DOPACEPTIN 5 mg/ml, solution pour perfusion
CIS 65959832
Informations à jour au 3 juin 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 03/06/2021
DOPACEPTIN 5 mg/ml, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate dapomorphine hémihydraté.................................................................................. 5 mg
20 ml contiennent 100 mg de chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté.
Excipient à effet notoire : 1 ml de solution contient 1 mg de métabisulfite de sodium (E223) et 8 mg de chlorure de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution translucide et incolore ou tirant légèrement vers le jaune, exempte de particules visibles pH de 3,3 - 4,0.
Osmolalité : 290 mOsm/kg
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Sélection des patients candidats au traitement par DOPACEPTIN
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Les patients chez qui le traitement par DOPACEPTIN est indiqué doivent pouvoir reconnaître les symptômes annonciateurs de la phase « off » et être capables de se faire leurs injections ou disposer dun aide-soignant capable de faire les injections à leur place si nécessaire. Chez les patients traités par lapomorphine, ladministration de dompéridone doit généralement débuter au moins deux jours avant le début du traitement. La dose de dompéridone doit être ajustée à la dose minimale efficace et le traitement arrêté dès que possible. Avant la décision dinstaurer le traitement par dompéridone et apomorphine, les facteurs de risque dallongement de lintervalle QT doivent être évalués soigneusement chez chaque patient afin de sassurer que le bénéfice est supérieur au risque (voir rubrique 4.4). Le traitement par lapomorphine doit être instauré dans un service spécialisé. Le patient doit être surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement de la maladie de Parkinson (par exemple un neurologue). Le traitement du patient par lévodopa, seule ou en association avec dautres agonistes dopaminergiques, doit être ajusté avant le début du traitement par DOPACEPTIN. |
Adultes
Mode dadministration
DOPACEPTIN 5 mg/ml, solution pour perfusion se présente sous la forme dune solution pré-diluée destinée à être utilisée par voie sous-cutanée sans dilution préalable et est administré par perfusion continue sous-cutanée par mini-pompe et/ou pousse-seringue (cf. rubrique 6.6 Précautions particulières délimination et manipulation). Le produit nest pas destiné à être utilisé pour des injections intermittentes.
Lapomorphine ne doit pas être utilisée par voie intraveineuse.
Ne pas utiliser la solution si elle est devenue verte. La solution doit être inspectée visuellement avant usage. Nutiliser que les solutions translucides, incolores ou légèrement jaune et exemptes de particules.
Posologie
Perfusion continue
Les patients ayant montré une bonne réponse en période « on » en début de traitement, mais dont le contrôle demeure globalement insatisfaisant par les injections intermittentes, ou bien ayant besoin dinjections fréquentes et nombreuses (plus de 10 par jour), peuvent démarrer ou passer à une perfusion sous-cutanée continue par mini-pompe ou par pousse-seringue comme décrit ci-dessous :
Le choix dutiliser soit une mini-pompe soit un pousse-seringue ainsi que les réglages des dosages doivent être déterminés par le médecin en accord avec les besoins particuliers du patient.
Détermination de la dose optimale
La dose optimale pour les perfusions continues doit être déterminée de la façon suivante : commencer la perfusion continue au rythme de 1 mg d'apomorphine (0,2 ml) par heure, augmenter tous les jours selon la réponse du patient. Les augmentations de vitesse de perfusion ne doivent pas dépasser 0,5 mg par heure par intervalle de 4 heures minimum. Les vitesses de perfusion peuvent être comprises entre 1 mg et 4 mg par heure (0,2 ml et 0,8 ml) équivalent à 0,015 à 0.06 mg/kg/heure. Les perfusions ne doivent être administrées que pendant les heures de veille. Des perfusions 24 heures sur 24 ne sont pas recommandées à moins que le patient ne rencontre de graves difficultés pendant la nuit. Il ne semble pas y avoir de tolérance au traitement tant quil est interrompu au minimum 4 heures pendant la nuit. Dans tous les cas, il convient de changer de site dinjection toutes les 12 heures.
Les patients peuvent avoir besoin de compléter leur perfusion continue par des bolus intermittents avec la pompe, selon les directives du médecin.
Une réduction de la posologie des autres agonistes dopaminergiques peut être envisagée pendant la perfusion continue.
Mise en place du traitement
La dose appropriée est établie individuellement par titration en fonction de la réponse du patient.
La posologie optimale d'apomorphine varie dun patient à lautre, mais une fois établie, elle reste relativement constante pour un patient donné.
Précautions pour la poursuite du traitement
La dose quotidienne de DOPACEPTIN est très variable dun patient à lautre, généralement entre 3 et 30 mg.
Il est recommandé de ne pas dépasser une dose totale d'apomorphine de 100 mg par jour.
Dans les études cliniques il a été possible de réduire dans une certaine mesure la dose de lévodopa ; cette diminution varie considérablement selon les patients et doit être réalisée avec précaution sous le contrôle dun médecin expérimenté.
Une fois le traitement établi, chez certains patients on peut réduire progressivement le traitement par dompéridone voire le supprimer complètement, sans vomissements ni hypotension, pour un petit nombre uniquement.
Enfants et adolescents
DOPACEPTIN est contre-indiquée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique 4.3).
Sujets âgés
Les sujets âgés constituent une population importante de patients atteints de la maladie de Parkinson et une proportion importante des sujets inclus dans les études cliniques dapomorphine. La prise en charge des patients âgés traités par apomorphine ne diffère de celle des patients plus jeunes. Une attention particulière est toutefois recommandée chez ces patients lors de linstauration du traitement en raison des risques dhypotension orthostatique.
Insuffisance rénale
Un schéma posologique similaire à celui recommandé pour les adultes et les sujets âgés peut être utilisé chez les patients atteints dinsuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Hypersensibilité à lapomorphine ou aux autres excipients du produit listés dans la rubrique 6.1.
Dépression respiratoire, démence, psychose ou insuffisance hépatique.
Un traitement à l'apomorphine nest pas indiqué pour les patients ayant une réaction « on » à la lévodopa accompagnée de dyskinésies ou dystonies sévères.
Enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans.
En association avec londansetron (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Une prudence particulière est recommandée au début du traitement chez les sujets âgés et/ou les patients en mauvais état général.
Comme lapomorphine risque de provoquer une hypotension, même en cas de traitement préalable par dompéridone, il faut être prudent chez les patients atteints de maladie cardio-vasculaire ou les patients prenant des médicaments vaso-actifs tels les antihypertenseurs, et plus particulièrement chez les patients souffrant déjà dhypotension orthostatique.
Lapomorphine, en particulier à doses élevées, pouvant augmenter le risque dallongement de lintervalle QT, la prudence simpose lors du traitement de patients présentant un risque darythmie de type torsades de pointe.
En cas dutilisation en association avec la dompéridone, les facteurs de risque doivent être évalués soigneusement chez chaque patient. Cela doit être fait avant le début du traitement et pendant le traitement. Les facteurs de risque importants comprennent les affections cardiaques sous-jacentes telles que linsuffisance cardiaque congestive, linsuffisance hépatique sévère ou les déséquilibres électrolytiques significatifs. De plus, un traitement ayant un effet possible sur léquilibre électrolytique, le métabolisme par le CYP3A4 ou lintervalle QT doit être évalué. La surveillance dun effet sur lintervalle QTc est recommandée. Un ECG doit être réalisé :
· Avant le traitement par la dompéridone ;
· Pendant la phase dinstauration du traitement ;
· Lorsqu'il est cliniquement indiqué par la suite.
Le patient doit être informé quil doit signaler les symptômes cardiaques éventuels incluant palpitations, syncope ou lipothymie. Ils doivent également signaler les modifications cliniques susceptibles dentraîner une hypokaliémie telles que gastro-entérite ou instauration dun traitement diurétique.
Lors de chaque consultation, les facteurs de risque doivent être réévalués.
Linjection dapomorphine est associée à lapparition de lésions sous-cutanées. Ces effets sous-cutanés locaux peuvent parfois être atténués par la rotation des sites dinjection ou, éventuellement, par lutilisation dultrasons (le cas échéant) dans les zones présentant des nodules et des indurations.
Des cas danémie hémolytique ont été signalés chez les patients traités par lévodopa et apomorphine. Des examens hématologiques devront être réalisés à intervalles réguliers, en cas dassociation de lévodopa à lapomorphine.
La plus grande prudence est recommandée avant dassocier lapomorphine à dautres médicaments, en particulier ceux avec une marge thérapeutique étroite (voir rubrique 4.5).
Des troubles neuropsychiatriques existent chez de nombreux patients au stade avancé de la maladie de Parkinson. Il semble que pour certains patients, lapomorphine pourrait accentuer les troubles neuropsychiatriques. Il convient de faire très attention avant dutiliser lapomorphine chez ces patients.
Une somnolence a été rapportée lors du traitement par apomorphine et des cas daccès de sommeil dapparition soudaine lors du traitement par agonistes dopaminergiques particulièrement chez les patients atteints de maladie de Parkinson. Les patients doivent être informés de la possibilité de survenue de ces effets et ils doivent être avertis dêtre prudents lors de la conduite automobile ou lutilisation de machines pendant le traitement avec apomorphine.
Les patients ayant présenté une somnolence ne doivent pas conduire des véhicules ou utiliser des machines. Une réduction des doses ou un arrêt du traitement peut être envisagé.
Troubles du contrôle des impulsions
Les patients doivent être contrôlés régulièrement en cas de développement des troubles du contrôle des impulsions. Les patients et les personnes qui les soignent doivent prendre conscience que les symptômes du comportement dans les troubles du contrôle des impulsions comprenant le jeu pathologique, laugmentation de la libido, lhypersexualité, les dépenses et achats compulsifs, la frénésie alimentaire, la boulimie peuvent apparaître chez des patients traités avec des agonistes de la dopamine et/ou dautres traitements dopaminergiques contenant de la lévodopa, y compris lassociation lévodopa-bensérazide. Il convient de revoir le traitement en cas dapparition de ces symptômes.
Chez certains patients traités par apomorphine, il a été observé des cas de syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD). Le syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD) est un trouble de laddiction résultant en une utilisation excessive du produit. Aussi, avant linstauration du traitement, les patients et les aidants doivent être avertis du risque potentiel de survenue de ce type de syndrome.
DOPACEPTIN contient du métabisulfite de sodium rarement susceptible de provoquer des réactions dhypersensibilité sévères et des bronchospasmes.
DOPACEPTIN contient aussi 3,4 mg/ml de sodium. A prendre en considération par les patients ayant une alimentation réduite en sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les neuroleptiques peuvent avoir un effet antagoniste avec lapomorphine Il existe une interaction potentielle entre la clozapine et lapomorphine, cependant la clozapine peut être utilisée pour réduire les symptômes de complications neuropsychiatriques.
Si des neuroleptiques doivent être utilisés chez les patients atteints de maladie de Parkinson traités par agonistes dopaminergiques, on doit envisager une réduction progressive de la dose dapomorphine en cas dadministration par mini-pompe et/ou par pousse-seringue (des symptômes suggérant un syndrome malin des neuroleptiques ont été rapportés lors de larrêt brutal des dopaminergiques).
Les effets possibles de lapomorphine sur les concentrations plasmatiques dautres médicaments nont pas été étudiés. Par conséquent, une attention particulière est nécessaire lorsque lapomorphine est associée à dautres médicaments, et notamment ceux dont le spectre thérapeutique est proche.
Antihypertenseurs et médicaments agissant sur le système cardiaque
Même si le traitement est associé à un traitement par domperidone, lapomorphine peut potentialiser les effets antihypertenseurs de ces médicaments (voir rubrique 4.4)
Il est recommandé déviter ladministration dapomorphine avec dautres médicaments qui allongent lintervalle QT.
Pour faire suite à des notifications de cas dhypotension profonde et de perte de conscience lorsque l'apomorphine était administrée avec de l'ondansétron, l'utilisation concomitante d'apomorphine et d'ondansétron est contre-indiquée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas de données sur lutilisation de lapomorphine chez la femme enceinte.
Les données des études effectuées sur la reproduction animale nont pas montré deffets tératogènes, mais des doses materno-toxiques chez le rat peuvent induire des troubles respiratoires chez le nouveau-né. Le risque dans lespèce humaine na pas été établi (voir rubrique 5.3).
DOPACEPTIN ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf en cas de nécessité clairement définie.
On ne sait pas si lapomorphine est excrétée ou non dans le lait maternel. La décision de continuer ou dinterrompre lallaitement ou de continuer ou dinterrompre le traitement avec DOPACEPTIN doit être prise en fonction du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par DOPACEPTIN pour la mère.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les patients traités à lapomorphine présentant une somnolence et/ou des accès de sommeil dapparition soudaine doivent être informés quils ne doivent pas conduire de véhicules ni dexercer une activité (par exemple lutilisation de machines) où une altération de la vigilance pourrait les exposer eux-mêmes ou dautres personnes à un risque daccident grave ou de décès, jusquà sa disparition (voir également rubrique 4.4).
Très fréquent (≥ 1/10)
Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)
Rare (≥1/10 000, <1/1 000)
Très rare (<1/10 000)
Fréquence indéterminée (ne peut être estimé sur la base des données disponibles)
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Peu fréquents : Des cas danémie hémolytique et de thrombocytopénie ont été signalés chez les patients traités à lapomorphine. Rares : Des cas déosinophilie sont apparus dans certains cas rares pendant le traitement par apomorphine. |
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Affections du système immunitaire |
Rares : En raison de la présence de métabisulfite de sodium, des réactions allergiques (comprenant lanaphylaxie et le bronchospasme) peuvent survenir. |
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Affections psychiatriques |
Très fréquents : Hallucinations Fréquents : Des affections neuropsychiatriques (comprenant des épisodes de confusion légère et passagère et des hallucinations visuelles) ont été observées durant le traitement par apomorphine. Fréquence indéterminée : Agressivité, agitation Troubles du contrôle des impulsions : Des problèmes de jeu pathologique, de libido augmentée, dhypersexualité, de dépenses ou dachats compulsifs, des orgies alimentaires et un appétit compulsif peuvent parfois être observés chez les patients traités aux agonistes dopaminergiques comme lapomorphine (voir rubrique 4.4). |
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Affections du système nerveux |
Fréquents : Au début du traitement, une sédation transitoire avec chaque dose d'apomorphine peut être rapportée ; elle disparaît habituellement après quelques semaines de traitement. Lapomorphine peut entraîner somnolence. Vertiges / étourdissements ont été aussi rapportés. Peu fréquents : Lapomorphine peut induire une dyskinésie pendant les périodes « on » qui, dans certains cas, peut être sévère, et dans certains cas rares, même déboucher sur larrêt du traitement. Lapomorphine est associée à des épisodes dendormissement soudain. Voir rubrique 4.4 Indéterminée : Syncope Maux de tête |
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Affections vasculaires |
Peu fréquents : Des cas dhypotension orthostatique sont rarement observés et sont généralement passagers (voir rubrique 4.4) |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquents : Des cas de bâillements ont été rapportés pendant le traitement à lapomorphine Peu fréquents : Des cas de difficultés respiratoires ont été rapportés. |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquents : Nausées et vomissements, en particulier lors de la première initiation du traitement à lapomorphine, résultant généralement de lomission de la dompéridone (voir rubrique 4.2). |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquents : Des cas déruptions locales et généralisées ont été rapportés. |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Très fréquents : La plupart des patients présentent des réactions au site dadministration, en particulier lorsque le produit est administré en continu. Ces réactions peuvent comprendre des nodules sous-cutanés, des cas dinduration, des érythèmes, une sensibilité et le panniculitis. Différentes autres réactions locales (comme des irritations, des démangeaisons, des ecchymoses et des douleurs) peuvent également être rencontrées. Peu fréquents : Des cas de nécrose et dulcération du site dadministration ont été rapportés. Fréquence indéterminée : Des cas ddèmes périphériques ont été rapportés. |
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Investigations |
Fréquence indéterminée : Des tests de Coombs positifs ont été rapportés chez les patients recevant un traitement à lapomorphine. |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Il nexiste que peu dexpérience clinique de surdosage à lapomorphine lorsque le produit est administré par cette voie dadministration. Les symptômes de surdosage peuvent être traités empiriquement comme cela est suggéré ci-dessous :
Des vomissements excessifs peuvent être traités par la domperidone.
La détresse respiratoire peut être traitée par la naloxone.
Hypotension : prendre des mesures appropriées, par exemple relever les pieds du lit.
La bradycardie peut être traitée par latropine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Lapomorphine est un stimulant direct des récepteurs de la dopamine et même si elle présente des propriétés agonistes des récepteurs D1 et D2, elle ne partage les voies de transport ou métaboliques de la lévodopa.
Même si chez les animaux de laboratoire, ladministration dapomorphine supprime la fréquence de décharge des cellules nigro-stratiales et, si à faibles doses, elle produit une réduction de lactivité locomotrice (censée représenter linhibition pré-synaptique de la libération de dopamine endogène), son effet sur les troubles moteurs du parkinsonien semble liée à une action sur les récepteurs post-synaptiques. Cet effet biphasique sobserve également chez lhomme.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études de génotoxicité menées in vitro ont démontré un effet mutagène et clastogène, dû la plupart du temps à des dérivés formés par oxydation de lapomorphine. Cependant, lapomorphine nétait pas génotoxique dans les études réalisées in vivo.
Les effets de lapomorphine sur la reproduction ont été investigués chez le rat. Dans cette espèce, lapomorphine nest pas tératogène, mais il a été noté que des doses materno-toxiques peuvent produire une carence de soins maternels et des troubles respiratoires chez le nouveau-né.
Des études de carcinogénèse nont pas été réalisées.
Avant ouverture : 30 mois
Après avoir ouvert et transféré le médicament dans les seringues reliées aux kits de perfusion : la stabilité chimique et physique est démontrée pendant 7 jours à 25 °C.
Dun point de vue microbiologique, à moins que la méthode douverture et la manipulation ultérieure nexcluent tout risque de contamination microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. Dans le cas où le produit nest pas utilisé immédiatement, les délais et les conditions de stockage appliquées sont de la responsabilité de lutilisateur.
Usage unique seulement.
Eliminer tout contenu non utilisé (voir rubrique 6.6).
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
Ne pas mettre au réfrigérateur ou congeler.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
20 ml de solution pour perfusion en flacons en verre transparent, de type I munies d'un bouchon en caoutchouc de bromobutyle et dune capsule, présentées par boites de 1, 5 ou 30 flacons : 5 boites de 1 flacon, 10 boites de 1 flacon, 30 boites de 1 flacon, 2 boites de 5 flacons, 6 boites de 5 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ne pas utiliser si la solution a viré au vert.
La solution doit être inspectée visuellement avant usage. Seules les solutions translucides et incolores ou tirant légèrement vers le jaune et exemptes de particules visibles, dans des emballages intacts, doivent être utilisées.
Pour usage unique seulement. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Perfusion continue et utilisation dune mini-pompe et/ou dun pousse-seringue
Il appartient au médecin de choisir dutiliser soit une mini-pompe soit un pousse-seringue ainsi que les réglages des dosages en accord avec les besoins particuliers du patient.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
OBERBURGAU 3
4866 UNTERACH AM ATTERSEE
AUTRICHE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 278 186 9 1 : 20 ml en flacon (verre), boite de 1
· 34009 278 187 5 2 : 20 ml en flacon (verre), boite de 5
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- DOPACEPTIN 10 mg /ml, solution injectable en cartouche
- APOKINON 30 mg/3 ml (1 %), solution injectable en stylo pré-rempli
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- ONDANSETRON ACCORD 2 mg/ml, solution injectable
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
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