urines et le reste dans les selles. Environ 50% de l'excrétion rénale ou fécale est de l'almotriptan inchangé. La principale voie de biotransformation passe par la désamination oxydative grâce à la monoamine-oxydase A produisant le métabolite indole-acétique. Le cytochrome P450 (isoenzymes 3A4 et 2D6) et la flavine mono-oxydase sont d'autres enzymes impliquées dans le métabolisme de l'almotriptan. Aucun des métabolites ne présente une activité pharmacologique significative.
Après administration par voie intraveineuse d'almotriptan à des sujets sains les valeurs moyennes du volume de distribution, de la clairance totale et de la demi-vie d'élimination ont été respectivement de 195 l, 40 l/h et 3,4 h. La clairance rénale (CLR) représente environ les deux tiers de la clairance totale et la sécrétion tubulaire rénale est probablement également impliquée. La clairance rénale est bien corrélée à la fonction rénale chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine: 60-90 mL/min), modérée (clairance de la créatinine 30-59 mL/min) et sévère (clairance de la créatinine: < 30 mL/min). L'augmentation de la valeur moyenne de t1/2 (jusqu'à 7 heures) est statistiquement et cliniquement significative uniquement pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère.
Comparativement aux sujets sains, l'augmentation de la concentration maximale (Cmax) de l'almotriptan était de 9%, 84% et 72% alors que l'augmentation de l'exposition (aire sous la courbe AUC) était de 23%, 80% et 195% pour les patients atteints respectivement d'insuffisance rénale légère, modérée et sévère. Selon ces résultats, la réduction de la clairance totale de l'almotriptan étaient de -20%, -40% et -65% pour les patients atteints respectivement d'insuffisance rénale légère, modérée et sévère. Comme prévu, les clairances totale (CL) et rénale (CLR) ont été diminuées mais sans signification clinique chez les volontaires sains âgés par rapport à un groupe témoin jeune.
Élimination
Aux vues des données concernant la clairance de l'almotriptan chez l'homme, il ressort qu'environ 45 % de l'élimination de l'almotriptan semble être liée à un métabolisme hépatique. Par conséquent, même si ces mécanismes de clairance étaient totalement ou en partie bloqués les concentrations plasmatiques d'almotriptan seraient augmentées de 2 fois au maximum sachant que la fonction rénale (et la clairance rénale de l'almotriptan) ne sont pas altérées par un dysfonctionnement hépatique.
Chez les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère la valeur du Cmax est multipliée par 2 et celle de l'aire sous la courbe AUC à peu près multipliée par trois par rapport aux sujets sains. Les modifications des paramètres cinétiques chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique significative ne doivent pas excéder ces valeurs. Pour cette raison, aucune étude de pharmacocinétique de l'almotriptan chez le patient atteint d'une insuffisance hépatique n'a été conduite.
5.3. Données de sécurité préclinique
L'almotriptan n'a pas montré d'activité mutagène dans le cadre d'une batterie standard de tests de génotoxicité conduits in vitro et in vivo et aucun potentiel carcinogène n'a été montré au cours des études conduites chez le rat et la souris.
Comme avec les autres agonistes des récepteurs 5HT1B/1D, l'almotriptan se lie à la mélanine. Cependant, aucun effet indésirable oculaire associé à l'almotriptan n'a été observé chez le chien après un traitement allant jusqu'à un an.
Noyau :
Mannitol (E421), cellulose microcristalline, povidone, carboxyméthylamidon sodique (type A) ,stéaryle (fumarate de) sodique .
Pelliculage :
Sepifilm 752 Blanc : Hypromellose, cellulose microcristalline, macrogol 2000 (stéarate de) , dioxyde de titane (E171).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver le médicament dans lemballage dorigine, à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
2, 3, 6, 9, ou 12 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 286 2 9 : 2 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 286 3 6 : 3 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 286 4 3 : 6 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 286 5 0 : 9 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 286 6 7 : 12 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ALMOGRAN 12,5 mg, comprimé pelliculé
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
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